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  • L’UE apporte un soutien cyber à l’Ukraine et fonde ses espoirs sur le format Normandie

    L’UE apporte un soutien cyber à l’Ukraine et fonde ses espoirs sur le format Normandie

    Dans un contexte de tensions avec la Russie et après une cyberattaque massive, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont promis vendredi (14 janvier) un soutien supplémentaire à l’Ukraine. La France et l’Allemagne, quant à elles, entendent relancer les efforts de médiation entre Kiev et Moscou.

    Le diplomate en chef de l’UE, Josep Borrell, a annoncé une réunion d’urgence du Comité politique et de sécurité de l’UE [COPS] et a déclaré que les unités de réponse rapide de l’UE en matière de cybersécurité étaient activées pour fournir une assistance à Kiev.

    « Nous mobilisons toutes nos ressources pour aider l’Ukraine à faire face à ce type de cyberattaque», a déclaré M. Borrell.

    Interrogé sur l’origine de l’attaque, M. Borrell a refusé de spéculer en l’absence de preuves irréfutables. « On peut très bien imaginer avec une certaine probabilité ou avec une marge d’erreur, d’où elle peut venir », a-t-il toutefois déclaré.

    Reconnaissant qu’il était « de taille considérable », il a ajouté : « Je crains fort que ce ne soit pas le dernier. »

    Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont également mis en garde la Russie contre une réponse « musclée » à toute action militaire contre l’Ukraine, après qu’une cyberattaque massive contre le pays a accentué les craintes que Moscou se prépare à envoyer des troupes.

    Ils ont également convenu d’un plan en dix points sur la manière de traiter avec la Russie — un mélange de dissuasion et de dialogue, par exemple sur le contrôle des armements.

    Initiative franco-allemande

    Les ministres ont affirmé leur détermination à poursuivre les pourparlers sur autant de canaux que possible, tout en reconnaissant que des préparatifs doivent être effectués en cas d’échec.

    Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré aux journalistes à Brest que lui et son homologue allemande, Annalena Baerbock, prévoient d’effectuer une visite conjointe en Ukraine.

    « Mme Baerbock se rendra d’abord en Ukraine pour sa visite inaugurale et préparera ensuite une visite conjointe franco-allemande sur la ligne de démarcation », a déclaré M. Le Drian. Selon des sources diplomatiques françaises, cette visite pourrait potentiellement avoir lieu d’ici février.

    « La France et l’Allemagne poursuivront leurs efforts pour parvenir à un retour à la mise en œuvre des accords de Minsk », a ajouté Le Drian.

    Or, selon les rapports quotidiens de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe [OSCE], les violations du cessez-le-feu sont régulières.

    L’initiative diplomatique franco-allemande intervient alors que les nombreuses discussions de cette semaine entre les responsables occidentaux et russes n’ont apparemment pas permis de désamorcer les tensions entre Moscou et Kiev.

    Les pourparlers dans le cadre du format Normandie, qui réunit des responsables ukrainiens, russes, allemands et français pour aider à mettre fin au conflit entre les forces gouvernementales et les séparatistes pro-russes dans l’est de l’Ukraine, sont au point mort depuis novembre.

    Des diplomates français et allemands de haut rang se sont rendus à Moscou au début du mois pour voir comment le format pourrait être relancé.

    Mme Baerbock a déclaré plus tôt dans la journée de vendredi [14 janvier] qu’il y avait encore de la place pour la diplomatie avec la Russie.

    « En particulier dans les moments de crise, la diplomatie exige beaucoup d’endurance, de patience et des nerfs solides », a déclaré M. Baerbock.

    Dans le cadre de ces efforts visant à « utiliser tous les canaux de communication possibles » et après sa visite à Kiev, Mme Baerbock doit se rendre à Moscou, où elle rencontrera mardi [18 janvier] le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

    Il n’est toutefois pas clair quel format de discussions serait le plus approprié pour réaliser des progrès.

    Le président ukrainien, Volodymyr Zelenskiy, a déclaré mardi [11 janvier] que Kiev était prêt à accueillir un nouveau sommet entre l’Ukraine, la Russie, la France et l’Allemagne.

    « Il est temps de s’entendre sur la fin du conflit, et nous sommes prêts à prendre les décisions nécessaires lors d’un nouveau sommet des dirigeants des quatre pays », a déclaré M. Zelenskiy dans un communiqué.

    Toutefois, l’Ukraine a également proposé vendredi des discussions à trois avec le président américain Joe Biden et le président russe Vladimir Poutine, soulevant une fois de plus les questions de certains diplomates de l’UE quant à savoir si ce format de discussion serait préféré à un format dirigé par l’Europe.

    « Nous attendons toujours la réaction à ce sujet, je pense, du côté russe. Mais nos partenaires américains prennent notre proposition avec un certain intérêt », a déclaré le chef de cabinet du président ukrainien, Andriy Yermak, lors d’un événement à Washington.

    Le « format Normandie » d’octobre 2015 à l’Élysée, Paris – Wikimedia commons

    L’UE de retour dans la partie

    M. Borrell a déclaré qu’il était « évident que la Russie a essayé de nous diviser en passant par-dessus l’UE comme si nous n’existions pas. En nous ignorant, elle a essayé de nous diviser », répondant aux critiques de la semaine dernière selon lesquelles « l’Europe n’était pas à la table » des négociations entre l’Occident et la Russie.

    « Mais les États-Unis n’ont pas joué le jeu. Au contraire, dès le premier moment, ils nous ont assuré que rien ne serait discuté ou décidé sans une coordination et une participation des Européens », a-t-il ajouté.

    Interrogé pour savoir s’il voyait un rapprochement des positions des 27 de l’UE sur les questions de sécurité après les échanges de cette semaine, M. Borrell a répondu : « Certainement. »

    « Quand on discute en abstrait, on se permet plus de divergences que quand on fait face à un problème commun », a-t-il ajouté.

    Ses remarques interviennent alors que l’UE s’apprête à adopter le tout premier document de stratégie militaire de l’Union, appelé « Boussole stratégique ».

    Rédigée par le service diplomatique de l’UE [EEAS] et les agences de sécurité nationale, la première partie du nouveau plan militaire de l’UE est censée couvrir les risques et les tendances en matière de sécurité dans l’Union et dans le monde.

    « J’ai eu le drôle de sentiment que nous étions déjà en application de la Boussole stratégique au cours de cette réunion informelle avant même qu’elle ne soit mise en œuvre, puisque nous sommes engagés depuis hier après-midi dans des discussions sur des questions centrales concernant notre sécurité », a déclaré M. Le Drian aux journalistes à Brest.

    L’UE devrait consacrer un soutien plus fort, y compris en matière de sécurité et de défense, à ses partenaires orientaux, selon la dernière version du prochain document de stratégie militaire, vue par EURACTIV.

    Interrogé par EURACTIV à Brest sur la forme que pourrait prendre ce soutien, au-delà de l’aide financière, M. Borrell n’a pas voulu entrer dans les détails avant que le document final ne soit adopté.

    « Nous ne sommes pas une alliance militaire, mais financièrement et diplomatiquement, nous soutenons l’Ukraine et l’Ukraine en est tout à fait consciente », a déclaré M. Borrell, évoquant le financement par la Facilité européenne pour la paix [FEP], un instrument qui, en décembre, a affecté 31 millions d’euros à l’aide à la sécurité du pays.

    « Je dois dire que l’ambiance actuelle nous a aidés à poursuivre nos efforts en faveur du Boussole stratégique et nous donne raison », a ajouté M. Borrell.

    « Certains États membres plus hésitants ont reconnu et saisi cette chance, simplement parce qu’ils estiment que le contexte montre clairement que nous en avons besoin », a-t-il déclaré à EURACTIV.

  • Russie : aimer qui ne t’aime pas est du temps perdu.

    Russie : aimer qui ne t’aime pas est du temps perdu.

    A l’évidence, La Russie est plus européenne qu’asiatique. L’Europe aurait tout intérêt à un partenariat et plus encore, pour ne pas parler d’alliance. Nombreux sont ceux, en Europe, qui l’espèrent. Ils ont raison, mais commencent à avoir tort. Pour se marier, il faut être deux : aimer qui ne t’aime pas est du temps perdu

    Dommage : aimer l’Europe est un destin russe. Les Russes vivent mieux que du temps de l’URSS, mais moins bien que les Polonais ou les Baltes, qui ont bénéficié d’autres libérations. Le PIB de la Russie reste faible, sa population diminue. Poutine rêve de puissance, se veut le fort des faibles, le flibustier du désordre occidental, soutient partout l’anti-américanisme.  Facile. Utile ? Il a, un temps, considéré les Allemands, pour leur puissance économique, et les Français, pour leurs armes et leur différence avec les Américains. Mais les États-Unis sont le seul interlocuteur auquel il veut se mesurer. 

    Les États-Unis, seul interlocuteur auquel Poutine veut se mesurer.

    Lavrov a moqué les Européens, qui se seraient exclus eux-mêmes des discussions sur l’Ukraine par leur inexistence. Le Format « Normandie » avec la France et l’Allemagne est jeté aux oubliettes.

    Que veut la Russie ? Faire reconnaitre, par les Américains, sa sphère d’influence. Retrouver le glacis russe, patiemment constitué par les tsars puis l’URSS. Poutine a ainsi pris la Crimée, réduit la Tchétchénie, corrigé la Géorgie, arbitré entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, maintenu la Transnistrie, conforté la Biélorussie, et, dernièrement encore, la Kazakhstan. Le nouveau Président Tokaiev, pour s’affranchir de son prédécesseur Noursoultan Nazarbaïev, a réclamé l’envoi de troupes russes, moins pour tirer sur les manifestants, que pour s’afficher en fidèle vassal de son suzerain. 

    Joe Biden et Vladimir Poutine (Denis Balibouse/Pool Photo via AP)

    Personne n’est prêt à mourir pour le Donbass. Ni même pour Kiev. Sinon, vraisemblablement, les Ukrainiens. Mais en quoi la « finlandisation » de l’Ukraine gênerait-il qui que ce soit ? La finlandisation signifiait que rien ne se fit en Finlande de contraire aux intérêts de l’URSS. Quand on demanda à Staline pourquoi, après la guerre, ne pas occuper la Finlande, il répondit : « Pourquoi l’occuper, puisqu’ils font ce que je dis. » C’est éviter des coûts d’occupation, voire les embarras d’une résistance, comme l’avait montré les Finlandais face à l’Armée rouge.

    Personne n’est prêt à mourir pour le Donbass.

    Poutine pense que les Américains pourraient bien accepter sa « juste » revendication de la finlandisation de l’Ukraine. Quant aux Européens, ils ne feront rien. Qui peut croire que sanctionner la Russie la ferait changer d’avis ? Les Américains, ont suggéré de sanctionner des personnes, dont Poutine lui même. Comme si Poutine était sensible à un blocage de comptes. N’ont-ils pas, à quelques kilomètres de leurs côtes, l’exemple de Cuba : les sanctions renforcent les dirigeants, qui s’enrichissent des pénuries. ? Seule la Chine a gagné aux sanctions contre la Russie. 

    Mais voilà, Poutine se trompe, lui aussi. L’intérêt des Américains n’est pas en Ukraine, c’est vrai, il est en Asie. Mais Biden ne peut se permettre, après avoir évacué l’Afghanistan, après avoir laissé le PCC prendre la main sur Hong Kong, laisser la Russie dominer la libre Ukraine : cela encouragerait la Chine à prendre Taïwan.

    L’annonce qu’il n’y a pas d’accord peut être le signe d’un accord.

    Normalement, rien ne devait se passer. La non-guerre a commencé : des cyberattaques massives ont eu lieu contre l’Ukraine, mais la Russie a arrêté une bande de hackers qui avait attaqué des entreprises américaines. Nordstream2 va pouvoir entrer en service, au détriment de l’Ukraine. En fait les troupes russes sont un peu des gaziers : le gaz russe passera bien par la baltique. L’annonce qu’il n’y a pas d’accord peut être le signe d’un accord mutuel pour que personne ne perde la face. Biden et Poutine, deux durs de durs qui se retiennent de faire un malheur.

    Poutine peut-il sortir vainqueur de tout cela ? Forcément, puisque Poutine sera encore en place quand Biden finira son mandat. Personne, pour l’instant, ne semble en mesure de s’opposer à lui en Russie. Il en est ainsi de tous les autocrates, jusqu’à ce qu’ils tombent. D’où leur peur perpétuelle.

    Est-il possible qu’une guerre ait lieu, une vraie guerre, comme celle du Donbass, avec des civils sous les bombes ? La stupidité, l’auto-allumage, le souci du prestige peuvent aller loin. Andropov, ancien chef du KGB devenu patron de l’URSS, était convaincu d’une attaque éclair de l’Amérique, et avait mis au point une attaque nucléaire préventive. Il fallut que Thatcher, informée par des sources internes au KGB, alerte Reagan pour inverser les signes. Ce fut un vrai risque de 3ème guerre mondiale, par l’auto intoxication de dirigeants effrayés. Tout est possible par bêtise.

    Poutine gagnant ? La Russie perd un peu plus chaque jour de sa force. Sur cette pente, elle sera plus faible après Poutine qu’avant. Elle est en Syrie, qu’y gagne-t-elle ? Une flotte vieillissante en Méditerranée, qui a toutes les peines à se protéger ? Des batteries de missiles qui regardent passer les avions israéliens bombarder leurs alliés syriens et iraniens ? Elle s’oppose aux Turcs, qu’elle cajole par ailleurs, dans une alliance aussi solide que la Neva gelée. Et les Turcs dévissent. Leur niveau de vie est désormais inférieur à celui de 2008, avant l’arrivée d’Erdogan au pouvoir.

    Malgré les rodomontades, les armes russes sont moins performantes qu’annoncé.

    La Russie a repris pied en Afrique, en Libye, en Centrafrique, au Mali. Pour quels intérêts ? Avec quels ressentiments de la part des populations et des gouvernements africains, qui ne voient dans les mercenaires que des pilleurs. Les bénéfices économiques de la Russie en Afrique restent très inférieurs à ceux du … Japon.  Mieux vaut construire des Toyota que d’exporter des soldats.

    L’Algérie a refusé les dernier Sukhoï, comme l’Egypte, comme l’Indonésie.

    Partout la Russie apparait comme un soutien aux pirates, autocrates, mercenaires, hackers, et autres corrupteurs et pilleurs de tombes. Est-ce un bénéfice « stratégique » ? Tant qu’elle exportera des armes, la Russie sera intouchable. Sauf que malgré les rodomontades, les armes russes sont moins performantes qu’annoncé. L’Algérie, vient, contre toute attente, de refuser les dernier Sukhoï. Comme l’Egypte. Comme l’Indonésie. Les Sukhoï, comme les batteries sol-air, comme les missiles hypersoniques, ne sont pas les merveilles survendues.

    Occuper la Crimée, tenir en respect les supplétifs syriens des Turcs, peut-être. Rivaliser dans la course aux armes technologiques actuelles est plus difficile. Dans dix ans, malgré un budget militaire important, les armes russes ne seront plus au point : couvrir tout l’arsenal militaire, du spatial aux armes légères, revient trop cher. Là aussi, des accords avec la Russie seraient profitables.

    La Russie est dans l’impasse, l’Europe aussi.

    La Russie est donc dans l’impasse. Elle repose sur un nuage de gaz. Le pire serait de croire à la force. Bien dommage, car l’Europe perd un allié potentiel naturel. Les efforts faits par la France se sont perdus dans l’incertitude, bloqués par l’aimant américain, que les menaces russes renforcent. Est-il possible de faire comprendre à la Russie qu’on l’aime ? Est-il possible d’être aimé par la Russie ? Peut-être est-ce trop tard. L’impasse russe est une impasse aussi pour l’Europe, au seul bénéfice des Américains, et des Chinois. Que c’est triste l’amour ! Dire qu’il faudrait revenir se coucher dans le lit de l’OTAN.

    Laurent Dominati

    a.Ambassadeur de France

    a.Député de Paris

    Président directeur général de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Le passe vaccinal définitivement adopté ! Ce que ça change

    Le passe vaccinal définitivement adopté ! Ce que ça change

    Ce dimanche 16 janvier, le texte de loi sur le passe vaccinal a été adopté en dernière lecture par l’Assemblée nationale. Après deux semaines de péripéties au Parlement, la loi a reçu 215 voix pour et 58 contre. Selon la présidente de la commission des lois de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, « le passe vaccinal pourrait être applicable à la fin de la semaine prochaine ».

    Vaccin obligatoire pour les loisirs

    Après deux semaines chaotiques, le Parlement a adopté, dimanche 16 janvier, le projet de loi controversé instaurant le passe vaccinal, après un ultime vote des députés (215 voix pour, 58 voix contre et 7 abstentions). Il faudra alors pouvoir justifier d’un statut vaccinal complet pour accéder aux activités de loisirs, restaurants et bars, foires ou transports publics interrégionaux. Pour rappel, votre vaccin doit être reconnu par l’OMS pour être valable en France. Pour ceux résidant en Europe, pas de souci, le certificat européen sera toujours actif sur le territoire national, pour les autres, il faudra donc faire encoder vos vaccins soit par un centre de vaccination français soit par un médecin ayant accès au registre de vaccination de la sécurité sociale française.

    Olivier Veran à l’Assemblée nationale (Photo by Thomas SAMSON / AFP)

    Contrairement au passe sanitaire, le passe vaccinal ne s’appliquera pas dans les établissements et services de santé, ni dans les trajets continent-Corse en bateau ou avion, ni pour les sorties scolaires et les activités périscolaires et extrascolaires, culturelles ou sportives jusqu’à l’âge de 16 ans.

    Saisie du Conseil constitutionnel

    Le gouvernement espère une mise en œuvre du passe vaccinal très rapide, après de possibles recours auprès du Conseil constitutionnel. Les parlementaires socialistes ont prévu de saisir le Conseil constitutionnel pour garantir le respect des « libertés fondamentales ». 

    « Nous sommes 60 députés à saisir le Conseil constitutionnel. les signatures sont transmises dans la foulée du vote »

    Sur LCP le député LFI Ugo Bernalicis

    Alors que quelque 300.000 contaminations sont enregistrées quotidiennement en moyenne depuis une semaine, le gouvernement espère une mise en œuvre du passe vaccinal autour du 20 janvier.

  • Artus Galiay, candidat LR aux législatives pour la 3ème circonscription

    Artus Galiay, candidat LR aux législatives pour la 3ème circonscription

    Entretien avec Artus Galiay, candidat Les Républicains (LR) pour la circonscription d’Europe du Nord (3ème) pour les élections législatives de juin prochain.

    Parcours dit atypique, Brexit, bilan du mandat d’Emmanuel Macron passé au vitriol, élection présidentielle, Éric Zemmour et objectifs de campagne pour les législatives, tous les sujets d’actualités ont été évoqués au cours de cet échange pour LesFrançais.press.

    « Un parcours assez atypique »

    « Je suis un vrai Français de l’étranger » plaisante Artus Galiay, au micro de LesFrançais.press. Le candidat investi a roulé sa bosse à travers le monde. Après avoir grandi en Inde jusqu’à ses six ans, il s’est plus tard installé à Bruxelles, avant d’aller étudier à Montevideo en Uruguay et au Royaume-Uni où il a fini par poser ses valises.

    Pour autant, il assure aimer « profondément » son pays, la France, et c’est mû par cet amour qu’il a décidé de s’engager politiquement. Il est aujourd’hui aux côtés de Xavier Bertrand et de la région Hauts de France pour tenter de parer aux conséquences défavorables engendrées par le Brexit.

    « Je suis engagé […] surtout pour préserver les liens entre le Royaume-Uni et la France »

    Brexit et Emmanuel Macron

    Artus Galiay regrette la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, mais appelle ses concitoyens à accepter la situation, et à ne surtout pas « donner de leçons aux Anglais ». D’après lui, le Brexit a été mal compris et interprété par les Européens et surtout par le président français qui a nourri une vision bilatérale de l’histoire pour servir ses objectifs sur le plan idéologique. En résulte, à ses yeux, une guerre froide 2.0 dont les victimes collatérales sont les Français de l’étranger et l’amitié franco-britannique. Un « nouveau départ » né du dialogue politique et du traitement commun de tous les dossiers seraient, à son avis, la seule solution pour dépasser les différends et avancer vers une véritable coopération.

    Artus Galiay

    Valérie Pécresse et Les Républicains

    Au cours de l’interview, Artus Galiay ne tarit pas d’éloges sur la candidate investie pour l’élection présidentielle de son parti, et certifie que l’ensemble de sa famille politique est mobilisé derrière Valérie Pécresse et fait confiance aux Français pour la faire élire présidente.

    Il en profite également pour dresser un bilan féroce du bilan du chef de la République qui serait en partie, la source de la montée des extrêmes en France.

    Ses objectifs de campagne aux législatives

    « Un député des Français de l’étranger doit être un député pour la France, un député pour les Français et aussi un député pour les Français de l’étranger. »

    Artus Galiay, s’il est élu député des Français de la circonscription d’Europe du Nord, voudra faire de l’éducation et de l’emploi ses objectifs de mandat. Il déplore effectivement que les écoles françaises au Royaume-Uni soient basées essentiellement à Londres, et souhaite étendre le réseau, tout en s’inscrivant dans une démarche de bilinguisme. Aussi, par son parcours professionnel, la question de l’emploi et de l’opportunité lui est cher. Il voudrait resserrer les liens entre la France et les pays de la circonscription où il se présente pour que le « potentiel énorme des Français de l’étranger » soit pris en considération.

    Un podcast à retrouver sur vos plateformes préférées.

    Podcast liste
  • 1 mois de cinéma avec My French Film Festival

    1 mois de cinéma avec My French Film Festival

    Expatrié(e), marre des films en langue locale ou en anglais ? Jusqu’au 15 février, plongez dans la création francophone avec My French Film Festival.

    Une sélection riche et vivante de films francophones dans votre salon, c’est la promesse du My French Film Festival, qui est de retour avec des longs et courts-métrages, ainsi que des œuvres en réalité virtuelle. Les films sont disponibles depuis le 15 janvier sur la plateforme MyFrenchFilmFestival.com et sur plus de soixante plateformes partenaires à travers le monde. Les courts-métrages y seront proposés gratuitement pour le monde entier, certains longs-métrages sont aussi disponibles sans frais sur TV5MONDEplus, les autres sont accessibles à l’unité pour 1,99 € (ou 7,99 € le pack) sur le site du festival ou sur les plateformes partenaires.

    Un festival 100% en ligne

    MyFrenchFilmFestival, le premier festival de films francophones en ligne revient pour proposer aux internautes du monde entier une sélection éclectique de longs et courts-métrages.
    Trente films soigneusement choisis et illustrant la diversité du cinéma francophone : comédies, romances, drames, documentaires, animation, patrimoine… comme toujours, tous les genres seront représentés.

    Les internautes pourront retrouver les films de la sélection sur MyFrenchFilmFestival.com, mais aussi sur de nombreuses plateformes de VàD qui relayeront le festival dans le monde entier, dont l’app Apple TV (sur plus de 90 territoires), Amazon Prime Video, Google Play, ou encore MUBI.

    À celles-ci s’ajoutent de nombreuses plateformes partenaires locales fidèles, parmi lesquelles BFI Player au Royaume-Uni, Filmin en Espane, IVI, MegaFon, Okko et Megogo en Russie, MyMovies en Italie, Orange en Roumanie et en Côte d’Ivoire, TV5MONDEplus en Afrique et en Amérique latine, TV5MONDE au Canada ou encore U-Next au Japon.

    Une compétition accessible à tous

    Avec My French Film Festival, vous pourrez faire découvrir le septième art à la mode française à vos amis ou votre famille du pays de résidence. Comme en 2021, les films au programme sont sous-titrés en anglais, allemand, coréen, espagnol, italien, japonais, polonais, portugais et russe, grâce au précieux soutien du réseau diplomatique français (Instituts français, ambassades, consulats…).
     
    À ces langues s’ajoutent en 2022 :
    ·     l’arabe pour l’intégralité de la sélection de longs-métrages sur TV5MONDEplus et MyFrenchFilmFestival.com (grâce à TV5MONDEplus)
    ·     le grec pour l’intégralité de la sélection de longs-métrages sur Cinobo (grâce au concours de l’Institut français d’Athènes et à Cinobo) 
    ·     le hongrois pour une sélection de longs-métrages sur Cinego (grâce au concours de l’Institut français de Budapest)
    ·     le mandarin traditionnel pour l’intégralité de la sélection sur MyFrenchFilmFestival.com et les plateformes taïwanaises HAMI VIDEO et MOD (grâce au concours du Bureau Français de Taipei)
    ·     le turc pour une sélection de longs-métrages sur MyFrenchFilmFestival.com et sur MUBI (grâce au concours de l’Institut français d’Istanbul)

    10 longs-métrages sont présentés en compétition
     
    À L’ABORDAGE de Guillaume Brac
    CALAMITY de Rémi Chayé
    CIGARE AU MIEL de Kamir Aïnouz
    INDES GALANTES de Philippe Béziat
    MÉDECIN DE NUIT de Elie Wajeman
    PLAYLIST de Nine Antico
    SOUS LE CIEL D’ALICE de Chloé Mazlo
    TEDDY de Ludovic & Zoran Boukherma
    UN PAYS QUI SE TIENT SAGE de David Dufresne
    UNE VIE DÉMENTE Raphaël Balboni & Ann Sirot
     
    3 longs-métrages sont présentés hors compétition
     
    L’AMANT de Jean-Jacques Annaud
    LE MILIEU DE L’HORIZON de Delphine Lehericey
    NADIA BUTTERFLY de Pascal Plante
     
    10 courts-métrages sont présentés en compétition
     
    LES DÉMONS DE DOROTHY d’Alexis Langlois
    DUSTIN de Naïla Guiguet
    ERRATUM de Giulio Callegari
    HAUT LES CŒURS de Adrian Moyse Dullin
    HOLD ME TIGHT de Léoluna Robert-Tourneur
    HORACIO de Caroline Cherrier
    LOVE HURTS d’Elsa Rysto
    MALABAR de Maximilian Badier-Rosenthal
    OURSE de Nicolas Birkenstock
    LES VILAINS PETITS CANARDS d’Anton Balekdjian
     
    3 courts-métrages sont présentés hors compétition
     
    À L’ANCIENNE de Yasmine Bahechar
    LUNE de Zoé Pelchat
    OMNIBUS de Sam Karmann

    Regardez la bande annonce du festival

  • Molière, 400 ans de théâtre dans le monde

    Molière, 400 ans de théâtre dans le monde

    Ce 15 janvier 2022, la France célèbre le quatre centième anniversaire de la naissance de Jean-Baptiste Pocquelin dit Molière. L’homme qui incarne le théâtre français, et auquel on emprunte le nom de scène pour qualifier la langue française, « langue de Molière », l’auteur francophone le plus traduit, lu et joué dans le monde entier, est mis à l’honneur dans de nombreux pays.

    Molière au Panthéon ?

    À l’approche des 400 ans du baptême de Molière, plusieurs personnalités ont réclamé l’entrée au Panthéon du célèbre auteur. C’est le cas du comédien Francis Huster, mais aussi de la maire de Paris Anne Hidalgo et de la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse, également toutes deux candidates à l’élection présidentielle. Selon Libération, l’Élysée exclut toute entrée de Molière au Panthéon, malgré son parcours extraordinaire. Selon Bruno Roger-Petit, conseiller « mémoire » du chef de l’État cité par Libération, le « Panthéon est un temple laïque, enfant de la patrie républicaine, elle-même engendrée par les Lumières. C’est pour cette raison que toutes les figures qui y sont honorées sont postérieures aux Lumières et à la Révolution. » Molière a donc vécu trop tôt pour être panthéonisé selon l’Élysée, même s’il n’existe aucun texte qui fixe les critères pour entrer au Panthéon.

    Molière sur scène en France !

    Pour célébrer les 400 ans du dramaturge, une représentation du Tartuffe par la Comédie française sera diffusée en direct samedi à 20h10 dans 200 cinémas français. Une exposition consacrée à Molière se tient également à l’espace Richard de Versailles, du 15 janvier au 17 avril. De nombreuses reprises des pièces de l’auteur sont aussi au programme tout au long de l’année à travers la France.

    Molière célèbré par le monde à Versailles

    Dans un grand moment de communion collective, mais aussi de controverses mémorielles, la célébration des 400 ans de Molière offre une occasion unique de réfléchir sur l’ambivalence d’un héritage résolument universel. Cherchant à mettre en perspective la logique même de cet anniversaire, selon une vision largement internationale et interdisciplinaire, des rencontres seront organisées à Versailles les 9 et 10 juin 2022. Elles feront la part belle à l’accueil de troupes étrangères, et s’inscriront dans le sillage de l’exposition Molière, la fabrique d’une gloire nationale, qui se tient du 15 janvier au 17 avril à l’espace Richaud de Versailles.

    Ces rencontres ont pour ambition de porter l’enquête sur les usages et peut-être aussi mésusages politiques, sociaux, culturels et bien entendu artistiques de Molière à travers le monde. Ils sont envisagés à l’aune des traductions, adaptations, mises en scène et réécritures, qu’a inspiré, à travers les âges, celui qui est aujourd’hui encore l’auteur de théâtre de langue française le plus lu, joué et traduit dans le monde. 

    Molière à l’école

    L’École est le lieu où chaque jeune a l’occasion de découvrir le théâtre, c’est pour l’immense majorité par l’entremise d’un texte de Molière que cette rencontre se fait. Or les modalités de cette rencontre ne sont pas sans déterminer pour beaucoup l’image de ce qu’est le théâtre.

    L’enjeu est donc de taille, d’autant que Molière sera au cœur des actualités artistiques et pédagogiques. La célébration du 400ème anniversaire de sa naissance en 2022 se traduira par une montée en puissance de la programmation de ses pièces.

    Forte de ce constat, l’équipe de l’ANRAT (l’association des professeurs de théâtre) a donc décidé de lancer une « Opération Molière », opération nationale, ouverte à tous, qui consiste en :


    Un défi ouvert à tous (pour les jeunes scolarisés dans un établissement français ou francophone à l’étranger) : individuellement ou collectivement (groupe ou classe), avec des modalités de participation susceptibles de s’adapter au distanciel. Le concours comporte différentes catégories selon les tranches d’âge. 

    Molière 2022

    À l’image du caractère désormais mondial de la diffusion, de la réception et des réappropriations de Molière, les manifestations destinées à célébrer le quatrième centenaire de la naissance de Molière seront organisées en 2022 à une échelle internationale, associant théâtres, Alliances françaises, universités, établissements d’enseignement secondaire.

    Elaborés par un réseau de chercheurs dans ces institutions partenaires, les différents événements organisés sont destinés à apporter des connaissances nouvelles sur Molière aujourd’hui, c’est-à-dire sur la place, les usages et les interprétations dont il fait l’objet dans un monde globalisé.

    400 ans de Molière

    Retrouvez le programme ci-dessous :

    Colloques, journées d’études et rencontres

    6-9 janvier : Retours sur Molière – Sorbonne Université et Comédie-Française (inscription jusqu’au 3 janvier)

    14-16 avril : Décentrer Molière – Yale & New York University

    4-6 mai : Les intermèdes des comédies-ballets de Molière : Autour des pratiques scéniques, musicales et chorégraphiques au XVIIe siècle. – Rencontres musicologiques de Valenciennes

    6-7 mai : L’héritage de Molière: réécritures, traductions et représentations du Grand Siècle à l’âge contemporain– Università degli Studi di Torino

    26-28 mai : Colloque-festival « Scènes de médecine chez Molière. Fortune et modèles européens » – Pézenas & Montpellier

    2-3 juin, 18-24 juin : Usages d’un mythe littéraire, théâtral et national – Versailles et Cerisy

    9-10 juin : Colloque « Molière sans frontières » — Théâtre Montansier.

    27-28 juin, 11 et 12 juillet : Molière par la scène – Maison Française d’Oxford et Avignon

    17-19 novembre 2022 : Molière est les acteurs comiques : art et techniques de la création scénique — Université Rennes 2

    29 novembre : « Les deux Baptiste », Molière et Lulli/Lully – Université de Florence

    Liste des manifestations en Belgique

    Liste des manifestation à Kansas City, MO

    Liste des manifestations en Suisse

    Liste des manifestations à Toulouse

    Événements

    Janvier 2022 : Projection de Molière d’Ariane Mnouchkine en version restaurée — BnF

    Pathé & Comédie-Française, représentations filmées : Le Malade imaginaireLe TartuffeL’AvareLe Bourgeois gentilhomme.

    En particulier : 15 janvierTartuffe d’Ivo van Hove

    Expositions

    15 janvier – 17 avril : Molière, la fabrique d’une gloire nationale (1622-2022) — Versailles (Espace Richaud)

    26 mai – 1er novembre 2022 : Molière en costumes — Centre national du costume de scène, avec participation exceptionnelle de la BnF (Quartier Villars, Route de Montilly)

    27 septembre 2022 – 15 janvier 2023 : Molière, le jeu du vrai et du faux — BnF, en collaboration avec la Comédie-Française (site Richelieu, Galerie Mansart)

    27 septembre 2022 – 15 janvier 2023 : Molière en musiques — Bibliothèque-Musée de l’Opéra

    Parutions

    Janvier : L’Atlas Molière, C. DeAlberto & J. Grandin  (infographies); C. Schuwey (textes et sources), Paris, Les Arènes

    Fin mars : La Première réception de Molière dans l’Espace européen (dir. C. Bourqui, F. Chassot et B. Louvat) – Littératures classiques

    Molière, dramaturge de la société de cour (dir. J. Steigerwald et H. Schlieper) — Œuvres & Critiques

  • Test du vote en ligne pour les élections législatives

    Test du vote en ligne pour les élections législatives

    Deux millions d’électeurs résident à l’étranger. Notre force électorale est considérable, et dépasse celui d’une région française moyenne. En 2017, Macron a remporté 93 % de leurs suffrages au second tour et a obtenu dès le premier tour des scores spectaculaires, parfois plus de 50% dans certaines zones. En fait, si Macron avait obtenu chez ces Français de l’étranger son score moyen en métropole, il n’aurait pas été qualifié pour le second tour. Les expatriés ont amené Macron au second tour. C’est dire l’enjeu que les voix des Français établis hors de France représentent. Pour faciliter la participation, depuis plusieurs années les Français de l’étranger ont la possibilité de voter en ligne, pour les élections locales (les Consulaires) et pour les Législatives. La Présidentielle est exclue du dispositif pour l’instant. Si le système de vote a été peu utilisé jusqu’à présent c’est pour sa complexité. Après les problèmes rencontrés avec le précédant prestataire, le gouvernement a remis en jeu le contrat et c’est le groupe La Poste qui l’a remporté. Du vendredi 14 janvier au lundi 17 janvier, l’administration et la Poste ont organisé un deuxième test du vote en ligne avec 14.729 participants dans les 11 circonscription. Les « testeurs » s’étaient inscrits en amont via des campagnes organisés par les consulats.

    Voxaly, le nouveau prestataire du vote en ligne

    Fondée en 2006 par Emmanuel Grua, la société Voxaly a rejoint le groupe Docaposte en 2018. En près de 15 ans, la société a bien grandi et son intégration dans la galaxie du groupe La Poste, dont fait partie Docaposte, apporte une nouvelle crédibilité. Docaposte a déjà procédé à une multitude de rachats au cours des dernières années : Softeam Group (services du numérique spécialisés dans les métiers de la finance, de la banque et de l’assurance), Arkhineo (archivage numérique à vocation probatoire), AR24 (lettre recommandée électronique) et donc Voxaly.

    Docapost affichant 530 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année avec 5.000 salariés, le groupe offre des capacités financières et d’hébergement d’une toute autre échelle mais aussi son statut de tiers de confiance et sa puissance éditique, car les consignes de votes sont encore souvent imprimées.

    La solution, mise à disposition par Voxaly, repose sur un système de marquage digital et physique unitaire inviolable et inaltérable, et un accès selon des droits à une base de données distribuée sous blockchain pour permettre une consultation et une contribution fluide tout en étant sécurisée.

    Comment voter en ligne ?

    Le 05 juin 2022 (pour le premier tour, le 04 pour les Français habitant sur les continents américains) et le 19 juin (pour le second tour, le 18 pour les Français habitant sur les continents américains) vous aurez donc plusieurs choix pour participer aux élections législatives :

    • Le vote à l’urne soit au Consulat soit dans un des bureaux de vote ouverts par l’administration consulaire dans les pays avec une grande présence française.
    • Le vote par correspondance (attention il faut l’indiquer avant fin mars à votre consulat), dans le cas où vous avez bien indiqué que c’est votre mode de participation privilégié au Registre consulaire, vous recevrez les enveloppes pour expédier votre vote.
    • Le vote en ligne.

    Pour vous connecter sur le portail de vote qui sera indiqué dans les courriels ou sur les sites des consulats, vous aurez besoin :

    •  de votre identifiant reçu par courriel (le libellé de l’expéditeur du courriel sera le suivant : « MEAE Elections législatives ») ;
    • de votre mot de passe reçu par SMS (via l’émetteur « LEGISLATIVE» ou « France GOUV »). Il pourra arriver que le SMS apparaisse sous un autre nom d’émetteur dans certains pays, en fonction des opérateurs locaux.
    • Vous recevrez un troisième code pour valider votre choix, une fois celui-ci indiqué sur le portail de vote

    Ce mécanisme ressemble fortement à celui qui était proposé pour les Consulaires. Il est dommage qu’en confiant à la Poste l’organisation du vote en ligne il ne soit pas proposé d’utiliser directement L’Identité Numérique sur mobile. Un service qui permet de se connecter aux sites de l’Etat avec une simple carte d’identité ou un passeport (prévoir 48h ouvrées pour la mise en place sur votre smartphone).

    Ils sont nombreux à craindre que les écueils connus en mai 2021 lors des Consulaires se reproduisent comme les messages non parvenus ou mis en spam, sans oublier la mise à jour des numéros de téléphone sur la liste électorale… Avez-vous toujours le même numéro que celui que vous avez fourni au consulat lors de votre arrivée dans votre pays de résidence ? Etait-ce bien un mobile et non un fixe ou un numéro virtuel ? De petits détails qui peuvent empêcher la participation de l’électeur.

    L’inscription sur la liste électorale

    Pour pouvoir voter en ligne, il faut donc être inscrit sur la liste électorale des Français de l’étranger. Si vous n’avez pas actualisé votre situation et que vous êtes toujours inscrit(e) dans votre commune d’origine, vous devez vous mettre à jour auprès des services consulaires avant le 22 mars 2022. Sinon, vous pouvez toujours prévoir de vous déplacer dans votre ancienne ville (attention vous voterez alors pour le député de la circonscription de la ville et non pour celui ou celle de votre lieu de résidence) ou penser à établir une procuration.

    Pour vérifier votre situation électorale, vous pouvez vous rendre sur le site Service Public et si besoin vous pourrez mettre à jour votre lieu de vote, en cliquant sur « Je vote à l’étranger » et en suivant les consignes en ligne.

  • Grève du 13 janvier : retentissante en France, sourde à l’étranger

    Grève du 13 janvier : retentissante en France, sourde à l’étranger

    Jeudi 13 janvier, le personnel scolaire français est descendu dans les rues françaises pour protester contre le gouvernement suite aux différents protocoles mis en place contre la Covid-19. Un mouvement d’une rare ampleur qui a difficilement gagné les établissements français à l’étranger.

    Une grève historique par son rassemblement s’est tenue jeudi 13 janvier. Pour la première fois, tous les syndicats représentatifs de l’éducation nationale en France ont battu le pavé ensemble pour protester contre les décisions prises par Jean-Michel Blanquer. Plus de 77 500 professeurs, directeurs, accompagnants scolaires, personnels soignants dans les établissements, mais aussi inspecteurs et parents d’élèves se sont mobilisés en France, d’après le ministère de l’Intérieur. Une situation inédite qui met à mal le gouvernement à trois mois de l’élection présidentielle.

    « On en ras-le-bol ! » Cette phrase est revenue tel un leitmotiv à la bouche du personnel éducatif et des parents d’élèves, depuis la rentrée de janvier. En cause, le protocole sanitaire mis en place dans les écoles par Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale. Un casse-tête qui a changé plusieurs fois en l’espace d’une semaine et a rendu fou tant le personnel éducatif, que les proviseurs et les parents d’élèves. Effectivement, les parents se sont mis à jongler entre travail, les enfants et les tests de dépistage pour la Covid tous les deux jours pour leurs chérubins ; les proviseurs ont dû se contorsionner avec les différents protocoles annoncés la veille pour le lendemain, et les professeurs absents pour cause de positivité au coronavirus ; et les professeurs ont eu à passer du présentiel au distanciel en un tour de main. Finalement, pour eux, Jean-Michel Blanquer a réussi à faire des écoles un véritable cirque.

    Un appel à soutenir la grève pour les uns

    La FCPE à l’étranger, la fédération de parents d’élèves, a relayé l’appel à la grève pour soutenir les conditions de travail en France. Pour Moulay Driss el Alaoui, co-président de la FCPE à l’étranger, le mouvement observé hier est incroyable par sa rapidité de mise en action et son étendue.

    « C’est un mouvement qu’on n’a pas vu depuis 1968. Il y a une colère profonde qui touche le tissu éducatif. »

    Moulay Driss el Alaoui, vice-président de la FCPE, chargé de l’enseignement français à l’étranger

    Le co-président entend bien qu’il faille s’adapter à la situation exceptionnelle de la pandémie, mais s’énerve du manque de respect profond de la part du gouvernement face au personnel et aux parents d’élèves. C’est finalement pour le manque de concertation et de coordination déploré, que la fédération a essayé d’appeler les établissements hors de France de rejoindre la coalition.

    Une mobilisation souhaitée active pour les autres…

    « On en a ras le bol que les enseignants et la communauté éducative ne soient pas considérés », s’exclame à son tour Patrick Soldat, membre du SNES-FSU à l’étranger. Aux yeux du syndicat, il n’est plus seulement question des mesures prises par le ministre de l’Éducation nationale en France. Dans les réseaux français à l’étranger, les enseignants, parents et élèves sont également à bout, et ont voulu profiter de la grève en France pour rebondir sur celle du 22 novembre dans le réseau à l’étranger. Nous comprenons que le fond du problème reste le même en définitive, à savoir le sentiment de mépris ressenti par le personnel éducatif de la part du gouvernement.

    « La mobilisation sera à la hauteur du mépris de Jean-Michel Blanquer. »

    Patrick Soldat, membre du SNES-FSU
    Le lycée Comte de Foix d’Andorre en Andorre

    Un manque d’anticipation

    Les syndicats de professeurs mettent en avant le manque d’anticipation de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Comme en France, la demande du report des épreuves du baccalauréat de mars prochain, a été émise par les syndicats. Seulement, comme nous l’a souligné Alessandra Diakhate, membre du SNUipp-FSU, l’AEFE aurait répondu que les épreuves sont trop éloignées dans le temps pour pouvoir prévoir quoi que ce soit.  On attend donc le dernier moment pour décider !

    Un ordre des priorités à revoir

    L’un des objectifs du quinquennat d’Emmanuel Macron, pour le réseau français à l’étranger, était de doubler le nombre d’élèves d’ici à 2030. Un but que l’AEFE souhaite respecter, « au détriment » des revendications du personnel, souligne Alessandra Diakhate.

    Pour la membre du SNUipp-FSU, il est normal et compréhensible que l’agence se focalise davantage sur les missions confiées par le gouvernement. Seulement, il lui apparait inquiétant et dangereux qu’elle envoie des fins de non-recevoir pour chaque demande émise par le personnel portant le réseau à bout de bras depuis deux ans. Parmi elles sont concernés le versement des revalorisations salariales émises par le ministère de l’Éducation nationale dans le cadre du Grenelle de l’éducation, dont les personnes exerçant à l’AEFE ont été exclues ; la demande de la prime d’équipement informatique auprès du personnel de droit local, ou encore la prise en charge des frais de quatorzaine au retour des vacances des salariés cet été.

    … mais qui n’a pas été à la hauteur des attentes

    Si en France la grève a fortement mobilisé, elle est restée particulièrement sourde dans les établissements français à l’étranger. D’après le SNUipp-FSU hors de France, seuls trois mouvements ont été retenus, à savoir au lycée Comte de Foix d’Andorre, au lycée français Jean Monnet de Bruxelles et à l’École européenne de Bruxelles 1. Trois manifestations isolées au milieu d’un paysage de l’éducation française à l’étranger à la diversité de situations et de problématiques vaste.   

  • Eric Zemmour lance sa campagne à destination des expatriés

    Eric Zemmour lance sa campagne à destination des expatriés

    Eric Zemmour a publié sur sa chaine Youtube un message à destination des expatriés. Vous pouvez le consulter en fin d’article. Une publication qui n’a pas manqué de faire réagir le microcosme des Français établis hors de France, mais pas seulement, en moins de 24h ils étaient près de 200 000 à avoir vu la vidéo, un record pour une séquence liée à l’expatriation sur Youtube.

    Reconquête, un mouvement qui s’implante chez les expatriés ?

    Alors que les thèmes centraux du mouvement « Reconquête » d’Eric Zemmour peuvent paraître aux antipodes des valeurs des expatriés, sur toute la planète, son discours trouve un écho inattendu. Que ce soit à Hong-kong, en Australie ou au Benelux, les référents du candidat-polémiste sont unanimes, ils font le plein.

    « Nous avons, en quelques semaines, eu plus de 500 adhésions, rien qu’au Benelux »

    Stéphane Poli – Chargé du Benelux pour le parti Reconquête

    Notre enquête d’octobre dernier indiquait que près de 25% des Français établis hors de France étaient disposés à voter pour Eric Zemmour. Vont-ils concrétiser leur intention de vote en avril 2022 ? Le candidat et ses équipes le pensent !

    C’est ainsi qu’Eric Zemmour dans sa vidéo (disponible ci-dessous), après avoir fait une déclaration d’amour aux expatriés, balaie les principales problématiques que rencontrent les Français établis hors de France. Cependant, les valeurs qu’il promeut semblent pour les élus de gauche loin de celles qui habitent les citoyens qui sont partis de France pour découvrir une nouvelle culture.

    « C’est une instrumentalisation très mal réussie des parcours de vie des Françaises et Français établi·e·s hors de France, au service d’un agenda politique rance, à l’opposé de tout ce qu’incarne notre communauté. La plupart des Français·es qui vivent à l’étranger ne correspondent en rien à la description qu’il fait, ils et elles sont parfois né.e.s à l’étranger, binationaux et font vivre au quotidien les échanges, les partages, les mélanges, l’ouverture au monde qui sont le socle d’une société solidaire et plurielle. Cessons de les utiliser à des fins électorales et regardons plutôt en face l’incroyable richesse que le cosmopolitisme nourrit.« 

    Mélanie Vogel, sénatrice des Français de l’étranger (EELV)
    Congrès du parti Reconquête en décembre 2021 à Paris ©AFP

    Des expatriés qui manquent à la France

    Eric Zemmour commence sa vidéo de 3 minutes et 38 secondes en revenant sur la croissance historique du nombre d’expatriés qui sont passés de moins d’un million en 2010 à plus de 2,5 millions en 2020.

    « Je suis déchiré de savoir que plus de 2,5 millions d’entre nous et autant de talents ont quitté la France »

    Eric Zemmour dans sa vidéo du 12 janvier 2021

    Pour lui, c’est le déclassement économique de la France qui est à l’origine de ce phénomène auquel notre pays n’était pas habitué. Cependant pour la sénatrice Samantha Cazebonne (LREM), c’est bien la preuve qu’Eric Zemmour ne connait pas la communauté.

    « Il me fait penser à Ségolène Royal ! Il lit des fiches sans savoir de quoi il parle »

    La sénatrice Samantha Cazebonne (LREM) comparant l’échec de Ségolène Royal aux sénatoriales des Français de l’Etranger en 2021 et le positionnement d’Eric Zemmour

    Pour elle, les expatriés quittent la France pour un ensemble de facteurs. « Ils sont souvent préparés avec un projet de vie », à l’opposé de l’errance économique que décrit Eric Zemmour dans sa vidéo. La députée Anne Genetet (Europe orientale, Asie et Océanie – LREM) précise que moins de 10% des Français de l’étranger ont quitté la France pour des raisons économiques. Pour cette dernière, cette « diaspora » est même une chance pour la France.

    « C’est cette communauté qui fait rayonner la France, elle détecte les nouvelles technologies, elle est l’oeil de la nation sur les situations géopolitiques. Elle complète notre réseau diplomatique qui ne peut tout faire »

    La députée Anne Genetet (LREM)

    Education, fiscalité, administration, les sujets qui fâchent

    Bien informé, le candidat a listé les doléances qui remontent souvent du terrain. La problématique du coût de la scolarité fut particulièrement abordée dans cette vidéo. Mais certains dénoncent un discours démagogique, comme Florence Poznanski pour La France Insoumise, camouflant l’absence de propositions concrètes.

     « Un discours emprunt de racisme et de néocolonialisme qui cache surtout l’absence totale de programme« 

    Florence Poznanski, co-animatrice du groupe des Français de l’étranger à La France Insoumise, membre du Parlement de l’Union Populaire

    Le deuxième thème abordé fut celui de la fiscalité. Eric Zemmour a promis de s’attaquer à la CSG qui frappe les revenus français des expatriés hors de l’Union européenne, à l’impôt de solidarité qui touche les sommes perçus en France par les Français installés dans l’espace européen.

    Enfin, il s’est attaqué à la réforme de l’administration consulaire et à la dématérialisation qui selon lui est « mal menée ». Il s’appuie pour cela sur les nombreuses difficultés rencontrées actuellement par nos compatriotes pour joindre un consulat ou obtenir un rendez-vous pour les besoins administratifs quotidiens. Sans le citer, il cible le dispositif « France consulaire ». Impulsé par la députée Anne Genetet, qui défend ce dispositif qui n’est pour l’instant qu’en phase de test.

    « Après deux ans de covid, deux ans d’immobilisme, deux ans où les consulats n’ont pas du tout pu faire leur tournée consulaire ou ouvrir normalement leur permanence, d’un coup les Français veulent rattraper le retard. On a, donc, un embouteillage du fait que pendant cette période les gens n’ont pas pu se déplacer, n’ont pas pu renouveler leurs papiers, etc. En France les délais sont supérieurs au délai constaté dans les consulats. En sus, on a permis de réaliser les actes notariés en ligne, les demandes de passeport, etc. Il y a, encore, des choses à améliorer. Mais on a, désormais, une forte diaspora, c’est nouveau. Il faut adapter. Mais les consulats ont progressé, on a œuvré à améliorer les services consulaires.« 

    La députée Anne Genetet (LREM)

    Du côté des Républicains, on s’étonne de ce candidat donneur de leçons mais qui reste bien loin du terrain.

    « Ce vendredi 14 janvier, Valérie Pécresse sera en Grèce où elle rencontrera des Français de l’étranger. Elle ne reste pas assise derrière son bureau, elle est sur le terrain. Lors de son déplacement en Grèce, berceau de nos valeurs et de notre civilisation, notre candidate à l’élection présidentielle rencontrera le Premier Ministre grec Mitsotakis et réaffirmera sa volonté d’une coopération stratégique renforcée. Valérie Pécresse souhaite également se rendre compte sur place, en allant à Samos, des efforts remarquables déployés pour contrôler les migrants, vérifier leur éventuel statut de réfugiés et réaffirmer sa volonté de renforcer Frontex pour soutenir les efforts de la Grèce. Bien évidemment Valérie Pécresse profitera de ce déplacement pour aller à la rencontre des Français de l’étranger, dresser le bilan noir des années Macron sur l’enseignement français à l’étranger, l’iniquité fiscale, l’affaiblissement de notre réseau consulaire, la débancarisation ou bien encore les motifs impérieux. Ce constat est partagé par tous, sauf à La REM qui se voile la face. Il n’y a donc rien d’original ni d’innovant dans la vidéo mentionnée. Son discours aux Français de l´étranger à Athènes sera l’occasion pour Valérie Pécresse de préciser sa vision de la grandeur de la France, de son rôle sur la scène internationale et des premières mesures spécifiques dédiées à nos compatriotes établis hors de France, qui seront suivies par un programme complet. Propositions totalement absentes de la vidéo tournée derrière un bureau dont vous vous faites l’écho. L’objectif de Valérie Pécresse est de restaurer la fierté française en donnant toute leur place aux Français de l’étranger qui sont des Français à part entière.« 

    Ronan Le Gleut, sénateur LR, responsable du pôle « Français de l’étranger » pour la campagne de Valérie Pécresse.

    Eric Zemmour, le nouveau « dégagisme »

    Les partis sont donc solidaires contre l’émergence du mouvement d’Eric Zemmour chez les expatriés. On le sait, les Français établis hors de France avaient voté en masse pour Emmanuel Macron. En 2017, le candidat, jamais élu, jeune et dynamique, avait séduit les électeurs hors de France leur promettant de remettre à plat la société française et la faire basculer dans la modernité. Une envie de remise à zero, que certains ont appelé « dégagisme », qui aujourd’hui pourrait être incarné par Eric Zemmour. La modernité en moins ? En tout cas, chez les représentants des Français de l’étranger, il n’y a que le député « excentrique » de Suisse, Joachim Son-Forget, qui le soutient officiellement…

    Le député des Français de Suisse Joachim Son-Forget au meeting du 05 décembre 2021 à Paris

    Regardez la vidéo d’Eric Zemmour destinée aux expatriés

  • La France assouplit ses conditions de voyages vers ou depuis le Royaume-Uni

    La France assouplit ses conditions de voyages vers ou depuis le Royaume-Uni

    Dès vendredi 14 janvier 2022, les conditions d’entrée en France vers ou depuis le Royaume-Uni seront assouplies pour les voyageurs vaccinés, d’après les déclarations du ministre délégué chargé du Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne.

    C’est une bonne nouvelle pour les Britanniques souhaitant se rendre en France. Comme prévu, la France a assoupli ce jeudi les restrictions pour les voyageurs venant du Royaume-Uni et ceux s’y rendant. 

    « Face à la prédominance du variant Omicron tant en France qu’au Royaume-Uni, le Gouvernement fait le choix d’alléger les mesures spécifiques de contrôle sanitaire aux frontières qui avaient été décidées en décembre dernier pour les voyageurs vaccinés en provenance du Royaume-Uni »

    Matignon dans un communiqué.

    Pour les voyageurs vaccinés, même non français, il n’y aura plus d’obligation de justifier d’un motif impérieux pour venir en France ni d’obligation de respecter une période d’isolement à l’arrivée sur le territoire national. À ce titre, la nécessité de s’enregistrer, préalablement au déplacement, sur la plateforme numérique « éOS passager » sera levée. Des dépistages pourront, cependant, être conduits dans les lieux d’arrivée. 

    Pour les voyageurs non vaccinés 

    Les règles restent inchangées. Il faudra un motif impérieux et s’isoler à l’arrivée en France (cela s’applique aux nationaux non vaccinés). La déclaration sera contrôlée par les forces de l’ordre, il faudra faire un test négatif de moins de 24 h avant le départ. Le décret sera publié demain vendredi 14 janvier avec une entrée en vigueur immédiate. 

    Que pensent les expatriés et les Britanniques ? 

    Guillaume, qui habite à Londres depuis le mois de septembre 2021, nous a expliqué qu’il attend la même chose du côté France-Royaume-Uni.

    « Disons que je croise les doigts pour que cela ait une influence pour que les autorités françaises rouvrent dans le sens France – UK. C’est un sacré handicap pour toutes les personnes qui n’ont pas le Pre Settled Status ou une résidence principale au Royaume-Uni. » 

    Guillaume, Français de Londres

    Pour Camille c’est enfin une bonne nouvelle et la fin d’une hypocrisie.

    “Cette mesure n’avait plus aucun sens. Surtout que la France a des taux d’infections plus élevés qu’en Angleterre depuis plusieurs semaines. Je suis actuellement en France au ski et j’ai dû respecter toutes ces mesures, mais elles ont non seulement affecté les familles qui n’ont pas pu se réunir, mais l’économie des stations de ski en particulier.  Les stations sont vides alors que les Anglais permettent de les faire tourner généralement durant cette période calme. Je suis contente que mes voyages vont pouvoir reprendre et cela me permettra de venir voir ma famille plus facilement dans les prochains mois.”

    Camille, Française de Londres

    « Les tests PCR coûtent cher »

    Pour Olivier c’est une bonne nouvelle, « mais malheureusement l’obligation d’un test négatif au départ perdure, coûtant très cher aux familles qui espèrent voir leurs proches en France. Le Royaume-Uni a aboli ces tests en début d’année bien que la situation sanitaire soit pire en France. C’est une décision incompréhensible une fois de plus. »

    « Nous croisons les doigts pour qu’il n’y ait plus de restrictions pour le printemps. »

    Audrey estime que c’est bien qu’ils assouplissent enfin, « mais la situation en France prouve bien que c’était purement politique et qu’il n’y avait aucune raison valable de bloquer les voyageurs venant du Royaume-Uni. Mon voyage avec mon copain anglais a été annulé à cause de ces règles pour Noël comme sûrement pour beaucoup d’autres personnes donc ça vient trop tard. Mon prochain voyage est en avril. Maintenant, nous croisons juste les doigts pour qu’ils ne remettent pas d’autres restrictions d’ici là. »

    Pour beaucoup d’expats, c’est un léger vent d’optimisme qui souffle, néanmoins ils restent craintifs. Cependant, M. Holroyd, député LREM des Français du Royaume-Uni, d’Irlande et des pays scandinaves, se déclare « très satisfait de ces nouvelles mesures pour lesquelles il se bat depuis plusieurs semaines et qui vont permettre aux Français résidant au Royaume-Uni de retrouver leur famille et leurs proches dans les meilleurs délais désormais. »

    Dans ses communications, il remercie vivement le Gouvernement, et notamment le Premier ministre, Jean Castex, le ministre chargé du Tourisme, des Français de l’étranger et de la Francophonie, et chargé des Petites et Moyennes Entreprises, Jean-Baptiste Lemoyne, ainsi que le secrétaire d’État aux Affaires européennes, Clément Beaune, auprès desquels il n’a eu de cesse de faire entendre la voix des Français résidant au Royaume-Uni ces dernières semaines. M. Holroyd a reçu de nombreuses réactions par mail et via ses réseaux sociaux. Pour lui, « les citoyens français résidant à Londres sont ravis de ces allègements qu’ils attendaient depuis longtemps et qui leur permettent, enfin, de retrouver les leurs. »