Vaccinés ou taxés. Le Québec durcit encore un peu plus les mesures contre ceux qui refusent le vaccin anti-covid. Le gouvernement de François Legault envisage une nouvelle taxe uniquement pour les non-vaccinés.
Une annonce limitée au Québec
Le premier ministre québécois François Legault a annoncé mardi que les adultes qui n’auront pas reçu une première dose de vaccin contre la COVID devront payer un « montant significatif » parce que leur décision a des répercussions financières importantes sur le système de santé.
Le premier ministre du Canada ne critique pas la proposition, faite par Québec, de pénaliser financièrement les non-vaccinés. Justin Trudeau prévient toutefois que cette mesure, si elle est implantée, ne devra pas aller à l’encontre des principes de la Loi canadienne sur la santé.
Dans une conférence de presse tenue mercredi à Ottawa, le premier ministre a déclaré que tout le monde prête attention en ce moment à la proposition faite par Québec, mais il reste encore beaucoup de détails qu’il faut connaître.
Pour Justin Trudeau, il faut que ce que propose le gouvernement de François Legault s’aligne sur les principes, les droits fondamentaux et les valeurs du Canada.
Les experts québécois contre la « contribution santé »
Dans une lettre ouverte publiée mercredi, les Médecins québécois pour le régime public (MQRP) s’attaquent de front aux arguments avancés par le chef du gouvernement la veille pour justifier cette taxe.
Selon eux, les non-vaccinés n’ont pas à payer pour les «30 dernières années de gestion erratique et de sous-financement chronique» du réseau de la santé, la vraie raison pour laquelle les hôpitaux se trouvent au bord du gouffre devant la 5e vague.
«Imputer les problèmes actuels du système de santé à la population non vaccinée est un raccourci bien douteux, soulèvent-ils. Autrement dit, un système mieux soutenu arriverait à soigner plus facilement une population avec une couverture vaccinale de 88%.»
Courrier des médecins québécois au Premier ministre
Le monde devient un grand jeu vidéo. Du monde physique au monde virtuel des métaverses, la logique du « gaming » a envahi l’ensemble des sphères de l’activité humaine. Les voitures avec leur écran de plus en plus grand, les smartphones et leurs applications, le commerce, l’éducation, les loisirs sont de plus en plus influencés par les jeux vidéo. Le e-sport est devenu une activité sportive reconnue au niveau international au point que certains souhaitent créer des Jeux Olympiques qui leur seraient dédiés.
38 millions de joueurs en France, une majorité de joueuses.
Selon les chiffres communiqués par le Syndicat des Éditeurs de logiciels et de Loisirs (SELL), près de 73 % des Français, soit environ 38 millions de personnes ont joué, au moins, occasionnellement, aux jeux vidéo en 2021, soit deux millions de plus qu’en 2020, une année qui avait pourtant été marquée par une forte progression du nombre de joueurs en raison de la pandémie et des confinements qui en a résulté. Les jeux vidéo ne sont plus le pré carré des jeunes. 77 % des parents jouent avec leurs enfants. Les femmes sont désormais majoritaires dans les adeptes des jeux vidéo. Parmi les joueurs plus réguliers, les hommes restent, en revanche, majoritaires. Les femmes jouent avant tout sur leur smartphone (deux tiers).
En parallèle à la diffusion croissante des jeux vidéo dans la vie quotidienne, des voix se font entendre pour souligner les dangers de la surconsommation des jeux vidéo qui génèrent des dépendances. L’Organisation Mondiale de la Santé a reconnu comme affection « le trouble du jeu », trouble provoqué par une utilisation de manière compulsive des jeux, occasionnant des dommages sur la santé.
Traitement contre l’addiction
La Chine, le plus grand marché du jeu au monde, a annoncé de nouvelles règles limitant les enfants à une seule heure de jeu par jour les vendredi, samedi et dimanche. En Corée du Sud, les autorités ont également réglementé l’usage des jeux à l’école. Au sein des pays occidentaux, des centres de traitement contre l’addiction aux jeux vidéo ont ouvert.
Les jeux sont-ils vraiment addictifs ? Les psychologues sont divisés. Dans le passé, des jugements comparables avaient été émis à l’encontre des romans, des bandes dessinées, de la télévision, du jazz ou du rock’n roll. Les critères utilisés pour diagnostiquer la dépendance au jeu demeurent vagues. Un usage obsessionnel des jeux vidéo cache, en règle générale, d’autres pathologies comme la dépression. Il serait plus une résultante qu’une cause, même s’il aboutit à plonger l’utilisateur dans un cercle vicieux.
Si pour certains les jeux vidéo isolent, pour d’autres ils permettraient de nouvelles formes de socialisation. 61 % des joueurs considèrent qu’ils créent des liens. Les jeux en ligne offrent la possibilité de constituer des communautés très larges. Les messageries instantanées permettent des échanges rapides entre joueurs. Elles sont également des portes d’entrée pour des trafics divers et variés (drogue, pédophilie, etc.).
L’arène du tournoi Dota 2, The international, tournoi annuel d’esport
Attirer et conserver le plus longtemps les joueurs
La dépendance aux jeux est d’autant plus forte que, contrairement aux groupes de rock ou aux romanciers, les développeurs ont à la fois la motivation et les moyens de concevoir leurs produits pour les rendre irrésistibles. Autrefois, les jeux étaient achetés pour un coût initial unique. En ligne, l’accès au jeu est illimité dans le temps. En jouant sur le principe de la récompense, les créateurs de jeux incitent les joueurs à rester sur les plateformes le plus longtemps possible. Avec la récupération des données fournies gratuitement par les joueurs, les développeurs peuvent affiner et modifier, en temps réel, leurs jeux pour les améliorer et augmenter les dépenses. Les règles en vigueur pour les jeux d’argent s’appliquent aux jeux vidéo. L’objectif est d’attirer et de conserver le plus longtemps les joueurs en les incitant à dépenser toujours plus.
Avec les confinements, le temps dévolu aux jeux vidéo a augmenté. En France, les parents tentent de réguler l’usage des jeux vidéo par leurs enfants. 49 % d’entre eux déclarent connaître et utiliser les systèmes, contre 32 % en 2019.
Les sociétés de jeux devraient mettre une plus grande partie de leur trésor de données à la disposition des chercheurs. Si, comme cela semble probable, les inquiétudes concernant la dépendance sont exagérées, il est difficile de penser à une manière plus claire de le démontrer. Dans le cas inverse, il vaudrait mieux que les entreprises reconnaissent le problème dès maintenant et fassent preuve d’initiative pour le résoudre, faute de quoi, les régulateurs pourraient les contraindre à agir. Or, comme la Chine l’a montré, une fois qu’un gouvernement est pris d’une crise de panique morale, il peut se déchaîner.
Après la défaite à l’élection présidentielle de 2017, le Rassemblement national a renouvelé son discours sur l’Europe, faisant notamment le choix d’abandonner son projet de sortie de l’euro, à la veille des élections européennes de 2019.
Cette nouvelle approche semble calibrée pour l’élection présidentielle de 2022 et conçue pour convaincre un électorat plus large, en rassurant ceux que les positions plus eurosceptiques inquiètent.
La question de savoir si ce changement de cap peut influer sur le résultat de l’élection et permettre à Marine Le Pen de conquérir l’Élysée demeure entière. Une certitude : son éventuelle élection pourrait changer durablement les relations entre France et Europe.
Dans les mots de Marine Le Pen, une « Europe des Nations libres »
Dans une récente interview, Mme Le Pen a déclaré que son premier déplacement officiel à l’étranger, si elle est élue en avril 2022, aurait lieu à Bruxelles. Le but est de notifier son intention de se battre contre des institutions qui œuvreraient « sans les peuples, et même contre les peuples »afin de transformer l’Europe en « une association des Nations libres ».
En d’autres termes, son objectif est de convertir l’Europe en « un espace de partenariat entre des visions libres et indépendantes », selon le porte-parole du RN Julien Odoul, contacté par EURACTIV France.
Un avant-goût de ce projet a été donné lors d’une visite au premier ministre hongrois Viktor Orban en octobre 2021, quand Mme Le Pen a affirmé que chaque droit national devait être considéré comme supérieur au droit européen. Un revirement important dans la manière de concevoir l’articulation entre les deux.
Les changements institutionnels ? « Pas une priorité »
Première coupable du dogmatisme dénoncé par Mme Le Pen : la Commission européenne. Alors qu’elle projetait de la supprimer dans la campagne de 2019, la candidate RN souhaite désormais simplement déposséder la Commission de certains de ses pouvoirs « inconstitutionnels », qu’elle se serait attribués, afin d’en faire « un secrétariat du Conseil », pour rétablir la souveraineté des nations qu’elle appelle de ses vœux.
Interrogé sur la difficulté pour Marine Le Pen de procéder à des réformes institutionnelles au niveau européen, M. Odoul veut croire que les institutions seront « remodelées de facto » au lendemain de l’élection de sa candidate. Il plaide pour une « réorientation » et davantage de « bon sens » dans le fonctionnement de l’Union européenne. La prépondérance de la France en Europe devrait permettre ces évolutions, selon l’élu.
Les priorités du RN au niveau européen
Si la candidate est élue, une priorité sera la réindustrialisation de l’Europe, en s’appuyant sur deux axes, développe M. Odoul.
D’une part, « une préférence au profit des Français en matière de prestations sociales et de formation » – sauf blocage par le Conseil constitutionnel, qui n’est pas impossible. Et d’autre part, elle souhaite associer entre eux « les grands champions européens » de l’industrie, afin d’en rendre effective la relance.
Mais le principal risque à contrer aux yeux de Julien Odoul est « la submersion de l’Europe d’ici 2050 ». C’est pourquoi la lutte contre l’immigration, à travers la refonte de Frontex et de l’espace Schengen « devenu une passoire » devront être inscrits à l’agenda européen en cas de victoire de Marine Le Pen. Une ambition partagée par le président Macron, qui souhaite s’emparer du sujet au cours de la présidence française de l’UE.
Les instruments réformés devraient alors permettre « d’éviter le remplacement de la population européenne » à terme ; la référence à la théorie du « grand remplacement » reprise par Éric Zemmour est à peine voilée.
Marine Le Pen et Vikto Orban, le premier ministre hongrois
Exit le Frexit
Malgré des constats sans concession, sortie de l’euro et Frexit sortent du programme lepéniste. Toutefois, pas de « changement de doctrine » selon Julien Odoul, mais simplement « un contexte différent par rapport à 2017 ». Le FN (devenu RN) aurait été trop isolé sur le plan européen s’il avait pris le pouvoir à l’époque, rendant impossible toute réforme de l’intérieur.
Et d’ajouter qu’en 2022, une fois Mme Le Pen élue, elle disposera « d’alliés puissants », à l’instar des gouvernements polonais et hongrois, mais également du gouvernement socio-démocrate danois – du moins sur la lutte contre l’immigration – qui la soutiendront dans ses ambitions pour cette Europe nouvelle, fait-on valoir au RN.
Une Europe au service de la France
C’est la realpolitik qui a impulsé l’évolution du projet de Marine Le Pen. Elle témoigne en effet d’une volonté de crédibiliser son discours en matière européenne, laissant la place à des propositions moins disruptives mais plus réalistes et rassurantes pour une partie de l’opinion publique.
Le Rassemblement national affiche depuis longtemps sa volonté d’exploiter les ressources européennes – institutionnelles, économiques, géopolitiques – au profit de la France en priorité, à l’opposé d’un projet de construction européenne d’intérêt commun à proprement parler, malgré le discours récurrent du parti sur les racines chrétiennes de l’Europe.
Depuis le 18 décembre 2021, pour se déplacer entre la France et le Royaume-Uni, il faut disposer d’un motif impérieux que l’on soit vacciné ou non. Le 6 janvier 2022, la liste des motifs impérieux a été élargie. Il est notamment possible de voyager entre la France et le Royaume-Uni, dans les deux sens, pour des raisons liées à la poursuite d’une activité économique requérant une présence sur place ne pouvant être différée, et sur présentation d’un justificatif de l’employeur.
Depuis quelques jours des rumeurs courent sur la suppression des restrictions concernant les déplacements entre la France et le Royaume-Uni. Nous avons interrogé un sénateur français suite à son post sur Facebook, et des expatriés afin de connaître leurs réactions.
Les problèmes vécus par les professionnels de la montagne
Cyril Pellevat, sénateur de la Haute-Savoie et conseiller régional d’Auvergne-Rhône-Alpes et président du groupe « Montagne » au Sénat, a été interpellé par les problèmes survenus dans les stations de skis à cause des décisions gouvernementales.
« Lorsque la décision a été prise au mois de décembre de fermer la frontière avec le Royaume-Uni, j’ai tout de suite été saisi par différents élus et collectivités. Ils m’ont alerté sur l’impact financier que cela produirait sur l’écosystème économique, sur les hôteliers et restaurateurs mais aussi sur les collectivités. »
Cyril Pellevat, sénateur de la Haute-Savoie et conseiller régional d’Auvergne-Rhône-Alpe et président du groupe « Montagne » au Sénat
Cyril Pellevat
Depuis le lancement de l’alerte, le sénateur a fait remonter les préoccupations au gouvernement et une réunion entre le ministre chargé des petites et moyennes entreprises, délégué au tourisme, et aussi secrétaire d’Etat aux expatriés, Jean-Baptiste Lemoyne, et les professionnels de la montagne, a notamment été organisée. Le sujet des nombreuses annulations de réservations constatées dans certains villages en Savoie et Haute-Savoie, a été largement évoqué.
Le sénateur Cyril Pellevat ajoute qu’il était dans la station des Gets. Actuellement, les hôteliers sont en lien direct avec des Britanniques qui attendent et qui repoussent systématiquement leurs réservations et leurs billets d’avion. Car d’après les professionnels, les Britanniques ont la volonté de venir faire du ski. Pour cela, ils sont prêts à décaler leurs vacances de semaine en semaine en attendant les annonces gouvernementales.
“Les relations entre la France et le Royaume-Uni sont tendues”
Toujours selon le sénateur, “nous sommes en train de vivre l’après-Brexit et le départ de l’Union européenne avec les diverses problématiques que nous pouvons avoir. Et nous le découvrons au jour le jour. Pour l’instant nous avons une situation qui semble bloquée notamment sur les pêcheurs. Il y a d’autres points et je suis confiant sur le fait que nous trouverons des solutions. Le Royaume-Uni est quand même un allié et un partenaire de longue date. Il y a aujourd’hui des points de désaccords, ce qui est normal quand nous sommes sur ce genre de processus et des points de négociations. Je suis relativement confiant. »
“Le gouvernement est sensible aux intérêts des Français à l’étranger.”
Dans l’intégralité des débats que nous pouvons avoir de part et d’autre entre les Britanniques installés en France et des Français installés au Royaume-Uni, c’est une volonté de la part de chaque gouvernement de protéger cette population qui est installée. Étant vice-président aux Affaires européennes à la Commission au Sénat, bien évidemment nous prenons en compte nos ressortissants de chaque côté.
Cyril Pellevat
Un désir de voir les restrictions disparaitre
Alexandre Holroyd [Photo via MaxPPP]
Installé à Londres depuis vingt-six ans, le député de La République En Marche, Alexandre Holroyd, représentant de la communauté française établie au nord de l’Europe (Royaume-Uni, Irlande, Scandinavie, Finlande et Pays baltes), souhaite que les restrictions entre le Royaume-Uni et la France soient abrogées pour que les Français et les Britanniques puissent circuler en toute liberté.
“J’ai écrit au Premier ministre et aux différents ministres concernés.”
Alexandre Holroyd, représentant de la communauté française établie au nord de l’Europe
Qu’en pensent les expatriés ?
Guillaume, habitant de Londres depuis le mois de septembre, trouve la situation « aberrante ». D’après lui, les décisions liées à la Covid-19 ont pris une dimension politique, bien plus que sanitaire.
« On le remarque particulièrement entre la France et le Royaume-Uni que les décisions sont accentuées par le Brexit, et malheureusement ce sont les expatriés qui en payent le prix. Je trouve cela révoltant pour être honnête. Cela fait un mois que les frontières sont fermées dans le sens Royaume-Uni – France, alors que la situation a bien plus dégénéré en France avec Omicron ».
Guillaume, Français de Londres
Pour Olivier, “ces mesures n’ont plus aucun sens sanitaire et le gouvernement français se doit de les lever dès que possible. Les déplacements familiaux ne sont pas des voyages touristiques, et même les voyages purement touristiques devraient être autorisés dès maintenant étant donné que la situation sanitaire est bien mieux maîtrisée au Royaume-Uni. Sans parler des obligations de tests qui devraient aussi être levées pour les vaccinés immédiatement, comme la France vient de le faire pour les voyageurs venant d’Afrique du Sud.”
Beaucoup de Britanniques souhaitent pouvoir voyager en France, et nous espérons que ce sera bientôt le cas. Le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, a d’ailleurs déclaré un assouplissement des restrictions de voyage entre les deux pays, d’ici à la fin de la semaine.
Au Canada, la province francophone endure sa pire crise depuis le début de la pandémie de Covid-19. Entre la hausse des contaminations et des hospitalisations, le gouvernement québécois multiplie les mesures restrictives pour tenter d’endiguer la cinquième vague.
Un système hospitalier à bout
Alors que chaque jour les admissions dues au coronavirus augmentent par dizaines, les hôpitaux se voient contraints d’annuler et de reporter des chirurgies et des rendez-vous programmés avec des patients, dans le but de libérer des lits et du personnel.
Effectivement, avec près de 2500 personnes hospitalisées pour cause de coronavirus, le personnel soignant n’a plus le choix. Parmi ces malades, la moitié sont des non-vaccinés alors que ces derniers représentent seulement 10% de la population québécoise.
Des mesures restrictives pour les non-vaccinés
Face à cette flambée épidémique, les représentants québécois cherchent à mettre en place des limitations pour les non-vaccinés. Le ministre québécois de la santé, Christian Dubé, a d’ailleurs annoncé qu’à partir du 18 janvier prochain la présentation du passeport vaccinal sera obligatoire pour accéder aux SAQ (Société des alcools du Québec) et SQDC (Société québécoise du cannabis). Une décision saluée par les citoyens.
« Tout ce qu’on va faire dans le sens d’étendre les restrictions à l’accès public aux gens qui ne sont pas vaccinés, va aller dans la bonne direction ».
Cécile Tremblay, microbiologiste et infectiologue à l’hôpital de Montréal
Christian Dubé, ministre québécois de la santé – crédit photo : AFP/ Radio Canada
La vaccination obligatoire n’est pas envisagée
Si le ministre canadien de la santé pense aller vers une vaccination obligatoire pour tous, la province du Québec se refuse à une telle résolution, et espère ralentir l’épidémie avec la campagne de vaccination. Seulement, celle-ci s’est lancée tardivement et n’a pu empêcher le variant Omicron de jouer les trouble-fêtes lors des réjouissances de fin d’année.
Des armes limitatives
Avec des centaines de milliers de contaminations pendant les fêtes de Noël, les centres de dépistages et les pharmacies ont été pris d’assaut et n’ont pu répondre à la trop forte demande de tests. Ainsi, les autorités ont décidé de remettre en place un couvre-feu imposé entre 22h et 5h du matin, de rendre l’école à distance obligatoire jusqu’au 17 janvier, d’interdire les rassemblements privés et de fermer les restaurants, théâtres, salles de spectacles, cinémas et de gym jusqu’à nouvel ordre. Pour pouvoir se dépister, une distribution d’autotests est prévue cette semaine.
La prime d’expatriation, également appelée indemnité d’expatriation, est un complément de salaire versé par un employeur à ses salariés expatriés. Il s’agit donc d’un supplément de rémunération accordé aux salariés qui acceptent d’exercer l’activité de l’entreprise en dehors de France. Cette prime a un double objectif : celui de compenser les contraintes et les difficultés que le salarié peut rencontrer lorsqu’il est à l’étranger et celui d’inciter les salariés à s’expatrier.
Une expatriation peut en effet avoir des conséquences importantes pour le salarié telles qu’une augmentation du coût de la vie, un déménagement, des démarches administratives complexes.
Comment la calculer ?
La prime d’expatriation n’est pas une prime obligatoire. Son versement et son montant ne sont donc pas fixés par la loi. Ce supplément de salaire doit donc être encadré soit par :
une convention collective.
les usages au sein de l’entreprise.
une négociation entre l’employeur et le salarié.
La prime d’expatriation correspond donc à un pourcentage du salaire de base du salarié dont le montant est fixé soit par une convention collective, par un usage ou par accord entre l’employeur et le salarié. Dans la pratique, en moyenne la prime d’expatriation est en moyenne de 5 à 20 % du salaire de base du salarié.
Le montant de ce pourcentage est lié à différents critères tels que :
L’éloignement : plus le pays d’expatriation est loin plus le montant de la prime d’expatriation est élevé.
De la durée de la mission : plus la mission est longue plus la prime d’expatriation est élevée.
Des éventuelles dangerosités du pays : si le pays présente des risques pour le salarié la prime n’en est que plus importante.
Des difficultés de vie que présente le nouveau pays. La prime d’expatriation ayant pour but de compenser ces difficultés de vie, plus elles seront importantes et plus la prime sera élevée.
Et les impôts ?
La prime d’expatriation est exonérée d’impôt sur le revenu sous conditions. Cette exonération s’applique si la prime répond aux conditions suivantes :
Elle est versée dans le but de compenser des difficultés subies lors de séjours effectués dans l’intérêt direct et exclusif de l’employeur.
Elle est accordée pour un déplacement qui nécessite une résidence d’une durée effective d’au moins 24 heures dans un autre pays.
Son montant est fixé avant le séjour et ne doit pas dépasser 40 % de celui de la rémunération du salarié.
De plus, le salarié doit rester un résident français et continuer à être imposé en France pour sa rémunération de base. Si l’ensemble de ces conditions n’est pas réuni, le montant de la prime d’expatriation est soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des traitements et salaires et doit être déclaré sur la déclaration d’impôt n° 2042.
Dans les métaverses en construction, comme dans le monde réel, on assiste à une frénésie d’achats « immobilier ». Des entreprises, des particuliers, dépensent des sommes plus importantes pour disposer d’un emplacement pouvant offrir, à terme, une visibilité dans l’univers virtuel, faisant ainsi le bonheur des vendeurs.
La Tour Eiffel de 400 à 400.000 $
Dans SuperWorld, une planète virtuelle, les internautes achètent des versions numériques de n’importe quel endroit sur Terre pour des montants atteignant en moyenne 3 000 dollars. Le Taj Mahal et la Tour Eiffel se sont échangés pour des sommes bien plus importantes, 200 000 et 400 000 dollars respectivement. Les anciens propriétaires virtuels les avaient acheté pour moins de 400 dollars chacun. Des mondes entièrement inventés attirent également les investisseurs.
En novembre, Republic Realm, une entreprise qui gère et développe l’immobilier numérique, a payé 4,3 millions de dollars pour un terrain sur une plate-forme appelée Sandbox. Le même mois, Tokens.com a dépensé 2,4 millions de dollars pour un terrain dans le quartier Fashion Street de Decentraland. Dans ce quartier, des boîtes de nuit et des casinos virtuels sont des sources de revenus et de passage, ce qui conduit à une augmentation des prix de l’immobilier. La maison de vente aux enchères, Sotheby’s, a également ouvert une galerie virtuelle sur Decentraland. Elle organise des ventes de NFT. Somnium Space, une plateforme concurrente, a gagné plus de 1,8 million de dollars de ventes de terrains sur le seul mois de novembre.
Ventes privées de NFT
Dans d’autres mondes virtuels, des salles de concert ont été créées et diffusent les performances des avatars de Justin Bieber et d’Ariana Grande. À proximité des salles de concert, des boutiques virtuelles ont été louées par des maisons de mode telles que Gucci, Dolce & Gabbana, Burberry et Balenciaga. Ces dernières vendent depuis plusieurs mois des articles de marque dans les sites « métaverse ». Comme dans le monde physique, le prix des emplacements dépend de la fréquentation et du potentiel commercial de la plateforme. L’appréciation des biens immobiliers virtuels est fonction du nombre d’utilisateurs de la plateforme et de leur volonté, ou non, de réaliser des achats virtuels. Afin d’améliorer leur fréquentation, les métaverses proposent en exclusivité des évènements comme des concerts, des ventes privées de NFT permettant d’accéder à des biens réels, etc. Le prix des emplacements est lié à des effets de mode pouvant se retourner très rapidement. Contrairement aux biens physiques, la rareté est dans le monde virtuel une valeur relative. Chaque royaume virtuel est en effet illimité.
Des nouveaux royaumes, des centaines de métaverses créés ces derniers mois.
Par ailleurs, il est possible de créer de nouveaux royaumes à tout moment. Des centaines de métaverses ont été créés ces derniers mois et d’autres sont en préparation. Une concurrence sauvage existe entre ces différents mondes virtuels. L’engouement est de nature spéculative et donc volatile. Les ventes de propriétés virtuelles impliquent généralement l’échange de la cryptomonnaie usité sur la plateforme. Pour acquérir des biens sur Decentraland, il faut disposer de la crypto maison « le mana ». Pour Sandbox, il faut utiliser des jetons numériques appelés « sand ». Les prix de ces cryptoactifs peuvent fluctuer de manière importante et rapide même par rapport aux cryptomonnaies établies telles que le bitcoin ou l’éther qui eux-mêmes constituent une classe d’actifs difficilement prévisible.
Pour réduire le risque, les investisseurs spécialisés dans les NFT et les métaverses comme « Republic Realm » diversifient leurs avoirs. Cette entreprise possède des terrains sur vingt-trois plateformes métaverses distinctes. Comme pour les réseaux sociaux, un écrémage interviendra au sein des mondes virtuels en construction avec, à la clef, de nombreux perdants. Les dirigeants des métaverses pourraient être évidemment tentés de limiter les droits de propriété pour faire augmenter les prix. La création de quartiers ou de rues de luxe virtuels reprenant les règles du monde réel est retenue par les plateformes qui ont, par ailleurs, comme objectif d’attirer le plus grand nombre d’internautes.
Le gendarme européen de la protection des données a annoncé lundi (10 janvier) avoir ordonné à l’agence de police Europol de supprimer de ses fichiers un grand nombre d’informations ne respectant pas les garde-fous érigés, notamment sur la durée de stockage d’éléments sensibles.
Cela concerne des données transmises par les pays membres de l’UE sur des individus soupçonnés d’activités criminelles, a déclaré dans un communiqué l’EDPS (European Data Protection Supervisor), une agence chargée de contrôler tous les organismes et les institutions de l’UE dans ce domaine de la gestion des données personnelles.
Si dans un délai de six mois après la réception de ces données le lien avec une activité criminelle n’a pu être prouvé, il est interdit de les conserver.
« Un délai de six mois pour la pré-analyse et le filtrage de grands ensembles de données devrait permettre à Europol de répondre aux requêtes opérationnelles des États membres de l’UE qui lui demandent un soutien technique et analytique, tout en réduisant au minimum les risques pour les droits et les libertés des personnes », a expliqué le chef de l’EDPS, Wojciech Wiewiorowski.
À l’issue d’une enquête ouverte en 2019, le Contrôleur européen de la protection des données accuse ainsi Europol d’avoir enfreint sa propre réglementation en conservant « plus longtemps que nécessaire » certaines données.
Il précise avoir notifié le 3 janvier à Europol l’ « ordre de supprimer des données concernant des individus sans lien établi avec une activité criminelle ».
Il s’agit d’une nouvelle étape après l’avertissement envoyé en septembre 2020 sur la nécessité de mettre fin à ce stockage de données jugé illégal.
Pour Europol, la décision de l’EDPS est susceptible d’entraver ses activités : « Cela aura un impact sur notre capacité à analyser de vastes et complexes ensembles de données à la demande des forces de l’ordre », a réagi l’agence lundi dans un communiqué.
La décision concerne notamment des données détenues par les États et fournies à Europol pour des enquêtes touchant « au terrorisme, à la cybercriminalité, au trafic de drogues international, à la pédocriminalité, entre autres », dans lesquelles l’intervention d’Europol « couvre fréquemment des périodes supérieures à six mois », a-t-elle fait valoir.
Logo de l’EDPS, l’autorité de contrôle indépendante qui dépend de l’Union européenne et basée à Bruxelles
Désormais, Europol dispose d’un délai de douze mois pour effacer les données problématiques qui n’auraient pas encore été éradiquées à la date du 3 janvier 2022.
La Commission européenne a salué ce délai offert « à titre de dérogation » par l’EDPS, estimant que cela donnera « suffisamment de temps » à Europol pour se conformer à la décision.
Charge ensuite au Parlement européen et au Conseil (qui représente les 27 pays de l’UE) de « fournir une solution appropriée et une clarté juridique sur le traitement des big data par Europol », a aussi relevé l’exécutif européen dans un communiqué.
L’agence européenne de police Europol, établie à La Haye, aux Pays-Bas, assiste et soutient les 27 pays de l’UE dans la lutte contre la criminalité organisée (drogue, armes, etc.) et les réseaux terroristes.
Avec un millier d’employés et 220 officiers de liaison à travers le monde, elle revendique, sur son site internet, une aide à plus de 40 000 enquêtes internationales par an.
Chaque année, la Direction des services d’immigration du Québec organise une opération de recrutement pour trouver plusieurs milliers de travailleurs français près à traverser l’océan Atlantique. La province canadienne cherche de la main-d’œuvre de tous niveaux pour de nombreux secteurs. Le Consulat général de France à Montréal compte ainsi 61 000 Français inscrits au Registre des Français à l’étranger dans sa circonscription. Ce chiffre est resté assez stable pendant la pandémie, mais il doit être analysé avec prudence : l’inscription au Registre n’est pas obligatoire (il y aurait en réalité de 120 000 à 150 000 Français dans la circonscription).
L’immigration pour sauver la francophonie
La situation du français à Montréal suscite de l’inquiétude au Québec. À tel point que le premier ministre, François Legault, inquiet de la situation dans certains commerces, où il est difficile de se faire servir en français, vient d’annoncer que son gouvernement va réformer en profondeur la loi 101. Le ministre responsable de la langue française, Simon Jolin-Barrette, s’engage à lui donner plus de mordant et songe même à l’étendre. L’autre solution pour renforcer le français dans la province canadienne est de faire appel à l’immigration : Français, Belges, Suisses, Africains, etc.
Et son économie
En sus, la province est touchée par le vieillissement de sa population, il y a donc des postes à combler avec les départs en retraite. L’économie tourne à plein régime depuis plusieurs années. Le taux de chômage ne dépasse pas les 6 %, certaines régions frôlent même le plein-emploi. Il y aura 1,4 million d’offres d’emplois à pourvoir à l’horizon 2026. Les besoins sont grands dans le secteur des jeux vidéo, de l’ingénierie ou la santé où l’on cherche des infirmières et des aides-soignantes. Dans l’agroalimentaire, la restauration, les transports et le BTP, on recrute aussi pour faire face aux carences.
Depuis 10 ans, la communauté française au Québec connaît un fort taux d’accroissement. Le nombre de Français inscrits sur les registres consulaires de Québec et de Montréal a presque doublé depuis 2005, passant de 45890 à 80900 (+76%). Chaque année, entre 3 000 et 4 000 Français s’établissent ainsi au Québec sous le régime de la résidence permanente. S’y ajoutent les étudiants, les détenteurs de permis temporaire ou d’un permis vacances-travail. Dans la ville de Québec et sa région, ils constituent le premier groupe d’immigrants.
S’adapter au pays
Les Québecois sont francophones mais ils ont une conception du travail plus nord-américaine. Le poids de la hiérarchie est moins fort qu’en France. C’est aussi plus facile de se reconvertir car la souplesse est vue comme une qualité.
Mais au-delà de l’accent, il ne faut pas sous-estimer la période d’adaptation quand on vient de l’étranger. Les salaires sont comparables, mais il n’y a que deux semaines de congés payés par an en début de carrière. Le CDI n’existe pas, même si les emplois syndiqués permettent des renouvellements automatiques. Même avec une promesse d’embauche, il faut être conscient de la différence des mœurs avant d’aller travailler au Québec.
Comme s’installer au Québec ?
Si vous êtes un travailleur qualifié et souhaitez émigrer au Québec, vous devez suivre les étapes suivantes :
En vertu de la loi canadienne, le Québec peut choisir lui-même ses immigrants. Ces derniers doivent tout de même respecter les exigences d’IRCC pour être admis au Canada. Voir les motifs d’interdiction de territoire.
Si le gouvernement du Québec approuve votre demande de Certificat de sélection du Québec, vous devez ensuite envoyer une demande de résidence permanente au Bureau de réception centralisée des demandes (BRCD) de Sydney, en Nouvelle-Écosse, Canada. À la lumière des renseignements que vous aurez présentés, un agent d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada approuvera ou refusera votre demande.
Depuis le XVIème siècle, la France a essaimé dans le monde entier. En premier lieu au Canada, qu’elle découvre via son célèbre explorateur Jacques Cartier mandaté par François Ier, puis elle s’installa dans les Antilles, avant sous l’impulsion de Colbert et du Roi Soleil de conquérir un immense territoire en Amérique du Nord et de picorer quelques enclaves dans les Indes pas encore britanniques. Puis ce fut l’Afrique avec la IIIème République et son « oeuvre civilisatrice » souvent maladroite et toujours cruelle. Au fil des siècles, quelques Français ont tenté l’aventure et sont partis s’installer dans les colonies. Leurs descendants, aujourd’hui, sont parfois encore français mais aux racines bien éloignées au point d’en avoir perdu la langue française pourtant socle de notre exception culturelle. On vous propose un petit tour d’horizon de ces Français qui ne parlent plus la langue de Molière !
Pondichéry, le confetti indien
La France régna pendant trois siècles sur son ancien comptoir implanté sur la côte orientale de l’Inde. Quelques milliers de Franco-Pondichériens défendent encore leur double culture tamoule et française.
En 250 ans de présence française, Pondichéry connaîtra deux guerres franco-anglaises. Mais elle est encore française en 1954, quand elle rejoint l’Inde indépendante. La contribution des Indiens Français à la Belle France et ses colonies fut considérable et même aujourd’hui, nombre de descendants vivent en France métropolitaine ou dans ses territoires d’outre-mer. Aujourd’hui, près de 20 000 Pondichériens vivent en France tandis que 6500 habitants de Pondichéry détiennent le passeport français.
Parmi ces Français, la grande majorité issue de castes basses ne maitrisent pas la langue française. L’accès au Lycée français étant restreint du fait de ses tarifs prohibitifs pour les classes populaires, les jeunes Français n’ont pas d’autre choix que de rejoindre le réseau indien où l’enseignement du français est réservé aux dernières années. Ce phénomène ne fait qu’éloigner un peu plus ces Français de la Nation. Par exemple, pour les élections, la France n’autorise que l’utilisation de notre langue pour la rédaction des éléments de « propagande ». Lors des élections consulaires, les candidats se sont retrouvés dans l’incapacité de communiquer vers leurs électeurs et ainsi de les mobiliser.
Autre problème, leur accès aux services de l’Etat, ayant uniquement la nationalité française (l’Inde n’autorise pas la double nationalité mais les autorise à séjourner à vie sur son territoire), ils sont souvent dans leur incapacité de faire valoir leurs droits chez nous et sont en proie à des discriminations en Inde.
Les pionniers du Paraguay
L’actuelle agglomération de Villa Hayes au Paraguay est l’héritière d’une éphémère colonisation française, elle se nommait à sa fondation « Nouvelle Bordeaux » en 1855. Née sous l’impulsion du nouveau dirigeant du Paraguay fraichement libéré de la tutelle espagnole, cette expérience française ne dura qu’une année. Le temps de voir arriver 419 Basques, des familles entières, sur ces nouvelles terres où tout était à construire. Ils furent rejoints par 400 autres Français originaires eux de Picardie.
Aujourd’hui, leurs descendants ont prospéré et 1700 ont même conservé la nationalité française. Comme en Inde, ils ont été oubliés et n’ont pas disposé d’accès à l’éducation française. Et les conséquences sont les mêmes, ces Français ne le sont plus que par le passeport. Peu mobilisés lors des élections et loin de Paris, leur circonscription consulaire est même menacée de fusion avec l’Argentine voisine. L’élu consulaire, Edmond Suchet, avec le soutien des sénateurs, essaie de s’opposer à la rationalité de l’administration afin de conserver un lien fort avec ces Français du bout du monde.