À compter de la rentrée scolaire 2022, l’option internationale du baccalauréat (OIB) évolue et devient le Baccalauréat Français International (BFI). Les élèves de classe de première de la voie générale qui s’engageront en 2022 dans ce dispositif prépareront pendant leurs deux années du cycle terminal cette nouvelle option internationale, en vue de la première session de l’examen BFI en 2024. Cette évolution s’inscrit dans le cadre de la réforme du lycée général et du baccalauréat général qui vise à enrichir et diversifier l’offre des parcours proposés aux élèves.
Une voie ouverte uniquement en cycle terminal
Le BFI, ouvert uniquement en cycle terminal, a vocation à accueillir de droit les élèves de sections internationales, sur avis du conseil de classe, mais également tous les élèves issus de dispositifs de renforcement linguistique ou que leur parcours a conduit à maitriser une ou plusieurs langues, après un examen de leur dossier et un entretien. Il doit pouvoir être déployé dans un plus grand nombre d’établissements répartis sur tout le territoire français et dans les établissements à l’étranger afin d’offrir cette excellence et cette ouverture à un plus grand nombre d’élèves, y compris en dehors des grandes métropoles… Dans le réseau à l’étranger où la maîtrise des langues est déjà souvent partagée, les classes BFI doivent pouvoir être en nombre plus important que les actuelles sections internationales de cycle terminal, grâce à la souplesse du processus d’ouverture.
A retenir
Les élèves n’ayant pas suivi de section internationale avant la classe de première peuvent postuler à une préparation du BFI.
Le BFI se décline, selon les établissements, en un parcours bilingue, trilingue ou quadrilingue.
Les enseignements spécifiques (approfondissement culturel et linguistique, discipline non-linguistique) sont renforcés et complétés par le nouvel enseignement de connaissance du monde.
L’engagement de l’élève est valorisé dans le cadre d’un projet mené avec un partenaire international.
Une arborescence de savoirs
L’élève scolarisé en classe menant au baccalauréat français international (BFI) suivra les mêmes enseignements que les élèves engagés dans un parcours de droit commun conduisant au baccalauréat général, à savoir : les enseignements de tronc commun, les enseignements de spécialité et, le cas échéant, des enseignements optionnels dont possiblement une langue vivante C.
Il existe aussi des enseignements complémentaires spécifiques à la préparation du baccalauréat français international :
un enseignement de connaissance du monde ;
un enseignement de discipline non linguistique obligatoire portant soit sur l’histoire-géographie, soit sur l’enseignement scientifique ;
un enseignement d’approfondissement culturel et linguistique.
En complément de ces trois enseignements obligatoires, l’élève scolarisé en classe menant au BFI peut choisir de suivre un deuxième enseignement de discipline non linguistique (facultatif) proposé par l’établissement.
Souplesse dans le choix des langues
Les élèves du BFI peuvent s’orienter vers un parcours bilingue, trilingue ou quadrilingue en fonction de l’offre disponible dans l’établissement et des choix opérés par les élèves. Quel que soit le parcours choisi, la langue vivante A reste la langue de section. À l’horaire de tronc commun s’ajoute un nouvel enseignement spécifique de connaissance du monde en LVA dispensé à hauteur de deux heures hebdomadaires.
Promotion du baccalauréat international en Belgique
Une meilleure reconnaissance
Les accords bilatéraux ont permis de repenser avec les partenaires étrangers les conditions de reconnaissance du BFI par les systèmes d’enseignement supérieur et à proposer des aménagements, le cas échéant, pour améliorer celle-ci.
La création du BFI a ainsi conduit à revoir la place des enseignements internationaux spécifiques. Il permet une meilleure reconnaissance de la qualité du parcours des élèves, de leur engagement et de leur travail, grâce à une valorisation plus marquée en termes de coefficients et une visibilité sur le diplôme.
Les grandes caractéristiques qui font le rayonnement de l’éducation « à la française » y sont confortées : développement de l’esprit critique, des valeurs humanistes et d’une approche méthodique, etc. Le BFI renforce cet aspect par un enseignement spécifique de « connaissance du monde » en LVA (langue de section) répondant à ces objectifs.
L’Allemagne a plaidé lundi (17 janvier) pour le retour de la rigueur budgétaire dans l’UE face aux appels à la souplesse de la France, laissant augurer des discussions difficiles sur la réforme du pacte de stabilité qui contraint les dépenses des Vingt-Sept.
Le mécanisme, qui limite les déficits publics à 3% et la dette à 60% du Produit intérieur brut (PIB), « a prouvé sa flexibilité pendant la crise. Mais maintenant il est temps de reconstruire des marges de manoeuvre budgétaires, c’est pourquoi je défends fortement une réduction de la dette souveraine », a déclaré le ministre allemand des Finances, Christian Lindner.
« L’Europe doit continuer à marcher ensemble dans les années à venir et nous y parviendrons (…) sur la base de notre pacte de stabilité et de croissance », a d’ailleurs assuré ce dernier en visite au même moment à Madrid.
« Je ne pense pas qu’on puisse de façon réaliste s’attendre à des changements fondamentaux sur les critères de dette et de déficit, pour lesquels il faudrait une modification des traités », a poursuivi M. Lindner.
S’il reconnaît le besoin d’une relance des investissements, il estime qu’elle ne serait pas contradictoire avec une réduction de la dette publique et insiste sur la mobilisation des capitaux privés grâce à des réformes structurelles.
La Commission européenne a lancé en octobre une consultation publique sur l’évolution du pacte de stabilité, espérant aboutir cette année à un consensus parmi des Etats membres divisés sur le rythme de réduction des déficits publics après la pandémie.
Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des finances et de la relance – IAEA ImageBank
Pas d’avancée avant juin
M. Lindner a affirmé qu’il s’attendait à ce que ce débat « démarre réellement en juin », quand la Commission aura présenté ses propositions.
Paris a fait de l’avènement d’un « nouveau modèle de croissance » l’un des sujets prioritaires de sa présidence du conseil de l’UE au premier semestre, avec notamment un sommet en mars à Paris qui y sera consacré.
« La croissance vient avant la stabilité. Il faut un pacte, il faut des règles communes, mais ce doit être un pacte d’abord de croissance », a estimé lundi le ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire, qui a jugé « obsolète » la règle limitant la dette publique dans une interview à des médias européens publiée dimanche soir.
« Il n’y a aucune raison que l’UE ait un niveau de croissance en moyenne de 1,2%-1,3% quand les Etats-Unis sont à 2,5% », a affirmé M. Le Maire à Bruxelles, assurant que cette croissance « avec plus d’investissements, plus de justice, plus d’innovation » pouvait être « un objectif partagé avec nos amis allemands ».
Pour éviter un effondrement économique, l’Union européenne a temporairement suspendu ses règles budgétaires. Avec le retour de la croissance, se pose la question de sa remise en place prévue début 2023.
Les pays du Sud, comme l’Espagne, l’Italie, la Grèce ou le Portugal, dont la dette s’est envolée pendant la crise, réclament plus de souplesse. Ils redoutent qu’un strict retour au pacte de stabilité entraîne une réduction brutale de l’investissement public, au risque de replonger l’Europe toute entière dans la récession. Comme ce fut le cas après la crise financière de 2008.
Mais les pays du Nord dits « frugaux », dont l’Allemagne et les Pays-Bas, s’inquiètent de devoir payer pour les excès supposés de leurs voisins du Sud.
Le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, a appelé à trouver « le bon équilibre » entre « réduction de la dette » et « flexibilité nécessaire pour la relance ».
Interrogé sur l’existence d’un consensus en faveur d’une réduction de la dette, Christian Lindner a estimé qu’il existait bel et bien. « Mais il peut y avoir des différences sur ce qu’on entend par consolidation budgétaire », a-t-il reconnu dans un sourire.
A l’annonce de son décès dimanche, l’ancien président de la République, François Hollande, lui a rendu hommage. Il évoque un homme à la grande humanité, se confondant avec un sage.
François Hollande, l’ancien président de la République française, Nantes 2012 – Wikimedia
Aussi, François Hollande se remémore deux souvenirs avec l’ex-chef de l’État malien. Le premier se rapporte à un repas officiel à l’Élysée, pendant lequel IBK avait avoué son attachement à la culture et à la langue française, tout en restant « très fier de son identité africaine ».
Le second récit remonte aux attentats de janvier 2015 contre la rédaction de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. Ibrahim Boubacar Keïta avait alors témoigné de son amitié et de son soutien à l’égard du peuple français à la suite des terribles évènements.
Mardi (18 janvier), l’eurodéputée maltaise Roberta Metsola a été élue à la tête du Parlement européen pour la seconde moitié de sa législature de cinq ans après avoir obtenu une majorité écrasante au premier tour de scrutin.
Mme Metsola a été élue avec 458 voix. Elle est suivie de la Suédoise Alice Kuhnke, candidate du parti des Verts, qui a reçu 101 voix, et de l’Espagnole Sira Rego, candidate de gauche, avec 57 voix.
À la dernière minute, le législateur conservateur Kosma Złotowski a quant à lui retiré sa candidature à la suite d’un accord avec les autres groupes politiques sur les rôles des vice-présidents et des questeurs de l’assemblée, qui doivent également être élus cette semaine lors de la session parlementaire.
L’élection résulte d’un accord entre les trois principaux partis du Parlement européen, le Parti populaire européen (PPE) de centre-droit, le parti centriste Renew Europe et les Socialistes et Démocrates de centre-gauche.
L’accord avait été conclu au début de la législature en 2019 et a été renouvelé pour la mi-mandat, avec une liste actualisée de dix priorités politiques : valeurs, climat, santé, numérique, économie, affaires sociales, sécurité, migration, affaires étrangères et institutions européennes.
Alice Kuhnke et Sira Rego ont tous deux reçu un soutien allant au-delà de leur groupe politique, des sources du Parlement ayant déclaré à EURACTIV que les opinions de Mme Metsola sur l’avortement et les droits reproductifs lui avaient coûté le soutien d’une minorité importante de législateurs progressistes.
Néanmoins, les sociaux-démocrates ont respecté leur part du marché puisque seule une petite minorité s’est écartée de la ligne du parti lors du scrutin secret.
Le quatrième groupe le plus important du Parlement, les Verts, a été exclu de l’accord et a accusé les autres partis de ne pas tenir compte des petits groupes. « Il fallait satisfaire certains appétits, au détriment des petits groupes politiques du Parlement », a déploré le coprésident des Verts, Philippe Lamberts.
La législature du Parlement européen dure cinq ans, mais sa présidence est divisée en deux, les sociaux-démocrates prenant la présidence durant la première moitié de la législature, et le centre-droit prenant la présidence durant la seconde moitié de la législature.
Roberta Metsola, présidente du Parlement européen, lors du congrès du Parti populaire européen en 2017 – Wikimedia
Mme Metsola succède à l’Italien David Sassoli, décédé la semaine dernière à la suite de complications dues à une pneumonie qu’il avait contractée en septembre. La santé de M. Sassoli était fragilisée par une leucémie dont il souffrait depuis son arrivée à la présidence, mais cela n’a été rendu public qu’après son décès.
Dans son discours inaugural, Mme Metsola a rendu hommage à M. Sassoli et à son héritage. La politicienne maltaise a déclaré que son rôle consisterait à « toujours défendre l’Europe, nos valeurs communes de démocratie, de dignité, de justice, de solidarité, d’égalité, d’État de droit et de droits fondamentaux. Pour la politique de l’espoir et la promesse de l’Union européenne ».
Mme Metsola a également souligné la centralité du Parlement en tant qu’incarnation des valeurs démocratiques de l’UE et a déclaré que la lutte contre l’autoritarisme, la discrimination et le changement climatique seraient ses principales priorités.
Elle a adressé ses derniers mots à la famille de Daphne Caruana Galizia, la journaliste maltaise assassinée en 2017 suite à son enquête sur des affaires de corruption politique, ainsi qu’à celle d’Olivia Dubois, une journaliste française enlevée au Mali en avril dernier.
Mme Metsola est la troisième femme à avoir accédé au poste de haut fonctionnaire du Parlement européen, après Simone Veil et Nicole Fontaine.
« Il ne faudra pas attendre deux décennies avant qu’une autre femme se tienne à ma place », a conclu Mme Metsola.
Depuis 2018, le Maroc transite du régime de change fixe au régime flexible. Avec le dollar comme monnaie de référence, le taux de change est désormais établi par le marché avec une bande de fluctuation de 5%.
Un tournant historique
Le Maroc est aujourd’hui à un tournant de son histoire économique et financière, ayant fait le choix de changer le régime de change qui régit sa monnaie, pour aller vers une flexibilisation et, à terme, un flottement du dirham. Aujourd’hui, le dirham n’est pas totalement convertible, mais l’objectif affiché par les autorités marocaines est d’aller vers une convertibilité totale. Ce qui signifie qu’il pourra être échangé librement contre n’importe quelle autre monnaie, et en particulier les grandes devises étrangères.
Cela fait une cinquantaine d’années que le Maroc a adopté un régime fixe de panier de devises, qui était constitué autrefois d’un ensemble de monnaies fortes. Avec l’arrivée de l’euro, le panier a été indexé principalement à cette monnaie et en dollar américain, à raison de respectivement 80% et 20%. Depuis, la pondération a été modifiée, à 60% pour l’euro et 40% pour le dollar, et c’est cette pondération qui prime encore aujourd’hui.
Ce qui veut dire que la Banque centrale fixe le cours central du dirham sur la base de la composition de ce panier de référence. Le Maroc compte toutefois passer de ce régime de change, un régime fixe dont le cours est indexé à un panier de devises, à un régime flottant avec un dirham marocain convertible. Ce changement de régime de change s’inscrit dans un programme de réformes économiques engagées par le Maroc et négociées avec ses créanciers internationaux, y compris le Fonds monétaire international (FMI).
Une nouvelle réglementation qui oublie les expatriés sur place
L’Office des Changes a publié, le 03 Janvier 2022, la circulaire n°1/2022 relative aux facilités de change. Ces nouvelles dispositions actualisent le régime de convertibilité en allant vers plus de simplicité pour tous. Ce régime d’égalité entre les résidents au Maroc met de fait fin aux avantages qui avaient été concédés aux expatriés.
Désormais, les résidents étrangers sont exclus de la dotation touristique pour voyages personnels qui a été relevé pour tous les Marocains désormais à 100 000.00 dhs par an. En effet, l’Office des Changes Marocain considère qu’un résident étranger a automatiquement un compte en dirhams convertible et doit donc s’en servir pour ses dépenses de voyage personnel hors du Maroc.
Sauf que seuls les expatriés détachés ont accès à un compte en dirhams convertible. Les retraités, les auto-entrepreneurs, les salariés n’ont donc désormais aucune possibilité de convertir des dirhams en devises comme l’euro. Les banques marocaines ont dès le 04 janvier signifié à leurs clients la suppression immédiate de leur droit à la dotation touristique. Ceux qui détenaient des euros, les ont vus se convertir en dirhams.
L’office des changes à Rabat, Maroc
Mobilisation des élus consulaires
Dès la parution de cette nouvelle règlementation, les Conseillers des FDE de l’UFE Casablanca et Nicolas Arnulf Conseiller FDE à Rabat se sont mobilisés et ont fait part de leur inquiétude auprès de l’ambassade de France à Rabat, des Consuls généraux de Casablanca et Rabat ,du député des Français de l’étranger de la 9ème circonscription ainsi qu’à l’Office des Changes lui-même.
Et cela a payé ! Le 13 janvier, l’Office des Changes par courrier officiel a révisé sa position sur le régime des dotations pour les voyages personnels en indiquant que les résidents étrangers qui ne disposent pas de disponibilités en devises sur un compte en dirhams convertibles peuvent dorénavant bénéficier de la dotation touristique sur présentation d’un document d’identité et d’une déclaration sur l’honneur qu’ils ne disposent pas de disponibilité sur leur compte en devises et que leurs revenus ne peuvent faire l’objet de transfert à titre d’économie.
C’est donc une bonne nouvelle pour les 80 000 de nos compatriotes qui ont posé leur valise au Maroc et la preuve que les élus locaux, au plus près des problématiques des Français établis dans le pays, sont indispensables et efficaces.
Une nouvelle année s’accompagne généralement de nouvelles résolutions, de vœux et d’ambitions. Du moins, pour l’année 2022, parents d’élèves, syndicats de professeurs et réseaux d’établissements française à l’étranger n’en manquent pas.
Dans le réseau de l’AEFE
L’écoute au cœur des souhaits
Après la grève du 22 novembre dans le réseau éducatif français à l’étranger, et la grève conjointe du 13 janvier en France et à l’étranger, personnel de l’AEFE et parents portent l’espoir de voir leurs revendications être prises en compte par l’agence. Leurs vœux sont finalement proches de leurs doléances de l’an passé.
C’est la demande des professeurs et des parents d’élèves pour 2022 : être écoutés et entendus par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Démarrer une nouvelle année ne signifie pas d’oublier la précédente et ses problèmes. Replacer le personnel et les parents d’élèves au centre des discussions pour faire évoluer et avancer l’école française, apparait donc comme primordiale aux syndicats de professeurs que sont les SNES-FSU et SNUipp, et aux trois fédérations de parents d’élèves à l’étranger, à savoir la FCPE, la FAPEE et l’UNAPE. Pour cette dernière, nouvelle dans le panorama des fédérations de parents d’élèves, la priorité est donc d’obtenir un siège au Conseil d‘administration de l’AEFE, pour pouvoir se faire entendre.
Par ailleurs, les termes de « respect », « écoute », et « dialogue » sont sans cesse revenus lors des interactions avec les différents représentants. Tous sont unanimes, il est de leur désir de voir les parents êtres « entendus à hauteur de leur implication », comme l’a souligné Isabelle Tardé, déléguée générale à la FAPEE. Les établissements français sont effectivement subventionnés à hauteur de 60% par les parents, un taux qui n’a cessé d’augmenter depuis 2012, d’après le rapport d’information de 2017-2018 rédigé par le vice-président du Sénat, Vincent Delahaye, et le sénateur de Paris, Rémi Féraud, réduisant ainsi la part d’investissement de l’État français dans le réseau. Une politique allant de pair avec la multiplication des homologations dans écoles privées mises en place dans le réseau.
Grève du 22 novembre par le personnel du réseau de l’AEFE
Le holà collectif face au décuplement des homologations
De l’avis général, parents et syndicats s’inquiètent de voir le paysage des établissements conventionnés et partenaires s’étendre sans cesse, au détriment des établissements en gestion directe (EGD). Des établissements privés auxquels l’AEFE octroie une partie de son budget annuel.
Entre les rentrées de 2017 et 2021, seul le nombre d’établissements en gestion directe a reculé. En effet, d’après le site de l’AEFE et le rapport des sénateurs MM. Delahaye et Féraud évoqué précédemment, il y avait en septembre 2017, 74 EGD sur un total de 492 structures. Aujourd’hui, le réseau n’en compte plus que 67, alors qu’il s’est agrandi et comptabilise 543 établissements. Nous sommes donc passés de 15% à 12,3% d’EGD en quatre ans. De plus, en 2017 nous dénombrions 153 installations conventionnées (31%), contre 159 de nos jours (29,2%) ; et 265 écoles partenaires (53,8%) contre 317 (58,3%) à la rentrée 2021.
Pour les professeurs et parents d’élèves, réduire toujours plus la part du nombre d’établissement gérés par l’agence, détériore notre image à l’étranger. Lieux représentatifs du système éducatif français où sont inscrits des élèves de nationalité française mais surtout étrangère, les établissements gérés par l’AEFE, font bel et bien partie de notre soft-power. Ainsi, leur allouer de moins en moins de budget et créer sans cesse plus d’homologations, estompe notre rayonnement à l’internationale.
« Je suis d’accord pour développer l’enseignement français à l’étranger, mais avant de le faire, nous devons consolider l’existant et donc ses piliers que sont les établissements en gestion directe. La solution n’est pas de privatiser car ça revient à marchander l’éducation et c’est terrible ».
Moulay Driss el Alaoui, vice-président de la FCPE chargé de l’enseignement français à l’étranger
« Nous sommes en train de tourner une page de l’enseignement français à l’étranger. Nous basculons vers une dimension vide de toutes missions républicaines et perdons quelque chose de fondamentale. »
Patrick Soldat, membre du SNES-FSU hors de France
L’appui budgétaire
L’école française à l’étranger est onéreuse. A titre d’exemple, il faut débourser en moyenne 2000€ par an et par enfant en maternelle, près de 4000€ en primaire et 800€ par mois au Lycée français de Barcelone. Avec la crise sanitaire, de nombreuses familles ont donc rencontré des difficultés pour régler les frais de scolarité. Si des aides ont été apportées via les bourses et les fonds de solidarité, elles se sont souvent révélées insuffisantes.
Sabri Khelif, président de l’UNAPE, aimerait que les fonds de solidarité des écoles puissent venir en aide aux familles dans le besoin, et non plus seulement pour les frais liés à la scolarité, mais aussi dans leur quotidien.
Pour Moulay Driss el Alaoui, vice-président de la FCPE chargé de l’enseignement français à l’étranger, il faut faire naitre d’autres formes d’accompagnement pour les familles françaises mais aussi locales. Les élèves de nationalité étrangère représentent 60% des écoliers dans les établissements français hors de France. Aux yeux du vice-président, il faut donc étendre les aides, car il en va de la pérennité du réseau qui repose essentiellement sur les familles.
Les ambitions de l’AEFE
L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger a vécu deux années difficiles et éprouvantes, au même titre que son personnel. Présente dans 138 pays, il a fallu qu’elle s’adapte aux restrictions et demandes de chaque gouvernement, tout en essayant de maintenir le navire à flots et à le faire avancer dans le sens du CAP 2030, année durant laquelle l’objectif du président Emmanuel Macron de voir doubler le nombre d’élèves dans le réseau devra être atteint. L’ambition de l’agence pour 2022 est donc de maintenir la trajectoire grâce à un plan élaboré autour de l’égalité sociale et de la structuration du réseau.
Égalités sociales
Dans les objectifs du réseau, l’égalité des sexes et des chances sont à l’ordre du jour, tout comme dans les objectifs de mandat du chef de l’État.
D’un côté, le plan « d’action relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes à l’AEFE » sur trois ans, présenté au ministre des affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, en mars 2021, va structurer l’année. Il s’agit d’un plan visant à effacer les disparités entre les sexes dans le milieu professionnel.
D’un autre, l’agence souhaite mettre en avant une école pour tous, en facilitant l’intégration des élèves aux besoins éducatifs particuliers, et avec la création d’un diplôme universitaire pour les personnels du réseau.
Un investissement particulier pour les infrastructures et le personnel
Pour assurer la pérennité du réseau, il est nécessaire d’investir à l’intérieur. D’après nos échanges avec l’AEFE, l’agence va poursuivre la sécurisation des établissements, la formation et l’accompagnement de personnel.
Enfin, la nouvelle année devrait marquer le renforcement de la politique plurilingue de l’Agence, avec l’augmentation et le renforcement du nombre de langues enseignées et de sections internationales. Un plan déjà bien huilé car le réseau a vu le nombre de ses sections internationales doubler en cinq ans, pour atteindre un total de 241 sections dans 117 établissements et présentes dans 54 pays, à la rentrée 2021. A savoir que plus de la moitié des classes internationales sont anglophones, et que la deuxième langue la plus représentée est l’arabe avec 65 sections plurilingues.
Au sein de la MLF
Dans les établissements de la Mission Laïque Française (MLF), l’année 2022 est synonyme de fête, puisque les 120 ans du réseau seront célébrés en mai. Pour l’occasion, un congrès est prévu à Rabat, au Maroc. Michel Bur, chef du service de la pédagogie, espère bien que l’évènement pourra se tenir et avoue qu’une alternative en ligne sera prévue si la pandémie vient jouer les troubles fêtes.
Par ailleurs, il confie qu’un tel anniversaire est l’évènement parfait pour se questionner sur le réseau, son identité et son avenir. C’est pourquoi le congrès se voudra participatif et organisé autour de ces trois interrogations. Des sujets d’ores et déjà à l’ordre du jour au sein de la MLF.
Depuis la rentrée 2021, un cycle de conférences et de débats a été initié. Deux évènements d’une heure environ, ont déjà eu lieu et ont réuni plus de 5000 élèves, parents, professeurs et invités par vidéo-conférence, sur les thèmes de « l’importance du multilinguisme » et « la résilience pendant la pandémie », et sont disponibles en ligne.
« Les conférences servent à réfléchir à l’école d’aujourd’hui et de demain, tous ensemble. Nous sommes sur un processus de pyramide inversée, où les idées viennent d’en bas pour remonter au sommet ».
Michel Bur, chef du service de la pédagogie au sein de la Mission laïque française
Dans la même idée, des semaines thématiques pour le personnel enseignant ont été balisées au cours l’année 2022. Organisés en dehors du temps scolaire, des discussions autour de l’éducation seront mises en place dans tous les établissements du réseau.
Finalement, parents, professeurs et établissements ont fait le vœu de faire progresser l’enseignement français à l’étranger, dans l’optique d’apporter le meilleur à leurs enfants ou élèves et de faire rayonner la France à l’international.
L’inflation est une manifestation monétaire de la rareté. La force de la reprise faisant suite à une désorganisation des circuits de production, a provoqué un déséquilibre entre l’offre et la demande, entraînant une hausse des prix dans un environnement de liquidités abondantes. La France qui dans le passé avait une tradition d’inflation élevée semble, pour le moment, être préservée. Le taux d’inflation n’y dépasse pas 2,8 % sur un an au mois de décembre quand des taux supérieurs à 5 % sont constatés chez ses partenaires. Cet écart est une illusion d’optique.
Avec le plafonnement de la hausse des prix de l’énergie et en particulier de l’électricité, l’Etat prend à sa charge une partie de l’inflation. En règle générale, les gouvernements tentent de réguler les marchés face à la hausse des prix. Il en fut ainsi après la Seconde Guerre mondiale jusque dans les années 1980 avec le recours à la fixation administrative d’un certain nombre de prix ou même à leur blocage pur et simple. La libération des prix a été engagée par le Gouvernement de Raymond Barre en 1979 puis fut achevée par Pierre Bérégovoy en 1986 avec l’instauration du marché unique des prix.
Erosion du niveau de vie des ménages
Depuis quelques années, le contrôle des prix revient à la mode que ce soit en matière d’immobilier avec l’encadrement des loyers ou avec l’énergie. Cette tentation s’explique par l’érosion indirecte du niveau de vie des ménages.
Depuis une génération, le budget des ménages est de plus en plus grevé par la hausse des dépenses dites pré-engagées qui comprennent celles liées au logement, aux abonnements liées aux techniques de communication, aux services financiers et à celles liées aux assurances. Elles représentent 35 % des dépenses de consommation.
La progression des dépenses contraintes oblige les ménages à arbitrer sur les autres postes de dépenses : transports, loisirs, équipements, habillement. La baisse des prix d’un certain nombre de biens, notamment ceux importés des pays émergents, a permis de compenser la hausse de l’immobilier. Il n’en demeure pas moins que les locataires paient un lourd tribut en termes de budget, leur loyer pouvant en représenter, à lui seul, plus de 30 %.
Le doublement des prix de l’immobilier depuis le début du siècle, même s’il n’est pas intégré dans le taux d’inflation de l’INSEE qui est calculé à partir de l’évolution du prix des biens de consommation, constitue un réel problème social majeur pour de nombreux ménages.
Les jeunes actifs éprouvent de plus de plus de difficultés à se loger. Ils sont bien souvent contraints d’habiter loin de leur travail. Il n’est pas surprenant que cette population soit, aujourd’hui, la plus encline au développement du télétravail voire à la « grande démission ».
Face à la hausse des prix de l’immobilier, en Allemagne, au Canada, en Suède mais aussi en France, une contestation prend forme afin soit de la limiter, soit de réserver les logements à la population locale. L’inflation immobilière est un fléau qui est le produit des taux bas et d’une rareté entretenue. Les faibles taux d’intérêt que les banques centrales imposent, tout autant pour relancer l’économie que pour maintenir la solvabilité des Etats, alimentent une spéculation qui enrichit virtuellement les actuels propriétaires.
La réglementation a réduit le foncier disponible
La hausse des prix est aussi le résultat d’une insuffisance chronique de logements. Au nom de la défense de l’environnement mais aussi par conservatisme, la réglementation a réduit, ces dernières années, le foncier disponible. Par ailleurs, de nombreux élus reprenant les souhaits de leur électorat, s’opposent fréquemment à la construction de nouveaux logements. Les projets immobiliers font l’objet de recours multiples, ce qui ralentit leur réalisation.
Dans tous les pays occidentaux, malgré la demande, la réalisation de logements neufs peine à retrouver son niveau d’avant 2007. Les coûts croissants de construction attisent également la hausse des prix. Les normes environnementales y ont une part de responsabilité tout comme la faible industrialisation du secteur.
A la différence de nombreux autres secteurs économiques, le bâtiment peine à réaliser des gains de productivité. Ce secteur est peu concentré, freinant la diffusion des innovations. Les inégalités patrimoniales qui s’accroissent depuis trente ans sont la conséquence des déséquilibres du marché de l’immobilier. Les politiques de soutien au logement mises en œuvre ont échoué. Comme l’a souligné, à plusieurs reprises, la Cour des Comptes, elles ont avant tout contribué à augmenter les prix.
Face à cette situation, certains préconisent l’alourdissement des droits de succession, l’introduction de nouveaux impôts ou le durcissement de l’encadrement des loyers, quand d’autres demandent au contraire l’inverse. Une action sur l’offre semble s’imposer pour résoudre la crise des logements. Cette action ne signifie pas de rééditer les erreurs des années 1960 qui ont abouti aux problèmes des banlieues. Avec l’expérience acquise, les urbanismes devraient être à même de proposer la construction de quartiers d’ensemble associant habitation, lieu de travail et loisirs.
En mai 2020, au coeur de la République islamique d’Iran, le Français de 36 ans Benjamin Brière, est arrêté par les forces de l’ordre et placé en détention pour cause d’espionnage, alors qu’il traversait le pays en simple touriste dans un van emménagé.
Son tort aurait été d’avoir pris des photos à l’aide d’un drone, de zones interdites dans un parc naturel d’Iran.
Incarcéré depuis bientôt deux ans, il devrait être jugé dans peu de temps pour « espionnage » et « propagande contre le système » politique iranien, selon son avocat. Des peines punies respectivement de la peine de mort, toujours en vigueur dans le pays, et de trois mois à un an d’emprisonnement.
Pour tenter de le faire sortir de là, sa soeur Blandine, a rédigé une lettre ouverte parue dans le magazine Le Point, dans laquelle elle considère que son frère est retenu « sans fondement » et qu’il est réduit à un « instrument de négociations qui le dépassent ».
« Le président est la personne la mieux placée pour nous aider. Je souhaiterais qu’il utilise tous les moyens diplomatiques à sa disposition pour sortir mon frère de là. Nous sommes aujourd’hui totalement désemparés, car, jusqu’ici, personne n’a rien fait de concret pour Benjamin ».
Blandine Brière à l’hebdomadaire Le Point
Ainsi, la soeur de Benjamin Brière appelle le président de la République pour qu’il puisse obtenir sa libération.
Selon la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), la victime d’un meurtre gratuit dans un marché marocain ce samedi 15 janvier, a été identifiée comme « une ressortissante française âgée de 79 ans, résidant dans un camping proche de la ville de Tiznit« , au sud d’Agadir. Une femme qui comme de nombreux Français avait décidé de passer une partie de l’année en expatriation au Maroc pour profiter de sa retraite.
Un Marocain de 31 ans
La police a arrêté samedi soir à Agadir un homme âgé de 31 ans et des investigations sont en cours pour déterminer les motifs de son acte, ajoute la DGSN, qui ne précise pas quand la femme a été tuée. La police avait indiqué plus tôt qu’une enquête judiciaire avait été ouverte pour interpeller un « suspect présumé dans une affaire de coups et blessures à l’aide de l’arme blanche, ayant entraîné la mort d’une ressortissante étrangère« .
Selon les données préliminaires de l’enquête, le suspect a causé la mort « à l’aide d’un objet tranchant alors qu’elle se trouvait au marché municipal de Tiznit« , indique la DGSN, ajoutant ne pas exclure « l’hypothèse d’une agression pour vol« .
Préméditation
Le suspect est soupçonné d’avoir commis « un meurtre prémédité et une tentative d’assassinat« , selon la même source.
« Il a été arrêté après avoir tenté d’agresser physiquement les clients d’un café sur la côte d’Agadir, dont une victime belge qui a été transportée à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires » selon le parquet de la ville.
Il est par ailleurs précisé que le suspect avait auparavant été admis dans un hôpital psychiatrique « du 25 septembre au 25 octobre 2021« .
Le 14 janvier 2022 vers 19h45, les services de police belges sont appelés à intervenir dans la station de métro « Rogier » car un jeune homme venait de pousser une dame sur les voies du métro, explique dans son communiqué le Parquet de Bruxelles.
La femme n’est pas blessée
Né en 1998, le jeune Français, résident belge, a poussé une femme alors qu’il ne la connaissait pas. Il l’a projetée sur les rails juste avant l’arrivée d’un métro. Après cet acte odieux, l’individu a pris la fuite en courant. Des personnes sur le quai ont alerté le conducteur du métro qui a réussi, en effectuant un freinage d’urgence, à ne pas heurter la victime.
Les passagers ayant assisté à la scène sont descendus sur la voie pour porter assistance à la victime et la remonter sur le quai. Fort heureusement, elle a pu regagner son domicile après un passage à l’hôpital pour y subir des examens.
Interpelé grâce aux caméras
Comme le relate CNEWS, le suspect a été interpellé grâce aux caméras de surveillance quelques minutes après les faits. Celui-ci se trouvait dans une autre station. Un mandat d’arrêt a été requis contre lui pour tentative de meurtre par le procureur du Roi de Bruxelles. «L’enquête suit son cours afin de déterminer les circonstances exactes des faits ainsi que le mobile du suspect», a affirmé Sarah Durant, la substitute du procureur du Roi, dans un communiqué.
😨😨😨😨Tentative de meurtre à la station Rogier à 19h42 (Tiers a poussé un voyageur dans les voies, la rame a procédé à un freinage d'urgence pour éviter le pire). PSS, PFM, Patrouille, PMZ et service de secours sur place. Tiers a pris la fuite. pic.twitter.com/UBfEUXwOew
Le jeune auteur a été auditionné par la police avant d’être mis à la disposition du parquet de Bruxelles et il n’a, a priori, aucun lien avec la victime, qui semble donc avoir été choisie au hasard. Le juge d’instruction l’a entendu samedi, et il a délivré un mandat d’arrêt à son encontre, après l’avoir inculpé de tentative de meurtre. Jusqu’à présent, rien ne permet de comprendre quel est son mobile, et on ne connaît pas son état mental : un expert psychiatre a été désigné par le juge d’instruction pour vérifier l’état du suspect, a exposé le parquet sans faire d’autre commentaire « afin de ne pas nuire à l’enquête. »
La famille expatriée en Belgique se désolidarise
Le suspect est originaire d’un village situé entre Paris et Strasbourg. Un membre de sa famille a régi dans le quotidien flamand Het Nieuwsblad.
« C’est incompréhensible. Nous espérons que la femme est bien entourée et qu’elle ne souffre d’aucun dommage permanent. Lui ? Il doit faire face à ses problèmes. Nous espérons que justice sera rendue à cette femme. »
Frère de l’auteur des faits
Pour le moment, on ne sait toujours pas ce qui a poussé le jeune Français à pousser cette dame sur les rails du métro à Rogier. A priori, il ne connaissait pas la victime. Sur les images de vidéo-surveillance, on le voit en t-shirt en plein hiver et sans masque.
Vendredi, l’homme a été auditionné par la police. Il n’était pas très bavard. Il a été inculpé pour tentative de meurtre.