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  • Le libra sera-t-il approuvé en 2020 ?

    Facebook veut voir sa devise numérique approuvée par les régulateurs européens l’année prochaine, malgré les nombreuses inquiétudes des ministres européens des Finances.

    « Nous comprenons les craintes éprouvées par le bloc », a déclaré Dante Disparte, l’un des administrateurs de l’Association Libra. Mais, selon lui, « les inquiétudes du sérail politique européen sont, à bien des égards, infondées ».

    M. Disparte était en visite à Bruxelles cette semaine pour rencontrer des représentants européens et participer à un évènement au Parlement européen.

    En juin dernier, la plateforme Facebook a annoncé le lancement de sa « cryptomonnaie », une devise numérique soutenue par les « devises indépendantes les plus performantes », afin d’offrir à ses utilisateurs un moyen de paiement rapide et bon marché.

    Mais depuis, les régulateurs et législateurs du monde entier ont fait remarquer que le projet représentait de graves risques pour la stabilité financière et qu’il remettait en question la souveraineté monétaire des pays.

    Décidés à trouver une parade, les ministres européens des Finances sont tombés d’accord (le 5 décembre) : toutes les options devraient être envisagées, notamment la mise en place de mesures pour empêcher que certaines cryptomonnaies mondiales ne provoquent des risques ingérables.

    Toutefois, Dante Disparte a confirmé que l’association à l’origine du Libra avait la ferme intention d’obtenir les autorisations nécessaires d’ici à l’année prochaine.

    « Nos plans demeurent inchangés : nous nous concentrons sur 2020 », a-t-il dit, ajoutant que « nous ne visons peut-être pas le monde entier », mais l’Europe fait très certainement partie de l’objectif à atteindre.

    Les régulateurs sont encore en train d’évaluer les avantages et les risques que représentent les « cryptomonnaies » comme le Libra, qui est considéré moins volatile que les précédentes devises du même type.

    « Depuis le début, nous avons maintenu que le projet visait à être réglementé », a indiqué M. Disparte, et ce, grâce à des dispositions sur sa disponibilité opérationnelle, sa conformité et sa gouvernance.

    La gestion des risques, la conformité financière et la sécurité opérationnelle ne sont ainsi pas laissées sur la touche.

    « Les promesses faites par l’association sont extrêmement positives », s’est-il réjoui.

    Par ailleurs, c’est la Suisse qui lancera l’offensive de charme, car le pays arbore une « approche neutre » face aux cryptomonnaies.

    Comme l’association du Libra « tente de s’installer sur ce côté de l’Atlantique », le message qu’elle transmet est clair : « ne poussez pas les innovations Fintech hors du marché européen, parce qu’à long terme, cela nuira à la concurrence économique de la région ».

    Les membres de l’association réclament d’ailleurs que le principe directeur « mêmes risques, mêmes règles » soit respecté, un principe que les régulateurs défendent à travers l’Europe.

    « Si nous œuvrons à la mise en place d’un système de payement du XXIe siècle, alors il est nécessaire d’en définir le cadre législatif de la même façon qu’on le ferait pour d’autres réseaux de payement », soutient M. Disparte.

    Inquiétudes, scandales, manque de confiance

    Les inquiétudes autour du Libra concernent en grande partie son principal sponsor. Les nombreux scandales liés à Facebook, en particulier dans l’affaire Cambridge Analytica, ont entravé la confiance que les législateurs et citoyens du monde entier plaçaient dans le réseau social.

    En conséquence, le géant américain ne semble pas apte à gérer un système de payement direct qui pourrait être étendu à ses 2,4 milliards d’utilisateurs. De plus, les régulateurs et sociétés intéressées ne disposent pas d’information suffisante à ce sujet, ont précisé des représentants et sources proches du secteur.

    La Commission européenne a envoyé deux séries de questionnaires pour obtenir davantage d’information sur le projet. Entre temps, un quart des entreprises qui avaient rejoint le projet à ses balbutiements ont plié bagage. Parmi elles figuraient PayPal, Visa et MasterCard. D’aucuns ont révélé que les responsables de Libra n’étaient pas parvenus à clarifier les aspects essentiels en jeu, notamment la gestion des données.

    « Nous prenons en compte les craintes de chacun », a expliqué M. Disparte. Mais le Libra ne devrait pas être perçu comme autre chose qu’un système de paiement qui ne déstabilise pas le marché et s’adresse à des millions d’utilisateurs », argue-t-il.

    « Je ne peux pas changer le fait que les gens n’aiment sans doute pas la plateforme utilisée pour l’implantation du Libra », a-t-il fait remarquer, se référant à Facebook, mais « il est important de transmettre le message », celui de parvenir à l’inclusion financière.

    M. Disparte a aussi répondu aux détracteurs du projet qui critiquaient son manque de précision.

    « Demandez à n’importe quelle autre startup de répondre aux questions qui nous ont été posées pour satisfaire la communauté internationale. C’est impossible à l’heure actuelle », maintient-il.

    « Je leur dirais : revenez dans un an, pour juger de ce que nous avons accompli », a-t-il ajouté.

    Une bataille sur trois fronts

    Le projet progressera sur trois fronts pendant les six à neuf mois prochains : la gouvernance, la technologie et l’approbation du cadre législatif.

    L’organisation compte désormais 21 membres, mais elle souhaite en attirer 100 au total.

    Pour M. Disparte, les membres détiendront tous les mêmes droits et profiteront des mêmes avantages. « Facebook est sur le même pied que les autres membres du projet ».

    Tout grand changement relatif, entre autres, au panier de devises, au code de l’organisation, à la technologie utilisée, devrait passer par le conseil général et être accepté à majorité qualifiée, soit l’approbation de 66 membres.

    Mais, c’est le conseil d’administration (CA) composé de cinq membres exécutifs qui s’occupera de la gestion quotidienne. Il sera chargé de « l’action opérationnelle », au vu des mandats des membres exécutifs, a admis Dante Disparte. Et, l’un de membres du CA sera le représentant de Facebook, David Marcus.

    Business plan

    Pour les promoteurs du Libra, cette initiative est une façon de garantir l’inclusion financière.

    Les actions lancées par la communauté internationale ne sont pas suffisantes pour assurer un accès financier, car « nous utilisons des instruments surannés pour fournir des services à des gens du XXIe siècle », a déploré M. Disparte.

    Environ 1,7 milliard de personnes n’ont pas de compte bancaire et pas moins de 1,3 milliard manquent actuellement de services fournis par les institutions financières, alors qu’un milliard d’entre eux ont un téléphone qui bénéficie d’une connexion internet.

    Derrière ces chiffres et les objectifs altruists avancés, se cache une étude de cas.

    « Si l’on pense à la taille de ce marché, le Libra représente une opportunité de l’étendre. Il s’agit de fournir les services de base grâce auxquels un téléphone devient un moyen de paiement. »

    En outre, l’association n’entend pas offrir d’options directes pour ses utilisateurs, mais elle souhaite plutôt établir un cadre institutionnel et un réseau mondial de paiement dans lequel les entreprises pourraient offrir leur propre portefeuille numérique.

    « Le plan initial de l’association est de façonner un réseau qui peut soutenir ce type de paiement d’un point à un autre et à moindre coût », a expliqué M. Disparte.

    Les entreprises actives dans le Libra décideraient elles-mêmes des services additionnels qu’elles fourniraient et des tarifs qu’elles appliqueraient.

    Les banquiers centraux

    L’arrivée du Libra a également été un signal d’alarme pour les banquiers centraux, car leur souveraineté monétaire était en jeu. La Banque centrale européenne et d’autres banques centrales étudient la possibilité de lancer leur propre « cryptomonnaie ». « C’est une idée fantastique », s’enthousiasme Disparte.

    « L’effet Libra a été de forcer les gens à se regarder longuement dans le miroir et à se demander à quoi devrait ressembler l’innovation si nous voulons mieux servir nos citoyens au XXIe siècle », a-t-il indiqué.

    Mais, il a ajouté que les banquiers centraux tentaient principalement de soutenir un service de gros, afin de connecter les banques centrales aux systèmes banquiers plus efficacement.

    « Ils ne pensent pas vraiment à la mise en place de ces technologies au niveau des ménages. Pourtant, c’est là que nous aurions le plus d’impact », a-t-il conclu.

  • Retour en France pour les fêtes: les reflexes à prendre

    Retour en France pour les fêtes: les reflexes à prendre

    Un nombre extrêmement important parmi les 2,5 millions de Français établis hors de France s’apprête prochainement à rentrer dans l’Hexagone pour les fêtes. Pour celles et ceux qui ne l’ont pas encore fait, réservez le plus vite possible vos billets, les prix s’envolent.

    Les grèves qui paralysent la France ces derniers jours seront-elles encore d’actualité à l’approche de noël et du nouvel an ? Impossible à dire à l’heure actuelle mais il convient en l’occurrence d’être prudent, en choisissant par exemple une assurance annulation en cas de location de logement ou de réservation d’hôtel.

    Les mesures pour les enfants non accompagnés

    A cette occasion, les petits Français peuvent être amenés à voyager, parfois sans leurs parents. Des formules existent au sein des compagnies aériennes et des structures aéroportuaires.

    Ainsi, par exemple, Air France a développé le programme Kids Solo

    Plusieurs étapes sont nécessaires : avant le voyage, il faut tout d’abord préciser si l’enfant mineur voyagera seul. Par ailleurs, il faut remplir les documents de voyage dédiés aux mineurs non accompagnés.

    Plusieurs informations à cet égard : les compagnies, qui sont pour la plupart membres d’alliances internationales, ont des partenariats avec leurs compagnies alliées pour le voyage des mineurs non accompagnés. Par ailleurs, selon les destinations, des formalités complémentaires peuvent être obligatoires comme des déclarations pour les services des douanes quand on se rend aux Etats Unis

    Une attention particulière dans l’avion et à l’arrivée

    Les enfants non accompagnés font l’objet d’une attention particulière durant le vol. Ils bénéficient de repas adaptés et sont encadrés par le personnel navigant. A l’arrivée aussi, un processus est mis en place. Chez Air France, ils débarquent en dernier et sont accompagnés par un membre du personnel. La personne accueillant l’enfant doit bien sûr prouver son identité au moment de l’accueil.

    Pour tous, des mesures simples à prendre

    Au delà de la question des enfants non accompagnés, des mesures sont simples à prendre pour tous. Faire une check-list des choses indispensables à prendre pour le voyage, s’assurer avant le départ vers la gare ou l’aéroport, de la validité du vol, faire ce qu’il faut dans le logement que l’on quitte temporairement.

  • Mouvement contre la réforme des retraites : tassement de la mobilisation – Carte des manifestations

    Les opposants à la réforme des retraites ne désarment pas. Cinq jours après la mobilisation du 5 décembre, qui avait rassemblé entre 800 000 personnes (selon le ministère de l’intérieur) et 1,5 million de personnes (selon la CGT), de nombreux rassemblements avaient lieu dans toute la France, mardi 10 décembre. La mobilisation était sensiblement plus faible que le 5 décembre dans l’ensemble des cortèges.

    À la veille des annonces d’Édouard Philippe qui doit détailler la réforme, la mobilisation de ce mardi avait un enjeu particulier pour les syndicats, galvanisés par le succès de la première mobilisation la semaine précédente. L’ampleur de la manifestation fût également scrutée à la loupe par le gouvernement, alors que Emmanuel Macron et son premier ministre doivent fignoler dans la journée les derniers détails de la réforme, après une dernière concertation sans grand succès lundi soir avec les partenaires sociaux.

    Pour les Français, cette nouvelle mobilisation risque de se traduire par une nouvelle journée compliquée, tout particulièrement au niveau des transports.

    Le Président de la République Emmanuel Macron ne « ressent pas une grande inquiétude » chez nos compatriotes… A t il raison ? La journée de mercredi sera déterminante.

     

  • Après six mois, 800.000 manifestants à Hong Kong.

    800.000 manifestants, c’est le chiffre le plus élevé depuis le début des manifestations pro-démocratie à Hong Kong, en juin dernier.  Dans la soirée, les manifestants ont allumé la lumière des smartphones, créant une rivière de lumière. Deux semaines après le triomphe des candidats pro démocratie lors des élections locales du 24 novembre, et le vote au Congrès américain d’une loi liant le respect du statut spécial de l’île au statut économique accordé par Washington et promouvant les « droits humains et la démocratie », cette manifestation était une réponse aux intimidations et aux menaces lancées par le PC chinois et ses relais locaux.

    Des centaines de personnes ont été arrêtées, mais la Chine se refuse à une solution de force, qui, outre  les dégâts qu’elle provoquerait pour son image internationale, aurait des répercussions économiques et financières considérables sur l’empire du milieu.

    La bourse de Hong Kong résiste, malgré les soubresauts, et se montre plus attentive au ralentissement de la croissance et aux incertitudes des négociations commerciales avec les Etats-Unis qu’aux menaces pesant sur le statut de l’île. Comme si le monde de la finance considérait une intervention chinoise comme impossible.

    Ce n’est pas tout à fait le cas au Consulat de France, où les procédures d’alerte et d’évacuation de la communauté française ont été révisées.

    A noter que cette manifestation avait été autorisée par la police, ce qui était devenu rare ces dernières semaines. La plupart des manifestations avait alors lieu sans autorisation.

     

  • Français à Hong-Kong et Macao

    Une destination prisée par les expatriés Français qui souhaitent travailler en Asie.

    A ce jour, ce sont plus de 14.000 Français qui sont inscrits auprès du Consulat général de France à Hong-Kong et Macao. Première communauté européenne, si l’on se réfère à l’estimation qui est entre 22.000 et 25.000. Une communauté qui a plus que doublé en dix ans. Avec Singapour, la communauté française de Hong Kong et Macao est la plus importante d’Asie.

    Composée pour plus de 60% de personnes de moins de 35 ans, le profil des expatriés Français s’est rajeuni au fil des années. On constate également un fort enracinement avec un niveau élevé de la proportion de ses membres établis à Hong-Kong depuis plus de cinq ans. Bien que concentrée, pour la grande majorité, sur l’Ile de Hong Kong (2/3), la langue de Molière est parlée sur l’ensemble du territoire.

    Les naissances restent en augmentation avec 438 nouveaux nés en 2018, contre 371 en 2017. Il en est de même des mariages. Le nombre global d’actes de mariage et de naissance a subit une hausse de 22,5% depuis 2013.

    Scolarité française.
    Le lycée français international de Hong Kong créé en 1963 accueille aujourd’hui plus de 2.000 élèves dans la section française. Réparti sur 4 sites, avec une section internationale, l’établissement affiche des résultats exceptionnels au examens avec, lors du dernier baccalauréat, 100% de réussite, 44% de mentions très bien sur l’ensemble des Terminales (pour une moyenne en France de 7,6 % en 2018), et un total de 69% de mentions bien et très bien.

    Hong-Kong compte 4,7 millions d’habitants et Macao près de 670.000. La communauté française a toujours été en augmentation. Les Français sont également présents à Macao avec une estimation d’environ 500 ressortissants.

    L’ancienne colonie portugaise dispose désormais de sa chambre de commerce française. Créée en 2008 par Pantsy Ho,  la “France Macau Business Association” (FMBA), a rejoint, en 2017, le réseau mondial des Chambres de commerce française à l’étranger et est devenue la « France Macau Chamber of Commerce » (FMCC).

    Forte de près de 150 membres, le FMCC compte en son sein des Français certes mais également des macanais qui ont un lien avec la France. On y retrouve les secteurs aussi variés que Le luxe, la restauration, hôtellerie ou encore le BTP ou les services publics.

     

    Créée en 1986, la Chambre de commerce française à Hong Kong, « La French Chamber », avec près de 1.000 membres, compte parmi les chambres les plus influentes au sein de l’ancienne colonie britannique. Organisation connue et appréciée par la communauté d’affaires et par les autorités de Hong Kong, elle est aujourd’hui un acteur important dans le paysage hongkongais et reste représentative de la présence française à Hong Kong.

     

    La plus grande évolution ces dernières années s’est faite au sein du secteur de la Tech avec l’arrivée en masse de startup française. La French Tech Hong Kong, lancée en 2016 et devenue la French Tech Hong Kong et Shenzhen en avril dernier, est aujourd’hui une des plus dynamique de la région

     

    Le secteur de la restauration s’est également développé avec un grand nombre d’ouvertures de restaurants Français allant de la brasserie à la rôtisserie au gastronomique étoilé et faisant le bonheur des hongkongais, véritables amateurs de bonne cuisine.

     

    Enfin, la communauté française reste fortement impliquée au sein d’organisations caritatives avec un grand nombre d’association d’entraide pour les français et également une forte implication au sein d’organisation venant en aide aux plus démunis de la zone. Plusieurs associations oeuvrent chaque jour pour proposer des activités ludiques, sportives et familiales à la communauté sans oublier bien sûr l’importance du réseautage avec un grand nombre de rencontres “networking”, événements courants à Hong-Kong.

     

    Une communauté française qui se sent bien à Hong-Kong et Macao et qui a su en une décennie y trouver sa place.

     

     

  • Russie-Ukraine: qu’en pensent les Français de la région?

    Le Président de la République Emmanuel Macron a réuni ce lundi 9 décembre, dans le format dit « Normandie », la Chancelière Allemande et les Présidents Ukrainien et Russe pour un dialogue sur la résolution du conflit à l’Est de l’Ukraine entre la communauté russophone, qui dans deux provinces a fait sécession, et le pouvoir à Kiev. Ce dialogue, qui n’a pas pour ambition d’aboutir à un accord contraignant, vise cependant à, à travers les concertations, trouver des pistes pour résoudre ce conflit qui depuis des années empoisonne les relations russo-ukrainiennes et par ricochet l’Union européenne.

    La communauté française en Russie, forte de plus de 6 000 personnes, suit ces discussions même si la période de fin d’année, l’habitude désormais prise de vivre sous un régime de sanctions et le format non contraignant des discussions font largement intégrer dans la vie quotidienne la situation tel qu’elle est.

    Des raisons économiques et personnelles à s’intéresser à la question

    Il y a toutefois un intérêt pour au moins deux raisons selon Alexis Tarrade, Délégué LR Russie et membre du bureau LR de la fédération de l’étranger, que nous avons contacté : une raison économique tout d’abord, les dirigeants des entreprises françaises en Russie ont envie que les sanctions puissent être arrêtées, elles pénalisent leur capacité à travailler correctement et avec moins de concurrence avec des entreprises d’autres nationalités qui ne subissent pas les sanctions ou de manière plus marginale, et des raisons personnelles également. La communauté a évolué : « on ne parle plus beaucoup d’expatriés mais d’immigrés, la grande majorité des Français de Russie sont mariés avec des compagnes Russes, ce sont des familles binationales et il y a peut-être un regard plus compréhensif des problématiques du monde russe, notamment la partie est de l’Ukraine » selon M. Tarrade.

    Une très modeste communauté française en Ukraine

    La communauté française en Ukraine est très réduite, et faute de candidat, ne dispose pas de conseillers consulaires. Si 5 000 personnes étudient le français à travers le réseau des alliances françaises et l’Institut français de Kiev, nos compatriotes sur place ne sont que quelques centaines. Les troubles, la guerre civile, l’incertitude politique et économique n’ont pas favorisé un renversement de cette situation.

    Pour autant, ils suivent eux aussi sans nul doute les discussions avec une grande attention.

    La possibilité, avec le nouveau président ukrainien, de voir une solution au conflit, qui pourrait passer par un régime spécial d’autonomie pour les régions sécessionistes et une démilitarisation de la zone de conflit, pourrait offrir des perspectives économiques intéressantes pour les entrepreneurs français dans la région.

  • Lundi noir pour les Français !

    La mobilisation contre la réforme des retraites poursuivra sur sa lancée mardi 10 décembre. Logiquement, le trafic restera fortement perturbé pour la deuxième journée d’appel à une grève interprofessionnelle. La majorité des trains ainsi que des métros franciliens seront une nouvelle fois à l’arrêt, selon les prévisions communiquées par la RATP et la SNCF. Le point sur la situation en détail.

    • Trafic toujours fortement perturbé à la SNCF

    L’ensemble des lignes de la SNCF sera une nouvelle fois « très perturbé »mardi. Un TGV sur cinq en moyenne sera en circulation : un Ouigo sur six, un train sur cinq sur l’axe Est, un sur quatre sur l’axe Atlantique, un sur quatre sur l’axe Nord et un sur cinq sur l’axe Sud-Est.

    Par ailleurs, un train Intercités sur six et un Transilien sur cinq seront en circulation, a détaillé le groupe, lundi.

    Par ailleurs, trois TER sur dix circuleront en moyenne, mais le service sera « essentiellement » assuré par des bus. Le trafic international sera lui aussi « perturbé ».

    La SNCF recommande aux voyageurs qui le peuvent d’annuler ou de reporter leurs déplacements prévus ce jour.

    • La RATP prévoit un trafic semblable à celui de lundi, la grève reconduite

    La majorité des métros seront à l’arrêt mardi, selon les prévisions de circulation de la RATP. Seules les lignes 1 et 14, et le Orlyval, qui sont automatisées, circuleront toute la journée. Quatre autres lignes (4, 7, 8 et 9) circuleront partiellement, mais uniquement aux heures de pointe. Les autres lignes seront fermées toute la journée.

    De même, le trafic sera très fortement perturbé sur les RER A et B, ainsi que sur les lignes de tramway. Le RER A circulera à raison d’un train sur deux aux heures de pointe et le RER B à hauteur d’un train sur trois. Le réseau de surface (les bus et tramway) sera quant à lui assuré à plus de 50 %.

    Par ailleurs, « les assemblées générales ce [lundi] matin ont voté la prolongation de la grève jusqu’à au moins mercredi », a déclaré sur BFM-TV Philippe Martin, directeur général adjoint de la RATP, tandis que des sources syndicales interrogées par l’Agence France-Presse (AFP) ont fait état de reconductions votées jusqu’à mercredi, jeudi ou vendredi inclus. Selon Thierry Babec, secrétaire général de l’Unsa RATP – 1er syndicat de la régie –, « la semaine est morte ».

    • Les compagnies aériennes appelées à réduire leur programme de vols de 20 %

    « En prévision des préavis de grève déposés par des organisations syndicales », la direction générale de l’aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies aériennes, pour la journée du 10 décembre, de réduire de 20 % leur programme de vols, au départ et à l’arrivée, sur les aéroports de Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly, Beauvais, Lyon, Marseille, Toulouse et Bordeaux.

    L’USAC-CGT, deuxième syndicat chez les contrôleurs aériens et premier à la DGAC tous personnels confondus, et FO (troisième syndicat de la DGAC), ont appelé à faire grève mardi. Ces deux syndicats avaient déjà appelé à participer à la première journée de grève interprofessionnelle, jeudi 5 décembre, qui avait fait descendre au moins 800 000 personnes dans la rue. Air France, Transavia, EasyJet et Ryanair avaient été contraints d’annuler des centaines de vols jeudi et vendredi.

    Pour mardi, Air France a annoncé l’annulation d’environ 25 % de ses vols intérieurs et de 10 % de ses vols moyen-courriers. En revanche, toutes les liaisons long-courriers devraient être assurées, a fait savoir un porte-parole de la compagnie à l’AFP. Transavia va, pour sa part, annuler un aller-retour Paris-Marrakech prévu mardi.

  • Grèves: vers une accalmie ?

    La grève du 5 décembre fut très largement suivie, y compris au sein des lycées français de l’étranger. De nombreux professeurs étaient ce jour là en grève dans les lycées de Madrid, Londres, Munich, Bruxelles. 20 classes sur 25 étaient fermées à l’école Cezanne à Rabat, dans le primaire, nous comptions 100% de grévistes à Rome, Porto, Jakarta, Belgrade, Rio, Alicante, Tananarive.

    La grève a depuis continuée dans les transports et reste très largement suivie à la SNCF. Au niveau international, voici les estimations:

    • Eurostar : 2 trains sur 3 (9 allers-retours Londres – Paris, 4 allers et 6 retours Londres – Bruxelles,
      3 allers Londres – Bruxelles/Amsterdam et 1 aller-retour Londres – Marne-la-Vallée)
    • Thalys : 3 trains sur 5
    • Lyria (Liaison France – Suisse) : 2 trains sur 10 (2 allers-retours Paris – Bâle)
    • SVI (Liaison France – Italie) : aucune circulation
    • ALLEO (Liaison France – Allemagne) : 1 train sur 5 (2 allers-retours Paris – Francfort et 1 aller retour Paris – Stuttgart)
    • ELIPSOS (Liaison France – Espagne) : aucune circulation
    L’aéroport de Biarritz fut fortement perturbé comme d’autres

    La situation est donc très aléatoire et devrait perdurer mardi 10 décembre. En effet un nouvel appel à la grève est lancé par les syndicats. Dans le secteur de l’aviation civile, les syndicats appelant à la grève revendique 50% de participation au mouvement le 5 décembre et espèrent la même mobilisation. Jeudi 5, le mouvement avait même engendré la fermeture de certains aéroports comme celui de Biarritz.

    Des perturbations à l’occasion des fêtes?

    Alors que le gouvernement prévoit de présenter son projet de réforme des retraites mercredi 11 décembre, la question qui se pose est celle de la suite du mouvement. La période des fêtes approche à grands pas. De très nombreux Français de l’étranger prévoient de rentrer à cette occasion en avion, train, voiture. Que se passera-t-il en cas de grève des contrôleurs aériens, si les trains qui déversent leurs passagers à l’aéroport Charles De Gaulle ne roulent pas?

    Concernant les lycées français de l’étranger, le réseau a été, nous l’indiquions, assez perturbé mais les élèves ont été accueillis quand bien même leurs professeurs étaient en grève. Cela devrait de nouveau être le cas demain. Reste à savoir jusque quand les parents, élèves, usagers des transports, feront preuve de patience…

  • Pollution à New Delhi: quelles mesures sont prises?

    Chaque jour ou presque, la capitale de l’Inde suffoque sous un nuage de pollution. Ceux-ci dépassent souvent une concentration moyenne sur 24h de particules fines PM2,5 d’environ 400 microgrammes par mètre cube d’air, soit 16 fois la limite recommandée par l’Organisation mondiale pour la santé.

    Une situation bien pire qu’à Pékin, autre capitale régulièrement pointée du doigt. Une situation telle que les indiens aisés de la métropole de 20 millions d’habitants sont prêts à payer 5€ pour respirer de l’air sain dans des bars à oxygène pendant quelques minutes.

    La porte de l’Inde, un jour sans pollution

    « Une journée moyenne à New Delhi serait considérée comme une journée de forte pollution de l’air à Pékin » selon Greenpeace.

    La relative indifférence des Indiens, l’obsession des expatriés

    La population Indienne, en particulier la plus pauvre, est habituée à cette pollution quasi permanente et surtout n’a pas les moyens de s’en prémunir. En revanche, les Indiens aisés et les expatriés se sont depuis longtemps équipés de filtreurs d’air. Les 1500 Français inscrits au registre de New Delhi ne font pas exception. Particuliers comme entreprises internationales ont tendance à systématiser l’utilisation de tels outils.

    Au Lycée français de Delhi, plusieurs contrôles par jour sont effectués dans les classes. Dans les Ambassades européennes et américaines, de tels filtreurs sont fournis au personnel qui bénéficie aussi parfois de billets d’avions régionaux pour « prendre l’air » en Thaïlande ou dans d’autres parties de l’Inde.

    Un risque pour le dynamisme de l’économie indienne

    Le Premier Ministre Modi a fait de la performance économique de la première démocratie du monde une priorité. Réélu triomphalement, sera-t-il capable de pallier l’image désastreuse que cette pollution endémique engendre ?

    Surtout, l’Inde sera-t-elle en mesure de continuer à attirer des expatriés de talent alors que les conditions de vie sur place se dégradent ? La petite communauté française d’Inde, largement regroupée auprès du consulat de Pondichéry, pourrait à l’avenir privilégier d’autres destinations plus en adéquation avec une vie saine en famille.

  • Le point sur la grève en France ce 9 décembre

    La mobilisation contre la réforme des retraites continue. Le trafic sera encore très perturbé ce lundi avec des grèves à la SNCF, la RATP et dans les avions.

    La mobilisation s’est d’ores et déjà inscrite dans la durée. Les trois premiers syndicats de cheminots (CGT, Unsa et SUD) ont appelé à amplifier la grève à partir de lundi, avant une nouvelle épreuve de force dans la rue mardi 10 décembre.

    Dimanche soir, Emmanuel Macron et Édouard Philippe réuniront à l’Élysée les ministres concernés par le dossier. Lundi, en compagnie de la ministre des Solidarités Agnès Buzyn, le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye présentera aux partenaires sociaux les conclusions de sa longue concertation. Enfin, mercredi, Édouard Philippe détaillera son plan consistant à fusionner les 42 régimes de retraite existants.

    Trafic très perturbé dans les TGV, TER et Transiliens

    La direction SNCF a annoncé dimanche qu’il y aura seulement un TGV sur cinq à circuler en France. La SNCF prévoit d’assurer 30 % du trafic en Normandie. En Bretagne, alors qu’un TGV sur dix circulait la semaine dernière, ce sont deux sur dix qui sont prévus lundi 9 décembre avec notamment le rétablissement des liaisons entre Brest et Paris. Idem pour les TER.

    Sur le réseau national des TER, il y aura trois liaisons sur dix, essentiellement assurées par bus, a précisé la direction dans un communiqué.

    Le groupe prévoit un train Intercités sur cinq en moyenne, tandis que le trafic international sera très perturbé. La SNCF n’attend pas d’amélioration mardi, compte tenu de la journée de mobilisation contre la réforme des retraites, a précisé lors d’un point presse Agnès Ogier, porte-parole du groupe.

    Lundi noir dans les gares de Paris

    Lundi s’annonce carrément noir dans les gares et stations franciliennes. La SNCF recommande aux usagers d’éviter les Transilien lundi, l’affluence attendue dans les gares d’Ile-de-France s’annonçant très dangereuse pour la sécurité des voyageurs. La compagnie prévoit seulement un train sur cinq en circulation.

    La RATP a dévoilé dimanche ses prévisions de trafic. Dix lignes de métro sur seize seront complètement à l’arrêt, et les RER A et B ne circuleront qu’en heure de pointe, et à une fréquence très réduite.

    Le trafic est annoncé normal avec risque de saturation en heures de pointe sur les lignes automatiques 1 et 14, ainsi que sur Orlyval.

    Les lignes de métro 2, 3, 3bis, 5, 6, 7bis, 10, 11, 12 et 13 seront fermées.

    Les voies bus et taxis ouvertes au covoiturage

    Les véhicules pratiquant le covoiturage seront autorisés lundi à circuler sur les voies bus et taxis des grands axes qui arrivent sur Paris, alors que les transports publics devraient rester très perturbés, a annoncé dimanche la ministre des Transports, Élisabeth Borne.

    La mesure s’appliquera à partir de trois personnes dans la voiture, débutera à cinq heures du matin et pourra être reconduite les prochains jours, a précisé le ministère. Les voies accessibles seront signalées aux automobilistes via les panneaux d’information lumineux.

    Les axes concernés sont l’A1, l’A6A, l’A10 et l’A12, a détaillé le secrétaire d’État aux transports Jean-Baptiste Djebbari sur Twitter.

    De possibles perturbations aériennes, mais rien de précis

    Concernant le trafic aérien, aucune information n’a encore été communiquée concernant la journée du lundi 9 décembre par la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC).

    Mais l’USAC-CGT, syndicat majoritaire au sein de la DGAC et deuxième syndicat chez les contrôleurs aériens, appelle à amplifier le mouvement qui a eu lieu jeudi dès le mardi 10 décembre à l’occasion d’une nouvelle journée de grèves et de mobilisations nationales qui en appellera d’autres rapidement. Ce syndicat appelle donc ses membres à se mettre en grève dès le lundi soir.