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  • Europe 2021 : premier emprunt européen, Covid, immigration et présidence française

    Europe 2021 : premier emprunt européen, Covid, immigration et présidence française

    L’Union européenne joue un rôle majeur dans la vie des expatriés, nombre de compétences dépendent directement de Bruxelles. La mise en place du certificat européen a permis de retrouver une quasi liberté de circulation, mais cette année 2021 a aussi marqué un bond fédéral avec le lancement de l’emprunt européen. Tandis que l’immigration entraine encore de fortes tensions sur le continent et avec le Royaume-Uni dont les relations sont marquées par un Brexit chaotique. Cependant l’année se conclut sur une promesse, celle de la France pour une Europe plus solidaire et plus forte. On parcourt ensemble cette année 2021.

    Succès pour le premier emprunt européen

    Les titres de dette européens sont partis “comme des petits pains”, rapportait La Croix le 16 juin. En effet, le mardi 15 juin, l’Union européenne “a réussi à lever 20 milliards d’euros sur les marchés financiers pour commencer à financer le plan de relance européen de près de 700 milliards d’euros ».

    “La Commission a levé 20 milliards d’euros sur les marchés financiers via une obligation à 10 ans. C’est la plus grande opération’ de ce type jamais réalisée en Europe et l’une des plus importantes émissions de dettes jamais lancées en une seule tranche dans le monde”

    La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen

    Après un premier accord de principe autour du plan de relance Next Generation EU en juillet 2020 et malgré les blocages politiques survenus en décembre, les Etats membres “avaient achevé fin mai le processus de ratification de la décision les autorisant à s’endetter en commun”. Cette étape franchie, Bruxelles a donc pu lancer l’emprunt commun et commencer à distribuer les 672 milliards d’euros aux Vingt-Sept de la facilité pour la reprise et la résilience, pilier central du plan de relance européen, sous forme de subventions et prêts.

    Tensions entre le Royaume-Uni et l’Europe

    Un « cadeau » de Noël à l’heure du réveillon. Il y a un an, le 24 décembre 2020, Boris Johnson dévoilait un document de plus de 1200 pages dans une vidéo adressée au peuple britannique. Le pavé brandi tel un trophée par le dirigeant conservateur est le fruit de longues heures de négociations entre Londres et Bruxelles pour enfin parvenir à un accord commercial post-Brexit qui entrera en application une semaine plus tard, le 1er janvier.

    Et depuis la catastrophe redoutée par certains et qui se serait traduite par un net décrochage du Royaume-Uni par rapport à ses voisins n’a pas eu lieu. Mais le Brexit n’a pas non plus été totalement indolore, selon l’Office Budget Responsibility (OBR), un organisme indépendant fournissant des prévisions aux pouvoirs publics, lequel estimait en mai que la sortie de l’Union européenne avait amputé le PIB britannique de 0,5% rien qu’au premier trimestre 2021.

    Lors de l’entrée en vigueur de l’accord commercial en janvier dernier, les exportations britanniques vers les pays membres de l’UE ont par ailleurs dégringolé avant de se reprendre. Sans doute en raison du manque de préparation des entreprises d’outre-Manche qui ont dû s’habituer aux nouvelles formalités administratives rendues nécessaires pour commercer avec les 27.

    L’emploi britannique a bien résisté au Brexit et à la pandémie. A la fin du troisième trimestre, le taux de chômage outre-Manche s’établissait à 4,3%, soit près de deux fois moins qu’en France (8,1%). Autrement dit, le Royaume-Uni est en situation de plein-emploi.

    Tout cela serait parfaitement réjouissant si le pays ne faisait pas face à d’importantes pénuries de main-d’œuvre. Lesquelles se sont aggravées depuis le début de la crise sanitaire et la sortie de l’Union européenne. Les chauffeurs poids-lourds manquent tout particulièrement à l’appel. Les ressortissants qui exerçaient cette profession en Grande-Bretagne ont non seulement été contraints de retourner dans leur pays d’origine pendant les périodes de confinement décrétées à travers l’Europe, mais ils ont aussi été empêchés de revenir en raison du renforcement des règles d’immigration post-Brexit.

    Ce manque de bras, toujours prégnant, a eu des conséquences directes sur le fonctionnement de l’économie du pays sur la seconde moitié de 2021. Aux quatre coins du Royaume, il a accentué les difficultés d’approvisionnement liées à la reprise économique mondiale post-Covid et la perturbation des chaînes de valeur. Résultat, les entreprises britanniques n’ont pu se fournir en quantités suffisantes et les délais de livraison se sont allongés. Les consommateurs, eux, n’ont pu que constater l’absence de nombreux produits dans les rayons de supermarchés.

    La forte inflation et les pénuries qui frappent le Royaume-Uni laissent à penser que la reprise économique y est peut-être plus fragile qu’ailleurs. Quoi qu’il en soit, évaluer les effets économiques du Brexit à court terme demeure complexe.

    En clair, les effets, positifs ou non, du Brexit pour le Royaume-Uni ne s’observeront que dans plusieurs années. Mais les organismes chargés de faire des prévisions sont plutôt pessimistes. Selon l’OBR, le retrait de l’Union européenne aura à long terme deux fois plus d’impact sur l’économie britannique que la pandémie de Covid-19, avec une perte de PIB de 4%.

    On en reparlera tout au long de l’année 2022 sur Lesfrancais.press

    Files de migrants à la frontière biélorusse

    L’immigration à l’Est

    L’année 2021 a été marquée par un chantage inédit de la Biélorussie qui a organisé l’arrivée de demandeurs d’asile aux frontières de l’UE. La réponse coordonnée des 27 a eu raison de la tentative de déstabilisation. Mais si le consensus sur la fermeture des frontières est total, les divisions entre les 27 bloquent toujours l’adoption du pacte migratoire de Bruxelles et tout projet politique d’envergure.

    La réponse apportée par l’Union européenne à la manœuvre biélorusse a montré combien l’unité des 27 États membres peut être efficace. Elle l’a été sur le plan extérieur en imposant des sanctions à la Biélorussie, en exerçant des pressions diplomatiques concertées sur les compagnies aériennes nationales et les pays d’où partaient les vols organisés par Minsk.

    En conséquence, la réponse globale de la Commission européenne, incluse dans le projet de réforme de l’espace Schengen de libre circulation, va « moins vers une réduction que vers un renforcement des droits que l’on peut accorder à des personnes instrumentalisées, massées et parfois coincées à cette frontière », remarque Yves Pascouau. S’il est adopté, le texte présenté sera une avancée sur le plan sanitaire : l’UE pourrait avoir tiré les leçons de la cacophonie qui a suivi le début de la pandémie de Covid-19. Les règles d’entrée de citoyens étrangers à l’Union européenne pourraient ainsi devenir les mêmes pour tous.

    En ce qui concerne la question migratoire, cette réforme pose question : la Commission remet sur la table une ancienne proposition qui autoriserait des patrouilles volantes de contrôle dans les zones frontalières :

     « Qui opérerait ces patrouilles ? La commission dit clairement que ce seraient les autorités de police mais pas uniquement. Donc qui sont les autres autorités qui seront amenées à exercer des contrôles volants ? Deuxième problème, la Commission prévoit pour des personnes en situation irrégulière dont les patrouilles considèrent qu’elles viennent directement d’un autre État membre. Il pourrait y avoir un accord de réadmission automatique, qui n’existe pas aujourd’hui. »

    Contrairement à ce qu’avancent certains responsables politiques, les mécanismes de fermeture des frontières extérieures fonctionnent. En 2020, le nombre de franchissements irréguliers des frontières, 125 100, était le plus bas en 7 ans. Quant aux demandes d’asile, elles ont baissé de 26% début 2021 par rapport à 2019. La Commission, comme Frontex, remarquent toutefois une hausse des entrées ou tentatives d’entrée dans l’Union européenne en 2021 par rapport à 2020, sachant que l’an dernier la pandémie a réduit les mouvements de population.

    Cependant ces derniers continuent comme l’ont démontré les tragiques accidents au Sud comme au Nord. Le naufrage qui a fait au moins 27 morts dans la Manche le 24 novembre dernier, alors que les migrants avaient appelé les secours en France et au Royaume-Uni, a suscité des réactions indignées. Il illustre parfaitement les conséquences d’une politique du « chacun pour soi ».

    La présidence française se dévoile

    Au premier janvier, c’est la France qui prend les rênes du continent !

    Pendant un semestre, la mission de la France à la tête du Conseil de l’UE est d’organiser et de présider toutes les réunions des ministres. C’est en fixant les ordres du jour de ces réunions que la présidence française peut peser sur l’agenda législatif européen. Au-delà des ordres du jour, le pouvoir d’une présidence consiste aussi à rédiger les propositions de compromis. Ces compromis doivent correspondre non seulement aux voeux de la majorité des États mais aussi convaincre la Commission européenne.

    Une présidence est un moment exceptionnel pour l’État membre qui endosse cette responsabilité. Il est alors placé au premier plan de la scène européenne et bénéficie à cette occasion d’une visibilité renforcée.

    France’s President Emmanuel Macron speaks at the EU summit finale news conference at the European Council building in Brussels, Belgium October 16, 2020. Kenzo Tribouillard/Pool via REUTERS

    Durant ses six mois de présidence, la France est appelée à faire progresser le projet européen, en lien avec les autres institutions européennes (Conseil européen, Commission et Parlement), sur la base du programme élaboré conjointement avec la Suède et la République tchèque.

    Un secrétariat général de la présidence française du Conseil de l’UE a été installé auprès du Premier ministre. Il assure la coordination entre les ministères et les entités qui en relèvent.

    C’est la treizième fois que la France est en charge de la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne depuis les années 1950. Sa mission qui s’étend du 1er janvier au 30 juin 2022, se déroule en même temps que l’élection présidentielle, en avril 2022, et les élections législatives, en juin 2022.

    Une chose est sûre, le programme est ambitieux et chargé. Le discours du président regroupe les priorités en trois rubriques qui ne font pas l’unanimité. Parmi les défis les plus urgents, une crise sanitaire à l’issue encore incertaine, la relance économique et les grandes transitions dans les domaines de l’écologie et du numérique.

    L’année 2022 s’annonce charnière pour l’UE avec des défis comme surmonter la crise Covid, mettre en place un vrai contrôle des frontières extérieures et avancer dans l’intégration de toutes les économies du continent.

  • Les sujets TV5MONDE qu’il ne fallait pas manquer en 2021

    Les sujets TV5MONDE qu’il ne fallait pas manquer en 2021

    Les rédactions du site Lesfrancais.press et de TV5MONDE vous proposent une sélection des meilleurs sujets diffusés sur la chaine mondiale en 2021 ! L’occasion de faire le point sur l’actualité des francophones dans le monde.

    Entretien avec Laurent Gbagbo

    Laurent Gbagbo, acquitté depuis le 15 janvier 2019 est en attente en Belgique de son passeport pour rentrer en Côte d’Ivoire. Cela faisait neuf ans que l’ancien président ivoirien ne s’était pas exprimé publiquement à la télévision. Un entretien exclusif accordé à TV5MONDE en janvier 2020.

    https://www.youtube.com/watch?v=BcgBYfmySaQ&t=94s

    Tchad : Deby, les dernières 24h

    Tchad : entre la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle, les combats dans le Kanem et l’annonce du décès d’Idriss Deby, le récit des 24 heures cruciales des 19/20 avril 2021.

    Mali : tentative d’assassinat sur le président de la transition

    Il vient d’échapper à une tentative d’assassinat à l’arme blanche. C’était durant la prière musulmane de l’Aïd al-Adha, à la grande mosquée de Bamako. Mais le président malien de la transition, le colonel Assimi Goïta, est sain et sauf. Un sujet diffusé le 20 juillet 2021.

    Guinée : qui est le putschiste Mamady Doumbouya ?

    Guinée : c’est l’homme fort en ce jour de putsch à Conakry. Qui est le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, ancien légionnaire de l’armée française et chef de file des militaires qui ont arrêté Alpha Condé ? Un sujet diffusé le 05 septembre 2021

  • Grichka Bogdanoff est mort

    Grichka Bogdanoff est mort

    Nés en août 1949 dans le Gers, les jumeaux à la biographie très mystérieuse, ont fait de la vulgarisation scientifique et de la science-fiction leurs domaines de prédilection. Animateurs dans les années 1980 et 1990, les inséparables frères Bogdanoff écument les plateaux télé et radio, dans les années 2000, jouant volontiers avec leur image, comme dans ce clip avec Cyril Hanouna, intitulé Bogda Bogdanov. Grichka Bogdanoff, frère jumeau d’Igor, animateur dans le domaine de la vulgarisation scientifique, vient de mourir à l’âge de 72 ans.

    Scientifiques et animateurs TV

    S’ils occupaient récemment plus souvent la rubrique des faits divers, les frères Bogdanoff sont devenus célèbres dans les années 1980 aux manettes de l’émission de vulgarisation scientifique Temps X, sur TF1. L’émission, lancée en 1979, diffusait des séries comme La Quatrième DimensionLe Prisonnier ou Les Envahisseurs. Et les frères Bogdanoff, vêtus de combinaisons futuristes, y évoquaient les avancées technologiques de l’époque et la science- fiction. L’émission a marqué toute une génération de téléspectateurs.

    Ils participent ainsi à Fort Boyard, sur France 2, le temps de deux saisons, en 2015 et 2016, et aux Grosses têtes de RTL depuis 2015. On les croise aussi en 2017 dans Touche pas à mon Poste, sur C8, en tant que chroniqueurs, ou en tant que candidats en 2020, dans Mask Singer. Récemment, Grichka Bogdanoff avait, avec son frère, un projet de reprise de Temps X avec le groupe Canal.

    Ils signent également, à quatre mains, une vingtaine d’ouvrages scientifiques, de Clefs pour la science-fiction en 1976, à L’Equation Dieu, en 2019, en passant par Nous ne sommes pas seuls dans l’Univers en 2007 ou 3 minutes pour comprendre la grande théorie du Big Bang en 2014.

    Déboires financiers et judiciaires

    Igor et Grichka Bogdanoff ont-ils tenté de spolier un millionnaire bipolaire pour régler leurs déboires financiers et relancer « Temps X », l’émission de science-fiction qui les a rendus célèbres dans les années 80 ? Igor devra répondre seul à ces accusations devant le tribunal.

    La victime, Cyrille P., un ancien hôtelier fortuné de 53 ans souffrant de troubles bipolaires depuis plusieurs années, s’est suicidée le 31 août 2018, au plus fort de l’enquête, depuis les falaises d’Étretat (Seine-Maritime). Pour le magistrat, les deux hommes ont à l’époque conscience de manipuler Cyrille P. : « J’ai parlé avec lui hier pour le maintenir dans cet état (…) ce serait une bonne façon de le réinitialiser », raconte Grichka (décédé désormais) à son frère Igor, selon une écoute versée au dossier.

    En difficultés financières, Igor convainc leur nouvel ami de lui racheter pour 750.000 euros la moitié de sa villa parisienne, en indivision et sans pouvoir s’y installer.

  • Covid-19 : 10 000 vols annulés

    Covid-19 : 10 000 vols annulés

    Les turbulences liées à la Covid-19 dans le transport aérien se poursuivent depuis hier lundi et ce mardi avec 8.000 annulations depuis vendredi. La principale cause d’annulation : Omicron qui fait flamber les contaminations autour du monde touchant de nombreux pilotes, hôtesses de l’air, stewards, et autres membres du personnel au sol, obligés de se mettre en quarantaine après avoir été exposés à la Covid. C’est la Chine qui bat tous les records d’annulations, cela à quelques semaines des JO de Pékin. En mer, les vaisseaux de croisière sont également dans le collimateur des autorités sanitaires.

    Quarantaine pour le personnel naviguant

    La principale cause évoquée par les compagnies aériennes pour justifier les annulations c’est le variant Omicron. Touchés par la Covid-19, les pilotes, hôtesses et stewards, ainsi que des personnels au sol, sont obligés de quitter leur poste de travail pour se mettre en quarantaine après avoir été exposés au virus.

    La mise en quarantaine des personnels volants et au sol exposés à la Covid, a ainsi contraint notamment les compagnies comme Lufthansa, Delta, United Airlines, Alaska Airlines, JetBlue ou encore British Airways à annuler de nombreux vols.

    Les Etats-Unis et la Chine, les deux principaux marchés aériens mondiaux avec trafic domestique très important, sont les plus touchés par le phénomène.

    Annulations en cascade

    Ainsi la cascade d’annulations qui affecte le secteur aérien à travers le monde, déjà bien impacté par les dernières restrictions aux frontières, continue. Après 8.000 vols annulés pendant le week-end de Noël (vendredi compris), ce sont encore plus de 2.100 liaisons qui furent supprimées ce lundi selon le dernier bilan du site Flightaware. La barre symbolique des 10.000 annulations est donc franchie en quatre jours et la tendance devrait se poursuivre dans les prochains jours.

    Les prévisions ne sont pour l’instant que de 800 vols supprimés ce mardi, mais elles pourraient rapidement enfler comme ce fut déjà le cas ce week-end. Alors que les premières estimations annoncées samedi faisaient état de 4.500 vols touchés sur deux jours, les annulations ont grimpé en flèche pour atteindre le chiffre de 8.000 (plus précisément 7.900, soit +75% que prévu initialement). De même, alors que les prévisions faisaient état de 800 vols touchés ce lundi, les annulations effectives furent presque trois fois plus importantes.

    Comment se faire rembourser en cas d’annulation ?

    En pleine période de fêtes, les expatriés sont nombreux à avoir besoin de se déplacer par voie aérienne. Ils sont donc particulièrement touchés par ces annulations. Que faire si on est victime d’une annulation de vol par la compagnie aérienne ?

    Que ce soit lié à la Covid-19 ou non, voici les réponses aux principales questions que vous vous posez sur l’annulation de votre billet, qu’il s’agisse d’un vol sec (réservé séparément) ou d’un voyage à forfait (vol + hébergement, généralement réservé via une agence ou un tour-opérateur).

    Annulation d’un billet (vol sec) à l’initiative de la compagnie

    Avec les vagues pandémiques, les annulations à l’initiative des compagnies aériennes sont devenues monnaie courante. L’article 8 du règlement européen n°261/2004 est clair et indique qu’en cas d’annulation d’un vol par la compagnie aérienne, le passager a le droit à un remboursement du billet sous 7 jours. Une règle légèrement modifiée toutefois par la crise sanitaire : depuis le 13 mai 2020, la Commission européenne autorise les transporteurs à proposer un avoir, qu’il est possible de refuser et qui est dans tous les cas remboursable au bout de 12 mois s’il n’a pas été utilisé. Cette règle s’applique uniquement pour les vols annulés depuis le 1er mars 2020 en raison de la Covid. Bon à savoir : l’Institut national de la consommation a rédigé une lettre type de demande de remboursement et d’avoir.

    En cas de voyage à forfait (vol + hébergement) ?

    Dans le cas de la réservation d’un forfait combinant au moins deux types de services différents dans le même voyage (transport, hébergement, location de voiture, visites…), la situation est simple. Si l’agence de voyages (ou le site de réservation) annule votre séjour, elle a l’obligation de vous rembourser l’intégralité des paiements dans les 14 jours. Si vous souhaitez annuler votre voyage de votre plein gré, vous ne paierez pas de frais et serez remboursé sous 14 jours sous deux conditions prévues par le code du tourisme : si des circonstances «exceptionnelles et inévitables» (intempéries, épidémie, attentats…) surviennent sur place ou à proximité de votre lieu de destination, et si celles-ci ont des conséquences sur l’exécution du contrat prévu.

  • France : nouvelles mesures contre Omicron

    France : nouvelles mesures contre Omicron

    Le ministre de la Santé Olivier Véran et le Premier ministre Jean Castex se sont exprimés ce lundi 27 décembre 2021 à 19h, à la sortie du conseil des ministres et du conseil de défense sanitaire, depuis Matignon. Emmanuel Macron avait convoqué ces deux conseils exceptionnels à quelques jours de la fin d’année suite aux mauvais chiffres de la semaine dernière.

    En effet, jamais le pays n’avait connu autant de nouvelles contaminations à la Covid en l’espace d’une journée que ce vendredi 24 décembre 2021 avec 104 611 nouveaux cas.

    Réduction du délai avant le rappel

    Jean Castex a commencé son allocution en indiquant que désormais il ne faudra que 3 mois entre la deuxième dose (ou la première si on a été malade de la Covid) pour être éligible à la troisième dose. Les expatriés ayant reçu deux doses dans leur pays de résidence ou en France il y a plus de 3 mois peuvent prendre rendez-vous pour recevoir leur rappel en France.

    Le passe vaccinal

    A partir du 15 janvier, les personnes qui contrôlent les passes sanitaires vont pouvoir contrôler l’identité de leur porteur. Le passe vaccinal devra être présenté dans les restaurants, bars, séminaires, loisirs et transports inter-régionaux. 

    Contrairement au passe sanitaire, l’obtention du passe vaccinal, comme son nom l’indique, est soumise à l’injection du vaccin contre la Covid-19. Seuls les produits approuvés en France (Moderna, Pfizer, Janssen et AstraZeneca) permettent de mettre la main sur ce passe. Dès le 15 janvier 2022, le passe vaccinal sera conditionné à l’injection d’une dose de rappel si la dernière remonte à plus de sept mois. Il faudra donc un schéma vaccinal complet pour disposer du précieux sésame.

    Une fois le projet de loi adopté par le Parlement, il ne sera plus possible de présenter un test RT-PCR ou antigénique négatif pour obtenir le QR code affiché dans l’application TousAntiCovid ou sur papier. Cependant les personnes qui ont été infectées par le coronavirus, et qui pourront présenter un certificat de rétablissement de plus de 11 jours et de moins de 6 mois, disposeront du passe vaccinal. Après une contamination, les anticorps sont présents dans l’organisme pendant plusieurs semaines et réduisent ainsi l’exposition au virus.

    «Le conseil des ministres a validé le projet de loi faisant passer le passe sanitaire en passe vaccinal, sous réserve d’adoption par le Parlement»

    Jean Castex – Premier ministre de la République française

    Actuellement, la troisième dose est indispensable à tous les plus de 65 ans qui ont été vaccinés il y a plus de sept mois pour conserver le passe sanitaire en France. Mais, même sans troisième dose, leur passe frontière est encore valable pour continuer à voyager dans l’Union européenne, confirme la Direction générale de la Santé, pour quelques mois. En effet, les dirigeants de l’Union européenne ont annoncé vendredi dernier qu’il faudrait désormais un rappel tous les mois pour conserver son passe frontière. La mesure rentrera en application le premier février 2022.

    Encadrement des consommations

    Jean Castex a aussi annoncé que les concerts debout seront désormais interdits, tout comme la consommation de boissons et de nourriture dans les transports collectifs, les restaurants et les cinémas.

    La consommation devra, elle, se faire assise dans les bars et les restaurants. Ainsi, le masque devra être conservé en permanence dans ces lieux.

    Aggravation des sanctions pour les usagers de faux passes sanitaires

    Face aux dizaines de milliers de faux passes sanitaires qui circulent dans le pays, Jean Castex serre la vis. L’amende passe de 135 € à 1000 €.

    Les grands rassemblement soumis à des jauges

    A la différence du modèle des dispositifs allemand ou suisse, le gouvernement renonce à la mise en place d’une nouvelle disposition pour les lieux à forte fréquentation comme les marchés de Noël ou les stades. Les « G » qui figurent après les chiffres font référence à des termes allemands « geimpft, getestet, genesen », qui signifient « vacciné, testé, rétabli ».

    Mais il conserve la stratégie de la jauge. Désormais, les grands rassemblements seront limités à une jauge de 2.000 personnes maximum à l’intérieur, et 5.000 à l’extérieur, a annoncé Jean Castex.

    Nouvelle durée d’isolement pour les cas contacts

    L’exécutif annoncera en fin de semaine la nouvelle durée d’isolement pour les cas contacts. Actuellement elle peut monter jusqu’à 17 jours pour une personne qui est cas contact et qui partage son domicile avec un individu positif à la Covid-19.

  • Pas de cadeau pour les cadeaux.

    Pas de cadeau pour les cadeaux.

    Plaisir d’offrir, joie de recevoir ! Ah ! Quel beau matin que ce matin des étrennes ! L’étonnement des enfants est fascinant. Il a bien fallu inventer le Père Noël pour expliquer ce mystère : d’où viennent les cadeaux ? Du ciel ? Et bien non : les cadeaux ne tombent pas du ciel. Encore que.

    En France, une prime de Noël de 100 euros a été distribuée à tous les salariés gagnant moins de 2000€ net, ce qui représente 36 millions de personnes. Elle succède au chèque-énergie de la rentrée qui lui, n’en concernait que 5.6 millions. Pourquoi ces primes ? Covid providentiel, élections covidentielles ? Parce que les prix montent, justifie le gouvernement : le prix de l’énergie a augmenté de 80%, celui des engrais de 60%, ceux de l’alimentation de 26%. Le cadeau de la Covid, c’est l’inflation. Combattre l’inflation, qui est une abondance de liquidités, par un surplus de liquidités, est une drôle d’idée. Mais personne ne combat l’inflation.

    Mieux que le « passe sanitaire », le « passe budgétaire » pour tous. Presque tous.

    Le gouvernement français n’est pas le seul à avoir distribué sans compter. Trump a arrosé les foyers américains de dollars, avec « l’helicopter money », l’argent tombé du ciel, et Biden engage la construction d’un « Welfare state », un état « social », comme en Europe. Résultat, le pouvoir d’achat s’est maintenu, les économies ont été sauvées, la croissance rebondit. Cadeaux de la Covid. Mieux que le « passe sanitaire », le « passe budgétaire » pour tous. Presque tous. 

    Les cadeaux, c’est plutôt pour les riches. États-Unis, Europe, les pays les plus touchés par l’épidémie sont aussi ceux qui ont le mieux résisté économiquement à la pandémie. Eux ont pu emprunter dans leur monnaie. 

    Comme prévu, les pays pauvres, les pauvres des pays pauvres sont devenus plus pauvres. L’extrême pauvreté a augmenté en 2020 pour la première fois depuis des dizaines d’années : 100 millions  de personnes supplémentaires vivent avec moins de 1,90 dollar par jour. « Le fait que la hausse de l’extrême pauvreté ait coïncidé avec une période de perturbations commerciales ne doit rien au hasard » explique la Banque Mondiale, « Comme l’histoire le montre, il existe un lien étroit entre les échanges et la réduction de la pauvreté : les pays à revenu faible et intermédiaire ont vu leur part dans les exportations quasiment doubler entre 1990 et 2017, alors que l’on observe sur la même période une baisse de l’extrême pauvreté. » La croissance de l’économie mondiale devrait atteindre 5,6 % en 2021. Avec une croissance de 2,9 %, les pays à faible revenu devraient connaître leur plus faible performance depuis 20 ans.

    En Amérique latine, la démocratie joue son rôle de stabilisateur. Les régimes autoritaires, sont les plus fragiles, les plus dangereux.

    Un certain nombre de pays sont au bord de la banqueroute. Beaucoup étaient déjà surendettés. La cause n’en est pas forcément la pandémie, elle révèle les fractures, elle annonce les impasses : « En raison de la fermeture prolongée des écoles et de la médiocrité des acquis scolaires, la proportion d’enfants incapables de lire un texte simple pourrait atteindre 70 % dans les pays à revenu faible et intermédiaire »

    La Turquie en est l’exemple le plus cru. Derrière les rodomontades d’Erdogan, la faillite. La Livre turque a perdu la moitié de sa valeur. Le pouvoir d’achat est inférieur à ce qu’il était en 2008, l’arrivée d’Erdogan. 

    Idem pour Poutine : masser des troupes à la frontière ukrainienne est plus facile que faire face à l’épidémie (Rosstat compte plus de 800.000 morts, le gouvernement en avoue 300.000). Il nie l’inflation aussi. Les Russes s’appauvrissent. D’où la tentation d’une diversion exotique, militaire.

    En Amérique latine, sur fond de crise, la gauche renait : la victoire spectaculaire de Gabriel Boric au Chili donne de l’espoir à tous ceux qui désespéraient de voir en Ortega et Maduro, deux dictateurs corrompus, les plus fiers représentants de la gauche latino-américaine. Au Mexique AMLO, Lopez Obrador va se faire confirmer son mandat par plébiscite. Au Honduras, Xiomara Castro, la femme du Président Zelaya victime d’un coup d’état en 2009, remporte haut la main les élections. Au Brésil, la crise favorise le retour de Lula. En Amérique latine, la démocratie joue son rôle de stabilisateur avec le recours à des alternances paisibles. Impossible ailleurs, quand les oppositions sont bâillonnées ou enfermées. Les régimes autoritaires, comme d’habitude, sont les plus fragiles, aussi les plus dangereux. 

    Prolonger Noël : les critères de Maastricht sont déjà suspendus.

    Quelles sont les capacités de résistance des vieilles démocraties ? Emmanuel Macron et Mario Draghi demandent d’abandonner les critères de Maastricht. Une  façon d’entamer la présidence française sous le chant des cigales. Prolonger Noël : les critères de Maastricht sont déjà suspendus. La France et l’Italie voudraient qu’ils le soient définitivement. la règle qui voulait que l’on ne dépasse pas un montant de dette supérieur à 60% du PIB n’a pas souvent été respecté et ne le sera pas avant longtemps. La France avait dépassé la barre des 100% du PIB avant la Covid. Quant à la fameuse règle des moins de 3% de déficit budgétaire, la France, qui s’y est rarement tenu, aimerait qu’on cesse de le lui faire remarquer. 

    La France empruntera donc l’an prochain 220 milliards d’euros, restant, de loin, le premier emprunteur d’Europe. Est-ce viable ? Les contribuables et les diamants sont éternels, mais les cadeaux ? Certes, Noël va se prolonger, puisque ce sont les élections présidentielles. Chacun promettra ce qu’il n’a pas à crédit, avec le crédit de ceux qui croient aux cadeaux.

    Tant que la signature de la France, appuyée par l’Allemagne restera solide, les préteurs prêteront. Mais il faudra bien payer.  

    Qui payera, l’Europe ? La Banque centrale européenne tient son cap, celui d’ignorer l’inflation. Si les taux remontent, le poids de la dette deviendra insupportable. Il faudra alors couper brutalement dans les budgets, ce qui entrainera un ralentissement de la croissance, une crise sociale, etc. Tant que la signature de la France, appuyée par l’Allemagne reste solide, les préteurs prêteront. Mais à un moment ou à un autre, il faudra bien payer. Politiquement, économiquement, financièrement. 

    Qui paiera, les riches ? C’est rarement le cas. De même que lors d’une crise mondiale les pays pauvres deviennent plus pauvres, les riches, en cas de crise, s’en sortent généralement mieux. Ils peuvent emprunter, acheter, investir, déménager sous d’autres cieux. Pour les pauvres c’est plus difficile, plus risqué. Il suffit de demander aux immigrés. Comme tout le monde, chacun essaie de faire payer l’autre. Ceux qui paient, ce ne sont pas ceux qui ont le plus de moyens, mais ceux qui n’ont pas les moyens de ne pas payer.

    Aucun cadeau n’est gratuit 

    C’est pourquoi on dit que l’inflation est un impôt pratique, presque invisible, qui frappe d’abord les plus pauvres: les prix augmentent, on vous donne une prime, qui ne vient qu’une fois, tandis que les prix augmentent tous les jours. Pour payer la prime l’Etat emprunte, la dette s’accroit, la quantité de monnaie augmente, gonfle les prix. Chacun se désole, et se retourne vers l’Etat, qui donne une prime, s’endette, vieille rengaine. 

    Inflation ou pas, aucun cadeau n’est gratuit. Noël, vieille fête du soleil nouveau, n’apporte pas des cadeaux, mais le renouveau. Quand l’espoir ne se confond pas avec l’illusion, il est vrai. Joyeux Noël. 

    Laurent Dominati

    a.Ambassadeur de France

    a.Député de Paris

  • Economie 2021 :  entre croissance et craintes

    Economie 2021 : entre croissance et craintes

    Avec Philippe Crevel, économiste français, spécialiste des questions macroéconomiques, fondateur de la société d’études et de stratégies économiques, Lorello Ecodata, la rédaction du site lesfrancais.press vous a proposé tout au long de l’année des articles décryptant les phénomènes économiques dans le monde. Pour conclure cette année, nous vous proposons un petit récapitulatif des faits marquants en 2021. 

    Forte croissance

    L’économie mondiale a progressé au rythme soutenu de près de 6% en 2021. Un chiffre qui contraste avec les -3% de 2020. Cette forte croissance est le fruit du soutien colossal déployé par les autorités monétaires et politiques depuis l’éclatement de la crise sanitaire. Accélérée par le déconfinement, la forte demande en biens de consommation a poussé les chaînes de production et d’approvisionnement au-delà de leurs capacités. La reprise a ainsi subi quelques à-coups durant l’année au gré des goulets d’étranglement, des hausses des prix de l’énergie et, bien sûr, de la pandémie. De la résolution de ces problématiques dépendra la vigueur de la croissance en 2022.

    Retour de l’inflation

    Longtemps qualifiée de temporaire, l’inflation a d’abord été limitée aux États-Unis avant de s’étendre. En octobre, le taux annuel atteignait 6,2% outre-Atlantique et 4,1% dans la zone euro où, un an auparavant, il s’arrêtait à 0,3%. Le réveil brutal de l’activité, les problèmes d’approvisionnement, la hausse des prix de l’énergie et plus globalement des matières premières expliquent ce retour tonitruant d’un phénomène qui avait disparu des radars au 21e siècle. Si le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell a finalement supprimé le terme de temporaire de son discours en novembre, la question demeure de savoir quelle part du renchérissement persistera en 2022.

    Soutiens colossaux

    Les principales économies de la planète n’auraient pu retrouver leur niveau d’activité d’avant-crise en un temps si court, si elles n’avaient pas bénéficié de mesures de soutien exceptionnelles. Les autorités politiques et monétaires ont ainsi dépensé plus d’USD 32 000 milliards entre les printemps 2020 et 2021. À elles seules, les principales banques centrales ont versé durant cette période USD 850 millions par heure dans l’économie mondiale. Si les plans politiques ne sont pas encore tous concrétisés et vont encore produire leurs effets ces prochaines années, les politiques monétaires sont, elles, sur la voie de la normalisation. La dynamique n’est cependant pas la même des deux côtés de l’Atlantique. La Fed a, en effet, une longueur d’avance en raison d’une croissance plus solide et d’une inflation plus forte. Et si la question d’une hausse des taux demeure lointaine en Europe, elle pourrait bien se réaliser en 2022 déjà aux États-Unis.

    Marchés records

    Dans cet environnement, l’évolution des marchés a pris, peu ou prou, des allures de cas d’école. Soutenues par la croissance et les plans de relance, les actions ont fortement progressé – approchant +20% –, avant d’évoluer plus irrégulièrement, comme attendu, en deuxième partie d’année. Mais d’autres classes d’actifs ont également occupé le devant de la scène, à commencer par les matières premières qui ont, elles, bénéficié du rebond de l’activité et des prix à la consommation. A contrario, les tensions sur les taux longs ont nui à la performance des obligations ou encore de l’immobilier coté.  

    Et 2022 ?

    Les bonnes performances économiques devraient se maintenir en 2022, avec une croissance d’environ 4 % tant aux États-Unis que dans la zone euro. Et pourtant, chacun a le sentiment que la période actuelle n’est que le début d’un monde nouveau dans lequel la pandémie a changé la donne. Nous pensons que l’ensemble des économies développées devraient retrouver leurs niveaux de production pré-pandémiques d’ici la fin de l’an prochain, tandis que certains marchés émergents et pays en développement continueront d’enregistrer des pertes de production. En outre, la croissance de l’emploi devrait afficher un temps de retard sur la reprise de la production. En effet, les économistes s’attendent à ce que l’emploi global ne retrouve que les deux tiers de son niveau pré-pandémie, en raison notamment des craintes sanitaires persistantes et de l’adoption accélérée de l’automatisation.

  • Expatriés : une année 2021 sous le signe des urnes

    Expatriés : une année 2021 sous le signe des urnes

    La vie électorale des expatriés a été riche en cette année 2021, avec les élections consulaires, sénatoriales et de l’AFE. Mais elle ne s’est pas résumée qu’à cela. Pour mettre un terme à cette année encore longue à cause de la pandémie, LesFrançais.press vous propose une série d’articles sur les évènements politiques, culturels et sociaux qu’il ne fallait pas manquer cette année. Place aujourd’hui aux évènements marquants de la vie des Français de l’étranger en 2021 !

    Fin des motifs impérieux par le Conseil d’État

    Le vendredi 12 mars, le Conseil d’État est revenu sur les manques aux droits fondamentaux des Français établis à l’étranger. Durant plusieurs mois, ils ont effectivement été dans l’incapacité de rentrer en France, sans la présentation d’un motif impérieux. Or, il en allait d’une atteinte abusive au droit fondamental de pouvoir accéder au territoire national propre à tous les citoyens. C’est grâce à Pierre Ciric, l’un des avocats à l’origine de la procédure, que le décret du premier ministre Jean Castex a été revu et supprimé.

    Dans le même temps, ils ont également décidé de ne plus rendre les tests anti-Covid obligatoires à l’entrée sur le sol français car les laboratoires saturaient à cette période de l’année, et les tests sont souvent très onéreux à l’étranger. Il est donc devenu conseillé mais non obligatoire de se faire tester avant de venir en France.

    Voyager vers la France
    Voyager vers la France

    Les élections consulaires de mai

    Les élections consulaires ont animé la société des Français de l’étranger tout au long de l’année. Initialement prévues en 2020, elles ont été décalées d’un an à cause de la pandémie de coronavirus. C’est finalement le week-end du 29 mai 2021, que la majorité des régions ont voté pour leurs représentants consulaires. Seulement, trois circonscriptions n’ont pas eu cette chance, toujours à cause de la pandémie. L’Inde, le Sri Lanka, le Népal, le Bengladesh et Madagascar ont choisi leurs élus consulaires le 7 novembre, soit cinq mois après tout le monde.

    Les résultats

    Le suffrage a été marqué par un taux particulièrement important d’abstention, gravitant autour des 85%. L’épidémie et les problèmes rencontrés avec le vote en ligne ont été les principaux facteurs d’une telle abstention.

    De manière générale, les résultats ont été assez variés en fonction des continents, même si certaines tendances se sont dégagées. En Europe, le groupe de la majorité présidentielle s’est implanté dans toutes les circonscriptions, mais suivi de près par EELV, quelques fois affilié au PS.

    En Asie et dans les Amériques, les citoyens français ont fait payer à La République En Marche les motifs impérieux. Ainsi, les Républicains et leurs alliés ont remporté le nord, quand la gauche, voire l’extrême gauche s’est déployée sur tout le sud.

    En Asie, si LREM est également absente des radars, excepté à Singapour, le reste du continent se partage entre le PS et les LR.

    Finalement en Afrique, les traditions ont la peau dure car une fois n’est pas coutume, la droite traditionnelle s’est imposée.

    Élections sénatoriales en septembre

    Le 26 septembre ont été nommés les six sénateurs des Français de l’étranger, et le bilan est lourd pour les partis classiques. Le Parti socialiste et Les Républicains ont en effet enregistré de mauvais scores, eux qui ont piloté la vie politique des métropolitains mais aussi des Français de l‘étranger pendant plusieurs décennies. Ils sont tout de même parvenus à garder la face en obtenant chacun un siège.

    Parmi les six anciens sénateurs des Français de l’étranger, ils étaient seulement trois à se représenter et chacun a été d’ailleurs réélu. Christophe-André Frassa, l’un des sénateurs les mieux réélus de France, a perdu au passage sa casquette de chef de la fédération LR. La gauche, elle, est apparue plus divisée que jamais et ils ont été nombreux à perdre leurs plumes dans la course aux sénatoriales, comme Ségolène Royal.

    Finalement, les six sénateurs choisis appartiennent à des familles politiques différentes, montrant un cruel manque d’union des partis.

    France consulaire
    France consulaire

    Lancement de la phase test de France Consulaire

    Octobre 2021 a marqué le lancement du service France Consulaire, et les premiers constats n’ont pas été particulièrement élogieux. Si l’idée d’une assistance téléphonique portant sur les questions administratives et destinée à tous les Français de l’étranger est bonne, nous pouvons noter les nombreux aléas rencontrés. Tout d’abord, les horaires d’ouverture du service sont problématiques car alignés sur les horaires français. Aussi, France Consulaire est pour l’instant seulement disponible dans les pays européens, car toujours en phase de test.

    Par ailleurs, il apparait important de noter l’accès au dispositif à toutes les personnes sourdes et malentendantes.

    Enfin, le service est voué à s’améliorer et à s’étendre. Il faudra donc encore du temps avant d’émettre un avis définitif.

    L’AFE élit une femme à sa tête

    Hélène Degryse

    L’élue consulaire Hélène Degryse a été élue à la tête de l’Assemblée des Français de l’étranger, le 5 décembre dernier. Expatriée aux Pays-Bas depuis de nombreuses années, elle a rejoint une liste du groupe présidentiel afin de pouvoir conserver son siège à l’AFE, et grand bien lui en a pris car elle a ainsi été nommée à la tête des 90 membres.

    En outre, alors que nous nous attendions à un soutien des Républicains envers LREM, c’est la gauche qui est venue appuyer sa candidature.

    Au même titre qu’aux élections consulaires, les partis classiques ont largement reculé à l’AFE, en perdant de nombreux sièges. Les membres LREM élus à l’AFE représentent, eux, le continent européen. Quant aux écologistes, ils ont remplacé les socialistes et sont implantés sur tous les continents.

    Le scrutin des membres de l’AFE est venu clôturer les riches courses électorales de l’année 2021, pour laisser la place à la présidentielle et aux législatives de l’an prochain.

  • L’heure des choix a-t-elle déjà sonné ?

    L’heure des choix a-t-elle déjà sonné ?

    Après avoir connu la plus forte baisse de son PIB depuis la Seconde Guerre mondiale, en 2020, la France devrait enregistrer, cette année, un taux de croissance sans précédent depuis cinquante ans. Ces données statistiques influencées par le contexte sanitaire et les spécificités économiques françaises, ne permettent guère d’extrapoler la suite de l’histoire.

    La France dont l’économie dépend des activités de tourisme et de loisirs, a, comme l’Italie ou l’Espagne, été durement touchée par les confinements et tout particulièrement le premier. La réouverture des frontières, des bars, des restaurants et de tous les lieux ou presque de loisirs a permis le rebond de la croissance d’autant plus que le soutien total de l’État a préservé le pouvoir d’achat des ménages et les entreprises. Faiblement industrialisée, la France souffre, en 2021, moins que l’Allemagne des multiples pénuries de biens intermédiaires. En matière économique et sanitaire, cette crise appelle, encore plus que les autres à la modestie et au relativisme, qui ne sont pas les qualités premières de la société d’hyper-communication émotionnelle dans laquelle nous évoluons. Près de deux ans après le début de la crise, il est très difficile de désigner les gagnants et les perdants. Montrée comme exemple lors de la première vague, l’Allemagne est à la peine depuis la troisième vague tant sur le plan sanitaire qu’économique. L’Italie et la France fortement touchées dès le printemps 2020 bénéficient d’un rebond plus marqué en 2021 grâce à une meilleure résilience face à l’épidémie et à une large diffusion des vaccins. Le centralisme du système institutionnel français a été pointé du doigt à plusieurs reprises, or le fédéralisme allemand a été considéré comme un frein à la mise en œuvre des politiques sanitaires. En cette fin d’année 2021, le nombre de décès dus à la Covid en Allemagne se rapproche de celui de la France. De leur côté, les États-Unis, de structure purement fédérale, se classent malheureusement en tête en la matière. Le bilan des États autoritaires comme la Russie apparaît bien plus sombre que celui des démocraties souvent vilipendées pour leur inaction. Contrairement à quelques idées reçues, la défiance des populations est plus importante dans les premiers que dans les seconds. Les États ayant opté pour la stratégie du zéro covid sont contraints de l’abandonner car elle s’est révélée intenable sur la durée. Les gouvernements comme celui du Brésil ou celui du Royaume-Uni qui ont nié la réalité de l’épidémie ou qui ont parié sur l’immunité collective au début de la crise ont perdu. Ce rapide tour du monde semble faire du pragmatisme le seul et unique gagnant de cette pandémie.

    plan de relance
    « Next generation » le plan de relance européen

    Sur le terrain de l’économie, les acteurs publics expérimentent au fil des vagues, tout en ayant en rémanence les précédentes crises et notamment la grande récession de 2008. La mise en place à l’échelle mondiale du « quoi qu’il en coûte » doublée de l’adoption de gargantuesques plans de relance, a abouti à un rebond de l’inflation qui, en raison de sa disparition depuis une quarantaine d’années, apparaît comme une surprise. Après de longs mois de frustrations économiques, la demande dopée de manière keynésienne s’emballe quand l’offre demeure contrainte. La mise entre parenthèse du principe de rareté de la ressource financière donne lieu à une prodigalité à l’efficience incertaine. Le financement de la réfection des fortifications de Provins ou la remise en état de la Piscine Pontoise à Paris par le Plan européen « Next generation » est-il justifié ? Ces opérations préparent-elles réellement l’avenir ? Le secteur du bâtiment dont les carnets de commandes sont pleins a-t-il besoin d’un appui public ? Les États pris par l’urgence ont tendance à surréagir à tous les signaux sans avoir une réelle vision de moyen et long terme. Les plans de soutien permettent essentiellement aux collectivités publiques de financer des investissements qui étaient en instance de réalisation. Cet effet d’aubaine, une fois comptabilisé, pourrait provoquer, dans un second temps, un réel affadissement de la croissance faute de pouvoir initier un cycle de gains de productivité. L’appréciation réelle de la situation économique interviendra en 2023 quand les politiques exceptionnelles des banques centrales et les plans de relance prendront fin. Les perdants et les gagnants apparaîtront au grand jour. Il sera alors possible de déterminer si l’accroissement de la dette publique aura été ou non productif et s’il sera possible de la rembourser sans mettre en danger l’activité. La transition énergétique et le vieillissement de la population seront, d’ici le milieu de la décennie, deux autres données à prendre en compte pour déterminer l’avenir des différents États. Ces deux facteurs jouant structurellement contre la croissance en augmentant les coûts des structures publiques comme privées. Si depuis le début de la pandémie, l’argent facile joue tout à la fois les rôles d’anesthésiques et de dopants, à compter de la fin de l’année 2022 et surtout en 2023, le retour des pratiques budgétaires et monétaires plus orthodoxes révèlera les véritables gagnants et perdants.

  • Les expatriés ne renoncent pas aux fêtes en France !

    Les expatriés ne renoncent pas aux fêtes en France !

    Du 20 décembre au 24 décembre, nous vous avons proposé de participer à une consultation sur ces vacances de Noël, vous avez été 3689 à répondre complètement au formulaire. Merci à vous ! Nous vous demandions ce que vous faisiez pour ces vacances encore marquées par la Covid, et bingo, la leçon est claire et nette, les expatriés viennent passer les fêtes en France.

    On détaille pour vous cette consultation ci-dessous. Encore bonnes fêtes à tous en France, dans le respect des consignes gouvernementales.

    67% des expatriés sont rentrés en France

    Sur la base des 3689 réponses obtenues lors de notre consultation, on peut déduire que plus de 67% des expatriés ont bravé la Covid pour rejoindre famille et amis. Il faut dire que le gouvernement, cette année, a bien distingué les Français de l’étranger des non nationaux, point de motifs impérieux, facilités pour reconnaitre les vaccinations réalisées hors UE (celles faites au sein de l’espace européen sont d’office reconnues grâce au certificat européen), gratuité des tests PCR réalisés en France, etc.

    37% des personnes ayant répondu sont résidentes dans l’Union européenne, l’accès à la France fut donc aisé. Mais ceux en dehors de l’espace européen sont aussi venus, ils représentent 30% de ceux qui ont déclaré venir en France pour cette période festive. Parmi les 23% qui ne sont pas venus, 10% avaient des projets autres. Ils sont tout de même 13% à ne pas être venus car ils étaient dans l’incapacité de faire un test dans les délais impartis ou de recevoir les doses de vaccination dans leur pays de résidence. Espérons que l’administration consulaire pourra mettre en place des sessions de vaccination dans ces pays rapidement, comme elle l’a fait à Madagascar ou en Inde.

    La famille et encore la famille

    Et si les Français établis hors de France rentrent massivement en France, c’est avant tout pour retrouver la famille. D’ailleurs, ils sont 63% parmi ceux qui se rendent en France a loger dans la famille. Une économie de budget qui permet de gâter la famille ou les amis restés dans le pays de résidence.

    Dans la consultation, 65% des 3689 personnes qui ont répondu déclarent faire des achats en France. Pour ceux hors de l’UE, ils profitent peut-être de la simplification de la détaxe. En tout cas, près de la moitié de ceux qui font des achats en France dépenseront près de 500 euros en France, un quart ont même un budget supérieur à 1000 euros ! De quoi combler de joie avec des produits français ceux qui ne sont pas venus ! Ils ne sont que 24% à déclarer faire très peu d’achats en France.

    Et la vaccination ?

    Le Président de la République l’a dit, les expatriés peuvent se faire vacciner en France, gratuitement et facilement. Mais entre la parole et les actes, il y a souvent un monde. Pour exemple, en plein week-end de Noël, la pharmacie de la Gare de Lyon à Paris refusait de faire les tests PCR gratuitement ou de vacciner les expatriés, sous prétexte de ne pas être informée… Pourtant les décrets existent et les circulaires aussi, mais les procédures sont complexes pour les officines, elles font donc l’impasse. Les expatriés ont bien anticipé ces phénomènes corporatistes, et ils ont choisi de se faire vacciner dès que c’était possible dans leur pays de résidence.

    En effet, ils ne sont que 6% à profiter de leur passage en France pour se faire vacciner et principalement pour la troisième dose (4,67%). Autre chiffre clé, les expatriés qui refusent la vaccination, ils représentent aussi 6% des personnes ayant répondu à notre consultation.