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  • La complainte éternelle des enfants gâtés

    La complainte éternelle des enfants gâtés

    La France est menacée par l’inflation des prix et des promesses qui n’engagent que ceux qui les écoutent et en disent long sur l’état d’esprit des électeurs. Malgré une dette publique supérieure à 110 % du PIB, un déficit qui dépasse 5 % du PIB et un solde commercial négatif de plus de 80 milliards d’euros en 2021, les différents programmes ont mis l’accent sur les dépenses et ont relégué au second plan la question d’un « éventuel retour à une gestion vertueuse des finances publiques ». Les Français sont-ils des enfants gâtés ? Qui prépare le futur ?

    Les dépenses publiques ont représenté près de 60 % de la création de richesses, un record au sein des pays avancés 

    L’État, accusé de tous les maux, est par ailleurs continuellement appelé à l’aide pour soutenir telle activité ou catégorie de citoyens. Tenu d’indemniser les agriculteurs victimes du gel tardif, il est également sollicité pour venir en aide aux entreprises qui ont perdu des marchés en Ukraine ou en Russie, et se doit de compenser les pertes de pouvoir d’achat liées à la hausse des prix. 

    En 2021, les dépenses publiques ont représenté près de 60 % de la création de richesses, un record au sein des pays avancés. Les prélèvements obligatoires ne pouvant suivre la hausse continue des dépenses publiques, les administrations publiques n’ont d’autres solutions que de faire appel à l’épargne française et internationale au prix d’un endettement croissant. 

    L’idée de l’argent magique, gratuit, illimité s’est imposée comme une évidence. Nul n’imagine que le règne de l’argent facile puisse prendre fin dans les prochains mois ou prochaines années. Tout recours massif à la facilité monétaire aboutit à des lendemains qui déchantent. 

    En la matière, l’histoire est sans nuance. De l’or des Espagnols au XIVe siècle à la crise grecque en 2011 en passant par les assignats français de l’époque révolutionnaire, l’accumulation des déficits est une source d’inflation et mène à la banqueroute. La France sera rattrapée tôt ou tard par ses démons. Ses partenaires pourraient sonner la fin de la récréation au risque de provoquer une crise politique au sein de l’Union européenne ; à moins que les marchés mettent sous pression les prochains gouvernements. 

    Les taux historiquement bas pratiqués depuis une quinzaine d’années ont été une source d’économies artificielles pour l’État qui en a profité pour s’endetter. S’ils retrouvent demain leur niveau normal, voire incorporent une prime de risque plus importante au vu du poids de la dette publique française, le paiement de la dette accaparera alors une part croissante des recettes publiques. 

    Avec des prélèvements obligatoires qui captent déjà 45 % du PIB, la France dispose de peu de marges de manœuvre pour restaurer ses équilibres financiers. En la matière, deux solutions s’offrent aux États, la réalisation d’économies et/ou l’augmentation de la croissance permettant de générer un surcroît de recettes publiques.

    Pour certains, il faudrait mettre un terme à la rigueur qualifiée d’ultralibérale, sachant qu’elle n’a jamais eu cours en France.  

    En France, les mots « économies budgétaires » semblent tabous voire inconvenants. L’épidémie de covid19, la guerre en Ukraine, la transition énergétique, le vieillissement de la population, la digitalisation de l’économie donnent aux administrations de nouveaux motifs d’interventionnisme. Pour certains, il faudrait mettre un terme à la rigueur qualifiée d’ultralibérale, sachant qu’elle n’a jamais eu cours en France. Pour d’autres, seul l’État serait légitime pour relever les défis auxquels la société du XXIe siècle est confrontée. 

    Selon plusieurs études, les administrations publiques pourraient diminuer leurs dépenses d’au moins 5 % du PIB en réalisant de réels gains de productivité. Cela signifie un changement de méthode. Dans le passé, des réformes comme celle de la fusion des régions ou le développement de l’intercommunalité, loin d’aboutir aux économies escomptées, ont entraîné une augmentation des dépenses.

    Sans travail, sans gains de productivité, il est illusoire de croire à un possible retour de l’industrie 

    L’autre voie pour sortir de l’impasse financière passe par la croissance. Cette évidence est de moins en moins partagée au sein de la population qui, tout en souhaitant un niveau élevé de protection sociale, est méfiante voire défiante à l’encontre de l’économie dite capitaliste. L’accroissement des richesses est pourtant seul à même de financer les retraites, la dépendance, la santé, la formation, l’éducation ou la transition énergétique. Il passe par une augmentation du volume de travail réalisé par les actifs qui est en France inférieur au niveau constaté chez ses partenaires. Il suppose également des gains de productivité, un esprit d’innovation, un positionnement de la production dans le haut de gamme. 

    Sans travail, sans gains de productivité, il est illusoire de croire à un possible retour de l’industrie, retour qui suppose par ailleurs que la population et les élus acceptent des usines dans leurs communes. 

    Face à la montée des incertitudes, face aux défis géopolitiques, environnementaux ou économiques, comme l’a écrit Pascal Bruckner dans son essai « La tentation de l’innocence », « aucune difficulté n’est en soi insurmontable ; seul est dangereux d’apporter des réponses anciennes à des situations nouvelles ». 

  • L’Union européenne scrute la présidentielle

    L’Union européenne scrute la présidentielle

    Le premier tour de l’élection présidentielle française du dimanche 10 avril a mené Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour. Le scrutin est particulièrement suivi par les dirigeants européens. 

    La course à l’Élysée est largement suivie par les pays européens car la France possède une place particulièrement importante dans l’union. Effectivement, depuis le départ de la chancelière Angela Merkel le 8 décembre 2021, Emmanuel Macron est devenu l’une des figures centrales de l’Union européenne. Une place renforcée avec la guerre en Ukraine, étant donné qu’il est le seul dirigeant occidental à avoir entretenu un dialogue avec Vladimir Poutine, des semaines durant. 

    Le président-candidat apparaît donc comme “un vieux sage” auprès de ses homologues internationaux. De plus, la volonté de le voir être réélu est renforcée par le déplaisir des chancelleries à l’égard du changement. 

    Bien que Marine Le Pen entretient des relations avec le président russe et pourrait donc conserver le canal de communication si elle était élue, elle continue d’effrayer les dirigeants européens. 

    Marine Le Pen et Viktor Orban

    Ainsi, à deux semaines du second scrutin, ils se positionnent tous en faveur du président sortant, à l’exception de l’Hongrois Viktor Orban. En effet, ce dernier partage de nombreuses valeurs avec la candidate de l’extrême droite, telles que le protectionnisme national. De plus, il la soutient avec ferveur et l’a prouvé en lui prêtant 10 millions d’euros pour mener sa campagne.

    Regardez l’analyse de TV5MONDE

  • Retour sur le grand direct de la Présidentielle 

    Retour sur le grand direct de la Présidentielle 

    Le dimanche 10 avril, la radio StereoChic et la rédaction Lesfrancais.press ont animé en direct le premier tour de l’élection présidentielle. Pour l’occasion, les invités se sont relayés afin de réagir aux résultats nationaux mais surtout des Français de l’étranger. Retour sur cette soirée riche. Mais tout d’abord les résultats dans les bureaux de vote des expatriés dans le monde.

    Les voix obtenus par les candidats chez les Français de l’étranger

    Liste des candidatsVoix% Inscrits% Exprimés
    M. Emmanuel MACRON224 95715,6745,09
    M. Jean-Luc MÉLENCHON109 3947,6221,92
    M. Éric ZEMMOUR43 2523,018,67
    M. Yannick JADOT40 7742,848,17
    Mme Marine LE PEN26 3801,845,29
    Mme Valérie PÉCRESSE20 9561,464,20
    Mme Anne HIDALGO12 4890,872,50
    M. Nicolas DUPONT-AIGNAN7 0740,491,42
    M. Jean LASSALLE5 9640,421,20
    M. Fabien ROUSSEL3 2660,230,65
    M. Philippe POUTOU3 1450,220,63
    Mme Nathalie ARTHAUD1 3000,090,26

    La réaction aux résultats 

    Depuis le Royaume du Bahreïn, Miami, Hong-Kong ou encore Bruxelles, les correspondants de Lesfrancais.press ont commenté les résultats de leur région au fur et à mesure qu’ils étaient révélés. De ce premier tour de la présidentielle 2022, nous pouvons retenir deux grandes tendances. Le président sortant est arrivé grand favori avec 45,09% des voix et Jean-Luc Mélenchon s’en sort à la deuxième place (contrairement au niveau national) avec 21,92% des suffrages. A l’instar des résultats nationaux, la troisième place arrive loin derrière et, fait surprenant, c’est Eric Zemmour qui la conquiert. Effectivement, le polémiste a su rassembler 8,67% des électeurs. Un chiffre qui reste tout de même très éloigné des 20% convoités pendant la campagne. 

    Pour Arnaud Lacheret, directeur de la French Arabian School, Eric Zemmour a supplanté Marine Le Pen de deux places chez les Français de l’étranger car il représente une France bourgeoise aux revenus élevés qui est installée à l’étranger. Or la nationaliste elle, s’est davantage tournée vers les questions sociales telles que le pouvoir d’achat durant sa campagne. 

    Bureau de vote dans le Lycée français de Londres – dimanche 10 avril

    Nous vous proposons d’écouter les réactions des intervenants à la suite des premiers résultats dimanche.

    Réaction à Londres avec Alexander Seal, correspondant pour Lesfrancais.press

    Réaction au Bahreïn avec Arnaud Lacheret, directeur de la French arabian school

    Réaction à Miami avec Laure Pallez, élue consulaire

    Retrouvez l’ensemble des interventions sur le podcast complet de l’émission « Le grand direct » sur StereoChic.

    A l’annonce des résultats, toutes les familles politiques – excepté le parti Reconquête ! d’Eric Zemmour – ont appelé à voter en faveur d’Emmanuel Macron au second tour. Si pour certains ils l’ont dit de manière claire et précise, tels qu’Anne Hidalgo ou Jean-Luc Mélenchon, d’autres l’ont clairement sous-entendu. En tout cas, Jean-Luc Mélenchon a martelé à plusieurs reprises qu’”il ne faut pas donner une seule voix à Marine Le Pen”, incitant ainsi à aller voter pour le président sortant. 

    Un premier tour synonyme d’abstention

    26,31% des Français ont boudé les urnes ce week-end sur le territoire français. Un chiffre en hausse par rapport à 2017, mais tout de même éloigné du très gros score d’abstention chez les Français de l’étranger. Effectivement, d’après les données du ministère de l’Intérieur, 64,88% des expatriés ne sont pas allés voter. Une donnée qui peut s’expliquer par plusieurs facteurs. D’un côté, il est toujours difficile pour les électeurs des très grandes circonscriptions, comme au Brésil, de se rendre aux bureaux de vote, souvent éloignés de plusieurs heures de route de chez eux. De plus, des bugs sur les convocations des Français en Europe ont été déplorés, créant ainsi des perturbations pour aller voter. En effet, ils ont été nombreux à constater avoir deux adresses différentes de bureau de vote sur leur convocation papier et électronique. D’autres problèmes ont participé à ce chiffre très décevant.

    Source : ministère de l’Intérieur

    La stratégie du Rassemblement National 

    Alors que les premières tendances étaient en train de se dessiner clairement, Denis Franceskin, délégué national pour l’ensemble de la Fédération des Français de l’étranger du Rassemblement national, est intervenu sur nos ondes. 

    Denis Franceskin

    Heureux des chiffres qui étaient en train de porter sa candidate aux portes du second tour, il a étayé les raisons qui ont joué en sa faveur. D’après lui, Marine Le Pen “a fait une très bonne campagne” et a été portée par une dynamique favorable.

    A l’évocation du report des voix, il ne cache pas sa volonté de voir les partisans d’Eric Zemmour rejoindre les rangs de sa représentante. Si pour lui, il existe une différence entre les deux clans politiques, il faut aujourd’hui se concentrer sur “ce qui nous unit et non sur ce qui nous sépare”. Durant les deux prochaines semaines, les membres du RN vont donc aller chercher cette population qui a placé Eric Zemmour à la troisième position chez les Français de l’étranger. 

    Ecoutez un extrait de l’échange avec Denis Franceskin, délégué national pour les FDE

    Le score de Marine le Pen

    L’abstention

    La stratégie de La République en Marche 

    Samantha Cazebonne, sénatrice des Français de l’étranger, a été la dernière invitée de ce grand direct électoral. Après avoir attendu que le président-candidat fasse son discours, elle nous a rejoints pour nous présenter les objectifs du mouvement. 

    A ses yeux, Emmanuel Macron veut rassembler les Français. Durant les quinze jours qui nous séparent du second tour de l’élection présidentielle, elle et ses collègues LREM vont tout faire pour mettre en place ce rassemblement. Si pour l’instant, la stratégie n’est pas encore opérationnelle, Samantha Cazebonne assure qu’ils se rendront auprès des électeurs.

    Samantha Cazebonne

    Cependant, nous pouvons noter une difficulté à laquelle le groupe va faire face au sein de la communauté des Français de l’étranger : alors que le président a raflé une majorité des voix, il reste peu de place pour le report de voix. Nous pouvons donc nous demander où vont-ils pouvoir aller chercher les électeurs pour faire barrage à Marine Le Pen. Effectivement, si Jean-Luc Mélenchon est l’autre gagnant à l’étranger et qu’il a appelé à ne pas se tourner vers la nationaliste au second tour, beaucoup de ses électeurs pourraient ne pas suivre cette consigne.

    Ecoutez les extraits de l’échange avec Samantha Cazebonne, sénatrice des Français de l’étranger

    Le score d’Emmanuel Macron

    L’abstention et les erreurs d’organisation

    Résultats des candidats chez les Français hors de France

    Source : ministère de l’Intérieur

    Le replay complet de la soirée électorale de StereoChic et du site Lesfrancais.press

  • L’organisation pointée du doigt pour expliquer l’abstention des expatriés

    L’organisation pointée du doigt pour expliquer l’abstention des expatriés

    Le taux de participation des Français de l’étranger a chuté de plus de 9 points entre le premier tour de l’élection présidentielle 2017 et celui de 2022, pour passer de 44,28 à 35,12 %. Comment expliquer cette abstention des expatriés, alors que le tissu politique, associatif et médiatique des Français établis hors de France s’est densifié et a gagné en qualité ces 5 dernières années.

    Avec nos correspondants et avec la participation de certains élus, la rédaction Lesfrancais.press a essayé de comprendre ce phénomène.

    La Covid-19

    Tout d’abord, il ne faut pas oublier que nous sortons d’une pandémie qui a profondément désorganisé la communauté des Français de l’étranger et son administration. En effet, nombre d’expatriés ont quitté leur lieu de résidence usuelle pour rejoindre la France. On pense à ceux établis en Chine, aux USA, en Australie ou dans certains pays africains. En conséquence, ils n’ont pas pu procéder à leur radiation de la liste consulaire étant installés provisoirement en France tout en ne pouvant pas voter. Ceux qui sont rentrés, avaient pour certains déménagé et n’avaient pas mis leur adresse postale à jour.

    En sus, la transmission de l’adresse électronique n’étant pas obligatoire, ils étaient nombreux à ne pas avoir actualisé leur adresse de correspondance papier et n’ont pas reçu la convocation postale, alors que c’était le seul mode de communication connu par l’administration.

    L’envoi tardif des convocations

    Cette année, l’administration consulaire dirigée par Laurence Haguenauer (qui n’a pas répondu à nos sollicitations) a décidé d’envoyer les convocations uniquement à partir du 04 avril soit quelques jours avant le premier tour.

    Vote en Turquie - 2017
    Vote en Turquie – 2017

    Evidemment ceux qui n’avaient fourni qu’une adresse postale n’ont pas reçu à temps leur convocation. Pour ceux qui avaient communiqué leur adresse email, le courriel est souvent arrivé dans les spams et le faible délai entre l’envoi électronique, le mercredi 06 avril, et la date de convocation ont empêché le bouche à oreille et la solidarité communautaire de battre son plein pour aider le plus grand nombre à obtenir les convocations et connaitre les bureaux de vote.

    L’erreur des bureaux de vote

    Car pour voter, nul besoin de convocation, il suffit d’être inscrit sur la liste électorale et de présenter une pièce d’identité. L’intérêt de la convocation c’est de connaitre son bureau de vote. Et là c’est le crash pour l’administration consulaire. En effet, cette dernière s’est emmêlée les pinceaux : erreur de fichier, de numérotation, ajout d’un bureau au dernier moment, nul ne le sait. La responsabilité est difficilement établie mais le résultat est bien là.

    Une grande partie des convocations envoyées par voie postale comportaient un mauvais bureau de vote tandis que les convocations par mail, elles, mentionnaient le bon numéro de bureau.

    Quelles conséquences ? Elles furent principalement localisées en Europe. Du fait de l’envoi tardif des convocations depuis Paris, les Français établis sur le continent européen étaient les seuls avoir bien reçu la version papier de celles-ci. A Bruxelles, où près de 90 000 Français de la ville-région et sa périphérie étaient convoqués dans un centre unique, pas d’erreur d’adresse, mais des gens à la recherche du bon bureau de vote. Cela a entrainé un chaos et une attente de plusieurs heures. Des dizaines de Français ont rebroussé chemin, invectivant, sur les réseaux sociaux, l’administration consulaire et les élus locaux sur cette organisation défaillante sur un grand nombre de points.

    Français de Belgique – dimanche 10 avril 2022 – sur Facebook

    A Londres, ils étaient plus chanceux. Il y avait des bureaux de vote disséminés sur l’ensemble du territoire de la capitale britannique. Mais ici, ce sont les personnes âgées qui se sont basées sur le courrier postal leur indiquant l’adresse du bureau de vote, et se sont vus balader d’un centre à l’autre à la recherche de leur urne pour y déposer leur vote. C’est ainsi, que notre correspondant Alexander Seale, a croisé une dame de 76 ans, fort courageuse, naviguant dans les rues londoniennes pour trouver la bonne adresse.

    Et les exemples se multiplient sur tout le continent européen. La sénatrice responsable des Français de l’étranger du parti présidentiel LREM, Samantha Cazebonne, a réagi lors de notre soirée électorale à cette situation. Elle désire tirer les conclusions nécessaires et veut que ces erreurs soient corrigées. Retrouvez sa réaction ci-dessous.

    Réaction Samantha Cazebonne face au chaos des convocations.

    Le bureau centralisateur aux abonnés absents

    On le voit c’est donc un véritable parcours du combattant qui attendait les expatriés qui voulaient voter pour cette élection présidentielle. Mais pour ceux dont l’engagement était marqué, soient les délégués et assesseurs des candidats, une grande surprise les attendait.

    Réaction du sénateur LR Damien Regnard sur Facebook

    En effet, cette armée de l’ombre, bénévole et volontaire, indispensable à la bonne organisation des élections, a subi les conséquences d’une organisation mal pensée et qui l’a traitée avec désinvolture.

    Du fait par moment d’un bug électronique, d’un autre d’une fermeture du bureau centralisateur, les bénévoles ont passé leur nuit dans les consulats attendant la validation des chiffres par Paris. A Montréal, ils ont quitté le centre de vote à 6h, à Bruxelles, c’est du consulat qu’ils ont pu enfin partir alors que le soleil était déjà levé, et la même situation s’est retrouvée, là aussi, dans de nombreux pays.

    La députée LREM Anne Genetet est rapidement montée au créneau, sollicitant le soutien du Ministre Jean-Baptiste Lemoyne, en charge des Français de l’étranger. Comme elle nous l’a précisé dans un échange par messages avant d’embarquer dans un avion, elle désire que la loi soit appliquée, tout simplement. Elle a donc décidé de suivre une voie légaliste pour obtenir que les droits des expatriés soient pris en compte. Elle reste dans l’attente d’une réponse du ministère.

    La réaction de l’administration consulaire

    Laurence Haguenauer

    Et la légalité, l’administration sait bien jouer avec cette notion. La réaction de la directrice Laurence Haguenauer, pourtant en repos comme un grand nombre de consulats ce 11 avril, à la différence des bénévoles qui durent aller travailler, eux, ce matin, fut de bloquer la communication des résultats aux expatriés.

    L’excuse, c’est qu’ils doivent être validés par le Conseil constitutionnel, avant d’être publiés. Une mesure qu’un grand nombre de consuls généraux, face au tollé au niveau local, ont décidé de ne pas appliquer. En Océanie, aux Amériques et dans certains pays d’Europe comme les Pays-Bas, le Portugal, etc., les chiffres sont connus. Pour les autres, il va falloir attendre le bon vouloir de cette administration si éloignée des communautés qu’elle doit servir. Cela signe tout de même une volonté de prendre en otage le corps politique des Français de l’étranger et la population d’expatriés pour éviter que les remous soient trop nombreux. Quelle administration en France pourrait se permettre cette attitude ?

    Le mandat d’Emmanuel Macron devait signer le retour de la primauté du politique sur l’administration, on ne peut que constater l’échec patent chez les expatriés. Espérons que son deuxième mandat verra la réalisation de son ambition. Les élus locaux comme nationaux avec le soutien des communautés le souhaitent.

  • L’élection française à l’international

    L’élection française à l’international

    Aux 4 coins du monde, les médias mais aussi parfois les populations ont suivi le vote des Français pour choisir leur Président de la République. Avec TV5MONDE, on fait le tour de quelques pays pour voir l’élection sous un autre angle. Un duel Macron / Le Pen qui soulève les passions.

    La présidentielle française vue d’Afrique

    Compte tenu des liens entre la France et l’Afrique, en particulier francophone, quel sera l’impact de la présidentielle française sur les relations avec le continent ? L’analyse depuis Dakar, de Gilles Yabi, président du cercle de réflexion Wathi.

    Zoom sur la Côte d’Ivoire

    Comment la jeunesse ivoirienne perçoit-elle cette élection ?

    L’élection vue de Suisse francophone

    En Suisse aussi, on a suivi avec intérêt l’élection française.

  • Guide de survie à l’étranger en cas d’élection de Marine Le Pen

    Guide de survie à l’étranger en cas d’élection de Marine Le Pen

    Les Français de l’étranger, où qu’ils vivent, sont souvent confrontés à des questions politiques sur leur pays d’origine. Au passage, c’est plutôt flatteur car cela montre que partout dans le monde, on s’intéresse à ce que la France représente et à ses leaders politiques.

    Mais les vétérans de l’expatriation le savent bien, il est toujours difficile de justifier le vote souvent important en faveur de partis classés à l’extrême droite à des collègues et amis étrangers qui ne disposent que d’une information parcellaire réduisant Marine le Pen et son parti au racisme, et notamment au rejet de l’islam et des musulmans.

    Le duo Zemmour / Le Pen a réalisé un très gros score au premier tour et les commentaires de la presse internationale vont beaucoup porter sur le sujet. Le fait qu’Emmanuel Macron soit un président très visible dans le monde entier attire forcément les regards sur notre pays et il n’est souvent pas simple, au cours d’une conversation, de voir nos compatriotes traités de racistes ou « d’islamophobes ».

    Une victoire de Marine Le Pen dans deux semaines n’étant pas à exclure, il faut également se préparer à l’éventualité de quelques années compliquées en termes d’argumentation.

    Il n’y a pas de formule magique, évidemment, mais le vote d’extrême droite en France peut s’expliquer par plusieurs facteurs qui pourraient aider vos interlocuteurs à nuancer leurs jugements sur la France et les Français.

    D’abord, le moteur principal de l’extrême droite est l’insécurité et un Etat perçu comme laxiste. Il n’est pour le coup pas très compliqué d’expliquer les choses ainsi, avant même de parler d’immigration. L’électeur du RN ou du parti de Zemmour est quelqu’un de préoccupé par la violence de notre société et force est de constater que ce sujet n’est pas assez bien traité par le reste de la classe politique, poussant l’électeur vers les extrêmes.

    Ensuite, le vote RN est surtout un vote de la « France périphérique », celle des villes moyennes et déclassées ainsi qu’un vote de la ruralité. Il est compliqué à comprendre car les Français de l’étranger viennent davantage des métropoles et méconnaissent souvent ce sentiment qui peut porter le vote de nos compatriotes vers le populisme. Un étranger pourra bien comprendre cette argumentation. Le parallèle avec le vote Trump qui était très « rural » aux Etats-Unis pourrait être utile. Le vote RN, c’est le vote d’une France qui a le sentiment que le reste du pays se développe sans elle et qui veut être entendue, l’exemple des Gilets jaunes peut être intéressant à citer. Ce sont des français moyens qui sont les délaissés des bienfaits de la mondialisation.

    Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement National

    Enfin, le plus complexe va être l’immigration et surtout le rapport à l’islam, tout particulièrement pour ceux de nos compatriotes qui comme moi vivent dans un pays musulman. Ce rejet des étrangers et des musulmans est la caractéristique première du vote Le Pen véhiculée par les médias du monde entier et parvenir à l’expliquer sans pour autant la cautionner n’est pas si simple. Il faut donc rappeler aux interlocuteurs que 10 % des français sont de confession musulmane et que 24 % des personnes habitant en France sont soit immigrés, soit appartiennent à la deuxième génération de l’immigration. Les Français ne sont donc pas allergiques à la diversité et les actes racistes violents sont rares.

    D’après les statistiques, en 2021, il y a eu 1 659 actes antireligieux en France dont 857 faits antichrétiens, 589 faits antisémites et 213 faits antimusulmans. Pour un pays de 65 millions d’habitants, ce sont des chiffres raisonnables. A titre de comparaison, la seule ville de Londres en Grande Bretagne a recensé 1652 faits à caractère antisémite en 2018.

    Sur l’islam, il faut rappeler à nos interlocuteurs que la France compte 2500 lieux de cultes pour les musulmans et que ces derniers, particulièrement d’origine nord-africaine s’intègrent bien dans la société malgré des problèmes de discrimination qui sont cependant en repli régulier. Vous pouvez même citer mon dernier livre qui montre que l’intégration de la deuxième génération des immigrés d’Afrique du Nord se fait au même rythme que celle de leurs homologues d’Europe du sud.

    Le vote Le Pen ou Zemmour ne peut donc pas se résumer à un vote raciste et anti musulman. Aucun des deux candidats n’a d’ailleurs indiqué qu’il allait expulser les étrangers régulièrement installés en France. Le principal sujet sur lequel ils insistent est l’islam radical et les dérives terroristes que cela peut occasionner, et pour lesquelles la France a payé le prix du sang. De même, les deux candidats insistent sur le fait qu’il faut expulser les étrangers en situation irrégulière car près de 90% des étrangers faisant l’objet d’une injonction à quitter le territoire ne sont jamais expulsés. La plupart des pays dans lesquels vivent les Français ont une politique d’expulsion extrêmement rigoureuse et ce chiffre des « obligations de quitter le territoire national » non appliquées pourra les surprendre et les amener à nuancer leur jugement.

    Alors bien entendu, les deux candidats d’extrême droite ne sont pas favorables à l’immigration et s’adressent à une population qui peut avoir des raccourcis racistes mais ce vote peut s’expliquer sans pour autant trop entacher l’image de notre pays. De toute façon, il va falloir vivre avec, soit pendant quelques semaines, le temps que le soufflet d’un score de deuxième tour important retombe, soit pendant cinq années d’une présidence où les Français de l’étrangers vont être en première ligne et devront faire preuve de résilience…

  • La politique fait des miracles

    La politique fait des miracles

    En ces temps d’élection, il faut apprécier les Pères Noël. Chacun y va de ses cadeaux. S’il reste des dupes, tant pis pour eux. Pourtant, la politique peut vraiment faire des miracles. 

    A regarder l’histoire et l’actualité, la misère, la maladie, la guerre sont le pain quotidien de l’humanité. Si une immense partie de l’humanité vit pieds nus, boit une eau incertaine, s’épuise à survivre, fuit les massacres, des milliards d’êtres humains sont sortis de la pauvreté, l’espérance de vie a augmenté, les guerres meurtrières ont reculé, la science et la médecine s’imposent d’exploit en exploit : l’humanité vit plutôt un âge d’or. 

    Avec l’accroissement incroyable des biens, des technologies, des ingénieries financières qui les accompagnent, forcément, les inégalités explosent. Combien de mondes entre les tycoons du Net et les mendiants des Indes ? Pourtant, le rattrapage technologique est plus rapide qu’il ne l’a jamais été. Le réseau Huawei s’impose en Afrique, Internet est au Ganesh café. La pauvreté persiste, elle n’est déjà plus la même. L’accélération de la diffusion des outils et savoirs est partout.

    Est-ce parce que les pays sont riches qu’ils peuvent se permettre d’être démocratiques ?

    La plupart des pays sont sortis de la pauvreté avec de bêtes et classiques investissements capitalistiques. Et l’accroissement des salaires suit celui du capital, ou l’inverse. Mais pourquoi en Corée du sud et non en Corée du nord, au Costa Rica et non au Nicaragua, en Uruguay plus qu’en Argentine, en Colombie mieux qu’au Venezuela ?

    Pourquoi l’accumulation là plutôt qu’ailleurs ? On mettra toujours en avant l’investissement dans l’éducation, la qualité de la formation, l’ouverture sur le monde, et le commerce international. Mais ces atouts ne sont-ils pas les conséquences d’autre chose ? 

    Les pays les plus riches sont aussi, curieusement, les pays les plus démocratiques. Est-ce parce qu’ils sont riches qu’ils peuvent se permettre d’être démocratiques ? A regarder les « foules » arabes, asiatiques, africaines, beaucoup pensent qu’elles ne seraient pas « prêtes » pour la démocratie. Chirac l’avait dit en Afrique. On répète la même chose à propos des Russes, des Biélorusses, des Kazakhs ou des Azéris. 

    Il est tout à fait possible que les structures sociales, familiales, religieuses ne le permettent pas : il est toujours difficile de sortir de son aire. Mais on peut aussi se demander par quel miracle les Coréens du sud ont été « prêts » et pas ceux du nord ? Pourquoi les Ukrainiens ont été gagnés par la démocratie occidentale, avec tous ses défauts, et pas les Biélorusses ? Pourquoi les Géorgiens sont démocrates et pas les Tadjiks ? Pourquoi les Estoniens sont-ils devenus riches et démocrates, et non les Russes de l’enclave de Kaliningrad ?

    Contrairement à ce que l’on croit, discipline et démocratie vont justement ensemble.

    La clé est ailleurs. Le Costa Rica est riche parce qu’il s’est débarrassé de ses généraux à la mode Tapioca. Le Nicaragua voisin ne peut l’être avec Ortega. La Finlande était pauvre en 1945, elle est devenue riche, comme ses voisins nordiques, en s’appliquant un modèle de démocratie exigeante et novatrice. Contrairement à ce que l’on croit, discipline et démocratie vont justement ensemble. 

    La Turquie, débarrassée des généraux, avait réussi son décollage économique avec une démocratie qui commençait à faire figure de modèle dans le monde musulman. Elle se ruine avec la démocrature d’Erdogan. Malgré l’emprisonnement des opposants, peut-être un prochain vote populaire l’obligera à quitter le pouvoir. La démocratie n’est pas que le vote, mais elle n’est pas sans lui. 

    En ces heures d’élection en France, malgré le désabusement et les jérémiades, se rappeler que la richesse des Européens ne vient pas d’un surplus d’efforts. Les Allemands ne travaillent pas plus les autres. Ils ne sont pas plus disciplinés que les pauvres Russes. Lors des confinements de la Covid, Italiens et Espagnols ont fait preuve de plus de discipline qu’eux. En revanche, l’Allemagne est une démocratie exigeante (contrecoup des horreurs de l’antidémocratisme culminant avec le national-socialisme). Plus un pays fonctionne démocratiquement, plus il est ordonné, plus il est équilibré, juste, actif, inventif. Mieux il lutte contre la corruption, la pauvreté, parce qu’il est un système de droit, avec des règles acceptées par les citoyens, généralement appliquées par les juges et les institutions, sans passe-droit, pots de vin, arrangements politiques et personnels.

    En ces heures d’élection, se rappeler que la richesse des Européens ne vient pas d’un surplus d’efforts.  

    La démocratie n’est pas un luxe, elle ne vient pas de la richesse : elle crée les conditions de la richesse. Beaucoup de sociétés la refusent, d’autant que les forces les plus actives dans ces sociétés la récusent. Elles préfèrent rester dans leur position de prébendes, même si elles seraient plus riches dans un système ouvert. Les Japonais n’étaient pas plus faits pour la démocratie que les Chinois. Imagine-t-on une Chine à la coréenne ou à la japonaise, depuis 1949 ? C’est Taïwan. Multipliée par la taille de la Chine. Elle dominerait effectivement depuis longtemps le monde. 

    Aujourd’hui, la Chine voudrait vanter son modèle de développement. Chou-En-Laï disait, quand on l’interrogeait sur la Révolution française, « Il est encore trop tôt pour en juger ». Il est encore bien trop tôt pour dire que la Chine est un modèle.  

    Le modèle démocratique est en difficulté parce que l’on n’en voit que les crises. C’est naturel : c’est un système qui expose ses crises. Pourtant la guerre d’Ukraine révèle qu’un système autoritaire, fermé, est inefficace même pour une armée ; et à ce point mensonger qu’il se ment à lui-même. Pourtant l’interruption des circuits du commerce a précipité la faim et la misère dans les pays pauvres. Pas de développement sans commerce. Alors que dans les pays riches, notamment en Europe, les miracles du crédit ont préservé sinon l’économie, du moins les revenus.

    Nous sommes à l’aube, et non à la fin, de nouveaux miracles économiques.

    Nous vivons à crédit : crédit financier, écologique, et beaucoup disent, à l’encontre du matérialisme occidental, spirituel. En fait nous vivons peut-être une parenthèse heureuse dans l’histoire de l’humanité. La misère est le lot commun de l’humanité, l’abondance l’exception. Se rendre compte de cette chance oblige à tout faire pour que cette exception dure. Heureusement, c’est plus que probable. 

    Nous sommes à l’aube, et non à la fin, de nouveaux miracles économiques. A regarder, même de loin, les découvertes scientifiques, les promesses de l’ordinateur quantique, les vertiges de l’intelligence artificielle, les ressources des nouvelles énergies, la révolution des capacités d’apprentissage, il est possible, plus que possible, que l’humanité soit victorieuse de ses asservissements à la misère, à la guerre, à la maladie. Ce ne sont pas des utopies. Aujourd’hui c’est la guerre qui étonne, c’est l’épidémie qui surprend, la famine qui choque. Il y a moins d’un siècle c’était la règle en Inde, en Chine, en Afrique, en Amérique latine… en Europe !

    Ce n’est pas le peuple qui doit être contrôlé, ce sont les dirigeants.

    Préserver le miracle est la seule question politique, à la fois générale, locale, nationale et universelle. Les miracles ne sont pas économiques, ni techniques, ils sont d’abord politiques. Ou encore culturels. Voilà pourquoi la politique est une chose trop sérieuse pour la laisser aux seuls dirigeants : principe même de la démocratie. Ce n’est pas le peuple qui doit être contrôlé, ce sont les dirigeants qu’il faut garder sous surveillance. Par le vote, et après. Ouvrez l’œil !

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Les expatriés hésitent entre Macron et Mélenchon

    Les expatriés hésitent entre Macron et Mélenchon

    Et sans grande surprise, on prend les mêmes et on recommence ! Car oui, comme en 2017 ce sont le président sortant Emmanuel Macron et Marine Le Pen qui atteignent les portes du second tour.

    Les expatriés hésitent entre Macron et Mélenchon

    Pour autant, chez les Français de l’étranger, la nationaliste arrive loin dans les première estimations. Le choix des expatriés s’est tourné vers le candidat LREM et l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon. Le leader de la France insoumise arrive même en tête à Montréal. Il domine largement en Amérique du Sud aussi.

    Cependant dans la grande majorité des consulats, c’est le vote pour le Président de la République qui a été massif. Avec plus de 50% des bulletins dans certains pays, les expatriés ont fait le choix du vote utile comme LREM le demandait. Valérie Pécresse comme Anne Hidalgo qui portaient les couleurs des partis historiques en ont fait les frais.

    Chez les Français de l’étranger, la chute est également douloureuse pour Eric Zemmour. Lui qui visait les 20% de voix, en obtient pour l’instant qu’aux alentours de 9%. Cependant, c’est toujours mieux que Marine Le Pen qui n’a jamais réellement réussi à percer. La fédération RN des expatriés va tenter de récupérer la base militante du tout jeune parti Reconquête.

    LREM veut rassembler

    Durant le grand direct dédié à la présidentielle, en partenariat entre StereoChic et LesFrancais.press, hier soir les invités se sont suivis pour débriefer en temps réel le scrutin. A la fin de la soirée, nous avons reçu Samantha Cazebonne, sénatrice LREM des Français de l’étranger qui a envoyé un message d’union.

    “Je crois que c’est important de rassembler d’autant plus dans les 15 prochains jours. Les FDE seront probablement ceux qui feront la différence au plan national, donc comme nous le disons depuis plusieurs mois : nous sommes des Français à part entière et je crois que le prochain scrutin le 24 avril le démontrera”. 

    Samantha Cazebonne, sénatrice des Français de l’étranger et responsable du pôle Français de l’étranger pour LREM

    Retrouvez le résumé, avec les responsables des fédérations des Français de l’étranger de LREM, du RN, de LFI et du PS, de l’émission ce 11 avril 2022 à 13h (heure de Paris)

    Ecoutez la version audio

  • Présidentielle : grande abstention chez les Français de l’étranger

    Présidentielle : grande abstention chez les Français de l’étranger

    Ce week-end du 10 avril, les Français étaient invités à se rendre aux urnes pour voter au premier tour de l’élection présidentielle. Chez les Français de l’étranger, l’abstention a été importante. 

    Selon une estimation Ipsos-Sopra Steria pour FranceInfo, 26% des Français ont refusé de se rendre dans l’isoloir ce week-end. Un chiffre élevé mais moindre que celui des Français de l’étranger. Effectivement, d’après les premiers chiffres recueillis, le taux de participation s’élève à 35,12% en moyenne, et donc environ 64,88% d’abstention. C’est une chute de 9 points de la participation qu’on peut attribuer aux bugs d’organisation.

    Des Français de l’étranger se rendant au Lycée français de Londres pour aller voter le dimanche 10 avril 2022

    Taux de participation global des Français de l’étranger

    Taux de participation par continent

  • Présidentielle : Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour

    Présidentielle : Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour

    Quelque 48,7 millions de Français étaient appelés aux urnes ce dimanche 10 avril 2022 pour le premier tour de l’élection présidentielle. Les bureaux de vote ont ouvert partout en France entre 8 heures et 19 heures et jusqu’à 20 heures dans les grandes villes. Douze candidats se présentaient lors de ce premier tour. 

    Emmanuel Macron largement en tête 

    Et, sans grande surprise, comme en 2017, le président sortant Emmanuel Macron s’est largement qualifié pour le second tour de la présidentielle dimanche, avec un score de 27,6% à 29,7% des suffrages exprimés, devant la candidate RN Marine Le Pen, entre 23,5% et 24,7%, selon les premières estimations des instituts de sondage à 20H00. 

    Donné troisième, le candidat LFI Jean-Luc Mélenchon se situe entre 19,8 et 20,8%, devant Eric Zemmour (Reconquête!), entre 6,5% et 7,1%, l’écologiste Yannick Jadot entre 4,4% et 5%, et la candidate LR Valérie Pécresse entre 4,3% et 5%. 

    La droite LR et le Parti socialiste ont connu leurs plus bas historiques lors d’une élection présidentielle, la socialiste Anne Hidalgo recueillant environ 2% des voix au premier tour, tandis que Valérie Pécresse avoisine les 5% ou moins. 

    Tous les autres candidats seraient sous la barre des 5% : l’iconoclaste Jean Lassalle (2%-3,3%), le communiste Fabien Roussel (2%-2,7%), le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (1,8%-2,3%). Les trotskystes Philippe Poutou et Nathalie Arthaud ferment la marche avec entre 0,5% et 1% des voix. 

    L’abstention victorieuse

    Lors de ce premier tour, l’abstention devrait se situer entre 25% et 26,5% selon les premières estimations des instituts de sondage, soit un niveau plus important qu’en 2017 (22,23%), mais sans atteindre le record de 2002 de 28,4%. 
    Les cinq départements qui ont le plus voté à 17h sont la Dordogne (75,26 %), l’Aveyron (73,93 %), le Gers (73,71 %), la Haute-Loire (73,53 %) et les Pyrénées-Atlantiques (72,78 %). 
    Les cinq départements qui se sont le moins mobilisés à 17H00 sont la Haute-Corse (51,23 %), la Seine-Saint-Denis (51,71 %), Paris (52,17 %), l’Essonne (56,19 %) et la Corse-du-Sud (58,48 %).