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  • L’élection française à l’international

    L’élection française à l’international

    Aux 4 coins du monde, les médias mais aussi parfois les populations ont suivi le vote des Français pour choisir leur Président de la République. Avec TV5MONDE, on fait le tour de quelques pays pour voir l’élection sous un autre angle. Un duel Macron / Le Pen qui soulève les passions.

    La présidentielle française vue d’Afrique

    Compte tenu des liens entre la France et l’Afrique, en particulier francophone, quel sera l’impact de la présidentielle française sur les relations avec le continent ? L’analyse depuis Dakar, de Gilles Yabi, président du cercle de réflexion Wathi.

    Zoom sur la Côte d’Ivoire

    Comment la jeunesse ivoirienne perçoit-elle cette élection ?

    L’élection vue de Suisse francophone

    En Suisse aussi, on a suivi avec intérêt l’élection française.

  • Guide de survie à l’étranger en cas d’élection de Marine Le Pen

    Guide de survie à l’étranger en cas d’élection de Marine Le Pen

    Les Français de l’étranger, où qu’ils vivent, sont souvent confrontés à des questions politiques sur leur pays d’origine. Au passage, c’est plutôt flatteur car cela montre que partout dans le monde, on s’intéresse à ce que la France représente et à ses leaders politiques.

    Mais les vétérans de l’expatriation le savent bien, il est toujours difficile de justifier le vote souvent important en faveur de partis classés à l’extrême droite à des collègues et amis étrangers qui ne disposent que d’une information parcellaire réduisant Marine le Pen et son parti au racisme, et notamment au rejet de l’islam et des musulmans.

    Le duo Zemmour / Le Pen a réalisé un très gros score au premier tour et les commentaires de la presse internationale vont beaucoup porter sur le sujet. Le fait qu’Emmanuel Macron soit un président très visible dans le monde entier attire forcément les regards sur notre pays et il n’est souvent pas simple, au cours d’une conversation, de voir nos compatriotes traités de racistes ou « d’islamophobes ».

    Une victoire de Marine Le Pen dans deux semaines n’étant pas à exclure, il faut également se préparer à l’éventualité de quelques années compliquées en termes d’argumentation.

    Il n’y a pas de formule magique, évidemment, mais le vote d’extrême droite en France peut s’expliquer par plusieurs facteurs qui pourraient aider vos interlocuteurs à nuancer leurs jugements sur la France et les Français.

    D’abord, le moteur principal de l’extrême droite est l’insécurité et un Etat perçu comme laxiste. Il n’est pour le coup pas très compliqué d’expliquer les choses ainsi, avant même de parler d’immigration. L’électeur du RN ou du parti de Zemmour est quelqu’un de préoccupé par la violence de notre société et force est de constater que ce sujet n’est pas assez bien traité par le reste de la classe politique, poussant l’électeur vers les extrêmes.

    Ensuite, le vote RN est surtout un vote de la « France périphérique », celle des villes moyennes et déclassées ainsi qu’un vote de la ruralité. Il est compliqué à comprendre car les Français de l’étranger viennent davantage des métropoles et méconnaissent souvent ce sentiment qui peut porter le vote de nos compatriotes vers le populisme. Un étranger pourra bien comprendre cette argumentation. Le parallèle avec le vote Trump qui était très « rural » aux Etats-Unis pourrait être utile. Le vote RN, c’est le vote d’une France qui a le sentiment que le reste du pays se développe sans elle et qui veut être entendue, l’exemple des Gilets jaunes peut être intéressant à citer. Ce sont des français moyens qui sont les délaissés des bienfaits de la mondialisation.

    Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement National

    Enfin, le plus complexe va être l’immigration et surtout le rapport à l’islam, tout particulièrement pour ceux de nos compatriotes qui comme moi vivent dans un pays musulman. Ce rejet des étrangers et des musulmans est la caractéristique première du vote Le Pen véhiculée par les médias du monde entier et parvenir à l’expliquer sans pour autant la cautionner n’est pas si simple. Il faut donc rappeler aux interlocuteurs que 10 % des français sont de confession musulmane et que 24 % des personnes habitant en France sont soit immigrés, soit appartiennent à la deuxième génération de l’immigration. Les Français ne sont donc pas allergiques à la diversité et les actes racistes violents sont rares.

    D’après les statistiques, en 2021, il y a eu 1 659 actes antireligieux en France dont 857 faits antichrétiens, 589 faits antisémites et 213 faits antimusulmans. Pour un pays de 65 millions d’habitants, ce sont des chiffres raisonnables. A titre de comparaison, la seule ville de Londres en Grande Bretagne a recensé 1652 faits à caractère antisémite en 2018.

    Sur l’islam, il faut rappeler à nos interlocuteurs que la France compte 2500 lieux de cultes pour les musulmans et que ces derniers, particulièrement d’origine nord-africaine s’intègrent bien dans la société malgré des problèmes de discrimination qui sont cependant en repli régulier. Vous pouvez même citer mon dernier livre qui montre que l’intégration de la deuxième génération des immigrés d’Afrique du Nord se fait au même rythme que celle de leurs homologues d’Europe du sud.

    Le vote Le Pen ou Zemmour ne peut donc pas se résumer à un vote raciste et anti musulman. Aucun des deux candidats n’a d’ailleurs indiqué qu’il allait expulser les étrangers régulièrement installés en France. Le principal sujet sur lequel ils insistent est l’islam radical et les dérives terroristes que cela peut occasionner, et pour lesquelles la France a payé le prix du sang. De même, les deux candidats insistent sur le fait qu’il faut expulser les étrangers en situation irrégulière car près de 90% des étrangers faisant l’objet d’une injonction à quitter le territoire ne sont jamais expulsés. La plupart des pays dans lesquels vivent les Français ont une politique d’expulsion extrêmement rigoureuse et ce chiffre des « obligations de quitter le territoire national » non appliquées pourra les surprendre et les amener à nuancer leur jugement.

    Alors bien entendu, les deux candidats d’extrême droite ne sont pas favorables à l’immigration et s’adressent à une population qui peut avoir des raccourcis racistes mais ce vote peut s’expliquer sans pour autant trop entacher l’image de notre pays. De toute façon, il va falloir vivre avec, soit pendant quelques semaines, le temps que le soufflet d’un score de deuxième tour important retombe, soit pendant cinq années d’une présidence où les Français de l’étrangers vont être en première ligne et devront faire preuve de résilience…

  • La politique fait des miracles

    La politique fait des miracles

    En ces temps d’élection, il faut apprécier les Pères Noël. Chacun y va de ses cadeaux. S’il reste des dupes, tant pis pour eux. Pourtant, la politique peut vraiment faire des miracles. 

    A regarder l’histoire et l’actualité, la misère, la maladie, la guerre sont le pain quotidien de l’humanité. Si une immense partie de l’humanité vit pieds nus, boit une eau incertaine, s’épuise à survivre, fuit les massacres, des milliards d’êtres humains sont sortis de la pauvreté, l’espérance de vie a augmenté, les guerres meurtrières ont reculé, la science et la médecine s’imposent d’exploit en exploit : l’humanité vit plutôt un âge d’or. 

    Avec l’accroissement incroyable des biens, des technologies, des ingénieries financières qui les accompagnent, forcément, les inégalités explosent. Combien de mondes entre les tycoons du Net et les mendiants des Indes ? Pourtant, le rattrapage technologique est plus rapide qu’il ne l’a jamais été. Le réseau Huawei s’impose en Afrique, Internet est au Ganesh café. La pauvreté persiste, elle n’est déjà plus la même. L’accélération de la diffusion des outils et savoirs est partout.

    Est-ce parce que les pays sont riches qu’ils peuvent se permettre d’être démocratiques ?

    La plupart des pays sont sortis de la pauvreté avec de bêtes et classiques investissements capitalistiques. Et l’accroissement des salaires suit celui du capital, ou l’inverse. Mais pourquoi en Corée du sud et non en Corée du nord, au Costa Rica et non au Nicaragua, en Uruguay plus qu’en Argentine, en Colombie mieux qu’au Venezuela ?

    Pourquoi l’accumulation là plutôt qu’ailleurs ? On mettra toujours en avant l’investissement dans l’éducation, la qualité de la formation, l’ouverture sur le monde, et le commerce international. Mais ces atouts ne sont-ils pas les conséquences d’autre chose ? 

    Les pays les plus riches sont aussi, curieusement, les pays les plus démocratiques. Est-ce parce qu’ils sont riches qu’ils peuvent se permettre d’être démocratiques ? A regarder les « foules » arabes, asiatiques, africaines, beaucoup pensent qu’elles ne seraient pas « prêtes » pour la démocratie. Chirac l’avait dit en Afrique. On répète la même chose à propos des Russes, des Biélorusses, des Kazakhs ou des Azéris. 

    Il est tout à fait possible que les structures sociales, familiales, religieuses ne le permettent pas : il est toujours difficile de sortir de son aire. Mais on peut aussi se demander par quel miracle les Coréens du sud ont été « prêts » et pas ceux du nord ? Pourquoi les Ukrainiens ont été gagnés par la démocratie occidentale, avec tous ses défauts, et pas les Biélorusses ? Pourquoi les Géorgiens sont démocrates et pas les Tadjiks ? Pourquoi les Estoniens sont-ils devenus riches et démocrates, et non les Russes de l’enclave de Kaliningrad ?

    Contrairement à ce que l’on croit, discipline et démocratie vont justement ensemble.

    La clé est ailleurs. Le Costa Rica est riche parce qu’il s’est débarrassé de ses généraux à la mode Tapioca. Le Nicaragua voisin ne peut l’être avec Ortega. La Finlande était pauvre en 1945, elle est devenue riche, comme ses voisins nordiques, en s’appliquant un modèle de démocratie exigeante et novatrice. Contrairement à ce que l’on croit, discipline et démocratie vont justement ensemble. 

    La Turquie, débarrassée des généraux, avait réussi son décollage économique avec une démocratie qui commençait à faire figure de modèle dans le monde musulman. Elle se ruine avec la démocrature d’Erdogan. Malgré l’emprisonnement des opposants, peut-être un prochain vote populaire l’obligera à quitter le pouvoir. La démocratie n’est pas que le vote, mais elle n’est pas sans lui. 

    En ces heures d’élection en France, malgré le désabusement et les jérémiades, se rappeler que la richesse des Européens ne vient pas d’un surplus d’efforts. Les Allemands ne travaillent pas plus les autres. Ils ne sont pas plus disciplinés que les pauvres Russes. Lors des confinements de la Covid, Italiens et Espagnols ont fait preuve de plus de discipline qu’eux. En revanche, l’Allemagne est une démocratie exigeante (contrecoup des horreurs de l’antidémocratisme culminant avec le national-socialisme). Plus un pays fonctionne démocratiquement, plus il est ordonné, plus il est équilibré, juste, actif, inventif. Mieux il lutte contre la corruption, la pauvreté, parce qu’il est un système de droit, avec des règles acceptées par les citoyens, généralement appliquées par les juges et les institutions, sans passe-droit, pots de vin, arrangements politiques et personnels.

    En ces heures d’élection, se rappeler que la richesse des Européens ne vient pas d’un surplus d’efforts.  

    La démocratie n’est pas un luxe, elle ne vient pas de la richesse : elle crée les conditions de la richesse. Beaucoup de sociétés la refusent, d’autant que les forces les plus actives dans ces sociétés la récusent. Elles préfèrent rester dans leur position de prébendes, même si elles seraient plus riches dans un système ouvert. Les Japonais n’étaient pas plus faits pour la démocratie que les Chinois. Imagine-t-on une Chine à la coréenne ou à la japonaise, depuis 1949 ? C’est Taïwan. Multipliée par la taille de la Chine. Elle dominerait effectivement depuis longtemps le monde. 

    Aujourd’hui, la Chine voudrait vanter son modèle de développement. Chou-En-Laï disait, quand on l’interrogeait sur la Révolution française, « Il est encore trop tôt pour en juger ». Il est encore bien trop tôt pour dire que la Chine est un modèle.  

    Le modèle démocratique est en difficulté parce que l’on n’en voit que les crises. C’est naturel : c’est un système qui expose ses crises. Pourtant la guerre d’Ukraine révèle qu’un système autoritaire, fermé, est inefficace même pour une armée ; et à ce point mensonger qu’il se ment à lui-même. Pourtant l’interruption des circuits du commerce a précipité la faim et la misère dans les pays pauvres. Pas de développement sans commerce. Alors que dans les pays riches, notamment en Europe, les miracles du crédit ont préservé sinon l’économie, du moins les revenus.

    Nous sommes à l’aube, et non à la fin, de nouveaux miracles économiques.

    Nous vivons à crédit : crédit financier, écologique, et beaucoup disent, à l’encontre du matérialisme occidental, spirituel. En fait nous vivons peut-être une parenthèse heureuse dans l’histoire de l’humanité. La misère est le lot commun de l’humanité, l’abondance l’exception. Se rendre compte de cette chance oblige à tout faire pour que cette exception dure. Heureusement, c’est plus que probable. 

    Nous sommes à l’aube, et non à la fin, de nouveaux miracles économiques. A regarder, même de loin, les découvertes scientifiques, les promesses de l’ordinateur quantique, les vertiges de l’intelligence artificielle, les ressources des nouvelles énergies, la révolution des capacités d’apprentissage, il est possible, plus que possible, que l’humanité soit victorieuse de ses asservissements à la misère, à la guerre, à la maladie. Ce ne sont pas des utopies. Aujourd’hui c’est la guerre qui étonne, c’est l’épidémie qui surprend, la famine qui choque. Il y a moins d’un siècle c’était la règle en Inde, en Chine, en Afrique, en Amérique latine… en Europe !

    Ce n’est pas le peuple qui doit être contrôlé, ce sont les dirigeants.

    Préserver le miracle est la seule question politique, à la fois générale, locale, nationale et universelle. Les miracles ne sont pas économiques, ni techniques, ils sont d’abord politiques. Ou encore culturels. Voilà pourquoi la politique est une chose trop sérieuse pour la laisser aux seuls dirigeants : principe même de la démocratie. Ce n’est pas le peuple qui doit être contrôlé, ce sont les dirigeants qu’il faut garder sous surveillance. Par le vote, et après. Ouvrez l’œil !

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Les expatriés hésitent entre Macron et Mélenchon

    Les expatriés hésitent entre Macron et Mélenchon

    Et sans grande surprise, on prend les mêmes et on recommence ! Car oui, comme en 2017 ce sont le président sortant Emmanuel Macron et Marine Le Pen qui atteignent les portes du second tour.

    Les expatriés hésitent entre Macron et Mélenchon

    Pour autant, chez les Français de l’étranger, la nationaliste arrive loin dans les première estimations. Le choix des expatriés s’est tourné vers le candidat LREM et l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon. Le leader de la France insoumise arrive même en tête à Montréal. Il domine largement en Amérique du Sud aussi.

    Cependant dans la grande majorité des consulats, c’est le vote pour le Président de la République qui a été massif. Avec plus de 50% des bulletins dans certains pays, les expatriés ont fait le choix du vote utile comme LREM le demandait. Valérie Pécresse comme Anne Hidalgo qui portaient les couleurs des partis historiques en ont fait les frais.

    Chez les Français de l’étranger, la chute est également douloureuse pour Eric Zemmour. Lui qui visait les 20% de voix, en obtient pour l’instant qu’aux alentours de 9%. Cependant, c’est toujours mieux que Marine Le Pen qui n’a jamais réellement réussi à percer. La fédération RN des expatriés va tenter de récupérer la base militante du tout jeune parti Reconquête.

    LREM veut rassembler

    Durant le grand direct dédié à la présidentielle, en partenariat entre StereoChic et LesFrancais.press, hier soir les invités se sont suivis pour débriefer en temps réel le scrutin. A la fin de la soirée, nous avons reçu Samantha Cazebonne, sénatrice LREM des Français de l’étranger qui a envoyé un message d’union.

    “Je crois que c’est important de rassembler d’autant plus dans les 15 prochains jours. Les FDE seront probablement ceux qui feront la différence au plan national, donc comme nous le disons depuis plusieurs mois : nous sommes des Français à part entière et je crois que le prochain scrutin le 24 avril le démontrera”. 

    Samantha Cazebonne, sénatrice des Français de l’étranger et responsable du pôle Français de l’étranger pour LREM

    Retrouvez le résumé, avec les responsables des fédérations des Français de l’étranger de LREM, du RN, de LFI et du PS, de l’émission ce 11 avril 2022 à 13h (heure de Paris)

    Ecoutez la version audio

  • Présidentielle : grande abstention chez les Français de l’étranger

    Présidentielle : grande abstention chez les Français de l’étranger

    Ce week-end du 10 avril, les Français étaient invités à se rendre aux urnes pour voter au premier tour de l’élection présidentielle. Chez les Français de l’étranger, l’abstention a été importante. 

    Selon une estimation Ipsos-Sopra Steria pour FranceInfo, 26% des Français ont refusé de se rendre dans l’isoloir ce week-end. Un chiffre élevé mais moindre que celui des Français de l’étranger. Effectivement, d’après les premiers chiffres recueillis, le taux de participation s’élève à 35,12% en moyenne, et donc environ 64,88% d’abstention. C’est une chute de 9 points de la participation qu’on peut attribuer aux bugs d’organisation.

    Des Français de l’étranger se rendant au Lycée français de Londres pour aller voter le dimanche 10 avril 2022

    Taux de participation global des Français de l’étranger

    Taux de participation par continent

  • Présidentielle : Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour

    Présidentielle : Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour

    Quelque 48,7 millions de Français étaient appelés aux urnes ce dimanche 10 avril 2022 pour le premier tour de l’élection présidentielle. Les bureaux de vote ont ouvert partout en France entre 8 heures et 19 heures et jusqu’à 20 heures dans les grandes villes. Douze candidats se présentaient lors de ce premier tour. 

    Emmanuel Macron largement en tête 

    Et, sans grande surprise, comme en 2017, le président sortant Emmanuel Macron s’est largement qualifié pour le second tour de la présidentielle dimanche, avec un score de 27,6% à 29,7% des suffrages exprimés, devant la candidate RN Marine Le Pen, entre 23,5% et 24,7%, selon les premières estimations des instituts de sondage à 20H00. 

    Donné troisième, le candidat LFI Jean-Luc Mélenchon se situe entre 19,8 et 20,8%, devant Eric Zemmour (Reconquête!), entre 6,5% et 7,1%, l’écologiste Yannick Jadot entre 4,4% et 5%, et la candidate LR Valérie Pécresse entre 4,3% et 5%. 

    La droite LR et le Parti socialiste ont connu leurs plus bas historiques lors d’une élection présidentielle, la socialiste Anne Hidalgo recueillant environ 2% des voix au premier tour, tandis que Valérie Pécresse avoisine les 5% ou moins. 

    Tous les autres candidats seraient sous la barre des 5% : l’iconoclaste Jean Lassalle (2%-3,3%), le communiste Fabien Roussel (2%-2,7%), le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (1,8%-2,3%). Les trotskystes Philippe Poutou et Nathalie Arthaud ferment la marche avec entre 0,5% et 1% des voix. 

    L’abstention victorieuse

    Lors de ce premier tour, l’abstention devrait se situer entre 25% et 26,5% selon les premières estimations des instituts de sondage, soit un niveau plus important qu’en 2017 (22,23%), mais sans atteindre le record de 2002 de 28,4%. 
    Les cinq départements qui ont le plus voté à 17h sont la Dordogne (75,26 %), l’Aveyron (73,93 %), le Gers (73,71 %), la Haute-Loire (73,53 %) et les Pyrénées-Atlantiques (72,78 %). 
    Les cinq départements qui se sont le moins mobilisés à 17H00 sont la Haute-Corse (51,23 %), la Seine-Saint-Denis (51,71 %), Paris (52,17 %), l’Essonne (56,19 %) et la Corse-du-Sud (58,48 %).

  • A Shanghai, les Français ne peuvent pas voter pour la Présidentielle

    A Shanghai, les Français ne peuvent pas voter pour la Présidentielle

    Les citoyens français confinés à Shanghai, frappés par la COVID, ne pourront pas voter dans un bureau de vote de la ville lors du premier tour de l’élection présidentielle très disputée de dimanche, a annoncé vendredi l’Ambassade de France à Pékin.

    Un refus des autorités chinoises

    Les démarches répétées auprès des autorités chinoises pour obtenir l’autorisation d’ouvrir le bureau de vote à l’intérieur du consulat français de la ville et pour que les électeurs et les responsables électoraux quittent leur domicile ont été repoussées, a indiqué l’ambassade.

    « Malheureusement, les autorités de Shanghai ont répondu le 7 avril que ‘compte tenu de la situation grave et compliquée à Shanghai, il est objectivement impossible de remplir les conditions pour que votre consulat organise les élections, pour la sécurité de toutes les personnes résidant à Shanghai’ »,

    L’ambassade de France sur son compte de médias sociaux WeChat.

    Ni le gouvernement de la ville de Shanghai ni le ministère chinois des Affaires étrangères n’ont voulu répondre aux sollicitations des différents médias. Cependant le consul Benoît Guidée a réussi à discuter avec les autorités chinoises mais sans obtenir d’avancées.

    « Nous avons proposé aux autorités locales un système de dispense pour aller voter, explique-t-il. Nous l’avons proposé. Pour le moment, nous n’avons pas de réponse positive. C’est très complexe à obtenir. » 

    Benoît Guidée, Consul général de France à Shanghai
    Benoît Guidée, Consul général de France à Shanghai

    Depuis ces échanges, l’ambassade de France en Chine précise qu’il a été répondu par les autorités de Shanghai le 7 avril que « compte tenu de la situation grave et compliquée à Shanghai, il est objectivement impossible de remplir les conditions pour l’organisation par votre consulat de l’élection, pour la sécurité de toutes les personnes résidant à Shanghai‘ ».

    4 848 électeurs

    Shanghai abrite environ 26 millions d’habitants, dont 4 848 électeurs français inscrits en décembre. Ils ne cachent pas leur déception de ne pas pouvoir participer à l’élection, eux qui ont déjà été frappés par les motifs impérieux et les mesures chinoises contre la Covid-19 .

    « C’est une grande frustration car c’est un droit que nous avons et nous n’avons jamais manqué une seule élection »

    David Iosub, 47 ans, un Parisien qui vit avec sa famille à Shanghai depuis huit ans.

    Les électeurs français ne peuvent voter qu’en personne ou par procuration, et les demandes de vote par procuration doivent inclure une visite en personne dans des lieux désignés, tels que le consulat. Ce qui est impossible vu le niveau de confinement dans la région de Shanghai. Il n’y a donc aucune possibilité de participer au scrutin, ce que déplore la classe politique française locale.

    « Du point de vue de la démocratie, il est toujours regrettable qu’un grand nombre de Français ne puisse voter lors d’une élection importante »

    Franck Pajot, candidat basé à Pékin pour les élections législatives françaises de cet été pour l’Asie, l’Océanie et l’Europe orientale

    Seule exception, la députée de la circonscription, si bavarde d’habitude sur les réseaux sociaux, Anne Genetet, qui n’ émis aucun message à destination de ses compatriotes en Chine.

    Le seul réconfort, c’est que les bureaux de vote de six autres villes chinoises, dont Pékin, Hong Kong et Guangzhou, sont ouverts comme prévu. Un deuxième tour de scrutin aura lieu le 24 avril, mais les Français de Shanghai en seront, sauf surprise, toujours exclus.

  • Les Français qui ont voté ce samedi 09 avril

    Les Français qui ont voté ce samedi 09 avril

    Certains Français de l’étranger ou des départements d’outre-mer ont voté, ce samedi 9 avril, pour le premier tour de l’élection présidentielle. Mais pas seulement, ceux à l’autre bout des fuseaux horaires, ont eux commencé à voter ce samedi 09 avril à 20h, il y est déjà 08h pour ces Français des antipodes.

    Aux Amériques, on a voté en nombre

    Dans les files d’attente aux quatre coins des Amériques, on rencontrait des Français, qui si les candidats ne remportaient pas une adhésion en masse, étaient fiers de pouvoir participer à ce grand exercice citoyen, malgré les milliers de kilomètres qui séparent les Etats-Unis de la France.

    Bureau de vote à Caracas – Venezuela

    De Los Angeles à Montréal sans oublier Buenos aires ou La Havane, les expatriés installés sur les continents américains étaient donc appelés dans un des nombreux centres de vote disséminés sur les territoires par l’administration consulaire. Un jour avant l’ensemble des 49 millions d’électeurs pour des raisons de fuseaux horaires. En effet, en « retard » d’horloge sur la France, les Français des deux Amériques voteraient une fois les résultats connus en métropole… Inconcevable ! C’est donc avec 24 d’avance qu’ils ont glissé leur bulletin.

    Et ils furent nombreux à se présenter. Du fait des délais postaux, ces électeurs n’avaient reçu que la convocation par mail et détenaient donc le bon numéro de bureau de vote. Un écueil qui ne sera pas épargné aux Français établis en Europe qui ont eux reçu une convocation papier pour un bureau numéroté et une autre par e-mail donnant un autre numéro. C’est celle reçue par voie électronique qui contenait la bonne information. Coup de chance pour nos amis installés dans des pays aux longs délais postaux.

    A New-York, le Consul, Jérémie Robert, constatait une affluence importante dès l’ouverture des bureaux de vote.

    En tout c’est 158 002 Français qui étaient convoqués aux USA. Comme à New-York, à Washington, les expatriés ont répondu présents mais aussi au Brésil et dans tous les pays d’Amérique du Sud. Malheureusement le ministère n’a toujours pas indiqué dans ses données le taux de participation.

    Mais on peut espérer une mobilisation au moins égale à celle de la précédente élection soit 46%. Ce fut le cas à Montréal où des milliers de personnes se sont pressées à 8h00, dès l’ouverture des bureaux de vote. A midi, heure locale, il fallait attendre environ 2h30 pour pouvoir voter, selon une estimation du consulat de France à Montréal.

    « J’ai pris le temps de lire tous les programmes, de regarder des émissions et notamment celle d’HugoDécrypte pour se décider ».

    Esther Sei, 26 ans, installée depuis 2 ans à Montréal

    Plus de 67 000 Français sont inscrits dans la métropole francophone, 10 000 de plus que pour la dernière présidentielle.

    https://twitter.com/bwjulien/status/1512824045779275781

    Dans le Pacifique, un vote qui commence le samedi

    Les Français installés dans le Pacifique ont eux aussi voté samedi. Le samedi de la France car pour eux, alors que sonne 23h en métropole, il est déjà dimanche 08h du matin. C’est l’Australie qui va donc ouvrir le bal pour les expatriés tandis que les bureaux en Nouvelle-Calédonie et dans les îles françaises du Pacifique ont ouvert à 20h (heure de Paris) soit 08h (heure locale).

    La circonscription consulaire de Sydney est composée de toute l’Australie, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, de la République des Fidji, de la République des Kiribati, de Nauru, de Tonga et des Tuvalu. Pour couvrir l’ensemble de ce vaste territoire, où finalement peu de Français sont installés (un peu plus de 20 000 individus), les services consulaires ont mis en place 21 bureaux (retrouvez les adresses ICI)

  • Présidentielle 2022 : quelle est la place des Français de l’étranger ?

    Présidentielle 2022 : quelle est la place des Français de l’étranger ?

    Des pays européens au Canada, en passant par l’Inde ou le Moyen-Orient et la Chine… Environ 2,5 millions de Français vivent en dehors du pays. Au total, 11 circonscriptions législatives -regroupant plusieurs pays voire de grandes zones continentales – s’étendent à travers le monde, et chacune a à sa tête un député élu. Mais l’élection présidentielle 2022 a une importance particulière pour ces expatriés, malgré les kilomètres qui les séparent de leur pays d’origine.

    Cependant, la majorité d’entre eux estime que leur situation n’est pas assez abordée dans la campagne présidentielle. Au total, les Français de l’étranger représentent 3% du corps électoral. Dans certains cas, la qualification pour le second tour se joue à moins que ça : en 2017, 465 496 voix séparaient François Fillon de Marine Le Pen, soit un peu plus d’1% des suffrages exprimés.

    Comment ont voté les Français de l’étranger lors de la dernière présidentielle ? 

    Lors du dernier scrutin en 2017, plus de 550 000 Français de l’étranger ont voté lors du premier tour. Tous pays confondus, Emmanuel Macron était en tête avec 40% des suffrages. Le candidat Les Républicains François Fillon était monté à 26%, suivi de Jean-Luc Mélenchon à 16%. 

    Au second tour, qui opposait Emmanuel Macron à Marine Le Pen, l’actuel président a obtenu une majorité écrasante, avec 89% des voix contre 11% pour la candidate du Rassemblement National. 

    Deux tribunes pour deux visions

    Le 19 décembre, des citoyens et élus de l’étranger ont publié une tribune dans l’hebdomadaire le Journal du Dimanche, pour appeler à faire réélire Emmanuel Macron. « Nous voulons un Président qui continue d’avoir une vision ambitieuse pour la France et pour le Français partout dans le monde », affirment les signataires de la tribune.

    Moins d’un mois plus tard, le 14 janvier, une autre tribune paraissait dans les colonnes du même journal. Cette fois-ci, les signataires plaident pour « une alternative républicaine et sociale » à Emmanuel Macron. En plus d’être une réponse à la tribune du 19 décembre, la tribune liste les manquements du président au cours du quinquennat. Les signataires regrettent le choix du gouvernement de ne pas organiser de « campagnes vaccinales généralisées à l’étranger et de laisser deux tiers des pays de la planète sans aucune solution pour ses communautés françaises. » 

    De rares propositions pour les Français de l’étranger 

    Fort du score de la dernière élection et de la présence de députés de son parti dans la majorité des circonscriptions de l’étranger, Emmanuel Macron a écrit le 10 mars aux Français de l’étranger. 

    Des douze candidats en lice pour le premier tour, trois seulement proposent un programme destiné spécifiquement aux Français de l’étranger : Valérie Pécresse, Nicolas Dupont-Aignan et Eric Zemmour.

    Parmi les propositions du premier : la nomination d’un ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, une tarification différenciée pour accéder aux établissements éducatifs français hors du territoire national ou encore la possibilité pour les jeunes de faire des services civiques à l’étranger. 

    Eric Zemmour envisage quant à lui en cas d’élection de simplifier le versement des retraites françaises. Pour cela, il veut automatiser la transmission du certificat de vie pour les Français de l’étranger habitant l’Union européenne. Cette transmission automatique sera soumise à l’inscription sur le registre consulaire. Il souhaite également supprimer le délai de carence pour accéder à la couverture sociale en France, pour ceux souhaitant revenir sur le territoire national.

    La candidate du parti Les Républicains est celle qui dispose du programme le plus complet sur les Français de l’étranger. Protection, éducation, accès aux services consulaires, toutes les problématiques sont abordés grâce au programme construit par le sénateur des Français établis hors de France, Ronan Le Gleut.

    La candidate du Parti Socialiste Anne Hidalgo souhaite quant à elle « redonner à nos diplomates, à l’enseignement francophone et à la diplomatie culturelle une place centrale dans notre stratégie d’influence. »  Pour cela, elle envisage notamment de rétablir les services publics consulaires et centres de votes de l’étranger.

    Au Rassemblement national, on commence aussi doucement à s’y intéresser. Vous pouvez consulter tous nos articles, vidéos et podcasts avec ceux qui ont fait la campagne sur la page dédiée « Présidentielle 2022 ».

  • Ouverture du procès Boris Faure /  M’jid El Guerrab

    Ouverture du procès Boris Faure / M’jid El Guerrab

    Ce jeudi 7 avril s’ouvre le procès de l’ancien responsable socialiste des Français de l’étranger Boris Faure, agressé par le député des Français de l’étranger ex-LREM M’jid El Guerrab, le 31 août 2017. 

    Frappé violemment au crâne à coups de casque à l’été 2017, Boris Faure avait été opéré d’urgence avant d’être interné plusieurs jours en réanimation. Alors que l’instruction a été réglée deux ans après les faits, le procès était toujours en attente. Déjà repoussé, il s’ouvre aujourd’hui à Paris. 

    Dans cette interview accordée à Lesfrancais.press, l’ancien cadre du PS revient sur la longue attente entre son agression et le procès, et ses espérances vis-à-vis de lui. 

    Un sentiment d’indignation

    D’après Boris Faure, un sentiment d’indignation émane “des citoyens lambdas”. Ils seraient révoltés face à un tel excès de violence émis par l’un de leurs élus, et que celui-ci soit toujours en poste. Effectivement, si M’jid El Guerrab a démissionné du groupe LREM peu de temps après avoir attaqué Boris Faure, et qu’il est jugé pour violences volontaires, il occupe encore ses fonctions de député de la IXème circonscription des Français de l’étranger. Ainsi, une impression d’impunité plane au sein de l’opinion publique. 

    Un procès source de réponses

    L’ancien socialiste explique s’être toujours refusé à essayer de trouver les motivations de son agresseur. D’après lui “expliquer à sa place, ce serait déjà en quelque sorte excuser”. Il ne souhaite donc pas faire de suppositions, surtout que M’jib El Guerrab était l’un de ses amis dans le temps, ce n’était pas un ennemi. Par ailleurs, il attend le procès afin d’entendre la version des faits de cet ancien ami, aujourd’hui agresseur. 

    Boris Faure a besoin de réponses, mais encore plus de justice et de réparations. Il raconte la façon dont l’attaque lui a causé des dommages physiques, psychologiques, tout en instaurant une « atmosphère morbide” chez lui. Avant d’ajouter que “c’est un homme dangereux”. 

    L’ancien socialiste Boris Faure attaqué le 31 août 2017

    La peur des mensonges

    Pendant que Boris Faure était en train de se faire opérer en urgence le 31 août 2017, nous pouvions déjà lire sur les réseaux sociaux la version des faits de M’jib El Guerrab. D’après le député, il aurait réagi de manière excessive et brutale après les propos racistes à son encontre tenus par son ancien ami. Une version que Boris Faure réfute fermement et qu’il a vécue comme une deuxième agression. Ce dernier a donc peur des mensonges qui pourraient être entendus aujourd’hui au tribunal. 

    L’indépendance de la justice

    Si Boris Faure croit intensément en l’indépendance de la justice, il se dit qu’elle peut tout à fait être influencée. Effectivement, M’jib El Guerrab a longtemps fait partie de la majorité présidentielle et son ancien avocat n’était autre que l’actuel Garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti. Il a donc envie de croire en cette indépendance, mais ne peut et ne veut se prononcer sur une éventuelle pression exercée sur les juges. Il désire un procès raisonnable et équitable. 

    “Les juges sont des êtres humains sensibles à l’air du temps et à une forme de pression”. 

    Le député de la 9ème circonscription des Français de l’étranger, M’jid El Guerrab, jugé pour violences volontaires.

    Son retrait de la vie politique 

    A la suite de son attaque, Boris Faure s’est retiré de la vie politique, par manque d’énergie et par dégoût. Effectivement, il a encore des séquelles physiques qui l’empêchent de pouvoir donner toute l’énergie nécessaire au monde politique et ses tensions.

    Actuellement, il prépare un livre sur son histoire. Sur son agression, son amitié avec M’jid El Guerrab mais aussi sur la politique en général. Un exercice d’écriture qu’il a vécu comme une catharsis, lui ayant permis de réfléchir et prendre du recul sur l’activité politicienne, ses déboires, et de montrer la façon dont elle peut devenir belliqueuse. 

    Écoutez le podcast avec Boris Faure

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