Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • La démographie européenne vue de ses régions

    La démographie européenne vue de ses régions

    La direction statistique de l’Union européenne, Eurostat, a publié une étude sur la démographique des régions économiques de l’Union. Ces régions ne correspondent pas aux entités institutionnelles mais aux bassins économiques.

    Paris, première zone urbaine d’Europe

    55% de la population mondiale vit en milieu urbain. Ce taux est de 76% pour l’Union européenne. Les grandes métropoles continuent d’attirer une part croissante de personnes à la recherche d’un emploi et d’un certain mode de vie. L’Union européenne se caractérise par une grande diversité au niveau de ces villes. De nombreux centres urbains comptent entre 50 000 et 100 000 habitants. Face à ce tissu de villes de taille moyenne, plusieurs grandes métropoles dominent avec des populations dépassant plusieurs millions de personnes.

    L’agglomération parisienne avec 12,8 millions de personnes arrive en tête devant Londres (12,1 millions de personnes). Les autres grandes métropoles arrivent loin derrière. En effet, Madrid occupe la troisième place avec 6,6 millions d’habitants. Suivent Berlin et Milan. Six des 20 plus grandes zones urbaines fonctionnelles étaient situées en Allemagne, quatre au Royaume-Uni, trois en Italie et deux en Espagne. Budapest, en Hongrie, était la seule zone urbaine fonctionnelle des États membres de l’Est de l’Union à figurer parmi ces 20 plus grandes zones, tandis qu’aucune zone urbaine fonctionnelle des États membres du Nord n’y apparaissait. La France ne place que Paris dans ce classement.

    Age médian, le grand écart entre la Mayotte et la Grèce

    Au sein de l’Union européenne, l’âge médian de la population a atteint 43,1 ans au début de l’année 2018. Avec le vieillissement, il progresse d’année en année. Il était de 38,6 ans en 2002. Un cinquième de la population européenne a plus de 65 ans. Cette proportion a augmenté de 2,5 points en dix ans. Les âges médians les plus bas ont été enregistrés dans deux régions ultrapériphériques françaises, à savoir Mayotte (18,1 ans) et la Guyane (26,1). Les migrations dans ces territoires expliquent ce faible âge. De nombreuses Comoriennes viennent en particulier accoucher à Mayotte.

    En Europe continentale, ce sont cinq régions urbaines du Royaume-Uni qui enregistrent l’âge médian le plus faible : Nottingham (29,9), Manchester (30,0), Tower Hamlets – Est de Londres (31,2), Leicester (31,8) et Southampton (32,2). Ces régions se caractérisent par une forte proportion d’étudiants en leur sein. Les régions présentant les âges médians les plus élevés comprenaient la région Evrytania au centre de la Grèce (55,0 ans), la région Arr. Veurne dans le nord-ouest de la Belgique (53,8) et neuf régions est-allemandes (âge médian entre 53 et 53,8 ans)

    Taux d’emploi des diplômés, l’Allemagne en tête

    Les diplômés de l’enseignement supérieur bénéficient d’un fort taux d’emploi au sein de l’Union européenne. Le taux est de 80,6% en 2018, proche de l’objectif de 82% fixé à la politique Europe 2020. En 2018, le taux d’emploi des diplômés récents était égal ou supérieur au critère de référence de 82% dans 155 des 269 régions pour lesquelles des données sont disponibles. Le taux dépasse 90% dans plusieurs régions concentrées en Tchéquie, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche et en Suède. Le taux le plus élevé a été constaté dans le Niederbayern dans le sud-est de l’Allemagne (97,6%). À l’opposé, les taux les plus faibles ont été enregistrés dans le sud de l’Italie notamment en Sicile 7 (27,3%). La Grèce est l’autre État européen où le taux d’emploi des diplômés est particulièrement faible.

  • Rouen :  L’entreprise Lubrizol est pleinement responsable de l’incendie et des pollutions selon l’Etat

    Rouen : L’entreprise Lubrizol est pleinement responsable de l’incendie et des pollutions selon l’Etat

    Les produits chimiques qui ont brûlé lors de l’incendie de l’usine Lubrizol, le 26 septembre 2019, sont connus, mais la dangerosité sur la santé des populations exposées, notamment à Rouen, pose question. Lors d’une conférence de presse, mercredi 2 octobre 2019, les services de l’État ont tenté de lever certaines inquiétudes. Le préfet de Seine-MaritimePierre-André Durand a insisté à plusieurs reprises sur le fait que « l’entreprise est pleinement responsable » :

    Toutes les dépenses de sécurité et d’analyses devront clairement être supportées par l’entreprise. – Préfecture

    « Nous ne pouvons pas dire qu’il n’y a pas de pollution à la dioxine »

    La grande inquiétude porte sur la présence massive ou non de dioxine dans le secteur impacté par le panache de fumée émis lors de la catastrophe. Les dioxines sont des molécules cancérigènes présentes dès lors qu’il y a combustion. « On n’a pas identifié de manière majeure de la dioxine dans les produits chimiques qui ont brûlé », indique Raymond Cointe, directeur général de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris). Cependant, des premiers prélèvements ont été effectués par les sapeurs-pompiers lors de leur intervention. Sur les cinq lingettes analysées, deux présentent des taux trois fois supérieurs à la lingette témoin.

    Les résultats de ces analyses vont de 0,04 à 0,20 nanogramme par mètre carré, lorsque la lingette témoin, située hors du panache de fumée, comprend 0,06 nanogramme. « Cette présence provient soit des produits stockés qui ont brûlé, soit de la combustion des bâtiments de l’usine, indique Raymond Cointe. Nous sommes dans des niveaux relativement faibles. Cependant, à ce stade, nous ne pouvons pas dire qu’il n’y a pas de pollution à la dioxine. »

    Selon Frédéric Poitou, expert judiciaire en chimie et pollution, « n’importe quel expert chimiste vous dira que dans une combustion d’usine avec autant de produits chimiques, il y a un risque non négligeable et même probable de productions de dioxines ».

    Quelles craintes pour la sécurité alimentaire ?

    Le préfet de Normandie, Pierre-André Durand, lors d'une conférence de presse, mercredi 2 octobre 2019.
    Le préfet de Normandie, Pierre-André Durand, lors d’une conférence de presse, mercredi 2 octobre 2019. (©AFP)

    Des analyses sur d’autres lingettes doivent être effectuées et des résultats d’analyses de prélèvements de végétaux sont attendus. Ces résultats seront déterminants pour lever ou renforcer les mesures conservatoires sur les productions agricoles, effectives dans 112 communes de Seine-Maritime, mais également dans l’Oise, la Somme, l’Aisne et le Nord. Pour le moment, les services de l’État assurent que « tous les produits commercialisés sont consommables ».

    « Les contrôles ont été effectués dès vendredi [27 septembre, ndlr] et se poursuivent de manière quotidienne », assurent les services de l’État. Pour le moment, 150 prélèvements ont été effectués dans 40 exploitations.

    De l’amiante toujours recherchée

    L’État avait mis plusieurs jours pour reconnaître que les bâtiments incendiés étaient notamment fabriqués en amiante. « L’exploitant a réalisé à ses frais, des analyses dans les 300 mètres. Il a été mesuré trois fibres d’amiante par litre d’air, ce qui est très peu », appuie Patrick Berg, directeur de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) de Normandie.

    Cependant, « de nouvelles investigations vont être menées dans un périmètre élargi à 800 mètres autour de l’usine », sur demande du gouvernement. « Toutes ces opérations seront assumées par l’entreprise », insiste encore le préfet.

    « Je fais mon métier, j’explique, j’assume »

    Le préfet Pierre-André Durand a été interrogé sur sa démission demandée par une partie de la population. L’énarque n’a pas répondu avec précision, mais a redit qu’il assumait sa stratégie, notamment, de ne pas déclencher les sirènes dès le début de l’incendie vers 3 heures du matin et de n’en déclencher que deux. Il a reconnu que ses décisions pouvaient être « critiquées », mais a maintenu que « cette orientation opérationnelle était la bonne ». « Je fais mon métier, j’explique, j’assume », a appuyé le préfet.

    Qui a dit que la presse nationale ne s’intéressait pas à ? La conférence de presse du @Prefet76

    Voir l'image sur Twitter

    Interrogé sur sa démission demandée par une partie de la population après , le @Prefet76 répond : « Je fais mon métier, j’explique, j’assume »

    Vidéo intégrée

    Évacuation de 160 fût endommagés

    Il reste à évacuer de l’usine 160 fûts endommagés, a redit mercredi Pierre-André Durand, en souhaitant aussi que l’opération de pompage des huiles encore sur le site soit achevé « en fin de semaine ».

    Plus de 100 maires et élus normands ont demandé mercredi la reconnaissance rapide de « l’état de catastrophe technologique » et la mise en place d’un registre de suivi médical.

    Les députés ont décidé de créer une mission d’information. Ils devaient auditionner la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne, mercredi soir. Du côté du Sénat, une commission d’enquête est « dans les tuyaux ».

    Un numéro vert

    Par ailleurs, le gouvernement va demander « à l’ensemble des dirigeants des sites Seveso d’effectuer des contrôles de sécurité », a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

    Il a aussi mis en place un numéro vert pour répondre aux questions sur les conséquences de l’incendie : 0800 009 785

  • Audition compliquée pour Sylvie Goulard au Parlement européen

    Audition compliquée pour Sylvie Goulard au Parlement européen

    Les partis de droite et de gauche ont concentré leurs questions sur les enjeux d’intégrité plutôt que d’évoquer le fond des dossiers.

    La candidate française Sylvie Goulard, proposée pour le poste du marché intérieur a subi un interrogatoire animé, devant les commissions du marché intérieur, de l’Industrie, des affaires juridiques et des affaires culturelles. Un feu croisé de questions qui ont plus porté sur ses activités passées et son intégrité que sur son portefeuille et ses compétences en matière de politique industrielle, de défense, de marché unique ou des enjeux culturels.

    Une situation qui s’explique par un Parlement européen divisé, et des premières auditions compliquées. Les élus de droite du parti populaire européen ont été les plus agressifs à son égard, alors que le PPE prend mal le fait qu’un de ses candidats ait déjà été désavoué par la commission des affaires juridiques, qui a d’emblée éliminé le candidat hongrois, mais aussi une candidate du parti socialiste roumain.

    « C’est un règlement de compte, le PPE et les sociaux-démocrates ont perdu des candidats, ils veulent se venger sur un candidat Renew » souffle une source au Parlement européen.  Le chef de parti de Renew, Dacian Ciolos, avait déjà indiqué qu’il n’entrerait pas dans des négociations d’alcôve, contrairement à ce que les chefs de parti ont l’habitude de pratiquer au Parlement européen. Pas question pour lui de gérer en amont des auditions le sort des commissaires.

    Le résultat n’est pas des plus productifs, puisque l’audition ne s’est pas tellement porté sur le fond du portefeuille de la candidate, la plupart des candidats des deux plus grands partis posant des questions sur sa collaboration avec le think-tank américain Berggruen lorsqu’elle était eurodéputé, une question évoquée pour la première fois sur Euractiv en 2014.

    L’eurodéputé Les Républicains Geoffroy Didier s’est étonné des montants importants de sa rémunération auprès de ce think-tank . Or selon sa propre déclaration d’intérêt, l’élu déclare lui-même 10.000 euros par mois en tant qu’avocat, en plus de sa rémunération d’eurodéputé, ce qui le place dans une situation comparable.

    De nombreuses questions ont aussi porté sur la démission d’un de ses collaborateurs, alors que la justice française poursuit plusieurs membres de son parti d’alors, le Modem , soupçonnant des emplois fictifs. La candidate a expliqué avoir à la demande du secrétaire général du Parlement européen remboursé  45.000 euros, somme correspondant à la rémunération sur quelques mois de son collaborateur lors de la fin de son contrat.

    « Un usage existe en France, depuis les années 1990, selon lequel tout ministre, à partir du moment où il serait mis en examen, devrait démissionner », a-t-elle expliqué, ajoutant que « dans les institutions européennes, un tel usage n’existe pas » tout en indiquant qu’elle tirerait les conséquences si elle était mise en examen, ce qui n’est pas le cas pour l’instant.

    Sur le fond, la candidate a montré qu’elle avait sérieusement travaillé ces dossiers, et s’est offert le luxe de répondre en quatre langues aux questions des candidats, affichant des compétences linguistiques auxquelles peu de candidats à la Commission actuelle peuvent prétendre.

    Elle a en revanche eu peu de temps pour s’exprimer sur les autres sujets durant les trois heures d’audition, si ce n’est quelques mots sur l’intelligence artificielle, l’objectif de neutralité carbone de l’UE, le diesel gate l’industrie de la défense ou encore l’audiovisuel, des échanges détaillés en direct ici.

    Interrogée par l’élu allemand Christian Ehler sur le fait qu’il faudrait un Hercule féminin pour pouvoir gérer trois directions générales de la Commission, la candidate a répondu par une réplique qui a néanmoins fait rire l’assemblée : « Wir Schaffen dass » a-t-elle répliqué, répétant la célèbre phrase d’Angela Merkel sur la question de l’accueil des réfugiés.

    Elle a aussi convaincu sur son engagement européen en conclusion, en insistant sur la nécessité de lutter contre les frontières, et en citant Jean Monnet sur la nécessité d’unir les nations : l’assemblée a terminé l’audition en l’applaudissant.

    Le coordinateur de la commission Industrie a réagi en indiquant  qu’il demandait une nouvelle audition et des questions écrites de la commissaire ; les autres commissions ont embrayé, comme les différents groupes politiques à l’exception de Renew qui a sans surprise confirmé son soutien à sa candidate.

  • Un 1er octobre chaotique à Hong Kong

    Un 1er octobre chaotique à Hong Kong

    Journée placée sous haute sécurité, ce mardi 1er octobre à Hong Kong, fête nationale célébrant les 70 ans de la création de la République populaire de Chine, a été une fois de plus le terrain de violence avec une dizaine de milliers de manifestants « pro démocratie » qui ont défilé dans les rues de l’ancienne colonie britannique. Regain de tension avec une détermination affirmée des manifestants et une forte tension du côté des forces de l’ordre.

    Par Catya Martin du magazine

    180 arrestations, le réseau de transport partiellement fermé

    Des manifestations géantes ont régulièrement lieu dans l’ancienne colonie

    Plus de 180 arrestations (chiffre le plus important en une journée depuis le début du mouvement) risquant chacun jusqu’à 10 ans de prison. Un grand nombre de blessés du côté des manifestants, dont deux dans un état critique et deux autres dans un état grave (un jeune homme de 18 ans, ayant été blessé par balle) et 25 policiers blessés. Un porte-parole de l’Autorité hospitalière a affirmé à l’Agence France Presse que 15 personnes avaient été hospitalisées dans la foulée de ces manifestations. La moitié du réseau de transport a été fermé tout comme un grand nombre de boutiques.

    L’appel à la loi décrétant l’état d’urgence

     » Nous exhortons fortement l’administrateur général à activer l’Ordonnance sur l’état d’urgence et à légiférer sur une loi anti-masque « 

    Face à cette violence, plusieurs syndicats ont appelé à une loi décrétant l’état d’urgence « pour rétablir l’ordre à Hong Kong ». Le bureau de deux fédérations syndicales a été vandalisé. « Nous exhortons exhortons fortement l’administrateur général à activer l’Ordonnance sur l’état d’urgence et à légiférer sur une loi anti-masque », ont-ils déclaré dans un communiqué.

     

    Certains n’hésitant pas à « exhorter » la cheffe de l’exécutif, Carrie Lam, à « prendre des mesures rapides pour rétablir la loi et donc la paix à Hong Kong ».

    L’union européenne appelle à une désescalade

    L’Union européenne (UE) a, de son côté, appelé à une « désescalade » de cette violence et « une retenue ». « Alors que des mesures positives sont initiées pour engager un dialogue avec la population et divers secteurs de la société, des efforts supplémentaires sont nécessaires afin de rétablir la confiance », a déclaré la porte-parole de l’UE, Maja Kocijancic.

    « des efforts supplémentaires sont nécessaires afin de rétablir la confiance « 

    « Plus de trois mois après le début des manifestations, le droit de réunion et le droit de manifester pacifiquement doivent continuer d’être respectés conformément à la loi fondamentale et aux engagements internationaux », poursuit la porte-parole de la Commission européenne.

    Des tirs à balles réelles pour la première fois

    Mercredi 2 octobre, lendemain de ce jour chaotique, des centaines de personnes étaient de nouveau dans les rues de Hong Kong pour s’élever contre la police qui, pour la première fois, a tiré à balle réelle sur un manifestant pro démocratie. Les manifestants ont défilé avec comme slogan « La police de Hong Kong commet intentionnellement un meurtre » ou encore « démanteler la police dès maintenant. ».

  • Ursula von der Leyen contrainte par les eurodéputés de remanier son équipe

    Ursula von der Leyen contrainte par les eurodéputés de remanier son équipe

    La future présidente de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen, a été contrainte lundi de remanier son équipe, les eurodéputés la forçant à réclamer à la Roumanie et à la Hongrie deux nouveaux candidats aux postes de Commissaires.

    Avant même leur oral de confirmation, la sociale-démocrate roumaine Rovana Plumb (Transports) et le Hongrois Laszlo Trocsanyi (PPE, droite, Voisinage et Elargissement) ont été jugés « inaptes » par les eurodéputés en raison de conflits d’intérêts présumés.

    Après ce revers, la conservatrice allemande von der Leyen a prié les deux capitales de lui présenter des solutions alternatives. Elle a déjà dû affronter une vive polémique à propos de l’intitulé d’un portefeuille de commissaire associant migrations et « mode de vie européen », qu’elle a pour l’instant refusé de modifier.

    Après le rejet de son candidat initial, le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a proposé un nouveau nom, celui de l’ambassadeur hongrois à Bruxelles, Oliver Varhelyi.  M. Orban a expliqué avoir volontairement choisi cette fois-ci « un technocrate », et non « un politique ». « Son CV fait bonne impression », a commenté le porte-parole de Mme von der Leyen.

    Avec les Roumains, « nous sommes encore en discussion », a-t-il ajouté. Le président roumain Klaus Iohannis (centre droit) a convoqué sa Première ministre sociale démocrate Viorica Dancila pour discuter mercredi du nom d’un nouveau prétendant à la Commission.

    Le rejet de futurs commissaires est une première pour la commission des Affaires juridiques (JURI), chargée de valider leurs déclarations d’intérêt.

    La Roumaine est dans le viseur du Parlement pour deux prêts litigieux. Et M. Trocsanyi a été interrogé sur ses liens avec le cabinet d’avocats qu’il a fondé en 1991, avant de devenir ministre de la Justice de Viktor Orban.

    Faible marge de manœuvre

    Il s’agissait d’une étape préliminaire avant une série d’auditions des candidats par les eurodéputés, qui ont débuté lundi et s’achèveront le 8 octobre.

    Le feu vert du Parlement européen est obligatoire pour l’entrée en fonction des 26 commissaires.

    Dans le passé, il n’a pas hésité à recaler, en 2014, une candidate slovène. Quant au socialiste français Pierre Moscovici et au conservateur espagnol Miguel Arias Canete, ils n’avaient été approuvés qu’à la faveur d’un arrangement entre les deux principales forces politiques du parlement.

    Petite éclaircie dans le ciel nuageux au-dessus de l’équipe von der Leyen, l’office antifraude européen, l’Olaf, a clôturé vendredi soir l’enquête concernant le Polonais Janusz Wojciechowski. Il a recommandé le remboursement de frais de voyage datant de son mandat de député européen, à hauteur de 11 250 euros, mais a écarté des poursuites administratives ou judiciaires. Ce recouvrement a déjà été effectué.

    L’Olaf mène une deuxième enquête sur un commissaire candidat, la Française Sylvie Goulard, elle aussi ancienne eurodéputée. Le dossier est toujours ouvert, mais elle a d’ores et déjà remboursé 45 000 euros correspondant à plusieurs mois de salaires de son ancien assistant parlementaire, dans l’affaire des emplois fictifs des eurodéputés du MoDem.

    Mme Goulard (Marché intérieur) a reçu le feu vert de la Commission des Affaires juridiques, mais ne devrait pas échapper à la curiosité des eurodéputés en charge de son audition, tout comme une poignée d’autres collègues dont les cas seront scrutés attentivement.

    « Tous les candidats auront une chance équitable, mais les candidats doivent nous convaincre qu’ils sont qualifiés pour le poste et que leur intégrité est sans reproche », résument les députés issus du groupe PPE à l’approche des auditions.

    Face aux critiques du Parlement, la marge de manœuvre de Mme von der Leyen est très étroite puisqu’elle a été confirmée par les députés avec une majorité de seulement 9 voix. Elle doit entrer en fonction avec ses commissaires le 1er novembre.

  • Rencontre avec Marc Villard, Président de l’Assemblée des Français de l’étranger

    Rencontre avec Marc Villard, Président de l’Assemblée des Français de l’étranger

    A l’occasion du 70ème anniversaire de la représentation française à l’étranger, lesfrancais.press ont rencontré le Président de l’AFE, Marc Villard. Fiscalité, enseignement français, réforme des institutions, M. Villard fait le point pour nous.

    Que vous inspire cet anniversaire de la représentation française à l’étranger ?

    C’est une institution importante et il est normal de la célébrer. Elle a été créée au sortir de la deuxième guerre mondiale mais en réalité les prémices de la mise en place de la représentation officielle remonte à 1927 pour remercier les compatriotes de l’étranger tombés pendant la grande guerre [Avec entre autres la création de l’UFE NDLR].

    Jusqu’en 1982, les représentants étaient élus au suffrage indirect avec des représentants cooptées ou désignées.

    Je ne suis pas pour une réforme de fond de ce qui a été mis en place en 2014 mais plus pour une amélioration ce qui a été mis en place, avec 443 conseillers consulaires, ce qui est un progrès!

    Il s’agit notamment d’assister nos compatriotes et les administrations dans leurs interactions. Le centre des impôts, par exemple, affirme qu’il est enrichissant pour eux d’avoir des élus qui peuvent répondre à certaines questions techniques.

    Et que pensez-vous de la structure de la représentation française à l’étranger ?

    Il faut améliorer l’organisation des conseillers consulaires, ils n’ont pas d’organisation de corps, ce n’est pas un corps constitué, pas d’appui administratif.

    Là où les conseillers AFE ont essayé d’organiser des rencontres avec les conseillers consulaires, cela fonctionne assez bien. Il faut créer dans les circonscriptions des liens. Je n’ai pas la recette mais, j’ai demandé, par exemple, que les conseillers AFE puissent être invités à se rendre aux réunions des conseillers consulaires. Nous pourrions peut-être aussi organiser des réunions trimestrielles, des visio-conférences…

    Dans la circonscription Asie Océanie de très grande taille [celle de M. Villard NDLR], c’est compliqué mais toutes les circonscriptions n’ont pas cette taille.

    Quels sont les rapports avec les parlementaires ?

    Marc Villard Président de l’Assemblée des Français de l’étranger

    Le ministre parle de la désafection des parlementaires. Les Sénateurs ne sont plus membres de droit de l’AFE certains ont pu peut-être mal le vivre.

    Les liens avec les élus AFE commencent à se renouer. Chacun doit rester dans son domaine de compétences, un Sénateur ou un député ne pourra jamais avoir de nos communautés une connaissance aussi fine qu’un conseiller consulaire qui les côtoit au quotidien.

    Et que pensez-vous de la réforme envisagée de la représentation parlementaire, avec une réduction du nombre de députés des Français de l’étranger (11 actuellement) et qui seraient regroupés, à la proportionnelle, dans une circonscription unique monde ?

    Cette réforme des députés ne va pas dans le bon sens. Il fait sens d’avoir deux représentations différentes : une « généraliste » les sénateurs, et le député avec sa circonscription. Si on réduit le nombre de parlementaires en France  il est normal aussi de le réduire chez les Français de l’étranger. Cependant déjà lors des dernières élections législatives, la barre était à 1 député pour 100 000 inscrits sur la liste consulaire. Nous payons un peu le fait de ne pas voter en masse.

    Comment augmenter le taux de participation ?

    Pour augmenter le vote, je ne suis pas certain que le mode de vote, et l’introduction du vote électronique, soit le moyen d’améliorer la participation. Le vote électronique facilite la participation pour ceux qui sont loin, mais il faut d’abord réconcilier l’électeur avec le politique. Les statistiques sur l’évolution de l’abstention montrent le désintérêt des Français pour la chose politique. Pour les conseillers consulaires, il faut que les compatriotes comprennent à quoi ils servent et ce qu’ils peuvent leur apporter.

    Quels sont les problématiques principales des Français de l’étranger ?

    Parmi les principaux problèmes, il y a la fiscalité, avec notamment les débats récents, le budget avec l’annonce de baisse de celui du ministère, l’éducation, et la protection sociale.

    Au Vietnam, par exemple, il n’y a pas de problème de sécurité, et de manière générale il y a les mêmes problèmes que partout ailleurs, tel le coût de la scolarité, la protection sociale des compatriotes, personnes âgées qui n’ont jamais cotisé aussi par exemple. C’est une vrai préoccupation, tout comme au Japon, en Thaïlande, au Cambodge…

    Sur l’éducation, les bourses scolaires avec les nouveaux barèmes laissent une part trop importante du coût aux familles. Les Français de l’étranger partagent tous les mêmes préoccupations.

  • Le système éducatif français n’est ni le meilleur, ni le pire  du monde.

    Le système éducatif français n’est ni le meilleur, ni le pire du monde.

    L’OCDE a réalisé son étude 2019 « Regards sur l’éducation », sur l’état des systèmes éducatifs parmi les États membres. Si la France a tendance à reculer dans les classements concernant le niveau des élèves du secondaire et des étudiants, son système éducatif compte néanmoins parmi les meilleurs au sein des pays occidentaux.

    Des dépenses importantes mais en stagnation

    La France consacre 155 milliards d’euros à l’éducation de ses enfants, soit 6,7 % du PIB (source Ministère de l’Éducation nationale – 2017). Entre 2010 et 2016, les dépenses publiques d’éducation en France ont augmenté moins rapidement que les dépenses publiques totales (+1% contre +6% sur la période). La tendance est similaire dans les pays de l’OCDE (+4% des dépenses publiques d’éducation, comparée à une croissance de 6% des dépenses publiques totales). L’État finance 57,5% des dépenses d’éducation, les collectivités locales 23%, les entreprises 8,5% et les ménages 8%. Les salaires et les charges représentent 75% des dépenses. L’investissement est à l’origine de 7% des dépenses. Le premier degré absorbe 29% des dépenses, le second degré39 %, le supérieur 20% et la formation continue 10%.

    En 2016, les dépenses annuelles par élève dans l’enseignement primaire sont de 7 600 dollars en France contre 8 500 dollars en moyenne au sein de l’OCDE Pour l’enseignement secondaire, la France est légèrement au-dessus de la moyenne avec 10 600 dollars contre 9 900.

    Pour l’enseignement supérieur, la France consacre par élève 14 100 dollars contre une moyenne de 10 400 dollars. Cette situation s’explique par l’importance des établissements publics dans l’enseignement supérieur. En raison de la forte augmentation du nombre d’étudiants en France (+11% entre 2010 et 2016), la dépense par élève a baissé lors de ces cinq dernières années dans l’enseignement supérieur (-5% sur la même période).

    Au sein de l’OCDE, les dépenses continuent à augmenter mais avec des progressions moins fortes du nombre d’étudiants. En France, comme dans de nombreux pays européens, les frais de scolarité dans les établissements publics sont peu élevés : 240 dollars par an en master 1 et 500 dollars pour un programme de doctorat.

    Des rémunérations  plus élevées que dans la moyenne de l’OCDE

    En France, 58% des dépenses courantes d’établissements publics d’enseignement primaire et secondaire sont affectées à la rémunération des enseignants. Ce chiffre est inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE et de l’Union européenne (63%). Une part plus importante des dépenses est allouée au personnel non enseignant en France (22% en France contre 15% en moyenne). Les salaires réels des enseignants français sont supérieurs à la moyenne de l’OCDE à tous les niveaux de l’enseignement sauf pour le primaire. Au collège, la moyenne dans l’Hexagone est à 45 212 dollars contre 42 394 dollars dans l’OCDE. Au lycée, elle atteint 50 820 dollars contre 45 639 dollars. Dans l’élémentaire, en revanche, elle se situe à 39 270 dollars contre 40 370 dollars.

    L’organisation internationale souligne également que les enseignants débutent en France avec un salaire 7 % inférieur à la moyenne constatée dans les États membres. Les rémunérations les plus importantes pour le corps professoral sont constatées aux Pays-Bas, en Autriche, en Australie, au Danemark et aux États-Unis. En revanche, les rémunérations des professeurs sont nettement inférieures à la moyenne en Italie et en Grèce.

    Contrairement à certaines affirmations, le temps de travail des enseignants est plus élevé en France, 900 heures par an pour les professeurs des écoles, par exemple, contre une moyenne OCDE de 783 heures. En France, selon l’étude TALIS, la plupart (85%) des enseignants du premier cycle de l’enseignement secondaire étaient satisfaits de leur emploi, et 74% ont déclaré qu’ils deviendraient encore enseignants s’ils pouvaient choisir à nouveau. Ces chiffres sont proches des moyennes de l’OCDE (90% et 76% respectivement). Cependant, cette satisfaction est à relativiser car 45% des enseignants de ce niveau estiment que les avantages de leur profession ne l’emportent pas sur ses inconvénients (24% dans les pays de l’OCDE). 7% seulement des enseignants dans le secondaire inférieur estiment que leur profession est correctement valorisée par la société. Au sein de l’OCDE ce taux est de 26%.

    En France, les enseignants sont en moyenne plus jeunes que dans les autres pays de l’OCDE, en particulier ceux du primaire. La part des enseignants âgés de plus de 50 ans est significativement plus faible en France (22% contre 33% en moyenne au sein de l’OCDE) Dans l’enseignement secondaire, les enseignants sont les plus âgés : 31% d’entre eux avaient plus de 50 ans en 2017.

    La France en pointe pour la scolarisation des jeunes enfants

    En France, presque tous les enfants de 3 ans sont inscrits dans l’enseignement préprimaire en 2017, la moyenne des pays de l’OCDE étant de 77%. Notre pays se caractérise par l’importance de l’école publique qui scolarise 87% des enfants en préprimaire contre une moyenne de 73% au sein de l’Union européenne. Dans les écoles primaires et secondaires, le taux de scolarisation dans le public est de 80%. Il est en légère baisse depuis une dizaine d’années. (Source : INSEE)

    Des classes un peu plus surchargées dans le pré-primaire

    Dans le pré-primaire, le nombre d’enfants de 3 à 5 ans par enseignant est de 23 (7 enfants de plus que la moyenne de l’OCDE). En prenant en compte les appuis dont bénéficient les enseignants, le ratio tombe à 16 contre 12 en moyenne au sein de l’OCDE. Depuis la rentrée 2010/2011, les enseignants pré-primaires doivent être titulaires d’une maîtrise en France. La France est un des pays les plus exigeants en la matière. Dans les autres pays, la règle est d’avoir simplement un niveau de fin d’études secondaires. La taille des classes est en moyenne légèrement supérieure en France par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE pour le primaire et le secondaire (24 et 25 comparé à 21 et 23 en moyenne dans les pays de l’OCDE). Depuis la rentrée 2017, la France a progressivement mis en place des mesures visant à réduire de moitié l’effectif des classes au cours de la première et de la deuxième année du primaire (CP et CE1) dans les établissements implantés en zones défavorisées.

    La France, un pays d’accueil des étudiants étrangers

    Les étudiants en mobilité internationale inscrits dans l’enseignement supérieur français représentaient, en 2017, 10% des effectifs. Ils étaient au-dessus de la moyenne des pays de l’Union européenne (9%) et de l’OCDE (6%). Les doctorants étrangers représentent 40% des effectifs. (26 500 sur les 66 900 inscrits). Ce taux est également supérieur à la moyenne de l’OCDE et de l’Union européenne (22%). Parmi les étudiants internationaux en France, 31% viennent d’Afrique et 32% d’Asie.

  • Ouverture de la semaine des Français de l’étranger au Quai d’Orsay

    Ouverture de la semaine des Français de l’étranger au Quai d’Orsay

    C’est au Quai d’Orsay, pour une réception donnée en honneur des 70 ans de l’Assemblée des Français de l’Etranger, que s’est achevée la première journée de la session plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger.

    Institution créée en 1948, sous la plume de Robert Schuman, elle compte aujourd’hui 90 élus, conseillers consulaires AFE, son rôle est consultatif tout en étant déterminante pour sonder les 2,5 millions de Français vivant hors de France.

    Ces élus, portant la voix au niveau national de tous nos compatriotes hors de France, donnent des avis, des conseils, des opinions, concernant les sujets des Français de l’étranger comme l’enseignement français à l’étranger, la fiscalité, les réformes institutionnelles par exemple.

    Outre les nombreux élus consulaires présents, le Ministre Lemoyne, et de nombreux Sénateurs et Députés des Français de l’étranger comme les sénatrices Claudine Lepage, Jackie Deromédi, Joëlle Garriaud Maylam, les Sénateurs Olivier Cadic, Ronan Le Gleut et Christophe Frassa, et les députés Pyiere-Alexandre Anglade, M’jid El Guerrad entre autres, furent présents. Toute la communauté institutionnelle des Français de l’Etranger ont souhaité célébrer les 70 ans de la présence institutionnelle française dans le monde.

    « la seule institution où sont abordés de façon transversale tous les sujets des expatriés » Marc Villard 

    Une réforme de l’institution au cœur des échanges

    Le Président de l’AFE, Marc Villard, a tenu tout d’abord remercié Laurent Fabius et Hélène Conway pour la réforme qui permis qu’enfin l’assemblée soit présidée par un élu et non plus par le ministre en charge.

    Pour le Président, l’AFE est la seule institution où sont abordés de façon transversale tous les sujets des expatriés. Il s’agit selon lui d’une « formidable boîte à idée pour la réflexion consulaire ». Il souligna cependant certains problèmes : « la dématérialisation laisse beaucoup de compatriotes désemparés, cela ne se traduit pas comme promis par une plus grande disponibilité, pour pallier la déshumanisation il faut des moyens pour les élus consulaires ».

    Le Président Villard rappela enfin les mots du Président Chirac sur les élus des Français de l’étranger : « les rencontrer c’est saisir de l’intérieur la réalité d’un pays », une définition qui s’applique sans doute aux Français de l’étranger en général.

    Le Ministre Lemoyne, pour sa part, a souligné les « liens solides entre l’AFE les expatriés et le Ministère ».  Le Ministre a évoqué, lui,  le Président Macron qui évoque, à propos de nos compatriotes hors de France, des « histoires particulières, individuelles, parfois professionnelles, un bout de France à travers le monde ».

    Changement « partiel » de présidence pour les conseils consulaires ? 

    Le Ministre a également évoqué les futures réformes possibles des élus de l’étranger, notamment il a indiqué souhaiter que les conseillers consulaires soient reconnus dans la loi et insistera pour que certaines réunions puissent, à l avenir, être présidées par les élus et non pas par l’administration.

    Autre nouveauté, la possibilité que le Parlement entende une fois par trimestre les opinions des Français de l’étranger représentées par l’AFE. Le processus n’est pour l’instant pas encore défini.

    La soirée s’est terminée avec la remise du nouveau prix du développement durable de l’instance à une personnalité franco-palestinienne, Hossam Elaqra, qui a développé une nouvelle technologie permettant de maitriser la fabrication de briques tout en réduisant le cout énergétique et en eau. Ce prix veut stimuler la création d’idée d’entrepreneuriat durable, inciter les porteurs de projets ayant une idée entrepreneuriale durable à les concrétiser et enfin faire connaître et mettre en exergue les projets les plus innovants en matière de développement durable. 

    L’Assemblée des Français de l’étranger continue à se réunir toute cette semaine à travers de nombreuses commissions où sont traités par les élus de proximité  les questions de fiscalité, de sécurité, d’enseignement et d’affaires sociales.

     

  • Jacques Chirac : L’hommage de toute une nation – Revivez la journée de deuil national – Videos

    Cela fait quatre jours que le France porte le deuil. Décédé jeudi 26 septembre à l’âge de 86 ans, l’ancien président de la République Jacques Chirac a marqué cinquante ans de vie politique en France, au point de marquer pratiquement toutes les générations.

    Après les dernières salutations de ceux qui l’ont connu, puis le recueillement populaire durant tout le weekend, notamment aux Invalides où des milliers de Français sont venus témoigner une dernière fois leur respect à l’ancien Premier ministre et maire de Paris, forçant les autorités à laisser le bâtiment ouvert toute la nuit.

    Ce lundi 30 septembre -jour de deuil national- fût le jour des hommages officiels rendus à Jacques Chirac.

    Messe familiale, honneurs militaires, procession dans Paris puis service solennel en l’église Saint-Sulpice, minute de silence…

    REVIVRE LA CEREMONIE A SAINT SULPICE

    Durant son homélie, l’archevêque de Paris a fait de nombreuses références aux actes politiques de l’ancien président de la République. “Le président Jacques Chirac avait axé sa campagne de 1995 sur le thème de la fracture sociale, portant ainsi son regard sur ceux qui restent sur le bord de la route”, a-t-il déclaré, saluant un “homme chaleureux” éprouvant un “véritable amour des gens”.

    “Gouverner c’est prévoir.′ Cette célèbre citation d’Émile de Girardin, le président Jacques Chirac l’a illustré à plusieurs reprises”, a également déclaré Mgr Michel Aupetit, citant notamment le discours de Jacques Chirac à Johannesburg ou encore le non à l’intervention en Irak. L’archevêque de Paris a également félicité un président qui “lorsqu’il était maire de Paris, n’hésitait pas à faire des maraudes pour rencontrer les gens qui étaient à la rue”.

    La famille Hariri est très proche de la famille Chirac, au point que le Liban observe également une journée de deuil national ce lundi. Présent aux obsèques, Saad Hariri, fils du président Rafic Hariri et actuel premier ministre, n’a pas caché son émotion durant la cérémonie.

    Enfin à 13h30, le cercueil de Jacques Chirac a quitté l’église Saint-Sulpice porté par huit des officiers de sécurité qui avaient assuré la protection du président de la République.

    La suite des obsèques fût privée. Il a été inhumé au cimetière du Montparnasse lors d’une cérémonie organisée dans l’intimité familiale. L’inhumation de Jacques Chirac a pris fin aux alentours de 14h40. Mais la Nation n’en a pas encore fini avec les cérémonies. Une minute de silence doit être observée à 15 heures, y compris par l’Assemblée nationale.

    Quant aux dirigeants étrangers, plus de 60, qui sont venus à Paris, ils ont déjeuné  à l’Élysée avec Emmanuel Macron, François Hollande et Nicolas Sarkozy.

    Pour finir, les media ont été nombreux à réaliser des hommages ,nous avons décicé de partager avec vous celui des Guignols qui ont « peut-être » fait beaucoup pour lui et c’est surtout une dernière occasion pour nous tous de « manger des pommes ».

    HOMMAGE DES GUIGNOLS DE CANAL +

    https://www.youtube.com/watch?v=PVdPRpgbhHI

  • La viticulture française au pied du mur face à l’enjeu des pesticides

    Fierté nationale, le vin représente un gros enjeu d’exportation pour la France. Mais la viticulture consomme énormément de pesticides, notamment en raison du recours aux fongicides, et peine à faire sa mue.

    Il est 5h30, le soleil pointe ses rayons de l’autre côté de la vallée de la Saône en cette fin de mois d’août. La France entière est en vacances, mais Bernard, viticulteur dans le Beaujolais, est déjà sur son tracteur : il n’y a pas de vent, c’est l’heure idéale pour « sulfater » comme disent les anciens. Il  s’agit en fait de traiter le vignoble avec divers produits phytosanitaires.

    C’est l’un des 20 passages que le viticulteur fait chaque année sur chaque parcelle : entre les fongicides, qui représentent le plus grand nombre d’épandages, mais aussi les insecticides et les herbicides, la vigne, représente le premier marché des produits phytosanitaires de l’agriculture en France

    Le Champagne remporte la palme, avec 25,6 épandages par an en 2016, devant les Bourgogne, les vins du Gers et le Beaujolais. Une addiction liée à la fragilité exceptionnelle de la plante, sensible au développement de champignons, de pucerons ou de bactéries.

    Si la viticulture représente à peine 3 % des surfaces agricoles en France, elle concentre 20 % des fongicides répandus dans la nature.

    Mais aussi 15 % de la production agricole française en valeur, notamment en raison des prix de certains crus : Bordeaux, Champagne et Bourgogne principalement.

    Les résidus de pesticides se retrouvent peu dans le vin : selon une étude de l’institut Rhodanien, les pesticides retrouvés sont nettement inférieurs aux limites maximales autorisées, calculées pour le raisin. Le principal résidu chimique retrouvé dans le vin, le sulfite ou dioxyde de soufre, accusé d’être à l’origine de migraines, est ajouté par la suite après la vendange, pour limiter la prolifération de certains micro-organismes et l’oxydation.

    Mais les molécules sont en revanche répandues dans  la nature : elles se répercutent sur la faune et la flore, contribuent à détruire les insectes dont les abeilles, et ont aussi des conséquences sur l’être humain : perturbateurs endocriniens, cancers.

    Un enjeu croissant pour les collectivités locales, qui s’inquiètent des conséquences pour la santé des habitants, et réclament dans certaines zones des surfaces minimales de non-épandage, près des habitations. Souvent étalées autour de villages d’habitation voire touristiques, les zones de vignes sont particulièrement concernées par cette préoccupation.

    Suivant la directive pour une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable, la filière viticole s’est engagée à réduire de 50 % l’usage de produits phytosanitaires, notamment en modifiant ses modes de pulvérisation. Un label « haute valeur environnementale» (HVE) a aussi été mis en place : il devrait théoriquement concerner la moitié des exploitations françaises en 2025.

    Mais le label crée par l’Etat est encore peu connu, des consommateurs comme des distributeurs voire des producteurs. Les contraintes sont nettement moins draconiennes que celles du bio, mais présentent un réel intérêt pour réduire les intrants : l’enherbage des vignes notamment permet de réduire l’épandage de désherbant.

    « La certification Terra Vitis va inclure la démarche HVE à partir de 2020, ce qui ajoutera un certain nombre d’exploitations. Le problème, c’est que ces certifications demandent des analyses et coûtent cher, elles ne sont pas adaptées aux petites exploitations » explique Irène Tolleret, viticultrice en Pic Saint Loup élue eurodéputée sur la liste Renaissance. L’objectif  d’inclure la moitié des 840.000 hectares de vignes françaises dans le label d’ici 6 ans semble donc ambitieux : pour l’heure, le bio ne représente que 61000 hectares, et la certification Terra Vitis 11.000, soit moins de 10 % du vignoble français.

    Au-delà du bio, de nouvelles démarches environnementales font leur apparition notamment dans les plus grand vignobles, dans le Bordelais et en Champagne, notamment à l’aune du changement climatique qui nécessite d’adapter les cépages et la gestion de l’eau à la hausse des températures.