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  • Bug sur les convocations des expatriés pour l’élection présidentielle

    Bug sur les convocations des expatriés pour l’élection présidentielle

    Pour voter lorsqu’on est expatrié, on a juste besoin de sa carte d’identité, de son passeport ou d’un document d’un autre pays de l’Union européenne à son nom. En effet, les Français de l’étranger ne reçoivent pas de carte d’électeur. Muni de sa preuve d’identité, il suffit de se rendre dans un lieu mis à disposition par le consulat local et de s’identifier auprès de son bureau de vote. Ainsi les convocations pour l’élection présidentielle envoyées par le Ministère des Affaires étrangères indiquent l’adresse et le numéro de bureau de vote.

    Depuis le 04 avril, les Français établis hors de France reçoivent donc 2 convocations : une par mail qui est doublée par un envoi postal. Mais un bug s’est glissé dans les fichiers qui ont généré ces missives si attendues. L’alerte est venue d’Europe ! Ce sont les expatriés installés au sein de l’Union européenne qui ont constaté que le bureau de vote indiqué sur la convocation était différent, pour la même personne, selon qu’on se référait à la version papier ou électronique. Analyse d’un bug qui risque d’avoir de lourdes conséquences ce dimanche 10 avril.

    Un bureau de vote en Irlande

    L’origine du bug est allé à chercher sur les terres venteuses et pluvieuses d’Irlande. En effet, dans ce pays, il a été décidé d’ajouter un bureau de vote dans la ville de Cork, au dernier moment. Opération fort complexe à gérer par les cadres de la direction de l’administration consulaire, et des Français de l’étranger qui se sont mélangés les pinceaux ou plutôt les fichiers.

    En effet, l’ajout d’un bureau de vote entraine la renumérotation de l’ensemble des « urnes » et c’est là que le suivi n’a pas été réalisé correctement. Il en résulte que les convocations papier et électronique ne portent pas le même numéro de bureau de vote.

    Un chaos annoncé pour le premier tour

    Alertés par de nombreux expatriés, nous avons donc mené notre enquête auprès des services consulaires pour répondre à une question simple : « quel est le bon bureau de vote ? ». C’est donc la version électronique qui comporte le bon numéro de bureau de vote.

    Tous ceux situés hors d’Europe, qui n’ont pas encore reçu de convocation du fait des délais postaux, devraient donc être préservés du chaos annoncé. En effet, souvent, les mails du Ministère des Affaires étrangères finissent dans l’onglet du courrier indésirable, logiquement ceux qui ont reçu la version papier de la convocation n’iront pas chercher la version électronique dans leurs « spams ». Sans compter les nombreux Français qui n’auront eu que la version papier, car n’ayant pas donné d’adresse email.

    Ainsi, se basant sur leur convocation qu’ils auront en main, les électeurs situés en Europe seront nombreux à se présenter au mauvais bureau de vote. Même si des panneaux reprendront l’information à l’entrée des lieux de convocation et que le personnel sur place sera informé , le chaos pourrait rapidement s’installer avec des électeurs naviguant de bureau de vote en bureau de vote.

    Un taux de participation impacté par le bug ?

    Comme le remarquent certains élus consulaires, les Français établis hors de France sont encore traités avec légèreté. On reprochera ainsi encore une faible mobilisation des expatriés. Mais alors que le dispositif de procuration n’est pas 100% dématérialisé, que le vote en ligne a été refusé comme celui par correspondance, c’est un nouvel écueil qui se dresse entre le citoyen installé hors de France et l’urne !

  • France : d’où vient la tentation nationaliste?

    France : d’où vient la tentation nationaliste?

    Dimanche les Hongrois ont à nouveau élu le nationaliste Orbán. En France, à quelques jours du premier tour, les sondages donnent Marine Le Pen en nette avance pour une deuxième place. Comment expliquer cette tendance nationaliste en Hongrie, en France mais aussi en Russie ?

    L’immigration pas si responsable

    Plus de sept Français sur dix estiment que l’immigration n’est pas la cause principale de tous les problèmes du pays, a indiqué une enquête Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions.

    Alors que Marine Le Pen et le polémiste Eric Zemmour font de l’immigration le principal axe de leur campagne, en faisant presque croire que le produit de l’immigration serait la source des problèmes des Français au quotidien, ce discours, bien qu’il séduit une partie de la France raciste et ultra-nationaliste, n’est pas réel.

    Pour les sympathisants de l’extrême droite, ils sont 45% à penser que l’immigration n’est pas la principale cause des problèmes en France pour les proches de l’idéologie de Marine Le Pen, et 22% pour les sympathisants d’Eric Zemmour. Pour les centristes jusqu’à la gauche, du parti présidentiel à la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, la proportion atteint presque 90%.

    Pierre Birnbaum

    L’historien Pierre Birnbaum s’interroge sur la fin de ce « rêve universaliste » et le retour à « ce pire nationalisme », notamment en Russie. « Comment expliquer que 30 à 35% de Français tournent à ce point le dos à ce qui fait l’essence de la France, c’est à dire un rêve d’émancipation qui ne tient pas compte de la race, de l’ethnie ? «  Une réflexion qu’il développe dans « La tentation nationaliste » publié chez Textuel.

    Regardez l’interview diffusée sur TV5MONDE

  • Bien-être animal, élevage, abattage rituel  : qu’en pensent les candidats à l’élection présidentielle ?

    Bien-être animal, élevage, abattage rituel  : qu’en pensent les candidats à l’élection présidentielle ?

    Le combat pour le bien-être animal est inscrit dans tous les programmes. De la surveillance à la fin de l’élevage industriel en passant par l’interdiction de l’abattage rituel, EURACTIV a relevé convergences et divergences chez les prétendants au second tour de l’élection.

    C’est un sujet qui s’impose dans la société, surtout depuis que les scandales sanitaires et les révélations de maltraitance animale entachent le secteur.

    Selon un récent sondage IFOP pour l’ONGI CIWF France, 84% des Français estiment que « l’élevage en cage est une des pires pratiques de l’élevage intensif, et qu’il faut y mettre fin ». Une question qui transcende les clivages politiques : 79 % des Français ayant l’intention de voter Eric Zemmour souscrivent à ces changements, 93 % pour les sympathisants de Yannick Jadot.

    Pour autant, d’un candidat à l’autre, la traduction politique de cette aspiration générale varie et révèle certains clivages.

    Sortie de l’élevage industriel

    Les candidats Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Yannick Jadot (EELV) sont les seuls à vouloir sortir de l’élevage industriel.

    « Les animaux terrestres ou marins vivent un martyre que notre humanité nous oblige à faire cesser », note Jean-Luc Mélenchon dans son programme. Il entend ainsi interdire ces « fermes-usines », pour des raisons de lutte contre la maltraitance animale, mais aussi pour limiter le développement de zoonoses, ces maladies favorisées par la promiscuité.

    Il promet d’empêcher « immédiatement » l’installation, l’agrandissement ou la réunion d’exploitations, en particulier celles contenant plus de 150 truies ou vaches laitières. Il s’attaque également aux « mutilations et pratiques les plus cruelles » comme l’épointage des becs, le meulage des dents de cochons, l’écornage des veaux, la castration à vif des porcs, etc.

    Son calendrier est clair : une sortie de l’élevage intensif d’ici « 2027 au plus tard », de même qu’une sortie de l’élevage en cage à l’horizon 2025. Le candidat ajoute l’obligation pour toute nouvelle exploitation de donner la possibilité aux animaux d’avoir un accès à l’air libre au quotidien.

    Sur ce terrain, le candidat écologiste Yannick Jadot n’a pas d’autres ambitions. Ils se donne 10 ans pour remplacer l’élevage industriel par un élevage agroécologique, et pour interdire l’élevage en cage. Les deux candidats s’accordent aussi sur l’interdiction de l’exportation d’animaux vivants hors UE, et sur la limitation dans le temps de transport d’animaux vivants à huit heures.

    Pour Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot, ces transformations s’inscrivent dans une volonté de diminuer la consommation de protéines animales. Rien de tel chez les autres candidats, même si Valérie Pécresse (LR) insiste sur le développement de repas végétariens dans la restauration collective, qu’elle a défendu ces dernières années à la tête de la région Ile-de-France.

    Le renforcement des contrôles dans les élevages

    À droite de l’échiquier politique, les candidats se déclarent attachés à l’amélioration des conditions de vie des animaux. Sans sortir de l’élevage industriel, ils souhaitent tout de même renforcer les contrôles pour s’assurer de l’application des normes existantes.

    Du côté du Président sortant, celui-ci devrait rester dans la continuité de son « pacte pour la biosécurité et le bien-être animal » inscrit dans le plan de relance post-Covid « France Relance » en 2020. La feuille de route contient des aides consacrées à la « modernisation des abattoirs », afin de mieux protéger les animaux et de former les professionnels à la protection animale.

    Les associations s’étaient réjouies en 2017, lors de la campagne d’Emmanuel Macron, de sa volonté d’interdire la vente d’œufs issus de poules élevées en batterie. Ce qui devait être fait… d’ici à 2022. Si d’immenses progrès ont été réalisés ces dernières années, 36 % des poules étaient encore élevées en cages en 2020. Les associations de défense des animaux mettent tout de même au crédit du Président actuel le décret du 15 février dernier relatif à l’arrêt de mise à mort des poussins mâles à la naissance.

    Chez les autres candidats, Eric Zemmour a inscrit dans son programme la volonté de renforcer les contrôles dans les élevages, et Valérie Pécresse avait affirmé lors d’une interview sur France 3 le 12 décembre dernier : « Je leur [l’association L214 qui demandait à la candidate des éclaircissements sur le sujet] ai dit que j’étais prête à m’engager à ce qu’il y ait un vrai contrôle, notamment sur les abattoirs… pour vérifier que le bien-être animal soit respecté. Mais là encore, il y a énormément de normes… »

    Quant à Marine Le Pen, elle a fait du sujet du bien-être animal un point cardinal de son programme. Elle affirme que « l’État s’engagera pour améliorer les conditions de sécurité et de travail des salariés, pour augmenter le nombre d’abattoirs de proximité et d’unités mobiles, tout en assurant le respect des normes de bien-être animal ».

    Fin de l’abattage sans étourdissement

    La mise à mort des animaux d’élevage est un sujet hautement sensible. Emmanuel Macron avait présenté à l’été 2021 son plan abattoir qui vise à renforcer les contrôles, et le cas échéant les sanctions, « accompagner et investir massivement dans les abattoirs » . Plus concrètement, le plan prévoit la création d’une « force nationale d’intervention avec des contrôles généralisés ainsi que le développement de la vidéoprotection ».

    Pour Jean-Luc Mélenchon, il faut également renforcer les contrôles, jusqu’à rendre obligatoire la vidéo ou encore « interdire l’abattage des femelles au-delà de 40 % de leur gestation ».

    Hormis les contrôles, tout le monde s’aligne sur le fait que l’abattage sans étourdissement ou abattage rituel pose problème. Pour y mettre fin, Valérie Pécresse privilégie la « concertation » avec les représentants des cultes pour « trouver un accord ». « Je pense que si cette question était facile à résoudre elle aurait été résolue depuis longtemps » répondait la candidate dans l’émission Élysée 2022, le 24 mars dernier.

    Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et Marine Le Pen – pour qui « aucun gouvernement n’a jusqu’à présent eu le courage de régler cette question » – s’engagent à interdire ce type d’abattage sans étourdissement. Les deux premiers précisent qu’ils le feront aux termes de discussions avec les autorités religieuses. Valérie Pécresse, Marine Le Pen ou Yannick Jadot proposent de généraliser l’étourdissement réversible, une méthode qui ne tue pas l’animal, mais le rend momentanément insensible à la douleur. Méthode tout à fait compatible avec les rites religieux (kasher et halal).

    Eric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon ajoutent la traçabilité de la mise à mort, par un étiquetage sur les produits précisant, entre autres, le mode d’abattage.

    Et la pêche ?

    Les propositions sur la pêche répondent aux mêmes logiques philosophiques et politiques que l’élevage. Si Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon entendent développer les techniques de pêche « non destructrices », sélectives (pêche à la ligne, casiers) pour protéger les ressources et limiter les dégâts écologiques, Eric Zemmour insiste dans son programme sur la volonté d’obtenir des quotas européens plus favorables à la France. Le candidat Reconquête souhaite également augmenter les concessions de parcs d’élevage et développer « l’aquaculture innovante ».

    Les deux candidats plutôt situés à gauche souhaitent enfin lutter contre la pêche illégale, le braconnage et préserver les écosystèmes. Jean-Luc Mélenchon compte protéger au moins 30% du territoire maritime français, majoritairement en réserves intégrales de façon à restaurer les ressources et la biodiversité. De son côté, Yannick Jadot veut protéger les eaux territoriales, en particulier des navires de pêches chinois « qui n’hésitent pas à piller la ressource et contribuent à faire disparaître les grands prédateurs comme les requins ».

  • L’identité numérique, le passe-partout pour les Français de l’étranger

    L’identité numérique, le passe-partout pour les Français de l’étranger

    Candice Dauge, la directrice de l’identité numérique du groupe La Poste, revient sur l’essence du nouveau dispositif d’identité numérique. Un outil administratif au service des Français de l’étranger. 

    L’identité numérique de La Poste nous permet de nous identifier de manière rapide et sécurisée auprès des services de l’État. Installée dans une trentaine de pays à l’étranger, elle permet également aux expatriés de faire leurs démarches de manière efficace sans avoir à se déplacer. 

    “Une solution numérique de confiance”

    Candice Dauge explique ici que l’identité numérique est à la fois un moyen de connexion et une preuve d’identité pour les services de l’État lorsque les utilisateurs se connectent. 

    Afin de pouvoir l’utiliser, il y a un processus en trois temps : 

    • Créer son compte sur le site Internet de La Poste ou sur leur application (disponible dans tous les pays partenaires) 
    • Partager sa pièce d’identité (passeport, carte d’identité ou titre de séjour pour les étrangers en France) 
    • Enregistrer un selfie vidéo 

    Cette dernière étape permet à La Poste de procéder à une double vérification. Une première avec la pièce d’identité et la deuxième avec le selfie vidéo vérifié par des agents agréés et habilités par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’informations (ANSSI). Une technique qui vise à éviter toute usurpation d’identité, pour laquelle il faut s’attendre à un court délai de traitement. 

    Une fois cette double vérification opérée, vous devrez entrer sur l’application, un code secret envoyé préalablement par SMS. Ce code vous servira à chaque connexion sur FranceConnect. Effectivement, lorsque vous voudrez vous connecter à un service de l’État sur le web, l’application de La Poste vous enverra une notification afin d’entrer votre code secret. Une opération similaire aux opérations bancaires en ligne. 

    Si vous n’avez pas de numéro français, ne vous en faites pas. Depuis juillet 2021, le service est ouvert à 80% des Français de l’étranger et si vous êtes installés dans un des pays partenaires, vous pouvez entrer votre numéro étranger. 

    Le groupe La Poste est actuellement en train de travailler pour étendre son offre dans une dizaine d’autres pays où sont installés des Français de l’étranger. 

    L’illustration de l’identité numérique de La Poste – La Poste

    Un service qui nécessite un smartphone 

    L’identité numérique ne fonctionne qu’à l’aide d’un smartphone, car il permet d’effectuer cette double vérification à tout instant. Si tout le monde n’en possède pas un, pour les agents de La Poste, il constitue tout de même le moyen le plus sûr et répandu dans le monde auprès des utilisateurs. 

    Dans le cas où vous rencontriez un problème avec votre smartphone (perte, vol, casse…), Candice Dauge préconise de bloquer son identité numérique. Si vous souhaitez continuer à utiliser le service de l’identité numérique, il vous faudra recommencer la procédure de double vérification d’identité, une fois l’application installée. 

    Les services accessibles avec l’identité numérique

    Candice Dauge, directrice de l’identité numérique à La Poste

    Grâce à l’identité numérique, vous aurez accès à plus de 1300 services publics comme le registre des Français de l’étranger, la liste électorale, la commande de sa carte d’assurance maladie ou encore le renouvellement de son passeport

    De plus, si actuellement vous pouvez recevoir une lettre recommandée électronique ou en signer une ligne, vous ne pouvez pas encore en expédier. Cependant, la volonté de pouvoir le faire anime les mandataires du groupe. 

    La lettre recommandée électronique est un échange 100% numérique et sécurisé car jamais imprimé. Aujourd’hui seules les entreprises peuvent faire parvenir des courriers recommandés électroniques vers des particuliers mais pas l’inverse. Lorsque le service sera disponible, il vous faudra vous munir de l’email du destinataire et quant à lui être en possession d’une identité numérique. 

    Le modèle économique du service d’identité numérique 

    Actuellement le modèle économique de La Poste repose sur la commercialisation de l’identité numérique auprès des entreprises privées. Elle est donc en train de collaborer avec des banques pour que celles-ci ajoutent à leur catalogue d’offres, la possibilité d’ouvrir un compte en ligne grâce à son identité numérique. Effectivement, lorsque nous souhaitons ouvrir un compte bancaire, le prestataire demande à ce que nous nous déplacions sur place afin de vérifier notre identité. Avec cet outil ce ne sera plus nécessaire. 

    L’identité numérique devient ainsi  un mode d’identification universel pour les Français et tant pour les utilisateurs que pour les prestataires. 

    Des données protégées de tous les regards 

    D’après Candice Dauge, il n’existe aucun risque à ce que vos données personnelles soient récupérées à des fins malveillantes ou commerciales. La directrice explique que la Poste a mis en place des infrastructures permettant d’éviter le croisement des données. D’un côté, vos données personnelles sont logées dans un coffre-fort numérique et sont donc inaltérables et injoignables. Quant à l’ensemble de vos connexions, elles sont rangées dans un autre casier, non associé à votre identité. 

    Le service d’identité numérique permet donc de garantir une intraçabilité et une sécurisation de l’accès aux services publics, et bientôt privés. Entièrement gratuit et disponible sur tous les marchés téléphoniques, il est donc complet et accessible à la majorité des Français de l’étranger. 

    Ecoutez le podcast avec Candice Dauge

    Un podcast à retrouver sur toutes les plateformes de streaming

    Podcast liste

    Regardez le tutorial du groupe La Poste

    https://www.youtube.com/watch?v=wOaPU2LG5nA
  • Présidentielle : Le Royaume-Uni multiplie ses bureaux de vote

    Présidentielle : Le Royaume-Uni multiplie ses bureaux de vote

    Le 1er tour de la présidentielle aura lieu le 10 avril 2022. C’est l’occasion pour les Français au Royaume-Uni d’aller voter. L’Ambassade de France a publié sur son compte Twitter le nombre des bureaux de vote. Il y aura six sites à Londres, sept sites hors de Londres et trois sites en Écosse. Le bureau de vote dépend du code postal. Au Royaume-Uni 59 bureaux de vote seront ouverts, répartis sur seize sites. C’est une journée marathon pour les volontaires et le personnel du consulat. Nous avons interrogé le service de presse du consulat et des élus consulaires pour connaître leurs avis.

    Près de 117 000 personnes sont inscrites sur les listes électorales au Royaume-Uni. S’agissant des mesures sanitaires, vous les trouverez ci-dessous et sur le site du Consulat.

    Les mesures sanitaires

    Selon le consulat de France, des mesures sanitaires spécifiques pour assurer la protection des électeurs et des membres des bureaux de vote seront mises en place.

    Vous pourrez trouver un point d’eau pour vous laver les mains avec du savon à proximité ou, à défaut, du gel hydroalcoolique sera mis à disposition.

    Les bureaux de vote et les isoloirs seront régulièrement désinfectés, les « gestes barrières » seront affichés et devront être respectés ; le port du masque n’est pas obligatoire. Il est également recommandé d’apporter son propre stylo d’encre bleue ou noire indélébile.

    Des mesures sanitaires supplémentaires pourraient être mises en place localement au moment du scrutin. Vous devez consulter le site du consulat dans les jours précédant le scrutin.

    Beaucoup de procurations

    Charlotte Minvielle, Co-Secrétaire d’EELV UK et candidate aux élections législatives en Europe du Nord nous explique que “le consulat de France a mis en place un nombre de bureaux de vote plus important cette année avec 7 sites hors de Londres et 5 à Londres. Nous sommes reconnaissants de toute cette organisation et de cet effort logistique. Chez EELV, nous avons eu beaucoup de demandes de procurations à cause des vacances scolaires notamment qui ont débuté au Royaume-Uni. Ça montre un intérêt des Français et Françaises ici pour cette élection. Nous espérons que ce premier tour sera un vote de conviction pour les électeurs, pour l’environnement et la justice sociale.”

    “C’est regrettable que les élections tombent pendant les vacances de Pâques.”

    Patricia Connell, Conseillère Français de l’étranger LREM (Angleterre, Pays de Galles, Irlande du Nord) estime qu’avec une augmentation du nombre d’électeurs de presque 20 % depuis 2017, nous pourrions nous dire que les choses vont sans doute être pires qu’en 2017 lorsque les queues n’en finissaient pas. Le consulat a appris de ses erreurs passées et a ouvert deux sites supplémentaires à Londres pour essayer de désengorger le Lycée Charles-de- Gaulle. Reste à voir si cela sera suffisant.

    Il est toutefois regrettable que ces élections tombent en plein pendant les vacances de Pâques. Nous le voyons très nettement dans les demandes de mandataires. Nous avons largement plus de mandants que de mandataires. Ce qui n’était absolument pas le cas en 2017. Les centaines de procurations qui ont été organisées l’ont été à la force du bras. Pareil au niveau des assesseurs, il nous a été difficile de trouver suffisamment d’assesseurs, présidents… pour couvrir les 59 bureaux de vote du Royaume-Uni. En ce qui concerne les mesures sanitaires mises en place pour que les élections se passent en toute sécurité, et si nous nous en tenons aux dernières élections consulaires, je suis satisfaite que les équipes du consulat aient fait tout ce qui est en leur pouvoir pour que ces élections soient bien gérées. Je vous avoue que ce qui m’inquiète le plus, c’est le taux potentiel d’abstention que nous risquons d’avoir. Pas parce que ces élections n’intéressent personne, mais simplement parce qu’elles tombent après une crise sanitaire sans précédent et que les électeurs ont choisi de donner priorité à leur bien-être personnel plutôt qu’à leur devoir civique – et je ne leur lance aucunement la pierre – pour certains, il s’agit peut-être de leur première occasion depuis des mois de rendre visite à leur famille. La levée de toutes les restrictions rend tout de même les choses un peu plus faciles. Tout le monde se pose la même question : “Pour combien de temps ?”

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    File d’attente en 2017 pour aller voter pour la présidentielle

    Est-ce qu’il y aura moins de files d’attente ?

    Olivier Bertin, conseiller Consulaire au Royaume-Uni estime qu’il y a plus de centres de vote à Londres que lors des élections précédentes. Nous pouvons espérer que les files d’attente seront moins longues puisque dispersées. C’est le côté positif de la multiplication des centres de vote.

    « Je regrette en revanche que l’email indiquant à chaque électeur son bureau de vote ne soit envoyé que quelques jours avant le scrutin. Tout le monde assure qu’ill votera là où il a voté pendant les 5, 10 ou 20 dernières années. Beaucoup ont ainsi donné leur procuration à des personnes qui devront traverser Londres pour voter pour leur mandant. J’ai par exemple deux amis qui, n’ayant pas eu connaissance de ces changements, ont donné une procuration pour voter à Fulham à des personnes qui devront voter elles-mêmes à South Kensington et qui devront donc faire la queue deux fois !”

    Olivier Bertin, conseiller consulaire au Royaume-Uni

    “J’incite toujours les gens à voter !”

    Artus Galiay, candidat « Les Républicains » aux législatives en Europe du Nord estime que “c’est une très bonne nouvelle. Ce qui peut favoriser la participation et naturellement le fait de multiplier les bureaux de vote à Londres, ailleurs en Angleterre et en Écosse. Qui dit de multiples bureaux de vote dit moins de queues. Les mesures sanitaires restent compliquées. Et, pour les Français de l’étranger, une personne qui a la Covid peut aller voter avec un masque. C’est important d’avoir une participation la plus large possible.”

    Dimanche, les élus consulaires et les candidats aux législatives attendront une large participation.

  • 7 leçons pour explorer le savoir avec TV5MONDEplus

    7 leçons pour explorer le savoir avec TV5MONDEplus

    Le Collège de France, ce nom vous dit certainement quelque chose, mais connaissez-vous vraiment la vénérable institution ? TV5MONDEplus, la plateforme francophone mondiale gratuite, vous ouvre ses portes, une invitation à explorer le savoir… depuis son salon !

    Héritier du Collège royal fondé par François Ier en 1530, le Collège de France est la maison de la recherche et de l’enseignement. Son ambition est d’ouvrir à tous « le savoir en train de se constituer dans tous les domaines des lettres, des sciences ou des arts ». Il dispense des cours de haut niveau qui sont gratuits, non diplômants et ouverts à tous sans condition ni inscription. Cela en fait un lieu à part dans le paysage intellectuel français.

    Solennellement prononcée en présence de ses collègues et d’un large public, la leçon inaugurale est l’occasion pour chaque nouveau professeur de situer ses travaux et son enseignement par rapport à ceux de ses prédécesseurs et aux développements les plus récents de la recherche.

    Ces leçons inaugurales sont désormais disponibles sur la plateforme disponible dans la quasi totalité des pays du monde et presque toujours gratuitement de TV5MONDE. On vous en présente 7 sur les 53 présentes en lignes. 7 portes vers la connaissance du monde d’aujourd’hui et de demain accessible facilement et gratuitement.

    Cour intérieur du Collège de France

    URGENCE(S) D’ECRIRE, REVE(S) D’HABITER – Yanick LAHENS

    Leçon prononcée par Yanick Lahens, invitée sur la chaire Mondes francophones 2018-2019, le 21 mars 2019. Dire Haïti et sa littérature autrement, c’est se demander, à travers les mots de ses écrivains et de ses écrivaines, quel éclairage peut apporter aujourd’hui au monde francophone, sinon au monde tout court, l’expérience haïtienne. Comment, à partir d’un fait historique de l’ordre de l’impensable, une révolution victorieuse, menée par des hommes et des femmes transplantés d’Afrique en Amérique et réduits en esclavage, se met en place une civilisation dont la littérature sera un élément majeur.

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    LE LOGICIEL, ENTRE L’ESPRIT ET LA MATIEREXavier LEROY

    Leçon prononcée par Xavier Leroy, titulaire de la chaire Sciences du logiciel, le 15 novembre 2018. Un même matériel informatique peut remplir de nombreuses fonctions différentes par simple changement du logiciel qu’il exécute. Cette extraordinaire plasticité a permis à l’ordinateur de sortir des centres de calcul et de se répandre partout, des objets du quotidien aux infrastructures de la cité. Quels concepts fondamentaux sous-tendent cette prouesse technique ? Comment maîtriser l’incroyable et souvent effrayante complexité du logiciel ? Comment éviter les « bugs » de programmation et résister aux attaques ?

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    LECONS DE L’HISTOIRE DE L’AFRIQUE
    François-Xavier FAUVELLE

    Leçon prononcée par François-Xavier Fauvelle, titulaire de la chaire Histoire et archéologie des mondes africains, le 3 octobre 2019. L’historien de l’Afrique sait que son travail s’oppose aux clichés dont souffre l’histoire du continent, qu’il s’agisse du déni d’historicité, de la fascination pour les origines ou de la grille de lecture « ethnique » du passé et du présent. Il lui faut aussi faire place à la diversité des mondes africains pour observer que les sociétés africaines ont emprunté, au cours des millénaires, des trajectoires historiques diverses sur les plans des modes d’organisation politique, des techniques, des types d’économie.

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    EXPERIENCE, SCIENCE ET LUTTE CONTRE LA PAUVRETE – Esther DUFLO

    Leçon inaugurale prononcée par Esther Duflo, titulaire de la chaire annuelle internationale Savoirs contre pauvreté (2008-2009), le 8 janvier 2009.
    Aujourd’hui, certains experts soutiennent que l’aide au développement peut faire disparaître la pauvreté, tandis que d’autres, plus sceptiques, répondent que l’aide apportée de l’extérieur par les pays occidentaux est vaine, car seule l’économie de marché peut éliminer la pauvreté. Des positions antagonistes aussi marquées font surtout ressentir le besoin d’un discours scientifique, qui propose des solutions fortes s’appuyant sur des évaluations rigoureuses.

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    LES CORNES DE MOISE : FAIRE ENTRER LA BIBLE DANS L’HISTOIRE – Thomas RÖMER

    Leçon prononcée par Thomas Römer, titulaire de la chaire Milieux bibliques et administrateur du Collège de France, le 5 février 2009. Les progrès des méthodes littéraires et de l’archéologie ont conduit à mettre en question la construction traditionnelle de la chronologie et de l’historiographie bibliques. Les maximalistes partent de l’idée qu’il faut simplement faire confiance au récit biblique. Scientifiquement, cette position n’est pas tenable. Les progrès des méthodes littéraires et de l’archéologie ont conduit à mettre en question la construction traditionnelle de la chronologie et de l’historiographie bibliques.

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    SYSTÈME IMMUNITAIRE ET DYNAMIQUE DU CERVEAU – Sonia GAREL

    Leçon prononcée par Sonia Garel, titulaire de la chaire Neurobiologie et immunité, le 4 mars 2021. Depuis une vingtaine d’années, de nombreuses études mettent en évidence une réelle contribution du système immunitaire à la construction et au fonctionnement du cerveau ainsi qu’au développement des pathologies neurologiques et psychiatriques. C’est le cas, par exemple, lors de la progression de maladies neurodégénératives, notamment la maladie d’Alzheimer.

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    LA CAMERA EST UNE SORTE DE FETICHE : FILMER AU MOYEN-ORIENT- Amos GITAI

    Leçon prononcée par Amos Gitaï, invité sur la chaire annuelle Création artistique 2018-2019, le 16 octobre 2018. À une époque où nous sommes bombardés d’images et alors que la technologie et l’industrie de production d’images ne cessent de progresser et de se sophistiquer, il importe de rester résolument conscient de l’acte de représentation, de garder à l’esprit qu’il ne s’agit pas seulement du « quoi » filmer, c’est-à-dire du contenu de l’image produite, mais du « comment » filmer.

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  • Les Français face à la cybercriminalité

    Les Français face à la cybercriminalité

    Si le nombre de braquages en pleine rue diminue, la cybercriminalité se développe en lien avec la montée en puissance de l’usage du numérique dans la vie quotidienne. Des entreprises, des hôpitaux, des collectivités locales font l’objet de « cyber rackets ». Les ménages doivent faire face à des escroqueries en ligne à la nature multiple. Le recensement de tous les délits est un exercice délicat d’autant que les ménages ne portent pas fréquemment plainte.

    1, 2 million de victimes en France en 2018

    D’après l’enquête « Cadre de vie et sécurité (CVS)» du Credoc, 1,2 million de personnes âgées de 14 ans ou plus et résidant en France métropolitaine déclarent, en 2018, avoir subi, une « arnaque », dont 864 000 victimes d’escroquerie en ligne ou par téléphone. En rapportant ce nombre à la population métropolitaine, plus d’un habitant métropolitain sur cent a été victime de ce type d’escroqueries en 2018.

    257 400 personnes ont perdu de l’argent à la suite de débits frauduleux, soit 0.5 % de la population. Dans 51 % des cas, la victime a été trompée sur Internet, via un site en ligne ou à la suite de la réception d’un mail frauduleux. Dans 21 % des cas, l’auteur de l’escroquerie est entré en contact avec sa victime par téléphone ou SMS. Sur Internet, les escroqueries (hors débit frauduleux) couronnées de succès portent trois fois sur quatre sur l’achat d’un bien ou d’un service qui peut être non conforme, plus cher qu’initialement prévu ou tout simplement non délivré. Dans 53 % des cas, le préjudice est inférieur à 100 euros, mais il peut atteindre (dans 11 % des cas) un montant supérieur à 1 000 euros.

    Seulement 7 % des victimes d’escroquerie sur Internet ont porté plainte

    Selon l’enquête CVS du ministère de l’Intérieur en 2010, 500 000 ménages déclaraient avoir été victimes d’un débit frauduleux (sur et en dehors d’Internet) ; en 2018 ce nombre a atteint 1,3 million. L’augmentation n’est pas seulement visible en volume mais également en proportion de ménages puisque c’est 4,4 % des ménages qui ont été victimes de débits frauduleux en 2019 contre 1,8 % en 2010.

    En 2018, seulement 7 % des victimes d’escroquerie sur Internet ont porté plainte et 2 % ont déposé une main courante. Ce taux de dépôt de plainte est très bas. À titre de comparaison, en moyenne entre 2011 et 2018, 92 % des personnes victimes d’un vol de voiture ont porté plainte. Pour les délits sur Internet, plus la somme d’argent dérobée est importante, plus la propension à porter plainte augmente. 22 % des victimes de chantage ou de piège sur Internet déposent plainte, soit 15 points de plus que la moyenne.

    Toute banque en France est tenue de rembourser son client si ses données bancaires sont utilisées à son insu par un tiers

    Le montant moyen des préjudices subis pour ces délits s’élève à 500 euros ou plus dans 26 % des cas. Depuis 2009, les titulaires de carte bancaire dont les données ont été frauduleusement utilisées ne sont plus contraints de porter plainte afin d’être remboursés par leur banque du montant détourné. Il en est de même, depuis 2011, pour les personnes atteintes par le biais de l’hameçonnage.

    Toute banque en France est tenue de rembourser son client si ses données bancaires sont utilisées à son insu par un tiers. Les banques sont rares pourtant à pratiquer le remboursement des sommes dérobées. Elles continuent à exiger des dépôts de plainte ce qui leur permet de trier les clients les plus déterminés à se faire rembourser. En 2017 et en 2018, 94 % des victimes d’escroquerie sur Internet n’ont jamais rencontré physiquement l’auteur, 20 % ne savent pas dans quel pays il se situe et 38 % pensent qu’il provient d’un pays étranger. 82 % des Français métropolitains âgés de 15 ans ou plus n’étaient pas informés de l’existence dans leur pays, d’un site Internet, d’une adresse électronique, d’une plateforme en ligne ou d’un numéro de téléphone auquel ils pouvaient rapporter l’existence d’un cybercrime.

    47 % des Français ont reçu au moins une fois un e-mail ou un appel frauduleux entre 2016 et 2019 leur demandant des informations personnelles (mot de passe de l’ordinateur, identifiants, informations bancaires, etc.). La même proportion déclare avoir découvert un logiciel malveillant sur son appareil et 20 % affirment s’être fait pirater son réseau social ou son adresse électronique. Les Français se déclarent plus souvent victimes d’escroquerie en ligne ou à la téléphonie que la moyenne des Européens. L’écart est particulièrement sensible s’agissant des emails ou appels frauduleux destinés à accéder aux données personnelles des victimes (47 % en France, soit 11 points de plus que la moyenne européenne) ou à la découverte d’un logiciel malveillant sur un appareil (47 %, +19 points). Le piratage d’une boite mail ou d’un compte de réseau social serait deux fois plus souvent fréquent en France (20 %) que dans l’Europe en moyenne (11 %).

    Les craintes n’empêchent pas une augmentation du commerce en ligne

    L’usurpation de l’identité en ligne constitue la principale source d’inquiétude des Français (77 %, +11 points par rapport à la moyenne européenne). Suit la fraude bancaire qui est également plus signalée en France et qui a pour conséquence un moindre recours au e-commerce.

    La France se caractérise par un haut niveau de défiance en matière de protection et d’utilisation des données personnelles. Trois quarts des Français n’ont pas confiance dans la capacité des sites Internet à protéger leurs données. 49 % d’entre eux craignent qu’un tiers récupère ses données et les utilise à de mauvaises fins. 43 % sont inquiets à l’idée de réaliser un paiement en ligne sur un site non-sécurisé. 80 % sont convaincus que des logiciels installés sur leur téléphone mobile peuvent transmettre leurs informations personnelles sans les avertir. Cette défiance s’exprime en particulier dans la faible utilisation de l’appli Anti-Covid par crainte d’une utilisation des données par l’État. 29 % des Français renoncent à réaliser des achats en ligne par crainte d’un problème de sécurité des moyens de paiement.

    Le taux d’escroquerie au paiement à distance est dix-neuf fois plus élevé en volume que le taux de fraude des paiements de proximité et sur automate. En 2019, 82 % des Français pensent que le risque d’être victime d’un cybercrime, dont l’escroquerie en ligne et à la téléphonie, augmente, contre 79 % des Européens.

    La crise sanitaire a obligé un nombre important de Français à surmonter leurs peurs. Les achats en ligne ont progressé de 11 % en 2020. Les paiements à distance ont progressé de 13,5 % en valeur par rapport à 2019. Dans le même temps les escroqueries au paiement à distance (opéré par téléphone, courrier ou sur Internet) ont augmenté de 16,4 % par rapport à 2019. Son taux est néanmoins resté stable passant de 0,0170 % à 0,0174 %.

    En revanche, la fraude au virement a progressé de manière significative en 2020 (+65 % en valeur et +125 % en volume par rapport à 2019). La fraude au virement a toutefois davantage touché les administrations publiques et les entreprises privées que les ménages même si des escrocs ont profité des circonstances pour demander des paiements rapides par téléphone. Durant la crise sanitaire, les attaques au phishing et aux logiciels malveillants se sont multipliées pour récupérer les données bancaires des victimes.

  • Quelle réforme pour les règles budgétaires de l’Union européenne?

    Quelle réforme pour les règles budgétaires de l’Union européenne?

    Habituellement opposées dans le débat sur les règles budgétaires de l’Union européenne, la ministre néerlandaise des Finances Sigrid Kaag et son homologue espagnole Nadia Calviño ont présenté une proposition qui pourrait guider la réforme des règles budgétaires actuellement en préparation au sein des institutions européennes.

    Une meilleure visibilité

    Les deux ministres des Finances ont présenté leur déclaration commune lundi (4 avril) en marge de la réunion de tous les ministres des Finances de la zone euro à Luxembourg.

    Dans leur document, elles appellent à une réforme du cadre budgétaire qui « renforcerait la viabilité budgétaire d’une manière plus efficace et efficiente ». En outre, le cadre fiscal devrait permettre les investissements publics nécessaires à la mise en œuvre des transitions écologique et numérique.

    Le document conjoint préconise notamment des plans budgétaires spécifiques à chaque État membre ainsi que l’introduction d’une règle de dépense simple.

    La première vice-présidente du gouvernement et ministre de l’Économie espagnole, Nadia Calviño, le 29 mars 2022.
    [Chema Moya (EPA-EFE)]

    L’unité

    « Le fait que les Pays-Bas et l’Espagne, qui ont traditionnellement des positions divergentes sur ces questions, aient présenté ce document conjoint, souligne la nécessité de trouver une unité », a déclaré la ministre espagnole des Finances.

    La ministre néerlandaise des Finances, Sigrid Kaag, a déclaré : « Nous devons être tournés vers l’avenir. Il est encore plus important de renforcer l’indépendance économique et la force de l’Union ».

    Toutes deux ont fait référence à la crise Covid et à la guerre en Ukraine pour souligner l’importance de l’unité au lieu d’avoir des « débats qui divisent ».

    « Politiquement, cela a été une surprise. L’Espagne et les Pays-Bas sont des partenaires plutôt improbables dans le débat sur les règles budgétaires », a confié à EURACTIV Thierry Philipponnat, économiste en chef de l’ONG Finance Watch.

    « Aucune logique économique »

    Les règles budgétaires actuelles ont longtemps été critiquées comme étant « obsolètes », notamment par les gouvernements français et italien. Ces règles limitent les niveaux d’endettement des pays à 60 % du PIB et leurs déficits annuels à 3 % de celui-ci.

    En suivant ces règles, certains pays très endettés devraient réduire radicalement leur dette, ce qui nuirait à leur économie, surtout maintenant que la pandémie a amené certains pays à des niveaux de dette publique encore plus élevés.

    « Actuellement, les règles budgétaires ne suivent aucune logique économique. Elles sont également trop rigides et ne peuvent donc pas être adaptées à l’évolution des circonstances économiques », a expliqué M. Philipponnat. Ces dernières années, par exemple, les taux d’intérêt de la dette publique étaient très bas, ce qui rendait les niveaux d’endettement plus élevés beaucoup plus abordables que par le passé.

    Le document conjoint ne mentionne pas de projet visant à supprimer les règles des 60 % et des 3 % — non pas parce qu’elles sont particulièrement judicieuses, mais parce qu’elles sont inscrites dans les traités et qu’il serait donc très difficile de les modifier.

    Le document conjoint s’intéresse plutôt au chemin à suivre pour atteindre ces objectifs. L’accent mis sur la nécessité de prendre en compte la réalité économique spécifique de chaque pays est particulièrement appréciable, estime M. Philipponnat.

    Les leçons de la pandémie

    Selon Mme Calviño, les règles budgétaires pourraient également bénéficier des enseignements de la réponse collective à la crise de la Covid. En échange d’engagements clairs en matière de réforme, les plans budgétaires pourraient être approuvés par la Commission européenne ou un autre organe de l’UE, de la même manière que les gouvernements nationaux doivent présenter des plans nationaux pour accéder aux subventions du Fonds européen pour la relance et la résilience.

    Si le document conjoint appelle à davantage d’investissements, la manière exacte de les réaliser reste peu détaillée. Une idée souvent évoquée est celle d’une « règle d’or écologique » qui exempterait les investissements dans la croissance économique et dans la transition écologique de toute règle de déficit.

    Interrogée par des journalistes lundi, Mme Kaag est toutefois restée sceptique quant à cette idée, montrant que cette unité retrouvée a des limites.

    « Mais nous devons nous concentrer sur ce qui nous unit, pas sur ce qui nous divise », a-t-elle affirmé.

    Les deux ministres des Finances espèrent maintenant susciter un débat parmi leurs collègues de l’UE. « Les premières réactions ont été plutôt positives », a déclaré Mme Calviño.

    Le ministre autrichien des Finances, Magnus Brunner, a fait l’éloge du document commun lorsqu’il a été interrogé à ce sujet par des journalistes lundi. « Nous pouvons soutenir une grande partie du contenu de ce document commun », a-t-il déclaré. L’Autriche est généralement considérée comme l’un des États membres de l’UE les plus réticents sur le plan fiscal.

    M. Philipponnat, de Finance Watch, a expliqué que « si les principes énoncés dans ce document devaient être mis en œuvre, il s’agirait d’une amélioration très importante des règles fiscales actuelles ».

    Reste à savoir si la réponse positive obtenue des différents angles du débat est due à un véritable nouveau terrain d’entente ou au manque de détails spécifiques dans le document conjoint. La Commission européenne devrait présenter une proposition plus détaillée dans les mois à venir.

    La clause dérogatoire pourrait-elle être prolongée ?

    Dans les semaines à venir déjà, la Commission européenne pourrait fournir de plus amples informations sur ses orientations fiscales destinées aux États membres pour la planification de leurs budgets pour 2023. De 2020 à fin 2022, une clause dérogatoire générale avait été activée, cette dernière permettant aux pays de ne pas être soumis à des règles budgétaires strictes qui s’appliqueraient normalement au titre du cadre budgétaire européen afin de pouvoir réagir à la crise.

    La Commission européenne avait initialement prévu de rétablir ces règles en 2023. Cependant, la guerre en Ukraine fait naître de nouvelles incertitudes dans l’économie auxquelles les budgets publics pourraient devoir réagir. Début mars, la Commission a annoncé qu’elle réexaminerait la question en avril.

    À la question de savoir si la clause dérogatoire générale devait être prolongée, Mme Kaag a répondu de manière diplomatique que l’« on pourrait s’attendre à ce que la Commission soit tentée d’opter pour une extension de la clause dérogatoire générale », ajoutant qu’elle pensait « que les circonstances actuelles le justifieraient ».

  • Présidentielle 2022 : EELV et les Français de l’étranger 

    Présidentielle 2022 : EELV et les Français de l’étranger 

    Mélanie Vogel, sénatrice Europe Écologie – Les Verts pour les Français de l’étranger, expose le programme présidentiel du parti pour les expatriés. 

    A cinq jours du premier tour de la présidentielle, l’élue de la République nous raconte sa vision de la communauté française à l’étranger. Elle qui a fait l’expérience de l’expatriation au Chili et au Canada, connaît les problématiques engendrées par ce choix de vie et a à cœur de faire porter les revendications de ses concitoyens dans le programme de Yannick Jadot

    EELV et les Français de l’étranger 

    Une communauté sans cesse en expansion

    Le nombre de Français établis hors de France croît sans cesse. Face à ce constat, la sénatrice comprend très bien un tel mode de vie et l’encourage lorsqu’il est choisi pour “les bonnes raisons”. A ses yeux, il s’agit d’une expérience bienfaitrice personnellement, mais aussi pour les pays d’accueil et la France. 

    Cependant, elle rappelle que de nombreux départs sont décidés à cause du manque d’opportunités de travail et d’évolution en France. Elle pense notamment aux déficits de moyens octroyés à l’égard des doctorants ou des chercheurs, et déclare que cela “doit nous faire réfléchir”. Car si certaines personnes peuvent partir, d’autres n’en ont pas les moyens. Elles sont donc obligées de rester en France et vivent donc dans “des conditions misérables”. Ici, l’élue fait référence aux professeurs qui sont payés “en-dessous” de la moyenne de l’OCDE. 

    En définitive, à ses yeux l’expatriation est une belle opportunité mais ne doit pas nous empêcher de regarder les problèmes en face et de trouver des solutions

    L’implication des Français de l’étranger dans la lutte contre la crise climatique 

    “La bataille pour le climat n’est pas une bataille nationale, c’est une bataille mondiale, une bataille de l’humanité tout entière” déclare Mélanie Vogel. Ainsi, les Français où qu’ils se trouvent dans le monde sont impactés par les dérèglements climatiques. Il faut donc que les élus représentatifs des Français de l’étranger portent leur voix auprès du gouvernement afin de mener à bien cette transition et cette lutte. 

    Elle rappelle par ailleurs, que la France, contrairement à de nombreux autres pays, compte dans ses rangs des élus pour les expatriés. Cependant, des points sont à améliorer et elle désire voir ces intermédiaires avoir plus de poids dans le débat démocratique. De plus, elle déplore les mesures politiques prises à l’encontre des Français de l’étranger. 

    Les premières mesures EELV dans les cent premiers jours du quinquennat pour les FDE

    Dès les cent premiers jours du mandat présidentiel, Mélanie Vogel voudrait que le gouvernement investisse massivement dans les services publics des Français de l’étranger. Notamment dans les services consulaires. Dans de nombreuses régions du monde, les personnes travaillant dans les consulats sont fatiguées et en sous nombre. Elle propose donc d’ouvrir des postes dans ces services afin de soulager les employés mais aussi de mieux accueillir et servir ses concitoyens. 

    France Consulaire 

    France Consulaire est un service d’accueil téléphonique centralisé à Paris et lancé sous le mandat d’Emmanuel Macron, afin de répondre aux questions des Français de l’étranger à tout moment. Pour la sénatrice, il semble important de garder et faire développer France Consulaire, mais sans pour autant amoindrir les moyens alloués aux consulats. A ses yeux, les deux services se complètent. Le premier permet de répondre plus rapidement à certaines questions factuelles car tout est numérisé. Le deuxième apporte un contact humain nécessaire dans plusieurs cas de figure. 

    EELV, présidentielle
    Le candidat Europe Écologie – Les Verts Yannick Jadot – Greenbox

    Les questions des expatriés 

    Les établissements de l’enseignement français à l’étranger et les critères écologiques 

    Virginie, une Française de Casablanca, se demande si les établissements homologués souhaitant rejoindre le réseau de l’AEFE seraient soumis à des critères écologiques ou non. 

    Si ce n’est pas encore le cas, Mélanie Vogel aimerait instaurer de telles conditions dans l’octroi des homologations. Mais elle souhaiterait aller plus loin en l’imposant à tous les établissements publics français à l’étranger. A l’heure où la guerre en Ukraine se joue, l’Europe et donc la France sont poussées à ré-envisager leur dépendance aux énergies fossiles. Elles doivent trouver des alternatives viables pour ne plus dépendre de la Russie mais également des énergies non renouvelables. L’élue de la République appelle donc à investir massivement dans les énergies vertes, et à apprendre à maîtriser notre consommation énergétique des bâtiments. Elle se rapporte au programme de son candidat Yannick Jadot, en rappelant qu’il voudrait voir les aides publiques attribuées aux entreprises privées être conditionnées au respect des règles environnementales et sociales. 

    Le développement des avions propres

    Louis, un Français établi à Atlanta, se retrouve face au même dilemme que de nombreux Français de l’étranger : celui de devoir prendre l’avion et donc de polluer pour rentrer en France. Il se demande ainsi, si le développement des avions propres serait un projet envisageable sous un gouvernement EELV. 

    A cela, la sénatrice répond qu’il ne faut pas se tromper de combat. Pour l’instant l’avion propre n’est pas un dessein sérieusement envisagé dans un temps court. Or nous devons trouver des solutions rapides pour lancer la lutte contre le réchauffement climatique. Pour l’écologiste, il est urgent de développer les alternatives aux réseaux aériens et routiers, en investissant dans le ferroviaire. Elle rappelle que la moitié de la communauté française à l’étranger est établie en Europe, et que nombre d’entre eux pourraient prendre le train pour voyager s’ils en avaient l’opportunité. EELV propose donc de rééquilibrer les rapports et les aides apportées au train. Le parti ne souhaite donc pas supprimer l’avion mais “développer et encourager les alternatives et les rendre plus accessibles”. 

    Pourquoi voter pour Yannick Jadot dimanche 10 avril ? 

    “Si vous croyez que la crise climatique est une priorité absolue et que vous voulez envoyer un message fort pour dire en France qu’il y a un besoin important de lutter contre la crise climatique, de le faire dans la justice sociale et de le faire dans la démocratie donc au sein d’une France qui soit dans une Europe forte, unie et plus intégrée, il y a un bulletin qui représente ces trois piliers : l’environnement, la justice sociale et la démocratie, et bien c’est celui de Yannick Jadot.”

    Ecoutez l’interview avec Mélanie Vogel

  • Rassemblement National : ses propositions pour les expatriés

    Rassemblement National : ses propositions pour les expatriés

    La dynamique en faveur de Marine Le Pen s’accentue à désormais cinq jours du premier tour, la candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle progresse dans les sondages, confortant sa deuxième place au premier tour et menaçant même la réélection d’ Emmanuel Macron au second tour.

    Dans le baromètre quotidien OpinionWay-Kéa Partners pour « Les Echos » , la candidate d’extrême droite gagne, ainsi, 2 points et atteint pour la première fois les 22 % d’intentions de vote. En quinze jours, elle aura progressé de 5 points. De son côté, Emmanuel Macron reste largement en tête au premier tour, stable avec 28 % d’intentions de vote. Tandis qu’au second tour, les sondages sont désormais dans la marge d’erreur laissant imaginer que Marine le Pen pourrait être la future Présidente de la République.

    Alors qu’Eric Zemmour et son parti Reconquête ont pu séduire les expatriés, le Front National puis le Rassemblement National n’ont jamais réussi à réellement s’implanter à l’international, même si pour une première fois des Conseillers consulaires du parti de Marine Le Pen ont été élus dans 2 pays en 2021.

    Denis Franceskin, le délégué national pour l’ensemble de la Fédération des Français de l’Etranger du Rassemblement National, a accepté de répondre à nos questions pour comprendre la vision de Marine Le Pen sur l’expatriation et les ambitions de son parti pour les Français de l’étranger en cas de victoire.

    L’interview de Denis Franceskin

    Denis Franceskin

    Lesfrancais.press : Alors que le nombre de Français de l’étranger est de plus en plus important, on s’interroge sur la vision de l’expatriation pour le Rassemblement national. Est-ce une chance pour la France ou est-ce le symptôme d’un échec d’une politique nationale ?

    Denis Franceskin : Les expatriés qualifiés de long terme sont un drame pour le pays et le résultat de 40 ans de politique antifrançaise qui a amené insécurité et stagnation économique. Leur absence a un coût économique et humain considérable pour le pays. 

    L’expatriation de court terme pour des études ou des expériences professionnelles sont une chance lorsque nos compatriotes rentrent en France.

    Lesfrancais.press : Vous le savez, les Français établis hors de France sont actuellement confrontés à différents problèmes, nous aimerions avoir la position de la candidate sur quelques écueils rencontrés par les expatriés. Premier point, l’Education. Les familles font face à de graves difficultés pour assurer la scolarisation dans un établissement français. Pour les familles nombreuses, c’est carrément impossible. Est-ce que Marine Le Pen compte rétablir l’égalité constitutionnelle des petits Français face à l’Education, en réduisant le coût des frais scolaires, voir tendre vers la gratuité ?

    Denis Franceskin : Le coût actuel est disqualifiant pour les familles, certes il faut le réduire et la gratuité serait souhaitable. N’oublions pas aussi que l´on se heurte à une concurrence de plus en plus agressive d´écoles étrangères avec des prestations haut de gamme il est vrai, mais nettement plus coûteuses. 

    Marine Le Pen souhaite arriver à terme à la gratuité des frais scolaires dans les établissements français. Vu l’abandon des précédents gouvernements, cela sera un programme de longue haleine mais nécessaire pour permettre la transmission de la culture française.

    Lesfrancais.press : L’autre grand sujet qui anime la communauté, c’est la dégradation du service consulaire. Diminution du nombre de fonctionnaires, dématérialisation, quelles seraient les mesures prises par un gouvernement Rassemblement national ?

    Denis Franceskin : Pour renforcer la structure des Consulats eux-mêmes, nous développerons pleinement le potentiel des consuls honoraires pour éviter que certains Français doivent faire plusieurs centaines de kilomètres pour leurs actes administratifs. La dématérialisation entamée par le gouvernement Macron est une bonne chose, à condition qu’elle ne soit pas la seule option possible… ce qui laisse alors sur le bord de la route nos compatriotes plus âgés (difficulté avec les nouvelles technologies par exemple). Réallouer les fonctionnaires territoriaux permettrait aussi une amélioration rapide du service consulaire.

    Lesfrancais.press : Avec la pandémie, la crise en Ukraine, les Français installés à l’étranger ont été nombreux à rentrer en France. Parfois avec des départs réalisés dans l’urgence, laissant nos compatriotes démunis au retour en France. Est-ce que le Rassemblement national favorisera le retour en accompagnant les Français de l’étranger ?

    Denis Franceskin : Un de nos fondements idéologiques est de faire passer les Français de l’Etranger avant les étrangers en France, contrairement au gouvernement Macron. Si nous avons pu accueillir à bras ouverts des centaines de milliers d’immigrés pendant le quinquennat, nous n’avons aucun doute qu’il suffit de volonté politique pour assurer un retour digne en France à nos compatriotes.

    Mais outre l’accueil immédiat à court terme, ces Français auront besoin ensuite d’un appui logistique à moyen terme sous différents aspects (logement, éducation, emploi, etc.) pour leur permettre de s’insérer avec leur famille.

    Lesfrancais.press : Pour finir, faisons un peu de politique fiction. Quelle serait la proposition politique pour les Français de l’étranger pendant les 100 premiers jours de Marine Le Pen ?

    Denis Franceskin : Rétablissement d’un service consulaire digne de ce nom – rappelons que dans plusieurs pays il est impossible de prendre un rendez-vous pour renouveler son passeport (Angleterre par exemple).

    Les retraités et /ou épargnants établis hors de France et astreints aux contributions CSG/CRDS auront accès  à  la  sécurité  sociale  dans  les  mêmes  conditions  que  nos compatriotes résidant sur le sol national. Les retenues CSG / CRDS ou taxes assimilées sur les retraites ou les produits de l’épargne donneront droit à la sécurité sociale, quel que soit le lieu de résidence de l’assujetti et dans les mêmes termes que sur le territoire national, cette prestation étant la contrepartie desdits prélèvements.

    Renforcer et réorienter les moyens du MAE face aux menaces sécuritaires pesant sur nos compatriotes résidant dans des zones à risque.

    Le budget des affaires sociales au profit des Français établis hors de France sera sanctuarisé.

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