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  • Régimes spéciaux : 5 milliers par an de subvention, dont la moitié d’avantages selon la Cour des Comptes.

    Les régimes spéciaux – ceux de la SNCF, RATP, EDF, ont fait l’objet de rapports de la Cour des Comptes.Ils sont un des points du conflit qui oppose le gouvernement aux syndicats. Pourtant, celui-ci ne propose qu’une réforme qui s’appliquera seulement quelques années. Entre temps, les avantages particuliers desdits régimes spéciaux continueront à s’appliquer et à coûter un surplus de 2.5 milliards à l’Etat. Explications :

    Aujourd’hui, 80% des retraités dépendent du régime général. Il existe trois autres types de retraite : le régime de la fonction publique ; les régimes de Indépendants (11), les régimes spéciaux (une vingtaine : Comédie française, Sénat, Mineurs, RATP, EDF, SNCF, Engie…). Les pensions des régimes spéciaux sont toutes plus généreuses que celles de la Fonction publique,  elles-mêmes supérieures à celles du privé.

    En 2017 par exemple, pour les nouveaux retraités,  La pension brute moyenne après une carrière complète était de 3705 € à la RATP, 2636 à la SNCF, 2206€ pour les fonctionnaires. Il s’agit de moyennes.

    (Source : Cour des Comptes, Les IEG correspondent aux entreprises du secteur énergétique, comme Engie ou EDF.)

    L’âge du départ à la retraite ne peut expliquer ces différences. Au contraire : 57.7 ans pour les « IEG », 56.9 pour la SNCF, 55.7 pour la RATP, contre 61 ans dans la Fonction publique et 63 ans pour le régime générale des 80% retraités ou futurs retraités du secteur privé. Ce serait donc plutôt : plus longtemps on travaille et on cotise, moins on touche.

    (Source : Cour des Comptes)

    L’espérance de vie n’explique pas non plus ces écarts : l’espérance de vie à 60 ans est la même quelle que soient les régimes, entre 22.1 ans et 22.9. Les cotisations versés durant l’activité ne justifient pas non plus ces différences : 11.31% dans le privé ; 12.73 dans les entreprises IEG, 9.06% à la SNCF.

    Les régimes spéciaux étant tous déficitaires, la subvention de l’Etat les maintient à l’équilibre. Elle s’élève à 5.5 milliards en 2017, presque la moitié de l’ensemble des pensions reversés aux retraités de ces régimes spéciaux : 11.5 Milliards.

    Une grève qui vaut le coup

    La démographie l’explique en partie, puisque les régimes spéciaux comptent désormais plus de retraités que de cotisants : 482.000 retraités pour 325.017 actifs.

    (Source Cour des Comptes)

    En partie seulement. Le Selon le rapport de la Cour des Comptes, les avantages spécifiques dont ils bénéficient représentent en 2017 la moitié de la subvention de l’Etat, soit 2.5 milliards par an.

    La seule explication à ces spécificités, c’est la capacité des professions sous régimes spéciaux à faire pression sur les gouvernements, par la grève, par exemple. On comprend donc que la grève est le moyen de pression efficace qu’ont retenu les syndicats : La grève, ça marche.

    La réforme annoncée par le gouvernement envisage une convergence progressive des régimes spéciaux vers un régime général transformé, qui serait un régime universel à points, comme c’est le cas pour les retraites complémentaires du privé. Mais elle ne s’appliquera pas tout de suite. Il faudra, selon les régimes et les cas, entre 15 et 25 ans pour la voir entrer en œuvre. D’ici là, la subvention de l’Etat pour les avantages spécifiques continueront à être versés pour un montant de 2.5 milliards par an, en moyenne.

    7200 euros en plus par rapport au régime général

    2.5 Milliards pour 347.000 cotisants, cela fait 7200 euros par an et par cotisant. On comprend que les 320.000 cotisants se battent pour garder cet avantage, qui leur est déjà accordé, puisque la réforme ne s’appliquera pas avant 2037.

     

  • Gouverner au nom du futur

    Demain, à l’Unesco, s’ouvrira le Forum mondial sur la Fabrique des Literaties[1]du futur.  Comment utiliser l’idée du futur pour agir au présent ? Hors des cadres, bien souvent. Futur du travail, de la monnaie, du genre, de l’université, des mégalopoles, de la gouvernance, de l’énergie, seront jetés en vrac à travers des ateliers créatifs auxquels participeront chercheurs, étudiants, ministres, ambassadeurs, économistes, philosophes, politiques. Le Capharnaüm de l’attendu et de l’improbable. J’aurais l’honneur d’en animer la discussion générale avec humilité. Et un peu de tristesse ou d’ironie. Quoi, parler du futur ? Un passe-temps d’augure ! En pleine grève ?  Et pourquoi la grève, la taxe énergétique, la réforme du droit d’asile sinon parce que l’idée que l’on se fait du futur modèle nos imaginaires, nos craintes, nos vies, nos politiques. Tous les commandements sont écrits au futur.

    Retraites en 2037, gains actuels.

    Ainsi le gouvernement annonce-t-il après deux de réflexions, une réforme qui met le pays à pied, quoiqu’elle ne s’appliquera pas avant 10, 15, 20 ans selon les cas. 2037 au mieux, 2070 pour en voir la fin. Comme si rien ne devait se passer d’ici là. Pas d’autre gouvernement, pas d’autre crise, croissance, espérance de vie. Comme si dans ce monde mouvant, à part les dettes, qui ne s’abolissent jamais parce qu’elles sont des créances sur le futur, quelque chose pouvait durer sans changement. En regardant en arrière, on s’aperçoit que si des fonds de pension avaient été créé, la moitié au moins du financement des pensions aurait été réglé. Piketty protestera contre le fait que les actions monteraient plus vite que les salaires. Si c’est vrai, pourquoi priver les employés des effets heureux du capitalisme ? Dans un pays réputé ingouvernable, chaque gouvernement fait sa réforme des retraites, plus au moins juste et efficace. Celui-ci, craignant de légiférer pour maintenant, au nom de projections futures, ordonne pour 2037. Cela n’empêche pas les syndicats, de chercher le bras de fer, trop heureux de reprendre un peu de leur pouvoir perdu : Répliques du passé.

    Etudier les futurs possibles montre ce que ce qui est prévu n’arrive jamais.  Les solutions que l’on propose ne sont généralement que celles du passé.

    Et si, comme le prétendent certains, la génération 2004 vivait non pas 84 mais 125 ans? L’âge pivot resterait-il un problème ? Réformer le système de 1945, c’est bien ; inventer celui de 2045, ce serait mieux. Or c’est faisable. Nos ancêtres l’avaient bien fait en 1935.

    Au nom du futur, on ne prépare pas tant le futur qu’on engage des luttes de pouvoir au présent, comme celui du contrôle de la gestion de pensions. Ainsi, le gouvernement va récupérer plus de 135 milliards de fonds de réserve des différentes caisses, dés aujourd’hui, pour 2037. Au nom du futur. Les syndicats ne protestent pas trop sur ce point, on leur promet de « cogérer ». Mais démontrer leur puissance leur garantira une meilleure place. Tel est l’enjeu, bien actuel, du bras de fer. La preuve : le ministre de l’Intérieur a conclu un accord avec les syndicats de police pour leur laisser un régime particulier. Une grève des policiers en cas de grève c’est impossible. Gouverner, c’est prévoir. Chacun ses muscles. Prendre ses gains aujourd’hui au nom du futur.

    Plastiques de 2040, déchets d’aujourd’hui.

    Nous sommes envahis, ici, maintenant, partout, par le plastique. Le gouvernement s’enorgueillit de donner au monde, selon la Ministre en charge de l’écologie, un exemple : la France interdira les plastiques à usage unique en … 2040.  Bel exemple ! N’aurait-il pas été possible d’agir maintenant, plutôt que d’organiser des ramassages scolaires sur les plages ? Les retraites en 2037, le plastique en 2040.

    Pour l’hôpital, des mesures d’urgence ont été prises. Un gros chèque, étalé sur dix ans. Retraites : fixer des rapports de force, prendre aujourd’hui des gages pour l’avenir. Plastiques : repousser des décisions au lendemain, pour ne pas les prendre aujourd’hui.  Toujours, au nom des erreurs passées, prendre l’avenir en otage. Enver Hodja, dictateur rouge albanais, fit construire des milliers de bunkers contre l’invasion impérialiste qui n’arriva jamais. Ce n’était pas pour se défendre. C’était pour maintenir son pouvoir. Syndicats et gouvernements ne construisent-ils pas leurs bunkers ?

    Le contrôle au nom de l’avenir

    C’est dire que le colloque de l’Unesco prend tout son sens : démystifier l’avenir. Au nom duquel on fuit le présent, conforte les rapports de force, prend les générations futures en gage.

    Le monde est turbulent. Tout change .Mais il y a des réalités, des règles. Celles de l’économie et de la politique. Certains ont été surpris de voir la victoire de Boris Johnson. En juin j’avais écrit qu’il rallierait les partisans de Farage et s’assurerait ainsi de la victoire. Et qu’il passerait un  accord avec l’UE. Comme il n’était pas difficile de prévoir que Maduro ne tomberait pas. Ou d’annoncer le prochain bombardement israélien à la frontière irako-iranienne : les jeux de pouvoir sont simples, même s’ils sont souvent cachés.  En revanche, je me suis trompé sur la crise économique qui n’en finit pas de ne pas arriver aux Etats-Unis. Je connais la politique. La politique obéit toujours aux mêmes règles. L’économie ne fonctionne plus comme avant. La société encore moins.

    Mal penser le futur permet de rater le présent. C’est parfois volontaire. Observer comment le futur régit nos vies, par erreur de conception, permet d’imaginer de nouvelles solutions. Ce que fait souvent la société, rarement les gouvernements. C’est pourquoi les sociétés de confiance, d’initiatives, l’emporteront sur les sociétés de contrôle, et connaitront un avenir plus paisible que les autres. La France serait-elle malade de l’amour du conflit, de celui du contrôle ? Ou serait-elle simplement sclérosée ? Donnez le contrôle des retraites non à l’Etat ni aux syndicats mais aux vraies gens, ce serait la révolution : une solution d’avenir.

    [1]« Qu’est-ce que Futures Literacy? C’est un apprentissage, comme la lecture, du pourquoi et du comment les humains imaginent l’avenir. Les images de l’avenir sont les sources des espoirs et des craintes des gens au présent. Si nous ne savons pas d’où viennent ces images ni comment créer les nôtres, nous ne pouvons pas comprendre le monde. »Riel Miller, Fondateur de l’Unité de Prospective , Unesco.

     

  • La Réforme des régimes de retraite s’exporte..

    Les Français de l’étranger aussi concernés.. Une situation encore plus complexe.

    La réforme des retraites va s’exporter. S’il n’est pas encore possible de présenter dans le détail la façon dont seront prises en compte les années passées à l’étranger, la création d’un régime universel à points pose deux questions principales : quel sera l’impact de l’expatriation sur le montant des pensions et comment sera pris en compte le conjoint accompagnant de l’expat’ ?

    « La réforme ne devrait pas remettre en question les règles actuelles de portabilité des pensions, notamment avec les pays ayant un accord de Sécurité sociale avec la France » –

    Alexis de Saint-Albin

    La réponse varie en fonction du statut du salarié. S’il est “détaché”, c’est-à-dire envoyé par une entreprise française à l’étranger, il continue à cotiser à la retraite comme s’il était toujours en France. Pour lui, les répercussions de la réforme seront les mêmes que pour un salarié resté dans l’Hexagone. Ce sont les actifs qui ont le statut d’expatrié qui pourraient sentir la différence.

    Actuellement, si le pays dans lequel ils partent a signé un accord de Sécurité sociale avec la France, ce qui est le cas notamment dans toute l’Union européenne, le nombre de trimestres travaillés à l’étranger est retenu pour le calcul de la durée d’assurance nécessaire pour obtenir le taux plein. Dans les autres pays, les périodes travaillées ne sont pas prises en compte. Sur ce sujet Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites se montre positif : “Cette réforme pourrait être l’occasion de retravailler les différents accords que nous avons signé avec les pays et d’en signer de nouveau”, a-t-il annoncé, à l’occasion de son audition devant la Commission des Affaires sociales du Sénat, le 24 octobre dernier. La réforme ne devrait pas remettre en question les règles actuelles de portabilité des pensions, notamment avec les pays ayant un accord de Sécurité sociale avec la France”, estime encore de son côté Alexis de Saint-Albin, directeur développement activités internationales du groupe Malakoff Médéric Humanis qui gère la caisse de retraite complémentaire pour expatriés. Ainsi, dans le nouveau régime, les jours travaillés à l’étranger seraient toujours intégrés dans le calcul de la durée d’assurance s’il y a un accord de Sécurité sociale

    Reste que la réforme risque d’avoir une autre conséquence pour les expat’ nés après 1975

    Pour comprendre, revenons à une autre subtilité de notre système actuel. Aujourd’hui, si les jours travaillés par un expat’ sont bien pris en compte, ce n’est pas forcément le cas pour ses cotisations car le salarié cotise dans le régime du pays dans lequel il est installé. Il peut cependant choisir, pour s’assurer un niveau de pension en France, de cotiser volontairement pour sa retraite de base via la Caisse des Français de l’étranger (CFE) ou pour une retraite complémentaire Agirc-Arrco auprès de Malakoff Médéric Humanis International Agirc Arrco. Or, dans les pays où le taux de cotisation salariale est peu élevé (par exemple 3 % en moyenne au Royaume-Uni), de nombreux expatriés décident de cotiser uniquement dans le régime local et non en France. Une option qui leur permet de toucher un salaire net plus élevé et qui n’a pas de répercussion pour ceux qui restent uniquement quelques années à l’étranger. En effet, pour ceux nés avant 1975 le calcul de la pension est effectué uniquement sur les 25 meilleures années, celles effectuées à l’étranger “disparaissent”. Pour ceux né après 196, le scénario du régime universel par points prenant en compte l’ensemble de la vie active étant retenu, ces années à l’étranger – au cours desquelles aucune cotisation n’a été versée en France – pourraient devenir pénalisantes. Les expatriés ont donc  tout intérêt à cotiser volontairement en France auprès de la CFE.

    Autre point qu’interroge la réforme : la situation du conjoint qui cesse son activité pour accompagner son mari ou sa femme à l’étranger. “Pour ceux nés avant 1975 et à condition qu’ils ont déjà été salariés en France, ils peuvent continuer à cotiser pour leur retraite de base même si, désormais, il n’a plus d’activité”, précise Alexis de Saint-Albin. Un principe qui est transformé par la réforme. “Dans le cas d’un couple, si l’un des deux quitte son travail pour accompagner celui qui s’expatrie, il reste à réfléchir au système par points qui pourrait être accordé pour un parcours conjugal, a envisagé Jean-Paul Delevoye lors de son audition au Sénat. Cela permettrait à celui qui cesse son activité de continuer à contribuer pour sa retraite”.

     

    Le chantier est loin d’être fini..

     

  • Cop 25 à Madrid : déception

    Les quelque 200 signataires de l’Accord de Paris sur le climat ont voté un accord a minima ce matin à Madrid, en séance plénière. La conférence internationale des Nations Unies sur le climat devait se terminer vendredi mais les parties prenantes ne sont pas arrivées à dégager un consensus sur les mesures à prendre pour limiter le réchauffement du climat dans les prochaines années.

    La nuit dernière, la jeune militante pour le climat Greta Thunberg a partagé son exaspération sur Twitter. On pouvait lire sur le compte de la jeune Suédoise que « quoi qu’il arrive, nous n’abandonnerons pas. Nous ne faisons que commencer. »

    « Le langage sur l’ambition est toujours faible, mais c’est mieux. Cela passera probablement », a parié Yamide Dagnet, du World Resources Institute. Au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre, le mercure pourrait gagner jusqu’à 4 ou 5°C d’ici la fin du siècle. Même si les quelque 200 signataires de l’Accord de Paris respectent leurs engagements, le réchauffement dépasserait 3°C.

    Les gros émetteurs refusent de revoir leurs ambitions à la hausse

    Tous les Etats doivent soumettre une version révisée de leurs engagements d’ici à la COP26 à Glasgow. A ce stade, quelque 80 pays se sont engagés à présenter un rehaussement de cette ambition mais ils ne représentent qu’environ 10% des émissions mondiales.

    Et quasiment aucun des plus grands émetteurs, Chine, Inde ou Etats-Unis, ne semble vouloir rejoindre ce groupe. Seule l’Union européenne a « endossé » cette semaine à Bruxelles l’objectif de neutralité climatique d’ici 2050. Mais sans la Pologne, très dépendante du charbon. Et les Européens ne se prononceront pas avant l’été sur le relèvement de leurs engagements pour 2030.

    Dans le collimateur des défenseurs du climat, outre les Etats-Unis qui sortiront de l’Accord de Paris en novembre 2020, la Chine et l’Inde, qui insistent, avant d’évoquer leurs propres engagements révisés, sur la responsabilité des pays développés à faire plus et à respecter leur promesse d’aides financières aux pays en développement. Mais aussi l’Australie et le Brésil, tous deux accusés de vouloir introduire dans les discussions sur les marchés carbone des dispositions qui selon les experts saperaient l’objectif même de l’Accord de Paris.

    L’exaspération de Greenpeace

    Une COP pour rien précise le communiqué de l’association publié ce matin. Malgré des mobilisations sans précédent de la part de la société civile et un constat scientifique très clair, la communauté internationale n’est pas parvenue à aller significativement de l’avant à la COP 25 de Madrid.

    Pour Greenpeace encore, on ne sait toujours pas si et comment les pays vont combler l’énorme écart par rapport à l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degrés; les lacunes des règles d’application de l’Accord de Paris ne sont toujours pas réglées et la question de la justice climatique reste tragique (les pays riches qui portent la plus grande part de responsabilité dans le réchauffement du climat, hésitent à indemniser les dommages climatiques et à financer la protection du climat dans les pays les plus pauvres.

  • Relais – Colis : une solution pour recevoir les produits vendus qu’en France

    Vous commandez sur internet depuis les DOM-TOM ou l’étranger mais le site vendeur ne livre qu’en France ?

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  • Amsterdam Light Festival – Podcast Vidéo de la French Radio Benelux

    Il s’agit déjà de la 8è édition de ce festival qui permet une mise en lumière différente, mais très photogénique de la capitale batave. Avec un programme varié, qui permet de découvrir Amsterdam sous un nouveau jour. Et cette année, fini ou presque les canaux historiques de la ville, place à la découverte de quartiers moins connus des touristes.

     

  • Grève pour les vacances en France ?

    Si vous aviez l’intention de rentrer au pays pour passer Noël sous la neige à la montagne, ou auprès de votre famille… cet article va vous intéresser. En effet, la mobilisation en France contre la réforme des retraites, qui paralyse les transports, est entrée dans sa deuxième semaine et pourrait se prolonger jusqu’à Noël malgré de nouveaux appels au « dialogue » du gouvernement.

    Coté Ciel

    La grève des contrôleurs aériens du mardi 17 décembre, débutera lundi soir 16 décembre à 19h et se terminera le mercredi 18 décembre à 6h du matin. Normalement, elle ne devrait pas être reconduite.. Les aéroports seraient donc pleinement en activité pour les vacances.

    Lors des deux dernières grèves les 5 et 10 décembre, ils a eu 20% des vols annulés, principalement les courts et moyens courriers.

    Coté Rail

    La grève dans les transports ne connaît pas de trêve. Pas même celle dite « des confiseurs », pour les fêtes de fin d’année. La CGT-Cheminots, un des principaux syndicats dans les chemins de fer, a annoncé que le blocage continuera « sauf si le gouvernement revient à la raison » en retirant son projet. Résultat, ce vendredi, deux tiers des conducteurs de train sont toujours à l’arrêt et la situation pourrait se prolonger encore de nombreux jours, quitte à impacter les vacanciers de Noël.

    Du côté de la SNCF, seul un quart des TGV, des Intercités et des Transiliens circulent. Tandis que quatre TER (Transport Express Régional) sur 10 sont assurés, essentiellement par bus. Si vous prévoyez de traverser l’hexagone en train, armez-vous de patience. Ou alors, optez pour un autre moyen de transport. Avec, là aussi, une nécessaire anticipation.

    Coté Route

    La région parisienne sera bien entendu encore la plus encombrée suite aux grèves. Les fortes perturbations dans les transports en commun entraînent chaque jour d’importants retards sur les routes et autoroutes, en particuliers celles pour accéder à la capitale française. Bref, ces fêtes de fin d’année ne semblent pas le meilleur moment pour envisager un petit break au pied de la Tour Eiffel. En ce qui concerne le réseau des bus, des métros et des RER, le trafic reste très perturbé avec neuf lignes de métro fermées et un peu plus de 50% des bus à l’arrêt. Selon les lignes, un RER (desservant la banlieue) sur deux ou trois circule.

    En revanche, si vous deviez prendre l’avion depuis Paris CDG, la position périphérique de l’aéroport permet d’éviter les encombrements parisiens. Pour le reste, les principaux axes vers le sud ne connaissent de perturbations particulières. Pas de risque donc si vous rejoignez la montagne. Evitez toutefois certaines zones sur votre parcours. Les zones industrielle et portuaire du Havre ont été bloquées jeudi, tout comme les entrées du Grand Port maritime de Marseille, par des manifestants mobilisés à l’appel de la CGT. Des dockers ont également organisé des blocages au port de La Rochelle ou à Rouen.