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  • Classement des élèves, la France élève moyen.

    L’OCDE a rendu public le 3 décembre 2019 les résultats de son enquête PISA (Programme International pour le Suivi des Acquis) sur le niveau des élèves. Publiée pour la première fois en 2000, l’enquête internationale étudie tous les trois ans les résultats des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en culture scientifique. 600 000 jeunes de 15 ans scolarisés dans 79 pays et économies ont passé les tests PISA 2018 en compréhension de l’écrit, en sciences et en mathématiques. Une majorité des élèves étaient inscrits en seconde, mais certains étaient encore au collège, et d’autres, déjà en première.

    La plupart des pays, en particulier développés, n’ont pas enregistré d’amélioration au cours des dix dernières années, malgré une progression des dépenses d’éducation de 15 % sur la même période.

    Plusieurs régions et territoires chinois ont participé aux tests et ont pris dès leur première participation la tête du classement. En compréhension de l’écrit, les élèves de Beijing, Shanghai, Jiangsu et Zhejiang (Chine) et de Singapour ont ainsi obtenu des résultats sensiblement meilleurs que ceux des autres pays.

    Les pays membres de l’OCDE arrivés en tête sont l’Estonie, le Canada, la Finlande et l’Irlande. La France, de son côté, maintient, en 2018, la position moyenne qu’elle occupe depuis plusieurs années. Notre pays se caractérise toujours par l’existence d’importantes inégalités liées à l’origine des élèves.

    Le classement 2018 souligne que les incivilités en classe sont de plus en plus importantes en France, témoignant d’une dégradation d’un rapport à l’éducation inquiétant.

    Selon l’OCDE, un élève sur quatre dans les pays de l’OCDE ne parvient pas à effectuer les tâches les plus simples en compréhension de l’écrit. Le pourcentage d’élèves ne possédant que des compétences très limitées en compréhension de l’écrit témoigne des difficultés que rencontrent de nombreux pays, y compris développés en matière d’éducation.

    La proportion des élèves médiocres, filles comme garçons, a augmenté en en moyenne depuis 2009. En moyenne dans l’OCDE, 25 % des élèves n’atteint pas le niveau de base en sciences (22 %) ou en mathématiques (24 %), ce qui signifie qu’il ne peut pas, par exemple, convertir un prix dans une autre monnaie.

    Le bien-être des étudiants est également une problématique qui s’accroît. Un nombre croissant d’élèves déclarent ne pas être heureux durant leurs études. Malgré tout, deux élèves environ sur trois dans les pays de l’OCDE se disent satisfaits de leur vie.

    Dans quasiment tous les pays, les filles redoutent davantage l’échec que les garçons, en particulier parmi les meilleurs élèves. Dans les pays membres, un élève sur quatre se dit victime de harcèlement au moins quelques fois par mois.

    Trois pays ont enregistré ces dernières années une forte progression de leurs résultats. Le Portugal, qui a pourtant été durement touché par la crise financière, s’est hissé au niveau de la plupart des pays de l’OCDE. La Suède a amélioré ses résultats dans les trois matières considérées par rapport à 2012, inversant ainsi la tendance précédente. La Turquie a également progressé tout en doublant le taux de scolarisation des jeunes de 15 ans.

    L’éducation et l’équité

    Les différences de niveau au sein des pays ont tendance à augmenter. L’écart entre les élèves de milieux socio-économiques favorisés et défavorisés est de plus en plus important. Le niveau à l’écrit des 10 % d’élèves des familles les plus riches équivaut à une avance de trois années scolaires environ par rapport aux 10 % d’élèves les plus pauvres. En France, en Allemagne, en Hongrie et en Israël, cet écart est de quatre années. Les élèves dépassent la moyenne de l’OCDE dans 11 pays, y compris en Australie, au Canada, en Corée, au Danemark, en Estonie, en Finlande, au Japon, en Norvège et au Royaume-Uni, alors que la corrélation entre le statut socio-économique et les résultats en compréhension de l’écrit est plus faible.

    Ces pays possèdent des systèmes scolaires les plus équitables où les élèves peuvent réussir, quelle que soit leur situation. En moyenne dans les pays de l’OCDE, 13 % des élèves étaient issus de l’immigration en 2018, contre 10 % en 2009. Ils obtiennent en moyenne des résultats inférieurs en compréhension de l’écrit, équivalant à un retard d’une année scolaire environ.

    Pourtant, dans des pays comme l’Arabie saoudite, l’Australie, la Jordanie et Singapour, les élèves issus de l’immigration ont des scores supérieurs ou au moins équivalents à ceux de leurs camarades autochtones.

    Les filles obtiennent des résultats nettement supérieurs à ceux des garçons dans les pays de l’OCDE, équivalent à une avance de près d’une année scolaire. À l’échelle mondiale, c’est en Argentine, à Beijing, Shanghai, Jiangsu et Zhejiang (Chine), au Chili, en Colombie, au Costa Rica, au Mexique, au Panama et au Pérou que l’écart est le moins prononcé. Les garçons dépassent légèrement les filles en mathématiques mais font moins bien en sciences. Filles et garçons ont des ambitions professionnelles très différentes. Parmi les bons élèves, plus d’un garçon sur quatre envisage une carrière d’ingénieur ou dans un domaine scientifique, ce qui est le cas de moins d’une fille sur six. Toujours parmi les bons élèves, près d’une fille sur trois mais seulement un garçon sur huit envisage de travailler dans le secteur de la santé.

    La lecture, une perte de temps pour les jeunes

    La dernière enquête PISA montre également à quel point les technologies numériques sont en train de transformer le monde à l’extérieur de l’école. Les élèves sont plus nombreux aujourd’hui à considérer la lecture comme une perte de temps (+5 points de pourcentage) et les garçons comme les filles sont moins nombreux à lire pour le plaisir (- 5 points) que ne le faisaient leurs pairs en 2009. Ils passent également environ 3 heures par jour en ligne pendant la semaine – en hausse d’une heure par rapport à 2012 – et 3 heures et demie pendant le week-end.

    France, des résultats stables et moyens

    La France se situe au 23e rang pour la compréhension écrite, 25e pour les mathématiques et 24e pour les sciences. La France reste stable pour la compréhension de l’écrit mais est en baisse dans les deux autres classements. Sur la compréhension de l’écrit (lecture et écriture), le score moyen des élèves français atteint 493 points, légèrement au-dessus de la moyenne de l’OCDE (487 points). Le niveau des meilleurs a augmenté et celui des plus faibles a baissé, surtout entre 2000 et 2009.

    En mathématiques, les résultats français ont diminué pour les meilleurs comme pour les plus faibles, mais la baisse a surtout été enregistrée entre 2000 et 2006.

    Un écart croissant entre les bons et les mauvais élèves

    En France, le quart des élèves français les plus performants affichent un niveau comparable avec les pays les mieux classés (Japon, Corée, Finlande…), tandis que le quart des élèves les moins bons se classent au niveau des pays les plus en retard, comme la Turquie. La proportion de très bons élèves en France est, selon l’OCDE, « légèrement au-dessus de la moyenne » et elle est stable dans le temps.

    Des résultats scolaires différents en fonction des origines des élèves

    20 % des élèves favorisés sont parmi ceux qui ont les meilleurs résultats en compréhension de l’écrit, mais seulement 2 % des élèves défavorisés. L’écart de résultats entre les élèves les plus favorisés et les plus défavorisés est passé de 110 points en 2009 à 107 points en 2018 (contre 89 en moyenne dans l’OCDE). La France fait ainsi partie des pays les plus inégalitaires, avec le Luxembourg, Israël et la Hongrie. Une certaine fatalité semble se répandre chez les jeunes non favorisés. L’ascenseur social lié à l’école est remis en cause. En France, un élève défavorisé sur cinq qui a de bons résultats n’envisage pas de terminer ses études supérieures. Les élèves défavorisés ont aussi cinq fois plus de risques d’être en difficulté en compréhension de l’écrit que les élèves favorisés.

    Les élèves français pointent du doigt la faiblesse de l’implication du corps enseignant. 57 % considèrent que les professeurs s’intéressent aux progrès de chaque élève, quand ce taux est de 70 % en moyenne dans l’OCDE. Les élèves les plus doués sont les plus critiques en indiquant qu’ils ne reçoivent pas de soutien pour améliorer leurs résultats. Plus de 25 % des élèves français contre 12 % en moyenne au sein de l’OCDE estiment aussi que les enseignants trop sévères. La France est, avec l’Argentine et le Brésil, « l’un des trois pays où les élèves font part des plus grandes préoccupations liées aux problèmes de discipline en classe ».

    Un élève français sur deux (contre un sur trois dans l’OCDE) déclare qu’il y a du bruit en classe dans la plupart, voire dans tous les cours. Et, pour plus de deux élèves sur cinq, le temps d’apprentissage est réduit en raison du bruit.

    Le déclin de la lecture se poursuit en France.

    55 % des élèves lisent avec plaisir en 2019 contre 61 % en 2009. La lecture est de plus en plus perçue comme inutile et est vécue comme un effort. Les garçons sont les plus réfractaires à ce qui est de plus en plus considéré comme un exercice. Seuls 59 % des élèves français contre 71 % pour la moyenne de l’OCDE ont confiance dans leurs capacités de réussite. Ils sont près d’un tiers (31 %) à se sentir comme un étranger à l’école (20 % en moyenne dans l’OCDE). 70 % se déclarent néanmoins satisfaits de l’enseignement reçu.

    La France se trouve au même niveau que l’Allemagne, la Belgique ou le Portugal. Parmi ses partenaires européens, Le Portugal, le Royaume-Uni, la Suède et les pays baltes, en revanche, améliorent sensiblement leurs résultats. L’Estonie, la Finlande, les Pays-Bas, la Pologne et l’Irlande sont les trois seuls pays européens à se placer au sein des dix premiers dans les différents classements de l’OCDE. Sept des dix premières places sont occupés par des États ou des régions asiatiques. Le Canada arrive à figurer parmi les meilleurs États dans les trois catégories.

  • Ces assassins qui nous gouvernent

    Le Kremlin nie toute implication dans le meurtre d’un Géorgien d’origine tchétchène à Berlin, qui a provoqué l’expulsion de deux diplomates russes. Le Royaume-Uni avait, en son temps, expulsé des « diplomates », les relations  russes et britanniques ne sont toujours pas apaisées.

    Peu de médias ont relevé que l’équipe internationale d’enquêteurs sur l’explosion au dessus de l’Ukraine du vol MH17 a dévoilé des liens directs entre le gouvernement russe et les « rebelles ukrainiens », responsables de la mort de 298 personnes. Les conversations enregistrées montrent que les liens furent étroits et constants. Le régime étant ce qu’il est, celui d’une concentration extrême du pouvoir, Vladimir Poutine peut être tenu responsable de cet attentat.

    Le droit de tuer

    Seul un Rodigro Duterte aux Philippines a explicitement revendiqué « le droit de tuer ». Le Prix Nobel Barack Obama s’est fait filmé assistant à l’exécution de Ben Laden, exemple qui inspira la récente mise en scène de Trump pour celle d’Al Baghdadi, chef de l’Etat Islamique. Le Gouvernement israélien a éliminé récemment, par un tir ciblé, deux chefs terroristes du Djihad islamique. Le Président Hollande lui, a écrit dans son livre « Un Président ne peut pas tout dire », avoir ordonné l’exécution de quatre terroristes.

    Il existe une différence de nature entre un Poutine qui élimine des opposants, ou fait exploser un avion rempli de passagers comme un vulgaire Kadhafi ; un Prince Salman, au nom duquel on découpe un journaliste d’opposition en rondelles, un Khamenei qui fait tirer sur les manifestants et un Hollande qui a déclaré la guerre au terroristes.

    On peut comprendre la mise hors d’état de nuire de terroristes vis-à-vis desquels on se considère en état de guerre. On peut s’étonner de voir qu’ils s’en vantent. Ils n’ont aucun mandat légal, national ou international, pour cela. La guerre clandestine gagnerait à rester clandestine. Les assassinats ciblés ne doivent pas être conduits à des fins publicitaires.

    Le pouvoir va toujours avec le sang. Dans les démocraties, l’usage de l’assassinat reste confiné à l’extérieur. A l’intérieur, les dirigeants restent soumis aux règles de droit. Dans les pays non démocratiques, l’usage de la force et de l’assassinat, est sans frontières : ni interne, ni externe. Poutine n’a pas de limites.

    Les régimes faibles tuent pour survivre

    En comptant le nombre de morts au cours des manifestations populaires, -Irak, Nicaragua, Soudan, Ethiopie, Guinée, Egypte, Iran- on comprend que ces régimes n’ont d’autre choix que d’user de la force, jusqu’à tuer, pour subsister.

    Le régime soviétique est tombé lorsque Gorbatchev a signifié aux dirigeants hongrois que l’Armée rouge n’interviendrait pas. Alors les Hongrois ont ouvert les portes et le mur s’est effondré. Le régime de Pékin s’est maintenu quand les chars ont balayé la place Tian’anmen. L’aristocratie rouge est toujours en place, toujours plus riche. Osera-t-elle faire couler le sang à Hong Kong ? Seule la montagne d’or que représente la place financière les retient.

    Pourtant, les régimes autoritaires craignent de montrer leurs failles par un excès de représailles. Elles veulent offrir une image paisible. Les chefs des démocraties aiment jouer aux chefs de guerre, les dictateurs aux pères tranquilles.

    Il faut toujours veiller à ce que le pouvoir ne soit pas gagné par sa maladie naturelle, le délice de l’excès, y compris celui du sang. Le summum du pouvoir est d’avoir droit de vie et de mort. D’où les dangers des mises en scène.

    Quand on chasse les bandits, prendre leur roi.

    S’il faut se résoudre à ce que tout se sache et se voit, alors que le droit rejoigne la force, et que la désignation des ennemis n°1 soit publique.

    Qui n’a pas regretté un assassinat d’Hitler en 39? Un « dead or alive » international contre Saddam, Assad, Kadhafi, et quelques autres aurait évité bien des massacres. Il ne s’agit plus de terroristes mais de chefs d’Etat. « Quand on chasse les bandits, d’abord prendre leur roi », disent les Chinois. Tuer quelques-uns des assassins qui nous gouvernent pourrait rendre le monde plus paisible.

    Depuis le temps qu’on terrorise les terroristes, les racines n’en sont pas extirpées. On se rassure en croyant que la force suffise à la politique. Israël mesure à quel point c’est faux. C’est le « système » à la tête qu’il faut viser.

    La coutume internationale pose l’immunité d’un Chef d’Etat en exercice devant les juridictions d’autres Etats, mais pas devant la CPI. La Cour Pénale Internationale a lancé un mandat international contre Omar El Béchir. Il visita 50 Etats avant que son pays ne le remette en prison. L’article 7 du Tribunal de Nuremberg disait déjà « Le fait que l’auteur d’un acte qui constitue un crime de droit international a agi en qualité de chef d’Etat ou de gouvernement ne dégage pas sa responsabilité en droit international.»

    Punir les assassins, même quand ce sont des chefs d’Etat

    Punir les assassins, même quand ce sont des chefs d’Etat, est légitime.Faire savoir qu’ils seront punis, lorsqu’ils font détruire un avion, ou qu’ils font couler le sang de ceux qui manifestent, n’est pas une exigence morale, mais une nécessité politique. Des pressions en Ukraine conduisent le Congrès à lancer une procédure d’impeachment contre le Président américain. Des assassinats en Ukraine devraient conduire la justice néerlandaise, ukrainienne, malaisienne ou russe à engager des poursuites contre le Président russe. Le monde sera plus sûr quand personne ne sera au dessus du droit. Un rêve ? Petit à petit, on y viendra.

     

    Laurent Dominati

    Editeur et fondateur de lesfrancais.press

    Ambassadeur de France

    Député de Paris

  • La réforme de la zone euro s’enlise une fois de plus

    Les ministres de l’Économie et des Finances de la zone euro ne sont pas parvenus à finaliser un accord sur d’importantes mesures négociées dans le cadre de la réforme de l’Union économique et monétaire. Un article de notre partenaireEuractiv

    Selon plusieurs sources européennes, les partenaires de l’UE n’ont pas été en mesure, mercredi 4 décembre, de finaliser la réforme du traité sur le fonds de sauvetage de la zone euro ou de convenir d’un programme pour la mise en œuvre du système européen de garantie des dépôts.

    En décembre 2018, l’Union européenne a accepté de travailler sur une série d’initiatives visant à améliorer la réactivité de la zone euro en cas de crise.

    Le paquet était constitué de trois éléments clés: un budget embryonnaire de la zone euro pour améliorer la convergence et la compétitivité, une feuille de route pour négocier le système européen de garantie des dépôts au niveau politique et une réforme du fonds européen de sauvetage pour lui donner davantage de pouvoirs et améliorer ses outils de financement préventif lorsque les pays sont confrontés à des difficultés.

    La réforme du mécanisme européen de stabilité (MES) a été décidée en juin. Depuis lors, les modifications nécessaires ont été apportées au traité régissant ce fonds de sauvetage, ne laissant que quelques éléments mineurs encore en suspens.

    La controverse qui a éclaté ces derniers jours en Italie à propos de la réforme du MES a cependant empêché de finaliser un accord sur la mesure qui, a priori, paraissait la moins problématique.

    La Lega et le Mouvement Cinq étoiles, les partis qui constituaient le gouvernement italien lorsque la réforme a été approuvée, affirment désormais que celle-ci nuirait à l’Italie, alors que le Parti démocratique, au pouvoir aujourd’hui, la défend.

    La controverse trouve son origine dans l’introduction de clauses visant à faciliter la restructuration de la dette souveraine.

    Les détracteurs de la réforme craignent que cela n’augmente le coût de la dette italienne.

    Selon des sources européennes, l’Italie a demandé la réouverture de l’accord conclu en juin, car elle ne peut plus accepter ces clauses, ce que d’autres pays ont refusé.

    Le président de l’Eurogroupe, Mario Centeno, avait déjà déclaré à son arrivée à la réunion qu’il ne voyait pas la nécessité de rouvrir l’accord, tandis que le nouveau commissaire à l’économie, Paolo Gentiloni, avait assuré que la réforme « ne nuisait pas » à l’Italie.

    Même destin pour le système européen de garantie des dépôts

    En outre, les ministres n’ont pas réussi à s’entendre sur une feuille de route déterminant les étapes nécessaires à la création du système européen de garantie des dépôts, une mesure qui est sur la table depuis 2015 sans enregistrer de progrès significatifs.

    Les pays ne sont pas d’accord sur les conditions qui doivent être remplies pour mettre le système en œuvre.

    Certains appellent à des mesures d’atténuation des risques bancaires, telles que le contrôle de l’exposition à la dette souveraine de leur propre pays, ou l’exigence de fonds propres tampon, ce à quoi d’autres s’opposent.

    En ce qui concerne le budget de la zone euro, l’Eurogroupe est parvenu ces derniers mois à se mettre d’accord sur ses fondements et aucun changement n’était attendu lors de cette réunion.

    Pour l’année prochaine, il reste à décider comment il sera financé, ce qui devra faire l’objet d’un accord lors des négociations sur le budget 2021-2027, et s’il pourra être complété par des contributions supplémentaires des pays de la zone euro.

    La proposition présentée cette semaine par la présidence de l’UE propose de le doter de 12,903 milliards d’euros, un montant inférieur aux 17 milliards qui avaient été envisagés jusqu’à présent dans le cadre de la négociation.

    Comme convenu jusqu’à présent, les pays devraient pouvoir utiliser ces fonds pour financer des réformes structurelles ou des investissements.

  • Les librairies francophones dans le monde

    Les librairies francophones dans le monde

    5ème langue la plus parlée dans le monde avec 300 millions de locuteurs, 700 millions et 8% de la population mondiale en 2050, le français a offert à la littérature un nombre incalculable de chefs-d’œuvre et de classiques. Il est possible, via un réseau international de libraires indépendants, de les découvrir dans leur langue originale partout dans le monde. Tour d’horizon.

    Filigranes à Bruxelles

    Dans le monde francophone bien sûr les librairies en français sont naturellement omniprésentes. Parmi celles qui sortent de l’ordinaire, citons à Bruxelles « tropismes » dans les spectaculaires galeries royales et qui réalise de nombreuses rencontres avec les auteurs, ainsi que filigranes , gigantesque librairie qui compte des références dans tous les secteurs avec notamment un immense rayon consacré aux beaux livres.

    L’avenir de la francophonie est en Afrique

    Le fureteur à Montréal

    Si la pratique du français va passer de 4 à 8% de la population mondiale d’ici 2050, c’est en particulier en raison du très fort dynamisme démographique en Afrique francophone. Sur le continent, de très belles librairies existent. Parmi celles-ci, la librairie lave littéraire à Goma en République Démocratique du Congo, Clairafrique à Dakar, la grande librairie de Sfax en Tunisie qui propose, comme Gibert à Paris, un grand choix de livres estudiantins, et encore la très belle librairie des colonnes à Tanger.

    Dans le reste du monde francophone, l’atelier littéraire à Port Louis sur l’île Maurice, le fureteur à Montréal qui fait partie du réseau du collectif des fureteurs et Payot à Lausanne .

    Des librairies francophones ailleurs dans le monde aussi

    Les 2,5 millions de Français de l’étranger ne sont pas tous, loin de là, expatriés dans des territoires francophones. Pour ceux qui vivent dans d’autres environnements, il est aussi possible de rencontrer des libraires qui proposent des ouvrages dans notre langue.

    Il y a parmi d’autres « le comptoir » à Santiago du Chili , la libreria francesa de Mexico, Albertine sur la 5ème avenue à New York .

    Albertine à New York

    En Europe, la très importante communauté française de Londres peut compter depuis plusieurs décennies sur la  » page  » située à deux pas du Lycée français Charles De Gaulle. La très prolifique librairie française de Florence propose depuis 30 ans des ouvrages exclusivement en français et la librairie Stendhal de Rome est elle particulièrement active en rencontres avec les auteurs.

    Une présence en Asie

    L’Asie compte des populations parlant dans plusieurs des langues les plus parlées au monde, en Chine, en Inde, en Indonésie. La culture en français y existe cependant aussi. Outre les Alliances françaises, les lycées français et les instituts français, plusieurs librairies proposent des ouvrages en français. Nous en avons sélectionné 3 : Parenthèses à Hong-Kong qui propose une très large sélection allant de la littérature jeunesse aux ouvrages de cuisine en passant par les grands classiques de la littérature jeunesse, la librairie française d’Hanoï qui rappelle la présence française passée dans la ville et aussi le pigeonnier à Taipei .

    Offrir un livre à l’occasion des fêtes est une excellente idée. Offrir un livre en français à une personne expatriée l’est d’autant plus !

     

  • La France toujours championne de la pression fiscale.

    Gerald Darmanin a beau répéter que les impôts baissent, les Français ne le croient pas. D’un coté, ils ont tort. Les recettes fiscales cette année, comptée en septembre, sont en baisse de quelques milliards. De l’autre, ils ont raison. Cette comptabilité est en partie faussée par le prélèvement à la source. Le taux de prélèvements, en 2018, est resté stable, selon l’OCDE, par rapport à 2017, à 46%. Ce qui signifie, comme le PIB a augmenté que la pression fiscale n’a pas baissé et que les recettes ont augmenté. Le Ministre des Comptes Publics peut toujours dire qu’il parle de 2019, avec la suppression de la taxe d’habitation. En 2018, pourtant déjà, le gouvernement avait annoncé des baisses d’impôts : (ISF, Taxe d’habitation, CICE). Aussitôt compensées par des hausses (CGS, taxes écologiques). Ce qui explique que les baisses d’impôts n’ont pas eu d’effet.  Et que les Français doutent.

    La France a donc conservé sa première place parmi les plus riches de la planète, ceux de l’OCDE. Et du monde, car ce sont les pays dits « capitalistes »  qui sont aussi  les plus fiscalisés, (comme quoi les vieux schémas ne veulent pas dire grand-chose).

    Le taux de prélèvements de 46% est bien le record mondial, devant le Danemark (44.9) et la Belgique (44.8). La « Bonne » place de cette dernière montre par ailleurs que les Français expatriés en Belgique ne le sont pas vraiment pour des raisons fiscales… On pourrait leur conseiller d’autres paradis.

    La France a toujours été à la pointe de la l’impôt, et détenait déjà la première place dans les années soixante. Mais à l’époque, le taux de prélèvements avoisinait les 35%. Aujourd’hui, un rêve inatteignable, qui correspond à la simple moyenne de l’OCDE.

    La France perdit sa première place quand elle fut dépassée par les pays scandinaves qui érigèrent la social-démocratie en modèle nordique, avant d’en revenir. La France a donc repris la tête du classement dés les années 2010. Par rapport aux autres pays, la structure des prélèvements montre que c’est moins l’impôt que les charges sociales qui sont importantes en France.

    L’ambition du gouvernement, selon Gérald Darmanin, serait de diminuer le taux des prélèvements obligatoires de 1.5% de PIB, pour revenir à 45%[1]. Ce qui serait à la fois un effort inédit et un léger replacement, puisque cela nous laisserait malgré tout à la première place…

    D’autre pays ont pourtant réussi à baisser leur pression fiscale : Allemagne, Canada, Suède, Royaume-Uni, Pays-Bas, etc… En fait, la grande majorité des pays de l’OCDE. Récemment, les Etats-Unis de Trump ont baissé les prélèvements obligatoires de 2.5%, en deux ans, alors qu’ils sont déjà très bas. Ce qui n’est pas étranger à la formidable croissance de l’économie américaine, qui connait la plus longue période d’expansion de son histoire. Mais se paie un déficit colossal.

    Le gouvernement annonce pour arriver à cette baisse de 1.5% une baisse de l’impôt sur le revenu et une baisse de l’impôt sur les sociétés, moindre pourtant de ce qui était prévu.

    Quand on regarde la structure des impôts, on remarque que la France  se caractérise par une relative faiblesse de l’impôt sur les bénéfices et sur les revenus, dépassés par les prélèvements sociaux. Le Danemark, lui, a étatisé les recettes sociales. En revanche on constate la « modération de la tva » et l’importance du la taxation de la propriété. Seul le Royaume-Uni taxe la propriété plus que la France, ce qui perturbe encore un peu plus les idées reçues sur libéralisme, capitalisme et taxation.

    Le ras-le-bol fiscal ressenti par les Français est donc bien justifié par les chiffres et les comparaisons internationales. Compte tenu du montant des dépenses publiques, de l’ampleur des déficits, on voit difficilement Gerald Darmanin gagner son pari. Cette année, il a été servi par la baisse des taux d’intérêts. L’an prochain, ce pourrait être différent.

    La seule façon pour Darmanin d’être entendu, ce serait que les impôts baissent … vraiment. Mais peut-être cherche-t-il à se faire entendre du Président plus que des Français ?

    [1]Mesure INSEE, un peu différente de celle de l’OCDE.

     

  • Quinze espions russes ont agi en Europe avec la France comme base arrière

    Quinze espions russes ont utilisé les Alpes françaises comme base arrière pour des opérations dans toute l’Europe, affirme le journal Le Monde, évoquant une traque orchestrée par les services de contre-espionnage français, suisses et britanniques.

    Selon le quotidien, les quinze officiers du renseignement militaire russe (GRU), spécialisés dans les assassinats, ont circulé sur le continent à partir de 2014. Leur dernier passage en France daterait de septembre 2018.

    L’un des 15 agents aurait ainsi été identifié par Londres comme un des trois auteurs de l’empoisonnement au neurotoxique Novitchok en mars 2018 d’un ex-espion russe, Sergueï Skripal, et de sa fille Ioulia, à Salisbury en Angleterre.

    Les deux avaient survécu mais une habitante de la région était morte après avoir trouvé un flacon qui avait sans doute servi à transporter le produit toxique. L’opération avait provoqué un incident diplomatique majeur entre Moscou et l’Union européenne, et poussé les services occidentaux à traquer les responsables.

    Les révélations du Monde interviennent aussi alors que Berlin accuse Moscou d’être derrière l’assassinat en août d’un Géorgien à Berlin. Deux membres de l’ambassade russe, auquel le gouvernement allemand reproche de ne pas « coopérer » à l’enquête, vont devoir immédiatement quitter le pays.

    Selon Le Monde, les quinze officiers, qui n’auraient pas effectué d’opérations sur le sol français, ont séjourné à plusieurs reprises dans des petites villes comme Annemasse, Chamonix ou Evian (sud-est de la France).

    Ils appartiennent à l’unité 29155 du 161e centre de formation spéciale du GRU. « Cette unité se livre désormais à l’assassinat, au sabotage ou à des tâches plus obscures comme la relève des boîtes aux lettres mortes » par lesquelles les agents communiquent entre eux, explique le journal.

    Aucune arme ni matériel n’ont été saisis. Aucun complice local n’a été non plus identifié. Les quinze officiers n’ont semble-t-il pris aucun contact avec les agents de l’ambassade de Russie à Paris.

    Ils auraient opéré en revanche, outre en Grande-Bretagne, en Bulgarie, en Crimée, en Moldavie ou encore au Monténégro.

    De quoi orienter les services français vers l’hypothèse selon laquelle le département de Haute-Savoie, frontalier de la Suisse et de l’Italie, aurait été utilisé comme « base arrière pour l’ensemble des opérations clandestines de l’unité 29155 en Europe », selon les mots d’un haut responsable du renseignement français, cité par Le Monde.

  • Les grèves massives mettent Macron à rude épreuve

    Entre 800 000 et 1,5 million de manifestants contre la réforme des retraites. Emmanuel Macron est confronté à un épisode clé de son mandat de cinq ans, alors qu’il doit surmonter la plus grande vague d’actions syndicales de sa présidence qui a déjà gravement perturbé les écoles et les transports.

    La grève qui a débuté jeudi (5 décembre) a rassemblé quelque 800 000 personnes issues d’un large éventail de professions, contre le projet de réformes des retraites proposé par M. Macron. Ce dernier souhaite introduire un mode de calcul par points qui augmenterait l’âge de la retraite pour des millions de personnes.

    44 % de salariés étaient en grève chez EDF, 80 % à la RATP, 55 % à la SNCF ; un instituteur et professeur sur deux n’a pas assuré les cours à l’Education nationale. Une partie des avions a aussi du rester cloué au sol, faute de contrôleurs aériens.

    « Cela durera aussi longtemps qu’il le faudra, il y aura un gagnant et un perdant », a déclaré le représentant de la CGT des cheminots de la Gare de Lyon pour la SNCF, chez LCI.

    Après avoir abandonné des milliards, l’année dernière, pour calmer la révolte des Gilets jaunes, le leadership du président français Emmanuel Macron est mis à l’épreuve. De plus, le gouvernement ne peut pas simplement faire marche arrière sans affaiblir sa base politique, et ce, alors que les élections municipales se profilent au printemps prochain.

    La mobilisation se poursuit vendredi 6 décembre, alors qu’Emmanuel Macron ne s’est pas exprimé sur l’ampleur du mouvement social.

  • Démonstration de force des syndicats ce 5 décembre – Carte des manifestation

    Démonstration de force des syndicats ce 5 décembre – Carte des manifestation

    Au moins 25 000 personnes à Marseille, 33 000 à Toulouse, 20 000 personnes à Bordeaux, 12 500 à Grenoble… Des centaines de manifestations ont rassemblé près de 510 000 personnes partout en France, jeudi 5 décembre, pour dénoncer la réforme des retraites. « Le Monde » vous propose un décompte non exhaustif.

    Au-delà des villes les plus importantes, dans des agglomérations plus modestes, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées : 8 000 à Angers, 6 000 à Châteauroux, plus de 5 000 à Périgueux ou à Béziers, 3 000 à Saint-Denis de la Réunion… « Cela fait des années qu’on n’a pas vu autant de monde, peut-être depuis mars 2005 pour la défense des services publics », s’est réjoui un syndicaliste à Guéret auprès de l’AFP, où la police a dénombré 2 000 manifestants dans une ville de 13 000 habitants.

    Retrouvez ci-dessous les chiffres de la mobilisation annoncés par la police,  les syndicats et la presse nationale dans les différentes villes de France :

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    Source AFP

  • La grève du 5 décembre aussi dans les lycées français de l’étranger

    La grève de ce 5 décembre a paralysé la France. Elle risque dans de nombreux secteurs de se prolonger les prochains jours.

    Les Français de l’étranger ont aussi subit ses conséquences, ceux qui prévoyaient de rentrer dans l’Hexagone tout d’abord, mais aussi ceux dont les enfants sont scolarisés dans les lycées français à travers le monde. Ainsi par exemple, de nombreux professeurs étaient ce jour en grève dans les lycées de Madrid, Londres, Munich, Bruxelles. Dans tous les cas, les lycées demeuraient ouverts. L’incertitude concernant les prochains jours demeurent cependant. « C’est au jour le jour que nous aurons les informations » nous informe le secrétariat du Lycée Charles De Gaulle à Londres.

    Très importante mobilisation au Maroc, pas de grève à Hong-Kong

    Pas de grève annoncée au Lycée de Hong-Kong

    La mobilisation fut très forte dans l’important réseau au Maroc. Ainsi, sur le pôle Rabat Kenitra, l’école Cézanne compta par exemple 20 classes fermées sur 25. A l’inverse, le mouvement ne fut pas suivi au lycée français d’Hong-Kong.

    A la Haye, 10 classes étaient fermées et environ 5 professeurs manquaient à l’appel dans le lycée d’Amsterdam.

    Le syndicat SNES, très mobilisé notamment au sein du corps enseignant à l’étranger, craint « une privatisation à marche forcée qui conduira à terme à la destruction du réseau de l’Agence : fermetures de postes de fonctionnaires, multiplication des écoles partenaires, formation au rabais pour les personnels non-titulaires ». Il a appelé à la mobilisation dans l’ensemble du réseau.

    Le Lycée français de Marrakesh

    Le syndicat SNUipp annonce, à mi-journée et pour le primaire, une participation record : 100% de grévistes à Rome, Porto, Jakarta, Belgrade, Rio, Alicante, Tananarive. Des participations aussi très fortes à Oslo, Ouagadougou, Hambourg, Pondichéry, ….

    Quid des prochains jours

    Une des questions qui interpelle est la suite de la mobilisation. Si la grande majorité des lycées étaient en capacité d’accueillir malgré tout les élèves, il n’y a pas de vrai visibilité concernant les prochains jours.

    Une autre question est celle des revendications spécifiques du personnel des lycées français hors de France. L’ambition présidentielle est de doubler le nombre d’élèves dans le réseau d’ici 2030. Mais les moyens suivront-ils ? Les parents que nous avons contactés sont eux, pour le moment, relativement patients.

  • Canada : Destination expatriation

    Canada : Destination expatriation

    Emploi, formation, voyages… C’est la destinations favorite pour s’évader le temps des vacances ou bien repartir de zéro. Surtout quand les indicateurs économiques sont au beau fixe.

    A chacun son rêve américain pour les francophones il est canadien…

    Qu’il s’agisse de participer à l’expansion canadienne d’une entreprise française, de monter son propre business, de passer un diplôme dans une université aussi prestigieuse qu’agréable ou plus simplement de s’y balader, le Canada est depuis longtemps considéré comme une terre promise pour les Français désireux de repartir de zéro ou de s’évader le temps d’un séjour. Le pays à la feuille d’érable est d’ailleurs leur deuxième destination long-courrier préférée après les Etats-Unis, selon le syndicat Les Entreprises du voyage. Randonnées dans le parc national de Banff, chasse aux aurores boréales dans le Yukon, rafting sur la rivière Rouge, surf sur les plages de Tofino, motoneige sur les bords du Saint-Laurent… Eté comme hiver, le Canada est un paradis pour les amateurs de grands espaces et de sports pas forcément extrêmes !

    Nous avons créé 1 million de nouveaux emplois – Justin Trudeau 

    « Explorez une partie du Canada et vous découvrirez une part de vous-même », peut-on lire sur les sachets de sucre en poudre offerts avec le café dans certains restaurants. Cette attirance pour le pays du rappeur Drake, du réalisateur Xavier Dolan et de la cultissime Céline Dion n’est pas récente. Elle remonte au début des années 1960, avec le célèbre « Vive le Québec libre » prononcé par le général de Gaulle le 24 juillet 1967 à Montréal, qui n’a fait que renforcer les relations entre la Belle Province et la France.

    Au-delà des liens culturels et politiques, la bonne santé économique du Canada constitue aujourd’hui un aimant puissant pour les Français.  Consommation, investissements et surtout emploi – avec un taux de chômage de 5,6 % – tous les indicateurs sont au vert. « Nous avons créé 1 million de nouveaux emplois (depuis 2015), notre plan pour faire croître l’économie et investir dans la classe moyenne fonctionne », s’est empressé de tweeter le Premier ministre Justin Trudeau

    Pénurie de main-d’oeuvre

    Avec des taux de chômage inférieurs à la moyenne nationale, les trois provinces les plus dynamiques – Colombie- Britannique, Ontario, Québec – sont au plein-emploi. Dans certaines villes comme Québec, ce chiffre est même tombé à 3,7 %, un record national. Des entrepôts du port industriel sur les rives du fleuve Saint-Laurent aux vitrines du centre commercial géant de Sainte-Foy en passant par les restaurants de la vieille ville, les employeurs souffrent d’un mal inconnu en France : la pénurie de main-d’oeuvre, dans tous les secteurs.