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  • Covid : le point sur les frontières en janvier 2022

    Covid : le point sur les frontières en janvier 2022

    2022 va-t-elle ressembler à 2021 voire à 2020 ? C’est la question que se posent tous les expatriés. Pour voyager vers la France ou leur pays de résidence mais pas seulement. On fait le point sur les dernières évolutions aux frontières en janvier 2022.

    France

    Une classification des pays/territoires est définie et régulièrement actualisée par le gouvernement en fonction de la situation sanitaire. Au 11 janvier, les pays sont classifiés ainsi :

    Pays/territoires « vert »  : pays/territoires dans lesquels aucune circulation active du virus n’est observée et aucun variant préoccupant n’est recensé. Il s’agit des pays de l’espace européen, auxquels s’ajoutent l’Arabie Saoudite, l’Argentine, l’Australie, Bahreïn, la Corée du Sud, les Émirats arabes unis, Hong Kong, le Japon, le Koweït, la Nouvelle-Zélande, le Qatar, le Rwanda, le Sénégal, Taïwan, l’Uruguay et le Vanuatu.

    Pays/territoires « orange »  : pays/territoires dans lesquels est observée une circulation active du virus dans des proportions maîtrisées. Il s’agit de tous les pays/territoires n’étant pas inclus dans les listes des pays/territoires « vert » et « rouge ». Des mesures renforcées sont en vigueur pour les déplacements entre la France et le Royaume-Uni. Il convient de consulter la fiche des Conseils aux voyageurs pour le Royaume-Uni.

    Pays/territoires « rouge »  : pays/territoires dans lesquels est observée une circulation active du virus avec une présence de variants préoccupants. Il s’agit des pays/territoires suivants : l’Afghanistan, l’Afrique du Sud, la Biélorussie, le Botswana, les États-Unis, l’Eswatini, la Géorgie, le Lesotho, le Malawi, Maurice, la Moldavie, le Monténégro, le Mozambique, la Namibie, le Nigéria, le Pakistan, la République démocratique du Congo, la Russie, le Suriname, la Tanzanie, la Turquie, l’Ukraine, la Zambie et le Zimbabwe.

    Europe

    Hors Union européenne, les Etats suivants ont modifié dernièrement leurs conditions d’accès :

    Monténégro

    Seules les personnes vaccinées peuvent depuis le 06 janvier 2022 entrer au Monténégro.

    Bulgarie

    Depuis le 7 janvier, seules les personnes vaccinées pourront entrer en Bulgarie depuis la France. Elles devront présenter un test PCR de moins de 72h.

    Kosovo

    Seules les personnes vaccinées deux doses peuvent désormais entrer au Kosovo.

    Royaume-Uni

    Le Royaume-Uni a supprimé l’exigence de test avant le départ pour les voyageurs vaccinés qui entrent sur son territoire depuis le 7 janvier.

    Israël

    Les personnes vaccinées peuvent depuis le 10 janvier se rendre en Israël depuis la France à condition d’avoir un test PCR de moins de 72 heures avant le vol ou un test antigénique de moins de 24 heures avant le vol et de faire un test PCR à l’arrivée.

    Asie

    Thaïlande

    La Thaïlande a suspendu le 07 janvier le programme Test & Go pour une durée indéterminée, mais a ajouté 3 provinces en plus de Phuket dans le programme Sandbox : les trois îles de la province de Surat Thani : Koh Samui, Koh Tao et Koh Phangan et l’ensemble des provinces de Krabi et Phangnga. Les personnes dont le Thailand Pass a été approuvé avant la mise en place des nouvelles restrictions ne pouvaient entrer en Thaïlande que jusqu’au 10 janvier.

    Hong-Kong

    Hong Kong a interdit les vols en provenance de France du 07 janvier au 20 janvier 2022.

    Macao

    Macao interdit toute arrivée de voyageurs internationaux par avion jusqu’à nouvel ordre.

    Cambodge

    Tout voyageur testé positif à son arrivée au Cambodge sera placé dans un centre de soins désigné par les autorités pendant au moins 10 jours. Les conditions sanitaires y sont extrêmement précaires. La fin de quarantaine n’est signifiée qu’après réception de 2 résultats négatifs consécutifs aux tests PCR réalisés à 48 heures d’intervalle. Dans ces circonstances, le Ministère des Affaires étrangère conseille de reporter tout voyage au Cambodge.

    Indonésie

    L’Indonésie ferme ses portes aux voyageurs en provenance de France. En revanche, la quarantaine est abaissée à 7 jours pour les pays autorisés. 

    Afrique et Amériques

    Algérie

    Depuis le 07 janvier, l’Algérie a ouvert partiellement ses frontières terrestres avec la Tunisie.

    Canada

    Depuis le 07 janvier et jusqu’à la fin du mois, le Québec a instauré un couvre-feu de 22h à 5h et les restaurants sont fermés (sauf livraison et commande à emporter).

  • Les startupers, la classe qui monte

    Les startupers, la classe qui monte

    La numérisation de l’économie s’accompagne de la montée en puissance d’une nouvelle catégorie au sein de la population, celle des « startupers ». Cette catégorie comprend les créateurs d’entreprises dont l’activité est liée au digital ainsi que les cadres qui y sont employés. Ce sous-ensemble comprend 600 000 personnes. Il faut y ajouter les cadres des entreprises traditionnelles dont l’emploi est en lien avec les technologies de l’information et de la communication, soit environ 800 000 personnes.

    Au total, 1.5 millions de personnes en France

    L’écosystème des startups ne se limite pas aux seules entreprises technologiques. Il faut ajouter les centres de recherche, les incubateurs, les laboratoires des universités et des grandes écoles centrées sur les techniques de l’information et de la communication ainsi que les fonds de capital-risque. Au total, plus de 1,5 million de personnes travaillent directement ou indirectement au sein de la sphère digitale.

    Cet univers du digital reste majoritairement masculin (77 %) même si ces dernières années, les femmes se font plus nombreuses notamment dans les domaines de la communication et l’analyse des données. Le marketing digital attire également de plus en plus de femmes. La principale particularité de ce nouveau monde est son caractère urbain et très parisien. 40% des effectifs sont basés en Île-de-France et 75% au sein des grandes métropoles. Une startup sur deux est installée en région parisienne. Près des deux tiers des financements profitent à des startups dont le siège social est à Paris. Les startups sont créées avant tout par les diplômés de l’enseignement supérieur dont les établissements se situent essentiellement en Île-de-France.

    Des entreprises sans bureau

    Les startupers changent à grande vitesse les codes du monde du travail, que ce soit au niveau des comportements, de la manière de s’habiller ou au niveau de l’organisation du travail. Les startups ont popularisé les entreprises sans bureau qui recourent aux espaces de coworking. En 2019, la France comptait plus de 1 700 espaces de coworking, contre 370 en 2015. Un tiers de ces lieux sont en Île-de-France et un quart à Paris. Les startups embauchent des personnes en « full remote », c’est-à-dire qui travaillent de chez eux, dans des hôtels ou au sein d’espaces de coworking. Le mode de vie professionnelle des startupers se diffuse au sein des entreprises traditionnelles qui prévoient au sein de leurs bureaux des espaces de détente ou des ateliers de cocréation.

    Les startupers, associés aux valeurs de jeunesse, de réussite, d’urbanité et de cosmopolitisme, ont tendance à vivre au sein des quartiers à la mode ou bourgeois des grandes agglomérations. À Paris, ils se concentrent dans le 9e, 10e arrondissements voire, fortune aidant, dans le 6e et le 7e arrondissements. Ils sont des adeptes de l’alimentation végan, du bio, des deux-roues et de la livraison à domicile. Leur présence modifie la structure commerciale de certains quartiers comme dans le 10e et dans certaines rues du 6e arrondissement à Paris.

    Le logo de la Franch Tech, le label officiel attribué aux entreprises françaises reconnues comme start-ups, par les autorités françaises

    Start-up Nation

    Cet écosystème mis en valeur par le Président de la République, Emmanuel Macron, avec le terme de « start-up nation » dispose de ses propres organes de communication comme le site « Maddyness » ou le site de recrutement qui lui est dédié « Welcome to the Jungle ».

    Cette catégorie de la population française s’autonomise de plus en plus. Elle se distingue du monde classique des cadres et des entrepreneurs. Composé essentiellement de diplômés bac+5, ce groupe est plus ouvert sur l’international que celui des cadres ou des entrepreneurs classiques.

    La Chine, la Corée du Sud, le Japon et les États-Unis, ou plutôt les entreprises de la haute technologie de ces pays, sont leurs références. La participation au salon CES de Las Vegas constitue pour de nombreux startupers un passage obligé. La « start-up nation » crée une nouvelle catégorie d’entrepreneurs dont les comportements et la richesse commencent à infuser au sein de la société française même si, en proportion, ce phénomène n’est pas comparable à celui en cours aux États-Unis.

  • Le Royaume-Uni menace de suspendre le protocole sur l’Irlande du Nord

    Le Royaume-Uni menace de suspendre le protocole sur l’Irlande du Nord

    La ministre du Brexit, Liz Truss, a de nouveau engagé le gouvernement britannique dans un bras de fer avec Bruxelles, avertissant dimanche (9 janvier) qu’elle était prête à suspendre le protocole sur l’Irlande du Nord, et potentiellement à faire échouer l’accord commercial du Royaume-Uni avec l’UE.

    « Je veux qu’une solution soit négociée, mais si nous devons utiliser des dispositions légales, notamment l’article 16, je suis prête à le faire », a expliqué Mme Truss dans le quotidien britannique Daily Telegraph.

    « Cette clause de sauvegarde a été explicitement conçue — et elle a été acceptée par toutes les parties — pour atténuer les problèmes sérieux dus à la sensibilité des questions en jeu », a-t-elle ajouté.

    L’UE a prévenu que le recours à l’article 16 pourrait entraîner la suspension de l’accord de commerce et de coopération avec le Royaume-Uni, qui régit les relations entre les deux parties depuis le Brexit.

    Mme Truss a pris la responsabilité des relations post-Brexit avec l’UE après la démission de l’ancien ministre du Brexit, David Frost, le mois dernier. M. Frost avait démissionné en déclarant qu’il ne pouvait pas cautionner les restrictions liées à la pandémie prises par le gouvernement de Boris Johnson ainsi que ses projets d’augmentation des taxes.

    « Je ne signerai rien qui empêche les habitants d’Irlande du Nord de bénéficier des mêmes décisions que le reste du Royaume-Uni en matière de fiscalité et de dépenses, ou qui soumet encore les marchandises circulant dans notre propre pays à des contrôles », Mme Truss a fait savoir.

    Les discussions entre les fonctionnaires de l’UE et du Royaume-Uni sur le protocole reprendront cette semaine, et Mme Truss rencontrera pour la première fois le vice-président de la Commission européenne, Maroš Šefčovič.

    Les remarques de Mme Truss ont été relayées par le chef de la diplomatie de l’UE à Londres.

    « Nous avons déjà entendu cela de la part du gouvernement, donc nous ne sommes ni surpris ni impressionnés », a confié l’ambassadeur de l’UE au Royaume-Uni, João Vale de Almeida, à Sky News.

    « Ce sur quoi nous nous concentrons, c’est d’essayer de trouver une solution aux problèmes que nous rencontrons dans la mise en œuvre du protocole », a-t-il ajouté.

    2021, la première année du Royaume-Uni hors du marché unique de l’UE, a été marquée par une série de querelles avec la Commission européenne, concernant notamment la pêche, le statut de la mission diplomatique de l’UE à Londres et le protocole sur l’Irlande du Nord, qui a constitué un sujet de discorde majeur tout au long du processus de sortie de l’UE.

    Le Sinn Fein, parti républicain irlandais qui prône la réunification des deux Irlande

    Depuis six mois, les fonctionnaires négocient un compromis sur la mise en œuvre du protocole relatif à l’Irlande du Nord, après que le Royaume-Uni s’était plaint que les entreprises étaient confrontées à de nouvelles exigences administratives coûteuses et à des problèmes dans la chaîne d’approvisionnement et que le protocole risquait de compromettre la stabilité politique en Irlande du Nord.

    Le protocole avait introduit des contrôles douaniers sur les marchandises voyageant du Royaume-Uni vers l’Irlande du Nord afin de ne pas mettre en place une frontière douanière dure sur l’île d’Irlande.

    La Commission européenne avait toutefois pris des mesures visant à garantir que les médicaments continueront à être disponibles en Irlande du Nord en même temps que dans le reste du Royaume-Uni et que les médicaments entrant en Irlande du Nord depuis le Royaume-Uni ne nécessiteront pas d’étiquetage supplémentaire.

    Néanmoins, peu de progrès ont été réalisés sur d’autres points de désaccord, tels que les contrôles douaniers sur une série de marchandises et le rôle de la Cour de justice de l’Union européenne dans le règlement des différends.

    Les deux parties considèrent les élections de l’Assemblée d’Irlande du Nord en mai comme une date clé. Ces élections pourraient voir le parti républicain irlandais Sinn Fein devenir pour la première fois le plus grand parti du gouvernement décentralisé.

  • On a trouvé l’Eldorado !

    On a trouvé l’Eldorado !

    Vous avez un sac entier de coquillages, des Cauris, monnaie internationale connue de la Chine à l’Afrique de l’ouest depuis des millénaires. Arrivent les monnaies européennes : un sac de 20.000 Cauris vaut trois euros. Adieu trésor, bonjour richesse ? L’économie financière, se plaint-on, n’a plus rien à voir avec l’économie réelle. Tant mieux ! Sans l’économie financière, des rois fainéants se trimbaleraient toujours avec leurs sacs de billes, de bronze ou de Cauris. C’est l’invention de la banque, du crédit –acte de confiance en l’avenir, acte de foi- qui a financé le décollage économique de l’Europe, qui finance, plus que jamais, l’innovation, le développement. Jusqu’ à l’affolement. Evidemment, cela ne va ni sans surprise, ni sans crise. 

    Il y a peu, les économistes estimaient qu’un pays qui dépasserait les 100% de taux d’endettement par rapport à son PIB ferait faillite. C’est  le cas du Japon, des Etats-Unis, de la France, de l’Italie, pays riches, qui continuent d’emprunter. La faillite n’est pas là. Jamais, sur longue période, les taux d’intérêt, c’est-à-dire le coût de la dette, n’ont été aussi bas. Et la dette de gonfler, gonfler … jusqu’à l’explosion ? Possible : l’inflation, cet impôt déguisé qui ruine les rentiers, montre le bout de son nez. Aie ! Ou tant mieux ? Car elle rogne la dette.

    Il n’y a pas d’autre monnaie mondiale que le Dollar et l’Euro

    Normalement, avec la fabrication de liquidités par les Banques centrales pour combler les déficits, les monnaies devraient se dévaluer. Mais il n’y a pas d’autre monnaie mondiale que le Dollar et l’Euro, qui se multiplient au fur et à besoin des déficits des Etats qui les émettent. Où aller ? En Chine ? Pas confiance : La monnaie chinoise est trop contrôlée par l’état- parti, et les dettes chinoises, privées et publiques, sont opaques et colossales.

    De nouvelles valeurs se créent  

    L’afflux de monnaie provoque bien une hausse des prix : celle des actions et des bourses. En cas d’incertitude, chacun préfère prêter aux riches qu’aux pauvres. Les actions qui montent sont celles des GAFAM et autres Tesla, tandis que les cours des vieillies industries restent à la peine. De nouvelles valeurs se créent : le Bitcoin parait presque ancien, voici venu le temps des NFL (Non Fongible Tokens), jetons uniques qui savent déjà que les univers des métavers sont à eux.  

    Il existe 6000 cryptomonnaies. Un truc de Geeks, de criminels ? C’est vrai, ce sont des actifs très spéculatifs, très volatils, indépendants des états et des banques. Le crime organisé en profite. Il représenterait … 0.15% des transactions. Les cartels n’utilisent-ils pas les dollars ? Les pirates ne faisaient ils pas collection de Cauris ? Hormis les criminels, seuls les spéculateurs, même engeance, s’y intéresseraient. Et les pauvres. Tiens, pourquoi les pauvres ?

    42% de la population au Nigéria. Plus de 30% en Thaïlande et aux Philippines. 25% en Turquie, presque autant en Argentine. Au Brésil, Colombie, Pérou près de 15%. En Afrique du sud, 18%. Là où les monnaies sont peu fiables, chacun se protège. A chaque crise, la ruée vers une valeur plus sûre qu’un Etat failli ou voleur. Le Salvador a adopté le Bitcoin comme monnaie légale. Le Zanzibar y songe. La Bourse de Gibraltar va être rachetée par une Blockchain.

    Les pauvres choisissent les cryptos contre les banques 

    L’extension des cryptos va se poursuivre. En Suisse on est à 13%. En France, où la culture économique est anti-économique, à 5%. Parce que c’est une valeur nouvelle. Comme l’expansion des NFT, (Non Fongible Token) avec les métavers. Ce sont des marchés-monde nouveaux, en expansion, qui créent, dans des univers parallèles, des valeurs qui ne sont pas fictives : des terrains qui s’achètent plus de 2 millions de dollars, des boutiques que s’arrachent les marques mondiales, cela n’a rien d’illusoire. Le NFT d’un métavers n’est pas plus virtuel qu’un billet de banque.

    Il ne s’agit pas de nouvelles monnaies. Mais d’un monde différent, qui modifie, étire, malaxe et déforme l’ancien. Un peu comme la naissance de l’aviation dans un univers de bateaux. Les navires sont toujours là, mais l’aviation change les modes de transport, et la façon de se faire la guerre. 

    Les banques vont changer, radicalement. Certaines vont disparaitre, parce qu’elles coûtent trop cher et sont de moins en moins utiles. Que gagnent-elles à conserver des clients ? Telle banque en ligne vient de supprimer 300.000 comptes, d’un coup. Elles n’ont pas même besoin de prétexte, ce qui pose d’ailleurs un problème monumental. Deux milliards de personnes dans le monde n’ont pas de compte en banque. Pourquoi en avoir, demain, si vous pouvez avoir des cryptos, ce qui est moins cher, moins contrôlé, plus sécurisé ?

    La finance nouvelle se moque du Fisc, des nationalités, des frontières. 

    La finance décentralisée, appuyée sur la blockchain, permet des transactions sécurisées, infalsifiables, et transparentes. Elle permet d’emprunter et de prêter, d’investir, d’échanger sans intermédiaire ou à des coups restreints, d’automatiser contrats et garanties, d’enregistrer de façon cryptée, sans que rien ne puisse disparaitre. Ce type de finance est déjà inséré dans les métavers, qui obligent à repenser les droits d’usage et de propriété, sans parler de la notion de territorialité et donc de contrôle national et étatique.

    Les Etats ne sont pas contents. Ils pressent les Banques centrales d’ouvrir leurs propres monnaies digitales : ne pas rater la manne, ne pas rater sa place sur la rivière d’argent, ne pas s’éloigner de ce puits d’or : la finance nouvelle, qui se moque du Fisc, des nationalités, des frontières. 

    Paniqué de voir s’échapper tant d’avoirs, le Parti Communiste Chinois a interdit les transactions et minages des cryptomonnaies. Tous les « mineurs »  sont partis. Les voilà au Kazakhstan, promu deuxième pays de minage, derrière les Etats-Unis mais devant la Russie. Et une révolution en prime ! Le prix du gaz a doublé dans ce sultanat pétrolier et familial. Le vieil or noir est plus explosif que les nouvelles mines : ces dernières se déplacent. Les pays qui veulent défendre leur « souveraineté » monétaire interdisent les cryptomonnaies. Font-ils partie de l’avant garde ? Maroc, Algérie, Egypte, Bolivie, Népal, Bengladesh.

    Une révolution financière qui transforme les économies 

    La révolution digitale ouvre la voie à un nouveau monde financier, qui transformera les économies autant que la multiplication du crédit l’a fait avec le papier monnaie. La nouvelle finance est peut-être une invention diabolique, elle pourrait surtout être l’invention majeure du 21ème siècle. 

    Bien sûr l’avion ne supprime pas le bateau. Mais la voiture a éliminé le cheval. Le minage est tout à fait énergétivore, et il y a quelque chose d’absurde à consommer tant d’énergie pour, aujourd’hui fabriquer des cryptomonnaies, demain, entretenir des métavers pour des addicts aux jeux vidéos.  Certains y voient l’absurdité et le gâchis du monde contemporain. Pas seulement.

    On peut aussi y voir la chance de réussir la transition énergétique et la possibilité de sortir l’humanité de la misère. 

    La transition énergétique demande des milliards et milliards d’investissements. Idem pour la lutte contre la pauvreté. Continuer à financer le développement de l’Asie, commencer le financement de l’Afrique, car l’explosion démographique est là. Pour faire face, le choix entre la misère, la guerre ou le crédit. Mais le crédit a ses limites, dans les conditions de la finance actuelle. L’émergence de  « valeurs »  nouvelles, d’une économie financière plus solide et moins chère, peut être une chance extraordinaire pour financer ces besoins gigantesques. 

    Financer la transition énergétique, l’éducation, la fin de l’extrême pauvreté  par la finance hors sol, telle est peut-être la prochaine surprise de la folle révolution capitaliste qui est en train de se dérouler sous nos yeux. Peut-être folie d’y croire, mais pas de le penser.

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Passe vaccinal : ce qui va changer en France ce 15 janvier

    Passe vaccinal : ce qui va changer en France ce 15 janvier

    Alors que le projet de loi sur le passe vaccinal a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, jeudi 6 janvier, le texte est présenté au Sénat, ce lundi 10 janvier. Quelle différence avec le passe sanitaire ? Quand sera-t-il appliqué et qui est concerné ? On fait le point pour les expatriés qui doivent voyager en France.

    Après trois jours de débats houleux, le texte de loi sur le passe vaccinal a été adopté à l’Assemblée nationale jeudi 6 janvier, à 214 voix pour, 93 voix contre et 27 abstentions. Les LR se sont engagés à ne pas y faire obstacle au Sénat afin de permettre une adoption rapide. De leur côté, les députés de gauche (LFI, PCF, PS, Libertés et Territoires) envisagent un recours au Conseil constitutionnel contre la loi sur le passe vaccinal.

    Dès 12 ans

    Demandé dès l’âge de 12 ans, le pass vaccinal s’appliquera dans les restaurants, bars, cafés, cinémas, théâtres et autres activités de loisirs, foires et séminaires, comme le pass sanitaire. Il sera également obligatoire dans les transports inter-régionaux (TGV, Intercités) mais pas dans les trains régionaux (TER, Transilien, RER, métros, bus) ni dans les trajets continent-Corse en bateau ou avionLes établissements et services de santé seront également exemptés du pass vaccinal.

    Le texte de loi a été légèrement modifié en première lecture, prévoyant de limiter le passe vaccinal aux Français de plus de 16 ans au lieu de 12 ans dans le cadre des activités « périscolaires et extrascolaires ».  Pour les Français scolarisés dans des établissements à l’étranger se sont les normes des pays hôtes qui s’appliquent.

    Les tests antigéniques ou PCR ne pourront plus faire office de pass vaccinal à partir du 15 janvier

    Comment obtenir son passe vaccinal ?

    Les Français de plus de 12 ans doivent présenter un schéma vaccinal complet (une ou deux doses en fonction du vaccin) ou un certificat de rétablissement dont les critères seront déterminés par un décret du Premier ministre. Les tests PCR ou antigéniques négatifs au Covid-19 ne seront plus valables.

    Pour les expatriés dans un pays de l’Union européenne, votre certificat européen reste le sésame. Tant que votre dernière injection a moins de 7 mois, votre passe reste valide. Une exception, ceux qui ont reçu la dose unique Janssen doivent recevoir une seconde dose d’un autre vaccin pour voir leur passe vaccinal activé en France.

    Pour les expatriés hors de l’Union européenne, si vous avez été vacciné dans votre pays de résidence avec une dose reconnue par l’OMS, vous devez faire reconnaitre votre vaccin avant de venir en France en suivant la procédure décrite sur le site du Ministère des affaires étrangères en cliquant ICI.

    Pour ceux non vaccinés ou vaccinés avec un produit non reconnu par l’OMS, vous avez toujours la possibilité de commencer votre schéma vaccinal en France. Des dispositions sont prévues au cas par cas pour éventuellement activé le passe vaccinal en cours de réalisation du schéma de vaccinations.

  • Avec TV5MONDEplus, on commence l’année en beauté

    Avec TV5MONDEplus, on commence l’année en beauté

    Un petit peu comme une liste de bonnes résolutions, la plateforme de la chaine éponyme a concocté une liste des « à ne pas manquer » pour bien commencer l’année 2022. Et pour démarrer l’année en beauté, TV5MONDE vous propose de partir sur les traces du charme féminin, de la grandeur de la nature et de la force des liens humains.

    TV5MONDEplus est une plateforme de streaming consacrée au monde de la francophonie. Chaque mois, elle étoffe un peu plus son catalogue pour satisfaire les francophones des 190 pays où elle est implantée à travers le globe. Vous pouvez y accéder gratuitement et quand vous le souhaitez.

    Collection Diane Kurys et Alexandre Arcady

    Côté cinéma, la plateforme vient d’ajouter à son catalogue trois films de la réalisatrice française Diane Kurys. Avec « La Baule-les-Pins », « Après l’amour » et « A la folie », plongez au coeur des questionnements amoureux et fraternels propres à la scénariste. Ensuite, vous pouvez enchainer avec les films d’Alexandre Arcady, son associé au sein de la société de production Alexandre films et ex-compagnon. Vous pouvez d’ores et déjà entrez dans son univers avec « Là-bas… mon pays », « Tu peux garder un secret », « Comme les cinq doigts de la main » et « Dis-moi oui ».

    « 5ème rang », la série dramatique de la rentrée

    « 5ème rang », la série de Francis Leclerc, disponible sur TV5MONDEplus

    Avec « 5ème rang », le réalisateur Francis Leclerc signe une série dramatique poignante. Au centre de cette tragédie, Marie-Luce, soeur ainée d’une fratrie de cinq et héritière de la ferme familiale, sa vie est chamboulée le jour où le corps de son mari est retrouvé à moitié dévoré dans l’enclos à cochons. Le drame vient ébranler la quiétude des habitants de Valmont et de ses proches.

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    « Déchaînées », le thriller familial

    Dans cette série, le personnage principal, Lucie, découvre qu’elle est la petite-fille d’une militante féministe notoire des années 70, qui semble avoir été effacée de la mémoire familiale. Contre l’avis des siens, elle déterre de vieux secrets de famille et part sur les traces de cette parente ignorée.

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    « Damoiselles », les youtubeuses de l’Histoire

    Et si les youtubeuses beauté avaient toujours existé ? Grâce à leurs tutos, les « Damoiselles » nous apprennent à nous maquiller au style de l’Égypte antique ou du Moyen-Âge. Avec elles, nous posons un regard au trait d’eye-liner certes parfait, mais grinçant sur la condition de la femme au fil des siècles. Pour chaque époque, un consultant TV5MONDEplus, décrypte le vrai du faux dans l’épisode « L’éclairage de Julien ».

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    « Adelaide Charlier, la meuf du climat »

    Adélaïde Charlier a 20 ans, est belge et surtout est la porte-parole belge francophone de Youth for Climate, le mouvement des jeunes pour le climat s’inscrivant dans la continuité des « Fridays for future » de Greta Thunberg. Dans ce reportage, elle se confie sur ses combats, ses doutes et ses réflexions sur l’avenir.

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    Phlippe Descola cherche à « Composer les mondes »

    Comment avons-nous fait pour rendre notre planète de moins en moins habitable ? Comment enrayer ce mouvement ? Une plongée dans la pensée de l’anthropologue français Philippe Descola, qui a consacré sa vie à éclairer ces questions. L’occasion de porter un autre regard sur les humains et leur environnement.  

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    Un programme hauts en couleurs, qui laisse la place aux frissons, à l’amour, mais surtout au questionnement sur nous-mêmes et le monde qui nous entoure.

  • La géopolitique au cœur du lancement de la présidence française

    La géopolitique au cœur du lancement de la présidence française

    Les troubles au Kazakhstan, les tensions autour de l’Ukraine et la nécessité d’avoir une politique européenne crédible vis-à-vis de la Russie ont dominé l’inauguration de la présidence française du Conseil de l’UE — la conférence de presse du président français Emmanuel Macron et de la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, vendredi 7 janvier à Paris.

    Le président Macron s’est dit préoccupé par la situation au Kazakhstan, qui a été frappé par une vague de protestations, ajoutant qu’il continuerait à suivre l’évolution de la situation dans le pays. La Russie a envoyé des troupes dans cette ancienne république soviétique. Le Kazakhstan est membre de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), une alliance militaire dirigée par la Russie.

    « Nous sommes inquiets, nous sommes vigilants, nous avons appelé à la désescalade, et nous sommes mobilisés, dans ce contexte tout à fait nouveau, pour être actifs », a déclaré M. Macron.

    Le président kazakh Kassym-Jomart Tokayev a déclaré vendredi (7 janvier) qu’il avait donné des ordres de tirer à vue afin de faire face à de nouveaux troubles de la part de ceux qu’il a qualifiés de bandits et de terroristes.

    Le soulèvement au Kazakhstan a commencé par des protestations dans les régions occidentales riches en pétrole contre la suppression des plafonds de prix imposés par l’État pour le butane et le propane, mais les manifestations se sont ensuite intensifiées et étendues, faisant plusieurs morts.

    La Commission européenne offrira son aide au Kazakhstan dans la mesure de ses possibilités pour résoudre la crise, a déclaré la présidente de la Commission.

    « Je suis la situation au Kazakhstan avec beaucoup d’inquiétude », a déclaré Mme von der Leyen aux journalistes, s’exprimant aux côtés de M. Macron.

    « Les droits et la sécurité des citoyens sont de première importance et doivent être garantis. Nous offrons notre assistance là où nous le pouvons », a-t-elle ajouté.

    Interrogé sur les tensions actuelles autour de l’Ukraine et sur le risque que l’Europe soit mise à l’écart par les États-Unis et la Russie, M. Macron a répondu que c’était une « bonne chose » que Moscou et Washington se parlent. Il a souligné que la coordination transatlantique était très efficace.

    « La coordination entre Américains et Européens est exemplaire sur cette question et nous avons eu plusieurs échanges avec le président Biden avant et après ses entretiens avec le président Poutine. Si ces échanges concernent la question ukrainienne ou plusieurs autres questions bilatérales, ils ne traitent pas des questions d’architecture de sécurité européenne, qui est d’abord une question pour les Européens », a déclaré le président français.

    Il a déclaré que c’était à l’UE de concevoir cette architecture de sécurité européenne qui montre clairement que l’Europe est une force géopolitique, de la proposer à ses alliés de l’OTAN et de la partager avec son voisinage.

    Macron a également déclaré qu’il avait eu deux « longues » conversations téléphoniques avec Vladimir Poutine et que d’autres entretiens auraient lieu dans les prochains jours.

    Mouvement de révolte au Kazakhstan, après la hausse des prix de l’essence – AFP

    L’Europe doit avoir un dialogue avec la Russie

    « Je pense que l’Europe doit avoir un dialogue avec la Russie. Avoir un dialogue ne signifie pas concéder. Avoir un dialogue signifie clarifier nos désaccords, mais essayer de construire l’avenir », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Nous avons besoin d’un dialogue avec la Russie, qui, en raison de notre géographie et de notre histoire, est un acteur clé de cette sécurité européenne que nous essayons de construire ».

    M. Macron a reconnu qu’en raison de leur position géographique et de leur histoire, tous les pays de l’UE n’avaient pas la même attitude vis-à-vis de la Russie, et a déclaré que c’était la raison pour laquelle il s’engageait dans des visites bilatérales pour expliquer sa position.

    Le président français a également déclaré qu’il était prêt à intégrer dans ce dialogue l’ensemble des questions de sécurité, « y compris les missiles à moyenne portée en Europe et la capacité nucléaire ».

    « Je vous rappelle que, suite à une décision unilatérale des États-Unis, nous ne sommes plus couverts par le traité INF, ce qui est préoccupant pour les pays d’Europe centrale et orientale », a déclaré M. Macron.

    L’INF, en français Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire est un traité visant le démantèlement par les États-Unis et l’URSS (puis la Fédération de Russie) d’une catégorie de missiles emportant des charges nucléaires ou conventionnelles. Les deux parties s’en sont retirées en 2019 à la suite de tensions politiques.

    Concernant l’Ukraine, M. Macron a déclaré qu’avec le chancelier allemand Olaf Scholz, il avait proposé un nouveau cycle de pourparlers sur la désescalade dans l’est de l’Ukraine, dit «  format Normandie  ».

    Le format Normandie qui est chargé de mettre en œuvre l’accord de Minsk de 2014, comprend l’Ukraine, la Russie, l’Allemagne et la France, et a été largement infructueux au cours des deux dernières années. Des diplomates ont toutefois confié à EURACTIV que Kiev n’était pas intéressé par l’accord, car s’il était rempli, il créerait une puissante force politique pro-russe au sein du parlement ukrainien.

    Mme Von der Leyen a également déclaré que toute solution aux tensions actuelles impliquerait l’Europe. Elle a déclaré que l’UE était très active dans le soutien à l’Ukraine.

    «  Je me suis rendue sur place en octobre. Nous offrons à l’Ukraine un énorme soutien financier : 6 milliards d’euros. Nous sommes indispensables pour la sécurité énergétique de l’Ukraine. L’UE a également imposé des sanctions à la Russie en raison de son agression  », a-t-elle déclaré, ajoutant que les pays de l’UE constituent la majorité des membres de l’OTAN, qui, selon elle, a un «  rôle crucial  » dans ce dialogue.

  • L’inflation au plus haut au sein de la zone euro

    L’inflation au plus haut au sein de la zone euro

    En atteignant, sur un an, 5 % en décembre, le taux d’inflation dans la zone euro a, selon Eurostat, atteint son plus haut niveau en vingt-cinq ans. Jamais depuis 1997, la zone euro n’avait connu un tel taux. En novembre, l’inflation de la zone euro avait déjà battu un record, à 4,9 %.

    Pour la Banque centrale européenne, cette inflation est transitoire et devrait diminuer en 2023, après un pic atteint en 2022. L’envolée des prix ces derniers mois est liée à la hausse exceptionnelle des tarifs du pétrole, du gaz et de l’électricité. En décembre, l’augmentation annuelle des prix de l’énergie a atteint 26 %, loin devant les autres composantes. Les tarifs de l’alimentation, alcool et tabac ont néanmoins progressé de 3,2 %, devant ceux des biens industriels (2,9 %) et des services (2,4 %).

    Parmi les grands pays, l’Espagne (6,7 %) et l’Allemagne (5,7 %) ont connu les plus fortes hausses le mois dernier, dépassant la moyenne européenne. À l’inverse, les prix sont restés plus sages en Italie (4,2 %) et surtout en France (3,4 %), selon les données européennes harmonisées calculées par Eurostat. Dans les autres pays, les taux d’inflation les plus élevés ont été constatés en Estonie (12 %) et en Lituanie (10,7 %). En revanche, les hausses des prix les plus faibles ont concerné Malte (2,6 %) et la Finlande (3,2 %).

    Siège de la BCE à Francfort-sur-le-Main, Allemagne

    En France, selon l’estimation provisoire réalisée en fin de mois par l’INSEE, les prix à la consommation auraient augmenté de 2,8 % au mois de décembre 2021, comme le mois précédent. Les prix des produits manufacturés et de l’alimentation accéléreraient nettement. Les prix du tabac seraient stables comme en novembre et ceux de l’énergie et des services ralentiraient. Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé augmenterait de 3,4 %, comme en novembre. Sur un mois, il croîtrait de 0,2 %, après +0,4 % le mois précédent.

    Un ralentissement de l’inflation est attendu dans les prochains mois notamment par un effet base, la hausse des prix de l’énergie ayant été forte à la sortie de l’hiver 2021. En Europe, et en particulier en France, à la différence des États-Unis, la répercussion de la hausse des prix sur les salaires demeure faible limitant un effet de second tour.

  • Se faire rembourser ses tests PCR réalisés en France

    Se faire rembourser ses tests PCR réalisés en France

    Dans certaines villes de France, se tester commence de nouveau à ressembler à un parcours du combattant. Les files d’attente s’allongent et les rendus de résultat sont retardés. Face à la hausse des contaminations (plus de 400 000 sur la seule journée de lundi), le système de tests du pays est sous tension. Ainsi lundi, jour de rentrée après les fêtes de fin d’année, 1,9 million de Français se sont fait tester en pharmacie ou dans les laboratoires d’analyse. Autrement dit, environ 3% de la population française s’est faite dépister sur cette seule journée. Un chiffre record depuis le début de la pandémie. Dans ce chaos général, la situation spécifique des expatriés est rarement prise en compte à l’accueil des pharmacies en France. On vous explique comment se faire rembourser ses tests PCR réalisés en France.

    File d’attente devant une pharmacie en France

    L’arrêté du 2 décembre 2021

    Depuis le 15 octobre 2021, les tests de dépistage de la Covid-19 sont payants pour les personnes majeures non vaccinées et sans ordonnance ou justificatif de contact à risque. Ils devront débourser la somme minimale de 44 € pour un test PCR et de 22 € pour un test antigénique. Les expatriés qui n’ont pas pu se faire vacciner dans leur pays de résidence, quelque soit la raison, sont eux éligibles à la gratuité du test, grâce à l’arrêté du 02 décembre 2021.

    En effet, pendant une durée de 14 jours suivant leur entrée sur le territoire, les Français résidant à l’étranger, pour que leur schéma vaccinal soit reconnu comme complet, doivent avoir reçu une des doses complémentaires de vaccin. Le texte précise que « Les examens de dépistage ou tests de détection du SARS-CoV-2 leur ouvrant l’accès au passe sanitaire seront gratuits pour la durée nécessaire à l’administration de cette dose complémentaire et à l’écoulement du délai au terme duquel elle permettra l’activation de leur passe« .

    Et pourtant, comme de nombreux témoignages nous sont revenus, en pharmacie, les expatriés doivent payer. Pourquoi ?

    La position de l’Ordre des pharmaciens

    Le nouveau protocole d’isolement annoncé par le gouvernement dimanche pour lutter contre la Covid-19 a mis « les pharmaciens en grande difficulté », nous a déclaré Carine Wolf-Thal, présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens. Depuis une semaine, pour les personnes qui sont entièrement vaccinées et cas contacts, la période d’isolement est raccourcie à 7 jours, mais à condition de pratiquer d’abord un test PCR ou un antigénique le premier jour, puis dans les jours qui viennent, deux autotests qui seront délivrés gratuitement en pharmacie. 

    Concernant les expatriés, Carine Wolf-Thal a conscience d’un manque d’information auprès des officines qu’elle explique par une « situation inédite qui met sous tension le réseau de pharmacies » et ce depuis plusieurs semaines, dès le début des vacances de Noël.

    Alors que faire pour bénéficier de la gratuité des tests ?

    Se faire rembourser après la remise du test

    Il ne sert à rien de s’époumoner auprès du ou de la pharmacienne, ni de sortir les textes. Les praticiens sont débordés et pris dans un rythme de travail intense. Le plus simple, même si vous devez faire l’avance des frais, est de réunir les éléments et de les transmettre à la caisse dont vous dépendez pour vous faire rembourser. Plus de caisse de sécurité sociale en France ? Pas de souci, c’est prévu.

    Si vous êtes affilié à la caisse des Français de l’étranger, vous devez envoyer votre facture à la CFE, et elle vous remboursera selon les mêmes modalités que l’Assurance Maladie.

    Si vous n’êtes pas affilié la caisse des Français de l’étranger et inscrit auprès d’une caisse d’assurance maladie (CPAM), dans le cadre de la coordination des systèmes de sécurité sociale européens ou d’une convention internationale de sécurité sociale signée entre la France et votre pays de résidence, vous devez adresser votre facture à cette CPAM pour en obtenir le remboursement. Pour cela, il faut avoir déjà déposé un formulaire d’inscription en vue de bénéficier des prestations à l’Assurance Maladie.

    Si vous n’êtes pas affilié à la caisse des Français de l’étranger et non-inscrit auprès d’une caisse d’assurance maladie (CPAM), au titre d’une convention internationale de sécurité sociale, vous devez envoyer votre demande de remboursement sur une plateforme sécurisée, et joindre les pièces suivantes :

    • la facture réglée ;
    • un scan de votre carte d’identité ou passeport ;
    • un scan de votre relevé d’identité bancaire (RIB) ;
    • un scan de votre carte européenne d’assurance maladie (CEAM) ou certificat provisoire de remplacement du pays européen auquel vous êtes affilié ;
    • un scan du justificatif vous permettant d’accéder au remboursement (ex : attestation de schéma vaccinal complet, prescription médicale, début de schéma vaccinal réalisé en France, attestation de refus de vaccination dans votre pays de résidence).

    ACCEDER A LA PAGE DE REMBOURSEMENT DES TESTS PCR EN CLIQUANT ICI

  • France : manifestation contre la « dictature sanitaire »

    France : manifestation contre la « dictature sanitaire »

    Ils disent non à la « dictature sanitaire ». Les opposants au passe vaccinal ont défilé dans toute la France dans une ambiance souvent enjouée…

    Sans véritable organisateurs, ces manifestations sont relayées par les Assemblées des gilets jaunes des quatre coins du pays et par les groupes libertaires. Organisées en partie contre le passe sanitaire devenu vaccinal, elles regroupent des mots d’ordre plus larges : contre la réforme de l’assurance chômage, contre la réforme des retraites, contre la loi sécurité globale et séparatisme, contre les augmentations des prix.

    Manifestation à Paris ce samedi 06 janvier ©AFP/France télévision

    A Strasbourg, « on emmerde Macron »

    A Strasbourg, lorsque la tribune harangue la foule et évoque les propos d’Emmanuel Macron, bien décidé à « emmerder » les non-vaccinés, la clameur grandit et les majeurs se lèvent. « Macron, on t’emmerde », est repris en chœur par les manifestants le long du parcours, pompiers suspendus en tête. 

    Une participation en hausse

    Dans toute la France, 105 200 personnes ont manifesté contre le passe sanitaire et le projet de le transformer en passe vaccinal, ce samedi 8 janvier, selon le décompte du ministère de l’Intérieur. 

    Une participation en hausse, avant les vacances, samedi 18 décembre, les manifestations avaient réuni 25 500 personnes. Le mouvement, dont c’est le 26e samedi de mobilisation consécutif, rassemble cependant moins qu’à ses débuts (237 000 personnes le 7 août, 121 000 le 11 septembre).

    Regardez le reportage de TV5MONDE