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  • Téléthon : un élan de solidarité au delà des frontières.. un engagement des Français de l’Etranger

    Téléthon : un élan de solidarité au delà des frontières.. un engagement des Français de l’Etranger

    Organisé par 200 000 bénévoles, le Téléthon réunit chaque année des millions de personnes autour du combat et du projet incarnés par l’AFM-Téléthon, association de parents et de malades qui mène un combat contre les maladies génétiques, rares et lourdement invalidantes. Depuis 2013 les Français de l’étranger sous l’égide du ministère des Affaires étrangères participent pleinement à cette opération de solidarité emblématique de la période des fête de fin d’année. Une collaboration qui fait partie des actions soutenues par les associations comme l’UFE, l’ADFE mais aussi les acteurs de l’éducation comme l’AEFE ou  la Mission laïque française. Des média comme Trait d’Union et la French Radio s’associent en Asie aux différents évènements.

    En 2018, le Téléthon des Français de l’étranger, c’était : 26 pays, 115 manifestations, une collecte de plus de 100 000€. En 2019, il se fixe un nouvel objectif : 50 pays, 200 manifestations, 150 000€ de collecte !

    Des manifestations simples et ouvertes à tous

    Concours de selfie en Australie, défi sportif aux USA, marché solidaire en Allemagne, Karaoké à Hong-Kong, etc., les idées fusent. Cette année c’est le thème de la hauteur ! Ceka vous plaît ? Organisez une animation perchée : rassemblez-vous au sommet d’une colline, gravissez un mur d’escalade, organisez une pyramide humaine ou une course verticale, faites une montagne de crêpes ou une pièce-montée… Laissez libre cours à votre imagination et créer une page de collecte associée à votre animation. Cela vous permettra par exemple d’y présenter votre  événement, votre organisation, et vos motivations personnelles.

    Autre solution, si vous souhaitez faire un don sans créer de page de collecte, n’hésitez pas à vous rendre sur l’une des pages , en choisissant celle associée à une animation qui se déroule dans votre zone géographique ou en effectuant un don sur la page de collecte générale du Téléthon des français de l’étranger.

  • Les ministres de l’UE remettent la réforme de la zone euro sur le métier

    Les ministres de l’UE remettent la réforme de la zone euro sur le métier

    La nouvelle donne politique à Rome et à Berlin fait planer l’incertitude sur la réforme en cours de la zone euro.

    Après des années de négociations, l’Eurogroupe se rapproche de la finalisation de certains des chapitres les plus importants de la réforme de l’Union économique et monétaire. Mais à la suite des récents bouleversements politiques en Allemagne et en Italie, la discussion de ce mercredi 4 décembre s’annonce « très politique », selon une source diplomatique.

    Il y a un an, les ministres des Finances de l’UE sont parvenus à un accord sur la réforme du mécanisme européen de stabilité (MES), incluant la création d’un filet de sécurité pour le Fonds de résolution unique, la réserve de sauvetage du bloc destinée aux banques en difficulté financière et estimée à environ 55 milliards d’euros.

    En juin, l’Eurogroupe a finalisé la réforme du MES, ne laissant en suspens que quelques éléments mineurs de droit secondaire. Les ministres entendent conclure l’accord lors de la réunion de ce mercredi 4 décembre, sans rencontrer de difficulté majeure et juste à temps pour que le Conseil européen puisse approuver le projet la semaine prochaine.

    Cependant, l’opposition italienne a lancé une croisade contre la réforme. Et celle-ci pourrait mettre fin à des années de travail technique et politique acharné. Le débat est si vif à Rome que les députés se sont battus la semaine dernière au parlement à ce sujet.

    La partie controversée de la réforme vise à simplifier les règles de restructuration de la dette souveraine. Or, la Lega estime que cela pourrait affaiblir la position de l’Italie sur les marchés obligataires.

    Le MES stipule en réalité que « la participation se ferait sur une base volontaire, informelle, non contraignante, temporaire et confidentielle ».

    L’une des questions en suspens est de savoir si ce règlement fera partie du traité sur le mécanisme européen de stabilité lui-même, ou s’il constituera une annexe. Cette deuxième option, qui pourrait contribuer à faciliter le débat en Italie, ne semble pas poser de problème aux autres États membres.

    La réforme du mécanisme européen de stabilité renforce également le rôle de l’institution dans le renflouement des programmes d’aide financière. Ce qui a également suscité une salve de critiques en Italie, y compris de la part du Mouvement Cinq étoiles, le parti au pouvoir.

    « Il fait preuve d’opportunisme », a déclaré une source diplomatique de l’UE au sujet de la position adoptée par Matteo Salvini, le dirigeant de la Lega, sur cette question. « Le traité ne menace en rien l’Italie, il s’en sert pour affaiblir la coalition au pouvoir », a-t-elle ajouté.

    Selon des sources diplomatiques, l’Italie n’a pas menacé d’opposer son veto à l’accord lors des réunions préparatoires, mais Rome a peut-être l’intention de sortir du bois lors du sommet de l’Euro.

    Des sources de l’UE ont admis avoir conscience du débat qui agite l’Italie, mais soulignent la nécessité de finaliser la refonte du MES avant le Conseil européen.

    Si elle est approuvée et confirmée, la réforme du traité sur le MES sera soumise à la procédure de ratification, qui implique d’obtenir l’approbation des parlements nationaux des 19 membres de la zone euro. Toutefois, les troubles en Italie pourraient engendrer de nouveaux retards.

    En attendant EDIS

    L’Allemagne se trouve également dans l’œil du cyclone. L’élection de Norbert Walter-Borjans et de Saskia Esken à la tête du SPD, connus pour leurs critiques acerbes à l’égard de la « grande coalition », pourrait compromettre les chances de conclure un accord. Olaf Scholz, qui était lui aussi candidat à la direction, a été le principal instigateur de la décision de l’Allemagne d’aller de l’avant et d’envisager un partage accru des risques afin de parachever l’Union bancaire.

    En particulier, l’ouverture récente dont Olaf Scholz a fait preuve pour discuter du système européen de garantie des dépôts (EDIS), un élément clé pour finaliser l’Union bancaire, a donné une impulsion au dossier.

    L’Eurogroupe doit donner son feu vert pour passer des discussions techniques à la négociation politique sur la taille et la structure de l’EDIS.

    « Je suis toujours optimiste », a déclaré une source de l’UE avant la réunion, tout en admettant qu’il était « très difficile de dire » dans quelle mesure les derniers développements politiques en Allemagne allaient affecter le débat.

    Les ministres des Finances de l’UE doivent également approuver l’instrument budgétaire pour la convergence et la compétitivité, une version édulcorée de ce qui devait à l’origine être un projet de budget de la zone euro.

    Toutefois, si l’un des autres dossiers devait se heurter à des difficultés, l’ensemble du paquet pourrait en être affecté retardant encore la conclusion d’un accord sur une réforme indispensable de l’Union économique et monétaire, alors même que l’horizon s’assombrit en raison du ralentissement de l’économie mondiale.

  • Greve contre la réforme des régimes de retraite en France

    Greve contre la réforme des régimes de retraite en France

    À écouter l’exécutif, les Français devraient être convaincus du bien-fondé de la réforme des retraites s’ils faisaient l’effort de la comprendre. Car pour Emmanuel Macron, son Premier ministre Édouard Philippe et les membres du gouvernement, celle-ci vise à rendre « plus lisible, plus juste et plus simple » le système actuel.

    « Un euro cotisé donnera les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé », entend-on depuis des mois pour vanter les mérites de ce futur système universel et à points.

    Le principe fondamental est de remplacer les 42 régimes de retraites actuels, où les pensions sont calculées en fonction du nombre de trimestres cotisés, par un système unique, où chacun accumulera des points tout au long de sa carrière et pour chaque heure travaillée. Par conséquent, la réforme mettra fin, en ce qui concerne le salaire de référence, à la règle des 25 meilleures années pour les salariés du privé et des six derniers mois pour les fonctionnaires et les régimes spéciaux. À partir de l’entrée en vigueur de la réforme en 2025, c’est l’ensemble de la vie professionnelle qui sera pris en compte. Une façon de favoriser les carrières courtes, accidentées et peu ascendantes, soutient le gouvernement.

    Pour convaincre, les services de communication du haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, qui a publié ses préconisations en juillet dernier, mettent régulièrement en avant des cas concrets. Celui des femmes est particulièrement exploité : leur retraite moyenne est actuellement inférieure de 42 % à celle des hommes et 70 % des personnes qui perçoivent le minimum retraite sont des femmes, souligne ainsi les tweets du haut-commissaire.

    Pour autant, avec 245 rassemblements et manifestations déclarés dans l’Hexagone, de très nombreux Français feront grève, jeudi 5 décembre, contre la réforme des retraites. L’initiative d’une grève reconductible est venue de syndicats de la RATP. La SNCF, Air France, EDF, les poids lourds, les avocats, les enseignants, les crèches ont suivi le mouvement, qui a pris de l’ampleur au fil des semaines, s’étendant aux Gilets jaunes, mais aussi au Parti socialiste, au Parti communiste, à La France insoumise et au Rassemblement national.

    Peu habituées à battre le pavé, le syndicat des cadres, la CFE-CGC, va également manifester, la CFTC a laissé ses syndicats « libres » de rallier le mouvement, des fédérations Unsa se rassembleront devant Bercy et la CFDT-Cheminots, à contre-courant de sa centrale, appelle à une grève illimitée.

    « Il va y avoir un très grand nombre de perdants »

    La raison ? « Il va y avoir un très grand nombre de perdants » avec cette réforme des retraites, affirme l’économiste Daniel Cohen, pour qui système « universel » ne signifie pas forcément système « juste ».

    De fait, les perdants ne seront pas que du côté des bénéficiaires des régimes spéciaux. Tous les Français devront « progressivement travailler plus longtemps » pour « remettre le système actuel à l’équilibre » avant l’entrée en vigueur du nouveau régime en 2025, a ainsi répété Édouard Philippe, le 27 novembre. L’âge légal de départ restera ensuite fixé à 62 ans, mais deux options sont sur la table : allonger la durée de cotisation ou créer un âge pivot pour une retraite à taux plein, avec par exemple une décote avant 64 ans et une surcote après cet âge. Par conséquent, quelle que soit l’option choisie, les Français seront contraints de travailler quelques années de plus.

    Tous les syndicats sont opposés à un allongement de la durée de travail, y compris la CFDT, seul soutien de poids à un régime universel par points, d’autant plus que la durée de cotisation pour une pension à taux plein doit déjà passer de 41,5 ans aujourd’hui à 43 ans en 2035.

    Le gouvernement justifie cette décision en soulignant que l’espérance de vie ne cesse de s’allonger. Mais c’est oublier qu’il existe des écarts d’espérance de vie en fonction des catégories sociales, font valoir les opposants à la réforme, comme l’économiste Thomas Piketty (voir la vidéo ci-dessous). Les cadres vivent en effet plus longtemps, mais aussi en meilleure santé que les ouvriers : leur espérance de vie à 35 ans sans problèmes sensoriels et physiques est de 34 ans, contre 24 ans seulement pour les ouvriers, selon les chiffres de l’Insee.

    La crainte d’une baisse du niveau des pensions

    La seconde inquiétude majeure concerne le niveau des pensions. Sur ce sujet, l’exécutif assure que la réforme fera des gagnants et communique là encore avec plusieurs exemples concrets sur les réseaux sociaux. « Aujourd’hui, le minimum de retraite est de 900 euros pour les agriculteurs et 973 euros pour les salariés du privé », note par exemple un tweet du haut-commissaire aux retraites. Avec la réforme des retraites, ce minimum sera « augmenté à 1 000 euros pour tous, avec carrière complète. »

    S’ils ne contestent pas que le futur régime fera inévitablement des gagnants, les opposants au projet estiment que les perdants seront majoritaires. Selon eux, les pensions seront mathématiquement moins élevées avec l’intégration dans le calcul des moins bonnes années. Ils craignent également que la valeur du point, qui détermine le niveau des pensions, serve de variable d’ajustement budgétaire. Une vidéo de François Fillon, s’exprimant en mars 2016 devant des chefs d’entreprise lors d’une soirée de la Fondation Concorde, est d’ailleurs abondamment utilisée par les anti-réforme pour décrier le système par points. On y voit l’ancien Premier ministre déclarer qu’un tel système « permet une chose, qu’aucun homme politique n’avoue » : « baisser chaque année la valeur des points et donc de diminuer le niveau des pensions ».

    Il est toutefois aujourd’hui impossible d’affirmer qu’Emmanuel Macron ou ses successeurs auront recours à une telle stratégie. Édouard Philippe, lui, assure qu’il n’en est absolument pas question. « Il faut qu’il y ait des garanties sur l’évolution de la valeur du point », a-t-il admis, le 14 novembre, lors d’une consultation citoyenne sur les retraites à Pau.

    En revanche, un collectif de citoyens, qui milite pour « un débat public clair sur la réforme », dénonce une « entourloupe » du gouvernement dans les chiffres communiqués. Ce collectif a fait la démonstration que les simulations contenues dans le rapport Delevoye étaient erronées, laissant planer le doute sur les intentions réelles du gouvernement.

    « Pour ne pas trop pénaliser la comparaison, les ‘cas types’ ne sont pas faits dans le cadre du système actuel réel (légal), mais en y ajoutant des nouvelles mesures d’allongement de durée qui n’ont jamais été votées et qui portent la durée de cotisation à plus de 43 ans pour la génération 1980 et plus de 44 ans pour la génération 1990. Cette manipulation a pour effet de faire baisser les pensions calculées ‘dans le système actuel’ pour les faire apparaître inférieures ou égales à celles calculées dans le système Delevoye », écrit le collectif.

    « Tout est sur la table »

    Ce même collectif dénonce également l’absence, dans le rapport Delevoye, de l’ensemble des simulations réalisées par le gouvernement et regrette que le rapport ne compare pas « la situation projetée, dans le cadre de la réforme prévue par le gouvernement, avec la situation des actuels retraités ». Or, « les taux de remplacement [le pourcentage de son ancien revenu perçu une fois à la retraite] vont considérablement baisser par rapport à aujourd’hui », indique le collectif citoyens, ce qui signifie qu’il « faudra partir en moyenne beaucoup plus tard pour prétendre aux mêmes niveaux de pension ».

    Toutes ces craintes sont par ailleurs alimentées par le flou entretenu par l’exécutif sur les orientations qui seront finalement prises, l’essentiel des détails de la réforme n’étant pas encore tranché. « Tout est sur la table », a affirmé Jean-Paul Delevoye, le 29 novembre, sur LCI. Mais à force de faire durer la concertation sans abattre ses cartes, le gouvernement entretient l’idée qu’il a intérêt à cacher son jeu le plus longtemps possible.

    « Aujourd’hui on a un président de la République et un gouvernement qui sont totalement anxiogènes, qui génèrent de l’anxiété et de l’inquiétude partout » parce que « personne n’est capable de dire quelle sera la réforme […]. On ne sait pas où on va et donc on se trouve dans ce mouvement de grèves important demain », a estimé le patron du parti Les Républicains, Christian Jacob, mercredi 4 décembre, lors d’une conférence de presse.

    Une analyse corroborée par les sondages. Alors qu’ils sont 76 % à être favorables à une réforme du système de retraites, 64 % des Français disent ne pas faire confiance à Emmanuel Macron et au gouvernement d’Édouard Philippe pour réformer le système, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, publié le 1er décembre. Quant à la grève du 5 décembre, entre 58 % et 71 % des Français la soutiennent, selon trois sondages de trois instituts différents publiés mercredi.

     

  • Atout France USA, l’agence de promotion de la France aux Etats-Unis

    Atout France USA, l’agence de promotion de la France aux Etats-Unis

    Comme nous l’indiquions dans un précédent article , le marché de Noël de Strasbourg s’exporte à New York avec une inauguration ce 5 décembre en présence du maire de la capitale alsacienne.

    Parmi les acteurs qui ont rendu ce projet possible, Atout France, l’agence agence de développement touristique de la France, est chargée de renforcer le positionnement de la destination France à l’international. Elle dispose de 32 bureaux dans 29 pays et est très active pour le rayonnement touristique de la France, y compris avec de telles initiatives.

    Une présence ancienne et internationale

    Anne-Laure Tuncer, directrice d’Atout France aux USA

    Anne-Laure Tuncer, directrice d’Atout France aux Etats-Unis, a eu l’occasion de nous parler de la lointaine histoire de l’agence outre-Atlantique. Présent depuis 1930, Atout France y dispose de relations privilégiées avec les agences de tourisme. « Les Américains comptent beaucoup sur les agences, elles ont de meilleurs prix, et encore aujourd’hui 55% des voyages, et plus pour la France, sont faits via ces intermédiaires » nous indique Mme Tuncer. La France y bénéficie par ailleurs d’une excellente image, « bien meilleure qu’en 2003 au moment de la guerre en Irak ». Tous les secteurs bénéficient de cette situation et en particulier du ressenti positif concernant le soft power français.

    2 missions pour Atout France : la promotion et l’ingénierie des évènements: un caractère unique de cette agence. Parmi les évènements stratégiques, celui de la croisière. L’agence dispose d’un pavillon sur le salon SeaTrade de Miami.

    Des produits sur mesure, des touristes exigeants

    D’autres activités sur mesure existent : le golf est très apprécié des Américains, des parcours touristiques spécifiques peuvent par conséquent être développés. En Alsace, il est possible de développer des produits variés : croisières fluviales, patrimoine judaïque, la route des vins …

    A Paris, première destination des Américains avec la Côte d’Azur, les touristes sont particulièrement exigeants. Ils disposent souvent d’un fort pouvoir d’achat et de peu de jours de congés et veulent donc les meilleures prestations possibles. Les comportements doivent être adaptés. « Aux Etats-Unis, le client a toujours raison » nous rappelle Mme Tuncer.

    Avec 15 salariés dans deux bureaux à New York et Los Angeles, Français et Américains, l’antenne américaine de l’agence est particulièrement attentive à la mission que les 1200 membres d’Atout France lui ont donné. Ceux-ci sont des offices de tourisme, des autorités locales, des compagnies aériennes, sites culturels… Si vous passez par la grosse pomme, n’hésitez pas à vous rendre au marché Alsacien !

  • Bruno Le Maire fait diversion sur les sanctions américaines contre la « taxe Gafa »

    Bruno Le Maire fait diversion sur les sanctions américaines contre la « taxe Gafa »

    Alors que Washington s’apprêterait à annoncer des sanctions commerciales contre le vin et les alcools français en représailles à la « taxe Gafa » française, Bruno Le Maire a accusé les États-Unis de faire « machine arrière » à l’OCDE. Un article de notre partenaire Euractiv.

    Si l’on ne peut écarter pour l’heure un changement de stratégie de la part des Américains, Bruno Le Maire doit aussi sauver les apparences pour masquer un revers diplomatique en cas de sanctions.

    La partie de poker menteur continue entre la France et les États-Unis sur la taxation du numérique. Lundi 2 décembre, le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a laissé entendre que les États-Unis ne voudraient plus d’un accord international sur la taxation des géants du numérique. Dans des propos relayés par l’AFP, il accuse les États-Unis de « faire machine arrière » dans la négociation en cours dans le cadre de l’OCDE. « Après avoir réclamé une solution internationale à l’OCDE [Washington] n’est pas sûr d’en vouloir », a-t-il ajouté alors que les États-Unis s’apprêtent à dévoiler des mesures de rétorsion commerciale à l’encontre d’une liste de produits français, dont des vins et alcools.

    Quel crédit apporter aux déclarations du ministre français ? Si les États-Unis n’ont réellement plus l’intention de coopérer dans le cadre de l’OCDE pour trouver une solution internationale à la problématique de la réduction de l’assiette fiscale des États sous l’effet du numérique, les chances d’un accord international en juin 2020, en vue d’une ratification en novembre 2020, comme cela est prévu depuis le G20 de mi-octobre, qui s’était tenu à Washington, seraient sérieusement compromises.

    Mais pour l’heure, les propos explosifs de Bruno Le Maire n’ont pas été confirmés par l’administration américaine. Contactée par La Tribune, l’OCDE se refuse à tout commentaire officiel, mais souligne néanmoins que le calendrier en vue d’un accord politique en 2020 entre 134 pays — dont les États-Unis — n’a pas changé, et que les États-Unis n’ont pas modifié officiellement leur position. Une nouvelle consultation publique est toujours prévue le 9 décembre, suivie la semaine d’après par une réunion du groupe de travail sur la réforme. Un groupe co-présidé par ailleurs par la France et les États-Unis… Suite à ces travaux, le Beps — qui comprend les 134 pays engagés sur le projet — se réunira en janvier 2020, et pourra soit annoncer directement un accord politique, soit le reporter à sa prochaine réunion de juin 2020, qui marque la date butoir pour que le projet soit adopté en novembre 2020.

    Lire la suite sur le site du partenaire d’Euractiv

  • La nouvelle économie défie les règles de l’économie

    La nouvelle économie défie les règles de l’économie

    Selon les règles économiques passées, un taux de chômage très faible était annonciateur d’une récession. Il traduisait une économie en surchauffe s’accompagnant d’une hausse des salaires non compensée par l’augmentation de la productivité. Cette règle s’est appliquée en 1973, en 1979 ou en 1997, en 2000 ainsi qu’en 2007. Depuis la dernière crise, le lien plein-emploi/récession semble s’effriter.

    Les pronostics de l’arrivée d’une crise aux États-Unis ont été déjoués malgré un taux de chômage ayant atteint des niveaux historiquement bas. L’actuel cycle de croissance des États-Unis dure depuis plus de dix ans. Plusieurs autres pays sont en situation de plein emploi sans que cela se soit accompagné d’une récession. Il en est ainsi de l’Allemagne, des Pays-Bas, la République tchèque voire du Royaume-Uni. Certes, l’Allemagne a failli être en récession en 2019 mais elle y échappe pour le moment.

    Le plein emploi est également censé s’accompagner d’une résurgence de l’inflation. Traditionnellement, les salaires sont l’un des principaux canaux de transmission de l’augmentation des prix. En cas de plein emploi, l’insuffisance de l’offre contraint les employeurs à augmenter les salaires pour conserver leurs salariés ou pour en attirer de nouveau. Cette règle est en partie défaillante.

    A chômage faible, inflation faible ?

    La tertiarisation de l’économie, le développement de nouvelles formes d’emploi, la baisse du taux de syndicalisation et la rémanence des forts taux de chômage de ces dernières années expliquent la dissociation entre plein emploi et inflation.

    Au sein des pays avancés tout comme au sein de plusieurs pays émergents dont la Chine, la population active sans apport extérieur est amenée à plafonner voire à diminuer, ce qui pourrait renforcer les tensions sur le marché du travail. Les évolutions rapides des techniques pourraient également se traduire par des déficits de main d’œuvre dans certains secteurs. Par ailleurs, avec le vieillissement de la population, la demande de personnel dans les services de proximité devrait s’accroître fortement. La faible progression de la masse salariale pèse sur la demande intérieure ce qui, par ricochet, freine l’inflation.

    Les modes de production et de commercialisation des biens et services sont également anti-inflationnistes. Les capacités de production de biens industriels sont excédentaires, ce qui joue contre l’inflation. Les prix des produits manufacturiers sont ainsi orientés depuis de nombreuses années à la baisse.

    Internet facilite la rencontre de l’offre et de la demande. Il a surtout permis l’arrivée de producteurs de biens et de services. L’essor des locations saisonnières, des voitures avec chauffeur a été rendu possible par les plateformes en ligne comme Uber ou Airbnb. Les ménages consomment en outre de plus en plus de services en ligne et de moins en moins de produits physiques. L’époque est à la mobilité, aux loisirs et non à la possession de biens physiques.

    Récession toujours attendue, toujours repoussée

    Le vieillissement de la population provoque une augmentation de la demande de services et une moindre consommation de biens manufacturés ou de biens durables. Au niveau de la distribution, le développement du commerce en ligne contraint les autres formes de distribution à tenir leur prix. La distribution en lignes de services est moins pénalisée par des goulets d’étranglement. Quand tous les ménages veulent la même voiture, au même moment, son prix a tendance à augmenter. Pour les services en ligne, le coût marginal de la commande supplémentaire est nul.

    La liaison plein emploi/croissance/ inflation est obsolète. Actuellement, l’inflation se nourrit de l’évolution des cours des matières premières et de l’énergie. Or, le marché pétrolier est en situation d’excédent de production avec l’essor du pétrole de schiste. Le prix du pétrole est naturellement inférieur à 60 dollars le baril. Il n’atteint ce niveau qu’en raison de l’accord de régulation de l’offre signé par l’OPEP et la Russie. La décélération de la croissance freine la progression de la demande en pétrole et en matières premières, ce qui contribue à la sagesse des prix.

    Les effets du digital

    Une envolée des cours de l’énergie pourrait être occasionnée par une crise au Moyen Orient. À moyen terme, le sous-investissement dans le secteur pétrolier pourrait avoir un effet négatif sur le niveau de la production et conduire à une augmentation des tarifs. Cet impact pourrait être limité en cas de progression rapide des énergies renouvelables.

    La non-réalisation de la crise maintes fois annoncée s’explique également par le caractère expansionniste des politiques publiques. Dix ans après la crise, les dépenses publiques sont restées à un niveau élevé. Leur décrue n’a pas été parallèle à l’amélioration de la situation économique. Plusieurs États conservent d’importants déficits publics. Ces politiques soutiennent la croissance à un niveau proche de la croissance potentielle.

    Les équations économiques traditionnelles sont mises à mal par la persistance des faibles taux d’intérêt. Dans le passé, ces derniers montaient quand le taux de chômage devenait faible. Cette augmentation s’accompagnait d’une hausse des défauts des emprunteurs, signe de la survenue d’une crise. Logiquement, sur moyenne période, le taux d’intérêt est la somme de la croissance et de l’inflation projetées à laquelle s’ajoute une prime de risque. Aux États-Unis, depuis le retour du plein emploi, les taux sont inférieurs de deux à trois points à leur niveau logique. Pour la zone euro, l’écart est de deux points. Les simples annonces de ralentissement de la croissance ont contraint la Banque Centrale Européenne et la banque centrale américaine, la FED, à réduire leurs taux. La remontée des taux est reportée à plus tard.

    Dépenses et bénéfices des Etats

    Les États sont les grands gagnants de cette baisse durable des taux d’intérêt. Elle est leur principale source d’économies. Compte tenu des niveaux d’endettement atteints, la remontée des taux ne serait pas sans danger. La politique monétaire accommodante mise en œuvre depuis une dizaine d’années n’a guère réussi à redresser l’inflation mais elle est devenue une drogue générant une forte dépendance. Si dans le passé, l’inflation faisait les taux, la relation s’est peut-être inversée en raison de la modification des anticipations. Autre changement : dans le passé, la profitabilité des entreprises devenait faible en fin de période d’expansion. Celle-ci tend à rester stable du fait de la sagesse salariale. Les entreprises maîtrisent plus finement leurs coûts que dans le passé.

    La digitalisation offre des gains de productivité qui sont en partie mal appréciés par les statistiques économiques traditionnels. Le rapport de force favorable aux actionnaires explique également le maintien de la rentabilité des entreprises malgré l’apparente fin de cycle économique. La modification des équations économiques apparaît de plus en plus pérenne à l’image des politiques monétaires non conventionnelle, devenues la norme. Les taux d’intérêt très bas maintiennent la solvabilité des emprunteurs en particulier les moins rentables qui auraient disparu en temps normaux. Les cycles économiques sont lissés tant par la politique budgétaire et la politique monétaire accommodantes. De ce fait, un taux de chômage très bas n’est plus le signe d’arrivée d’une récession dans les pays de l’OCDE, du moins pour le moment.

     

  • Nouvelle Carte d’identité pour tous les Français dès 2021

    Nouvelle Carte d’identité pour tous les Français dès 2021

    La carte d’identité française n’a à l’évidence pas été conçue pour son ergonomie. La carte plastifiée dite « infalsifiable » (par contraste avec l’ancien modèle papier) est créé par un décret du 19 mars 1987. Elle est effectivement plus sécurisée que le document qui la précède, avec ses fils de sécurité, encre ultraviolette, filigrane, fibres UV, présence de terres rares, guillotis avec micro-impressions et bande de lecture optique.

    Pourtant en quarante années d’existence, le format de cette carte plastifiée n’a pas changé : les usagers en sont donc depuis les années 1990 quitte pour cet incompréhensible format A7 quand bien même ce document est censé être porté en permanence sur soi. Il nécessite souvent un portefeuille séparé, quand la carte d’identité n’est pas mise directement dans la poche.

    Ce qui a tendance à provoquer son usure anormalement rapide, liée à un second défaut : sa plastification. Le document n’est en effet pas un bloc de plastique mais un document papier plastifié des deux côtés dont les deux parties ont tendance à se décoller. Or de nombreux pays européens comme l’Espagne sont déjà passé à un format carte de crédit plus pratique et doté de dispositifs de sécurité plus efficaces.

    C’est prévu par un règlement européen

    Le document peut être rangé à côté d’autres cartes du même format. La puce RFID incluse dans le document est un gage supplémentaire de sécurité. Interpelé sur cette question par un Sénateur, le ministère de l’Intérieur français confirme l’arrivée du format carte de crédit en France : « le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen ont adopté le 20 juin 2019 un règlement sur le renforcement de la sécurité des cartes d’identité délivrées aux citoyens de l’Union », texte qui prévoit « la mise en place dans les États membres d’une carte nationale d’identité en format carte de crédit ».

    Une puce intégrée à ce document devra comporter « une photographie et deux empreintes digitales du titulaire de la carte, stockées à un format numérique« . Elle devrait en outre permettre de s’authentifier en ligne sur les sites des administrations. Pour l’heure, le ministère de l’Intérieur ne précise pas de calendrier précis mais le règlement est applicable dès le 2 août 2021, suggérant une transposition dans la Loi d’ici là.

  • Consulaires 2020: vous voulez être candidat(e) aux élections consulaires? Voici le mode d’emploi!

    Consulaires 2020: vous voulez être candidat(e) aux élections consulaires? Voici le mode d’emploi!

    Comme nous le rappelions dans un précédent article , les élections consulaires se dérouleront les 16 et 17 mai prochains. Une innovation : l’introduction du vote électronique qui vise à améliorer le taux de participation à ce scrutin.

    Les élus consulaires jouent un rôle dans la gestion des lycées français de l’étranger

    Autre évolution, le rôle des élus consulaires devrait être renforcé, ils pourraient présider les conseils consulaires, rôle qui est actuellement dévolu à l’ambassadeur ou au consul, leur nom va changer passant de conseillers consulaires à conseiller des Français de l’étranger. Rôle parfois méconnu, il est pourtant essentiel pour les Français de l’étranger : attribution des bourses, permanence consulaire, association à la gestion du lycée français …

    Vous souhaitez être candidat ? Il faut remplir certains critères

    Vous souhaitez vous engager dans la vie publique des Français de l’étranger et souhaitez être candidat(e) à ce scrutin ? C’est possible mais n’oubliez pas qu’il faut remplir certains critères !

    Tout d’abord, et comme le précise la loi, sont éligibles au conseil consulaire les électeurs inscrits sur l’une des listes électorales consulaires de la circonscription électorale dans laquelle ils se présentent. Il est donc impératif d’être inscrit dans son consulat pour se présenter. Il est par ailleurs impossible de se présenter dans plusieurs circonscriptions, et de se présenter à d’autres scrutins en parallèle en France. Il n’est en revanche pas interdit de se présenter à des élections locales dans le pays d’accueil. Le personnel diplomatique fait aussi l’objet de réserves strictes concernant ce scrutin.

    Une déclaration et la parité obligatoire

    90 élus consulaires sont par la suite élus conseillers de l’Assemblée des Français de l’étranger

    Une déclaration de candidature est obligatoire pour chaque candidat ou liste de candidats. Elle est déposée auprès de l’ambassade ou du poste consulaire du chef-lieu de la circonscription électorale. Dans les circonscriptions électorales où un unique siège est à pourvoir, le candidat et son remplaçant sont de sexe différent. Nul ne peut être à la fois candidat et remplaçant d’un autre candidat.

    Dans les circonscriptions électorales où plus d’un siège est à pourvoir, chaque liste comprend alternativement d’un candidat de chaque sexe. Une parité totale s’impose donc.

    Autre aspect important : aucun candidat ni aucune liste de candidats ne peuvent recevoir, directement ou indirectement, pour quelque dépense que ce soit, des contributions ou aides matérielles d’un Etat étranger ou d’une personne morale de droit étranger.

    Chaque circonscription élit entre 1 et 9 conseillers consulaires selon la proportion de Français y résidant, c’est un scrutin à un tour. Vous souhaitez être candidat ? N’hésitez pas à vous renseigner sur ces aspects dans votre pays d’accueil !

  • Consommation : la France et les autres.

    Consommation : la France et les autres.

    Selon Eurostat, la France appartient au groupe des 10 pays d’Europe dont la consommation effective par habitant est supérieure à la moyenne (Luxembourg, Allemagne, Autriche, Danemark, Royaume-Uni, Finlande, Pays-Bas, Belgique, Suède et France). En moyenne, en parité de pouvoir d’achat, le consommateur français dépense 7% de plus que la moyenne de l’Union européenne. Le Luxembourg et l’Allemagne se détachent plus nettement de la moyenne (respectivement de 32% et 21%). L’Italie et l’Espagne se situent en dessous de la moyenne (respectivement -2% et -10%).

    Dans la majorité des pays de l’Europe Centrale et Orientale (Peco), notamment la Croatie, la Hongrie, la Lettonie et la Roumanie, la consommation par habitant est nettement inférieure à la moyenne (de -30% à -37%). La Bulgarie a le niveau le plus faible (-44%).

    En restreignant la comparaison à des pays plus homogènes, la France a une consommation par tête légèrement supérieure à la moyenne des 15 premiers pays entrés dans l’Union (UE15), +1% et à celle des pays de la zone euro, +3%.

    Plus du cinquième des dépenses des ménages socialisées

    Plus du cinquième des dépenses des ménages est socialisé en France. Ce sont les dépenses prises en charge par les pouvoirs publics en matière de santé, d’éducation et de logement. Leur poids est plus important que dans l’ensemble de l’Union : 22% contre 19%. Cette socialisation n’est pas sans conséquence sur le niveau de certains postes du budget familial. Ainsi, les Français dépensent nettement plus que leurs voisins pour leur santé. Cette consommation dépasse de 28% la moyenne de l’Union. La France n’est dépassée que par trois pays, la Belgique, l’Allemagne et le Danemark. Ce poids des dépenses de santé n’est pas la conséquence de prix médicaux (avant remboursement) élevés car ces derniers sont inférieurs à la moyenne européenne. Cette consommation est certainement favorisée par un reste à charge très faible et par des pratiques de soins peu économes en médicaments.

    Les Français consomment plus que leurs voisins pour l’éducation de leurs enfants. Ce poste de dépenses pris essentiellement en charge par les pouvoirs publics est supérieur de 14% à la moyenne communautaire. Elle se situe devant celle du Royaume-Uni (6% au-dessus de la moyenne). Elle est beaucoup plus élevée que celles de l’Allemagne, de l’Espagne et de l’Italie. Le taux de fécondité plus élevé de la France explique également ces écarts.

    Sans surprise, au regard du coût de l’immobilier et malgré le fait que 58% des Français soient propriétaires de leur résidence principale, les dépenses de logement sont supérieures de 10% à la moyenne, presque à égalité avec l’Italie, mais devant l’Allemagne (5% au-dessus de la moyenne) et surtout devant le Royaume-Uni et l’Espagne qui se situent sous la moyenne (respectivement de 6% et 11%).

    La consommation par tête en énergie liée au logement va du simple au triple au sein de l’Union et dépend en partie des conditions climatiques. En France, elle est supérieure de 15% à la moyenne. Les consommations liées aux transports (y compris les achats de véhicules) dépassent de 9% la moyenne de l’Union. La France se place ainsi au troisième rang derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni (29% et 24% au-dessus de la moyenne). Elle est devant l’Italie et l’Espagne (autour de la moyenne). Les Français privilégient les petites cylindrées, comme les Espagnols et les Italiens. En revanche, la France se situe au-dessous de la moyenne européenne pour le nombre de véhicules par habitant.

    Pour les loisirs, la communication avant l’hôtellerie

    En France, pour les biens et services de communication, la consommation par habitant dépasse de 12% la moyenne de l’Union, loin devant l’Italie, le Royaume-Uni et surtout l’Espagne, mais nettement derrière l’Allemagne. En revanche, la consommation par habitant en hôtellerie, cafés et restaurants est inférieure de 20% à la moyenne. Elle est trois fois plus élevée en Espagne qu’en Allemagne. Ces chiffres sont à relativiser du fait des erreurs de comptabilisation sur les nuitées et les repas des non-résidents.

    Les Français dépensent plus pour les produits alimentaires et l’alcool

    La consommation par habitant en produits alimentaires et boissons non alcoolisées est supérieure de 4% à la moyenne de l’Union. Les pratiques alimentaires sont variables d’un pays à l’autre. Un Français achète trois fois moins de poisson qu’un Portugais, mais deux fois plus qu’un Allemand et sept fois plus qu’un Hongrois. En France, les consommations de « lait, fromage et œufs » ainsi que de « pain et céréales » sont particulièrement élevées (respectivement 17% et 8% au-dessus de la moyenne). La consommation par habitant en boissons alcoolisées est supérieure de 31% à la moyenne et représente plus du double de celles de l’Italie ou de l’Espagne. La France est notamment l’un des plus gros consommateurs de vin. Cet écart n’est pas exclusivement lié au volume consommé. L’acheteur français opte plus que ses partenaires européens pour des boissons plus coûteuses.

    Une consommation plus faible en habillement

    Pays de la mode, les Français réalisent pour autant des économies pour se vêtir. Ainsi, le poste « vêtements et chaussures » par habitant est inférieur de 23% à la moyenne (de 19% pour les chaussures et 25% pour les vêtements). Un Français consomme environ deux fois moins de ces biens qu’un habitant du Royaume-Uni ou de l’Italie. Son niveau de consommation est équivalent à ceux des Estoniens, des Maltais et des Slovènes.

    L’intérieur des logements délaissé par les Français

    En France, le volume de consommation par tête dans l’ameublement, l’équipement et l’entretien de la maison est inférieur de 9% à la moyenne de l’Union.

    La France, un pays cher ?

    Au sein de l’Union européenne, la France se situe, selon l’INSEE, au dixième rang de pour le niveau relatif de prix, soit 7% au-dessus de la moyenne. Les deux pays les plus proches sont l’Allemagne et la Belgique (respectivement 4% et 13% au-dessus de la moyenne). La France se caractérise par les prix élevés des hôtels, cafés et restaurants (18% au-dessus de la moyenne). Les prix de l’alimentation et des boissons non alcoolisées dépassent également de 15% la moyenne communautaire. Notre pays est le deuxième pays le plus cher d’Europe pour les « fruits, légumes et pommes de terre » et le troisième pour la viande (dans les deux cas environ 30% au-dessus de la moyenne).

    Pour les prix du tabac, qui dépendent fortement de la fiscalité, la France occupe le troisième rang, 41% au-dessus de la moyenne, mais loin derrière le Royaume-Uni et l’Irlande où les prix atteignent le double de la moyenne. En revanche, les boissons alcoolisées bénéficient d’un traitement de faveur avec des prix français inférieurs de 6% à la moyenne.

    Les prix de la consommation en logement (y compris eau, électricité, gaz) sont supérieurs de 13% à la moyenne, malgré un prix de l’énergie domestique équivalent à la moyenne (notamment grâce à un prix de l’électricité plus faible). Les prix de la santé et de la communication sont légèrement inférieurs à la moyenne (de 2 à 3%). La concurrence entre opérateurs et la généralisation d’offres groupées contribuent à modérer les prix dans les télécommunications en France. La faible concurrence des circuits de distribution peut expliquer des prix plus chers dans certains domaines dont l’alimentation.

    Par ailleurs, les Français sont plus enclins à dépenser pour des produits alimentaires de qualité, ce qui conduit à une hausse des prix. La socialisation d’une partie non négligeable du panier des ménages favorise une certaine inflation ; le logement en est un exemple. Pour la santé, la pression des pouvoirs publics sur les prix génère plusieurs effets pervers. Elle entraîne des pénuries, les laboratoires pharmaceutiques préférant servir en priorité les pays où les prix sont moins contraints. Les prix bas en vigueur en France incitent à une surconsommation ayant des effets néfastes sur les finances publiques et sur la santé des patients.

     

  • La médecine à distance à l’usage des expatriés

    La médecine à distance à l’usage des expatriés

    Plusieurs initiatives, à l’instar des applications françaises Hellocare et Quare, ou de la solution américaine HealthTap, proposent désormais aux expatriés des services de conseil en visioconférence. Des médecins français, généralistes ou spécialistes, dispensent un premier accompagnement en ligne. Ce dernier ne remplace bien entendu pas une véritable consultation, mais permet par exemple d’obtenir un premier avis dans l’attente d’une prise en charge, ou d’échanger à propos de la prescription de certains traitements. Une opportunité pour les expatriés, qui peuvent avoir besoin d’éclairages sur des protocoles thérapeutiques qui leur sont proposés ou sur des médicaments étrangers.

    D’autres start-ups  investissent dans la conception, la fabrication et la distribution de cabines interactives de consultation, permettant à des praticiens de réaliser à distance la majeure partie des examens de base : prise de tension et de température, mesure de la fréquence cardiaque…

    Des grands groupes pourraient commencer à investir dans ces différentes solutions de téléconsultation pour leurs employés, tout comme les ambassades pour leurs ressortissants… Les possibilités pour ces pratiques médicales de demain sont innombrables, facilitant ainsi l’accès aux soins des expatriés.

    Le Code de la santé publique français définit la télémédecine comme une « pratique médicale à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication » (art. L6316-1). Mise au point pour améliorer l’accès aux soins et la qualité de la prise en charge, la télémédecine est encore mal connue en France. Un petit retard par rapport à nos voisins suisses ou scandinaves, déjà adeptes des téléconsultations. Néanmoins, le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 permet d’envisager un développement de ce secteur médical à court terme.

    Une évolution dont vont pouvoir bénéficier de nombreux patients, à commencer par les Français expatriés à l’étranger, éprouvant parfois des difficultés en matière d’accès aux services de santé…