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  • Les Français face à la cybercriminalité

    Les Français face à la cybercriminalité

    Si le nombre de braquages en pleine rue diminue, la cybercriminalité se développe en lien avec la montée en puissance de l’usage du numérique dans la vie quotidienne. Des entreprises, des hôpitaux, des collectivités locales font l’objet de « cyber rackets ». Les ménages doivent faire face à des escroqueries en ligne à la nature multiple. Le recensement de tous les délits est un exercice délicat d’autant que les ménages ne portent pas fréquemment plainte.

    1, 2 million de victimes en France en 2018

    D’après l’enquête « Cadre de vie et sécurité (CVS)» du Credoc, 1,2 million de personnes âgées de 14 ans ou plus et résidant en France métropolitaine déclarent, en 2018, avoir subi, une « arnaque », dont 864 000 victimes d’escroquerie en ligne ou par téléphone. En rapportant ce nombre à la population métropolitaine, plus d’un habitant métropolitain sur cent a été victime de ce type d’escroqueries en 2018.

    257 400 personnes ont perdu de l’argent à la suite de débits frauduleux, soit 0.5 % de la population. Dans 51 % des cas, la victime a été trompée sur Internet, via un site en ligne ou à la suite de la réception d’un mail frauduleux. Dans 21 % des cas, l’auteur de l’escroquerie est entré en contact avec sa victime par téléphone ou SMS. Sur Internet, les escroqueries (hors débit frauduleux) couronnées de succès portent trois fois sur quatre sur l’achat d’un bien ou d’un service qui peut être non conforme, plus cher qu’initialement prévu ou tout simplement non délivré. Dans 53 % des cas, le préjudice est inférieur à 100 euros, mais il peut atteindre (dans 11 % des cas) un montant supérieur à 1 000 euros.

    Seulement 7 % des victimes d’escroquerie sur Internet ont porté plainte

    Selon l’enquête CVS du ministère de l’Intérieur en 2010, 500 000 ménages déclaraient avoir été victimes d’un débit frauduleux (sur et en dehors d’Internet) ; en 2018 ce nombre a atteint 1,3 million. L’augmentation n’est pas seulement visible en volume mais également en proportion de ménages puisque c’est 4,4 % des ménages qui ont été victimes de débits frauduleux en 2019 contre 1,8 % en 2010.

    En 2018, seulement 7 % des victimes d’escroquerie sur Internet ont porté plainte et 2 % ont déposé une main courante. Ce taux de dépôt de plainte est très bas. À titre de comparaison, en moyenne entre 2011 et 2018, 92 % des personnes victimes d’un vol de voiture ont porté plainte. Pour les délits sur Internet, plus la somme d’argent dérobée est importante, plus la propension à porter plainte augmente. 22 % des victimes de chantage ou de piège sur Internet déposent plainte, soit 15 points de plus que la moyenne.

    Toute banque en France est tenue de rembourser son client si ses données bancaires sont utilisées à son insu par un tiers

    Le montant moyen des préjudices subis pour ces délits s’élève à 500 euros ou plus dans 26 % des cas. Depuis 2009, les titulaires de carte bancaire dont les données ont été frauduleusement utilisées ne sont plus contraints de porter plainte afin d’être remboursés par leur banque du montant détourné. Il en est de même, depuis 2011, pour les personnes atteintes par le biais de l’hameçonnage.

    Toute banque en France est tenue de rembourser son client si ses données bancaires sont utilisées à son insu par un tiers. Les banques sont rares pourtant à pratiquer le remboursement des sommes dérobées. Elles continuent à exiger des dépôts de plainte ce qui leur permet de trier les clients les plus déterminés à se faire rembourser. En 2017 et en 2018, 94 % des victimes d’escroquerie sur Internet n’ont jamais rencontré physiquement l’auteur, 20 % ne savent pas dans quel pays il se situe et 38 % pensent qu’il provient d’un pays étranger. 82 % des Français métropolitains âgés de 15 ans ou plus n’étaient pas informés de l’existence dans leur pays, d’un site Internet, d’une adresse électronique, d’une plateforme en ligne ou d’un numéro de téléphone auquel ils pouvaient rapporter l’existence d’un cybercrime.

    47 % des Français ont reçu au moins une fois un e-mail ou un appel frauduleux entre 2016 et 2019 leur demandant des informations personnelles (mot de passe de l’ordinateur, identifiants, informations bancaires, etc.). La même proportion déclare avoir découvert un logiciel malveillant sur son appareil et 20 % affirment s’être fait pirater son réseau social ou son adresse électronique. Les Français se déclarent plus souvent victimes d’escroquerie en ligne ou à la téléphonie que la moyenne des Européens. L’écart est particulièrement sensible s’agissant des emails ou appels frauduleux destinés à accéder aux données personnelles des victimes (47 % en France, soit 11 points de plus que la moyenne européenne) ou à la découverte d’un logiciel malveillant sur un appareil (47 %, +19 points). Le piratage d’une boite mail ou d’un compte de réseau social serait deux fois plus souvent fréquent en France (20 %) que dans l’Europe en moyenne (11 %).

    Les craintes n’empêchent pas une augmentation du commerce en ligne

    L’usurpation de l’identité en ligne constitue la principale source d’inquiétude des Français (77 %, +11 points par rapport à la moyenne européenne). Suit la fraude bancaire qui est également plus signalée en France et qui a pour conséquence un moindre recours au e-commerce.

    La France se caractérise par un haut niveau de défiance en matière de protection et d’utilisation des données personnelles. Trois quarts des Français n’ont pas confiance dans la capacité des sites Internet à protéger leurs données. 49 % d’entre eux craignent qu’un tiers récupère ses données et les utilise à de mauvaises fins. 43 % sont inquiets à l’idée de réaliser un paiement en ligne sur un site non-sécurisé. 80 % sont convaincus que des logiciels installés sur leur téléphone mobile peuvent transmettre leurs informations personnelles sans les avertir. Cette défiance s’exprime en particulier dans la faible utilisation de l’appli Anti-Covid par crainte d’une utilisation des données par l’État. 29 % des Français renoncent à réaliser des achats en ligne par crainte d’un problème de sécurité des moyens de paiement.

    Le taux d’escroquerie au paiement à distance est dix-neuf fois plus élevé en volume que le taux de fraude des paiements de proximité et sur automate. En 2019, 82 % des Français pensent que le risque d’être victime d’un cybercrime, dont l’escroquerie en ligne et à la téléphonie, augmente, contre 79 % des Européens.

    La crise sanitaire a obligé un nombre important de Français à surmonter leurs peurs. Les achats en ligne ont progressé de 11 % en 2020. Les paiements à distance ont progressé de 13,5 % en valeur par rapport à 2019. Dans le même temps les escroqueries au paiement à distance (opéré par téléphone, courrier ou sur Internet) ont augmenté de 16,4 % par rapport à 2019. Son taux est néanmoins resté stable passant de 0,0170 % à 0,0174 %.

    En revanche, la fraude au virement a progressé de manière significative en 2020 (+65 % en valeur et +125 % en volume par rapport à 2019). La fraude au virement a toutefois davantage touché les administrations publiques et les entreprises privées que les ménages même si des escrocs ont profité des circonstances pour demander des paiements rapides par téléphone. Durant la crise sanitaire, les attaques au phishing et aux logiciels malveillants se sont multipliées pour récupérer les données bancaires des victimes.

  • Quelle réforme pour les règles budgétaires de l’Union européenne?

    Quelle réforme pour les règles budgétaires de l’Union européenne?

    Habituellement opposées dans le débat sur les règles budgétaires de l’Union européenne, la ministre néerlandaise des Finances Sigrid Kaag et son homologue espagnole Nadia Calviño ont présenté une proposition qui pourrait guider la réforme des règles budgétaires actuellement en préparation au sein des institutions européennes.

    Une meilleure visibilité

    Les deux ministres des Finances ont présenté leur déclaration commune lundi (4 avril) en marge de la réunion de tous les ministres des Finances de la zone euro à Luxembourg.

    Dans leur document, elles appellent à une réforme du cadre budgétaire qui « renforcerait la viabilité budgétaire d’une manière plus efficace et efficiente ». En outre, le cadre fiscal devrait permettre les investissements publics nécessaires à la mise en œuvre des transitions écologique et numérique.

    Le document conjoint préconise notamment des plans budgétaires spécifiques à chaque État membre ainsi que l’introduction d’une règle de dépense simple.

    La première vice-présidente du gouvernement et ministre de l’Économie espagnole, Nadia Calviño, le 29 mars 2022.
    [Chema Moya (EPA-EFE)]

    L’unité

    « Le fait que les Pays-Bas et l’Espagne, qui ont traditionnellement des positions divergentes sur ces questions, aient présenté ce document conjoint, souligne la nécessité de trouver une unité », a déclaré la ministre espagnole des Finances.

    La ministre néerlandaise des Finances, Sigrid Kaag, a déclaré : « Nous devons être tournés vers l’avenir. Il est encore plus important de renforcer l’indépendance économique et la force de l’Union ».

    Toutes deux ont fait référence à la crise Covid et à la guerre en Ukraine pour souligner l’importance de l’unité au lieu d’avoir des « débats qui divisent ».

    « Politiquement, cela a été une surprise. L’Espagne et les Pays-Bas sont des partenaires plutôt improbables dans le débat sur les règles budgétaires », a confié à EURACTIV Thierry Philipponnat, économiste en chef de l’ONG Finance Watch.

    « Aucune logique économique »

    Les règles budgétaires actuelles ont longtemps été critiquées comme étant « obsolètes », notamment par les gouvernements français et italien. Ces règles limitent les niveaux d’endettement des pays à 60 % du PIB et leurs déficits annuels à 3 % de celui-ci.

    En suivant ces règles, certains pays très endettés devraient réduire radicalement leur dette, ce qui nuirait à leur économie, surtout maintenant que la pandémie a amené certains pays à des niveaux de dette publique encore plus élevés.

    « Actuellement, les règles budgétaires ne suivent aucune logique économique. Elles sont également trop rigides et ne peuvent donc pas être adaptées à l’évolution des circonstances économiques », a expliqué M. Philipponnat. Ces dernières années, par exemple, les taux d’intérêt de la dette publique étaient très bas, ce qui rendait les niveaux d’endettement plus élevés beaucoup plus abordables que par le passé.

    Le document conjoint ne mentionne pas de projet visant à supprimer les règles des 60 % et des 3 % — non pas parce qu’elles sont particulièrement judicieuses, mais parce qu’elles sont inscrites dans les traités et qu’il serait donc très difficile de les modifier.

    Le document conjoint s’intéresse plutôt au chemin à suivre pour atteindre ces objectifs. L’accent mis sur la nécessité de prendre en compte la réalité économique spécifique de chaque pays est particulièrement appréciable, estime M. Philipponnat.

    Les leçons de la pandémie

    Selon Mme Calviño, les règles budgétaires pourraient également bénéficier des enseignements de la réponse collective à la crise de la Covid. En échange d’engagements clairs en matière de réforme, les plans budgétaires pourraient être approuvés par la Commission européenne ou un autre organe de l’UE, de la même manière que les gouvernements nationaux doivent présenter des plans nationaux pour accéder aux subventions du Fonds européen pour la relance et la résilience.

    Si le document conjoint appelle à davantage d’investissements, la manière exacte de les réaliser reste peu détaillée. Une idée souvent évoquée est celle d’une « règle d’or écologique » qui exempterait les investissements dans la croissance économique et dans la transition écologique de toute règle de déficit.

    Interrogée par des journalistes lundi, Mme Kaag est toutefois restée sceptique quant à cette idée, montrant que cette unité retrouvée a des limites.

    « Mais nous devons nous concentrer sur ce qui nous unit, pas sur ce qui nous divise », a-t-elle affirmé.

    Les deux ministres des Finances espèrent maintenant susciter un débat parmi leurs collègues de l’UE. « Les premières réactions ont été plutôt positives », a déclaré Mme Calviño.

    Le ministre autrichien des Finances, Magnus Brunner, a fait l’éloge du document commun lorsqu’il a été interrogé à ce sujet par des journalistes lundi. « Nous pouvons soutenir une grande partie du contenu de ce document commun », a-t-il déclaré. L’Autriche est généralement considérée comme l’un des États membres de l’UE les plus réticents sur le plan fiscal.

    M. Philipponnat, de Finance Watch, a expliqué que « si les principes énoncés dans ce document devaient être mis en œuvre, il s’agirait d’une amélioration très importante des règles fiscales actuelles ».

    Reste à savoir si la réponse positive obtenue des différents angles du débat est due à un véritable nouveau terrain d’entente ou au manque de détails spécifiques dans le document conjoint. La Commission européenne devrait présenter une proposition plus détaillée dans les mois à venir.

    La clause dérogatoire pourrait-elle être prolongée ?

    Dans les semaines à venir déjà, la Commission européenne pourrait fournir de plus amples informations sur ses orientations fiscales destinées aux États membres pour la planification de leurs budgets pour 2023. De 2020 à fin 2022, une clause dérogatoire générale avait été activée, cette dernière permettant aux pays de ne pas être soumis à des règles budgétaires strictes qui s’appliqueraient normalement au titre du cadre budgétaire européen afin de pouvoir réagir à la crise.

    La Commission européenne avait initialement prévu de rétablir ces règles en 2023. Cependant, la guerre en Ukraine fait naître de nouvelles incertitudes dans l’économie auxquelles les budgets publics pourraient devoir réagir. Début mars, la Commission a annoncé qu’elle réexaminerait la question en avril.

    À la question de savoir si la clause dérogatoire générale devait être prolongée, Mme Kaag a répondu de manière diplomatique que l’« on pourrait s’attendre à ce que la Commission soit tentée d’opter pour une extension de la clause dérogatoire générale », ajoutant qu’elle pensait « que les circonstances actuelles le justifieraient ».

  • Présidentielle 2022 : EELV et les Français de l’étranger 

    Présidentielle 2022 : EELV et les Français de l’étranger 

    Mélanie Vogel, sénatrice Europe Écologie – Les Verts pour les Français de l’étranger, expose le programme présidentiel du parti pour les expatriés. 

    A cinq jours du premier tour de la présidentielle, l’élue de la République nous raconte sa vision de la communauté française à l’étranger. Elle qui a fait l’expérience de l’expatriation au Chili et au Canada, connaît les problématiques engendrées par ce choix de vie et a à cœur de faire porter les revendications de ses concitoyens dans le programme de Yannick Jadot

    EELV et les Français de l’étranger 

    Une communauté sans cesse en expansion

    Le nombre de Français établis hors de France croît sans cesse. Face à ce constat, la sénatrice comprend très bien un tel mode de vie et l’encourage lorsqu’il est choisi pour “les bonnes raisons”. A ses yeux, il s’agit d’une expérience bienfaitrice personnellement, mais aussi pour les pays d’accueil et la France. 

    Cependant, elle rappelle que de nombreux départs sont décidés à cause du manque d’opportunités de travail et d’évolution en France. Elle pense notamment aux déficits de moyens octroyés à l’égard des doctorants ou des chercheurs, et déclare que cela “doit nous faire réfléchir”. Car si certaines personnes peuvent partir, d’autres n’en ont pas les moyens. Elles sont donc obligées de rester en France et vivent donc dans “des conditions misérables”. Ici, l’élue fait référence aux professeurs qui sont payés “en-dessous” de la moyenne de l’OCDE. 

    En définitive, à ses yeux l’expatriation est une belle opportunité mais ne doit pas nous empêcher de regarder les problèmes en face et de trouver des solutions

    L’implication des Français de l’étranger dans la lutte contre la crise climatique 

    “La bataille pour le climat n’est pas une bataille nationale, c’est une bataille mondiale, une bataille de l’humanité tout entière” déclare Mélanie Vogel. Ainsi, les Français où qu’ils se trouvent dans le monde sont impactés par les dérèglements climatiques. Il faut donc que les élus représentatifs des Français de l’étranger portent leur voix auprès du gouvernement afin de mener à bien cette transition et cette lutte. 

    Elle rappelle par ailleurs, que la France, contrairement à de nombreux autres pays, compte dans ses rangs des élus pour les expatriés. Cependant, des points sont à améliorer et elle désire voir ces intermédiaires avoir plus de poids dans le débat démocratique. De plus, elle déplore les mesures politiques prises à l’encontre des Français de l’étranger. 

    Les premières mesures EELV dans les cent premiers jours du quinquennat pour les FDE

    Dès les cent premiers jours du mandat présidentiel, Mélanie Vogel voudrait que le gouvernement investisse massivement dans les services publics des Français de l’étranger. Notamment dans les services consulaires. Dans de nombreuses régions du monde, les personnes travaillant dans les consulats sont fatiguées et en sous nombre. Elle propose donc d’ouvrir des postes dans ces services afin de soulager les employés mais aussi de mieux accueillir et servir ses concitoyens. 

    France Consulaire 

    France Consulaire est un service d’accueil téléphonique centralisé à Paris et lancé sous le mandat d’Emmanuel Macron, afin de répondre aux questions des Français de l’étranger à tout moment. Pour la sénatrice, il semble important de garder et faire développer France Consulaire, mais sans pour autant amoindrir les moyens alloués aux consulats. A ses yeux, les deux services se complètent. Le premier permet de répondre plus rapidement à certaines questions factuelles car tout est numérisé. Le deuxième apporte un contact humain nécessaire dans plusieurs cas de figure. 

    EELV, présidentielle
    Le candidat Europe Écologie – Les Verts Yannick Jadot – Greenbox

    Les questions des expatriés 

    Les établissements de l’enseignement français à l’étranger et les critères écologiques 

    Virginie, une Française de Casablanca, se demande si les établissements homologués souhaitant rejoindre le réseau de l’AEFE seraient soumis à des critères écologiques ou non. 

    Si ce n’est pas encore le cas, Mélanie Vogel aimerait instaurer de telles conditions dans l’octroi des homologations. Mais elle souhaiterait aller plus loin en l’imposant à tous les établissements publics français à l’étranger. A l’heure où la guerre en Ukraine se joue, l’Europe et donc la France sont poussées à ré-envisager leur dépendance aux énergies fossiles. Elles doivent trouver des alternatives viables pour ne plus dépendre de la Russie mais également des énergies non renouvelables. L’élue de la République appelle donc à investir massivement dans les énergies vertes, et à apprendre à maîtriser notre consommation énergétique des bâtiments. Elle se rapporte au programme de son candidat Yannick Jadot, en rappelant qu’il voudrait voir les aides publiques attribuées aux entreprises privées être conditionnées au respect des règles environnementales et sociales. 

    Le développement des avions propres

    Louis, un Français établi à Atlanta, se retrouve face au même dilemme que de nombreux Français de l’étranger : celui de devoir prendre l’avion et donc de polluer pour rentrer en France. Il se demande ainsi, si le développement des avions propres serait un projet envisageable sous un gouvernement EELV. 

    A cela, la sénatrice répond qu’il ne faut pas se tromper de combat. Pour l’instant l’avion propre n’est pas un dessein sérieusement envisagé dans un temps court. Or nous devons trouver des solutions rapides pour lancer la lutte contre le réchauffement climatique. Pour l’écologiste, il est urgent de développer les alternatives aux réseaux aériens et routiers, en investissant dans le ferroviaire. Elle rappelle que la moitié de la communauté française à l’étranger est établie en Europe, et que nombre d’entre eux pourraient prendre le train pour voyager s’ils en avaient l’opportunité. EELV propose donc de rééquilibrer les rapports et les aides apportées au train. Le parti ne souhaite donc pas supprimer l’avion mais “développer et encourager les alternatives et les rendre plus accessibles”. 

    Pourquoi voter pour Yannick Jadot dimanche 10 avril ? 

    “Si vous croyez que la crise climatique est une priorité absolue et que vous voulez envoyer un message fort pour dire en France qu’il y a un besoin important de lutter contre la crise climatique, de le faire dans la justice sociale et de le faire dans la démocratie donc au sein d’une France qui soit dans une Europe forte, unie et plus intégrée, il y a un bulletin qui représente ces trois piliers : l’environnement, la justice sociale et la démocratie, et bien c’est celui de Yannick Jadot.”

    Ecoutez l’interview avec Mélanie Vogel

  • Rassemblement National : ses propositions pour les expatriés

    Rassemblement National : ses propositions pour les expatriés

    La dynamique en faveur de Marine Le Pen s’accentue à désormais cinq jours du premier tour, la candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle progresse dans les sondages, confortant sa deuxième place au premier tour et menaçant même la réélection d’ Emmanuel Macron au second tour.

    Dans le baromètre quotidien OpinionWay-Kéa Partners pour « Les Echos » , la candidate d’extrême droite gagne, ainsi, 2 points et atteint pour la première fois les 22 % d’intentions de vote. En quinze jours, elle aura progressé de 5 points. De son côté, Emmanuel Macron reste largement en tête au premier tour, stable avec 28 % d’intentions de vote. Tandis qu’au second tour, les sondages sont désormais dans la marge d’erreur laissant imaginer que Marine le Pen pourrait être la future Présidente de la République.

    Alors qu’Eric Zemmour et son parti Reconquête ont pu séduire les expatriés, le Front National puis le Rassemblement National n’ont jamais réussi à réellement s’implanter à l’international, même si pour une première fois des Conseillers consulaires du parti de Marine Le Pen ont été élus dans 2 pays en 2021.

    Denis Franceskin, le délégué national pour l’ensemble de la Fédération des Français de l’Etranger du Rassemblement National, a accepté de répondre à nos questions pour comprendre la vision de Marine Le Pen sur l’expatriation et les ambitions de son parti pour les Français de l’étranger en cas de victoire.

    L’interview de Denis Franceskin

    Denis Franceskin

    Lesfrancais.press : Alors que le nombre de Français de l’étranger est de plus en plus important, on s’interroge sur la vision de l’expatriation pour le Rassemblement national. Est-ce une chance pour la France ou est-ce le symptôme d’un échec d’une politique nationale ?

    Denis Franceskin : Les expatriés qualifiés de long terme sont un drame pour le pays et le résultat de 40 ans de politique antifrançaise qui a amené insécurité et stagnation économique. Leur absence a un coût économique et humain considérable pour le pays. 

    L’expatriation de court terme pour des études ou des expériences professionnelles sont une chance lorsque nos compatriotes rentrent en France.

    Lesfrancais.press : Vous le savez, les Français établis hors de France sont actuellement confrontés à différents problèmes, nous aimerions avoir la position de la candidate sur quelques écueils rencontrés par les expatriés. Premier point, l’Education. Les familles font face à de graves difficultés pour assurer la scolarisation dans un établissement français. Pour les familles nombreuses, c’est carrément impossible. Est-ce que Marine Le Pen compte rétablir l’égalité constitutionnelle des petits Français face à l’Education, en réduisant le coût des frais scolaires, voir tendre vers la gratuité ?

    Denis Franceskin : Le coût actuel est disqualifiant pour les familles, certes il faut le réduire et la gratuité serait souhaitable. N’oublions pas aussi que l´on se heurte à une concurrence de plus en plus agressive d´écoles étrangères avec des prestations haut de gamme il est vrai, mais nettement plus coûteuses. 

    Marine Le Pen souhaite arriver à terme à la gratuité des frais scolaires dans les établissements français. Vu l’abandon des précédents gouvernements, cela sera un programme de longue haleine mais nécessaire pour permettre la transmission de la culture française.

    Lesfrancais.press : L’autre grand sujet qui anime la communauté, c’est la dégradation du service consulaire. Diminution du nombre de fonctionnaires, dématérialisation, quelles seraient les mesures prises par un gouvernement Rassemblement national ?

    Denis Franceskin : Pour renforcer la structure des Consulats eux-mêmes, nous développerons pleinement le potentiel des consuls honoraires pour éviter que certains Français doivent faire plusieurs centaines de kilomètres pour leurs actes administratifs. La dématérialisation entamée par le gouvernement Macron est une bonne chose, à condition qu’elle ne soit pas la seule option possible… ce qui laisse alors sur le bord de la route nos compatriotes plus âgés (difficulté avec les nouvelles technologies par exemple). Réallouer les fonctionnaires territoriaux permettrait aussi une amélioration rapide du service consulaire.

    Lesfrancais.press : Avec la pandémie, la crise en Ukraine, les Français installés à l’étranger ont été nombreux à rentrer en France. Parfois avec des départs réalisés dans l’urgence, laissant nos compatriotes démunis au retour en France. Est-ce que le Rassemblement national favorisera le retour en accompagnant les Français de l’étranger ?

    Denis Franceskin : Un de nos fondements idéologiques est de faire passer les Français de l’Etranger avant les étrangers en France, contrairement au gouvernement Macron. Si nous avons pu accueillir à bras ouverts des centaines de milliers d’immigrés pendant le quinquennat, nous n’avons aucun doute qu’il suffit de volonté politique pour assurer un retour digne en France à nos compatriotes.

    Mais outre l’accueil immédiat à court terme, ces Français auront besoin ensuite d’un appui logistique à moyen terme sous différents aspects (logement, éducation, emploi, etc.) pour leur permettre de s’insérer avec leur famille.

    Lesfrancais.press : Pour finir, faisons un peu de politique fiction. Quelle serait la proposition politique pour les Français de l’étranger pendant les 100 premiers jours de Marine Le Pen ?

    Denis Franceskin : Rétablissement d’un service consulaire digne de ce nom – rappelons que dans plusieurs pays il est impossible de prendre un rendez-vous pour renouveler son passeport (Angleterre par exemple).

    Les retraités et /ou épargnants établis hors de France et astreints aux contributions CSG/CRDS auront accès  à  la  sécurité  sociale  dans  les  mêmes  conditions  que  nos compatriotes résidant sur le sol national. Les retenues CSG / CRDS ou taxes assimilées sur les retraites ou les produits de l’épargne donneront droit à la sécurité sociale, quel que soit le lieu de résidence de l’assujetti et dans les mêmes termes que sur le territoire national, cette prestation étant la contrepartie desdits prélèvements.

    Renforcer et réorienter les moyens du MAE face aux menaces sécuritaires pesant sur nos compatriotes résidant dans des zones à risque.

    Le budget des affaires sociales au profit des Français établis hors de France sera sanctuarisé.

  • Hongrie : les populistes remportent les législatives

    Hongrie : les populistes remportent les législatives

    Dimanche 3 avril en Hongrie, le Fidesz, le parti du premier ministre Viktor Orbán l’a emporté largement aux élections législatives. 

    Pour la quatrième fois d’affilée, le parti au pouvoir a remporté les élections législatives en Hongrie, mais cette année avec une large avance. Effectivement, le Fidesz a récolté 53% des voix, contre 35% pour l’opposition. 

    La Hongrie, vivement critiquée pour ses prises de positions contre la communauté LGBTQ, ou anti-européennes, a d’autant plus marqué sa séparation avec le reste de l’Europe. 

    Dans un discours, le premier ministre s’est félicité de “cette victoire [qui] restera dans nos mémoires pour le reste de notre vie.” Avant d’ajouter qu’ils avaient réussi à combattre la gauche nationale et internationale, mais également le président ukrainien Volodymyr Zelensky. 

    Peter Marki Zay, Hongrie,
    Le conservateur hongrois Peter Marki-Zay, opposant de Viktor Orbán

    Grâce à cette écrasante victoire, le gouvernement populiste et nationaliste obtient 135 sièges de députés sur 199 au Parlement. De son côté, l’opposant conservateur Peter Marki-Zay, compte bien se dresser contre les projets de Viktor Orbán.

    Un duplex de TV5MONDE depuis Budapest

  • La difficile naissance de la zone de libre-échange africaine

    La difficile naissance de la zone de libre-échange africaine

    Les États africains dépendent de leurs exportations de matières premières et d’énergie vers les pays occidentaux. Ces dernières représentent plus de 70% des exportations africaines. Le commerce intra-africain reste faible par rapport au commerce extérieur du continent. Seulement 18 % des exportations des pays africains sont destinées à d’autres pays du continent, une part inférieure aux chiffres respectifs de l’Asie et de l’Europe (58 et 68 %).

    Le libre échange interafricain contre la pauvreté

    Les responsables africains sont conscients que le développement de leur pays passe par les échanges internes au continent. La zone de libre-échange continentale africaine est censée y contribuer. Ce pacte, ratifié par 41 des 55 pays africains, vise à faciliter le commerce et à favoriser la production industrielle, les revenus et la croissance. La Banque mondiale estime que sa mise en œuvre permettrait, d’ici 2035, à 30 millions de personnes supplémentaires d’échapper à l’extrême pauvreté grâce à une augmentation des salaires de 10 %.

    Les exportations intra-africaines pourraient progresser de plus de 80 %. Cette zone de libre-échange est en théorie opérationnelle depuis le début de cette année mais, dans la pratique, aucun échange n’a eu lieu selon les termes du traité en raison de conflits politiques entre plusieurs États membres.

    La zone de libre-échange prévoit une baisse des tarifs douaniers et un démantèlement progressif des barrières commerciales non tarifaires. Aujourd’hui, les exportations d’un État à l’autre de produits agricoles sont compliquées. Les formalités administratives aux passages frontaliers et la corruption renchérissent le coût des échanges rendus difficiles par l’absence d’infrastructures appropriées.

    Port de Dakar, Sénégal

    Bureaucratie, corruption, transports

    Le transport de marchandises en Afrique peut être trois à quatre fois plus coûteux que dans d’autres parties du monde. En 2017, il fallait en moyenne 251 heures pour s’assurer que les documents étaient en règle lors de l’importation de marchandises en Afrique subsaharienne, contre neuf heures dans les pays riches de l’OCDE.

    Pour tirer profit de la zone de libre-échange, les États africains doivent réaliser d’importants investissements dans les infrastructures et mener des actions de simplification au niveau des passages de douanes. Le problème numéro un sera de convaincre les dirigeants africains qui sont nombreux à être protectionnistes. L’Égypte, le Kenya, le Nigeria et l’Afrique du Sud qui ont tout à gagner à l’ouverture des frontières y sont pour autant les plus opposés.

    Les exportateurs africains privilégient les échanges avec les pays riches

    L’accord de libre-échange africain est par ailleurs concurrencé par les traités commerciaux que les États africains ont signé avec l’Europe, les États-Unis ou la Chine. Les exportateurs africains privilégient les échanges avec les pays riches au détriment de ceux intracontinentaux. Une harmonisation des règles commerciales serait souhaitable afin d’encourager les relations entre États africains.

    La crise ukrainienne qui conduit les pays occidentaux à rechercher de nouveaux fournisseurs de matières premières et d’énergie ne devrait pas faciliter la mise en place de relations équilibrées. Cette crise pose par ailleurs le problème d’approvisionnement en énergie et en produits agricoles des pays africains importateurs et qui se retrouvent en situation d’importante vulnérabilité.

  • Présidentielle 2022 : les propositions des candidats pour les retraites

    Présidentielle 2022 : les propositions des candidats pour les retraites

    Entre la promesse d’un recul ou d’un avancement de l’âge légal de départ à la retraite, tous les candidats ont une position claire sur ce thème fortement marqué politiquement et qui, en France, cristallise les tensions depuis des décennies.

    Actuellement, l’âge minimal de départ à la retraite est fixé, en principe, à 62 ans. Des exceptions existent pour les personnes porteuses d’un handicap, d’une incapacité d’origine professionnelle, et pour ceux ayant mené une carrière longue.

    Financé par les cotisations sociales versées tout au long de la carrière de l’individu, le système est essentiellement assuré par le secteur public, à la différence d’autres pays européens, et répond à un principe de solidarité et de répartition.

    Comme dans la plupart des pays européens, le nombre de Français à la retraite augmente à mesure que les actifs diminuent. Face à cet enjeu du financement du système, certains candidats proposent un recul de l’âge légal de départ. D’autres prônent un avancement de ce seuil, pour des raisons de justice sociale.

    Le statu quo 

    Parmi ceux qui souhaitent laisser l’âge de départ à 62 ans, les candidats de centre gauche Yannick Jadot et Anne Hidalgo assurent qu’ils permettront à davantage de personnes exerçant des métiers pénibles de partir plus tôt à la retraite.

    Marine Le Pen gardera, si elle est élue, l’âge de départ de principe à 62 ans, tout en promettant à ceux ayant commencé à travailler avant 20 ans et ayant cotisé pendant 40 ans de prendre leur retraite à 60 ans.

    De la même manière, Nicolas Dupont-Aignan (souverainiste) et Jean Lassalle (indépendant) n’envisagent pas de modifier le système actuel.

    La droite favorable à un recul de l’âge de départ 

    Trois candidats estiment nécessaire le recul de l’âge de départ en retraite, qu’ils justifient notamment par des raisons de soutenabilité du financement du système ou comme vecteur d’économies, nécessaires au financement d’autres mesures de leurs programmes.

    Valérie Pécresse, candidate de la droite, et Emmanuel Macron, centriste, mais libéral sur le plan économique, proposent de porter le seuil en question à 65 ans, de manière progressive. Tous deux préconisent de garder les critères de pénibilité et de durée de carrière pour ne pas pénaliser excessivement certains travailleurs.

    Le candidat d’extrême droite Éric Zemmour indique l’objectif d’un relèvement de l’âge de départ à 64 ans, d’ici 2030.

    Un avancement de l’âge légal pour la gauche radicale

    Sur ce point, les candidats de gauche radicale et d’extrême gauche sont unis et préconisent un avancement de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans.

    La durée de cotisation varie selon les programmes, Jean-Luc Mélenchon voulant fixer à 40 annuités le seuil pour une retraite complète, tandis que le trotskiste Philippe Poutou s’arrête à 37 ans, et insiste sur la nécessité de permettre un départ à 55 ans pour les travailleurs qui exercent des métiers pénibles.

    Fabien Roussel assure aussi qu’une retraite à taux plein sera versée à ceux qui ont eu une carrière complète entre leurs 18 ans et leurs 60 ans, et que l’État prendra en charge les cotisations pour les éventuelles périodes d’inactivité.

    Dix des douze candidats à l’élection présidentielle 2022.

    Les candidats alignés sur une revalorisation des montants des retraites

    En tout état de cause, l’intégralité des candidats propose une hausse du niveau des retraites.

    Les candidats de gauche proposent des montants mensuels minimums allant de 1 200 € pour Fabien Roussel à 2 000 € pour la candidate révolutionnaire Nathalie Arthaud, en passant par les 1 400 € promis par M. Mélenchon (montants exprimés en net dans les programmes).

    Anne Hidalgo, Marine Le Pen et Yannick Jadot veulent garantir aux retraités des revenus d’au moins 1 000 € mensuels (1 063 € pour l’écologiste). En cas de réélection, Emmanuel Macron établira à 1 100 € le minimum pour une retraite à taux plein, tout en simplifiant la possibilité de cumuler la retraite avec un emploi.

    Éric Zemmour et Valérie Pécresse promettent quant à eux d’augmenter les pensions de réversion pour le veuf ou la veuve, en faisant passer la part de la pension du conjoint décédé reversée au survivant de 54 % à 75 %.

  • Le livret des Français de l’étranger de la France Insoumise : nouveaux droits, nouvelles solidarités

    Le livret des Français de l’étranger de la France Insoumise : nouveaux droits, nouvelles solidarités

    A deux semaines de l’élection présidentielle, chaque Française et chaque Français s’interroge sur son vote les 9 et 10 avril prochain. L’Union Populaire avait un message pour vous ce lundi 04 avril !

    L’Union populaire

    Le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, est le mieux placé à gauche dans les sondages (autour de 13%), derrière le président sortant Emmanuel Macron et Marine Le Pen (Rassemblement national, extrême droite). Voulant créer une dynamique pour cette élection et au delà, le candidat de la France Insoumise a réactivé le mouvement « L’Union Populaire » qui a pour ambition de rassembler toutes les forces de gauche.

    Un livret programme pour les expatriés

    Ce lundi 04 avril, la France insoumise organisait la présentation de son livret des Français·es de l’étranger, une explication détaillée des ambitions du parti insoumis et de son candidat pour les compatriotes vivant hors de France. Vous pouvez retrouver d’autres informations dans le podcast réalisée avec Florence Poznanski, la responsable LFI/UP des Français établis hors de France.

    La priorité : le service public

    Pour les Français qui résident à l’étranger, l’Union populaire veut remodeler en profondeur le service public en les intégrant dans le régime universel de la sécurité sociale qui deviendra à 100% publique. Guichet unique citoyenneté, protection sociale et retraite spécifique aux Français de l’étranger intégrée à la caisse des Français de l’étrange (CFE), dont les liens avec la sécurité sociale seraient renforcés. Dans la vidéo, ci-dessous, Florence Poznanski, responsable à la France insoumise et à l’Union populaire des expatriés, et ses invités vous expliquent en détail les rouages de ces ambitions.

    Pour eux, la France a les moyens de rétablir des services consulaires forts adaptés aux besoins de tous nos compatriotes et de leurs familles y compris non-francophones.

    L’école gratuite

    « La gratuité universelle de l’enseignement français à l’étranger », l’expression est lancée et soulève beaucoup d’espoir pour les familles. Pour la France Insoumise, le chemin pour y arriver passer par la fin de la privatisation sous la présidence d’Emmanuel Macron avec le développement de groupe comme Odyssey.

    La lutte contre l’évasion fiscale

    La France perd 60 à 120 milliards d’euros chaque année à cause de l’évasion fiscale selon les responsables de l’Union populaire. Logiquement, Jean-Luc Mélenchon fera de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale sa priorité. Sa réponse c’est la création d’un impôt universel sur les très hauts revenus. Avec cette mesure, la France insoumise pense pouvoir financer tous ces projets pour les Français établis hors de France.

    Retrouvez la vidéo de réunion publique du 04 avril

  • Les candidats LR aux législatives sont connus

    Les candidats LR aux législatives sont connus

    Ce dimanche 03 avril s’est tenue le Conseil national du parti Les Républicains où les candidats aux élections législatives de juin ont été investis. 10 candidats, 5 hommes et 5 femmes qui vont devoir porter les couleurs de la droite républicains alors qu’une déroute s’annonce pour la présidentielle.

    11 députés des Français de l’étranger

    La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 a introduit la représentation à l’Assemblée Nationale des Français de l’étranger, 11 députés qui viennent compléter les 12 sénateurs. Ces députés sont, comme ceux de métropole, élus au scrutin majoritaire et disposent des mêmes prérogatives et des mêmes devoirs.

    Les députés représentent un ancrage local d’hommes et de femmes élus pour représenter les Français habitant la circonscription. Le scrutin majoritaire à deux tours privilégie la relation entre l’élu et la population sur la relation avec le parti politique que favorise l’élection sur liste.

    Faire mieux que 2017

    En 2012, lors de l’élection des premiers députés des Français établis hors de France, l’UMP (le parti dont sont nés les Républicains) avait remporté 3 sièges sur les 11. En 2017, la vague LREM avait emportée 10 sièges sur les 11. Seul Meyer Habib, membre de l’UDI, un parti allié des LR en juin 2017, avait réussi à sauver son siège sur la circonscription réunissant Israel, Chypre, la Turquie et l’Italie. Il sera d’ailleurs une nouvelle fois soutenu par la fédération des Français de l’étranger du parti Les Républicains comme l’a indiquée son président, le sénateur Ronan Le Gleut.

    Pour le parti de Valérie Pécresse, l’objectif est donc simple, assurer la réélection de M. Habib dans la 8ème circonscription (ce qui devrait être aisé) et arriver à faire élire au moins un autre député. Le pari serait remporté pour le parti dont certains, en France, annoncent la disparition après un échec de Valérie Pécresse.

    La parité dans les candidatures

    Les Républicains se sont attachés à respecter la parité, il y aura donc 5 candidats et 5 candidates sur les 10 circonscriptions où le Conseil national du parti a investi une personnalité locale. Car oui, la fédération a reussi à faire primer les ancrages locaux sur d’éventuels parachutages. C’est assez rare pour être souligné.

    Patrick Caraco

    Patrick Caraco

    Patrick Caraco, est le candidat LR aux élections législatives des 4 et 18 juin 2022 (on vote le samedi dans les Amériques) sur la 1ère circonscription des Français de l’étranger, c’est à dire celle qui couvre les Etats-Unis et le Canada.

    Patrick Caraco a 72 ans, il est marié, et il habite en Californie du sud depuis plus de 33 ans. Il est élu conseiller consulaire dans la circonscription de Los Angeles en 2014. Investi au niveau associatif, il est président honoraire de l’Union des Francais de l’Étranger (UFE) de Los Angeles après 10 ans de présidence effective, et il est aussi membre du Comité consultatif de l’Alliance Française de Los Angeles. Il a exercé depuis 30 ans plusieurs activités professionnelles dans le domaine de l’immobilier.

    Bertrand Dupont

    Bertand Dupont est le candidat LR aux élections législatives des 4 et 18 juin 2022 (on vote le samedi dans les Amériques) sur la 2ère circonscription des Français de l’étranger, soit l’Amérique latine et les Caraïbes.

    Bertrand Dupont
    Bertrand Dupont

    Bertrand Dupont est président de l’UFE Brésil (Union des Français de l’étranger), il est aussi élu conseiller des Français de l’étranger tout en étant membre de la Chambre de commerce France-Brésil. Autre activité et pas la moindre, Bertrand Dupont est le président des Bretons de São Paulo. Son investiture par les Républicains pour les législatives de juin prochain est donc pour lui dans la continuité de son engagement.

    Artus Galiay

    Artus Galiay est le candidat aux élections législatives du 5 et 19 juin sur la 3ème circonscription des Français de l’étranger, c’est à dire celle qui couvre l’Europe du Nord et les îles britanniques. Nous l’avions interviewé en janvier 2022, retrouvez son podcast ICI.

    Artus Galiay

    Né en Inde, à Auroville, aux abords de Pondichéry dans le Tamil Nadu, Artus Galiay a 34 ans et est le plue jeune candidat LR de la cuvée 2022. Après quelques années d’une enfance entre héritage européen et culture indienne, direction Bruxelles, où il vit plus d’une décennie où il se crée une solide conscience européenne. Ensuite il intègre, en DFrance, Sciences-Po et repars pour l’étranger, à Montevideo en Uruguay, pour sa troisième année d’études. Enfin 2010, il rejoint Londres pour finir ses études à la London School of Economics et finit par s’installer dans le pays.

    Geneviève Machicote

    Geneviève Machicote est la candidate aux élections législatives du 5 et 19 juin sur la 4ème circonscription des Français de l’étranger, soit le Benelux.

    Geneviève Machicote

    Installée à Bruxelles, elle organise bénévolement des conférences sur les capacités et les ressources de l’être humain comme elle l’indique sur son site. Cheffe d’entreprise, titulaire d’un certificat en fiscalité européenne et internationale, elle accompagne les entreprises dans leurs démarches administratives auprès des administrations fiscales nationales. Elle ne cache pas son ancrage dans les valeurs familiales que véhiculent certains courants du parti Les Républicains. Elle est aussi présidente de l’association Un Nouveau Regard dont l’objet est la création de classes d’applications expérimentales UEA (unité d’enseignement autisme) pour enfants autistes, à travers des lieux de formation à l’inclusion pour les professeurs et les professionnels du médico-social et de l’entreprise, prévu à Itxassou au Pays basque. Une bien belle cause que partage nombre de familles françaises installées en Belgique pour accompagner leurs proches atteints d’autisme sévère.

    Laurent Goater

    Laurent Goater est le candidat aux élections législatives du 5 et 19 juin sur la 5ème circonscription des Français de l’étranger, soit les pays de la péninsule ibérique auxquels s’ajoute la principauté de Monaco.

    Laurent Goater

    Laurent Goater est le Président du Conseil consulaire des Français de l’étranger au Portugal. Il est arrivé au Portugal en 1993, dans le cadre du VSNE. Marié, ses deux enfants ont été scolarisés au Lycée Français Charles Lepierre. Il est directeur dans un grand groupe industriel portugais. Il fait partie des responsables associatifs de l’UFE Lisbonne, de l’UFE Centre-Ouest, du Souvenir Français, et de la Paroisse Saint-Louis des Français.

    Régine Mazloum-Martin

    Régine Mazloum-Martin

    Régine Mazloum-Martin est la candidate aux élections législatives du 5 et 19 juin sur la 6ème circonscription des Français de l’étranger : la Suisse.

    La musique c’est sa passion, elle joue du violoncelle. Un art qui lui aura parmi d’acquérir une dextérité et une retenue qui sera bien nécéssaire dans la circonscription où est élu Joachim Son-Forget, l’enfant terrible de l’Assemblée nationale. Face à lui et à la candidate LREM, la mère de famille hyper-dynamique, titulaire d’une licence en sciences commerciales, élue consulaire depuis 2014, va devoir briller pour obtenir cette circonscription qu’on dit gagnable par Les Républicains.

    Philippe Deswel

    Philippe Deswe

    Philippe Deswel est le candidat aux élections législatives du 5 et 19 juin sur la 7ème circonscription des Français de l’étranger, c’est à dire celle qui couvre les pays d’Europe de l’Est, d’Europe centrale et des Balkans.

    Philippe Deswel est un auditeur expérimenté travaillant pour les institutions financières européennes dont la Banque centrale européenne. Fidèle militant du parti Les Républicains, il est nommé référent de la campagne de Valérie Pécresse en Autriche le pays où il est installé.

    Naïma M’Faddel

    Naïma M’Faddel

    Naïma M’Faddel est la candidate aux élections législatives du 5 et 19 juin sur la 9ème circonscription des Français de l’étrange, soit celle qui couvre les pays du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest.

    Naïma M’Faddel a rejoint la circonscription où elle s’est installée. En effet, après son mandat aux affaires sociales et à la politique de la ville aux côtés de Gérard Hamel, de 2014 à 2020, l’ex-adjointe au maire de Dreux se lance dans la bataille des élections législatives de juin 2022. Naïma M’Faddel a été investie le 7 décembre 2021. C’est à ce moment qu’elle a quitté le cabinet de Valérie Pécresse pour lequel elle travaillait, à la Région, depuis quatre ans.

    Aurélie Pirillo

    Aurélie Pirillo

    Aurélie Pirillo est la candidate aux élections législatives du 5 et 19 juin sur la 10ème circonscription qui comprend quarante neuf pays du Moyen-Orient et une partie de l’Afrique pour une population de 155 460 Français inscrits sur les registres consulaires.

    Aurélie Pirillo est engagée politiquement depuis 10 ans au service des Français comme responsable de la communication puis chef de cabinet du député-maire du 16ème arrondissement de Paris et ancien ministre, spécialiste de l’Afrique, du Moyen-Orient et de la Méditerranée, Claude Goasguen (décédé de la Covid en 2020). Elle dispose cependant d’un ancrage familial au Liban.

    Catya Martin

    Catya Martin

    Catya Martin est la candidate aux élections législatives du 5 et 19 juin sur la 11ème circonscription. Une circonscription géante en terme de surface, elle va de la Russie à l’Australie. La campagne s’annonce rude face à Anne Genetet dans de nombreux pays où la densité de Français est si faible.

    Catya Martin a eu plusieurs vies. Après une carrière dans le groupe Dassault, elle s’envole avec sa famille pour Hong-Kong où elle se pique pour le journalisme et l’expatriation. Elle y crée le site communautaiure Trait d’Union et est élue Conseillère consulaire en 2014 et de nouveau en 2021. Elle a créé aussi La French Radio Hong-Kong, partenaire du site Lesfrancais.press

  • Pétrole, gaz, un grand chamboulement géopolitique en vue ?

    Pétrole, gaz, un grand chamboulement géopolitique en vue ?

    La Russie dépend de la rente pétrolière au même titre que les pays du Moyen-Orient. L’énergie et les matières premières sont au cœur du système économique russe. Ces vingt dernières années, elles ont fourni plus de 4 000 milliards de dollars de recettes d’exportation. Cette rente finance le train de vie de nombreux oligarques et les prestations sociales dont bénéficient une grande partie de la population.

    Les sanctions et les menaces d’embargos frappent en premier lieu l’Europe qui, à défaut de trouver de nouveaux fournisseurs, pourrait subir des pénuries inédites d’énergie d’ici l’automne prochain. Les dernières datent de 1973 quand l’OPEP avait décidé de fermer les robinets de pétrole aux États qui soutenaient Israël. Dans les prochains mois, le marché du pétrole et du gaz sera tendu.

    La revanche du pétrole

    L’endommagement en Asie centrale d’un oléoduc par une tempête et l’attaque par des rebelles houthis soutenus par l’Iran de plusieurs installations énergétiques saoudiennes ont provoqué une hausse de plus de 10 % des cours à la fin du mois de mars. Tous les gouvernements cherchent du pétrole et du gaz et en oublient les impératifs de la transition énergétique.

    Les Occidentaux font pression sur Saudi Aramco, la plus grande compagnie pétrolière du monde afin qu’elle augmente sa production. Elle est censée à cet effet d’accroître ses investissements à 40-50 milliards de dollars par an. L’administration Biden a même tenté d’amadouer Nicolás Maduro, le Président vénézuélien, pour que le pays de ce dernier réinvestisse le marché du pétrole. Le Venezuela qui détiendrait les plus grandes réserves de pétrole non exploitées était, en 2005, à l’origine de près de 5 % des exportations mondiales de pétrole avant d’être soumis à des embargos.

    Le retour du nucléaire

    Dans le schéma actuel, l’Union européenne espère être indépendante de la Russie d’ici 2030, ce qui suppose le doublement de la production des énergies renouvelables ainsi qu’un recours à de nouvelles sources de gaz et de pétrole. Le nucléaire qui après Fukushima avait été banni retrouve quelques intérêts tant comme moyen de décarbonation de la production d’énergie qu’au nom de l’indépendance économique. La France prévoit de construire six nouvelles centrales. Le 21 mars dernier, la Grande-Bretagne a annoncé qu’elle construirait une nouvelle génération de réacteurs.

    Les rapports de force géopolitiques pourraient donc accélérer la transition énergétique. Celle-ci pourrait néanmoins entrainer de nouvelles dépendances. Au niveau mondial, dix Etats assurent plus de 75 % des exportations des métaux verts tels que le cuivre et le lithium indispensables pour les énergies renouvelables. Du fait de l’épuisement de certains gisements de pétrole ou de gaz en Occident et de l’arrêt de l’investissement des entreprises européennes ou américaines dans ce secteur, la part de marché de l’OPEP et de la Russie passera de 45 % à 57 % d’ici 2040.

    nucléaire

    La nouvelle rente des métaux « verts »

    Les États africains producteurs de pétrole qui dépendent des investissements occidentaux pour leurs infrastructures pourraient enregistrer de fortes baisses de production avec des risques politiques et sociaux à la clef.

    A contrario, des États dotés de fortes ressources en métaux verts devraient bénéficier d’une nouvelle rente. D’ici 2040, ce marché pourrait s’accroître de 1 000 milliards de dollars. Pour le Congo, la Guinée ou la Mongolie, l’afflux pourrait modifier en profondeur leur économie. Ces pays devraient créer des fonds souverains pour gérer leur nouvelle rente. Un code international pourrait être institué afin de garantir des relations équilibrées entre producteurs et consommateurs.

    Quoi qu’il en soit, l’augmentation des prix devrait conduire à d’importants investissements et à une prospection assidue au sein de nouveaux pays. Au Pakistan, une entreprise canadienne, Barrick, a décidé d’investir 10 milliards de dollars dans une mine de cuivre. Tesla, qui utilise de nombreux minéraux pour fabriquer des voitures électriques, développe de nouveaux modèles de batteries. Cette société a conclu un accord d’approvisionnement avec la Nouvelle-Calédonie qui possède un dixième des réserves mondiales de nickel. Pour réduire la dépendance au gaz et au pétrole, des innovations sont prévisibles. De nouveaux types de petits réacteurs nucléaires sont ainsi prévus. La filière hydrogène devrait également bénéficier d’investissements supplémentaires.