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  • Transparence démocratique dans les consulats

    Transparence démocratique dans les consulats

    Pour qu’un Etat soit une véritable démocratie, les autorités se doivent, dans la mesure du possible (hors Secret Défense et autres intérêts vitaux d’une nation), de gouverner en respectant le droit à l’information des citoyens. Hélène Conway-Mouret (PS), sénatrice des Français de l’étranger, interpellée par un grand nombre de conseillers consulaires, a écrit au ministre des Français de l’étranger pour que soit rétabli le principe de transparence démocratique dans les consulats.

    Les règles pour les Français de l’étranger

    Comme vous le savez, les Français de l’étranger disposent d’une représentation au sein des consulats afin de participer à la gouvernance de la circonscription consulaire et décider avec le représentant de l’Etat, le ou la Consul(e), des actions prioritaires à mener sur le volet social, éducatif et culturel.

    Ces décisions ou recommandations sont prises lors de réunions du conseil consulaire qui ont lieu régulièrement, au moins chaque trimestre, dans les bureaux de la représentation française dudit pays. Comme pour les délibérations prises en conseil municipal et autres organes démocratiques en métropole, ces dernières font l’objet d’un procès-verbal accessible au public et dont l’autorité de tutelle doit veiller à la publication ou la mise à disposition auprès du public français.

    La situation dans les consulats

    Pour les Français de l’étranger, c’est le ministère des Affaires étrangères qui joue le rôle d’autorité de tutelle, en France c’est le ministère de l’Intérieur et donc ce sont les autorités consulaires qui doivent veiller à la bonne publication des procès-verbaux. Ces derniers sont, en plus, une source d’informations indispensable pour nos compatriotes pour leur vie française dans leur pays d’accueil.

    Deux solutions sont mises à la disposition des consulats. Le simple affichage dans le hall d’accueil, sur le modèle du fonctionnement des mairies pendant des décennies, et aussi la publication sur le site internet de l’autorité consulaire.

    Pour la sénatrice Hélène Conway-Mouret c’est là que la difficulté réside. En effet, s’il peut être aisé dans un village ou une commune de se rendre à l’Hôtel de ville, se rendre au consulat est souvent plus complexe, ces derniers couvrant un pays ou une vaste région (comprenant dans de rares cas, parfois plusieurs Etats). Le site internet est donc, vu la saturation des standards téléphoniques, le seul point de contact des citoyens avec l’Etat français.

    C’est sur la base de ce constat, que les élus consulaires ont porté leurs inquiétudes auprès de la sénatrice Hélène Conway-Mouret qui les a elle-même relayées auprès du ministre des Français de l’étranger, Olivier Becht, dans un courrier daté du 18 août 2022.

    Hélène Conway-Mouret – Sénatrice des Français de l’étranger (PS)

    Quelles actions à mener ?

    Dans sa lettre, l’élue des Français de l’étranger demande à Olivier Becht de rétablir ce principe de transparence démocratique dans les consulats. Pour cela, elle demande « qu’une circulaire soit envoyée à l’ensemble du réseau consulaire afin de rappeler l’importance de ces bonnes pratiques, qui s’inscrivent justement dans la feuille de route que vous avez fixée en matière de poursuite du processus de modernisation ».

    Actuellement, les sites internet des postes diplomatiques sont gérés localement, le plus souvent par un stagiaire, et s’il n’y en pas ? Malheureusement, les sites restent souvent en jachère. Il n’est pas rare en surfant sur le web de trouver des ambassades et consulats qui ne publient pas depuis plusieurs mois les délibérations des Conseil consulaires, comme à Sydney. Alors que faire, renforcer le staff local afin qu’un webmaster soit attaché à chaque consulat ? Centraliser la gestion des sites sur le modèle de France Consulaire en cours de déploiement ? La réponse est dans les mains du ministre Olivier Becht.

    Consultez le courrier d’Hélène Conway-Mouret

  • La communauté française en Algérie

    La communauté française en Algérie

    A l’occasion du voyage du Président de la République, Emmanuel Macron, en Algérie, on fait le point pour les expatriés sur la communauté française en Algérie.

    Une population de bi-nationaux

    Le nombre de Français inscrits sur le registre consulaire à Alger est de près de 42 000 citoyens. Cependant, ils sont nombreux à disposer de la nationalité française tout en n’étant pas inscrits sur les livres des consulats de France situés en Algérie.

    Les Français inscrits au registre consulaire

    Parmi les inscrits, il y a bien évidemment les « expatriés d’entreprises » soit les cadres envoyés par les grandes entreprises auprès des filiales des groupes français, mais aussi ceux démarchés par les sociétés algériennes pour venir étoffer leurs équipes.

    Deuxième gros bataillon de Français enregistrés auprès de l’administration française : les anciens combattants. Héritage de la colonisation et de la seconde guerre mondiale, 30 000 Français ou Algériens sont éligibles à la carte d’anciens combattants et la plupart touchent une retraite de l’armée française. Ceux qui disposent de la double nationalité, un gros tiers, ont l’obligation de s’identifier et de fournir un certificat de vie aux autorités françaises, ces impératifs expliquent leur forte proportion parmi les inscrits au registre consulaire.

    Les Français non-inscrits au registre consulaire

    Enfin, le dernier segment de Français installés en Algérie regroupe tous les binationaux qui de retour en Algérie ne peuvent pas faire prévaloir leur nationalité française sur le territoire algérien.

    Parmi cette population, on retrouve principalement des descendants des migrants qui avaient rejoint la France au cours des années 60 et 70 pour répondre à son besoin de main-d’oeuvre. Souvent bien formés, ils cèdent aux sirènes du gouvernement algérien qui leur tend un pont d’or afin de renforcer la productivité et la compétitivité du pays.

    Une Histoire toujours présente

    Si, à la différence du Maroc ou de la Tunisie, les Français sont moins présents en Algérie, c’est l’Histoire qui l’explique.

    En effet, la décolonisation, marquée par une guerre fratricide, laissa des traces négatives importantes dans le pays. Et si les années sont passées, le gouvernement en place, toujours héritier du Front National de Libération (FNL), entretient toujours la rancoeur envers la France, ce que n’a pas manqué, encore une fois, de dénoncer Emmanuel Macron au printemps 2022.

    Macron veut apaiser les tensions

    La visite du Président de la République s’inscrit dans une volonté d’apaisement. En effet, une relation saine et sereine avec l’Algérie s’impose désormais alors que la Russie n’approvisionne plus l’Europe en gaz.

    Emmanuel Macron a donc proposé dès son arrivée, jeudi 25 août 2022, la mise en place d’une commission mixte d’historiens algériens et français pour étudier les archives sur la colonisation et la guerre d’Algérie. L’objectif : démystifier ce conflit sans renier la part de chacun dans les massacres qui ont touché les deux communautés de 1954 à 1962.

    « Nous avons un passé commun » qui « est complexe, douloureux » et « nous avons décidé ensemble » de créer « une commission mixte d’historiens » pour « regarder l’ensemble de cette période historique« , « du début de la colonisation à la guerre de libération, sans tabou, avec une volonté […] d’accès complet à nos archives« 

    Emmanuel Macron à Alger le 25 août 2022

    « Bâtir l’avenir »

    Emmanuel Macron vient aussi, donc, négocier l’accès au gaz et pour cela il a un argument : les visas.

    Ainsi, la question des visas est liée à celle du gaz algérien. Celui-ci « suscite toutes les convoitises des Européens« , alors que l’Europe cherche à réduire sa dépendance au gaz russe. Or, l’Algérie est l’un des plus grands producteurs de gaz au monde. Officiellement, l’Élysée affirme pourtant que « ce n’est pas le sujet principal [du] déplacement » d’Emmanuel Macron. « Difficile de croire que les deux chefs d’Etat ne vont pas l’aborder », commentent toutefois les journalistes. 

    Alors que la France a durci sa politique de visas envers les Algériens, pourtant normalement balisée par les accords d’Evian qui ont donné l’indépendance à l’ancienne colonie française, elle pourrait rétablir les anciens critères si l’Algérie arrivait à augmenter ses exportations. Ainsi la France et l’Union européenne pourraient financer des stations de productions électriques photovoltaïques pour assurer ses besoins et ainsi libérer du gaz pour les Européens…

  • Un début de vendanges mi-figue mi-raisin en Europe

    Un début de vendanges mi-figue mi-raisin en Europe

    Les vendanges ont maintenant commencé dans la plupart des vignobles européens, marquées par une précocité inédite. Entre autres conséquences.

    « Dans la plupart des régions viticoles, il y a trois semaines d’avance par rapport à une année normale », annonce Jérôme Despey, président de la Chambre d’agriculture de l’Hérault à EURACTIV.

    « En ce qui me concerne, je n’ai jamais commencé aussi précocement, depuis plus de 30 que je pratique. Dès le 9 août pour le chardonnay ! », ajoute le viticulteur installé à quelques kilomètres de Montpellier.

    En Andalousie dans le sud de l’Espagne, les cépages blancs de l’appellation Jerez – Xérès – Sherry sont arrivés à maturité fin juillet. Même chose en Sicile, ou au Portugal.

    Plus au Nord, en Belgique, à Charleroi, le vigneron Henri Larsille s’apprête à récolter son muscari, un raisin blanc, dans deux à trois semaines. Avec impatience. « Nous aurons 15 jours d’avance. Et cette année, avec le beau temps et l’état sanitaire impeccable des vignes, tous les éléments sont réunis ! », se réjouit le secrétaire de l’Association des vignerons de Wallonie. Cette année, il devrait multiplier par trois sa production.

    De fait, après une année catastrophique en 2021, où les épisodes de gel et les maladies (mildiou, oïdium) avaient ravagé une bonne partie des vignobles européens, la situation sanitaire de 2022 s’avère « exceptionnelle », confie Jérôme Despey. La sécheresse aura au moins écarté champignons et autres moisissures qui se développent dans l’humidité.

    Mais si l’ambiance est à la fête en Belgique et dans le nord de la France, notamment en Champagne où tous les voyants sont au vert, les vignes méridionales font grise mine.

    Baisse de production

    Un printemps sec, des canicules précoces, dès le mois de juin en Europe, et qui se répètent ensuite en juillet et en août : si la vigne, plante méditerranéenne, s’accomode assez de la chaleur, la fréquence et l’intensité des événements extrêmes engendrent un stress parfois lourd de conséquences. Des feuilles jaunissent, chutent ; le poids des baies diminue, le cycle biologique est bouleversé. 

    En Toscane, région viticole emblématique de l’Italie, le vice-président du consortium « Chianti Classico », Sergio Zingarelli dresse un constat amer à l’agence Reuters : « Nous avons des raisins plus petits et nous nous attendons à ce que le nombre de raisins soit inférieur à la moyenne des dernières années […] ».

    « Je pense que ce sera l’une des récoltes les plus faibles jamais enregistrées dans le Douro« , déclare de son côté le producteur Paul Symington dans la revue The drinks business. Le Douro est une AOC qui produit notamment du porto dans le nord du Portugal.

    Davantage de raisins pour atteindre la même production de vin : un défi auquel sont confrontés de plus en plus d’exploitants. « Depuis quelques années, le changement climatique a un vrai impact sur le potentiel de production dans tous les pays producteurs de l’Union européenne, constate Jérôme Despey, on a des récoltes de plus en plus faibles. »

    En France, après la récolte historiquement faible de 2021, la production devrait tout de même atteindre 44 millions d’hectolitres. Des chiffres qui peuvent évidemment évoluer selon les conditions météo des prochaines semaines. « Nous sommes pour l’instant dans la moyenne basse de ces dernières années » précise Jérôme Despey.

    Sur le plan qualitatif, l’absence de maladies pouvant fortement altérer le goût des vins, est une bonne nouvelle pour la filière et les consommateurs. Une récolte saine permet en effet aux arômes de mieux se développer et de conduire le raisin jusqu’à sa maturité gustative.

    Après les incendies exceptionnels dans le sud de l’Europe cet été, une question se pose : un goût de fumée peut-il persister dans le vin ? Si les spécialistes commencent à s’y intéresser, le phénomène semble encore peu perceptible. « Les défauts peuvent être corrigés au moment de la vinification » rassure le vigneron. 

    vendange, raisin

    Atténuation et adaptation

    Alors que les orages de la mi-août et les précipitations à venir pourront soulager quelques cépages tardifs, la production européenne restera marquée par l’exceptionnelle sécheresse des derniers mois. « Le problème est que ces orages sont souvent très localisés, et il y a une déperdition : en quelques heures, beaucoup d’eau ruisselle. Le sol n’a pas le temps d’absorber », souligne Jérôme Despey pour qui les maitres-mots sont désormais l’atténuation et l’adaptation au changement climatique. 

    En cette fin d’été, les vignerons scrutent le ciel en pensant déjà à l’année prochaine. Si le manque de pluie perdure dans le temps, les vignes se retrouveront les pieds à sec au printemps, sans réserve d’eau, pour la reprise du cycle. Pour le vigneron de l’Hérault, la recherche doit s’accentuer autour des nouveaux cépages plus résistants, tout en facilitant l’irrigation.

    Il rappelle que seulement 10 % des surfaces sont irriguées en France, alors qu’on atteint 50 % en Espagne et 26 % en Italie. Cela monte à 90 % en dehors de l’Europe en Afrique du Sud, en Australie ou en Nouvelle-Zélande. « Cela permet d’être plus résilient face à la sécheresse, et de maintenir les capacités de production », insiste-t-il.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 26/08/22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 26/08/22

    Bonjour à tous, bienvenue dans l’édition du 26 août de votre flash quotidien. Ce vendredi, on évoque la galère des bagages perdus, l’association des conjoints accompagnants et Emmanuel Macron préparant les Français aux réformes à venir 

    Explosion du nombre de bagages perdus 

    Cet été, le premier post pandémie, le chaos a régné dans les aéroports aux quatre coins de la planète. Selon la fédération des transporteurs aériens, la fameuse IATA, c’est plus de 100 000 valises qui ont été égarées ces dernières semaines. A Roissy, c’est plus de 35 000 voyageurs qui ont été confrontés à ce problème. Il existe bien sur des solutions pour se faire indemniser et rembourser mais attention les délais et les règles sont précises. Retrouvez toute les infos dans le dossier disponible sur le site Lesfrancais.press.

    L’AFCA au coté des conjoints de fonctionnaires 

    Suivre sa moitié dans un pays étranger est source de découverte et d’enrichissement personnel, mais aussi éventuellement de solitude et de difficultés. Effectivement, la carrière professionnelle n’est pas toujours au rendez-vous, le cercle d’amis et familial non-plus, “puis le monde de la diplomatie c’est particulier” assure Zoé Meyer, la présidente de l’AFCA. Un monde souvent fermé ou du moins difficile à cerner lorsque nous ne le connaissons pas. C’est à ce moment-là que l’AFCA entre en jeu. Besoin de soutien ! N’hésitez pas à contacter une des 50 antennes en vous rendant sur leur site https://www.afca-mae.com/

    MAE, ministère, quai d'orsay

    Macron prépare les Français aux réformes 

    C’est en tout cas ce que semble deviner la presse nationale après la déclaration du Président de la République sur la fin de l’abondance avant le Conseil des ministres de la rentrée mercredi dernier. Les mois à venir s’annoncent donc difficiles, marqués par l’arrivée de réformes contestées comme celle sur le chômage, les retraites, la sobriété énergétique, etc. 

    C’est tout pour cette semaine, lundi vous retrouverez Emma, pour ma part, je vous dis à Lundi 05 septembre. Bon week-end à tous où que vous soyez 

    Ecoutez le flash du vendredi 26 août 2022

  • Rouler en France ? Ne pas oublier Crit’Air

    Rouler en France ? Ne pas oublier Crit’Air

    Lorsqu’un conducteur, de nationalité française ou étrangère, résidant à l’étranger, doit conduire en France avec son véhicule personnel, doit-il arborer une vignette Crit’Air sur son pare-brise pour circuler légalement dans les villes françaises concernées par les zones à faibles émissions (ZFE) et la circulation différenciée ? Lesfrancais.press répond à votre question.

    230 zone à faibles émissions en Europe

    il existe plus de 230 ZFE-m dans toute l’Europe, autrement parfois appelées en anglais « Low emission zones ». Sur le routes françaises, la ZFE-m repose sur le système de vignettes Crit’Air numérotées, chacune répondant à un classement, en fonction des émissions polluantes en particules fines et oxyde d’azote de chaque véhicule. Si le conducteur français est désormais rôdé à ces vignettes, sachez qu’un conducteur résidant à l’étranger souhaitant circuler avec son véhicule sur les routes de notre pays, doit lui aussi acheter une vignette Crit’Air pour conduire légalement partout, et donc aussi dans les villes françaises concernées par les ZFE et la circulation différenciée.

    Tous les véhicules concernés

    A noter à propos de ces vignettes Crit’Air – décomposées via des codes couleurs différents et un classement « vertueux » croissant, avec des notes comprises entre 0 et 5 (par exemple, le « 0 » étant le plus « vert », est attribué seulement à un véhicule 100% électrique, y compris hydrogène). Ce dispositif s’applique donc à tous les types de véhicules circulant en France. Si vous roulez en France, vous êtes donc soumis à son apposition sur le pare-brise du véhicule (ou fourche, garde-boue, carénage avant droit pour un deux-roues).

    Le fonctionnement de Crit’Air

    Plus concrètement, la vignette Crit’Air, aussi appelée pastille Crit’Air ou encore certificat qualité de l’air, fonctionne selon ces critères :

    • Type de véhicule : voiture, utilitaire léger, moto, scooter, poids lourd…
    • Type d’énergie ou de carburant : électrique, diesel, essence…
    • Norme Euro: seuil limite d’émissions polluantes d’un véhicule neuf. Les seuils sont régulièrement réévalués. En fonction du véhicule et de la date de 1ère immatriculation.

    Autrement dit, du scooter à la moto, de la voiture de tourisme à l’utilitaire en passant par le poids lourd ou encore le tricycle, chaque véhicule à moteur est soumis à la vignette Crit’Air en France. Rappelons enfin qu’une vignette Crit’Air coûte 3,70€ (envoi postal compris) et qu’elle se commande en ligne sur le site officiel, et uniquement en vous rendant sur cette adresse digitale, des maquignons ayant lancé des sites internet vendant cette vignette nettement plus cher que le prix officiel.

  • Bagages perdus lors de votre vol ? Ce qu’il faut savoir

    Bagages perdus lors de votre vol ? Ce qu’il faut savoir

    L’été 2022 aura été marqué par une reprise de l’activité aérienne après deux ans de pandémie. Pour les expatriés qui ont pris un avion pour rentrer en France afin de retrouver famille et amis en cette période estivale, le passage dans les aéroports fut très souvent plus chaotique qu’à l’accoutumée. Vous êtes nombreux à avoir été confrontés à l’amère aventure des bagages perdus.

    Roissy au coeur de la tourmente

    Un mois et demi après la pagaille à l’aéroport de Roissy, des centaines de voyageurs attendent toujours leurs valises. Sur les 35.000 bagages égarés début juillet suite à une grève du personnel, 800 n’ont toujours pas été identifiés. Air France assure que la traque continue. Les voyageurs désespèrent pourtant de retrouver leurs affaires perdues. Mais alors que faire pour faciliter la récupération des bagages ? Et surtout que faire s’ils sont définitivement perdus ?

    Pour aider les chercheurs de valises, la plupart des voyageurs ont fourni des listes de leurs affaires, il faut donc comparer tout cela avec le contenu des bagages. « Sans étiquette, on ne sait pas d’où vient le bagage. Il faut donc ouvrir les valises, comparer, enquêter, tout cela prend beaucoup de temps avant de retrouver les propriétaires, d’autant plus qu’on est en période de vacances et qu’il manque du personnel sur l’aéroport », détaille Yves Joulin, secrétaire fédéral de l’UNSA Transport. 

    Charles-de-Gaulle – Juillet 2022 – (AFP Photo/ Thomas Padilla)

    Les étapes clés pour récupérer ses valises ou se faire indemniser

    Afin de faciliter le travail des opérateurs en charge des valises et autres bagages dans les aéroports français, il y a plusieurs étapes à suivre. Certaines évidentes, d’autres moins.

    Déclarer la perte dans les 21 jours

    Rendez-vous immédiatement au bureau du service bagages à l’aéroport qui vous remettra un rapport d’irrégularité de propriété (PIR : « Property Irregularity Report ») avec une référence personnelle qui vous permettra de suivre en ligne le statut de vos bagages retardés et de modifier vos données si par exemple l’adresse de livraison ou vos coordonnées sont inexactes ou ont changé. Si vous ne trouvez pas ce bureau ou qu’il est fermé quand vous arrivez, allez sur le site de la compagnie et remplissez un formulaire de perte de bagage. Le plus tôt possible est évidemment fortement conseillé.

    Pensez à bien détailler les biens qui sont dans votre bagage, comme indiqué plus haut, leurs descriptions peuvent faciliter l’identification.

    Déclaration chez Air France

    Avant de quitter l’aéroport, vous devez impérativement compléter un document appelé Property Irregularity Report (PIR). À la fin de votre déclaration, un numéro de dossier vous est communiqué.

    Attention, Air France sort des clous, si vous ne faites pas de déclaration à l’aéroport ou dans les 48h en ligne, la compagnie ne prendra pas en compte votre perte de bagages, il faudra directement aller en justice (voir ci-dessous).

    Avez-vous conservé vos factures ?

    Il est important de conserver toutes les factures d’achat des biens de première nécessité pour pouvoir ensuite demander le remboursement à la compagnie aérienne (elles le font dans la plupart des cas). Certaines compagnies peuvent également vous fournir un kit de première nécessité ou couvrir vos premières dépenses. La compagnie n’est toutefois pas obligée de le faire.

    On a retrouvé votre valise, comment se faire indemniser ?

    Vous avez engagé des frais de première nécessité (achat de produits d’hygiène ou vêtements par exemple) en raison de l’absence de votre bagage ? À compter de la date de réception effective du bagage (vous devez avoir récupéré celui-ci dans les 21 jours suivant votre arrivée), vous disposez de 21 jours pour faire une demande de remboursement en complétant le formulaire de réclamation en ligne, mis à disposition par Air France (ou toute autre compagnie). Veillez à conserver vos factures qui pourront vous être demandées ultérieurement.

    On ne retrouve pas votre valise, comme se faire rembourser ?

    Si votre valise est définitivement perdue après le délai de 21 jours, vous pouvez obtenir un remboursement. Les factures ou justificatifs d’achat des biens dans les valises doivent être fournis (évidemment les dates d’achat doivent être antérieures au voyage). Le remboursement sera égal aux factures fournies des biens dans la valise et sera plafonné à 1.131DTS (droit de tirage spécial : monnaie internationale) soit entre 1300€ et 1400€ par passager. Vous pouvez obtenir davantage seulement si vous avez fait une déclaration de valeur avant le voyage.
    Attention : il s’agit d’un remboursement par passager et non par bagage perdu. Si vous ne disposez pas de facture, vous pouvez demander 20€ par kilo que pèse votre bagage.

    L’assurance de votre carte de paiement

    L’assurance comprise dans votre CB VISA Premier ou Gold Mastercard : vous êtes couverts à hauteur de 800€ à 850€ maximum par bagage (justificatifs de valeur des biens du bagage à fournir) et avec une franchise de 70€ par bagage.

    Aller en justice

    L’intervention d’un avocat est une procédure peut-être longue mais indispensable si vous souhaitez envoyer une mise en demeure d’avocat à la compagnie. Il vous faudra prendre un conseil, lui indiquer les détails de votre vol et joindre les factures des biens de votre bagage. L’envoi de mise en demeure d’avocat est facturé 49€ TTC par les avocats spécialisés disponibles sur les plateformes dédiées.

  • L’AFCA, « la grande famille » des conjoints du ministère

    L’AFCA, « la grande famille » des conjoints du ministère

    L’AFCA est une association qui accompagne les conjoints des agents du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères à chaque étape de leur expatriation. Sa présidente, Zoé Meyer, nous la présente.

    De l’autre côté du combiné, Zoé Meyer assure qu’”à l’AFCA MAE nous sommes une grande famille”. Derrière cet énième acronyme dont les Français sont si friands, se cache l’Association française pour les conjoints d’agents du ministère des Affaires étrangères. Fondée en 1989, elle vise à accompagner, aider et défendre les intérêts des partenaires d’agents du ministère. Mais pas seulement. 

    Les missions de l’AFCA MAE

    Suivre sa moitié dans un pays étranger est source de découverte et d’enrichissement personnel, mais aussi éventuellement de solitude et de difficultés. Effectivement, la carrière professionnelle n’est pas toujours au rendez-vous, le cercle d’amis et familial non plus, “puis le monde de la diplomatie c’est particulier” assure Zoé Meyer, la présidente de l’AFCA. Un monde souvent fermé ou du moins difficile à cerner lorsque nous ne le connaissons pas. C’est à ce moment-là que l’AFCA entre en jeu. Destinée à tous les conjoints des agents du ministère des Affaires étrangères ou des services, administrations et opérateurs de l’État en mission au sein des ambassades, consulats ou de l’AEFE et services économiques, elle aide ces personnes à trouver leur place et à vivre leur expatriation sereinement. 

    Cafés rencontres, ateliers thématiques animés par des professionnels, tout est prévu afin de créer son propre réseau et échanger sur des problématiques spécifiques. 

    De plus, grâce à sa relation privilégiée avec le Quai d’Orsay, l’AFCA est le représentant direct des conjoints auprès de lui. Elle peut ainsi faire remonter des problématiques spécifiques ou, a contrario, donner des informations qui ont parfois du mal à ruisseler vers le bas. 

    Un réseau mondial

    L’AFCA compte environ 300 adhérents, dont plus de la moitié est installée hors de France. Parmi eux, des partenaires d’agents en activité ou à la retraite, des Français ou d’origine étrangère. Ces derniers forment “un sous-groupe” auquel l’association donne une grande importance, leur arrivée en France à la fin de la mission de leur compagnon, représente une expatriation peur eux. Une situation dans laquelle s’est retrouvée Zoé Meyer, d’origine chypriote. Si elle est membre active de l’association depuis 1999, et que grâce à elle, elle a pu se créer un cercle d’amis, échanger sur des sujets propres aux conjoints d’agents et comprendre le monde de la diplomatie, l’association lui a encore davantage apporté lorsqu’elle s’est installée en France pour la première fois. 

    Effectivement, comme les locaux sont basés à Paris, les adhérents peuvent, en plus de l’accompagnement de l’AFCA suivre des cours de langue française dispensés par le ministère.

    A l’étranger, les correspondants de l’AFCA implantés dans une quarantaine de villes à travers le monde, permettent de faire le pont entre Paris et l’étranger et d’aller à la rencontre directe des conjoints. Ainsi, des activités sont aussi mises en place localement, afin que chacun puisse y trouver sa place. Mais la vraie vie de l’association se passe en ligne. 

    AFCA, MAE, ministère, Quai d'Orsay
    Zoé Meyer, la présidente de l’AFCA MAE

    La crise Covid, une source de transformation

    “La crise Covid a eu un impact positif sur notre association”. Comme il est rare d’entendre cette phrase, et pourtant la présidente de l’association l’affirme. Avant la pandémie, l’AFCA était déjà informatisée mais les ateliers, réunions et conseils d’administration se déroulaient entièrement en présentiel et essentiellement à Paris. Mais à l’heure où le monde entier a été confiné chez soi, les bénévoles de l’association se sont mobilisés et ont transformé l’AFCA. Après quelques semaines d’efforts, les ateliers et autres rencontres ont repris entièrement en ligne. Grâce à cela, de nombreux anciens membres se sont réinscrits et des nouveaux sont arrivés.

    “L’AFCA c’est un réseau d’entraide et grâce à la visio c’est plus direct”

    Zoé Meyer, présidente de l’AFCA

    Depuis la sortie de crise et la fin des confinements, l’ensemble des ateliers se déroulent en ligne. Par ailleurs, les visites et balades culturelles alternent entre celles organisées en présentiel et visio. Une offre double qui a rameuté du monde. Les ateliers d’accompagnement apportent conseils et coaching à chaque moment de l’expatriation : avant le départ, pendant et au retour. A chaque fois des thèmes différents sont proposés et ils touchent à tous les domaines, tels que “Comment trouver un travail en France ? Comment valoriser ses compétences internationales ? Comment gérer l’éducation de nos enfants à l’étranger ou à notre retour ? » Pour toutes les sessions, des coachs spécialisés sont invités par l’AFCA pour apporter leur expertise de professionnels. Aussi, les participants sont invités à raconter leur propre expérience afin de compléter les conseils des coachs. 

    Enfin, trois fois par an, l' »AFCA Magazine » est dédié aux questions en rapport avec la vie de conjoint d’agents. Disponible en ligne pour les adhérents, l’AFCA l’envoie aussi dans les ambassades et consulats généraux sous format papier, afin de se faire davantage connaître. Effectivement, depuis la politique de confidentialité imposée aux administrations, l’association n’a plus accès aux listes des personnes qui s’expatrient, compliquant ainsi sa possibilité d’aller à la rencontre des maris et femmes d’agents. Cependant, grâce aux réseaux sociaux et au travail des bénévoles à Paris et en poste, l’AFCA trouve de nouveaux canaux de communication pour se rapprocher de possibles futurs adhérents. 

    Finalement, c’est une large gamme de propositions que met à disposition l’AFCA, disponible pour la somme de 35€ par an, ou 45€ si vous vous inscrivez en couple. 

    Contact

    Si vous souhaitez devenir membre de l’AFCA MAE, vous pouvez le faire sur le lien suivant. Aussi, pour tout complément d’informations, vous pouvez vous adressez à l’adresse mail [email protected] ou par téléphone au + 33 1 43 17 70 26.

  • Emploi, le grand retour

    Emploi, le grand retour

    Depuis le début de l’épidémie, l’économie française fait preuve d’une réelle résilience. Entre fin 2019 et le milieu de l’année 2022, la France compte 1,2 million d’emplois en plus. En un an, un million d’entreprises ont été créées. Les salariés osent changer d’emploi à la recherche de meilleures rémunérations et de conditions de travail. Les 520 000 démissions du premier trimestre ne sont pas l’expression d’un rejet du travail mais au contraire la preuve d’une confiance retrouvée dans l’avenir.

    Le taux de chômage à un niveau inconnu depuis une quinzaine d’années

    Le taux de chômage qui a évolué longtemps autour de 10 % est revenu au milieu de cette année à 7,2 %, un niveau inconnu depuis une quinzaine d’années. La France n’a certes pas renoué avec le plein en emploi qui est de mise en Allemagne, en République tchèque ou aux Pays-Bas, mais elle rejoint progressivement la moyenne européenne. Cette évolution s’explique par des facteurs démographiques, en clair une moindre progression de la population active en lien avec des départs importants à la retraite, environ 800 000 par an. Elle s’explique également par des facteurs économiques.

    Avec retard, l’économie française est entrée dans l’ère du digital et commence à en récolter les fruits. Les start-up et les gazelles se multiplient avec à la clef la création de nombreux emplois. L’épidémie a conduit des jeunes et des moins jeunes à monter leur entreprise afin de répondre aux besoins et attentes des ménages ou des entreprises. Le e-commerce qui était à la traîne en France a connu une belle croissance, sa part dans le commerce de détail passant de 10 à 14 % de 2019 à 2021.

    Accusé de supprimer des emplois, le progrès technique retrouve quelques lustres

    Les besoins en emplois dans de nombreux secteurs comme ceux de la santé, l’éducation, les services à la personne, l’information et de la communication sont importants, plus de 500 000 d’ici 2030. Les pénuries de main d’œuvre sont amenées à perdurer. Pour y pallier, les entreprises devront innover et investir. Connoté négativement, depuis des années, en étant accusé de supprimer des emplois, le progrès technique pourrait retrouver quelques lustres. Les entreprises pourront ainsi proposer des emplois plus valorisants et mieux rémunérés. Avec la montée en gamme des activités, les conditions de travail devraient s’améliorer. Cela est nécessaire car les salariés sont de plus en plus enclins à rejeter les emplois pénibles et à horaires décalés.

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    Le secteur de la santé est fortement touché par le manque de main d’oeuvre

    Cet été, plus de 300 000 postes seraient restés vacants

    Le souhait de concilier vie professionnelle et vie personnelle devient de plus en plus important au sein de toutes les catégories de la population active. Cela n’est pas sans incidence sur le fonctionnement de la société. Les médecins qui ne font plus de gardes depuis près de vingt ans, sont tentés par le mode de vie salariée avec des horaires encadrés. La dureté du travail et les faibles rémunérations dissuadent les jeunes de s’engager dans les professions de santé ou de services à la personne. Ils délaissent ainsi les emplois de service dans la restauration et dans l’hébergement. Cet été, plus de 300 000 postes seraient restés vacants. Moins de jeunes sont également tentés par le travail de chauffeur de véhicules. Plus de la moitié des entreprises du bâtiment ne trouvent pas les salariés dont elles ont besoin. Ceux-ci privilégient l’alternance et l’apprentissage qui leur permettent de combiner formation et rémunération.

    Le recours à l’immigration pour de nombreux secteurs d’activité

    De nombreux pays européens sont confrontés aux mêmes problèmes de recrutement depuis plus longtemps et avec plus d’acuité que la France. Face à ces problèmes, au-delà des éventuels gains de productivité, le recours à l’immigration est certainement incontournable pour de nombreux secteurs d’activité. L’Allemagne ou l’Espagne ont décidé de faciliter l’arrivée de travailleurs étrangers. Plusieurs pays d’Europe de l’Est, confrontés à un fort déclin démographique, étudient également la révision de leur législation sur le sujet. En France, le sujet reste passionnel. Pour autant, sans un apport extérieur, un grand nombre d’entreprises françaises seraient dans l’incapacité de produire ou de fournir leurs services. Les salariés d’origine étrangère, contrairement à quelques idées reçues, contribuent à la croissance en créant de la richesse, sachant qu’ils cotisent et paient des impôts.

    Pour renouer avec une expansion, seule moyen de garantir le pouvoir d’achat et un haut niveau de protection sociale, la France n’aura donc pas d’autres solutions que de jouer sur la combinaison traditionnelle mais toujours valable, constituée du capital, du travail et du progrès technique.

  • L’euro poursuit sa chute face au dollar

    L’euro poursuit sa chute face au dollar

    Mardi 23 août, pour la première fois depuis sa mise en circulation en 2002, l’euro est devenu plus faible que le dollar.

    En juillet dernier, la parité historique entre les deux monnaies avait été atteinte. Telle une alerte sur la chute de la valeur de l’euro, celui-ci n’était tout de même pas devenu plus faible que le dollar. C’est aujourd’hui chose faite. Pour la première fois depuis sa mise en circulation en 2002, 1€ vaut moins qu’1$.

    L’euro très dépendant du gaz russe

    La monnaie unique est particulièrement dépendante du gaz russe. Ainsi, avec le déclenchement de la guerre en Ukraine et la crise énergétique qui s’en est suivie, l’euro a chuté violemment au long de l’année 2022. Ceci est d’autant plus accentué par le risque de pénuries énergétiques envisagées pour l’hiver prochain, provoquant une méfiance des marchés envers la monnaie européenne.

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    Le dollar, une valeur refuge

    Inflation et récession sont autant de raisons qui poussent les investisseurs vers le dollar, connu comme étant une valeur refuge. Par conséquent, la Banque centrale américaine a profité de ce statut pour remonter ses taux d’intérêt à quatre reprises depuis le mois de mars, afin de contrer l’inflation sur son territoire. Or, la Banque centrale européenne ne peut faire de même, car les disparités entre ses États membres sont trop importantes.

    Une situation qui n’est pas prête d’en finir

    Selon les spécialistes, ce rapport entre les deux monnaies n’est pas prêt de s’inverser, compliquant donc la situation des Français installés à l’étranger qui sont payés en euro.

    Finalement, les investisseurs vont suivre de près la grande réunion des banquiers centraux qui se tiendra à partir du jeudi 25 août dans le Wyoming aux États-Unis, durant laquelle il sera dit si la monnaie européenne continue sa chute face au dollar.

    Un reportage de TV5MONDE

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 25/08/22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 25/08/22

    Bonjour à tous, bienvenue dans votre flash du jeudi 25 août. Dans l’édition des Français de l’étranger aujourd’hui : le vaccin de la variole du singe attire expatriés et Européens en France – Le Royaume-Uni se dirige vers une inflation à 18% – la rentrée du gouvernement sous le signe de l’austérité 

    Les Belges saturent les centres de vaccination en France 

    En France, des Belges, des Suisses, des Italiens ou encore des Espagnols ont ainsi pu se faire vacciner contre la variole du singe, indique à l’AFP la Direction générale de la Santé. Les expatriés ont eux aussi profité de leur séjour en France pour obtenir le fameux vaccin souvent peu disponible dans les autres pays. Dans le Nord, en proportion, on a dû vacciner 30 à 40% de Belges. Du coté de la frontière suisse, on refuse désormais les nationaux de la confédération car ils ne sont pas européens. la France appelle à créer un plan européen de vaccination. 

    18,6% d’inflation au Royaume-Uni en 2023 

    En juillet, la hausse des prix a déjà atteint 10,1% sur un an, au plus haut depuis 40 ans dans le pays, et la banque d’Angleterre prévoit une accélération à 13% en octobre et une entrée en récession à partir de la fin de l’année. Ainsi l’inflation au Royaume-Uni pourrait atteindre 18,6% début 2023 en raison de la flambée attendue des factures d’énergie, selon une étude de la banque américaine Citi. De nombreux expatriés déjà échaudés par le Brexit pensent à quitter les îles britanniques. 

    inflation, course

    Une rentrée qui annonce des temps difficiles en France 

    Emmanuel Macron a présidé ce mercredi le Conseil des ministres de rentrée. Les caméras étaient conviées en ouverture à filmer son propos liminaire. Il en a appelé au sens du sacrifice des Français. Il avait déjà exhorté les Français à « accepter de payer le prix de notre liberté et de nos valeurs » depuis Bormes-les-Mimosas dans le Var vendredi dernier. Et ce mercredi Emmanuel Macron a encore renforcé la gravité de son message en évoquant la fin de l’abondance et indiquant que ce « qu’on est en train de vivre est de l’ordre d’une grande bascule ou d’un grand bouleversement »

    Sur ce message bien pessimiste, on se quitte et on se retrouve demain vendredi pour le dernier flash de la semaine !

    Ecoutez le flash