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  • Réforme de l’AFE : quelle destination ? 

    Réforme de l’AFE : quelle destination ? 

    L’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE) cherche encore sa place dans le débat politique. Pour de nombreux élus, cette instance démocratique n’est pas du tout entendue, ni respectée. Ses travaux restant effectivement, pour la plupart, confinés dans des textes sans lendemain. Plutôt que de trouver le responsable, Lesfrançais.press a souhaité donner la parole aux élus, toutes tendances confondues, qui portent l’idée d’une réforme de cette assemblée. 

    Français de l'étranger
    ©Jérémy Michel

    Une réforme indispensable

    Annie Rea

    Comme nous l’indique Annie Rea, présidente du groupe Solidaires et Indépendants, le constat est sans appel. Interpellant le nouveau Ministre des Français de l’étranger, Oliver Becht, l’élue d’Italie a souligné « qu’aucune résolution votée en mars dernier à la session plénière de l’AFE n’a fait l’objet d’un suivi ». Dans ces conditions, une réforme semble donc s’imposer, mais quels sont les changements attendus ?  

    Un groupe de travail a été constitué, il est piloté par Jean-François Deluchey du Groupe Ecologie et Solidarité et dont l’objectif est, selon le conseiller, de faire de l’AFE « une assemblée plus délibérative avec une autonomie budgétaire et dotée de moyens pour travailler ».

    Si l’objectif semble partagé par une très grande majorité de membres de l’AFE, quelles sont les propositions mises sur la table par les élus ? 

    Meilleure prise en charge des mandats

    Savoyards du monde
    Laurent Rigaud,

    L’une des premières revendications est celle des frais engagés par les conseillers et de leur remboursement. Alexandre Barriere-Izard, élu d’Afrique du Sud et siégeant au groupe Solidaires et Indépendants, nous l’a confié : « aujourd’hui, pour venir en session plénière à Paris, je prends sur mon argent personnel, cela ne va pas ». Doléance entendue et reprise en session plénière par le président du groupe Union des Républicains, des Centres et des Indépendants, Laurent Rigaud : « nous sommes les seuls élus de la République à devoir payer les activités de notre mandat ». A la tribune, le Ministre Olivier Becht, s’est donc engagé à modifier les montants des indemnités affirmant que « quand on exerce un mandat, on ne doit pas y être de sa poche ».

    Au-delà de la question des indemnités, quels sont les autres sujets pour moderniser l’AFE ?

    Alexandre Château-Duclos

    « Que l’on arrête de nous materner, et que l’administration cesse de nous brider », c’est ce que nous partage Alexandre Château-Duclos, du groupe Écologie & Solidarité. Le conseiller du Luxembourg demande « un statut de l’élu et une autonomie budgétaire » ajoutant que cela peut se faire rapidement : « on n’est pas obligés d’attendre une nouvelle loi, de nombreuses choses peuvent être faites par décret ».

    Predibane Siva, représentant les Français d’Inde et membre du groupe Union des Républicains, des Centres et des Indépendants, souhaite également être « considéré en tant qu’élu » et demande « une clarté des compétences avec la possibilité de gérer un budget ». Mais quel budget, et pour faire quoi avec, la question reste ouverte. 

    Autonomie et indépendance

    Renaud Le Berre

    Renaud Le Berre, président de la commission des finances, du budget et de la fiscalité, et membre du groupe Écologie et Solidarité, souhaite «une AFE maître de son budget de fonctionnement » et défend l’idée que « l’assemblée puisse disposer de la totalité du budget STAFE pour les attributions aux associations ». L’élu ibérique ajoutant : « l’AFE est mature pour gérer ces budgets, cela donnerait de la crédibilité et renforcerait également nos liens avec tous les Conseillers des Français de l’étranger ». 

    Un membre influent du groupe indépendants, démocrates et progressistes (incluant Renaissance et les alliés du Président de la République), comprend la question du budget mais souhaite davantage orienter la réflexion sur deux autres axes : « que l’on crée les conditions d’une consultation obligatoire de l’AFE par le gouvernement sur les sujets d’intérêt pour les Français de l’étranger » et que « l’AFE puisse disposer d’un personnel exclusivement consacré à notre assemblée », ajoutant qu’il « pourrait être intéressant de ne plus être sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères afin de disposer de notre autonomie». 

    Consensus pour une modernisation

    Il y a donc du pain sur la planche pour la réforme de l’AFE. Il y a consensus des élus pour moderniser et aller en ce sens. Jean-François Deluchey souhaite que son groupe de travail remette son rapport en mars 2024, mais quelle direction sera finalement retenue ? Déjà des chemins différents s’ouvrent. 

    Et si la question essentielle était finalement de savoir à quoi sert l’AFE, quelle en est sa finalité, son point d’arrivée ? Un membre de l’administration nous l’a d’ailleurs confié : « vous pouvez disposer du meilleur GPS du monde, si vous ne lui indiquez pas la destination, vous risquez de tourner longtemps en rond », et la crainte existe ! 

    « Je ne suis pas magicien » a rappelé à la tribune le Ministre Olivier Becht.

    Au sein de la rédaction Lesfrançais.press nous n’avons pas non plus de baguette magique, nous ne fabriquons pas non plus d’objets aidant à la navigation, en revanche nous nous engageons à faire vivre ce débat, à interroger l’ensemble des élus de tous les niveaux et de toutes les formations politiques, à faire participer tous les citoyens qui le souhaiteront pour que cette réforme de l’AFE ne ressemble pas à l’image du hamster tournant indéfiniment dans sa roue

  • En Iran, la télévision diffuse des « aveux » de deux Français accusés d’espionnage

    En Iran, la télévision diffuse des « aveux » de deux Français accusés d’espionnage

    Le site de la chaîne arabophone al-Alam de la télévision officielle iranienne a diffusé jeudi 6 octobre ce qu’elle présente comme des « aveux » d’espionnage de deux Français arrêtés en mai en Iran. Dans la bande-annonce d’un documentaire, une femme s’exprimant en français affirme s’appeler Cécile Kohler et être agent de renseignement opérationnel à la DGSE, le service de renseignement extérieur français. Son conjoint Jacques Paris intervient également.

    Une syndicaliste engagée

    Comme nous l’indiquions déjà dans notre article du 12 mai 2022, Cécile Kohler est une syndicaliste très engagée dans le réseau scolaire des Français de l’étranger (AEFE), membre du syndicat Force ouvrière dont elle était chargée des relations internationales. Une vidéo, enregistrée il y a trois ans, montre qu’elle a apporté son soutien aux universitaires turcs engagés contre leur gouvernement. Selon son syndicat, le voyage du couple en Iran était touristique. Le gouvernement iranien a justifié leur arrestation en les accusant de vouloir déstabiliser le pays. 

    Fomenter une révolution

    Dans l’enregistrement diffusé jeudi, la femme affirme qu’elle et son conjoint étaient en Iran « pour préparer les conditions de la révolution et du renversement du régime iranien islamiste ».

    Ils devaient, toujours d’après ses déclarations, financer des grèves et des manifestations et même utiliser des armes « pour se battre contre la police ».

    Selon l’homme montré dans la vidéo, qui s’exprime aussi en français, les objectifs de la DGSE « étaient de faire pression sur le gouvernement » iranien.

    Benjamin Brière toujours détenu

    Celui qui avait entamé un tour du pays en touriste, au volant de son van, est accusé d’avoir pris des photos de zones interdites dans un parc naturel avec son drone, et d’avoir affiché son opposition au port du voile obligatoire sur les réseaux sociaux. Fin janvier, Benjamin Brière a écopé d’une peine de huit ans de prison, confirmée en appel au mois de juin.

  • La Turquie remet en question l’intégrité territoriale de l’UE

    La Turquie remet en question l’intégrité territoriale de l’UE

    Un mémorandum d’entente pour la prospection d’hydrocarbures en mer signé entre le gouvernement de Tripoli et la Turquie lundi (3 octobre) remet ouvertement en question le territoire de l’UE. La situation crée un nouveau malaise à Bruxelles alors que la guerre en Ukraine se poursuit.

    « Le dernier accord d’Ankara montre que la Turquie suit un schéma », a déclaré une source européenne à EURACTIV avant un sommet européen cette semaine auquel le président turc Recep Tayyip Erdoğan devrait participer.

    L’accord préliminaire sur l’exploration énergétique a été signé entre le gouvernement libyen d’unité nationale et la Turquie et est considéré comme le prolongement d’un mémorandum d’entente plus large entre les deux pays en 2019.

    L’accord remet en question les eaux territoriales de la Grèce au sud de l’île de Crète et a déclenché de vives réactions.

    © La Croix

    L’UE, Washington et Athènes ont tous condamné l’accord, estimant qu’il déstabilise la région, porte atteinte aux droits souverains d’États tiers, n’est pas conforme au droit de la mer et ne peut entraîner aucune conséquence juridique pour les États tiers.

    Depuis le Printemps arabe, la Libye est confrontée à un paysage politique fragile en raison de la présence de deux gouvernements rivaux : le gouvernement d’unité nationale basé à Tripoli, qui a signé l’accord avec Ankara, et le gouvernement de stabilité nationale basé à Syrte.

    Ce dernier a également critiqué l’accord, déclarant que tout accord conclu par un gouvernement sortant n’est pas contraignant pour l’État libyen.

    « Nous vous arracherons les yeux »

    De plus, Ankara intensifie quotidiennement sa rhétorique, remettant ouvertement en cause la souveraineté des îles grecques.

    En particulier, le partenaire gouvernemental d’extrême droite de Recep Tayyip Erdoğan, Devlet Bahçeli, a récemment déclaré au sujet de la souveraineté des îles du Dodécanèse et de la mer Égée du Nord qu’elles étaient turques et non grecques.

    « Nous arracherons les yeux de quiconque tente de couvrir nos droits et notre justice », a déclaré M. Bahçeli.

    Une source européenne a déclaré à EURACTIV que Bruxelles suit de près l’escalade en Méditerranée et ne veut en aucun cas faire face à un autre front d’instabilité après l’invasion de la Russie à l’est de l’Europe.

    « Tous les mouvements de la Turquie, tant dans la rhétorique que dans la pratique, montrent que M. Erdoğan suit un schéma par la répétition de certains gestes », a déclaré la source de l’UE.

    La source a souligné qu’en 2019, les Turcs ont signé le mémorandum turco-libyen avec un objectif en tête, étant donné qu’ils sont à nouveau présents en 2022 pour le consolider dans la même optique.

    « L’objectif est de remettre en question le statu quo actuel », a ajouté la source.

    Par le passé, les États membres de l’UE étaient divisés sur la question de la Turquie, compte tenu de leurs différents intérêts individuels. Ainsi, pour la période 2015-2019, 43 % des importations d’armes à destination de la Turquie provenaient d’Italie et d’Espagne.

    « Avant l’invasion de la Russie en Ukraine, il était vrai que plus on était loin d’une crise, moins on s’en souciait. Mais après l’agression de la Russie, les choses ont changé car on voit où la remise en cause de la souveraineté du territoire européen nous a menés », a déclaré la source européenne.

    La même source a également souligné qu’il ne faut pas ignorer que la Turquie organisera des élections en 2023 et que M. Erdoğan tente d’attirer à nouveau l’électorat « patriotique » compte tenu de la détérioration continue de l’économie turque et de l’impossibilité de trouver des solutions faciles.

    Tensions avec la Grèce

    Depuis mai dernier, M. Erdoğan a coupé toute communication avec le gouvernement grec, affirmant que le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis « n’existe plus » pour lui.

    Les deux dirigeants assisteront au sommet de Prague, mais une rencontre bilatérale semble peu probable. Athènes a toutefois déclaré que si Ankara le demande, une rencontre pourrait avoir lieu.

    Les tensions croissantes actuelles ont pour toile de fond l’occupation turque du tiers nord de Chypre, un État membre de l’UE. La question est au point mort depuis des années, laissant le pays divisé par une frontière lourdement surveillée.

    Cette semaine, le Représentant spécial des Nations unies pour Chypre, Colin William Stewart, a déclaré qu’il ne voyait aucune issue en perspective.

    « Je suis extrêmement préoccupé par le fait que la possibilité d’un règlement du problème par accord mutuel — en d’autres termes, une formule de réunification de l’île acceptable pour les deux parties — s’éloigne et ne sera plus envisageable pendant longtemps », a-t-il ajouté.

    La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s’est également exprimée sur les questions abordées au forum de Chypre.

    « L’Europe ne peut pas être vraiment complète tant que [l’île de] Chypre reste divisée », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter que « la seule façon d’avancer est d’avoir un État européen unique et souverain, une fédération bicommunautaire et bizonale, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. »

    Parallèlement, M. Erdoğan s’est contenté de réitérer son appel à la communauté internationale à reconnaître la supposée « République turque de Chypre du Nord ».

    L’Occident observe également avec beaucoup de scepticisme les tentatives de rapprochement de la Turquie avec l’Organisation de coopération de Shanghai, dirigée par la Russie et la Chine et considérée comme une rivale de l’OTAN.

    « Ce n’est pas une coïncidence si Washington a levé son embargo sur les armes à Chypre juste après la participation de la Turquie au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai », a déclaré une source diplomatique chypriote à EURACTIV Grèce.

  • Divergences monétaires face à l’inflation

    Divergences monétaires face à l’inflation

    La Réserve Fédérale des États-Unis, épaulée par une politique budgétaire restrictive, affiche un objectif de réduction rapide de l’inflation. En Europe, la situation est légèrement différente. La Banque Centrale Européenne et la Banque d’Angleterre mènent une politique monétaire peu restrictive dans un contexte budgétaire expansionniste. 

    De manière plus ou moins implicite, le message est que la réduction de l’inflation exige du temps et que l’atterrissage en douceur est privilégié. Depuis le milieu du printemps, aux États-Unis, la Réserve Fédérale a décidé de ramener l’inflation vers l’objectif de 2 %. Pour cela, elle a annoncé qu’elle réalisera autant que nécessaire des augmentations de taux avec, en outre, une réduction de son bilan. Par ailleurs, l’État fédéral entend également réduire son déficit public. Ce dernier devrait passer de 15 à 4 % du PIB de 2020 à 2023. Les investisseurs parient sur un respect de l’objectif dès l’année prochaine.

    La BCE ne remonte que lentement les taux d’intérêt afin d’éviter une récession 

    En Europe, le soutien massif aux ménages et aux entreprises conduit au maintien de déficits publics élevés qui alimentent l’inflation. Ils s’élèvent à 5 % du PIB en zone euro et à plus de 7 % au Royaume-Uni. Les Banques Centrales ne remontent que lentement et faiblement leurs taux d’intérêt afin d’éviter une récession et de mettre sous tension les dettes publiques. Les taux directeurs de la BCE (fourchette de 0,75 à 1,5 %) sont extrêmement faibles par rapport à une inflation qui s’élève à 9 % et atteint plus de 25 % au sein des Pays Baltes. Il en est de même pour la Banque d’Angleterre dont le principal taux directeur est de 1,75 % pour une inflation de près de 10 %. 

    Dans les années 1980, pour endiguer la vague inflationniste, les banques centrales optaient pour des taux autour de 7 %, voire plus en tant que besoin. Il n’est donc pas surprenant que les anticipations d’inflation à un ou deux ans demeurent élevées en Europe.

    La dépréciation de l’euro et de la livre par rapport au dollar alimente également l’inflation 

    La faible réaction des banques centrales européennes induit une dépréciation de l’euro et de la livre sterling par rapport au dollar, ce qui alimente également l’inflation, le prix des importations et notamment ceux de l’énergie. Les banques centrales européennes parient sur une décrue de l’inflation non pas par les taux qui sont en termes réels à des niveaux historiquement bas, mais par une baisse des prix des matières premières et de l’énergie. Si ces derniers tardent à diminuer, l’inflation pourrait s’installer en Europe rendant son éviction difficile. 

    Evolution du cours dollar / euro depuis avril 2022 ©BFM BOURSE

    Les autorités européennes ont peut-être, implicitement ou non, décidé d’avoir un peu plus d’inflation pour faciliter la résorption des dettes publiques et pour opérer des arbitrages au sein des dépenses publiques. L’inflation peut entraîner une érosion des prestations sociales et en particulier des pensions de retraite au moment où les États européens sont confrontés au problème du vieillissement.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 06.10.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 06.10.22

    Bonjour, bienvenue dans le flash des expatriés du jeudi 06 octobre. Aujourd’hui, on évoque la dernière journée de travail effectif de l’AFE, on revient sur la situation de nos compatriotes au Burkina Faso tandis qu’en France, une jeune maman a essayé d’empoisonner son fils parce que gay.  

    Audition des Présidents des commissions du Sénat

    Le Sénat est la maison des Français de l’étranger comme aime à le rappeler son président Gérard Larcher. C’est donc naturellement que tous les présidents de commissions du Sénat se rendront aux auditions auprès des conseillers des Français de l’étranger. Dernières salves avant les conclusions de ce vendredi qui devraient compiler les travaux de l’AFE sur le certificat de nationalité française, la suppression du corps diplomatique, la situation et le budget de l’AEFE, la formation de la fresque du climat, la compensation carbone et les frais de scolarité !  

    Français de l'étranger

    Retour au calme au Burkina Faso 

    La situation est plus apaisée au Burkina Faso. Si les évènements du week-end ont marqué les esprits de tous, la conseillere consulaire Françoise LE LOSQ OUEDRAOGO garde confiance dans la capacité de résilience de la relation entre nos deux Nations. On l’écoute.  

    Burkina Faso

    En France, un enfant empoisonné à l’eau de javel car potentiellement homosexuel ! 

    Âgée de 40 ans, la mère d’un jeune garçon de 12 ans, dans la nuit de dimanche à lundi, alors qu’il dormait, a trouvé sur son téléphone des échanges de messages avec un adulte homosexuel et des photos dénudées. D’après les faits rapportés par la victime, sa mère a ensuite essayé de lui verser de force de l’eau de javel dans la bouche. Le garçon a réussi à recracher le contenant du verre, avant d’être mis à la porte par sa mère. La mère a été incarcérée tandis que l’enfant et ses deux soeurs ont été placés dans une famille d’accueil.  

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour le dernier flash de la semaine  !

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Les Français au Burkina Faso – Témoignage

    Les Français au Burkina Faso – Témoignage

    Pour Lesfrancais.press et Stereochic, la radio des Français dans le monde (disponible sur la barre du player radio en haut de toutes les pages du site Lesfrancais.press), nous avons reçu dans l’émission quotidienne de Gauthier Seys, Mme Françoise LE LOSQ OUEDRAOGO, conseillère des Français résidant au Burkina Faso.

    On fait le point sur la situation de nos compatriotes alors qu’un deuxième coup d’Etat secoue le pays et que la France, et ses citoyens, sont accusés de soutenir la précédente faction au pouvoir.

    Burkina Faso
    Manifestation au Burkina Faso le 02 octobre 2022 ©AFP

    Une situation difficile à vivre

    Dans le podcast disponible ci-dessous, Françoise LE LOSQ OUEDRAOGO partage avec nous le quotidien des Francais bloqués sur place. Faire ses courses, travailler ? Comment font-il ?

    Françoise LE LOSQ OUEDRAOGO

    Trois jours après l’attaque de l’ambassade et de l’Institut de France, les services consulaires ont renouvelé leur appel à rester confiné dans son domicile. Le travail se fait, si c’est possible, à distance ou, comme beaucoup de nationaux, nos compatriotes se retrouvent sans activité.

    Cependant, il est possible pour les familles ou ceux dont la présence sur place n’est pas indispensable de quitter le pays via un aéroport international qui fonctionne au ralenti. Si Air France a suspendu ses vols, d’autres compagnies opèrent encore.

    Un calme qui reste précaire

    Mais depuis mardi 04 octobre et l’arrivée de la délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la tension dans la capitale s’est dispersée, même si le calme reste encore précaire.

    Si l’ambassade déconseille de fréquenter des lieux susceptibles de servir à des manifestations, les contacts avec les Burkinabés sont inévitables. Ce qui serait de toute façon quasi impossible, en effet, comme nous le rappelle Françoise LE LOSQ OUEDRAOGO, 54% des 4000 Français sur place possèdent aussi la nationalité de ce pays.

    « La communauté sur place c’est un maillage avec les Burkinabés très ancien et une longue histoire avec le Burkina Faso »

    Françoise LE LOSQ OUEDRAOGO, conseillère des Françaises du Burkina Faso

    C’est d’ailleurs dans ce lien que l’élue des Français du Burkina Faso place tous ses espoirs. Malgré la violence des manifestations du week-end, elle est persuadé que la résilience de notre histoire passée et la force de notre avenir commun apaiseront la situation. Un beau message d’espoir et la démonstration de l’attachement des Français à ces territoires.

    Ecoutez le podcast avec Françoise LE LOSQ OUEDRAOGO

  • Obtenir un BTS avec le réseau AEFE

    Obtenir un BTS avec le réseau AEFE

    Sur le marché du travail français, le Brevet de Technicien Supérieur ou BTS est une des formations les plus appréciées. Le « Brevet de Technicien Supérieur » est un cursus de deux années, qui permet de se former dans des spécialités toutes plus riches les unes que les autres. De la comptabilité à la banque, en passant par le management, l’informatique ou l’hôtellerie, il existe des BTS pour une grande palette de métiers. Depuis l’étranger pour obtenir ce diplôme il n’y avait qu’une solution, la formation à distance via le CNED. Le réseau AEFE a mis en place, avec le Centre National d’Enseignement à Distance, une expérimentation sur 3 Lycées Français à l’étranger pour accompagner les étudiants pendant leur formation.

    En France, les Lycées organisent déjà les formations au BTS

    Le BTS est un diplôme national d’Etat de niveau bac+2. La formation dure généralement deux ans, certaines spécialités (arts, hôtellerie) exigent une remise à niveau d’un an avant de démarrer le BTS. A l’inverse il est parfois possible de passer le diplôme en un an. Sa validation permet d’obtenir 120 crédits ECTS (permettant l’équivalence dans le système européen).
    En France, les BTS peuvent se préparer au sein des lycées publics ou d’établissements privés. Son contenu et les modalités d’examen étant très encadrés, tous les BTS se valent, quel que soit le lieu où il a été préparé et obtenu.

    Un cursus hybride proposé par l’AEFE et le CNED

    Les deux agences nationales se sont réunies pour proposer aux étudiants des lycées Lyautey de Casablanca, Regnault de Tanger et celui franco-hellénique Eugène Delacroix d’Athènes des parcours hybrides, combinant des temps d’enseignement à distance auprès du CNED et des temps d’accompagnement administratif et pédagogique au sein de l’établissement scolaire d’accueil.

    Une formation pilotée par le CNED

    Riche d’une longue expérience dans la formation des BTS, le CNED assure la coordination du dispositif, il est par ailleurs le responsable pédagogique et administratif des enseignements dispensés.

    Du côté du réseau scolaire français à l’étranger, les établissements mettront à disposition des étudiants un lieu d’études, du matériel informatique et une connexion internet adaptés permettant aux étudiants de suivre la formation à distance.

    L’équipe pédagogique des Lycées encadrera l’étudiant(e) et organisera l’accompagnement individuel et/ou collectif des étudiant(e)s, sous forme de modules complémentaires (langues vivantes, remise à niveau, études de cas, classe inversée, forum métiers, travail sur les compétences personnelles ou soft skills selon les besoins) et du suivi des stages en milieu professionnel.

    Enfin, l’examen sera organisé directement dans les Lycées sélectionnés pour l’expérience au sein de l’AEFE. Actuellement, les étudiants suivant les cours à distance du CNED doivent se rendre en France pour passer l’examen. Si le dispositif se généralise, cela permettra aux jeunes Français de l’étranger d’obtenir depuis leur lieu de résidence un diplôme valable dans leur pays de résidence tout en leur donnant une clé pour accéder au marché français de l’emploi dans la sérénité.

    Des BTS adaptés aux marchés locaux de l’emploi

    Pour finir, dans sa communication liée au lancement de cette expérimentation, l’AEFE précise que les sections post-baccalauréat professionnalisantes viseront à répondre à des demandes du marché local de l’emploi. Ainsi, les deux premiers diplômes qui seront accessibles sont le BTS Commerce international (CI) et le BTS Tourisme.

    Aussi, en élargissant les formations dispensées au delà du baccalauréat, les Lycées Français à l’étranger renforceront leur attractivité ainsi que leur intégration dans le tissu éducatif et économique local. Une action de développement qui s’inscrit ainsi pleinement dans les objectifs du plan de développement de l’enseignement français à l’étranger (CAP2030) donnés par Emmanuel Macron dont le doublement des effectifs d’ici la fin de cette décennie.

  • Victoire de la Coalition avenir Québec !

    Victoire de la Coalition avenir Québec !

    François Legault a réussi à convaincre les Québécois de continuer avec lui pour les 4 prochaines années. Son gouvernement entamera la 43législature avec 13 députés en plus. Le Parti québécois et le Parti libéral du Québec reculent encore sous les coups de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui a réussi à briser l’alternance systématique du pouvoir qui s’enchaînait depuis 2008.

    ©Metro/TV5MONDE

    89 députés pour la Coalition avenir Québec

    Ainsi la Coalition avenir Québec a fait élire 89 députés, un « mandat fort » tel que réclamé par le Premier ministre en campagne. Le parti de François Legault excède ainsi de 26 sièges le seuil nécessaire pour former un gouvernement majoritaire, une majorité qu’aimerait avoir Emmanuel Macron.

    En plus de conserver la totalité des sièges détenus à la dissolution du Parlement, la formation caquiste a réussi à s’emparer de 13 nouvelles circonscriptions, notamment grâce à plusieurs candidats vedettes comme Martine Biron, dans Chutes-de-la-Chaudière, et Bernard Drainville, dans Lévis. Tous ses ministres qui briguaient un nouveau mandat de député ont été réélus, dont Geneviève Guilbault, Christian Dubé, Simon Jolin-Barrette, Jean-François Roberge et Benoit Charette.

    Ecoutez l’analyse des équipes de TV5MONDE

  • Paris accueillera une conférence économique sur l’Ukraine

    Paris accueillera une conférence économique sur l’Ukraine

    La Première ministre Elisabeth Borne a annoncé lundi 3 octobre à l’Assemblée nationale l’organisation « dans les prochains mois » à Paris d’une conférence économique sur l’Ukraine, afin de « mobiliser les entreprises françaises » dans la reconstruction du pays.

    « Je vous annonce que nous organiserons dans les prochains mois, à Paris, une conférence économique avec les autorités ukrainiennes pour mobiliser les entreprises françaises », a affirmé la cheffe du gouvernement en ouvrant un débat sur la guerre en Ukraine. Les besoins du pays pour sa reconstruction sont aujourd’hui évalués à 350 milliards d’euros, a-t-elle précisé.

    Cette conférence se déroulera dans la foulée de la conférence sur la reconstruction de l’Ukraine prévue le 25 octobre en Allemagne et celle de Lugano qui s’est tenue cet été.

    « À court terme, nous nous sommes engagés à concentrer nos efforts sur la reconstruction de la région de Tchernihiv, dans le nord du pays. Nous suivons en cela le mécanisme de parrainage proposé » par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a-t-elle rappelé.

    Dans son discours, Mme Borne a également affirmé que la France soutenait « les initiatives de la Commission européenne pour accompagner et organiser le financement de la reconstruction de l’Ukraine ».

    [MOHAMMED BADRA/EPA-EFE] ©Euractiv

    Relative unanimité de la part des oppositions

    Une annonce faite dans le cadre d’un projet de résolution « affirmant le soutien de l’Assemblée nationale à l’Ukraine », durant laquelle Mme Borne a aussi expliqué que les Français hébergeant des Ukrainiens seraient soutenus financièrement.

    Malgré les divergences, de nombreux partis politiques se sont rangés derrière l’appel au soutien et à la mobilisation de la Première ministre. Ainsi de Mathilde Panot, cheffe de file parlementaire de la coalition des gauches NUPES : « notre groupe encourage à ce que tous les moyens de la diplomatie soient mis en œuvre afin d’éviter l’escalade », invitant la France à « organiser et accueillir une conférence pour la sécurité et la négociation d’un plan de paix et de garanties mutuelles ».

    L’unanimité était aussi de mise au Parti socialiste, à l’origine de la proposition de résolution, qui annonçait dans un communiqué que « l’Ukraine doit retrouver sa pleine souveraineté dans ses frontières internationalement reconnues, c’est-à-dire celles de 1991. Le Dombass c’est l’Ukraine. La Crimée, c’est l’Ukraine. »

    Quant au Rassemblement national (extrême droite), ils reconnaissent l’illégalité des référendums russes en Ukraine, mais insistent pour que les sanctions futures contre la Russie « cibl[ent] les oligarques et les exportations de biens utilisés par l’industrie de l’armement russe, comme les semi-conducteurs », a lancé le député RN Jérôme Buisson.

    «Si nous soutenons le peuple ukrainien dans sa défense de l’invasion russe, nous nous faisons aussi l’écho de l’inquiétude grandissante des Français qui demain ne pourraient peut-être plus se chauffer », M. Buisson a-t-il ajouté.

  • Changement de cap économique au Royaume-Uni et en Italie

    Changement de cap économique au Royaume-Uni et en Italie

    Deux ans et demi après la survenue de l’épidémie de Covid et six mois après le début des hostilités en Ukraine, deux nouvelles Premières Ministres ont décidé de modifier en profondeur la politique économique au Royaume-Uni et en Italie, optant notamment pour des programmes de réduction des impôts. 

    Au Royaume-Uni, Liz Truss propose des baisses d’impôts importantes. Elle a ainsi décidé de supprimer la majoration de l’impôt sur les bénéfices des entreprises et la hausse des cotisations sociales ainsi que celle de la taxe verte sur l’énergie. Elle a également annoncé des réductions d’impôts pour les familles. Le taux de l’impôt sur les sociétés qui était remonté à 25 % reviendra à 19 %. Toutes les mesures devraient porter sur 2,3 % du PIB du Royaume-Uni. 

    Des baisses d’impôts pour stimuler l’offre

    En Italie, Giorgia Meloni, et la coalition de droite et d’extrême droite, propose d’instituer une imposition forfaitaire sur les revenus à 15 %. Actuellement, le taux marginal de l’impôt sur le revenu est de 42 % et le taux de l’impôt sur les sociétés est proche de 28 %. 

    L’esprit de ces mesures est proche de celui qui avait cours au temps de Reagan et de Margaret Thatcher. Elles s’inscrivent également dans un courant de nature populiste qui traverse l’Europe, de la Suède à l’Italie en passant par le Royaume-Uni, même si dans ce dernier pays il n’y a pas, en tant que tel, de parti d’extrême droite, au pouvoir. Le retour à une vision qualifiée par certains de néolibérale est censé stimuler l’offre et permettre d’autofinancer les baisses d’impôts. 

    Ces deux pays sont confrontés à un affaissement de leur croissance potentielle. En Italie, son attrition est provoquée par le déclin démographique et par l’absence de gains de productivité. En 2022, le PIB italien a à peine retrouvé son niveau de 2010. 

    Après avoir connu une des plus fortes contractions de PIB au sein de l’OCDE, le Royaume-Uni éprouve de réelles difficultés à revenir au niveau de 2019, handicapée par le Brexit et l’absence de main-d’œuvre. Si la stimulation de l’offre peut apparaître légitime pour accroître la croissance potentielle, elle risque de buter sur la problématique de l’emploi.

    Le poids de la dette, la menace des taux d’intérêt

    Les deux pays sont confrontés à des déficits budgétaires importants : près de 6 % du PIB en Italie, près de 9 % au Royaume-Uni. Les dettes publiques s’élèvent respectivement à plus de 150 % et 96 % du PIB. Au mois de juillet, l’organisme public de prévision budgétaire britannique (OBR) demandait au gouvernement non pas de baisser mais d’augmenter les impôts. Au rythme actuel, selon cet organisme, la dette publique du Royaume-Uni atteindra 267 % du PIB dans 50 ans. 

    Depuis des années, la dette publique italienne est un sujet de tension entre les gouvernements de la Péninsule et les autorités européennes qui demandent des réformes de structure et des économies. 

    Les taux d’intérêt de ces deux pays progressent assez vivement. Pour les obligations d’État à dix ans, ils atteignent 4,1 % pour le Royaume-Uni et 4,5 % pour l’Italie, soit un écart de 2 et 2,5 points avec l’Allemagne. La baisse de la pression fiscale ne fera qu’aggraver les déficits et aboutira à une nouvelle hausse des taux d’intérêt. La question de la soutenabilité de la dette se posera avec d’autant plus d’acuité que les besoins en dépenses publiques sont en forte augmentation : éducation, dépenses militaires (objectif de 2 % du PIB pour Italie, contre 1,5 % en 2022), soutien du pouvoir d’achat entamé par la hausse du prix de l’énergie), participation des États aux investissements de transition énergétique. 

    Le risque de l’inflation

    La trajectoire des finances publiques italiennes pourrait amener les autorités européennes à remettre en cause le versement des aides et prêts prévus dans le cadre du plan Next Generation. Elle peut également provoquer des tensions sur la mise en œuvre du programme de stabilisation des spreads de taux d’intérêt (TPI, Transmission Protection Instrument). 

    Pour le Royaume-Uni, la sanction prend la forme d’une dépréciation de la livre sterling passée de 1,7 dollar à 1,1 dollar de 2015 à 2022, et de la poursuite de la hausse des taux d’intérêt. Le contexte économique et géopolitique est peu favorable à une politique de stimulation fiscale. Les deux pays sont, en effet, confrontés à une inflation provoquée par l’augmentation des coûts et aussi par des pénuries. 

    En baissant l’impôt sur le revenu, la demande sera favorisée, ce qui pourrait accentuer les tensions inflationnistes. La baisse de l’impôt sur les sociétés pourrait avantager l’offre mais ses effets sont incertains et longs à se dessiner. La politique fiscale en Italie et au Royaume-Uni pourrait donc alimenter l’inflation et non la combattre.

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