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  • Variole du singe : l’eldorado français

    Variole du singe : l’eldorado français

    En France,  » des Belges, des Suisses, des Italiens ou encore des Espagnols  » ont ainsi pu se faire vacciner contre la variole du singe, indique à l’AFP la Direction générale de la Santé. Les expatriés ont eux aussi profité de leur séjour en France pour obtenir le fameux vaccin souvent peu disponible dans les autres pays.

    A Paris, des  » touristes étrangers ont profité de leur voyage pour se faire vacciner « , explique Checkpoint Paris, un centre de santé sexuelle. Mais le phénomène concerne principalement les régions frontalières.

    La Belgique en défaut

    Dans le nord de la France, à Lille, les sites de vaccination ont ainsi vu arriver en plein été de nombreux Belges.  » En proportion, on a dû vacciner 30 à 40% de Belges « , évalue Virginie Ceyssac, pharmacienne à l’Aprium, l’une des cinq officines expérimentant la vaccination en pharmacie en France.

    La Belgique, qui ne dispose actuellement que de 3.000 doses, ne vaccine qu’un public très restreint : travailleurs du sexe homosexuels ou transgenres, hommes homosexuels ayant eu deux IST (infections sexuellement transmissibles) dans l’année écoulée ou ayant le VIH, et de rares cas contact.

    L’agence régionale de santé (ARS) des Hauts-de-France parle, elle, de  » plusieurs centaines  » de Belges vaccinés depuis le début de la campagne en raison des principes  » de solidarité européenne  » et d’enjeux de santé publique –les Français du Nord  » fréquentent les mêmes événements festifs  » que le public belge. Thomas, 32 ans, qui vit à Montreux, raconte à l’AFP avoir cherché un rendez-vous en France pendant deux semaines. Il a finalement trouvé, à Besançon (Doubs).  » J’ai pris un jour de congé, je vais louer une voiture et faire 500 km « .

    L’agence précise qu’il est même  » demandé aux centres de répondre favorablement aux demandes des résidents belges frontaliers, à condition que cela ne nuise pas à l’accès à la vaccination des Français « .
    Pour autant, la situation des Hauts-de-France reste marginale. Dans le sud de la France, la vaccination d’Italiens et d’Espagnols est très minoritaire, indiquent les associations de lutte contre le VIH.

    Un phénomène non généralisé

    A proximité de la frontière suisse, la situation est hétérogène. Comme la Suisse n’a pas encore accès à la vaccination contre la variole du singe,  » certains sont allés se faire vacciner en France sans problèmes, mais d’autres se sont vu refuser la vaccination « , détaille Alexandra Calmy, infectiologue responsable de l’unité VIH des hôpitaux de Genève.

    Bien que des réseaux de soins transfrontaliers existent –pendant l’épidémie de Covid, des patients français ont été accueillis dans les services intensifs en Suisse–, les Suisses ne disposent pas d’un accès simplifié à la vaccination en France. Ainsi dans le centre de vaccination de Chambéry (Savoie) on refuse l’accès à un rendez-vous.  » On ne prend que les gens qui résident en Savoie ou qui sont suivis ici « , explique à l’AFP Silvère Biavat, médecin de la structure.

    Définir une politique continentale

    Face à cette situation inégalitaire, les associations et soignants interrogés par l’AFP, en France et en Europe, appellent à la mise en place d’accords diplomatiques pour permettre notamment le prêt de doses aux pays en manque.

     » Dans un monde globalisé, dans une Europe sans frontières, il n’est pas logique que des pays comme la France, l’Allemagne et les Pays-Bas disposent d’un grand nombre de vaccins « , alors que des pays comme l’Espagne, pays le plus touché par l’épidémie, ont seulement 17.000 doses, estime Toni Poveda, directeur de l’association espagnole de lutte contre le VIH Cesida.

    Les autorités françaises assurent que le sujet est actuellement discuté dans les instances européennes compétentes. Elles précisent être en contact avec la Belgique et la Suisse pour discuter de la  » vaccination transfrontalière monkeypox  » et de son financement.

  • Les réseaux scolaires français à l’étranger

    Les réseaux scolaires français à l’étranger

    Quand on s’expatrie en famille, l’Education est une problématique qui peut inquiéter les parents. Heureusement, nombreux sont les pays qui proposent désormais une éducation de qualité à leurs concitoyens et de facto à tous leurs résidents. Mais dans d’autres cas ce n’est pas vraiment la situation rencontrée par les famille, ou tout simplement certains préfèrent que leurs enfants continuent leur scolarité française. La solution c’est évidemment de rejoindre une des écoles du réseau français à l’étranger. Mais comment fonctionne-t-il ? Il existe plusieurs types d’établissements, certains en gestion directe, d’autres portés par des entreprises ou de simples particuliers réunis en association. On fait le point pour les Français de l’étranger à quelques jours de la rentrée scolaire.

    Aussi, il ne faut pas oublier que le développement de l’enseignement français à l’étranger s’inscrit dans la dynamique initiée par le Plan langue française et plurilinguisme qui fixe comme objectif le doublement des effectifs à l’horizon 2030 dans les écoles et établissements d’enseignement français homologués. C’est donc un outil pratique pour les familles mais aussi un outil de rayonnement pour la France.

    Un réseau, 3 types de relations avec l’Education nationale

    Pour scolariser ses enfants à l’étranger, choisir un établissement d’enseignement français n’est bien entendu pas une obligation. Toutefois, il s’agit d’un bon moyen de vous assurer que vos enfants bénéficieront d’une scolarité similaire à celle qu’ils auraient reçue s’ils étaient restés en France. Ils sont ainsi amenés à passer le Brevet des collèges ainsi que le Baccalauréat. Vous partez 2 ans à Séoul puis vous bouclerez à nouveau vos valises pour vous installer dans un autre pays ? Vous désirez faciliter le retour d’expatriation ? En optant pour des établissements français, la scolarité de votre progéniture sera homogène, malgré l’expatriation.

    Autre atout des établissements français à l’étranger : le brassage culturel. Loin de n’accueillir que des élèves français, ils ouvrent également leurs portes à des enfants de différentes nationalités. En effet, 60 % des élèves ne sont pas français. La caractéristique qui réunit ces établissements c’est qu’ils sont tous liés à l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger ou AEFE.

    Les établissements scolaires français (écoles primaires, collèges, lycées) établis hors de l’Hexagone doivent respecter les programmes applicables en France et préparer aux examens et diplômes français. Ils sont ainsi homologués par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Il existe 3 types d’établissements :

    • les établissements gérés par l’AEFE,
    • les établissements qui ont signé une convention avec l’AEFE (gérés par des associations de droit privé français ou étranger),
    • les établissements qui ont conclu un partenariat avec l’AEFE (gérés par des associations de droit privé français ou étranger).
    ©AEFE

    Les établissements en gestion directe

    Ces écoles, collèges et lycées sont dotés d’un chef ou d’une cheffe d’établissement nommé par Paris, et d’un ou une comptable secondaire. Ils sont des composantes de l’établissement public et leur budget est agrégé chaque année à celui de l’AEFE. L’Agence leur accorde des subventions et rémunère les personnels titulaires qui y exercent. Le fonctionnement se rapproche d’un établissement en France.

    Les établissements conventionnés

    Ces établissements sont gérés par des associations ou fondations de droit privé, français ou étranger, et ont passé une convention administrative, financière et pédagogique avec l’AEFE. Cette convention porte notamment sur les conditions d’affectation et de rémunération d’agents titulaires de l’Éducation nationale et sur l’attribution de subventions. Ces établissements entretiennent avec l’AEFE un dialogue de gestion constant.

    Les établissements partenaires

    Ces établissements sont également gérés par des organismes de droit privé, français ou étranger, et ont signé un accord de partenariat avec l’Agence. Les personnels de ces établissements ont accès aux dispositifs de formation continue mis en place par l’AEFE. Un protocole d’entente a été signé avec la Mission laïque française (MLF) concernant les établissements partenaires de ladite MLF. Le groupe Odyssey est aussi à ranger dans cette catégorie, leurs écoles ont elles aussi signé des conventions. Elles sont aussi éligibles aux bourses scolaires comme les deux autres catégories.

    ©AEFE
  • Le gouvernement prépare sa rentrée

    Le gouvernement prépare sa rentrée

    La rentrée politique du gouvernement se profile, avec un premier conseil des ministres qui s’est déroulé le mercredi 24 août. Au coeur du salon Marat, des projets de loi autour du climat, des énergies, ou encore du plein-emploi ont été annoncés.
    On fait le point pour les Français de l’étranger sur les sujets chauds de la rentrée en France.

    Lancement dun Conseil national de la refondation

    Une grande partie des textes portés par l’exécutif devrait être construite autour du Conseil national de la refondation, qu’Emmanuel Macron lancera le 8 septembre. Le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a indiqué qu’il sera destiné à « associer les responsables des partis politiques, les responsables des groupes parlementaires, des représentants d’associations, d’élus des territoires, des représentants des corps intermédiaires, les syndicats en partenariat avec le Conseil économique, social et environnemental ».
    L’objectif affiché est de soumettre au dialogue les « chantiers » liés à la santé et à l’éducation notamment. Et ce, avant que les textes n’arrivent au Parlement. La présence de représentants des expatriés n’est pas indiquée pour l’instant.

    Crise énergétique

    Les Français devront « payer le prix de la liberté », a averti le chef de l’État lors de sa prise de parole le 19 août, anniversaire des 78 ans de la libération de Bormes-les-Mimosas (Var). Le 14 juillet, il avait déjà fait référence aux difficultés à venir à l’automne, comprenant des risques de pénurie d’énergie attribués au conflit autour du gaz russe. Moscou menace en effet de couper ses livraisons à l’Europe, en représailles du soutien apporté à l’Ukraine.

    La solution évoquée comprend la potentielle mise en place de restrictions et devrait occuper une place importante dans l’agenda gouvernemental. Des « plans de sobriété » seront préparés, à destination des institutions, des acteurs économiques et des consommateurs.

    Transition écologique

    Le sujet des énergies sera aussi sur la table dans le cadre de l’urgence climatique et des records météorologiques alarmants atteints cet été. Si aucune annonce concrète n’a été faite pour l’instant, le gouvernement a mentionné un projet de loi d’accélération des énergies renouvelables, qui devrait être présenté lors du Conseil des ministres ce 24 août. Emmanuel Macron se rendra lui-même sur un site consacré aux éoliennes offshore au début du mois de septembre.

    Un séminaire gouvernemental devrait être organisé à la fin du mois d’août, période également choisie par la première ministre Élisabeth Borne pour parler de transition énergétique à l’université d’été du Medef. Le président l’a aussi chargée de lui remettre à l’automne un « agenda de planification écologique décliné par mois et années ».

    Chômage

    Les premières semaines de septembre seront consacrées à une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron, à savoir l’objectif du plein-emploi via une réforme de l’assurance-chômage. Le texte en question sera étudié par les députés la première semaine d’octobre.
    Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, insistait récemment dans Le Parisien sur « l’urgence » du sujet. « La réforme de l’assurance-chômage, décidée en 2019 et mise en œuvre en 2021 du fait de la Covid » doit voir ses règles « prolongées » car elles arrivent à échéance le 1er novembre 2022, a-t-il indiqué.

    Il a également prévenu vouloir en durcir les modalités, travailler sur la refonte de Pôle emploi et sur la réforme du RSA, revenu de solidarité active (en conditionnant son versement à 15 ou 20 heures d’activité par semaine).

    Olivier Véran, porte-parole du gouvernement en 2020 – Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

    Réforme des retraites

    Autre sujet sensible au sommaire, la réforme des retraites. Le ministre du Travail s’est là encore exprimé sur le sujet et a promis une concertation avec les partenaires sociaux après le lancement du Conseil national pour la refondation.
    L’objectif reste le même, a indiqué Élisabeth Borne : porter l’âge légal du départ à la retraite à 65 ans, d’ici au milieu des années 2030.

    Loi de finance

    Après les mesures pour le pouvoir d’achat et celles du budget rectificatif, d’autres projets de loi phares du volet économique de l’exécutif risquent de provoquer des débats houleux à l’Assemblée nationale.

    La discussion avec les opposition autour du budget devrait débuter le 1er septembre dans les bureaux du ministère de l’Économie, pour être présenté devant le Parlement durant le mois d’octobre. Si le dialogue avec l’opposition n’est pas fructueux, le gouvernement n’exclut pas la possibilité de recourir à l’article 49.3 de la Constitution, permettant d’éviter le vote au Parlement.

    Sécurité

    D’autres projets de loi seront examinés plus tard dans l’année, à l’image de celui sur l’immigration, reporté à décembre à la demande de l’Élysée et de Matignon. Celui-ci devrait être précédé d’un débat dans les deux chambres parlementaires.

    Un autre sujet attendu par les élus de droite passera devant les bancs du Parlement en octobre, portant sur l’orientation et la programmation du ministère de l’Intérieur (Lopmi). D’après les plans du gouvernement, ce projet de loi doit apporter 15 milliards d’euros supplémentaires de budget, en cinq ans.

  • Royaume-Uni : l’inflation pourrait atteindre 18,6%

    Royaume-Uni : l’inflation pourrait atteindre 18,6%

    L’inflation au Royaume-Uni pourrait atteindre 18,6% début 2023 en raison de la flambée attendue des factures d’énergie, selon une étude de la banque américaine Citi.

    Une projection qui a fait grand bruit au Royaume-Uni en pleine campagne pour la succession du Premier ministre Boris Johnson et alors qu’une sévère crise du coût de la vie sévit dans le pays.

    En juillet, la hausse des prix a déjà atteint 10,1% sur un an, au plus haut depuis 40 ans dans le pays, et la banque d’Angleterre prévoit une accélération à 13% en octobre et une entrée en récession à partir de la fin de l’année.

    Vendredi (26 août), l’autorité de régulation de l’énergie, l’Ofgem, doit annoncer le relèvement des plafonds de tarifs électriques au Royaume-Uni pour octobre.

    Dans la foulée de la guerre en Ukraine et des restrictions à l’alimentation en gaz et pétrole venue de Russie, ce plafond devrait passer de 1 971 livres par an actuellement à plus de 3 500 livres en octobre selon les experts.

    Il pourrait selon certaines estimations grimper à 5 000 voire 6 000 livres par an d’ici avril.

    D’après une étude publiée plus tôt ce mois-ci par l’Université de York, plus de la moitié des ménages britanniques se trouveront en situation de précarité énergétique l’an prochain, c’est-à-dire qu’ils n’auront plus les moyens de se chauffer correctement, même en prenant en compte les aides déjà promises par l’actuel gouvernement.

    Royaume-Uni, Downing Street
    Liz Truss, la favorite dans la course à Downing Street, s’est refusée à promettre des aides directes pour l’instant – © Gareth Milner, Flickr

    La favorite pour succéder à Boris Johnson, Liz Truss, s’est refusée jusqu’ici à promettre des aides directes, optant pour des baisses d’impôts.

    Son rival Rishi Sunak veut des aides directes pour aider les plus défavorisés à payer leurs factures, parlant de « responsabilité morale » et accusant Mme Truss d’être sur le point de plonger le pays dans une « spirale inflationniste » si elle accède à Downing Street.

    Plus de 80% des familles nombreuses ou monoparentales et des retraités seront en pauvreté énergétique, selon l’étude de York.

    Le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du marché européen du gaz naturel, a touché lundi 295 euros le mégawattheure (MWh), un niveau plus vu depuis les séances très volatiles des premières semaines de l’invasion russe de l’Ukraine mi-mars, et se rapproche de son record historique.

    A l’inverse le cours du pétrole se replie à cause des risques de plus en plus tangibles de récession.

  • La transition énergétique et ses obstacles

    La transition énergétique et ses obstacles

    La réduction des émissions de CO2 dans les pays de l’OCDE est à peu près deux fois plus lente que ce qui était prévu dans les accords climatiques internationaux. En vingt ans, les Etats membres de l’OCDE n’ont réduit leurs émissions que de 20%. Pour atteindre la neutralité carbone d’ici le milieu du siècle, des efforts majeurs sont indispensables. Les Accords de Paris ont fixé un objectif de décarbonation des activités humaines. Ce pari visant à limiter le réchauffement climatique est un véritable défi comportant de nombreux obstacles.

    La décarbonation, qui impose de manière arbitraire et réglementaire une substitution d’énergie, est une première dans l’histoire économique contemporaine. La réduction des émissions des gaz à effet de serre passe par le développement des énergies renouvelables. Elle conduit à un sous-investissement dans les énergies fossiles qui demeurent indispensables durant la période de transition.

    Le montant des investissements pour le pétrole divisé par deux

    Le montant des investissements pour la recherche pour l’exploration et la production de pétrole a été divisé par deux entre 2012 et 2022 au niveau mondial. Ce sous-investissement provoque une augmentation des prix de l’énergie, phénomène renforcé par la guerre en Ukraine. Pour pallier ce problème et échapper au risque de pénurie, les Etats sont tentés de recourir à des énergies polluantes, dont le charbon.

    La transition énergétique est d’autant plus délicate à mener que la substitution des énergies carbonées par des énergies renouvelables ne s’effectue pas selon des critères de rentabilité immédiate.

    Des inégalités fortes

    Avec le coût du stockage de l’énergie rendu nécessaire par l’intermittence de la production, les énergies renouvelables ont une efficience plus faible que les énergies carbonées. Le recours aux énergies renouvelables et aux équipements qui y sont associés (voitures électriques) conduisent à des inégalités fortes et nécessitent la mise en œuvre de politiques redistributives importantes.

    La transition énergétique conduit à une forte augmentation de la demande pour certaines matières premières dont les métaux rares, indispensables pour la construction des réseaux électriques ou des batteries électriques. Cette demande s’accompagne d’une hausse des cours qui se répercute sur le prix des énergies renouvelables. En dix ans, le prix du lithium a été multiplié par dix, celui du nickel et du cobalt par plus de deux.

    énergie, transition

    4 points de PIB chaque année pendant 30 ans

    La décarbonation des activités économiques nécessite la réalisation de nombreux investissements. Leurs coûts sont évalués à 4 points de PIB chaque année pendant 30 ans avec, du moins à court terme, une faible rentabilité. Les entreprises industrielles devront modifier leurs équipements. La rénovation thermique des bâtiments touchera les particuliers et les entreprises. L’ensemble de la filière des transports est également concerné par la transition énergétique.

    La hausse des taux d’intérêt réels, en lien avec le changement de cap des politiques monétaires des Banques centrales afin de lutter contre, renchérit le coût de ces investissements et impose probablement de recourir à de nouvelles sources de financement.

    La transition énergétique repose sur des choix technologiques qui pourraient se révéler hasardeux. L’urgence impose d’opter pour des solutions techniques sur lesquelles des doutes existent ou qui pourraient être moins efficientes que d’autres qui exigent plus de temps pour leur développement.

    Le recours au moteur électrique pour les véhicules comporte de nombreux inconvénients (batteries polluantes et lourdes, autonomie faible, etc.) mais cette technique a l’avantage d’être relativement facile à déployer quand le moteur à hydrogène est plus complexe à généraliser (production d’hydrogène vert, création d’un réseau de stations à hydrogène, etc.).

    Le changement des comportements

    Pour réussir la transition énergétique, le changement des comportements est jugé nécessaire. Or la croissance des deux cents dernières années s’est construite sur la base d’une énergie abondante et bon marché. Les ménages occidentaux ont pris l’habitude de se chauffer, de climatiser, de disposer d’un grand nombre d’équipements électroménagers, d’une ou plusieurs voitures, de prendre l’avion, etc.

    La remise en cause du mode de vie occidental sera délicate à mener dans un contexte où les consensus sont de plus en plus difficiles à façonner.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 24/08/22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 24/08/22

    Bonjour à tous où que vous soyez ! Dans votre bulletin quotidien du 24 août, on parle aujourd’hui de l’ambassadrice de France au Togo rappelée à Paris, du casse-tête des fournitures scolaires et du retour du bagne selon Darmanin…

    L’ambassadrice de France à Lomé accusée d’harcèlement 

    En poste au Togo depuis octobre 2020, Jocelyne Caballero, ambassadrice de France à Lomé au Togo, a vu ses fonctions brutalement suspendues par le ministère français des Affaires étrangères. Le 28 juillet, la diplomate a été rappelée en France, au même titre qu’Aymeric Lorthiois, le premier conseiller de l’ambassade. En cause, des actes s’apparentant à des faits de harcèlement moral qui auraient été commis par les deux diplomates à l’encontre de plusieurs collaborateurs de l’ambassade. L’information n’a été rendue publique qu’en début de semaine alors que le Quai d’Orsay s’apprête à nommer son remplaçant. 

    ambassadrice de France à Lomé
    Jocelyne Caballero et Aymeric Lorthiois

    Comment trouver les fournitures scolaires quand son enfant est inscrit à l’école française?

    Si en Europe, le matériel scolaire est assez similaire d’un pays à l’autre, les différences peuvent être importantes sur les autres continents, alors comment trouver le matériel nécéssaire pour la rentrée scolaire de son enfant dans un établissement de l’AEFE ? Lesfrancais.press vous donne des pistes dans le dossier disponible sur le site. Bourses aux livres, achats groupés, librairies spécialisées, envois postaux, toutes les pistes sont explorées. 

    Gérald Darmanin à Mayotte

    Le Ministre de l’intérieur était en visite à Mayotte ce 23 août, dernier département français créé en 2011. Pendant sa visite il a indiqué qu’il allait proposer « dès la semaine prochaine » au Président de la République d’ouvrir des lieux « encadrés par des militaires » à destination des mineurs délinquants. La Nupes a immédiatement réagi en estimant que Gérald Darmanin et « son maître Macron continuent leur fuite en avant dans la démagogie d’extrême droite », évoquant le souvenir du bagne de Cayenne en écho à la proposition du ministre. 

    Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, rencontre des élus de Mayotte à la préfecture à Dzaoudzi, dimanche 21 août 2022 – 2022©Jean-Claude Coutausse pour Le Monde

    C’est tout pour aujourd’hui, dernier mercredi avant la rentrée. Bonne chasse aux fournitures à tous ! 

    Ecoutez le flash

  • Fournitures scolaires : le casse-tête

    Fournitures scolaires : le casse-tête

    Que ce soit en France ou ailleurs, la course aux fournitures scolaires est le rituel de la rentrée. Entre les livres, les accessoires, les outils et autres exigences des professeurs ou des enfants, obtenir les fournitures est un casse-tête et souvent coûteux. Les Français de l’étranger ne sont pas exemptés que ce soit au sein des établissements français ou locaux. On fait le tour des astuces pour les expatriés.

    Votre enfant est scolarisé dans un établissement français

    Les écoles, collèges et lycées homologués par l’AEFE sont comme en France autonomes quant au matériel nécessaire, ce sont mêmes les instituteurs et autres professeurs qui le plus souvent le détermine en fin d’année précédente.

    Ainsi, selon l’établissement dans lequel est inscrit votre enfant, les besoins sont différents, et bien évidemment la « classe » qu’il ou elle va rejoindre influe sur les fournitures demandées. Alors comment faire des économies dans cette situation, surtout que les expatriés ne sont pas éligibles à la « prime de rentrée » distribuée en France ?

    Les associations de parents d’élèves

    Premier réflexe : vous rapprocher des associations de parents d’élèves présentes dans votre établissement, il y en a au moins une par école. Souvent ces dernières organisent des bourses aux livres et autres produits en fin d’année ou juste avant la rentrée, d’autres organisent carrément des achats groupés réalisés en France et expédiés dans le pays concerné.

    Les librairies spécialisées

    Dans les pays francophones ou aux liens plus importants avec notre pays comme en Europe ou en Afrique, des librairies spécialisées se sont souvent créées aux abords des établissements. Elles organisent elles aussi des achats groupés ou des promotions pour répondre aux besoins des petits élèves français.

    Les achats en France

    Dernière solution, c’est d’avoir prévu de partir avec la liste de fournitures lors de vos vacances estivales en France. Dans les supermarchés de l’hexagone, dès début août, vous pouvez retrouver les produits standards régulièrement demandés par le corps professoral.

    Vous l’avez oubliée, vous êtes déjà rentré sur votre lieu de résidence ? D’autres options sont encore possibles ! L’achat en ligne suivi avec un service de reexpédition, vous devez simplement passer commande sur un site français, indiquer l’adresse de votre service de réexpédition comme Ubidoca et prendre les dispositions nécessaires avec la société.

    Plus économe, demander à Mamie ou à beau-papa d’aller faire les courses pour vous et vous renvoyer l’ensemble par courrier postal. Attention aux délais et aux risques douaniers.

    Qui dit rentrée scolaire, à l'AEFE ou dans un établissement local, dit fournitures scolaires ! Où les trouver ? Où faire des économies ?

    Votre enfant est scolarisé dans un établissement local

    Face aux coûts des établissements français et à la complexité du système de bourses, la majorité des parents expatriés font le choix d’inscrire leurs enfants dans le système scolaire de leurs pays de résidence.

    Et alors là c’est un peu la roulette russe ! En effet, tout dépendra de l’état du système scolaire auquel vous serez confronté. En Europe, vous retrouverez facilement vos marques, les écoles et autorités de tutelle qui organisent régulièrement des achats groupés ou des bourses aux fournitures scolaires, un peu comme on peut le retrouver en France. Sinon il reste les boutiques locales avec l’avantage que les besoins seront connus, car communs au territoire où vous vous trouvez à la différence des établissements français.

  • L’ambassadrice de France à Lomé rappelée pour harcèlement

    L’ambassadrice de France à Lomé rappelée pour harcèlement

    En poste au Togo depuis octobre 2020, Jocelyne Caballero, ambassadrice de France à Lomé au Togo, a vu ses fonctions brutalement suspendues par le ministère français des Affaires étrangères. Le 28 juillet, la diplomate a été rappelée en France, au même titre qu’Aymeric Lorthiois, le premier conseiller de l’ambassade. En cause, des actes s’apparentant à des faits de harcèlement moral qui auraient été commis par les deux diplomates à l’encontre de plusieurs collaborateurs de l’ambassade. 

    Nombreux dysfonctionnements dans les services

    Des irrégularités ont en effet été mises en lumière par les conclusions d’une enquête interne diligentée par Kareen Rispal. A la tête de l’Inspection générale des affaires étrangères (IAGE), cette dernière avait été dépêchée en mai à Lomé par le Quai d’Orsay en vue d’auditer certains collaborateurs, qui ont pointé du doigt de multiples dysfonctionnements au sein des services. En attendant la nomination et la prise de fonction d’un nouvel ambassadeur, la direction de la mission diplomatique est actuellement confiée aux chefs de services qui assurent l’intérim. 

    Ambassade de France au Togo ©MAE

    Une campagne de diffamation ?

    D’abord conseillère à l’action culturelle au Burundi dans les années 1980, Jocelyne Caballero s’est par la suite spécialisée dans les affaires européennes, en assumant notamment les fonctions d’ambassadrice de France auprès du Conseil de l’Europe de 2013 à 2016. Contactée, l’intéressée « constate à regret qu’une entreprise de diffamation émane de certains milieux ». Une affaire qui gène l’exécutif alors qu’Emmanuel Macron veut renforcer les liens avec les pays africains.

  • Quand la moutarde ne monte plus au nez !

    Quand la moutarde ne monte plus au nez !

    En France, pays de la gastronomie, la peur d’être privés de certains produits alimentaires demeure forte. En 1974, un mouvement spéculatif sur le sucre avait provoqué une pénurie, les Français s’étant rués dans les commerces pour réaliser des réserves. Lors de l’annonce du premier confinement en 2020, de nombreux ménages ont constitué des provisions pour tenir un siège de plusieurs mois. Depuis le début de la guerre en Ukraine, les Français sont confrontés à un problème majeur. Il ne s’agit pas des éventuelles coupures de gaz ou d’électricité, il s’agit de la pénurie de la moutarde.

    Les graines de moutarde ont disparu

    Depuis le printemps, les supermarchés de toute la France sont à court de pots de moutarde. Même à Dijon où le métier de moutardier date de 1634, il est impossible de s’en procurer en quantité. Les commerces qui sont approvisionnés rationnent leurs clients. Le prix d’un pot de bonne facture a augmenté depuis le mois de mars de 15 %. Est-ce la crise sanitaire ou la guerre en Ukraine qui est responsable de cette pénurie ? Comment un produit supposé spécifiquement français se retrouve-t-il à faire défaut ?

    Longtemps cultivée en Bourgogne, les graines de moutarde ont disparu dans les années 1980 en raison d’un coût de production élevé et de rendements faibles. En 2015, selon l’institut de la statistique agricole, il ne restait plus que 500 hectares de moutarde. La production française connaît depuis quelques années de faibles rendements en raison de l’interdiction de l’épandage d’insecticides.

    La France importe de ce fait la quasi-totalité des graines de moutarde. 80 % des graines de moutarde proviennent logiquement du Canada, le premier exportateur mondial en la matière. Or, ce pays, ces dernières années, a réduit ses champs de graines de moutarde au profit du blé plus rémunérateur. La sécheresse de 2021 a, en outre, provoqué une baisse de la récolte de 50 %. La crise sanitaire a provoqué une hausse des coûts de transports et un allongement des délais de livraison. Les producteurs de moutarde n’ont pas pu se tourner vers les deux autres grands exportateurs de graines que sont la Russie et l’Ukraine.

    Les champs pour cultiver la graine de moutarde ont disparu de Bourgogne dans les années 1980. Aujourd’hui, la France importe la quasi-totalité des graines.

    La pénurie devrait durer jusqu’en 2023

    Selon Unilever, le premier producteur mondial de moutarde, la pénurie devrait durer jusqu’en 2023. L’entreprise a indiqué qu’un tiers de ses besoins en graines de moutarde ne serait pas assuré. Il faudra attendre la production du mois d’octobre pour espérer la fin de la pénurie.

    Du fait de la hausse des cours, les agriculteurs canadiens devraient ensemencer de nouvelles parcelles en 2022 et en 2023. En France, un renouveau de la production est également attendu. Les Français qui mangent un kilo de moutarde par an en moyenne, devront patienter quelques mois.

  • Singapour et la dépénalisation des relations homosexuelles entre hommes

    Singapour et la dépénalisation des relations homosexuelles entre hommes

    L’article 377-a du code pénal singapourien va être abrogé. Il prévoyait une peine maximale de deux ans d’emprisonnement pour les relations homosexuelles.

    C’est une victoire pour les personnes homosexuelles de Singapour ! Après plusieurs mois de mobilisation de la part des associations LGBT, le gouvernement singapourien a annoncé le 21 août qu’il retirerait l’article 377-a qui punit de deux ans de prison ferme les personnes ayant eu des relations homosexuelles. Cet article date de la période de colonisation de l’île par les Britanniques.

    Les associations de défense des droits des homosexuels ont donc salué ce premier pas vers l’égalité, mais celle-ci est encore loin d’être complète à Singapour.

    Singapour, LGBTQ
    Lee-Hsien-Loong, le Premier ministre singapourien, a annoncé que l’article 577-a du code pénal serait abrogé

    Si les homosexuels ne seront plus punis pour avoir des relations sexuelles avec des personnes du même sexe, le gouvernement a déclaré qu’il n’ouvrirait pas le mariage à tous. Au contraire. Effectivement, il souhaite amender la Constitution afin de protéger le mariage traditionnel, autrement dit hétérosexuel.

    La population de la cité-État est encore très conservatrice. Selon une enquête Ipsos, en 2018, 55% des habitants étaient en défaveur des relations homosexuelles. Ce nombre est passé à 44% cette année.

    Un reportage de TV5MONDE