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  • America! les traces françaises en Amérique #4 Saint Louis

    Deuxième plus grande ville du Midwest américain, l’un des principaux ports sur le mythique Mississipi, Saint-Louis, comme son nom l’indique, a une histoire et surtout une origine française. Fondé par le Béarnais Pierre Laclède et le colon du nouveau monde René-Auguste Chouteau, la ville, «porte vers l’ouest» et doit à cette position stratégique sa monumentale arche. Elle est, depuis ses origines, un relai entre la côte atlantique, le far-west et au-delà la côte pacifique qui pendant si longtemps fascina les aventuriers. Point de départ de la première expédition expédition trans-amérique, elle est le berceau des aventures des célèbres explorateurs Lewis et Clark.

    Une des principales métropoles américaines en 1900

    L’une des plus grandes villes américaines au début du XXème siècle, Saint-Louis accueillit l’exposition universelle de 1904 et les jeux olympiques de la même année.

    Située à proximité de la conjonction stratégique des fleuves Missouri et  Mississipi, Saint-Louis, nommée ainsi en hommage à la dynastie des Bourbon, devint un établissement français en 1699. C’était alors un modeste fort et ne devint officiellement une ville qu’en 1764.

    Devenue espagnole en 1768 après la guerre de sept ans, la ville devint un centre majeur du commerce de la fourrure et ce alors que les territoires encore tenus par les Amérindiens, plus à l’ouest, étaient encore largement méconnus.

    Redevenu française en 1800, Saint-Louis passa rapidement sous pavillon américain (1803) quand Bonaparte décida la vente de la Louisiane, bien plus grande que la Louisiane actuelle et qui incluait ce territoire.

    La porte de l’ouest

    les explorateurs Lewis et Clark

    C’est à partir de cette période que commença la légende. L’expédition de Lewis et Clark partit en effet de Saint-Louis pour explorer l’ouest encore sauvage. La ville devint un lieu associé aux bateaux à vapeur, à la conquête de l’ouest, à la naissance d’une nation.

    La guerre de sécession frappa cette ville s’empêcher sa croissance. Dynamique et riche, elle fut la ville de naissance, en 1911, de l’auteur Tennessee Williams.

     

    Un lent déclin

    Devenue une métropole, accueillant des évènements importants, Saint-Louis déclina lentement après le krach de 1929. Aujourd’hui reléguée à la 50ème place des principales villes américaines, elle fut classée en 2010 ville la plus dangereuse d’Amérique.

    Tentant de renouer avec son dynamisme passé, Saint-Louis cherche aujourd’hui à renaitre via notamment l’implantation de l’industrie aéronautique.

    Parmi ses quartiers emblématiques, citons Lafayette Square, nommé ainsi en honneur du célèbre général français et dont l’agréable parc est un des lieux favoris des habitants et des visiteurs.

  • Les Européens sous le choc après l’annonce de nouveaux droits de douane aux Etats-Unis

    L’administration américaine a décidé d’imposer des droits de douane de 10 à 25 % sur les produits européens après qu’une décision de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) eut été rendue en faveur des États-Unis et contre l’UE concernant les subventions accordées à Airbus, un constructeur aéronautique européen.

    Les droits de douane concernent les importations de produits de l’UE d’une valeur totale de 6,8 milliards d’euros, allant des fromages italiens aux vins français et au whisky écossais. Cette décision a suscité de vives réactions à travers l’Europe et menace d’accentuer les tensions commerciales transatlantiques.

    A Bruxelles, la Commission européenne a déclaré que l’application de contre-mesures dès maintenant serait « contre-productive ». L’exécutif européen entend négocier et trouver une solution globale, et a ajouté que les consommateurs américains seraient les plus touchés.

    À Berlin, le ministre des Affaires étrangères Heiko Maas a soutenu des propos durs contre les États-Unis. « L’UE devra maintenant réagir et (…) imposera probablement des droits de douane punitifs », a-t-il déclaré, notant que les États-Unis avaient rejeté l’offre de l’UE pour une solution à l’amiable et s’étaient plutôt engagés sur la voie de la confrontation.

    L’Allemagne, pays qui dépend fortement de son industrie automobile, craint surtout l’introduction de droits de douane sur les voitures au cas où la guerre commerciale entre l’UE et les États-Unis venait à dégénérer.

    À Madrid, les tarifs douaniers américains devraient porter un dur coup au secteur agricole. « Ce n’est pas une bonne nouvelle pour l’Espagne, en particulier pour le secteur agroalimentaire », a indiqué le ministre espagnol de l’Agriculture, Luis Planas.

    Le ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, ainsi que d’autres départements et ministères publics, rencontreront dans les prochains jours tous les secteurs concernés par les tarifs. L’objectif sera de parvenir à un consensus sur la manière de réagir ou de répondre aux mesures américaines.

    Rome : Le gouvernement italien a réitéré sa volonté de persuader le président américain de changer d’avis sur les tarifs punitifs, du moins sur les produits italiens. Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, est à Rome pour les prochains jours. Dans deux semaines, le président italien, Sergio Mattarella, et le ministre des Affaires étrangères Luigi Di Maio se rendront à Washington, où ils rencontreront également le président américain : « Nous ferons tout pour limiter les dommages supplémentaires », a déclaré le Premier ministre, Guiseppe Conte, ajoutant qu’ils travaillaient également sur un plan visant à garantir une indemnisation au niveau européen.

    Zagreb ne s’attend pas à un impact énorme : « Sur la base des informations dont nous disposons, nous pensons que les nouveaux droits de douane imposés par les États-Unis sur les produits en provenance de Croatie n’auront pas d’impact direct significatif sur les exportations croates vers les États-Unis ni sur l’économie croate », a déclaré la Chambre de commerce croate dans un communiqué.

    À Prague, l’impact des droits de douane américains sur certains produits ne devrait pas dépasser une perte de 40 millions d’euros pour les entreprises tchèques, ont déclaré des analystes, ajoutant que la véritable menace était l’accentuation des tensions entre l’UE et les États-Unis, affirment-ils.

    Enfin à Paris, un des principaux états visés, avec son vin taxé à 25%, la colère gronde. Le Ministre de l’Economie, M. Le Maire, essaie de coordonner ses homologues européens pour que l’Union européenne réagisse avec force et rapidement à cet acte de guerre commerciale.

  • Les instituts français du monde entier vous font leur cinéma ! – Date limite des candidatures le 31/10/19

    La Fabrique Cinéma de l’Institut français est un programme favorisant l’émergence de la jeune création des pays du sud sur le marché international, conçu par l’Institut français en étroite collaboration avec le Festival de Cannes, en partenariat avec France Médias Monde, la Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique (Sacem) et l’Organisation internationale de la Francophonie et avec le soutien de Orange Studio.
    La Fabrique Cinéma de l’Institut français invite pendant le festival dix réalisateurs qui développent leur 1er ou 2e long métrage, accompagnés de leur producteur.

    Grâce à ce programme, les jeunes réalisateurs et producteurs bénéficient d’un accompagnement adapté à leur projet et à leur niveau d’expérience professionnel. Dès leur sélection en mars, ils sont conseillés par un coach personnel, qui les aide à identifier leurs besoins (réécriture, coproduction, distribution, territoires visés…) et à élaborer un programme de rendez-vous ciblés avec des professionnels susceptibles de cofinancer leur projet.

    Les jeunes talents sont formés au pitch avec un expert, ils assistent à des interventions de professionnels autour de thématiques liées à la production et au marché (le métier de vendeur international, les dispositifs de coproductions, forums et marchés de coproductions…) et rencontrent des professionnels des secteurs clés de l’industrie cinématographique internationale.

    Et à Cannes, lors de séances de travail, ils pourront échanger avec le parrain de l’opération, grand réalisateur/trice reconnu(e) internationalement.

    Ils profitent d’un accès privilégié aux sélections cannoises (Sélection officielle, Semaine de la Critique, Quinzaine des Réalisateurs, ACID, Cinéfondation) et aux grands rendez-vous professionnels, et participent aux programmes du Marché du Film (Producers Network…). Enfin, ils ont l’occasion de rencontrer la presse française et internationale, encadrés par un attaché de presse dédié.

    Des intervenants encadrent les réalisateurs et les producteurs invités, dans le but d’identifier les rendez-vous nécessaires à chaque projet et conseiller les équipes.

    La Fabrique Cinéma de l’Institut français s’engage depuis plusieurs années pour renforcer l’accompagnement de projets en écriture ou en développement à travers des partenariats :

    • Atelier Grand Nord, résidence d’écriture francophone, avec la Sodec (Québec),
    • Réunion Tout en Auteur, résidence d’écriture francophone, avec l’Agence Film Réunion,
    • Realness, résidence d’écriture panafricaine basée en Afrique du Sud, avec Urucu Media,
    • Ouaga Film Lab, plateforme et atelier de coproduction pour l’Afrique de l’Ouest, avec Génération Films,
    • Méditalents, résidence d’écriture pour les cinéastes méditerranéens,
    • Résidence d’écriture panafricaine pour le documentaire du Fidadoc.

    Plus d’infos sur le site des Cinémas du Monde / Date limite d’inscription : 31 Octobre 2019 

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    Une attention particulière est portée aux projets francophones du continent africain

    Texte d’origine disponible sur le site des Instituts Français
  • Clôture avec Jean-Baptiste Lemoyne de la session de l’Assemblée des Français de l’étranger – 70 ans

    Monique Dejeans, élue au Luxembourg

    L’AFE a 70 ans ! L’Assemblée des Français de l’étranger, née au lendemain de la guerre compte aujourd’hui 90 conseillers, eux-mêmes élus par leurs pairs au sein des conseils consulaires. Monique Dejeans, conseillère AFE au Luxembourg, nous a rappelé que la représentation française à l’international est cependant bien plus ancienne ! C’est dès la révolution que furent notamment institués les députés de la nation dans les pays d’Orient et en particulier l’Inde et l’Egypte.

    Un organe consultatif

    L’AFE s’est rassemblée pendant toute la semaine. L’occasion pour ses différentes commissions (affaires sociales, commerce extérieur, lois, fiscalité, éducation, sécurité…) de plancher sur les problématiques qui touchent particulièrement les Français de l’étranger :

    • La possible réforme des institutions avec la réduction du nombre de parlementaires des Français de l’étranger et une circonscription unique monde,
    • La fiscalité avec les inquiétudes liées à la réforme de la taxation des non-résidents,
    • L’éducation et l’avenir du réseau mondial, la sécurité dans certaines zones

    « l’assemblée n’a pas l’influence nécessaire car elle manque de moyens » – Alexandre Château-Ducos

    Parmi les points annoncés par Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat en charge des Français de l’étranger, aux conseillers AFE, l’annonce principale est la création d’une conférence trimestrielle réunissant le ministre, les parlementaires des Français de l’étranger et les membres du bureau élargi de l’AFE. Chaque trimestre, les informations de terrains, les difficultés socio-économiques ou de sécurité, seront mises en commun entre les élus de proximité, les 23 parlementaires élus des Français de l’étranger et le gouvernement à travers le Secrétaire d’Etat et son cabinet. L’objectif est de mieux cibler les zones sous tension ou les difficultés socio-économiques et en particulier celles induites par les réformes du gouvernement comme celle actuelle sur la fiscalité ou celles à venir comme la refonte des retraites. 

    Aussi, les élus consulaires bénéficieront d’une carte d’élu et d’une adresse email officielle, ces élus de proximité sont donc, enfin, pleinement reconnus dans leurs rôles de liens entre les citoyens et la nation.

    Marc Villard, Président de l’AFE

    L’AFE est un organe consultatif et non législatif. Et depuis que les Sénateurs, à l’issue de la dernière réforme de 2014, ne sont plus membres de droit et grands organisateurs de cette assemblée, certains regrettent que leurs voix soient moins écoutée, et par ricochet moins par le gouvernement. Heureusement, les liens avec les élus AFE commencent à se renouer cependant pour Marc Villard, Président de l’AFE. « Chacun doit rester dans son domaine de compétences, un Sénateur ou un Député ne pourra jamais avoir de nos communautés une connaissance aussi fine qu’un conseiller consulaire qui les côtoie au quotidien«  selon M. Villard.

    L’AFE a-t-elle assez d’influence ?

    Alexandre Château-Ducos, élu au Luxembourg

    Pour Alexandre Château-Ducos, conseiller AFE au Luxembourg, l’assemblée n’a pas l’influence nécessaire car elle manque de moyens, rassemble des personnes venant de zones du monde dont les problèmes sont différents, et ne fait que retranscrire les paroles des personnes qui y sont invités. Membre d’EELV, il souhaite la création de pôles régionaux au lieu de la structure actuelle. Et si les rapports sont bons avec les autorités luxembourgeoises, il fait également état de l’absence de contacts avec le député des Français du Benelux, tout comme sa collègue précédemment citée. Sur l’éducation, les conseillers consulaires ont été entendus avec la création de 16 pôles régionaux. 

    L’éducation, une priorité des Français de l’étranger

    Ghassan Ayoub, élu au Liban et en Syrie

    Ghassan Ayoub, conseiller pour le Liban et la Syrie, nous rappelle le lien unique de l’ancien Président Chirac avec le Liban, « un ami du Liban, une minute de silence fut organisée dans toutes les écoles du réseau ». Et quel réseau ! 48 écoles homologuées, 52 en 2020, ils scolarisent presque 60 000 élèves. M. Ayoub espère que l’AEFE tiendra compte du nombre croissant de demandes de bourses scolaires. Cette année elles ont bénéficié à 1200 familles, il faut tenir compte de cette augmentation future. En aura-t-elle les moyens, le rattrapage du budget de 25 millions d’euros confirmé, hier, laisse tout de même un trou de 8 millions par rapport au budget annuel moyen sous le quinquennat de François Hollande. 

    Mehdi Benlahcen, élu au Portugal

    L’objectif présidentiel de doubler le nombre d’élèves du réseau va nécessairement pousser à l’ouverture de nouvelles écoles. Celles-ci pourront être issu du privé ce qui n’est pas, loin de là, apprécié par les syndicats. Sur ce point, Mehdi Benlahcen, élu AFE au Portugal et membre du corps enseignant, estime que ces réseaux peuvent compléter l’offre de l’AEFE, mais qu’il est nécessaire d’être vigilants lors des processus d’homologation. Le respect du programme et le sérieux des projets sont ses inquiétudes.

    Trump, le Brexit, Hong-Kong, Israel, Pondicherry

    Les élus des Français de l’étranger, c’est aussi les représentants des résidents français en leurs circonscriptions. Et les situations sur ce point sont très variées.

    Roland Lescure, député des Français d’Amérique du nord

    Roland Lescure, député des Français d’Amérique du nord que nous avons interviewé nous rappelle que l’élection de Donald Trump créa beaucoup d’inquiétudes parmi les Français d’Amérique du nord. Inquiétudes non confirmées à l’heure actuelle. Si la possible future réforme de la durée de validité des visas E1 et E2 est particulièrement suivie par le député et son équipe, la situation des Français des Etats-Unis sont dans l’ensemble positives, tout comme pour les Français du Canada qui très largement résident dans la province francophone du Québec.

    Olivier Cadic, Sénateur des Français hors de France

    Au Royaume- Uni, c’est bien sûr le Brexit qui est dans toutes les têtes. Olivier Cadic, Sénateur des Français hors de France et ancien élu consulaire d’outre-manche, rappelle que « toutes les semaines sont décisives sur ce thème ». En l’absence d’annonces significatives, M. Cadic prédit une saison III du Brexit ou, en cas d’accident, le chaos. Citant Bonaparte qui disait que « le plus mauvais général est celui qui va sur le champ de bataille avec un plan », Olivier Cadic estime qu’il faudrait alors s’adapter à une situation inimaginable.

    Catya Martin, élue résidant à Hong-Kong

    A Hong-Kong, Catya Martin, élue AFE sur place, nous rappelle que jusque cette semaine, jamais les manifestants n’ont subi de ripostes policières à balles réelles. Mardi 01 Octobre, Un jeune homme de 18 ans est grièvement blessé et depuis la tension ne baisse pas dans l’ancienne colonie.

    Daphna Ponanski-Benhamou, élue en Israel et territoires palestiniens

    En Israël, ou une très importante communauté largement binationale, vit des heures politiques compliquées : plusieurs élections dans la même année et un premier ministre sortant qui fait également face à des déboires judiciaires. Daphna Ponanski-Benhamou, élue française sur place, admet elle-même ne pas avoir de vue à terme de ces différents aspects. La division s’annonce-t-elle dans ce pays membre de la seule circonscription n’ayant pas élu un député LREM ?

    M. Siva, élu AFE d’Inde

    A Pondicherry, ancien comptoir français qui compte encore plusieurs milliers de citoyens français, M. Prédibane Siva, élu AFE en Inde, nous rappelle que la communauté et sa cohésion demeurent fragiles. A terme, il est possible que le consulat ferme où se transforme en unité mobile.

    « la réforme va concerner énormément de personnes au Benelux notamment des centaines de frontaliers » – Cécilia Gondard, présidente la commission fiscalité

    La fiscalité, autre sujet majeur

    Cécilia Gondard, élue AFE spécialiste de la fiscalité

    Parmi les autres éléments majeurs pour les Français hors de France, celui de la fiscalité. Sujet central depuis longtemps et notamment depuis le projet de réforme de la fiscalité des non-résidents, cette thématique fut au cœur de discussions au sein de l’AFE lors de cette semaine des Français de l’étranger.
    Cécilia Gondard, Présidente de la Commission en charge de la fiscalité de l’AFE a rapporté aux francais.press les points à retenir : « la réforme va concerner énormément de personnes au Benelux notamment des centaines de frontaliers ». Mme Gondard parle d’une réforme inquiétante et que Bercy n’est pas prêt à la mettre en œuvre. Parmi les points retardés, le changement du barème, mais les résidents paieront, selon Mme Gondard, à posteriori, les taux pratiqués pour les prélèvements à la source en France . Mme Gondard conseille dès 2020 de demander l’application du taux moyen.

    Françoise Conestabile, élue AFE du Portugal

    Etonnement, Mme Conestabile, élue au Portugal, pays pratiquant une taxation à 0% pour les nouveaux arrivants, disposition que la France remet en cause, estime que peu de personnes seront touchées sur le territoire de sa circonscription alors que de nombreux retraités percevants des loyers sont inquiets et l’expriment sur les réseaux sociaux.

    Affaires sociales : plusieurs sujets importants sur la table

    Thierry Consigny, élu AFE et spécialiste des questions sociales

    Autre commission importante, celle des affaires sociales, présidée par Thierry Consigny. Celui-ci nous a fait part de plusieurs sujets majeurs de sa commission. Parmi eux, un rapport mondial sur le handicap avec les retours d’expériences des conseillers consulaires et des associations. La Belgique est particulièrement concernée, elle qui accueille 6000 français psychotiques et handicapés mentaux. Alors qu’ils existent de nombreuses aides sociales pour les français en situation d’handicap à l’étranger, elles sont méconnus par les expatriés. La commission désire mettre en place une communication officielle des aides sociales liées aux handicaps, et plus globalement aux situations difficiles médicalement, vers tous les citoyens résidents hors de France et les aider si nécéssaire au retour . Autre point important, la garde des enfants en cas de séparation des parents. Une situation particulièrement sensible en Allemagne, et globalement dans les pays asiatiques et en particulier au Japon, circonscription où réside le président de la commission.

    Une diversité de situations pour les Français du monde

    Les Français de l’étranger, si ils partagent de nombreuses problématiques, sont aussi confrontés à des environnements  différents selon leur localisation géographique.

    Marie-José Caron, élue AFE du Danemark

    Hervé Sérol, élu au Gabon

    Aurélie Fondecave, élue AFE d’Europe centrale

     

    Aurélie Fondecave élue Outre-Rhin, nous explique ainsi que de très nombreux Français d’Allemagne sont ainsi bi-nationaux, souvent dans une perspective d’expatriation à long terme voir définitive.

    Marie-Josée Caron, élue au Danemark, souligne le caractère consensuel de la société danoise et scandinave dans son ensemble, la volonté aussi des Français du Danemark depuis quelques années de tisser un réseau associatif dense avec notamment Copenhague Accueil.

    M. Sérol qui vit au Gabon et est élu pour un nombre important de pays de cette zone d’Afrique est lui très sensibilisé aux questions liées à la sécurité, et il siège d’ailleurs dans la commission liée à cette problématique. Il nous rappelle aussi à cet égard que ce n’est pas nécessairement dans les zones les plus sujets à des troubles que la situation est la plus dangereuse, mais parfois plutôt dans des pays qui jusque là étaient pacifiés et où surgissent des conflits larvés.

    Laurent Rigaud, élu AFE d’Europe centrale

    Enfin M. Rigaud a eu l’occasion de nous rappeler que les Français de l’étranger restent des Français, et sont enracinés dans leurs régions. Ils existent de nombreux associations pour les Bretons, les Gascons, les Azuréens, les Alsaciens. Pour sa part, son territoire d’ancrage c’est la Savoie dont il a l’honneur de présider l’association « Savoyards du monde ».

    Ainsi donc, l’institution qu’est l’Assemblée des Français de l’étranger est riche de sa diversité, un reflet de la communauté des Français de l’Etranger.

    Diversité des situations tout d’abord, en raison de sujets variables selon les contextes locaux, la sécurité dans certains territoires, les réformes fiscales dans les zones frontalières, les spécificités de la bi-nationalité.

    Diversité des opinions aussi pour une assemblée qui compte des élus de droite, du centre, de gauche et d’écologie, de la majorité présidentielle, et des indépendants. Les élus consulaires élus en 2017 sur les listes dont sont issus les groupes d’aujourd’hui, « Solidarité et Ecologie » et celui de « l’Union de la Droite et du Centre », ont, pour certains, rejoint le banc des non inscrits après à la vague Macron en 2017 et avant les élections consulaires de 2020.

    Mais certains sujets sont malgré tout communs à tous par delà les distances géographiques ou d’opinions : L’éducation à l’étranger notamment, et les craintes de hausses de coûts de scolarité et de l’avenir du réseau, les liens entre l’AFE et les parlementaires, la couverture sociale, une fiscalité juste, la nécessaire bonne représentation de nos 2,5 millions de compatriotes à l’étranger.

    Nul doute que ces thématiques seront au cœur des programmes des élections consulaires de mai prochain du 16 et 17 Mai 2020 (inscription au registre consulaire avant le 21 mars 2020 – possibilité de vote électronique)

  • Les franco-américains attaquent la France auprès de l’UE pour avoir dénoncé leurs comptes aux USA

    Alors que 40.000 comptes bancaires de ces Français nés aux Etats-Unis risquent d’être fermés d’ici la fin de l’année, l’association qui représente les Américains accidentels attaque la France devant la Commission européenne.

  • Evelyne Renaud Garabedian, sénatrice des Français de l’étranger, fait le point sur l’éducation, les certificats de vie, etc..

    Evelyne Renaud Garabedian, sénatrice des Français de l’étranger, fait le point sur l’éducation, les certificats de vie, etc..

    Évelyne Renaud-Garabedian, née le , est une femme d’affaires et femme politique française.

    Depuis 2017, elle est élue et siège au Sénat en tant que rattachée au groupe LR. En mai 2019, elle est nommée rapporteur du groupe de travail sénatorial sur les conséquences économiques des manifestations des Gilets jaunes.

    Lesfrancais.press : Vous avez interrogé le Ministère de l’Europe et des affaires étrangères sur le coût pour les Français de l’étranger retraités de la délivrance du certificat de vie. Celui-ci n’est en effet plus délivré par les consulats mais par les autorités locales, ce qui peut poser quelques questions : celui du coût qui varie d’une autorité à l’autre, celui de la clarté des autorités habilitées. Vous souhaitiez la suppression de cette mesure ou au minimum que les autorités consulaires fassent un travail de pédagogie.

    Le Ministère vous a répondu indiquant notamment travailler à l’identification des acteurs et des problèmes éventuels, mais aussi à la dématérialisation du processus. Etes-vous satisfaite de cette réponse et pensez-vous que de nouvelles mesures pourraient être mises en place pour un accompagnement de ces populations ? 

    Non seulement la réponse du Ministère n’est pas satisfaisante, mais celui-ci a même été jusqu’à m’indiquer que « les consulats n’ont jamais été responsables de la délivrance des certificats de vie et ne disposent que d’une responsabilité subsidiaire dans ce domaine ». Or les consulats assuraient de fait cette fonction, et l’abandon de l’établissement des certificats de vie pose de nombreux problèmes.

    En premier lieu, au niveau de l’accès au service public : certains consulats ont fait le choix de conserver cette compétence (en principe, lorsqu’aucune autorité locale compétente n’avait été identifiée comme apte à le faire) ce qui engendre des inégalités entre les usagers. Ensuite, car l’objectif initial des certificats de vie était d’éviter la fraude. Or confier ce certificat aux autorités locales peut, dans certains pays, être contreproductif. Sans même parler du fait que nous confions l’établissement d’un document exigé par les caisses françaises à des autorités étrangères, qui pour beaucoup n’avaient aucune idée de ce dont il s’agissait. Enfin, les prix varient en fonction des pays et des autorités, or de nombreux pensionnés doivent établir des certificats pour plusieurs caisses de retraite, ce qui engendre des coûts non négligeables.

    Les fonctionnaires habilités à signer les certificats d’existence sont peu nombreux dans les postes diplomatiques et il est certain qu’ils doivent être mobilisés sur d’autres missions. Pour autant, il me semble que le Ministère aurait pu attendre la mise en place effective de la dématérialisation des certificats de vie, plutôt que de prendre cette mesure de façon abrupte. De nombreux pensionnés ont très mal vécu cette décision, et on ne peut que les comprendre tant elle apparaît précipitée et prise sans concertation ni information préalable.

     

    Lesfrancais.press :  Erasmus, indéniable réussite européenne, est amené à évoluer avec notamment Erasmus + qui pour sa part concerne notamment les apprentis. Les deux ne sont pas incompatibles mais Erasmus + est sans doute moins connu, pensez-vous qu’il faille agir pour améliorer sa notoriété ? 

    Bien entendu. Erasmus est sans doute un des projets les plus populaires qu’ait pu porter l’Union Européenne. Erasmus + est également un très beau programme, qui est en effet moins connu. Rappelons tout de même qu’Erasmus a gagné en popularité grâce à des films comme L’Auberge espagnole.  

     

    Lesfrancais.press : Par ailleurs vous êtes membre du groupe d’étude Francophonie, n’y a-t-il pas là aussi un formidable réseau qui peut être mis en avant pour faciliter la mobilité des étudiants francophones à travers le monde ? De manière plus générale, pourriez-vous nous indiquer quels sont, selon vous, les grands chantiers à mettre en œuvre dans le domaine de la francophonie ? 

    Vous avez absolument raison. La francophonie est un réseau formidable. Le premier vecteur de ce réseau est, je tiens à le dire, nos établissements français à l’étranger. Précisément, le sujet des frais d’inscription à l’Université française est un sujet sur lequel je me suis beaucoup engagée.

    Résultat de recherche d'images pour "francophonie"Vous savez en effet que depuis cette rentrée, les étrangers doivent s’acquitter de frais de scolarité élevés aussi bien pour les licences que pour les masters. Or nous avons énormément d’étudiants issus de nos établissements français à l’étranger, qui ne sont pas Français, et qui viennent dans notre pays réaliser leurs études supérieures. Il me semble nécessaire, pour le bien de la francophonie, que ces étudiants, dont les parents ont déjà largement contribué à notre système éducatif, soient traités dans les mêmes conditions que leurs camarades français issus des mêmes établissements. Cela serait un argument supplémentaire en faveur de l’attractivité de nos établissements français à l’étranger. Nous devons augmenter les effectifs d’étudiants internationaux, et non les réduire. Ce sont les étudiants qui viennent passer quelques mois ou années en France qui deviennent ensuite les principaux ambassadeurs de la francophonie. Par conséquent, le principal chantier de la francophonie est de consolider l’existant. Nous avons de formidables outils, entre les lycées français, les alliances et instituts français, et des organisations comme l’OIF. Il convient de pérenniser leurs moyens et leurs outils.

    Lesfrancais.press : Vous êtes par ailleurs particulièrement attentive à la question de l’enseignement français à l’étranger, notamment dans le réseau de l’AEFE. Concernant la future réforme du baccalauréat et les difficultés logistiques que cela pourrait amener dans ce réseau, vous avez souligné en séance que « nombre de lycées à l’étranger, ne possèdent souvent ni les ressources humaines, ni matérielles pour proposer aux élèves un éventail aussi large de matières de spécialité [dans le cadre de la réforme] ». Vous proposez une offre mutualisée dans les sous-régions, comment cela se réaliserait il en pratique et cela concernerait il uniquement le réseau AEFE ? 

    Le nombre de spécialités intégrées par la réforme du baccalauréat est fort important. Elles ne peuvent pas être toutes être proposées par les établissements du réseau AEFE. Même dans les lycées qui se trouvent en France, certaines spécialités ne sont pas disponibles. Par conséquent – sachant que ces matières représentent en réalité deux ou trois heures de cours par semaine – l’idée serait de « mutualiser » au niveau régional, c’est-à-dire de permettre à l’étudiant d’un établissement souhaitant suivre une spécialité disponible dans un lycée français de sa région, mais pas dans le sien, de tout de même suivre cet enseignement, par exemple via visioconférence.

    Lesfrancais.press : L’enseignement français à l’étranger évolue. Nouveaux acteurs, nouvelles façons d’organiser les rapports entre les établissements et les parents d’élèves, comment voyez-vous cette évolution et en particulier parfois une tendance de plus en plus grande à faire appel à des fondations privées pour pallier les, parfois, lacune du service public ? 

    Le plan d’action pour l’enseignement français à l’étranger a été annoncé hier. Les parents d’élèves devraient être davantage pris en considération : ils seront associés aux prises de décision en amont du vote des budgets, et gagnent deux sièges au conseil d’administration de l’AEFE. Cela semble cohérent, dans la mesure où les parents d’élèves ont été extrêmement sollicités ces dernières années pour combler les baisses de budget de l’Etat français.

    Le privé gagne du terrain, ce qui est normal dans la mesure où le public n’a fait que reculer ces dernières années. Même si les Ministères se doivent de garder la main sur le réseau des établissements, les acteurs privés ne peuvent qu’être présents lorsqu’il existe une demande locale non satisfaite. Beaucoup de lycées français refusent aujourd’hui des élèves, faute de places. La suspension des garanties de l’Etat pour les projets immobiliers – pour lequel encore aucune solution n’a été publiquement annoncée – demeure un frein important. En ce qui me concerne, je pense que la force du réseau AEFE sont ses professeurs détachés. L’AEFE se doit de poursuivre sa mission, à savoir assurer le service public d’éducation aux enfants de nationalité française résidant à l’étranger.

    Lesfrancais.press :  Parlons enfin des travailleurs détachés. La convention entre la France et le Luxembourg vous semble imprécise sur au moins deux points : le travailleur résidant en France pour une entreprise luxembourgeoise peut rester imposer au Luxembourg tout en faisant du télétravail avec une limite de 29 jours par an, sans que les modalités de calcul de ce temps ne soient spécifiées. Vous avez interrogé le ministère sur ce sujet et êtes en attente de réponse. Mais comment rectifier une mesure déjà validée par les deux parlements ? La même question se pose quant aux exonérations d’impôts pour des travailleurs français dont les revenus sont exclusivement au Luxembourg.

    J’attends en effet une réponse du ministère de l’action et des comptes public pour voir ces imprécisions levées. Il faut savoir que cette réponse est opposable à l’administration, et le contribuable pourra se prévaloir de l’interprétation de la règle de droit édictée dans cette réponse.

     

  • L’océan, un univers de plus en plus connecté

    L’océan, un univers de plus en plus connecté

    60% de la superficie de la planète est couverte par les mers et les océans. Espaces de transports, espaces de pêches, espaces de matières premières et d’énergie, espace militaire, les mers sont au cœur de tout ou presque des activités modernes. Les mers et les océans sont de plus en plus envahis par les nouvelles techniques de l’information et de la communication. L’Homme a toujours fait preuve d’imagination pour essayer de dompter les éléments maritimes. De la conception des bateaux à l’assurance, la mer est à l’origine de nombreuses innovations. La mer est une zone de transports, tant physiques – chaque année, plus de 10 milliards de tonnes de marchandises y transitent chaque année (source ONU) -, que virtuels, avec la présence de 370 câbles de fibre optique s’étendant sur plus de 1,2 million de kilomètres.

    98% des données internet sous l’eau

    Plus de 98 % des données Internet et téléphoniques passent sous l’eau. Cette utilisation de la mer pour transmettre des informations date de plus de 150 ans. En effet, le premier câble a été posé en 1852 entre Calais et Douvres afin de relier les bourses de Londres et de Paris. Aujourd’hui encore, les communications entre les bourses passent par les voies marines via des câbles en fibres optiques permettant notamment le trading à haute fréquence.

    À tout moment, sans s’en rendre compte, les internautes dépendent des câbles sous-marins. L’envoi d’un mail de Paris a de fortes chances de passer sous l’eau même si le destinataire est également à Paris. Sa transmission à la vitesse de la lumière peut l’amener à transiter via un serveur de Google basé aux États-Unis. Les câbles sous-marins sont un enjeu majeur pour les opérateurs de téléphone et pour les géants d’Internet. Les principaux intervenants sur ce marché sont AT&T, Verizon, Orange, Telxius, China Telecom, etc. Google, Facebook et Microsoft se positionnement également sur ce marché qui reste dominé par les occidentaux. Les câbles relient essentiellement l’Europe, les États-Unis, le Japon et la Chine. L’Afrique et l’Amérique Latine sont en retard pour le raccordement.

    Bateaux automatiques

    Le recours aux techniques digitales est de plus en plus important en mer. Les bateaux utilisent en permanence la géolocalisation. Les techniques de pilotage assisté par l’informatique afin d’économiser du carburant et du temps sont de plus en plus utilisées. Les équipages adaptent en temps réel leur route en fonction de la météo. Si pour le moment le recours à des bateaux automatiques est limité à des petits trajets, leur diffusion à plus grande échelle ne sera possible que par une couverture parfaite par Internet même si la multiplication des cas de piratage complique l’affrètement de bateaux sans équipage.

    La connectivité ne concerne pas que les navires. Les marchandises transportées sont également connectées afin de vérifier leur bonne expédition. Le recours à des objets connectés est de plus en plus fréquent pour prévenir des tremblements de terre ou des tsunamis. La gestion des éoliennes, des fermes aquacoles est également facilitée par le déploiement de solutions digitales.

    Stockage de données sous marin

    Les centres de stockage de données pourraient de plus en plus être immergés afin de réduire la consommation d’énergie requise pour les refroidir. Microsoft avec Naval Group a mené une expérience dans ce sens dans la Mer du Nord. En étant de plus en plus connectés, les océans pourraient donner lieu à de nouvelles formes de flibusterie. La prise de contrôle de câbles, de navires ou de plateformes pétrolières automatiques pourra s’opérer à travers des cyberattaques. La protection des infrastructures et leur sécurisation pourraient être un enjeu majeur que ce soit pour les transporteurs, les producteurs d’énergie et les acteurs des technologies de l’information.

  • L’économie est la solution à l’écologie

    L’économie est la solution à l’écologie

    « Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas. » Les peuples, notamment les plus pauvres, ne sacrifieront pas leur développement pour sauver la planète.

    Si l’écologie est punition, restriction, taxation, elle n’a aucune chance. Or elle l’est trop souvent. Notamment dans le discours sur la « décroissance » ou sur « la fin du capitalisme». Nicolas Hulot a proposé de renoncer à tous les traités de libre-échange avec les pays qui ne respectent pas un certain nombre de critères écologiques. Ce serait un appauvrissement mondial comme seul Trump sait le provoquer dans sa guerre commerciale avec la Chine.

    Ne pas punir les peuples

    Ce serait surtout interdire aux pays émergents de se développer et de trouver des solutions aux crises écologiques. Drôle de fraternité, drôle de progrès pour l’humanité. Quelqu’un peut-il croire que l’on sauvera l’Amazonie contre les Brésiliens ? Que l’on dépolluera le Nil sans les Egyptiens ? Quel mépris pour eux, et méconnaissance de lois de l’échange. Le libre-échange permet une meilleure allocation des investissements, procure donc globalement, pour les partenaires de l’échange, des ressources supplémentaires, qui peuvent être investies dans de nouveaux projets.  Ce sont ceux là qui comptent.

    Les 100 milliards de Merkel

    Angela Merkel vient de décider que l’Allemagne allait investir 100 milliards d’euros dans la transition écologique. C’est plus que les accords de Paris pour l’aide au développement dans le cadre de la transition écologique. On en est à 75 milliards, l’objectif est de 100 milliards en 2025. L’Allemagne peut investir 100 milliards, parce qu’elle a un budget excédentaire et des taux d’intérêt négatifs. La France, qui emprunte désormais plus de 200 milliards par an, n’a malheureusement pas cette possibilité. Dommage. Elle profitera néanmoins de ce budget d’investissement allemand, comme toute l’Europe. Comme le reste du monde, y compris les pays pauvres. A crise écologique mondiale, solutions mondiales qui passent par l’investissement. Comme toujours. Et un succès local devient mondial.

    Ne pas ignorer les problèmes, encore moins les solutions

    « Vous ne pouviez pas dire que vous ne saviez pas » : Ne pas être du coté de ceux qui ignorent les solutions. Elles sont là, en train de naître, partout dans le monde. Casser l’économie, dénoncer le développement, le productivisme, le libre-échange, non seulement n’a aucune chance de convaincre, mais va à rebours des solutions que l’on connait déjà.

    Ecologie et économie ont la même racine, ils sont quasiment interchangeables. Le capitalisme est un système de création de plus values. Fondamentalement, il déteste le gâchis. Le consumérisme débridé est anticapitaliste. La production même de déchets est contraire à « l’esprit du capitalisme », qui est l’épargne- et l’investissement. La valorisation des déchets, l’économie circulaire, sont les solutions déjà en œuvre. Elles n’en sont qu’au début. Et ne sont qu’un début de solutions.

    Les déchets sont des ressources

    La réponse aux problèmes de la planète, de l’urbanisation, de la chimie invasive, des plastiques, de l’air, sont dans la révolution de l’économie de la connaissance. Les études en biologie, en nanotechnologies, en nouveaux matériaux, en production, stockage et distribution d’énergie, en traitements des données, en traçage des produits, sont en train de passer au stade « industriel ». Les déchets sont des ressources. Les sciences du vivant et l’étude de la biodiversité ouvrent un nouvel univers de connaissance, et donc de richesses. Pour l’agriculture comme pour l’industrie, le mode de production ou de consommation.

    L’avenir de l’énergie est-il dans les algues ou dans la transformation du plastique en essence ? Les deux, sans compter les quinze, vingt, cent autres solutions à l’étude.

    Les solutions sont dans l’économie

    Quand les déchets plastiques deviendront une source de pétrole, il n’y en aura plus beaucoup qui traineront. Tel est par exemple le message concret que porte le bateau Plastic Odyssey, en Méditerranée, ou l’association Earthwake, pour parler des dernières initiatives que j’ai rencontrées. Il y en a mille autres. Beaucoup aux Etats-Unis. L’Inde est en pleine demande. Aurait-il fallu l’exclure parce qu’elle ne respectait pas les critères écologiques (et encore moins les critères sociaux) ?

    Sacrifier l’économie à l’écologie est un non sens. Promettre la pauvreté et la fermeture des frontières comme solution pour la planète est une insulte à l’intelligence, au travail et aux difficultés des vraies gens. Ceux qui ramassent les cartons en Afrique utilisent les applications des smartphones pour les revendre.

    Les économies verteou bleue, quoiqu’opposées, selon les définitions plus ou moins prometteuses qu’on leur donne, veulent remplacer la rouge, celle de l’industrie passée et prétendent à un nouveau modèle. Elles représentent évidemment un formidable potentiel de croissance et de développement.

    Economie verte, bleue, rouge

    Mais comme l’industrie fut créée à partir de l’économie agricole et des foires commerciales, comme les services infusent l’industrie et l’agriculture, les économies « bleue » ou « verte » viennent des circuits, surplus et transformations de la « rouge ». Toutes se fondent dans la révolution de l’économie de la connaissance, du digital, de la mondialisation. Ces catégories sont artificielles, on ne favorise pas l’une en bridant l’autre. L’économie, l’échange, même rouge, fera l’économie verte ou bleue. Les industries rouges vont se verdir, investir dans le bleu. C’est le rêve de l’Afrique.

    Moins de temps sur les retraites, plus sur la science

    C’est pourquoi il est dommage que la France ne puisse faire son plan à cent milliards comme l’Allemagne. Elle  traine ses 200 milliards de déficits annuels comme un boulet, dans la lourdeur de son vieil Etat du XXème siècle. Ensemble, France et Allemagne, avec des investissements à deux cents milliards, transformeraient l’Europe. Et la société. Car on ne garderait pas le même type d’administration, d’enseignement, d’urbanisme etc… A ce prix, on referait tout.

    Ne pas en avoir les moyens nous oblige à changer encore plus vite. Passer moins de temps sur les retraites, plus sur l’économie de la connaissance, l’économie verte, l’économie bleue, toutes les couleurs de l’espérance – et de la science.

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

    Président de la société Editrice du site “Lesfrancais.press”

  • Enseignement français à l’étranger: importantes annonces du gouvernement

    Enseignement français à l’étranger: importantes annonces du gouvernement

    Les ministres des affaires étrangères Le Drian et de l’éducation nationale Blanquer, accompagnés par le secrétaire d’Etat Lemoyne ont donné ce 3 octobre une conférence de presse concernant l’avenir de l’enseignement français à l’étranger.

    « puissance éducative » – M. Le Ministre de l’Education nationale – M. Blanquer

    Sujet majeur et récurrent pour les Français résidant hors de France, l’enseignement français à l’étranger est complexe : outre l’agence officielle AEFE, qui dispose, souvent en gestion directe, de près de 500 établissements à travers le monde, il existe la mission laïque française, plus de 100 établissements, et une multitude d’acteurs privés comme par exemple le réseau Odyssey.

    97,2% de réussite au bac

    Le ministre Le Drian a tout d’abord salué les spectaculaires résultats au baccalauréat des Lycées français. Avec 97,2% de réussite, le réseau participe à la diplomatie d’influence de la France dans le monde.

    Le lycée français de Bogota

    Parlant de « puissance éducative », Jean-Michel Blanquer souligna l’exemple de Bogota ou la demande est particulièrement forte, tout comme dans le reste de l’Amérique du sud ainsi qu’en Afrique. Le Ministre reconnait cependant que des opportunités pourraient être développées en Asie du Sud-Est ainsi que dans certains pays de la francophonie.

    Limitation à 6 ans du détachement des futurs professeurs

    Parmi les annonces, la limitation à 6 ans du détachement des futurs professeurs. Le ministre annonce que cela se fera au bénéfice des lycées et aussi de la France dans une vision fluide.

    Cela pose cependant plusieurs questions : quid de celles et ceux qui construisent une vie à l’étranger, fondent une famille, ont un projet, cherchent à acheter un bien ? Sur ce point, le syndicat enseignant SNES, que nous avons contacté, est extrêmement circonspect.

    25 millions d’euros pour l’AEFE et 1000 postes supplémentaires

    Autre élément, déjà annoncé précédemment, 25 millions d’euros supplémentaires alloués à l’AEFE et 1000 postes de titulaires supplémentaires sur le réseau.

    Ghassan Ayoub, Elu AFE

    La plupart des intervenants soulignent que cela est positif mais beaucoup pensent que ce n’est pas suffisant. Pour la co-secrétaire générale du SGEN CFDT français de l’étranger, que nous avons contacté, cela ne règle pas tout car cela ne compense pas les 33 millions d’euros de coupes budgétaires. Un avis partagé par le syndicat SNES également joint.

    Une opinion également de Ghassan Ayoub, élu AFE membre de la commission en charge de l’éducation. Pour M. Ayoub, « c’est un petit pas ». L’élu qui souligne que 500 postes ont été supprimés et qu’ils seront principalement des postes de résidents à la charge des familles.

    La question de l’homologation et des partenariats privés au cœur des débats

    Soulignée, régulièrement, par la majorité présidentielle, la question de la participation d’interlocuteurs privés, fondations ou entreprises, est largement au cœur des échanges.

    Mehdi Benlahcen, élu AFE

    Certains, en particulier les syndicats, sont particulièrement hostiles à l’intervention des interlocuteurs privés. Souhaitant que les nouveaux 16 pôles régionaux, qui vont chapeauter les lycées, un peu comme des rectorats, soient gérés uniquement par l’AEFE, les acteurs syndicaux sont également sceptiques sur les possibilités pour de nouveaux organismes du secteur privé à être en mesure de proposer un enseignement aux standards de l’éducation nationale.

    L’élu AFE du Portugal Medhi Benlahcen, lui même issu du corps enseignant, et  qui a naturellement suivi de près l’ouverture de l’école Redbridge de Lisbonne estime, pour sa part, que ces réseaux peuvent compléter l’offre de l’AEFE. En effet, le lycée de Lisbonne a une liste d’attente importante, mais il invite à la vigilance quant au sérieux et à la faisabilité des projets. Le Portugal a déjà vécu un abandon de projet. 

    Le ministre, lui, parle de complémentarité entre l’AEFE, les partenaires privés historiques tel que la Mission Laïque française, et de nouveaux acteurs comme Odyssey.

    Et les parents d’élèves ? Et les élèves ?

    Ceux dont, tout de même il fut question, les élèves et les parents de ces derniers, firent l’objet de certaines annonces.

    Le gouvernement a annoncé souhaiter le doublement du nombre de représentants des associations de parents d’élèves au conseil d’administration de l’AEFE, actuellement limité à deux, ainsi que la présence d’un représentant des anciens élèves.

    Il souhaite aussi et surtout que les associations soient prévenus et consultées en amont des décisions des établissements notamment pour les questions budgétaires. Une décision qui interpelle le SNES, qui estime que le fait de payer, parfois très cher, pour la scolarité ne donne pas nécessairement de droits sur le processus décisionnel. Un antagonisme qui risque de ne pas améliorer les relations entre certains des acteurs…

  • Attaque au couteau à Paris – Vidéo

    Attaque au couteau à Paris – Vidéo

    Un agent de la préfecture de police de Paris a agressé plusieurs policiers, ce jeudi, dans l’enceinte du bâtiment, ont affirmé des sources proches du dossier à 20 Minutes, confirmant une information de RTL. Après avoir tué quatre policiers, l’assaillant a été abattu par les forces de l’ordre, ont confirmé ces mêmes sources.

    20 Minutes fait le point sur l’attaque à la préfecture de police de Paris, qui se trouve sur l’île de la Cité, dans le centre de la capitale.

    Que s’est-il passé ?

    Un homme a fait irruption dans l’enceinte de la préfecture de police, ce jeudi midi, armé d’un couteau. Quatre policiers sont morts, un autre a été blessée, ont confirmé des sources proches du dossier à 20 Minutes. Lors de l’attaque, les policiers ont riposté avec leurs armes, tuant l’assaillant, selon des sources concordantes.

    Regardez la vidéo de 20 minutes.fr

    Selon nos informations, l’homme est d’abord rentré dans un des bâtiments et a attaqué une policière au couteau. Il a ensuite descendu les escaliers et s’est attaqué à une autre policière qu’il a croisée. Il est sorti dans la cour et c’est à ce moment-là qu’il a été neutralisé par d’autres policiers.

    Qui est l’assaillant ?

    D’après nos informations, l’agresseur est un agent administratif de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP). Les enquêteurs explorent notamment la piste d’un conflit personnel, ont précisé plusieurs sources, mais ses motivations restent, pour l’heure, inconnues.

    Comment l’enquête s’organise-t-elle ?

    Le parquet de Paris a confié l’enquête à la brigade criminelle de la police judiciaire, ont confirmé plusieurs sources proches du dossier à 20 Minutes. Contacté par nos journalistes, le parquet national antiterroriste (PNAT) confirme qu’il n’est toujours pas « saisi » de l’enquête à cette heure. Le parquet de Paris a également précisé que « la situation est en cours d’évaluation avec le parquet national antiterroriste ». La piste terroriste n’est donc ni privilégiée, ni exclue à ce stade.

    Emmanuel Macron, le président de la République, le Premier ministre Edouard Philippe, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner et le secrétaire d’Etat Laurent Nuñez, sont sur place. Selon nos informations, le procureur de Paris doit, lui aussi, se rendre sur les lieux.