Valérie Pécresse : "J'exonérerai tous les expatriés de la CSG"

Valérie Pécresse : "J'exonérerai tous les expatriés de la CSG"

A 6 semaines du premier tour, nous lançons notre série d’interviews des candidats à l’élection présidentielle du 10 avril 2022. Première candidate que nous recevons, Valérie Pécresse pour le parti Les Républicains, elle nous dévoile en 10 minutes ses propositions pour les expatriés.

« Des Français de plein droit »

Comme avec tous les participants à venir, nous commençons l’interview avec la vision de la candidate des LR sur l’expatriation. L’occasion pour elle de partager avec nous ses souvenirs d’expatriée, elle en profite pour définir les liens entre les Français établis hors de France et le pays, mais aussi les ambitions qu’elle a pour cette communauté. Elle voit dans les Français de l’étranger un pilier de la reconquête économique de notre pays et compte les soutenir en densifiant les liens entre citoyens, administration et entrepreneurs.

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Un fonds d’urgence pour les expatriés

Reprenant la proposition du sénateur Ronan Le Gleut (LR) de 2020, Valérie Pécresse veut créer un fonds d’urgence pour prémunir les expatriés des catastrophes politiques, sanitaires ou écologiques. Tirant l’expérience de la pandémie et du semi-échec du plan de soutien mis en place par le gouvernement, elle désire aussi renforcer l’encadrement des Français établis hors de France en réactivant les réseaux d’îlotiers.

Avec ces deux mesures, la candidate Les Républicain désire ainsi apporter un cadre stable et propice à la réussite des projets personnels à chaque Français, en France et aussi à l’étranger.

Renforcer le lien entre la Nation et les jeunes expatriés

Questionnée par une expatriée d’Hong-Kong sur l’éducation des plus jeunes à l’étranger, Valérie Pécresse répond avec franchise et réalisme sur l’épineuse question du financement des études. Et elle innove, s’inspirant d’autres réseaux scolaires comme celui déployé par l’Espagne, elle propose de rendre systématique la différenciation tarifaire entre Français et non Français mais aussi d’élargir les critères d’éligibilité à la bourse. Son objectif : permettre aux classes moyennes d’accéder facilement aux établissements du réseau AEFE, qu’ils soient en gestion direct ou via un organisme homologué.

Autre pont qu’elle veut rétablir, le Service National Universel ! Aujourd’hui, l’administration répond difficilement aux jeunes Français qui désirent participer à cette action civique. Dépassant cette problématique, Valérie Pécresse pose la question de la relation entre l’administration consulaire et ses concitoyens, elle désire renforcer ce réseau en multipliant par exemple les nominations de Consuls honoraires.

Une résidence d’attache ?

Que ferait Valérie Pécresse pour les Français établis hors de France dans les 100 premiers jours de son mandat ? Elle rétablirait l’égalité fiscale ! Concrètement, la candidate Les Républicains tordrait le cou au serpent de mer de la CSG. Pour rappel, les Français qui sont établis dans l’Union Européenne sont exemptés de l’impôt finançant la sécurité sociale alors que ceux hors de l’espace commun y sont toujours assujettis sur leurs revenus issus de France.

Enfin, on finit notre entretien sur la mobilité internationale. La candidate voit en les expatriés, des « Français à part entière ». Ils doivent disposer du droit d’aller construire une vie hors de France, mais elle désire qu’un lien persiste entre les citoyens et le pays. Pour faciliter un éventuel retour, pourquoi pas motivé par une nouvelle attractivité de la France créée par la dynamique que Valérie Pécresse compte insuffler au pays, elle propose de créer le statut de « résidence d’attache ». Cette disposition permettrait aux expatriés de conserver les avantages d’une résidence principale en France tout en conservant le statut de non-résident et les droits qui en découlent.

En 10 minutes, la candidate Les Républicains détaille ses propositions concrètes pour les Français établis hors de France et revient sur les difficultés rencontrées pendant le mandat d’Emmanuel Macron.

Regardez l’interview de Valérie Pécresse

Auteur

  • Ancien cadre chez Sanofi, Jérémy Michel est expatrié à Bruxelles où il est Président du Conseil consulaire. Aujourd'hui il partage sa vie entre le journalisme et une académie destinée aux Hauts potentiels, enfants comme adultes.

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