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  • La France dans les eaux troubles du Burkina Faso

    La France dans les eaux troubles du Burkina Faso

    Les 4000 Français du Burkina Faso vivent des heures difficiles alors que le pays est en proie à un coup d’Etat, le deuxième de l’année. Entre fausses rumeurs, propagande russe, haine de l’ancien colonisateur et absence d’autorité forte, les exactions se multiplient. Première cible, l’ambassade de France à Ouagadougou.

    Un coup d’Etat piloté depuis Moscou ?

    La capitale du Burkina Faso est plongée dans le chaos depuis le coup d’État survenu ce vendredi, et la France est directement prise pour cible par les manifestants favorables aux putschistes.

    Les manifestants expriment à la fois un fort ressentiment anti-français et un appel à l’intervention de la Russie !

    « On veut la Russie, on veut une collaboration avec le Mali, la France à bas ! »

    Une manifestante au milieu d’une foule où on aperçoit quelques drapeaux russes.

    Dès leur déclaration de samedi, signée du capitaine Ibrahim Traoré, les putschistes avaient mentionné leur « ferme volonté d’aller vers d’autres partenaires prêts à aider dans la lutte contre le terrorisme ». Si la Russie n’est pas explicitement citée, c’est bien elle qu’appellent à la rescousse les manifestants de Ouagadougou, brandissant des drapeaux russes et appelant à imiter le Mali. L’armée malienne a en effet eu recours à des « instructeurs » du groupe paramilitaire Wagner, qui ont parfois directement repris les bases abandonnées par les militaires français lors du retrait de l’opération Barkhane. Ces mercenaires russes sont proches du Kremlin, ne répondant qu’à Poutine, ils sont devenus le bras armé d’une influence russe grandissante dans toute l’Afrique francophone.

    Les drapeaux russes ont déjà fait leur apparition plusieurs fois dans des manifestations du même type dans tout le Sahel. En échouant à neutraliser les groupes djihadistes dans la région, qui se sont au contraire développés malgré l’ampleur de l’opération Barkhane, la France en est paradoxalement vue comme la responsable, voire la complice. 

    Les réseaux sociaux diffusent sans relâche des rumeurs colportant cette collusion supposée, parfois relayées aussi par des acteurs politiques majeurs, comme récemment le ministre des Affaires étrangères malien. Les réseaux russes semblent ne pas être étrangers à ce qui semble être une campagne orchestrée de désinformation. 

    Lors du putsch de janvier dernier, l’homme d’affaires russe Evgueni Prigojine, proche du Kremlin et qui a depuis reconnu avoir fondé le groupe Wagner, avait salué le coup d’État comme le signe d’une « nouvelle ère de décolonisation », faisant implicitement offre de services au nouveau pouvoir à Ouagadougou. L’IRSEM (Institut stratégique de l’Ecole militaire), avait d’ailleurs pointé dans un rapport du mois dernier, la « percée » récente, dans l’audience burkinabée, des antennes francophones de RT et Sputnik, deux médias téléguidés par Moscou.

    L’ambassade de France au coeur de la tempête

    L’ambassade de France à Ouagadougou a été prise pour cible par des manifestants dimanche pour la deuxième fois en deux jours. Quelques dizaines de manifestants ont mis le feu à des barrières et jeté des pierres contre le bâtiment. Des grenades de gaz lacrymogène ont été tirées pour les disperser, selon un journaliste sur place. Ils soutiennent les militaires auteurs d’un coup d’Etat, vendredi. Samedi, ces derniers accusent la France d’aider le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qu’ils ont renversé, à préparer la reprise du pouvoir.

    Attaque de l’Ambassade de France à Ouagadougou ce dimanche 02 octobre 2022 ©AFP

    Des manifestants s’étaient déjà réunis devant l’ambassade de France en fin de journée, et un incendie s’était déclaré. Un autre feu avait été allumé devant l’Institut français à Bobo-Dioulasso, la deuxième ville du pays. Le ministère français des Affaires étrangères a condamné les violences et appelé les Français à « rester chez eux jusqu’à nouvel ordre ».

    Des rumeurs qui ciblent la France

    Si les manifestants s’en sont pris à notre ambassade samedi, c’est que ce jour, les putschistes ont affirmé que l’ancien chef de la junte s’était réfugié sur la base de Kamboinsin, où des militaires français forment l’armée burkinabée, et d’y préparer une « contre-offensive ». Ce dernier l’a démenti dans un communiqué sur Facebook, sans dévoiler où il se trouve. Le Quai d’Orsay a fait de même, et sa porte-parole Anne-Claire Legendre a décrit les manifestants comme « manipulés par une campagne de désinformation à notre encontre ».

    Manifestation le 01 octobre devant l’ambassade de France ©REUTERS/Vincent Bado

    Des consignes de prudence

    Logiquement depuis le 30 septembre, les services consulaires sont mobilisés pour nos compatriotes. La situation reste tendue à Ouagadougou ce lundi. Il est recommandé de limiter ses déplacements au strict nécessaire, d’observer une attitude de prudence et de réserve, et d’éviter les attroupements. Les citoyens français peuvent être pris pour cible surtout que les possibilités pour ces derniers de quitter le territoire sont limitées avec des routes tenues par des bandes, profitant du chaos, et la fermeture de l’aéroport.

  • Hégémonie occidentale

    Hégémonie occidentale

    Il n’y a pas de guerre mondiale, mais il y a bien une guerre mondialisée. Poutine a raison : l’Occident impose son hégémonie. America is back, en grande partie grâce à lui. Soit, la récession s’annonce aux Etats-Unis. Mais elle se pointe partout dans le monde. 

    Dans la crise qui vient, celle qui succède à la crise de la Covid, après la crise de l’euro, après celle des subprimes, dans la crise annoncée, qui sera peut-être moins forte qu’annoncée, peut-être plus, parce que les crises engendrent les crises, les Etats-Unis entrent peut-être les premiers -c’est à voir- mais en sortiront les premiers -c’est certain. 

    Le dollar a gagné 20%, en moyenne, en un an, par rapport aux autres devises. L’euro (-15%) oscille autour de la parité.  Le yuan chinois est tombé à son plus bas niveau depuis 2008. La croissance chinoise, l’année prochaine, devrait être en dessous de 3%, une croissance inférieure à celle de ses voisins : du jamais vu depuis Deng. Insuffisant pour maîtriser la société chinoise sans accroître la surveillance policière. Les purges au sein de l’appareil s’accentuent, les faillites aussi. 

    Et l’Europe ? Elle prévoit -15% de consommation de gaz et multiplie les diversifications d’approvisionnement. L’Allemagne entre en récession. Les pays européens craignent l’hiver. La crise peut venir de l’intérieur de chaque pays, entre chaque pays : crise sociale face aux gouvernements affaiblis, crise monétaire à cause des écarts de taux entre Etats.

    La BCE monte les taux pas à pas, comme un condamné à l’échafaud.

    Pour éviter la crise sociale, des chèques. La hausse des prix est une ponction directe sur le pouvoir d’achat, non compensée par les augmentations de salaires, qui, si elles étaient accordées, alimenteraient l’inflation. L’Allemagne met 200 milliards sur la table. Le Royaume-Uni 90. La France en reste à 40. Mais l’Italie, avec ses Fratelli, combien peut-elle mettre ? Rien, sauf ce qui vient de la Banque centrale européenne. Et si les taux italiens devaient grimper comme ceux des Grecs il y a quelques années, virer la Meloni et rappeler Draghi suffirait-il ? Quel écho aurait un Salvini pacifiste pro-russe ? La BCE monte les taux pas à pas, comme un condamné à l’échafaud : toute hausse de taux plombe la croissance et accroit le poids de la dette.

    Le « petit-bourgeois » « occidental » plus douillet que le moujik « russe ».  

    C’est sur la crise sociale à venir, la division européenne, que compte Poutine. Il pense que le « petit-bourgeois » « occidental » est plus douillet que le moujik « russe ». Mais qui, de la crise mondiale, s’en sortira le mieux ? Quels sont les pays qui tiendront face à l’étranglement des circuits de financement et de distribution ? Ceux qui peuvent s’appuyer sur une monnaie et une économie solide : les pays capitalistes ont du capital.

    En cinquante ans, le « déclin », relatif, de l’Occident correspond à ce moment, la mondialisation, où la croissance mondiale a tiré les pays émergents et permis aux moins riches de rattraper les autres. A l’inverse, en temps de crise, les dodus ont des capacités de résistance que n’ont pas les autres. Les pays capitalistes ont du capital. La Banque de France évalue le « patrimoine » de la France à 18.000 milliards d’euros (détenu à moitié en immobilier par les ménages), en progression de 8% en un an.

    Un peu comme si un Américain avait gagné 20% de bons d’achats sur le monde. 

    D’un côté, la faim qui revient, avec 345 millions de personnes menacés, alerte le FMI, qui ouvre des lignes de crédits d’urgence. De l’autre, des capacités de crédit fondées sur un patrimoine, et des monnaies fortes, notamment le dollar. Encore une fois : +20%. En caricaturant, c’est un peu comme si un Américain avait gagné 20% de bons d’achats sur le monde.

    Otan, dollar, énergie, GAFAM, les Etats-Unis voient leur poids mondial renforcé. L « alliance anti occidentale » s’effrite déjà. La Chine lâche la Russie. L’Iran se cabre sous les coups de ces femmes « occidentalisées » qui défient la police religieuse. Car là aussi, la lutte se joue entre la modernité occidentale et l’archaïsme théocratique. Les droits des femmes : un impérialisme culturel …

    Voilà le vrai poison : l’Occident n’est plus en Occident. Poutine a raison : l’Occident est mondial. Il est à Téhéran. Il est à Tokyo, Taipeh, Séoul, Singapour, Rio, Oslo, demain à Saint Pétersbourg, il faut l’espérer. Les racines finoises des Finlandais sont-elles plus « occidentales » que celles des Slaves russes ? L’Occident est partout.

    L’Inde sera-telle le pivot de l’Occident ? 

    Les Chinois anciens appelaient l’Inde : « le paradis occidental ». L’Inde, pays misérable à la croissance robuste, avec ses guerres religieuses et ses apôtres de la non-violence, pays polythéiste et membre du Commonwealth, sera-t-il le pivot de l’Occident ? 

    L’Occident est un faux pays, un mirage oriental, à moins qu’il ne représente tout ce que Poutine et autres tyranneaux craignent, envient, admirent, redoutent. 

    Pendant que de pauvres jeunes gens meurent sous les ordres de brutes imbéciles au nom d’un drapeau souillé de crimes, un nouvel ordre mondial apparait, dans une révolution qui saute de crise en crise. Ses déchirures sont violentes, ses promesses aussi. Il peut se faire sans la Russie, pas sans les Etats-Unis ni l’Europe. Il ne se fera pas non plus sans les valeurs « occidentales » : pas parce que les « Occidentaux » seraient les plus forts -ils sont de moins en moins en Occident- mais parce que ces valeurs renforcent ceux qui les adoptent. 

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 03.10.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 03.10.22

    Bonjour, à tous, nous voilà déjà au mois d’octobre, on commence le mois par l’ouverture ce lundi 03 octobre de l’AFE, l’occasion de faire le point avec Ronan Le Gleut sur la rentrée des LR tandis que la réforme des retraites plombe le nouveau mandat d’Emmanuel Macron. 

    Ouverture de l’Assemblée des Français de l’étranger

    C’est la deuxième session de l’année 2022 et la deuxième que préside la nouvelle élue Hélène Degryse. Elle a d’ailleurs mis sa patte à cette organisation qui sera ponctuée de réunions sur le thème de l’égalité des sexes mais dont l’enjeu principal est l’avis émis sur le budget 2023. Alors que la commission finance avait alerté la semaine dernière sur l’absence des documents nécessaires à l’étude, depuis la situation s’est normalisée. Cependant, à un an de la sénatoriale, l’ambiance sera lourde dans le centre de conférence du Ministère des Affaires étrangères. Les 90 élus se préparent à une campagne rugueuse. Une session qui se déroulera sur toute la semaine, nous en parlerons chaque jour. 

    Participez à notre consultation

    Ronan Le Gleut et la résidence d’attache 

    Alors que son mandat sera remis en jeu l’année prochaine, le sénateur et président de la fédération des Français de l’étranger se mobilise pour que la promesse du président de la république d’instaurer une résidence d’attache se concrétise. Lui-même en charge du programme de Valérie Pecresse, Ronan Le Gleut avait fait inscrit une proposition similaire. Cette dernière a été reprise lors du dépôt d’une proposition de loi en septembre au Sénat afin de créer cette résidence de refuge pour les Français de l’étranger, on l’écoute nous expliquer l’intérêt de cette mesure : 

    Une interview d’un quart d’heure à retrouver sur votre site d’actualité Lesfrancais.press ainsi que sur toutes les plateformes de podcasts.

    Ronan Le Gleut

    La réforme des retraites réveillent les oppositions 

    Cette semaine, l’exécutif a décidé de temporiser sur cette réforme, axe majeur de la campagne de réélection d’Emmanuel Macron, en rouvrant un cycle de concertations pour l’adoption d’un projet de loi « avant la fin de l’hiver ». Et ce alors qu’une partie de la majorité, dont le président du MoDem François Bayrou, s’opposait à une réforme rapide tandis que la France Insoumise et le Rassemblement national se préparent à retourner aux urnes. En effet, ces derniers comptent bien faire capoter la réforme malgré la menace présidentielle de dissoudre l’Assemblée nationale en cas de blocage de la réforme des retraites.

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition dédiée aux Français résidant hors de France. Bonne journée où que vous soyez .

    Ecouter le flash des Français de l’étranger

  • La rentrée des Républicains avec Ronan Le Gleut

    La rentrée des Républicains avec Ronan Le Gleut

    Avec Ronan Le Gleut, président de la fédération des Français de l’étranger du parti « Les Républicains », sénateur des Français résidant hors de France et président du groupe de réflexion sur les expatriés au sénat, ensemble on analyse le budget 2023, la réforme de la résidence de repli ou d’attache, proposée pendant l’élection présidentielle tant par Valérie Pécresse qu’Emmanuel Macron. On évoque, aussi, évidemment l’actualité, soit l’élection du président de sa famille politique et la consulaire partielle à Montréal.

    La résidence d’attache

    Voilà une idée qui fait du chemin depuis de nombreuses années, en effet la résidence d’attache est évoquée depuis la présidence de Nicolas Sarkozy. Reprise et développée par Frédéric Petit (député Modem des Français d’Europe centrale), elle fut inclue au programme d’Emmanuel Macron lors de la présidentielle mais aussi tout naturellement dans le programme de Valérie Pécresse, l’idée étant née au sein de sa ligne politique.

    Alors que les premières semaines sont passées, que le budget 2023 est présenté, donnant le cap des réforme à venir, ils sont nombreux à s’étonner du passage sous silence par Renaissance et ses alliés de ce projet. Ronan Le Gleut a donc réagi et a déposé, et c’est la première fois, un projet de loi au Sénat pour lancer cette réforme. Mais qu’est-ce que la résidence d’attache ?

    Un ancrage en France

    A ce jour, les Français de l’étranger ont souvent gardé une habitation en France, soit celle qu’ils avaient achetée avant de partir, ou un bien hérité. Pour eux, cet appartement ou cette maison représentent bien plus qu’une résidence secondaire, c’est souvent le lien qu’ils conservent avec leur pays, leur famille, leurs amis, et apporte une sécurité en cas de soucis dans le nouveau pays de résidence. Dans le podcast, le sénateur Ronan Le Gleut revient sur des cas concrets et sur les conséquences de la situation actuelle.

    Car, sans cette réforme, les services fiscaux continueront à considérer ce domicile comme une résidence secondaire et lui appliquent donc une série de taxes dédiées et même la taxe d’habitation. Or ce n’est pas un luxe, c’est une assurance ou une garantie de disposer d’une résidence en vue de la retraite. La proposition du sénateur Ronan Le Gleut est d’introduire à côté des statuts existants de « résidence principale » et de « résidence secondaire », un troisième statut de « résidence d’attache », qui serait exonéré de la taxe d’habitation. Une seule résidence en France pourrait bénéficier de ce statut à condition qu’elle soit libre de toute occupation permanente et ne génère aucun revenu locatif.

    Désormais, ce dispositif va suivre son parcours législatif et sera aussi examiné par l’Assemblée des Français de l’étranger lors de la session plénière qui s’ouvre cette semaine. Ensuite, il sera examiné par la commission des finances des assemblées constituant le parlement mais sans soutien du gouvernement, elle ne devrait donc pas aboutir à une loi sauf surprise si la NUPES et les LR avec le RN s’allient contre Ensemble, le mouvement réunissant Renaissance et ses alliés.

    L’élection du président du parti « Les Républicains »

    Autre actualité pour le président de la fédération des Français de l’étranger du parti « Les Républicains », Ronan Le Gleut, l’organisation de l’élection de la présidence de son parti. Comme les militants résidant en France, les Français de l’étranger membres des Républicains seront invités à choisir entre les candidats.

    ©PHOTOPQR/LA PROVENCE/Frederic SPEICH ; La Ciotat ; 17/09/2022 ; Meeting de rentrée du fédération des Bouches du Rhône du parti politique Les Républicains au parc du Domaine de la Tour a La Ciotat, en présence des trois candidats à la direction du mouvement Aurélien PRADIE (G) Eric CIOTTI (C) et Bruno RETAILLEAU (D)

    Pour cela, les expatriés ont jusqu’au 03 novembre 2022 pour renouveler leur adhésion ou pour rejoindre ce parti. L’élection aura lieu le 03 décembre par voie électronique. Ronan Le Gleut s’est rapproché des équipes d’Eric Ciotti, de Bruno Retailleau et d’Aurélien Pradié. Dans les prochaines semaines, la fédération des Français de l’étranger organisera des rencontres en visioconférence entre les candidats et les militants hors de France. La première audition aura lieu dès ce dimanche 02 octobre avec Aurélien Pradié.

    La consulaire partielle de Montréal

    Autre élection pour Ronan Le Gleut, la consulaire partielle de Montréal du 22 octobre 2022. Les Républicains soutiennent la liste de François Lubrina. Ce vétérinaire est bien connu en France comme fournisseur officiel de chiens présidentiels. Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande ont tous un point commun, ils ont tous reçu un labrador de ses mains.

    Mais François Lubrina est aussi investi localement contre les mesures de fermetures d’agences consulaires sur son territoire, la reconnaissance des diplômes, et s’attache à veiller au bien-être des anciens combattants.

    Avec Ronan Le Gleut, on reviens dans le podcast sur l’enjeu primordial de cette élection, la participation. On le sait lors de partielles, la mobilisation est moindre, sans vote en ligne, le cas d’une annulation d’élection n’avait pas été prévu par l’administration avec le prestataire, la consulaire partielle risque d’être très peu suivie. Alors que comme nous le rappelle le sénateur dans le podcast, les enjeux sont importants pour la circonscription consulaire.

    Les enjeux au parlement

    En fin de podcast, on revient avec Ronan Le Gleut sur l’actualité nationale alors que le président de la République « montre les muscles » en menaçant de dissoudre l’Assemblée nationale si la réforme des retraites n’est pas adoptée.

    « S’il faut retourner aux élections, nous y retournerons »

    Ronan Le Gleut, Président de la fédération des Français de l’étranger LR

    Le parlementaire exprime, logiquement, son inquiétude alors qu’Emmanuel Macron déclarait vouloir instaurer une « relation apaisée », il constate que le gouvernement joue plutôt « les gros bras ».

    Ronan Le Gleut

    De son côté, Ronan Le Gleut reste serein, profitant de la semaine de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), le sénateur réunira le groupe d’études dédié aux expatriés qu’il préside au Palais du Luxembourg.

    Ce dispositif a comme objectif de renouer le lien entre l’AFE et le parlement, les sénateurs ne siégeant plus dans l’instance consultative depuis la réforme de 2012. Ainsi, jeudi 06 octobre, le bureau de l’AFE rejoindra le groupe de sénateurs afin d’exposer les conclusions de leur assemblée et partager leurs analyses et leurs besoins.

    Enfin, on conclut l’émission en revenant sur l’application d’une réforme de la gouvernance du réseau scolaire français à l’étranger. Le sénateur Ronan Le Gleut évoque la présence d’un conseiller des Français de l’étranger au conseil d’administration de l’AEFE et les bénéfices qui devraient en découler au fil des années.

    Ecoutez le podcast avec Ronan Le Gleut

  • Un nouveau guide de l’expatriation

    Un nouveau guide de l’expatriation

    Nabil Lasfer a découvert l’étranger à travers cette expérience désormais banale mais fondatrice du programme Erasmus, depuis il n’est plus revenu. De son expérience et de celle d’autres Français de l’étranger, il en a tiré un nouveau guide de l’expatriation !

    En Espagne il fait l’expérience de l’Europe vécue et passe des soirées enfiévrées à refaire le monde en compagnie de camarades espagnols ou allemands. Ce diplômé de l’IAE de Montpellier, spécialiste des RH, se prend alors de passion pour la vie des Français hors de France. Il devient un de ces « expatriés », ambassadeurs de leurs pays, jamais autant français dans le cœur que quand ils vivent hors de nos frontières. Nabil nous a parlé, amusé, de sa vie en Tunisie où son patronyme nord-africain le fait passer pour un enfant du pays recherchant un emploi dans l’hexagone alors qu’il était bel et bien un Français « à l’accent vosgien » désirant vivre et travailler dans ce pays méditerranéen et francophone, une nation qui allait d’ailleurs connaitre sa révolution de Jasmin.

    Cet officier de réserve qui est passé par la prestigieuse école de Saint Cyr avoue un attachement fort à la nation qu’il décline à travers ses expériences à l’étranger. Il a un grand sens civique mais n’est pas engagé formellement dans un parti.  Il espère un jour « se réconcilier avec un parti, un programme et des idées » comme il le dit avec une pointe d’idéalisme républicain. 

    Entrainement à St Cyr

    Son sens du partage et des convictions tournées vers l’autre le font publier, avec ses co-auteurs et amis, un guide de l’expatriation qui fera peutêtre date et à propos duquel nous avons souhaité l’interroger. 

    Rencontre avec Nabil Lasfer

    Nabil Lasfer

    Nabil, vous êtes un expatrié dans l’âme. La vie vous a conduit dans trois pays très différents que sont la Tunisie le Mexique et l’Espagne. Vous avez réfléchi aux caractéristiques et moteurs d’une expatriation réussie, et ces conseils vous les formalisez aujourd’hui dans ce guide « Comment réussir son expatriation ? ». 

    Lesfrancais.press : Comment vous est venue l’envie d’écrire ce guide ?

    C’est la passion de l’expatriation et l’envie de la partager qui ont été moteur dans cette aventure livresque.

    J’avais écrit un premier roman et amorçais une série de podcasts dédiée à l’expatriation. En en parlant avec Olivier-Pierre (un des co-auteurs), à son retour de New York, l’idée d’aller plus loin à travers un ouvrage rédigé exclusivement par des expatriés venait de naître. 

    Comment réussir son expatriation ? C’est un guide mais c’est aussi l’histoire d’hommes et de femmes, passionnés par le monde qui les entoure. Le livre est donc à la croisée entre le guide pratique et les récits autobiographiques.

    Lesfrancais.press : Dans le guide on voit l’importance de la première expérience à l’étranger et vous faites dans ce cadre la promotion du dispositif de VIA/ VIE, pouvez-vous nous parler de ce dispositif mais aussi plus largement des premières expériences « marche-pied » pour découvrir l’expatriation ?

    Le dispositif V.I.E et V.I.A signifie respectivement Volontariat International en Entreprise et Volontariat International en Administration et est comme vous l’indiquez un véritable tremplin vers l’expatriation. Il offre clé en main des opportunités à l’étranger d’une durée allant de 6 à 24 mois, pour des personnes de nationalité française ou pour des ressortissants européens, âgés de 18 à 28 ans.

    Je trouve la formule V.I.E intéressante dans le sens où elle permet de se concentrer principalement sur son expérience à l’étranger. Lorsque l’on fait ses classes dans le monde de l’expatriation, on n’est pas sensibilisé à tous les détails qui peuvent venir gâcher ou complexifier le quotidien, telles que les démarches administratives. Dans le cadre du V.I.E, l’entreprise ainsi que Business France vous facilitent ces aspects.

    Lesfrancais.press : Vous évoquez la problématique de l’expatriation en famille. Il y a à la fois une « prime à la stabilité » pour les personnes qui sont entourées lors de leur départ mais aussi la problématique du conjoint ou de la conjointe sans emploi qui doit parfois lutter contre un sentiment de désœuvrement. Le sujet de la scolarité payante dans les lycées français est également d’importance pour les familles avec enfants. Quels sont vos conseils pour réussir l’expatriation en famille ?

    Dans le cas de figure où l’expatriation se pense à plusieurs, je recommande d’anticiper autant que faire se peut les différents écueils à venir (emploi, logement, scolarité, etc.). Nous clarifions ces modalités dans l’ouvrage.

    Par ailleurs, nous avons prévu un webinar dédié à cette question et j’invite toutes les personnes intéressées à s’inscrire sur notre site internet https://www.commentreussirsonexpatriation.com/

    Lesfrancais.press : Vous avez connu à titre personnel l’instabilité politique de la révolution de Jasmin en Tunisie et c’est le lot de nombreux expatriés d’être confrontés à de l’instabilité dans les pays d’accueil. Comment gérer au mieux la problématique de la gestion de l’insécurité quand on est expatrié ?

    Dans le contexte qui fût le mien, il n’y avait pas de précédent et donc pas la possibilité de s’appuyer sur les locaux ou expatriés de longue date pour savoir quelle attitude adopter. Ce que je conseillerais avec le recul, c’est dans un premier temps de s’informer via des sources fiables pour connaître la progression de la situation et surtout son niveau de dangerosité. A cet effet, je recommande vivement de s’inscrire sur Ariane qui est un dispositif intéressant d’informations proposé par le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères. 

    Lesfrancais.press : Vous parlez dans le guide des relations avec la « France institutionnelle » que ce soit par exemple l’Ambassade ou le consulat ou Business France pour les expatriés qui travaillent dans le privé. Quel regard portez-vous sur ce réseau français ? Est-il efficace ? Est-il perfectible dans son fonctionnement ?

    Le réseau des Français à l’étranger a déjà le mérite d’exister. Je salue au passage l’engagement et les efforts de celles et ceux qui investissent de leur temps au profit de la communauté. Je pense que comme tout dispositif, il peut être amélioré notamment sur le plan technologique. Il serait par exemple intéressant d’avoir un outil digital nomade, permettant de nouer des liens avec d’autres personnes vivant la même expérience que vous sur la même période. 

    Lesfrancais.press : De nombreux expatriés décident de s’implanter durablement dans le pays d’accueil. Que ce soit en y fondant une famille, en montant un projet d’entreprise ou en décidant de passer sa retraite à l’étranger. Ce guide pour les expatriés s’adresse-t-il aussi à eux ?

    Vous avez raison de rappeler (car cela est méconnu) qu’il existe une grande diversité dans les formats d’expatriation. Nous avons bien pris en compte tous les profils d’expatriés ainsi que toutes les étapes du projet (départ, installation et éventuel retour).

    Lesfrancais.press : Il y a un réseau d’associations reconnues d’utilités publiques à l’étranger et notamment Français du monde et l’UFE. Quel est votre point de vue sur ces associations qui aident à construire des relations plus denses entre membres d’une même communauté française ?

    Je n’ai pas eu la chance d’être approché, ni en contact avec ces associations une fois sur place et je n’ai donc pas de point de vue éclairé et éclairant à ce sujet. Je serais ravi d’échanger avec elles dans le cadre de la réédition de notre ouvrage. L’appel est lancé 😉

    Lesfrancais.press : La communauté française à l’étranger grandit et se diversifie. Quel conseil donnez-vous aux personnes qui n’ont pas eu la chance de faire de longues études et qui n’ont pas de réseau personnel ou professionnel à l’étranger, mais qui veulent découvrir l’expérience de travail et de vie hors de France ?

    Il y a dans l’ouvrage des exemples concrets de personnes ayant le profil que vous mentionnez.

    Dans un premier temps, je les invite à croire en elles et en leur talent, car le plus gros du travail se joue dans la détermination et l’état d’esprit.

    Ensuite, pour les aspects plus techniques, je les invite à préparer leur projet en s’appuyant sur notre ouvrage. 

    Enfin, je me ferai un plaisir de répondre à leurs éventuelles questions sur ma chaîne YouTube ou sur mon compte LinkedIn.

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  • Octobre rose pour les Françaises de l’étranger

    Octobre rose pour les Françaises de l’étranger

    Comme chaque année, depuis 1994, le mois d’octobre sera dédié, dans de nombreux pays dans le monde, à la lutte contre le cancer du sein. Cette campagne de sensibilisation est nommée Octobre Rose. La première édition a eu lieu en 1985 aux Etats-Unis. Sous l’impulsion d’Evelyn Lauder, vice-présidente de Estée Lauder, la Breast Cancer Research Foundation est créée en 1993. L’année suivante, Estée Lauder France, en partenariat avec Marie-Claire, lance la première édition en France d’Octobre Rose.

    Depuis, tous ces événements récurrents, à travers la planète, visent à renforcer la sensibilisation du grand public face à l’importance du dépistage précoce du cancer du sein. Pour rappel, 90 % des cancers du sein détectés tôt guérissent selon l’Institut National du Cancer (INCa) en France.

    Prévention et dépistage du cancer du sein

    Malgré les progrès en matière de dépistage et de traitement, le cancer du sein reste le cancer le plus meurtrier chez la femme, comme le montrent les derniers chiffres de l’INCa. Plus que jamais, il est essentiel de sensibiliser les femmes à l’importance du dépistage précoce et ce même si elles sont loin du territoire français car il existe des possibilités de prises en charge. Concernant les méthodologies de dépistage, il existe deux formes appliquées conjointement ou non selon la politique de santé du pays où réside la Française de l’étranger :

    • Un dépistage organisé pour les femmes de 50 à 74 ans
    • Un dépistage individuel pour les femmes présentant un profil de risques spécifique et susceptibles de développer un tel cancer avant l’âge de 50 ans.

    Si en France, la prise en charge est garantie à 100% du tarif sécurité sociale, le tarif le plus souvent pratiqué lors des campagnes nationales, ce n’est pas le cas partout.

    Prise en charge en étant expatriée

    Pour une Française de l’étranger, se faire dépister peut être compliqué. En Europe, les politiques de santé prévoient le plus souvent un dépistage régulier dès l’âge de 50/55 ans pris en charge par les systèmes de santé nationaux. Mais dans de nombreux pays, la santé est un domaine privée, géré par les individus à travers les assurances santé.

    Certains proposent des forfaits pour les dépistages, mais ils laissent souvent un reste à charge important. Pour ceux qui sont dans des zones de tarification similaire ou inférieures à celles pratiqués en France dans le cadre du barème de la sécurité sociale, il peut être intéressant de se tourner vers la CFE.

    En effet, dès son offre de base, la Caisse des Français de l’étranger (CFE) propose de prendre en charge la mammographie dans le cadre d’un dépistage du cancer à de 100% du tarif applicable en France métropolitaine. Vous pouvez consulter le document ci-dessous reprenant ces données.

    Concrètement, la mammographie vous sera remboursée à hauteur maximum de 66,42 € dans le cadre d’une couverture alignée sur la sécurité sociale française.

    Ruban rose et soutien à la recherche

    Mais Octobre Rose c’est aussi l’occasion de participer à des évènements pour soutenir les malades et la recherche. Emblème de l’opération, le Ruban rose, et cette année vous pourrez soutenir l’association française où que vous soyez.

    Vente aux enchères – Aubade

    La marque Aubade, qui soutient depuis 2 ans l’association Ruban Rose dans la lutte contre le cancer du sein, organise pour la première fois une vente aux enchères caritative de ses mythiques visuels noir & blanc 100% au profit de l’association. 

    Ces visuels signés, datés, logotypés et numérotés par les célèbres photographes Hervé Lewis et Michel Perez seront mis en vente sur le site Interencheres par la maison d’enchère Artus. 

    Pour participer à cette opération caritative (20 octobre 2022), il suffit de s’inscrire sur le site Interenchères et d’enchérir sur votre visuel coup de cœur. Aussi, pendant tout le mois d’octobre, Aubade reverse 10% de ses ventes sur l’ensemble des modèles de la ligne Lovessence.

    Courir pour soigner en Belgique

    On vous signale aussi une initiative belge pour cette cause : soutenez les personnes touchées par le cancer du sein en paricipant à une épreuve de course à pied, la Race for the Cure®, organisée en collaboration avec Think Pink Europe.

    Il s’agit d’un événement annuel, le plus grand événement sportif en Europe qui soutient la lutte contre le cancer du sein, selon les organisateurs. Alors, si vous êtes en Belgique, aux Pays-Bas ou au Luxembourg n’hésitez pas à participer !

    Faire un don

    La diminution du taux de mortalité par cancer du sein peut baisser grâce aux avancées de la recherche. Pour soutenir la recherche, on peut faire un don simplement en ligne sur la plateforme officielle de dons de l’association Ruban Rose. En 2019, l’Association a remis 550 000 euros à travers ses Prix Ruban Rose, ainsi que 180 000 euros (répartis sur trois ans) pour une nouvelle bourse de recherche. Grâce aux Prix Ruban Rose, plus de trois millions d’euros ont ainsi été reversés à plus de 60 équipes de chercheurs depuis la création de ces Prix.

  • Irlande du Nord : Londres et Dublin négocient

    Irlande du Nord : Londres et Dublin négocient

    Les gouvernements britannique et irlandais devront démontrer que des progrès ont été réalisés en vue d’un accord sur un nouveau gouvernement décentralisé en Irlande du Nord avant la fin du mois d’octobre. Ceci afin d’éviter de nouvelles élections législatives, ont déclaré les ministres ce mercredi (28 septembre).

    Le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney, et le Secrétaire d’État britannique à l’Irlande du Nord, Chris Heaton-Harris, tous deux anciens eurodéputés, se sont exprimés à l’issue de leur première réunion depuis la prise de fonction de M. Heaton-Harris au sein du nouveau gouvernement de Liz Truss, au début du mois.

    ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney,

    S’adressant aux journalistes après leur rencontre à Dublin mercredi, M. Coveney a déclaré que la discussion avait porté sur la manière de « reconstruire un partenariat » entre Londres et Dublin.

    « Un partenariat qui a véritablement été le fondement de l’accord de paix conclu il y a près de 25 ans », a-t-il ajouté.

    Eviter de nouvelles élections

    Toutefois, à moins que des progrès ne soient réalisés pour sortir de l’impasse politique qui existe à Belfast depuis les élections législatives de mai, à la suite desquelles le parti républicain Sinn Féin est devenu le plus grand parti d’Irlande du Nord, M. Heaton-Harris a déclaré qu’il serait légalement contraint de convoquer de nouvelles élections législatives si aucun progrès n’était réalisé d’ici le 28 octobre.

    « Notre priorité absolue commune est de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’un exécutif soit rétabli avant qu’une élection ne doive être convoquée », a déclaré le ministre britannique.

    Mme Truss avait fait allusion à des menaces de suspension du protocole sur l’Irlande du Nord au cours de sa campagne victorieuse pour le leadership du parti conservateur et a introduit une législation permettant aux ministres britanniques de passer unilatéralement outre le protocole. Cependant, il semblerait que la nouvelle politique de son gouvernement a été beaucoup plus constructive que celle de son prédécesseur Boris Johnson, tant en ce qui concerne l’Irlande du Nord que les relations entre l’UE et le Royaume-Uni.

    « Les messages en provenance de Londres sont très différents de ceux que nous pouvions entendre il y a quelques mois », a déclaré M. Coveney. Il a ajouté qu’il pensait qu’il était « absolument possible » de parvenir rapidement à un accord sur le protocole avec la Commission européenne.

    Avril 2023, date butoir pour un accord avec l’UE

    Mme Truss a fixé à avril 2023 la date limite pour négocier un accord avec l’UE sur le protocole sur l’Irlande du Nord. Cette échéance devrait coïncider avec une éventuelle visite du président américain Joe Biden — sa première au Royaume-Uni en tant que président — à l’occasion du 25ème anniversaire de l’accord du Vendredi Saint.

    Le protocole a introduit des contrôles douaniers sur les produits arrivant en Irlande du Nord en provenance de Grande-Bretagne afin d’éviter une frontière douanière dure entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande — excluant ainsi l’Irlande du Nord du marché intérieur du Royaume-Uni.

    Les préoccupations économiques et énergétiques nationales devraient toutefois dominer l’agenda du nouveau gouvernement britannique dans les mois à venir.

    Le gouvernement de Mme Truss s’est retrouvé mêlé à une crise économique prématurée après que les mesures annoncées la semaine dernière par le ministre des Finances Kwasi Kwarteng visant à réduire les impôts de manière générale pour un coût estimé à 45 milliards de livres sterling ont provoqué une réaction sévère du marché et des craintes quant à l’état des finances publiques du Royaume-Uni.

    Les réductions prévues, qui ne s’accompagnent d’aucune modification des dépenses publiques et font suite aux propositions faites au début du mois de subventionner les factures d’énergie pour un coût estimé à 100 milliards de livres, ont provoqué une ruée sur la livre. Les taux d’intérêt sur les obligations d’État britanniques à 10 ans sont passés de 0,95 % au début de 2022 à 4,4 %, soit un taux comparable à celui de l’Italie.

    Mardi, le Fonds monétaire international (FMI) a exhorté le Royaume-Uni à reconsidérer ses projets de réduction des impôts pour les plus riches et à plutôt « fournir un soutien plus ciblé et réévaluer les mesures fiscales, en particulier celles qui bénéficient aux hauts revenus ».

  • TF1, reviendra ou pas sur TNT SAT ?

    TF1, reviendra ou pas sur TNT SAT ?

    Depuis le début du mois de septembre et la coupure du signal des chaînes de TF1 par Canal+, c’est l’affaire qui est au coeur de la préoccupation des acteurs du paysage audiovisuel français mais aussi des expatriés en Europe, au Proche-Orient et en Afrique du Nord. Depuis les téléspectateurs subissent l’écran noir de toutes les chaines du groupe TF1 sur les téléviseurs branchés sur le satellite de Canal+ et son offre TNT SAT.

    Bras de fer entre les géants du PAF

    Bientôt un mois de bras de fer et de poker menteur et aucune embellie en perspective. Depuis le 2 septembre dernier, les chaînes du groupe TF1 (TF1, TMC, TFX, TF1 Series Films, LCI ainsi que le service myTF1) ne sont plus distribuées par Canal+ sur fond de désaccord financier autour du renouvellement du contrat de distribution qui liait les deux parties depuis fin 2018. Cette année-là, la brouille entre les deux acteurs concernant la négociation de leur contrat avait duré seulement une semaine, période à l’issue de laquelle Canal+ avait décidé de rétablir le signal des chaînes concurrentes, partant du constat que « la diffusion des chaînes gratuites resterait gratuite« .

    Si en 2018, l’affaire TF1/Canal+ s’était soldée par un happy end, l’issue de cette nouvelle guerre s’annonce plus incertaine. Les deux dirigeants, Gilles Pélisson (PDG de TF1) d’un côté et Maxime Saada (PDG de Canal+) de l’autre, ne se sont toujours pas accordés sur un scénario idéal pour une sortie de crise rapide. 

    L’Arcom en arbitre ?

    Lors de la présentation du rapport d’activité 2021 de l’Arcom à la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, Roch-Olivier Maistre appelle à « compléter la loi » pour éviter des coupures de signal. Une évolution qui pourrait aller selon le président de l’institution jusqu’à une obligation de portage des chaînes hertziennes pour les diffuseurs satellitaires. Mais cette solution ne pourra être déployée avant un vote à l’Assemblée et surtout l’accord du gouvernement.

    Défaite en référé

    En attendant une éventuelle évolution du cadre législatif, c’est la justice qui est sollicitée. La première manche eut lieu le 22 septembre. Ainsi le tribunal de commerce de Paris a dû se prononcer en urgence sur le contrat qui lie les deux groupes. Ce que fit le juge qui débouta TF1 de sa demande concernant le rétablissement du signal dans les zones blanches via le service TNT Sat. Dans son argumentaire, le tribunal de commerce s’appuie sur les déclarations de l’Arcom indiquant ne pas avoir de « levier juridique » pour remédier à la situation. En conséquence, le tribunal de commerce retient qu’il n’existe « aucune obligation légale ou réglementaire » à opposer à Canal+. TF1 annonce faire appel de cette décision.

    TF1 a fait appel de la décision. La date de la nouvelle audience est prévue pour le 06 octobre. Le suspens est intense pour les Français de l’étranger concernés. Changer d’opérateur ? Attendre ? Abandonner ? Les options sont sur la table, la balle est dans le camp de la justice.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 30.09.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 30.09.22

    Bonjour à tous, bienvenue dans le dernier flash de la semaine. On vous présente la nouvelle ministre de la francophonie, qui est Diomandé, l’expat qui rencontre les stars du petit écran, tandis qu’en France, la réforme des retraites risque d’entraîner la dissolution de l’Assemblée Nationale. 

    Chrysoula Zacharopoulou, une ministre discrète

    L’ancienne eurodéputée Chrysoula Zacharopoulou est désormais secrétaire d’État chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Depuis sa prise de fonction, elle se fait plutôt discrète et est souvent oubliée lors des réunions sur l’avenir francophone, comme celle imaginant une francophonie plus impliquée dans l’économie. Et pour cause, elle traine 3 casseroles, 2 accusions de viol, -elle a exercé jusqu’à peu son métier de gynécologue- et une autre pour violence volontaire. Si elle est encore en poste, c’est qu’après l’éviction de Damien Abbad pour des faits similaires, la Macronie veut faire oublier les affaires liées à ce type de dérapages…

    Diomandé, cet expat passionné de télévision

    Sur Stereochic et La French Radio Hong-Kong, toutes deux disponibles sur le site lesfrancais.press, vous pouvez désormais découvrir depuis la rentrée les émissions dédiées à l’univers de la télévision. Diomandé habite à Los Angeles et il rencontre tous les animateurs et producteurs qui y passent, Michel Drucker, Pullicino, etc. Découvrez son parcours journalistique et ses aventures dans le petit écran avec le podcast disponible sur le site Lesfrancais.press 

    "Diomandé L'Programme"?

    La réforme des retraites ne passe pas en France 

    Et c’est le moins qu’on puisse dire… Jeudi 29 septembre, la pression est montée d’un cran. Alors que les alliés d’Emmanuel Macron l’appellent à ne pas passer en force avec le 49.3, le Président de la République a indiqué que si celle-ci ne passait pas il dissoudrait l’Assemblée Nationale… ses principaux opposants LFI et le RN lui ont aussitôt répondu ‘Chiche » ! Devrons-nous retourner aux urnes en novembre/décembre ? Réponse dans 15 jours avec le vote du budget et de la réforme, l’exécutif voulant toujours coupler les deux. 

    C’est tout pour aujourd’hui, et finalement, Radwan, notre nouveau journaliste, n’est pas encore prêt à prendre le relais, je vous retrouverai donc encore la semaine prochaine ! 

    Bon week-end à tous où que vous soyez ! 

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Qui se cache derrière « Diomandé L’Programme »?

    Qui se cache derrière « Diomandé L’Programme »?

    Un décryptage de la télévision avec des chroniques, des interviews, le tout avec un regard décalé, mené de main de maître par un professionnel des médias, c’est Diomandé L’Programme .

    Des émissions chaque semaine

    Retrouvez les émissions hebdomadaires de David Diomandé sur lafrench.radio tous les samedis à 15h00 et dimanches à 18h00 (heure de Hong Kong)

    David Diomandé à accepter de se livrer au micro de La French Radio Hong Kong et Macao.

    il nous en dit plus sur son parcours. Ses débuts dans le journalisme, sa passion de l’univers de la télévision ou encore pourquoi il a décidé de s’installer dans la Cité des Anges, David Diomandé se livre en toute sincérité.

    Découvrez l’homme derrière « Diomandé L’Programme »

    On l’écoute

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    https://daviddiomande.com/

    https://www.facebook.com/DiomandeLProgramme

    A découvrir sur

    Les deux radios sont disponibles en haut de tous les pages du site Lesfrancais.press

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