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  • Hongrie : les populistes remportent les législatives

    Hongrie : les populistes remportent les législatives

    Dimanche 3 avril en Hongrie, le Fidesz, le parti du premier ministre Viktor Orbán l’a emporté largement aux élections législatives. 

    Pour la quatrième fois d’affilée, le parti au pouvoir a remporté les élections législatives en Hongrie, mais cette année avec une large avance. Effectivement, le Fidesz a récolté 53% des voix, contre 35% pour l’opposition. 

    La Hongrie, vivement critiquée pour ses prises de positions contre la communauté LGBTQ, ou anti-européennes, a d’autant plus marqué sa séparation avec le reste de l’Europe. 

    Dans un discours, le premier ministre s’est félicité de “cette victoire [qui] restera dans nos mémoires pour le reste de notre vie.” Avant d’ajouter qu’ils avaient réussi à combattre la gauche nationale et internationale, mais également le président ukrainien Volodymyr Zelensky. 

    Peter Marki Zay, Hongrie,
    Le conservateur hongrois Peter Marki-Zay, opposant de Viktor Orbán

    Grâce à cette écrasante victoire, le gouvernement populiste et nationaliste obtient 135 sièges de députés sur 199 au Parlement. De son côté, l’opposant conservateur Peter Marki-Zay, compte bien se dresser contre les projets de Viktor Orbán.

    Un duplex de TV5MONDE depuis Budapest

  • La difficile naissance de la zone de libre-échange africaine

    La difficile naissance de la zone de libre-échange africaine

    Les États africains dépendent de leurs exportations de matières premières et d’énergie vers les pays occidentaux. Ces dernières représentent plus de 70% des exportations africaines. Le commerce intra-africain reste faible par rapport au commerce extérieur du continent. Seulement 18 % des exportations des pays africains sont destinées à d’autres pays du continent, une part inférieure aux chiffres respectifs de l’Asie et de l’Europe (58 et 68 %).

    Le libre échange interafricain contre la pauvreté

    Les responsables africains sont conscients que le développement de leur pays passe par les échanges internes au continent. La zone de libre-échange continentale africaine est censée y contribuer. Ce pacte, ratifié par 41 des 55 pays africains, vise à faciliter le commerce et à favoriser la production industrielle, les revenus et la croissance. La Banque mondiale estime que sa mise en œuvre permettrait, d’ici 2035, à 30 millions de personnes supplémentaires d’échapper à l’extrême pauvreté grâce à une augmentation des salaires de 10 %.

    Les exportations intra-africaines pourraient progresser de plus de 80 %. Cette zone de libre-échange est en théorie opérationnelle depuis le début de cette année mais, dans la pratique, aucun échange n’a eu lieu selon les termes du traité en raison de conflits politiques entre plusieurs États membres.

    La zone de libre-échange prévoit une baisse des tarifs douaniers et un démantèlement progressif des barrières commerciales non tarifaires. Aujourd’hui, les exportations d’un État à l’autre de produits agricoles sont compliquées. Les formalités administratives aux passages frontaliers et la corruption renchérissent le coût des échanges rendus difficiles par l’absence d’infrastructures appropriées.

    Port de Dakar, Sénégal

    Bureaucratie, corruption, transports

    Le transport de marchandises en Afrique peut être trois à quatre fois plus coûteux que dans d’autres parties du monde. En 2017, il fallait en moyenne 251 heures pour s’assurer que les documents étaient en règle lors de l’importation de marchandises en Afrique subsaharienne, contre neuf heures dans les pays riches de l’OCDE.

    Pour tirer profit de la zone de libre-échange, les États africains doivent réaliser d’importants investissements dans les infrastructures et mener des actions de simplification au niveau des passages de douanes. Le problème numéro un sera de convaincre les dirigeants africains qui sont nombreux à être protectionnistes. L’Égypte, le Kenya, le Nigeria et l’Afrique du Sud qui ont tout à gagner à l’ouverture des frontières y sont pour autant les plus opposés.

    Les exportateurs africains privilégient les échanges avec les pays riches

    L’accord de libre-échange africain est par ailleurs concurrencé par les traités commerciaux que les États africains ont signé avec l’Europe, les États-Unis ou la Chine. Les exportateurs africains privilégient les échanges avec les pays riches au détriment de ceux intracontinentaux. Une harmonisation des règles commerciales serait souhaitable afin d’encourager les relations entre États africains.

    La crise ukrainienne qui conduit les pays occidentaux à rechercher de nouveaux fournisseurs de matières premières et d’énergie ne devrait pas faciliter la mise en place de relations équilibrées. Cette crise pose par ailleurs le problème d’approvisionnement en énergie et en produits agricoles des pays africains importateurs et qui se retrouvent en situation d’importante vulnérabilité.

  • Présidentielle 2022 : les propositions des candidats pour les retraites

    Présidentielle 2022 : les propositions des candidats pour les retraites

    Entre la promesse d’un recul ou d’un avancement de l’âge légal de départ à la retraite, tous les candidats ont une position claire sur ce thème fortement marqué politiquement et qui, en France, cristallise les tensions depuis des décennies.

    Actuellement, l’âge minimal de départ à la retraite est fixé, en principe, à 62 ans. Des exceptions existent pour les personnes porteuses d’un handicap, d’une incapacité d’origine professionnelle, et pour ceux ayant mené une carrière longue.

    Financé par les cotisations sociales versées tout au long de la carrière de l’individu, le système est essentiellement assuré par le secteur public, à la différence d’autres pays européens, et répond à un principe de solidarité et de répartition.

    Comme dans la plupart des pays européens, le nombre de Français à la retraite augmente à mesure que les actifs diminuent. Face à cet enjeu du financement du système, certains candidats proposent un recul de l’âge légal de départ. D’autres prônent un avancement de ce seuil, pour des raisons de justice sociale.

    Le statu quo 

    Parmi ceux qui souhaitent laisser l’âge de départ à 62 ans, les candidats de centre gauche Yannick Jadot et Anne Hidalgo assurent qu’ils permettront à davantage de personnes exerçant des métiers pénibles de partir plus tôt à la retraite.

    Marine Le Pen gardera, si elle est élue, l’âge de départ de principe à 62 ans, tout en promettant à ceux ayant commencé à travailler avant 20 ans et ayant cotisé pendant 40 ans de prendre leur retraite à 60 ans.

    De la même manière, Nicolas Dupont-Aignan (souverainiste) et Jean Lassalle (indépendant) n’envisagent pas de modifier le système actuel.

    La droite favorable à un recul de l’âge de départ 

    Trois candidats estiment nécessaire le recul de l’âge de départ en retraite, qu’ils justifient notamment par des raisons de soutenabilité du financement du système ou comme vecteur d’économies, nécessaires au financement d’autres mesures de leurs programmes.

    Valérie Pécresse, candidate de la droite, et Emmanuel Macron, centriste, mais libéral sur le plan économique, proposent de porter le seuil en question à 65 ans, de manière progressive. Tous deux préconisent de garder les critères de pénibilité et de durée de carrière pour ne pas pénaliser excessivement certains travailleurs.

    Le candidat d’extrême droite Éric Zemmour indique l’objectif d’un relèvement de l’âge de départ à 64 ans, d’ici 2030.

    Un avancement de l’âge légal pour la gauche radicale

    Sur ce point, les candidats de gauche radicale et d’extrême gauche sont unis et préconisent un avancement de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans.

    La durée de cotisation varie selon les programmes, Jean-Luc Mélenchon voulant fixer à 40 annuités le seuil pour une retraite complète, tandis que le trotskiste Philippe Poutou s’arrête à 37 ans, et insiste sur la nécessité de permettre un départ à 55 ans pour les travailleurs qui exercent des métiers pénibles.

    Fabien Roussel assure aussi qu’une retraite à taux plein sera versée à ceux qui ont eu une carrière complète entre leurs 18 ans et leurs 60 ans, et que l’État prendra en charge les cotisations pour les éventuelles périodes d’inactivité.

    Dix des douze candidats à l’élection présidentielle 2022.

    Les candidats alignés sur une revalorisation des montants des retraites

    En tout état de cause, l’intégralité des candidats propose une hausse du niveau des retraites.

    Les candidats de gauche proposent des montants mensuels minimums allant de 1 200 € pour Fabien Roussel à 2 000 € pour la candidate révolutionnaire Nathalie Arthaud, en passant par les 1 400 € promis par M. Mélenchon (montants exprimés en net dans les programmes).

    Anne Hidalgo, Marine Le Pen et Yannick Jadot veulent garantir aux retraités des revenus d’au moins 1 000 € mensuels (1 063 € pour l’écologiste). En cas de réélection, Emmanuel Macron établira à 1 100 € le minimum pour une retraite à taux plein, tout en simplifiant la possibilité de cumuler la retraite avec un emploi.

    Éric Zemmour et Valérie Pécresse promettent quant à eux d’augmenter les pensions de réversion pour le veuf ou la veuve, en faisant passer la part de la pension du conjoint décédé reversée au survivant de 54 % à 75 %.

  • Le livret des Français de l’étranger de la France Insoumise : nouveaux droits, nouvelles solidarités

    Le livret des Français de l’étranger de la France Insoumise : nouveaux droits, nouvelles solidarités

    A deux semaines de l’élection présidentielle, chaque Française et chaque Français s’interroge sur son vote les 9 et 10 avril prochain. L’Union Populaire avait un message pour vous ce lundi 04 avril !

    L’Union populaire

    Le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, est le mieux placé à gauche dans les sondages (autour de 13%), derrière le président sortant Emmanuel Macron et Marine Le Pen (Rassemblement national, extrême droite). Voulant créer une dynamique pour cette élection et au delà, le candidat de la France Insoumise a réactivé le mouvement « L’Union Populaire » qui a pour ambition de rassembler toutes les forces de gauche.

    Un livret programme pour les expatriés

    Ce lundi 04 avril, la France insoumise organisait la présentation de son livret des Français·es de l’étranger, une explication détaillée des ambitions du parti insoumis et de son candidat pour les compatriotes vivant hors de France. Vous pouvez retrouver d’autres informations dans le podcast réalisée avec Florence Poznanski, la responsable LFI/UP des Français établis hors de France.

    La priorité : le service public

    Pour les Français qui résident à l’étranger, l’Union populaire veut remodeler en profondeur le service public en les intégrant dans le régime universel de la sécurité sociale qui deviendra à 100% publique. Guichet unique citoyenneté, protection sociale et retraite spécifique aux Français de l’étranger intégrée à la caisse des Français de l’étrange (CFE), dont les liens avec la sécurité sociale seraient renforcés. Dans la vidéo, ci-dessous, Florence Poznanski, responsable à la France insoumise et à l’Union populaire des expatriés, et ses invités vous expliquent en détail les rouages de ces ambitions.

    Pour eux, la France a les moyens de rétablir des services consulaires forts adaptés aux besoins de tous nos compatriotes et de leurs familles y compris non-francophones.

    L’école gratuite

    « La gratuité universelle de l’enseignement français à l’étranger », l’expression est lancée et soulève beaucoup d’espoir pour les familles. Pour la France Insoumise, le chemin pour y arriver passer par la fin de la privatisation sous la présidence d’Emmanuel Macron avec le développement de groupe comme Odyssey.

    La lutte contre l’évasion fiscale

    La France perd 60 à 120 milliards d’euros chaque année à cause de l’évasion fiscale selon les responsables de l’Union populaire. Logiquement, Jean-Luc Mélenchon fera de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale sa priorité. Sa réponse c’est la création d’un impôt universel sur les très hauts revenus. Avec cette mesure, la France insoumise pense pouvoir financer tous ces projets pour les Français établis hors de France.

    Retrouvez la vidéo de réunion publique du 04 avril

  • Les candidats LR aux législatives sont connus

    Les candidats LR aux législatives sont connus

    Ce dimanche 03 avril s’est tenue le Conseil national du parti Les Républicains où les candidats aux élections législatives de juin ont été investis. 10 candidats, 5 hommes et 5 femmes qui vont devoir porter les couleurs de la droite républicains alors qu’une déroute s’annonce pour la présidentielle.

    11 députés des Français de l’étranger

    La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 a introduit la représentation à l’Assemblée Nationale des Français de l’étranger, 11 députés qui viennent compléter les 12 sénateurs. Ces députés sont, comme ceux de métropole, élus au scrutin majoritaire et disposent des mêmes prérogatives et des mêmes devoirs.

    Les députés représentent un ancrage local d’hommes et de femmes élus pour représenter les Français habitant la circonscription. Le scrutin majoritaire à deux tours privilégie la relation entre l’élu et la population sur la relation avec le parti politique que favorise l’élection sur liste.

    Faire mieux que 2017

    En 2012, lors de l’élection des premiers députés des Français établis hors de France, l’UMP (le parti dont sont nés les Républicains) avait remporté 3 sièges sur les 11. En 2017, la vague LREM avait emportée 10 sièges sur les 11. Seul Meyer Habib, membre de l’UDI, un parti allié des LR en juin 2017, avait réussi à sauver son siège sur la circonscription réunissant Israel, Chypre, la Turquie et l’Italie. Il sera d’ailleurs une nouvelle fois soutenu par la fédération des Français de l’étranger du parti Les Républicains comme l’a indiquée son président, le sénateur Ronan Le Gleut.

    Pour le parti de Valérie Pécresse, l’objectif est donc simple, assurer la réélection de M. Habib dans la 8ème circonscription (ce qui devrait être aisé) et arriver à faire élire au moins un autre député. Le pari serait remporté pour le parti dont certains, en France, annoncent la disparition après un échec de Valérie Pécresse.

    La parité dans les candidatures

    Les Républicains se sont attachés à respecter la parité, il y aura donc 5 candidats et 5 candidates sur les 10 circonscriptions où le Conseil national du parti a investi une personnalité locale. Car oui, la fédération a reussi à faire primer les ancrages locaux sur d’éventuels parachutages. C’est assez rare pour être souligné.

    Patrick Caraco

    Patrick Caraco

    Patrick Caraco, est le candidat LR aux élections législatives des 4 et 18 juin 2022 (on vote le samedi dans les Amériques) sur la 1ère circonscription des Français de l’étranger, c’est à dire celle qui couvre les Etats-Unis et le Canada.

    Patrick Caraco a 72 ans, il est marié, et il habite en Californie du sud depuis plus de 33 ans. Il est élu conseiller consulaire dans la circonscription de Los Angeles en 2014. Investi au niveau associatif, il est président honoraire de l’Union des Francais de l’Étranger (UFE) de Los Angeles après 10 ans de présidence effective, et il est aussi membre du Comité consultatif de l’Alliance Française de Los Angeles. Il a exercé depuis 30 ans plusieurs activités professionnelles dans le domaine de l’immobilier.

    Bertrand Dupont

    Bertand Dupont est le candidat LR aux élections législatives des 4 et 18 juin 2022 (on vote le samedi dans les Amériques) sur la 2ère circonscription des Français de l’étranger, soit l’Amérique latine et les Caraïbes.

    Bertrand Dupont
    Bertrand Dupont

    Bertrand Dupont est président de l’UFE Brésil (Union des Français de l’étranger), il est aussi élu conseiller des Français de l’étranger tout en étant membre de la Chambre de commerce France-Brésil. Autre activité et pas la moindre, Bertrand Dupont est le président des Bretons de São Paulo. Son investiture par les Républicains pour les législatives de juin prochain est donc pour lui dans la continuité de son engagement.

    Artus Galiay

    Artus Galiay est le candidat aux élections législatives du 5 et 19 juin sur la 3ème circonscription des Français de l’étranger, c’est à dire celle qui couvre l’Europe du Nord et les îles britanniques. Nous l’avions interviewé en janvier 2022, retrouvez son podcast ICI.

    Artus Galiay

    Né en Inde, à Auroville, aux abords de Pondichéry dans le Tamil Nadu, Artus Galiay a 34 ans et est le plue jeune candidat LR de la cuvée 2022. Après quelques années d’une enfance entre héritage européen et culture indienne, direction Bruxelles, où il vit plus d’une décennie où il se crée une solide conscience européenne. Ensuite il intègre, en DFrance, Sciences-Po et repars pour l’étranger, à Montevideo en Uruguay, pour sa troisième année d’études. Enfin 2010, il rejoint Londres pour finir ses études à la London School of Economics et finit par s’installer dans le pays.

    Geneviève Machicote

    Geneviève Machicote est la candidate aux élections législatives du 5 et 19 juin sur la 4ème circonscription des Français de l’étranger, soit le Benelux.

    Geneviève Machicote

    Installée à Bruxelles, elle organise bénévolement des conférences sur les capacités et les ressources de l’être humain comme elle l’indique sur son site. Cheffe d’entreprise, titulaire d’un certificat en fiscalité européenne et internationale, elle accompagne les entreprises dans leurs démarches administratives auprès des administrations fiscales nationales. Elle ne cache pas son ancrage dans les valeurs familiales que véhiculent certains courants du parti Les Républicains. Elle est aussi présidente de l’association Un Nouveau Regard dont l’objet est la création de classes d’applications expérimentales UEA (unité d’enseignement autisme) pour enfants autistes, à travers des lieux de formation à l’inclusion pour les professeurs et les professionnels du médico-social et de l’entreprise, prévu à Itxassou au Pays basque. Une bien belle cause que partage nombre de familles françaises installées en Belgique pour accompagner leurs proches atteints d’autisme sévère.

    Laurent Goater

    Laurent Goater est le candidat aux élections législatives du 5 et 19 juin sur la 5ème circonscription des Français de l’étranger, soit les pays de la péninsule ibérique auxquels s’ajoute la principauté de Monaco.

    Laurent Goater

    Laurent Goater est le Président du Conseil consulaire des Français de l’étranger au Portugal. Il est arrivé au Portugal en 1993, dans le cadre du VSNE. Marié, ses deux enfants ont été scolarisés au Lycée Français Charles Lepierre. Il est directeur dans un grand groupe industriel portugais. Il fait partie des responsables associatifs de l’UFE Lisbonne, de l’UFE Centre-Ouest, du Souvenir Français, et de la Paroisse Saint-Louis des Français.

    Régine Mazloum-Martin

    Régine Mazloum-Martin

    Régine Mazloum-Martin est la candidate aux élections législatives du 5 et 19 juin sur la 6ème circonscription des Français de l’étranger : la Suisse.

    La musique c’est sa passion, elle joue du violoncelle. Un art qui lui aura parmi d’acquérir une dextérité et une retenue qui sera bien nécéssaire dans la circonscription où est élu Joachim Son-Forget, l’enfant terrible de l’Assemblée nationale. Face à lui et à la candidate LREM, la mère de famille hyper-dynamique, titulaire d’une licence en sciences commerciales, élue consulaire depuis 2014, va devoir briller pour obtenir cette circonscription qu’on dit gagnable par Les Républicains.

    Philippe Deswel

    Philippe Deswe

    Philippe Deswel est le candidat aux élections législatives du 5 et 19 juin sur la 7ème circonscription des Français de l’étranger, c’est à dire celle qui couvre les pays d’Europe de l’Est, d’Europe centrale et des Balkans.

    Philippe Deswel est un auditeur expérimenté travaillant pour les institutions financières européennes dont la Banque centrale européenne. Fidèle militant du parti Les Républicains, il est nommé référent de la campagne de Valérie Pécresse en Autriche le pays où il est installé.

    Naïma M’Faddel

    Naïma M’Faddel

    Naïma M’Faddel est la candidate aux élections législatives du 5 et 19 juin sur la 9ème circonscription des Français de l’étrange, soit celle qui couvre les pays du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest.

    Naïma M’Faddel a rejoint la circonscription où elle s’est installée. En effet, après son mandat aux affaires sociales et à la politique de la ville aux côtés de Gérard Hamel, de 2014 à 2020, l’ex-adjointe au maire de Dreux se lance dans la bataille des élections législatives de juin 2022. Naïma M’Faddel a été investie le 7 décembre 2021. C’est à ce moment qu’elle a quitté le cabinet de Valérie Pécresse pour lequel elle travaillait, à la Région, depuis quatre ans.

    Aurélie Pirillo

    Aurélie Pirillo

    Aurélie Pirillo est la candidate aux élections législatives du 5 et 19 juin sur la 10ème circonscription qui comprend quarante neuf pays du Moyen-Orient et une partie de l’Afrique pour une population de 155 460 Français inscrits sur les registres consulaires.

    Aurélie Pirillo est engagée politiquement depuis 10 ans au service des Français comme responsable de la communication puis chef de cabinet du député-maire du 16ème arrondissement de Paris et ancien ministre, spécialiste de l’Afrique, du Moyen-Orient et de la Méditerranée, Claude Goasguen (décédé de la Covid en 2020). Elle dispose cependant d’un ancrage familial au Liban.

    Catya Martin

    Catya Martin

    Catya Martin est la candidate aux élections législatives du 5 et 19 juin sur la 11ème circonscription. Une circonscription géante en terme de surface, elle va de la Russie à l’Australie. La campagne s’annonce rude face à Anne Genetet dans de nombreux pays où la densité de Français est si faible.

    Catya Martin a eu plusieurs vies. Après une carrière dans le groupe Dassault, elle s’envole avec sa famille pour Hong-Kong où elle se pique pour le journalisme et l’expatriation. Elle y crée le site communautaiure Trait d’Union et est élue Conseillère consulaire en 2014 et de nouveau en 2021. Elle a créé aussi La French Radio Hong-Kong, partenaire du site Lesfrancais.press

  • Pétrole, gaz, un grand chamboulement géopolitique en vue ?

    Pétrole, gaz, un grand chamboulement géopolitique en vue ?

    La Russie dépend de la rente pétrolière au même titre que les pays du Moyen-Orient. L’énergie et les matières premières sont au cœur du système économique russe. Ces vingt dernières années, elles ont fourni plus de 4 000 milliards de dollars de recettes d’exportation. Cette rente finance le train de vie de nombreux oligarques et les prestations sociales dont bénéficient une grande partie de la population.

    Les sanctions et les menaces d’embargos frappent en premier lieu l’Europe qui, à défaut de trouver de nouveaux fournisseurs, pourrait subir des pénuries inédites d’énergie d’ici l’automne prochain. Les dernières datent de 1973 quand l’OPEP avait décidé de fermer les robinets de pétrole aux États qui soutenaient Israël. Dans les prochains mois, le marché du pétrole et du gaz sera tendu.

    La revanche du pétrole

    L’endommagement en Asie centrale d’un oléoduc par une tempête et l’attaque par des rebelles houthis soutenus par l’Iran de plusieurs installations énergétiques saoudiennes ont provoqué une hausse de plus de 10 % des cours à la fin du mois de mars. Tous les gouvernements cherchent du pétrole et du gaz et en oublient les impératifs de la transition énergétique.

    Les Occidentaux font pression sur Saudi Aramco, la plus grande compagnie pétrolière du monde afin qu’elle augmente sa production. Elle est censée à cet effet d’accroître ses investissements à 40-50 milliards de dollars par an. L’administration Biden a même tenté d’amadouer Nicolás Maduro, le Président vénézuélien, pour que le pays de ce dernier réinvestisse le marché du pétrole. Le Venezuela qui détiendrait les plus grandes réserves de pétrole non exploitées était, en 2005, à l’origine de près de 5 % des exportations mondiales de pétrole avant d’être soumis à des embargos.

    Le retour du nucléaire

    Dans le schéma actuel, l’Union européenne espère être indépendante de la Russie d’ici 2030, ce qui suppose le doublement de la production des énergies renouvelables ainsi qu’un recours à de nouvelles sources de gaz et de pétrole. Le nucléaire qui après Fukushima avait été banni retrouve quelques intérêts tant comme moyen de décarbonation de la production d’énergie qu’au nom de l’indépendance économique. La France prévoit de construire six nouvelles centrales. Le 21 mars dernier, la Grande-Bretagne a annoncé qu’elle construirait une nouvelle génération de réacteurs.

    Les rapports de force géopolitiques pourraient donc accélérer la transition énergétique. Celle-ci pourrait néanmoins entrainer de nouvelles dépendances. Au niveau mondial, dix Etats assurent plus de 75 % des exportations des métaux verts tels que le cuivre et le lithium indispensables pour les énergies renouvelables. Du fait de l’épuisement de certains gisements de pétrole ou de gaz en Occident et de l’arrêt de l’investissement des entreprises européennes ou américaines dans ce secteur, la part de marché de l’OPEP et de la Russie passera de 45 % à 57 % d’ici 2040.

    nucléaire

    La nouvelle rente des métaux « verts »

    Les États africains producteurs de pétrole qui dépendent des investissements occidentaux pour leurs infrastructures pourraient enregistrer de fortes baisses de production avec des risques politiques et sociaux à la clef.

    A contrario, des États dotés de fortes ressources en métaux verts devraient bénéficier d’une nouvelle rente. D’ici 2040, ce marché pourrait s’accroître de 1 000 milliards de dollars. Pour le Congo, la Guinée ou la Mongolie, l’afflux pourrait modifier en profondeur leur économie. Ces pays devraient créer des fonds souverains pour gérer leur nouvelle rente. Un code international pourrait être institué afin de garantir des relations équilibrées entre producteurs et consommateurs.

    Quoi qu’il en soit, l’augmentation des prix devrait conduire à d’importants investissements et à une prospection assidue au sein de nouveaux pays. Au Pakistan, une entreprise canadienne, Barrick, a décidé d’investir 10 milliards de dollars dans une mine de cuivre. Tesla, qui utilise de nombreux minéraux pour fabriquer des voitures électriques, développe de nouveaux modèles de batteries. Cette société a conclu un accord d’approvisionnement avec la Nouvelle-Calédonie qui possède un dixième des réserves mondiales de nickel. Pour réduire la dépendance au gaz et au pétrole, des innovations sont prévisibles. De nouveaux types de petits réacteurs nucléaires sont ainsi prévus. La filière hydrogène devrait également bénéficier d’investissements supplémentaires.

  • Les Hongrois à l’étranger contraints de faire des choix difficiles pour pouvoir voter

    Les Hongrois à l’étranger contraints de faire des choix difficiles pour pouvoir voter

    Le système qui divise les Hongrois vivant à l’étranger en fonction de leur lieu de résidence laisse un grand nombre d’entre eux insatisfaits et sous-représentés, mais il n’a suscité que peu d’intérêt de la part de l’opposition ou du parti au pouvoir à l’approche d’une élection nationale cruciale qui aura lieu dimanche (3 avril).

    Les ressortissants hongrois qui ne sont pas enregistrés comme résidents dans le pays ne peuvent actuellement voter par correspondance que pour les listes des partis nationaux, tandis que les Hongrois résidents disposent de deux voix, dont une complémentaire pour leurs circonscriptions au scrutin uninominal.

    En revanche, ceux qui ont une adresse hongroise enregistrée et qui résident en fait à l’étranger ne peuvent voter en personne que dans les ambassades ou les consulats.

    Cela peut constituer un choix difficile en soi, mais beaucoup n’ont pas le choix du tout.

    En renonçant à votre adresse hongroise, « vous perdez certains de vos privilèges et dans certaines situations, vous ne pourrez pas le faire », a déclaré Tamás Csillag, qui occupe la 47e place sur la liste nationale de l’opposition commune, en donnant l’exemple des personnes ayant un prêt hongrois qui sont obligées de conserver leur adresse dans leur pays.

    Cependant, ceux qui choisissent de conserver leur adresse hongroise, souvent en raison d’un processus de réenregistrement connu pour être compliqué s’ils décident de retourner vivre dans leur pays, ont été confrontés à des choix difficiles pour exercer leur droit de vote dimanche.

    « Je n’aime pas le système de vote actuel car il crée beaucoup d’inefficacité, et une discrimination inutile entre les citoyens les uns par rapport aux autres », a déclaré un jeune professionnel vivant dans le nord-est de la France, qui a demandé à rester anonyme.

    Lors des élections législatives de 2018, il a dû parcourir plus de mille kilomètres dans le Midwest américain, jusqu’à Chicago, pour pouvoir voter. Cette fois, dit-il, il est rentré chez lui pour devenir observateur électoral.

    « Il pourrait y avoir un meilleur moyen et je suis très déçu du fait qu’à cette occasion, la possibilité de voter par voie postale n’ait pas été étendue à un plus grand nombre de personnes », a-t-il ajouté, se plaignant que le système postal actuel soit devenu un « foyer de fraude électorale ».

    Des inquiétudes généralisées concernant les règles de vote par correspondance en Hongrie sont apparues ces dernières semaines, à la suite de scandales survenus dans des pays voisins et relayés par des médias indépendants.

    Mercredi, un sac rempli de bulletins électoraux hongrois jetés et partiellement brûlés a été découvert dans une décharge en Roumanie. En Serbie, cette année, les bulletins de vote n’ont pas été envoyés par la poste, mais livrés et collectés par des militants du partenaire local du parti hongrois Fidesz actuellement au pouvoir.

    La question des votes dans les pays environnants est d’autant plus importante que le gouvernement a pour politique de longue date de verser des milliards à l’étranger pour soutenir les communautés hongroises dans les pays voisins.

    En 2011, le Fidesz a modifié la loi sur la citoyenneté hongroise, introduisant une nouvelle voie simplifiée d’acquisition de la citoyenneté hongroise pour les Hongrois « ethniques » vivant en dehors du pays.

    Cela a ouvert la voie à la naturalisation pour une grande partie des 2,2 millions de la communauté hongroise vivant dans les pays environnants, leur donnant la possibilité d’influencer les élections en Hongrie. Lors des élections législatives de 2018, sur les 225 000 votes par correspondance provenant de l’étranger, 96 % étaient en faveur du Fidesz.

    Viktor Orbán, l’actuel premier ministre hongrois

    Parallèlement, certains Hongrois sans résidence n’ont même pas reçu leur bulletin de vote et ont désormais peu de possibilités de recours.

    Tamás Felföldi, 22 ans, étudiant à l’université et vivant actuellement à New York, a déclaré qu’il n’avait pas du tout reçu son bulletin de vote. Le bureau électoral national (NVI) lui a dit de contacter la poste américaine, mais les bulletins sont envoyés sans numéro de suivi.

    « Il est inacceptable pour moi de ne pas pouvoir exercer mes droits et responsabilités les plus fondamentaux en tant que citoyen », a-t-il déclaré à EURACTIV.

    Selon le candidat M. Csillag, qui travaille comme conseiller politique au Royaume-Uni, le cas de M. Felföldi n’est pas singulier et une trace des personnes se plaignant de la disparition de leur courrier a été conservée.

    Toutefois, selon lui, le problème plus général est que l’opposition et le parti au pouvoir négligent souvent l’importante communauté hongroise qui ne vit pas dans les pays voisins.

    Selon le bureau électoral national, un total de 65 716 personnes sont inscrites pour voter dans les consulats ou les ambassades cette année, soit une augmentation de 13 % par rapport à 2018, mais M. Csillag a déclaré que cela ne représente qu’une petite fraction de la totalité de la diaspora hongroise.

    Une étude du 21 Research Center de novembre 2021 a révélé qu’environ un demi-million de Hongrois ont émigré et vivent maintenant principalement en Europe occidentale, et ce groupe d’électeurs est beaucoup plus critique envers le gouvernement que les Hongrois vivant en Hongrie.

    L’enquête a révélé que « 55 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles se rendraient certainement aux urnes si elles avaient moins d’une heure de trajet pour rejoindre le bureau de vote, et 70 % ont déclaré qu’elles voteraient sans nul doute si elles pouvaient voter en ligne ».

    Selon les calculs du centre de recherche, dans le cas du vote en ligne, cela se traduirait par la participation aux élections de 230 000 citoyens vivant à l’étranger, au lieu des 65 000 enregistrés actuellement, et cela pourrait représenter 150 000 voix supplémentaires pour l’opposition.

    « L’un des problèmes est que les partis ne comprennent pas vraiment le poids de tout cela, à quel point ces votes peuvent compter…. Mais l’autre grand problème est que, quelle que soit la pression que nous avons exercée sur le gouvernement, nous n’avons pas réussi à le convaincre d’ouvrir de nouveaux bureaux de vote », a déclaré M. Csillag.

  • La Russie défaite, la bataille mondiale ne fait que commencer

    La Russie défaite, la bataille mondiale ne fait que commencer

    « Le continent est isolé », disaient les Britanniques forts de leur empire quand le brouillard envahissait la Manche. C’est ce que dit l’Occident de la Russie : la Russie est isolée. Mais peut-on isoler la Russie ? Soit : comme prévu, plus rapidement que prévu, la Russie a perdu la guerre d’Ukraine. Kiev restera libre. Poutine devra juste éviter l’humiliation auprès des Russes. Que 80% des Russes le soutiennent relève d’une propagande massive et d’une population sous surveillance. Des milliers de soldats font retraite, 200 000 civils ont quitté la Russie, ils savent, ils parlent. Mais si Poutine a perdu, l’Occident n’a pas gagné. 

    Peut-on isoler la Russie ?

    Déjà, le rouble a retrouvé son niveau d’avant-guerre. Ce qui signifie que la Banque centrale soutient son cours, avec des taux d’intérêt dévastateurs pour l’économie et la population russe. Mais elle tiendra, elle a connu pire. Et puis beaucoup de petits malins achètent en roubles tout ce que vendent les Russes. L’Inde, ce sous-continent d’un milliard trois cent millions d’habitants, troisième importateur mondial d’hydrocarbures, achète à prix réduit son pétrole aux Russes. Une multiplication par 15 depuis la guerre. Lavrov a discuté d’un paiement en roubles cette semaine. La Suisse, pour la première sortie de sa neutralité, achète : Litasco, Vitol, Trafigura, Paramount, Gunvor, Petraco, Glencore, tous en Suisse, sont les principaux acheteurs de brut russe au monde. En mer, Les tankers coupent leurs transpondeurs pour disparaitre des radars.

    La Chine a bien expliqué aux Européens qu’ils ne faisaient rien « délibérément » pour contourner les sanctions européennes. « Délibérément » ? De quoi ne pas se faire prendre. 15% des exportations chinoises sont destinées à l’Europe. La Russie ne représente que 2.5%. Les Chinois craignent surtout les sanctions américaines. La guerre d’Ukraine n’est qu’un « conflit régional ». Dans le grand conflit mondial des trente prochaines années, la Russie est « leur indéfectible allié ». Le jeu chinois consiste à détacher les Européens des États-Unis, leur vanter leur indépendance, regretter leur vassalisation, les écarter de la zone Asie-Pacifique en mettant en exergue les avantages d’une coopération économique et les inconvénients d’une vassalité.

    Pourquoi financer des régimes qui prennent le parti de l’adversaire ?

    La grande bataille diplomatique dépasse de loin l’immense et faible Russie. En Afrique, ne faut-il pas profiter de la crise russe pour éliminer les mercenaires ? La Russie tient un discours anti-occidental et anti-francais en Afrique depuis des années, s’appuyant sur des chefs d’Etat protégés par les mercenaires. Le pillage de la Centrafrique par le groupe Wagner a de quoi faire regretter la Françafrique : « Jamais, par le passé, les violations des droits de l’Homme et manquements au droit international humanitaire imputables aux forces armées centrafricaines, forces bilatérales (Wagner) et autres personnels de sécurité… n’ont égalé les exactions documentées par la Minusca (Mission des Nations unies en Centrafrique, juin 2021). Pour 6 tonnes d’or par an, plus les diamants, on peut organiser un trafic jusqu’au Soudan, le Proche-Orient et l’Inde, et conspuer l’Occident moraliste et grincheux. 

    L’Europe – et la France – doivent mettre à l’heure du jour leur politique en Afrique. Pourquoi financer des régimes (« des coopérations ») avec de régimes kleptocrates, et qui prennent le parti de l’adversaire ? Plus de la moitié de l’Afrique, tout en condamnant l’invasion russe, choisit de fait la Russie et la Chine. C’est dire la défaite politique et économique diplomatique des Européens, et notamment de la France, en Afrique. 

    Même le Maroc s’est tenu sur sa réserve. Anthony Blinken, le secrétaire d’Etat américain, y est passé, au cours d’une tournée pendant laquelle il a essayé de rassurer ses alliés à propos du traité JCPOA avec l’Iran. Parce que cet accord inquiète, il reprend la politique d’Obama, sévèrement jugée dans le Golfe. L’Iran fait aussi partie de l’alliance stratégique que construit patiemment la Chine : c’est la Chine qui achète le pétrole iranien, c’est la Chine qui a conclu une alliance défensive avec elle.

    La question n’est pas : la Russie peut-elle tenir ?, mais comment l’Occident agira-t-il face au reste du monde ?

    Israël, les Emirats, l’Egypte, l’Arabie saoudite, ne comprennent pas la mansuétude européenne et américaine vis-à-vis de l’Iran. Aussi l’Arabie n’a-t-elle augmenté sa production de pétrole que de 500 000 barils au lieu des 1,5 millions demandés par les États-Unis. Et voilà Bachar aux Emirats, qui tente son retour dans la grande famille arabe. Aussi Jean-Yves Le Drian a-t-il lui aussi fait sa tournée au Qatar, au Koweït et en Oman, tandis que Bruno Le Maire était en Egypte. Le Liban est en jeu, avec des élections en mai, un exode en masse, du blé en manque. Ne pas se tromper dans la grande redistribution des peurs.

    Quand on regarde la carte des pays qui ont condamné Poutine à l’Onu, la Russie a subi une défaite diplomatique monumentale. Peut-être la plus marquante de son histoire. Quand on compte les pays qui ont adopté des sanctions, alors les couleurs changent. Hormis les États-Unis, l’Europe, et les alliés du Pacifique, personne n’a rompu avec les Russes. La question n’est pas : « la Russie peut-elle tenir ? », elle vendra toujours plus ou moins bien ses ressources, et achètera un peu plus cher ce qui leur manque, mais comment l’Occident agira face au reste du monde ? 

    Par la lutte entre le bien et le mal, selon la vieille rhétorique américaine que reprend Biden ? Par la diplomatie du dieu dollar, plus efficace mais moins éthique ? Par l’alliance des démocraties ? Mais pourquoi aller chercher le pétrole vénézuélien et iranien ? La politique n’est que l’art du moindre mal, pas du choix entre le bien et du mal.

    Les États-Unis solidifient l’Otan, l’Europe garde l’Ukraine, la Chine adopte la Russie.  

    La force de la Chine est autant son économie que son pragmatisme. Les tyrans n’hésitent pas à tirer sur la foule, empoisonnent, enferment leurs opposants, rasent ou gazent les villes. Cela ne gêne pas les Chinois, même s’ils le déplorent. Chacun est maître chez soi, pensent-ils. Et eux le sont chez eux : ils préviennent par les purges et le contrôle social.

    Le Président Joe Biden et le Président Vladimir Poutine ©AFP

    Pour l’instant, la Russie perd, en fait, sa place de puissance mondiale. Les États-Unis empochent la solidification de l’Otan et leur soutien à l’Ukraine. L’Europe gagne un surplus d’unité, mais le paie fortement, économiquement et stratégiquement : elle est collée aux Etats-Unis, elle a perdu l’espoir d’une entente avec la Russie. La Chine reste dans l’attente. Elle sait que la vraie bataille ne fait que commencer. Elle a pris la Russie, tant que Poutine y restera. 

    Pour l’instant, l’Occident est plus seul qu’il ne le croit, mais la Chine n’a pas gagné, car les régimes autocratiques ont leur faille : ils vivent dans le contrôle de la population et le mensonge. Cela coûte cher. Et puis, on a beau se gausser de la « moraline », on ne peut ignorer cette aspiration universelle à la liberté qu’on trouve partout, même en Russie et en Chine, ou au Viet Nam. Il n’est que voir Taïwan, la Corée ou l’Ukraine pour comprendre qu’il n’y a pas de fatalité à l’absence de démocratie.

    En Inde se jouera le destin du monde

    Il est un pays démocratique qui fait la bascule commercial, diplomatique, militaire, et qui se tait. Les Américains, pour une fois prudents, n’ont pas critiqué les achats de pétrole indien aux Russes. Ils ont simplement dit qu’en cas de conflit avec la Chine, ce ne seront pas les Russes qui défendront les Indiens. Ce que choisira l’Inde déterminera l’axe du monde. Le continent est isolé, le sous-continent ne le restera pas longtemps. Là-bas se joue le destin du monde.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a.Ambassadeur de France

    a.Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Les marcheurs de l’étranger au meeting d’Emmanuel Macron

    Les marcheurs de l’étranger au meeting d’Emmanuel Macron

    Samedi 02 avril dans l’Arena de la Défense près de Paris, Emmanuel Macron a réuni ses soutiens pour son seul et unique meeting de la campagne du premier tour. 30 000 Français ont répondu à l’appel du Président de la République, les expatriés étaient aussi représentés. Les voisins tout d’abord : Allemagne, Belgique, Luxembourg, mais aussi des USA ou d’Asie. Cependant, tout au long des deux heures et demi de discours, on a attendu un mot pour les Français de l’étranger, il n’est pas venu. On fait le point sur les principales mesures annoncées.

    ©Lesfrancais.press

    Le pouvoir d’achat

    Pour ce meeting, Emmanuel Macron a, avant tout, tenu à clarifier son programme national. Au début de sa prise de parole, il a abordé la thématique du pouvoir d’achat, première préoccupation des Français.

    «Le vrai pouvoir d’achat, c’est celui qui vient du travail», a affirmé Emmanuel Macron. Pour son deuxième quinquennat, en cas de réélection, le président mettra en place une prime de pouvoir d’achat pour les travailleurs pouvant aller jusqu’à 6000 euros.

    «Dès cet été, je veux permettre aux travailleurs de toucher une prime de pouvoir d’achat pouvant aller jusqu’à 6000 euros sans charges ni impôts. Les travailleurs indépendants gagneront davantage, 550 euros de plus chaque année au niveau du Smic. (…) À nouveau, ces cinq années de plus doivent être les cinq années du travail, du mérite, de la liberté, nous devons continuer d’avancer, et nous créerons le compte épargne-temps universel»

    Emmanuel Macron
    Marseillaise chantée par la foule et le gouvernement juste avant l’entrée d’Emmanuel Macron

    L’école

    L’une des premières mesures d’Emmanuel Macron à l’Élysée s’il est réélu, est de changer le système éducatif français.

    «Nous renforcerons l’enseignement du français et des mathématiques jusqu’au baccalauréat, nous généraliserons le sport à l’école avec une demi-heure de sport par jour à l’école dès septembre, nous ferons une révolution complète du lycée professionnel, une voie d’excellence»

    Emmanuel Macron

    Par ailleurs, Emmanuel Macron souhaite que les instituteurs et professeurs soient mieux payés.

    «Nos instituteurs et nos professeurs seront mieux rémunérés»

    Emmanuel Macron

    Cette année, aucune promesse sur l’Education à l’étranger n’est venue compléter le volet dédié à la scolarité.

    La dépendance et le grand âge

    Concernant la santé, Emmanuel Macron a abordé le problème des déserts médicaux. Pour mieux accompagner les personnes âgées dans «des établissements dignes», le président-candidat compte recruter 50 000 infirmiers et aides-soignants.

    «Nous recruterons 50 000 infirmiers et aides-soignants, et nous renforcerons les contrôles, car tous, tous, nous avons été indignés par les révélations faites sur certains établissements. Cela ne vaut pas pour tous, beaucoup font un travail admirable, mais cela ne doit plus exister, jamais»

    Emmanuel Macron faisant allusion au scandale Orpéa.  

    De plus, le candidat a rendu hommage aux soignants pour leur mobilisation lors de la crise sanitaire.   

    «J’ai une pensée pour eux, émue, mobilisés, parce qu’ils continuent de se battre dans les hôpitaux, dans leur cabinet, pas simplement contre le (sic) Covid qui continue à sévir, contre les formes de Covid long, et contre toutes les maladies que nous ne pouvons pas oublier, applaudissez nos soignants»

    Emmanuel Macron

    L’emploi

    Alors qu’Emmanuel Macron se déclare en faveur de la baisse d’impôts à partir de 2026, le président-candidat a, toutefois, appelé les Français à travailler plus pour pouvoir rembourser la dette. Le candidat a également cité sa proposition de passer l’âge de la retraite à 65 ans.

    «Je préfère être clair, pour financer tout cela, il n’y aura pas de hausse d’impôts, nous les baisserons, et je peux vous le dire, avec crédibilité, car nous l’avons fait pendant cinq ans»

    Emmanuel Macron

    Emmanuel Macron a également assumé «de viser l’objectif du plein-emploi».

    «Nous continuerons de mener les réformes indispensables sur l’assurance-chômage (…) de donner plus de liberté à tous nos entrepreneurs (…). Nous mettrons en place pour les bénéficiaires du RSA de 15 à 20 heures par semaine des activités de formation, de réinsertion sur le modèle de ce que nous faisons depuis le 1er mars avec le Contrat d’Engagement Jeune pour les 18-25 ans».

    Emmanuel Macron

    Expatriés et marcheurs

    Si aucun point concernant les expatriés n’a été abordé par le président-candidat, les marcheurs des quatre coins du monde se sont satisfaits de ce meeting (retrouvez le programme d’Emmanuel Macron pour les Français établis hors de France). Les nombreuses allusions d’Emmanuel Macron à l’Europe, tout au long de son discours, ont été saluées par les Français de Bruxelles qui étaient les plus nombreux ce samedi à Paris. Proximité et forte présence des « eurocrates » pouvant expliquer cela.

    « Pour mener le pays et relever les grands défis à venir, Emmanuel Macron est une chance pour la France.« 

    Pieyre-Alexandre Anglade, député LREM des Français du Benelux

    Aussi présents, les Français de Suisse et du Royaume-Uni, responsables de sections locales ou élus consulaires avaient fait le voyage pour venir applaudir leur candidat. Il n’y a pas de place pour l’interrogation, pour eux le premier mandat fut un succès. L’expression qu’on retrouve dans la bouche de nombreux marcheurs établis hors de France, « Français à part entière », caractérise la volonté du président de la République d’inclure dans chacune de ses décisions ou actions ses compatriotes non-résidents.

    Rencontrez des marcheurs expatriés présents au meeting d’Emmanuel Macron

  • Pologne : plus de 2 millions de réfugiés ukrainiens

    Pologne : plus de 2 millions de réfugiés ukrainiens

    Au total, 10 millions d’ukrainiens ont dû fuir leur foyer en se dirigeant dans un autre pays ou à l’intérieur de l’Ukraine. 90% sont des femmes et des enfants.

    L’Europe n’a pas connu un tel flot de réfugiés depuis la deuxième guerre mondiale. Quelque 90 % de ceux qui ont fui l’Ukraine sont des femmes et des enfants, les autorités ukrainiennes n’autorisant pas le départ des hommes en âge de porter les armes.

    L’Organisation internationale pour les migrations de l’ONU a précisé qu’environ 205 500 non-Ukrainiens avaient aussi fui le pays et rencontraient parfois des difficultés à rentrer dans leur pays d’origine. L’ONU estime à presque 6,5 millions le nombre de déplacés à l’intérieur du pays.

    La Pologne, le refuge

    La Pologne accueille à elle seule plus de la moitié de tous les réfugiés partis d’Ukraine depuis le début de l’invasion russe. Près de six réfugiés ukrainiens sur 10 sont entrés en Pologne, soit plus de 2,4 millions de personnes.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

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