Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Théâtre: les pièces françaises à l’étranger

    Nous l’ignorons parfois, mais le théâtre français s’exporte très bien, dans sa langue originale ou dans la langue du pays d’accueil. Des pièces classiques aux œuvres contemporaines, il y en a pour tous les goûts !

    Sacha Guitry à Londres

    La vie de Sacha Guitry intéresse le public londonien

    A Londres et depuis plusieurs années, la pièce « Sacha Guitry, ma fille et moi » connait un incontestable succès. Déclamée en français avec des sous-titres en anglais, la pièce reprend de manière libre la vie du célèbre auteur français. La pièce évoque en particulier sa passion pour les femmes et sa façon étonnante de mélanger la fiction et la réalité.

    Une offre particulièrement riche à Bruxelles

    Dans la capitale de l’Europe et de la Belgique, très majoritairement francophone, l’offre est particulièrement riche. Les grands classiques comme Cyrano de Bergerac au célèbre Théâtre Royal du Parc, mais aussi des offres originales comme le cycle proposé par « ouvrir les portes« . Cette organisation, qui officie dans les centres culturels d’Uccle et d’Auderghem, propose une sélection éclectique allant de Chance! une comédie musicale, en passant par vipère au poing et la machine de Turing.

    Des cours de théâtre à Berlin et Rome

    Autre possibilité pour les amateurs de théâtre, celle de bénéficier de cours. Le théâtre français de Rome en propose pour les enfants, les ados, les adultes, les amateurs comme les personnes plus confirmées. Même chose à Berlin avec le TFB, pour les initiés comme les non initiés ainsi qu’à Prague.

    L’institut français de Tokyo propose aussi régulièrement des représentations théâtrales, tout comme ses établissements frères à travers en particulier le programme Théâtre Export.

    Autre acteur majeur, l’UNESCO. A travers son institut international du théâtre, elle promeut partout dans le monde cet art présent depuis des millénaires sur tous les continents. Une sortie idéal à l’occasion des fêtes!

  • Pendant les grèves : la campagne de publicité pour une retraite au Portugal

    Certains organismes ont pris un contre-pied cette semaine pour évoquer la grève liée à la Réforme des Retraites.

    Le portail immobiliser Green-Acres.com, qui compte près de 5 millions de visites par mois, en a ainsi profiter pour vanter les mérites du Portugal auprès des retraités français. Jusqu’au 10 décembre, 250 affiches publicitaires étaient visibles sur le site, avec notamment une mamie Rock’N’Roll, sur un fond rouge, pour rappeler la lutte de la CGT contre la réforme, présentée par Edouard Philippe.

    Et les atouts portugais sont nombreux pour les retraités français. D’abord, le coût de la vie y est 27% moins élevé qu’en France, selon l’OCDE. Ce sont donc près de 9% d’internautes français qui ont pris des renseignements sur le Portugal, lors des 6 dernières années, sur le site Green-Acres.com

    Ensuite, le prix de l’immobilier y est bien plus abordable. Le prix au mètre carré est l’ordre de 6 000€ à Lisbonne, là où il affiche 10 000€ à Paris. Mais la région de l’Algarve attire aussi largement, pour sa proximité avec la mer.

    Enfin, le régime fiscal proposé aux retraités est très avantageux. Ils peuvent bénéficier d’une exonération fiscale sur les pensions non imposables en France, pendant 10 ans. Seule condition, qu’ils demeurent au moins 183 jours par an au Portugal. Le nombre de ressortissants français installés au Portugal a donc augmenté de 29%, rien que sur l’année 2018. Avec 20 000 français, dont 1/3 de retraités, il s’agit de la 7è communauté étrangère au Portugal, derrière le Brésil et le Cap Vert.

  • Revue de Presse : Victoire de Johnson.. Brexit confirmé !

    Plus rien ne s’oppose au Brexit : le Premier ministre britannique Boris Johnson a réuni jeudi aux élections législatives une majorité écrasante lui donnant les coudées franches pour sortir son pays de l’Union européenne le 31 janvier, selon les premières projections. Le succès semble sans appel pour le dirigeant conservateur, déterminé à mettre fin à trois ans d’une saga qui a déchiré le pays et à 47 ans de mariage tumultueux entre le Royaume-Uni et l’UE.

    « Merci à tous ceux à travers le pays qui ont voté, qui se sont portés volontaires, qui se sont présentés. Nous vivons dans la plus grande démocratie du monde », a réagi Boris Johnson, élu pour un mandat de cinq ans, sur Twitter.

    Sans surprise, c’est la victoire écrasante de Boris Johnson qui fait la Une de tous les journaux britanniques. « Un raz-de-marée électoral », titre le Daily Telegraph, qui reprend la photo du Premier ministre britannique, qui est allé voter avec son chien, lançant une mode aux bureaux de vote et souligne la défaite « catastrophique » des travaillistes. « Le mur rouge s’est bel et bien effondré », note une collaboratrice du journal.

    Le Guardian ne cache pas son choc face aux résultats de ces élections législatives et prédit même un « changement de la politique anglaise ». « La victoire est indéniablement celle de Johnson. Il y a un an, il se trouvait encore sur les banquettes arrières. Cet été, la majorité des députés conservateurs ne voulaient pas qu’il soit leur chef. Aujourd’hui, il est le maître de la scène politique britannique », remarque le quotidien.

    « Désormais, la question est de savoir si cette victoire a davantage à voir avec ‘mettre en œuvre le Brexit’ ou s’il s’agit plutôt d’un soutien plus large au conservatisme johnsonien », s’interroge le quotidien, qui voit un deuxième enseignement dans le score du parti national écossais. Il prédit une confrontation entre l’Ecosse et Johnson, qui a clairement fait savoir qu’il ne concéderait pas un deuxième référendum sur l’indépendance.

    Le quotidien écoassais The Herald annonce d’ailleurs une « crise constitutionnelle » en perspective concernant le futur de l’Ecosse. Le journal estime qu’un rejet pur et simple par Boris Johnson susciterait davantage de réactions défavorables à son égard et ne ferait que renforcer le soutien à l’indépendance. Sans compter sur les élections de 2021 : si le SNP répète sa majorité absolue de 2011, cette victoire constituerait un « mandat démocratique » pour un second référendum, selon plusieurs politiciens écossais.

    The National, un journal en faveur de l’indépendance écossaise, va encore plus loin et voit dans les résultats de ces élections que l’Ecosse « est un pays différent », reprenant les mots d’Angus MacNeil, membre du SNP.

    Le Daily Mail, lui, ne cache pas sa joie et se « réjouit » » de la victoire « écrasante » des conservateurs. Au contraire, le Daily Mirror ne cache pas sa déception et n’hésite pas à titrer « Le cauchemar avant Noël ». Tandis que le Daily Express note une victoire également pour le Brexit.

    Le Sun, lui, n’a pas décidé de faire dans la finesse en titrant « The dog’s Bollox ». Le terme ‘bollocks’ (ou ‘bollox comme il est écrit ici) est un terme d’argot vulgaire pour désigner les ‘testicules’. Mais dans le cas présent, il reflète la langue vernaculaire londonienne qui utilise régulièrement ce terme pour désigner quelque chose de très positif.

     

  • Alger, après le fantôme de Bouteflika, l’élection fantôme.

    Toute manifestation est interdite à Alger depuis 2001. Pourtant, depuis six mois, les Algérois manifestent tous les vendredis. Une des manifestations les plus importantes a eu lieu vendredi dernier. Justement parce que le Général Salah, chef d’Etat-major de l’Armée, avait dit que le temps des manifestations était fini et que celui de l’élection était venu. Alors la foule a scandé « Mackache le vote » (pas de vote), en se moquant de Salah bardé de décoration comme un maréchal soviétique. C’est bien normal, c’est à Moscou que Salah a appris l’art des casernes et de la démocratie populaire.

    Ce 11 décembre, une nouvelle manifestation, exceptionnelle, un jour de semaine, a affronté la police. C’est normal : le 12 a lieu le vote. Le successeur de Bouteflika, fantomatique chef de l’Etat algérien, sera élu. Par qui ? Par le peuple bien sûr, et sans le peuple. Peuple fantôme dans une démocratie fantôme, avec des candidats fantômes, qui n’osent rien dire, qui n’ont même pas osé faire campagne dans tout le pays (aucun par exemple n’est allé à Tizi Ouzou), qui ne se sont prononcés ni sur le régime, ni sur les opposants, ni sur les arrestations, ni sur Bouteflika, sur rien.

    En France, les bureaux de vote sont ouverts depuis dimanche, des manifestants conspuent ceux qui viennent voter. Le Président de l’autorité organisatrice admet quelques ratés mais considère que le taux de participation est « normal », sans donner de chiffres. La transparence, ce sera plus tard.

    On se demande comment cela peut-il tenir. Quel que soit l’élu, il sera dévalué par la rue, par son appartenance au « système ». Comment pourrait-il en être autrement ? Le système est le même depuis l’indépendance : le FLN, l’Armée, les luttes de clans pour la répartition de la rente pétrolière.

    Dans cette lutte de clan, depuis que Salah a retourné sa veste, celui de Bouteflika est le grand perdant. Saïd Bouteflika, « Monsieur 15% » selon Bernard Bajolet, ancien Ambassadeur de France à Alger, est toujours en prison. Deux anciens Premiers ministres ont été condamnés, des hommes d’affaires. Personne n’est dupe : ils ont certainement beaucoup de choses à se reprocher, ils ne sont pas les seuls. Grâce à eux, Salah a pu faire peur et asseoir son pouvoir. Il a fait un peu le ménage dans l’armée, écartant les personnalités les plus fortes. Comme il n’a jamais brillé par ses talents d’organisateur ou d’innovateur, il y a peu de chances qu’il ait fait la promotion de moins terne que lui.

    L’élu, demain soir, pourrait-il prendre le pouvoir ? Parfois, l’apparence du pouvoir peut prendre le pouvoir. L’armée n’est pas si solide, elle a besoin de paravents. Il y a des gens intelligents en Algérie, très bien formés, très bien informés, bien plus ouverts sur la réalité que les dirigeants actuels. Ils auront peut-être, par un moyen ou un autre, accès au nouvel élu, qui de toute façon, se sentira à la fois bien seul, et très -trop- entouré. L’avantage, dans les régimes sclérosés, c’est qu’une petite brèche peut faire s’effondrer tout l’ensemble. Il faut un réformateur à la tête du pays. Salah a été incapable de prendre ce rôle, peut-être que le nouveau Président y sera contraint par la rue.

    Des cinq candidats qui concourent au poste de Président de la République tous sont des anciens du système. Seul l’ancien Premier ministre Ali Benflis s’était opposé à Bouteflika et avait osé se présenter contre lui. On verra s’il représente le choix des militaires, car personne n’imagine qu’un candidat vraiment indépendant, qui n’aura pas donné les garanties nécessaires, puisse l’emporter. D’ailleurs la Commission ad hoc n’a retenu que ces cinq noms.

    Hors d’Algérie, beaucoup attendent, inquiets. La France se tait, de crainte d’être accusée par le pouvoir de manipuler les manifestants, ou par les manifestants de soutenir le pouvoir. Le 2 décembre, l’Ambassadeur inaugurait la campagne Campus Franceen Algérie sans qu’un mot ne sorte de l’ordinaire. Pourtant, la moitié de la population algérienne a moins de trente ans, et manifeste. Partir en France est devenu l’espoir des étudiants qui pensent n’avoir aucun avenir dans leur propre pays. Le même Ambassadeur avait été plus audacieux en juillet dernier, confessant « Nous autres diplomates, n’avons peut-être pas vu juste. Il faut l’avouer, nombre d’entre nous n’avions pas perçu la formidable force de changement qui sommeillait dans ce pays ».Il serait temps de s’en apercevoir.

    Le Parlement européen a voté une résolution pour condamner les arrestations arbitraires et les attaques contre les manifestants. 150 personnes auraient été arrêtées. Le Général Salah a répondu en déclarant qu’il ne tolérerait aucune ingérence. Sauf de Moscou, qui manifeste sa totale confiance dans le « processus démocratique » et explique que les manifestants ne sont qu’une poignée. Se rendent-ils compte qu’ils ont quitté les années 80 ?

    La Tunisie, elle aussi, s’interroge, avec son nouveau Président et son assemblée à nouveau dominée par le parti islamiste, mais sans majorité. Enfin tous regardent le cours du pétrole, qui décide, in fine, de la survie du régime.

    Soit, se moquer du Général Salah, hors d’Algérie, est un exercice facile. Il prête facilement à la caricature. Il n’a en aucune façon la figure d’un vainqueur. Pourtant, s’il réussit à faire rentrer dans sa boîte le génie de l’Algérie, à faire rentrer chez eux ces manifestants, à remettre une chape de silence sur la société algérienne, alors il deviendra un modèle politique, plus emblématique que Jaruzelski. Mais peut-être est-ce cela qui manque au « Hirak », une figure comme celle d’un Walesa, un syndicat comme « Solidarnosc », qui existe peut-être en exil ou en prison. A moins, que, parmi les cinq miraculés de l’ère Bouteflika qui sollicitent les suffrages, quelqu’un se sente pousser les ailes d’un Gorbatchev.

    Parfois les fantômes prennent corps. Il y a toujours des surprises en politique. Si la réforme ne peut venir d’en bas, elle peut venir d’en haut, ce serait la surprise du chef. Et si elle ne vient pas, le « Hirak » continuera, un peu de désespoir en plus.

    Jeudi, élection. Vendredi, manifestation.

  • Élections fatidiques pour le Brexit au Royaume-Uni

    Le Brexit avec Boris Johnson ou un second référendum avec Jeremy Corbyn ? Les Britanniques votent jeudi lors de législatives anticipées fatidiques pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et l’avenir du pays pour des décennies. Un article de notre partenaire Euractiv

    Les électeurs se rendent aux urnes depuis 07H00 (locales et GMT) dans un pays embourbé dans le Brexit depuis le référendum de 2016 remporté à 52 % par le « leave ».

    C’est justement pour sortir de l’impasse que le Premier ministre conservateur a voulu ces législatives, les troisièmes en quatre ans. Il espère obtenir la majorité absolue qui lui a fait défaut pour tourner la page de cette saga qui divise profondément le Royaume-Uni.

    Boris Jonhson espère une victoire du camp conservateur

    Mais si les tories ont toujours dominé leurs rivaux travaillistes dans les sondages, le résultat s’annonce serré et incertain au vu des dernières enquêtes d’opinion. L’une d’elles, publiée jeudi dans le Telegraph, donne cinq points d’avance aux conservateurs, une autre, réalisée par Kantar, 12 points.

    Et les averses attendues jeudi, voire la neige dans le nord, pourraient décourager plus d’un électeur de se déplacer pour désigner les 650 députés de la Chambre des communes lors de scrutins uninominaux à un tour (est élu le candidat arrivant en tête dans sa circonscription).

    Un sondage sorti des urnes sera publié à la fermeture des bureaux de vote à 22H00 (GMT). Les premiers résultats sont attendus dès 23H00.

    « Sauvez le Brexit, sauvez le Royaume-Uni », exhorte le tabloïd The Sun, tandis que le Daily Mirror, mettant notamment en une infirmière, retraités ou sans-abri, appelle « Pour eux… » à « voter Labour ».

    À Noël, Brexit et dinde

    « Réalisons le Brexit ! » Boris Johnson, 55 ans, l’a répété comme un mantra tout au long d’une campagne sans relief.

    « Donnez-moi une majorité et je finirai ce que nous avons commencé — ce que vous nous avez ordonné de faire — il y a trois ans et demi », a promis l’ex-maire de Londres qui, malgré ses gaffes à répétition, a réalisé l’ambition d’une vie en prenant la tête de l’exécutif en juillet.

    « Imaginez comme il sera merveilleux de s’attabler autour de la dinde de Noël, le Brexit réglé », a-t-il poursuivi.

    Outre l’unification du pays, il s’agit d’enfin pouvoir s’atteler aux « priorités » des Britanniques, comme la santé et la sécurité, a affirmé le chef du gouvernement, accusé de récupération après l’attentat meurtrier de London Bridge fin novembre.

    En cas de victoire, Boris Johnson veut soumettre l’accord de divorce qu’il a négocié avec Bruxelles au Parlement avant Noël pour mettre le Brexit en œuvre au 31 janvier, après trois reports.

    « L’accord est prêt. Mettez-le juste dans le four », a-t-il régulièrement plaisanté, n’hésitant pas à pulvériser au bulldozer un faux mur symbolisant « l’impasse » du Brexit.

    Mais au dernier jour de la campagne, l’opposition a une fois de plus dénoncé ses mensonges, son affirmation de pouvoir boucler un accord commercial post-Brexit en moins d’un an avec l’UE étant jugée irréaliste à Bruxelles, selon la presse.

    « Vrai changement »

    Plus sobre, Jeremy Corbyn, vétéran de l’aile gauche du Parti travailliste, n’en a pas moins promis un « vrai changement » après presque une décennie de pouvoir conservateur, lors d’un dernier meeting mercredi soir à Londres.

    Nationalisations et investissements massifs dominent son programme, surtout dans le service public de santé (NHS), affaibli par des années d’austérité.

    Misant à bloc sur cet autre grand sujet de préoccupation des électeurs, le chef du Labour n’a eu de cesse d’accuser les conservateurs de vouloir brader aux Américains, après le Brexit, cette institution gratuite et chérie des Britanniques.

    « Le choix auquel vous êtes confronté, vous le peuple de ce pays, est véritablement historique », a-t-il lancé, clôturant une campagne où il a traîné comme un boulet des accusations d’inaction face à l’antisémitisme dans son parti.

    Sur le Brexit, le septuagénaire reste ambigu. Il promet de négocier un nouvel accord de divorce plus favorable aux droits des travailleurs, qu’il soumettrait à un référendum avec comme alternative le maintien dans l’UE. Lui-même resterait « neutre ».

    Le dernier sondage publié mardi par YouGov, portant sur un échantillon de 100 000 personnes, donne aux conservateurs une majorité absolue avec 339 sièges. Mais la marge d’erreur, l’impact d’un éventuel vote utile et la récente remontée du Labour peuvent encore conduire à un Parlement sans majorité, comme en 2017.

    « L’électorat est (…) plus volatil que jamais », constate Chris Curtis, directeur de la recherche politique de YouGov, interrogé par l’AFP.

    Le score des Tories dépendra notamment, selon lui, de leur capacité à séduire les électeurs des circonscriptions traditionnellement travaillistes dans le centre et le nord de l’Angleterre, mais très favorables au « leave ».

    Sur les flancs des conservateurs et des travaillistes, les plus petits partis comme les libéraux démocrates ou les nationalistes écossais du SNP pourraient grappiller quelques sièges, insuffisant pour faire dérailler les poids lourds.

  • Sahel : avant le sommet, le point sur les opérations

    A la suite de l’accident qui a couté la vie à treize soldats français, et des critiques élevées contre la présence française au Sahel dans les pays de la région, Emmanuel Macron a convoqué un sommet Sahel des pays du G5 à Pau le 16 décembre prochain. « Je ne peux, ni ne veux avoir des soldats français sur quelque sol du Sahel que ce soit, alors même que l’ambiguïté persiste à l’égard de mouvements antifrançais, parfois portés par des responsables politiques », a-t-il déclaré.

    Que font exactement les soldats français, au quotidien ?

    lesfrancais.presstransmet publiquement les informations données par l’Etat-major, qui fait le point sur l’action des militaires français engagés au Sahel. Avant d’engager des analyses géopolitiques, il est important d’observer l’action quotidienne des Forces francaises de la mission Barkhan

    « Samedi 30 novembre, les corps des treize militaires morts pour la France au cours d’une opération de combat, le lundi 25, ont été rapatriés en France, après une cérémonie d’adieux célébrée dans l’intimité par leurs frères d’armes, à Gao. L’hommage national, sous la présidence d’Emmanuel Macron, s’est tenu aux Invalides, le lundi 2 décembre, en présence de nombreux citoyens, civils et militaires, venus témoigner leur compassion, et honorer la mémoire de nos treize camarades.

    Après cette épreuve, Barkhane reste déterminée à œuvrer pour le retour de la stabilité au Sahel, aux côtés des forces partenaires. Sur ce théâtre complexe s’enchevêtrent des problématiques sécuritaires, ethniques, sociales, politiques et climatiques. Dans ce contexte, la stratégie de Barkhane repose sur trois objectifs complémentaires et convergents : la lutte contre les groupes armés terroristes, pour les mettre à portée des armées locales ; l’accompagnement de ces forces partenaires, pour qu’elles s’approprient cette lutte et gagnent la confiance de la population ; l’action au profit des Sahéliens, afin de limiter l’influence des groupes armés terroristes et d’améliorer les conditions de vie.

    Cette stratégie se fonde sur une approche zonale de résolution de crise, avec un effort concentré sur la région du Liptako-Gourma, Barkhane restant capable d’intervenir dans l’ensemble de la bande sahélo-saharienne en tant que de besoin.

    L’action de BARKHANE s’inscrit également dans une approche globale en étroite collaboration avec les acteurs politiques, diplomatiques et économiques du Sahel.

    ACTIVITÉ DE LA FORCE

    Opération dans le Gourma

    Le 30 novembre, Barkhane a frappé une importante colonne de motos d’un groupe armé terroriste qui évoluait dans la région de Douentza, dans le Gourma.
    L’action combinée des Mirage 2000 et des hélicoptères Tigre et Gazelle a permis de détruire plusieurs motos et de mettre hors de combat une dizaine de terroristes.
    Cette action de Barkhane a selon toute vraisemblance entravé la préparation d’une attaque complexe, potentiellement dirigée contre les forces armées maliennes.

     Le groupement tactique désert Logistique «Marne» en convoi vers le Gourma

    Le groupement tactique désert logistique « Marne » a mené une opération de convoi logistique du 23 au 25 novembre à destination de la base avancée de Gossi, située au sud-est de Gao.

    Le convoi était constitué d’une centaine de personnels répartis dans une cinquantaine de véhicules de la force Barkhane. Il emportait essentiellement du carburant, de l’eau, des groupes électrogènes autonomes et des pièces de maintenance.

    Le convoi a emprunté la RN16 sur une distance de 170 km au départ de Gao. Cette route bitumée est praticable sur les vingt premiers kilomètres. Les 150 km suivants mettent en revanche à rude épreuve l’ensemble des véhicules de la rame et le personnel de bord.

    Le convoi est appuyé par une section de combat du génie du groupement tactique désert « Acier », qui assure une vérification des passages et des ponts propices à la pause d’engins explosifs dissimulés, intervenant en cas de besoin.

    La nationale traverse un territoire où l’EIGS et la Katiba Gourma constituent une menace. En complément de toutes les mesures de sécurité, un appui aérien MIRAGE 2000 assure la protection en effectuant plusieurs survols de reconnaissance du convoi afin de déceler toute menace et de dissuader tout agresseur.

    Les militaires du Train de combat accompagnent le convoi et assurent le soutien matériel et technique nécessaire au bon déroulement de la mission, notamment l’entretien des véhicules réalisé par les conducteurs et le ravitaillement en carburant.

    La gestion des pannes et des pneumatiques, soumis à rude épreuve, constitue le deuxième poste logistique essentiel. Outre les roues de secours propres à chaque véhicule, le sous-groupement peut compter sur un camion avec un plateau, le porteur polyvalent lourd (PPLD). À chaque anomalie ou crevaison, l’équipe légère d’intervention, formée par des mécaniciens chevronnés, déploie le PPLD pour une réparation en un temps record.

     Formation opérationnelle tactique de 100 militaires burkinabè.

    Du 22 au 30 novembre, une compagnie des forces armées du Burkina Faso (FABF) a été formée au combat par la Force Barkhane sur le camp burkinabè de Dori.

    Un détachement de 40 militaires du Groupement Tactique Désert « Acier » a initié un programme d’instruction établi sur les savoir-faire techniques et tactiques : combat niveau section, armement, secourisme au combat et encore lutte contre les engins explosifs improvisés.

    Ce partenariat militaire opérationnel (PMO) a pour vocation de soutenir et d’accompagner les FABF dans leur montée en puissance afin d’acquérir à terme la capacité à assurer leur sécurité de manière autonome. Plusieurs exercices sur le terrain ont été établis sur la base des retours d’expérience de cas concrets rencontrés en bande sahélo-saharienne.

     Don de matériel orthopédique à l’hôpital de Kaïgourou au Mali

    Le 23 novembre à Gossi, les soldats de la force Barkhane ont accompagné les forces armées maliennes pour effectuer un don de matériel orthopédique au profit de l’hôpital des Nomades de Kaïgourou. Cette action va permettre au directeur de l’hôpital et à son équipe de combler le manque de moyens dans leur mission quotidienne au service des populations locales.

    Ce centre de soins, qui se situe à deux heures de route de Gossi, est fonctionnel malgré un manque de médicaments et de matériel médical. Les deux médecins et la responsable de la maternité ont donc accueilli avec enthousiasme ce don de matériel qui leur fait cruellement défaut, et qui leur permettra de combler leurs lacunes dans leur mission quotidienne au service des populations locales.

    Dans un état impeccable malgré les faibles moyens dont dispose l’établissement, la maternité gère 30 à 40 naissances par mois. Cette rencontre aura d’ailleurs été l’occasion pour l’équipe médicale de Gossi d’échanger et de prodiguer des conseils aux médecins du centre.

     Sorties air hebdomadaires (bilan du 27 novembre au 03 décembre inclus)

    Les avions de la force Barkhane ont réalisé 94 sorties, parmi lesquelles 38 sorties de chasse, 26 sorties de ravitaillement/ISR et 30 missions de transport. »

    (Source : Etat-major des Armées, Ministère de la Défense)

     

  • La Réforme des retraites : les chiffres et les dates clés – Age pivot appliqué dès la génération de 1959

    On connait désormais les détails de la réforme des retraites, présentée ce mercredi 11 décembre par Édouard Philippe.

    Au cours d’une longue allocution, le Premier ministre a détaillé les prochaines dates clés de l’aboutissement de cette réforme. « Le projet de loi de réforme des retraites sera prêt à la fin de l’année, nous le soumettrons au Conseil des ministres le 22 janvier et il sera discuté au Parlement à la fin du mois de février », a souligné le chef du gouvernement.

    Sur le calendrier, « dès aujourd’hui, je souhaite que les présidents d’entreprises publiques engagent le dialogue avec les organisations syndicales (…) Il faut que la grève qui pénalise des millions de Français s’arrête », a déclaré le Premier ministre qui adresse « une pensée » aux Français « qui galèrent ».

    « Sur la question de la pénibilité, des carrières longues, des seniors, exigeront un travail particulier (…) Au 1er janvier 2022, les nouveaux droits seront mis en place. En 2025, les générations qui sont à plus de 17 ans de la retraite intégreront le nouveau système », explique-t-il avant d’ajouter être « totalement déterminé à mener à bien cette réforme ».

    2021 : revalorisations des salaires des enseignants

    Le niveau des pensions des enseignants sera « sanctuarisé », a ajouté Édouard Philippe. « Nous engagerons avant la fin du quinquennat les revalorisations nécessaires pour maintenir le niveau des pensions » des enseignants, « nous le ferons progressivement et nous commencerons dès 2021 », a-t-il poursuivi. 

    2027 : l' »âge d’équilibre » à 64 ans

    Le futur système universel de retraite maintiendra l’âge légal de départ à 62 ans, mais créera un « âge d’équilibre » à 64 ans en 2027, avec « un système de bonus-malus », a affirmé Édouard Philippe.

    15 ans au total pour la réforme de la CSG

    Concernant les travailleurs indépendants, les artisans et les professions libérales, le Premier ministre a annoncé la réforme de la CSG et des cotisations vieillesse, « sera mise en œuvre au 1er janvier 2022 ».

    « Nous adopterons des modalités douces de convergence des cotisations. Je veux ne rien brusquer. Je propose de nous donner un horizon de 15 ans pour y parvenir, ce qui n’interdira pas de le faire avant lorsque cela est possible », a-t-il expliqué.

  • Johnson brandit le risque de « paralysie » du Brexit en cas de défaite

    Le Premier ministre britannique Boris Johnson a mis en garde le 10 décembre contre le risque d’une nouvelle « paralysie » du Brexit en cas de victoire de l’opposition travailliste aux législatives de jeudi.

    Un sondage publié mardi soir par l’institut YouGov donne toujours gagnant, avec une petite majorité de 28 sièges, le dirigeant conservateur. Il semble en passe de réussir son pari, lui qui a convoqué ces deuxièmes élections anticipées depuis le choc du référendum sur le Brexit en 2016 afin d’obtenir la majorité nécessaire pour sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne au 31 janvier.

    Mais l’écart avec l’opposition travailliste ne cesse de se réduire : la formation de Boris Johnson était auparavant créditée d’une majorité plus confortable de 68 sièges, dans un parlement qui en compte 650. Ces projections n’excluent d’ailleurs « absolument pas la possibilité d’un parlement sans majorité » en raison de la marge d’erreur, souligne l’institut dans son communiqué.

    Alors que la campagne entrait dans ses dernières heures, les deux principales formations politiques britanniques s’échangeaient leurs derniers coups pour rallier de précieux électeurs qui pourraient bien faire basculer le scrutin de jeudi.

    Le Labour n’a pas manqué de reprocher à Boris Johnson les dégâts causés au système public de santé (NHS) par neuf ans de politique d’austérité conservatrice, quand il s’est montré embarrassé lundi devant la photo d’un enfant de quatre ans étendu sur le sol d’un hôpital en attendant d’être traité.

    « Je ne blâme pas les infirmières. Je ne blâme pas les médecins. Je ne blâme pas les services de santé », a déclaré mardi le leader du parti travailliste Jeremy Corbyn. « Je blâme le gouvernement qui a sous-financé notre NHS ».

    Autre coup dur pour le chef du gouvernement, il a été accusé mardi de récupération politique de l’attentat meurtrier de London Bridge par David Merrit, le père de l’une des victimes, pour avoir promis un durcissement sécuritaire.

    « Désastreux » Corbyn

    En campagne dans le centre de l’Angleterre, en terre pro-Brexit, le Premier ministre s’est lancé dans une virulente critique de Jeremy Corbyn, qui veut négocier un nouvel accord avec l’Union européenne et le soumettre à référendum avec comme alternative le maintien dans l’UE.

    « C’est grotesque. Pire, ce serait désastreux », a-t-il jugé lors de cet événement où il s’est mis au volant d’un engin de chantier pour démolir un faux mur de briques indiquant « blocage. (…) Soit nous allons de l’avant (en réalisant le Brexit) soit c’est encore la paralysie ».

    Le Premier ministre a mené campagne avec pour seul message de réaliser le Brexit, qui a plongé le Royaume-Uni dans une profonde crise politique et reste dans l’impasse trois ans et demi après le vote des Britanniques à 52 % en faveur d’une sortie de l’UE.

    Fidèle à sa tactique habituelle, Boris Johnson a aussi insisté sur la confusion au sein du Labour, patente le matin même. Le spécialiste travailliste des questions de Santé, Jonathan Ashworth, a jugé « désespérées » les chances de victoire de son parti, et mis en cause la personnalité de M. Corbyn, chef très à gauche de la formation, dans une conversation privée qui a fuité sur un blog politique pro-Brexit, Guido Fawkesun. Selon lui, les électeurs « ne peuvent pas supporter Corbyn et pensent que le Labour a bloqué le Brexit ».

    Des propos tenus sur le ton de la « plaisanterie », s’est défendu M. Ashworth au micro de la BBC, mais qui tombaient mal.

    Ce député Labour « pense que le chef de son propre parti présente un risque pour la sécurité » du pays, a martelé M. Johnson.

    Avec un scrutin qui s’annonce serré dans de nombreuses circonscriptions, les travaillistes cherchent à combler leur retard. Mais si Boris Johnson ne réussit pas son pari d’obtenir une majorité absolue, ils pourraient s’allier avec des petits partis pour diriger le pays.

    Ils ont mené une campagne très à gauche, fondée sur la défense des services publics, notamment le NHS auquel les Britanniques sont très attachés.

    Après le Brexit, le système de santé est la deuxième préoccupation des électeurs. Selon une étude de l’institut YouGov, cette question est vue comme le principal point fort du programme travailliste, qui prévoit des dépenses massives pour l’améliorer.

  • La Réforme des retraites en France : les mesures prises pour ceux nés en et après 1975

    Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé mercredi que sa réforme des retraites ne s’appliquera qu’aux Français nés en 1975 et après, une concession aux syndicats qui “justifie”, selon lui, la fin d’une grève massive paralysant largement la France depuis près d’une semaine.

    “Le temps du système universel est venu. Celui des régimes spéciaux s’achève” Edouard Philippe

    “La transition sera progressive” vers le système universel de retraite, qui entend fusionner les 42 systèmes actuellement existants en France, a promis M. Philippe. “Le temps du système universel est venu. Celui des régimes spéciaux s’achève”, a affirmé le Premier ministre, en référence aux nombreux traitements qui permettent actuellement à certaines professions en France de partir plus tôt en retraite, notamment les cheminots de la SNCF et les conducteurs de la RATP.

    Réforme “sans brutalité”

    “Nous mettrons fin aux régimes spéciaux”, mais “progressivement, sans brutalité, avec respect”, a-t-il assuré en direction des syndicats qui, dans leur grande majorité, marquent leur opposition au projet gouvernemental avec des manifestations et une grève très suivie depuis près d’une semaine. La réforme ne concernera donc que “la génération qui aura 18 ans en 2022″, pour ceux qui entrent dans la vie active, et, pour ceux qui y sont déjà, seuls seront concernés ceux nés en 1975 et après.

    Retraite des enseignants

    Le Premier ministre a également “garanti” les retraites des enseignants, très mobilisés dans l’opposition à la réforme. “Nous inscrirons dans la loi la garantie selon laquelle le niveau des retraites des enseignants sera sanctuarisé et comparable au niveau des retraites des fonctions ou des métiers équivalents dans la fonction publique”, a-t-il annoncé. “Nous engagerons avant la fin du quinquennat les revalorisations nécessaires pour maintenir le niveau des pensions” des enseignants, “nous le ferons progressivement et nous commencerons dès 2021″, a-t-il également assuré.

    Les femmes, les “grandes gagnantes”

    Les femmes seront de plus “les grandes gagnantes” de la réforme, a-t-il certifié, le nouveau système projetant d’accorder “des points supplémentaires pour chaque enfant, et ce dès le premier enfant, et non à partir du 3e comme aujourd’hui”, a-t-il expliqué, en précisant que “cette majoration de 5% par enfant sera accordée à la mère, sauf choix contraire des parents”.

    “Pension minimale de 1.000 euros”

    Le système des retraites réformé garantira “une pension minimale de 1.000 euros net par mois pour une carrière complète au SMIC”. Ce minimum de pension “sera garanti par la loi à 85% du SMIC dans la durée et évoluera comme celui-ci”.

    Pour M. Philippe, ces propositions “justifient que la grève s’arrête”. “Les garanties données aux populations les plus inquiètes justifient que le dialogue reprenne et que la grève qui pénalise des millions de Français s’arrête”, a-t-il répété.

    “Système de bonus-malus”

    L’actuel âge légal de départ à la retraite reste fixé à 62 ans mais la réforme “incitera à travailler plus longtemps”. “Au-dessus de l’âge légal, un âge d’équilibre avec un système de bonus-malus” est fixé à 64 ans, ce qui est “déjà un horizon raisonnable pour la très grande majorité des Français”, a estimé M. Philippe.

    Le projet de loi sera soumis au conseil des ministres le 22 janvier et discuté au Parlement fin février.

    Des “concessions” qui ne convainquent pas les syndicats

    Si l’on en croit les premières réactions syndicales, les aménagements proposés mercredi n’apaiseront pas les tensions.

    “La ligne rouge est franchie”

    Pour la CFDT, principale organisation syndicale en France, Laurent Berger a estimé que “la ligne rouge est franchie” – avec l’âge d’équilibre à 64 ans alors que l’âge de départ légal est de 62 – et a annoncé une réunion des instances de son syndicat dans l’après-midi pour “décider des actions dans les jours à venir”. Il a dénoncé une réforme “lestée par un angle budgétaire accru”. Le syndicat était pourtant le seul à se montrer favorable à un régime universel.

    “Le gouvernement s’est moqué du monde”

    “Le gouvernement s’est moqué du monde”, a réagi le numéro un de la CGT (Confédération générale du travail) Philippe Martinez qui “ne croit pas que les cheminots seront satisfaits” par le discours d’Édouard Philippe sur la réforme des retraites. La CGT-Cheminots a d’ailleurs appelé à “renforcer la grève”, tandis que le deuxième syndicat du rail, l’Unsa, a déclaré que les annonces d’Édouard Philippe “n’étaient pas à la hauteur” des revendications.

    “Renforcer la mobilisation”

    Le discours d’Édouard Philippe “ne peut que confirmer la nécessité de renforcer la mobilisation”, a réagi Force ouvrière qui appelle “l’ensemble des salariés du privé et du public à s’y associer”. “Incontestablement la mobilisation exceptionnelle et la grève engagée le 5 décembre conduisent le gouvernement à retarder l’application effective à la génération 1975 plutôt qu’à la génération 1963 comme initialement prévu. Pour FO cela ne peut que confirmer la nécessité de renforcer cette mobilisation”, juge dans un communiqué le bureau confédéral du syndicat.

    L’avis du Medef

    À l’opposé, le président du Medef, l’organisation patronale, Geoffroy Roux de Bézieux a qualifié les propositions présentées par le Premier ministre de “bon équilibre”.

  • Enquête expatriation HSBC : la Suisse offre le package plus complet pour les expatriés

    Le Groupe Bancaire HSBC réalise depuis plusieurs années une enquête mondiale sur l’expatriation. L’enquête Expat Explorer 2019 a interrogé 18059 expatriés à travers le monde. L’étude a été menée en ligne par YouGov en mars et avril 2019. Pour qu’un pays soit inclus, il faut un minimum de 100 personnes ayant répondu au questionnaire en ligne, et trente parents. Les tableaux de classement sont calculés en utilisant les réponses à 27 questions posées dans la recherche. On peut dire que HSBC est spécialiste de l’expatriation, d’une part parce qu’elle  a été fondée par un Ecossais expatrié à Hong Kong, d’autre parce que le pôle spécialisé pour les expatriés est lui-même installé à Jersey. Une expatriation qui a du sens pour les banquiers :

    HSBC s’est en effet  dévouée à ses clients sans toujours regarder ce qu’elle faisait, ce qui lui a valu plusieurs scandales et quelques milliards d’amendes (cartels de la drogue, financement du terrorisme, Swiss Leaks, Panama papers). On ne peut que l’encourager à se mettre, dans le droit chemin, au service des expatriés petits et grands.

    Même si les échantillons paraissent faibles pour chacun d’entre eux l’enquête réalisée par YouGov signifie assurément quelque chose sur la qualité de vie dans les différents pays. Dans cette enquête, la Suisse se positionne dans le top 10 chaque année depuis 2011. Mais cette année, la Suisse a atteint la première marche, gagnant sept places.

    Après la Suisse, Singapour et Canada

    82% des expatriés vivant en Suisse ont vu une amélioration de leur qualité de vie par rapport à leur pays d’origine. Les expatriés saluent également les faibles niveaux de pollution de la Suisse, 70% d’entre eux notant un environnement plus propre et plus agréable qu’à la maison. C’est bien plus que la moyenne mondiale avec seulement 40% de tous les expatriés exprimant le même point de vue. Berceau de Genève, ville de la paix, la Suisse est réputée pour ses faibles taux de criminalité et ses rues sûres. Les deux tiers (67%) des expatriés s’y sentent plus en sécurité que dans leur pays d’origine.

    Les facteurs financiers sont ceux où la Suisse continue d’exceller. Des niveaux de revenu disponible plus élevés sont signalés par 71% des expatriés, contribuant à un salaire moyen des expatriés de 111 587 $, bien au-dessus de la moyenne mondiale de 75 966 ​​$. Les expatriés notent également les niveaux remarquables de stabilité politique et économique du pays. Dans une année où près de la moitié des expatriés dans le monde (49%) sont préoccupés par la situation économique de leur pays, seuls 20% en Suisse ont de telles réserves et 86% sont détendus quant au statut politique du pays.

    L’Espagne gagne dix places

    Singapour occupe la deuxième place du classement, la meilleure destination au monde pour les expatriés avec enfants. Plus des deux tiers (69%) des expatriés louent la capacité de leurs enfants à y apprendre des langues, tandis que 62% disent que le système éducatif du pays est meilleur que dans leur pays d’origine.

    Le Canada occupe la troisième place, où les expatriés profitent d’une meilleure qualité de vie et d’un coût de la vie moins élevé – 40% de ceux qui ont un revenu disponible plus élevé dans leur nouveau pays ont réduit leurs dépenses, contre une moyenne mondiale de 26%.

    L’Espagne, qui affiche également une excellente qualité de vie, a gagné 10 places cette année pour monter à la quatrième place. La majorité (58%) des expatriés y voient une amélioration de leur bien-être mental, contre seulement un tiers (35%) dans le monde.

    Après l’Espagne, viennent, pour Yougov et HSBC, la Nouvelle Zélande et l’Australie, devant la Turquie, 7ème. Un classement étonnant si l’on tient compte de la situation politique et économique en Turquie. L’Allemagne est huitième, la Pologne 13ème, devant l’Irlande 14ème, et Hong Kong 15ème. La France est à la 17èmeplace devant l’Inde, Jersey siège de la branche HSBC qui a commandé l’étude, et la Suède. Les Etats-Unis sont au 23èmerang et le Royaume-Uni 27ème. Une étude à lire plus en détail sur le site HSBC Expat puisque la banque cherche apparemment à attirer cette clientèle.