Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Le gouvernement et les écologistes d’accord pour « réguler » les vols en jet privé

    Le gouvernement et les écologistes d’accord pour « réguler » les vols en jet privé

    Alors que le temps est à la sobriété énergétique, le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Julien Bayou a annoncé vouloir « bannir les jets privés » vendredi (19 août). Le gouvernement s’empare du sujet et souhaite une action européenne.

    M. Bayou veut en faire un sujet de société : « certaines personnes sont totalement déconnectées et prennent l’avion comme d’autres prennent le métro », explique-t-il dans les colonnes de Libération.

    Selon lui, il est aujourd’hui temps de « bannir les jets privés. C’est la mesure qui pénalise le moins de monde pour l’impact le plus grand et le plus immédiat en faveur du climat ».

    Le patron des Verts a donc annoncé vendredi vouloir déposer dès l’automne une proposition de loi transpartisane allant dans ce sens.

    Depuis plusieurs semaines, les comptes Twitter suivant les allers-retours des jets privés des milliardaires français se multiplient.

    Le compte « I Fly Bernard » dénonce par exemple « le mode de vie et la gestion climaticide » du capital des plus riches : le 19 août, il révélait l’existence d’un triple vol en une journée pour l’avion du groupe Bolloré, émettant 22 tonnes de CO2, soit « l’équivalent de 10 ans d’utilisation moyenne d’une voiture en France ».

    « Quand le gouvernement refuse de taxer les superprofits de Total, il envoie un message : impunité pour les plus grands pollueurs. Or, la transition ne peut être écologique et possible que si elle est juste », analyse M. Bayou. « Comment demander des efforts à la population, si les plus riches sont exonérés de tout ? » lance-t-il sur Twitter.

    Clément Beaune, le ministre délégué aux Transports, en faveur de porter la restriction des jets-privés au niveau européen

    Le gouvernement veut une action européenne

    Au gouvernement, tout est fait pour ne pas laisser s’installer un sentiment d’une action « à deux vitesses » entre les plus riches et le reste de la population.

    Si l’interdiction sèche n’est pas une option, le ministre délégué aux Transports Clément Beaune se dit prêt à « agir et réguler les vols en jet privé. Cela devient le symbole d’un effort à deux vitesses ».

    M. Beaune, anciennement chargé de l’Europe, insiste cependant sur l’importance d’une réponse européenne « pour avoir les mêmes règles et plus d’impact ». Il compte mettre le sujet à l’agenda de la prochaine réunion des ministres des Transports européens en octobre.

    Le flou reste entier sur la meilleure approche à suivre. Clément Beaune se dit prêt à intégrer les vols en jets privés « dans le système de la taxe carbone, en train d’être mise en place dans le paquet climat européen », dit Fit for 55, selon Le Parisien.

    Des options moins contraignantes, comme rendre publics les vols en jet privé des entreprises, sont aussi à l’étude.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 23/08/22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 23/08/22

    Bonjour à tous, bienvenue dans votre édition du 23 août ! Dans ce flash dédié aux Français de l’étranger, on évoque aujourd’hui : les bourses scolaires,  l’UE qui veut doubler la flotte de Canadairs et le dîner au sommet de l’Etat pour préparer une rentrée qui s’annonce difficile pour l’exécutif. 

    Top départ pour la campagne des bourses scolaires 

    Dans la plupart des consulats, ce lundi 22 août 2022 ouvre la campagne de dépôt des dossiers pour obtenir une bourse scolaire pour l’inscription dans un des établissements français homologués par l’AEFE. Attribuées sous conditions de ressources, les bourses scolaires sont réservées aux élèves français âgés d’au moins trois ans résidant avec leur famille à l’étranger, inscrits au registre mondial des Français établis hors de France. Retrouvez tous les détails pour monter votre dossier dans le dossier dédié sur le site Lesfrancais.press.

    Bourse scolaire
    Bourse scolaire

    Deux fois plus d’avions pour lutter contre les incendies en Europe 

    Par deux fois cet été, la France a fait appel au mécanisme de protection civile de l’UE, créé en 2001. La première fois le 14 juillet – avec des avions fournis par la Grèce, puis l’Italie -, et la seconde fois le 9 août, avec l’arrivée du contingent européen. Une situation qui inquiète les dirigeants de l’Union européenne alors que la France était jusqu’à présent un contributeur net au dispositif. En conséquence, la Commission européenne a déjà promis de doubler sa flotte dans les années à venir. En plus des 12 avions et de l’hélicoptère européens de la réserve RescUE, 12 nouveaux avions devraient être opérationnels en 2029.

    Dîner de rentrée pour le Président et la Première ministre 

    Emmanuel Macron et Élisabeth Borne dîneront ensemble ce mardi soir à l’Élysée pour évoquer tous les sujets de la rentrée et l’avancée des différentes priorités de ces dernières semaines. Au menu de la discussion entre le président et sa Première ministre : la mobilisation générale sur la sobriété énergétique, la planification écologique, la bataille du plein emploi et l’éducation. Un séminaire gouvernemental consacré notamment à l’écologie doit se tenir dans les derniers jours d’août, annonçait l’Agence France-Presse (AFP) ce week-end.

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain mercredi, je vous souhaite à tous où que vous soyez une belle journée. 

    Ecoutez le flash des expatriés

  • Bourses scolaires : lancement de la campagne

    Bourses scolaires : lancement de la campagne

    Dans la plupart des consulats, ce lundi 22 août 2022 ouvre la campagne de dépôt des dossiers pour obtenir une bourse scolaire pour l’inscription dans un des établissements français homologués par l’AEFE. Attribuées sous conditions de ressources, les bourses scolaires sont réservées aux élèves français âgés d’au moins trois ans résidant avec leur famille à l’étrangerinscrits au registre mondial des Français établis hors de France.

    Les critères pour être éligible à une bourse scolaire

    Les ressources de la famille doivent s’inscrire dans les limites du barème d’attribution. Il repose sur la définition d’un quotient familial net des frais de scolarité pondéré d’un indice de coût de la vie dans le pays de résidence. Ce barème est fourni chaque année par l’INSEE, Paris étant la référence, on dit en base 100, ainsi si dans votre pays de résidence on doit moins dépenser pour « vivre » qu’à Paris alors votre indice sera inférieur à 100 et inversement si le coût de la vie est supérieur à Paris. Dans la grande majorité des cas, l’indice sera donc inférieur à 100.

    Quelles ressources sont prises en compte ?

    Toutes les ressources, de quelque nature qu’elles soient, y compris aide familiale, sont à déclarer pour calculer le revenu brut de la famille. Celui-ci peut donc être supérieur au montant déclaré aux services fiscaux dont vous dépendez. En sus, les services consulaires enquêteront et ajouteront si vous les avez oublié certains avantages en nature comme un éventuel logement gratuit mis à disposition, ou une voiture de fonction.

    Dans le calcul de vos revenus, vous pourrez aussi déduire des dépenses obligatoires comme les cotisations sociales, les impôts sur le revenu dûs en France ou dans le pays de résidence, ainsi que les éventuelles pensions alimentaires.

    Enfin, pour calculer le montant qui sera pris en compte par les services consulaires pour vérifier votre éligibilité, vous devez déduire les frais de scolarité. Les seuls frais de scolarité pris en compte sont :
    – Frais de scolarité annuels
    – Frais d’inscription annuelle
    – Frais de 1ère inscription

    Une fois le calcul fait, vous obtiendrez votre revenu familial de référence mais ce n’est pas fini.

    Prise en compte de la vie familiale

    Une fois les revenus connus, les services consulaires vont s’intéresser à la composition de votre foyer pour calculer le quotient familial, soit la somme disponible pour chaque membre du foyer.

    Ainsi le Quotient familial (Q) est égal à : Revenu de référence (R) / nombre de Parts (P).

    Mais après il faut le pondérer via le barème du coût de la vie dans le pays de résidence. Vous obtiendrez le chiffre qui correspond à votre pays sur la page dédiée aux bourses de votre consulat ou de la section consulaire de l’ambassade dont vous dépendez.

    La formule de calcul est assez simple pour obtenir son quotient familial pondéré (Qp) :
    (Qp) = Quotient familial (Q) x 100 (base Paris) / IPA.

    Seuil pour être éligible

    Une fois tous ces calculs faits, vous saurez si vous êtes éligible ou non aux bourses scolaires de l’Etat français.

    Aucune prise en charge

    Si le quotient familial pondéré (Qp) est supérieur ou égal à 23 000€/an, aucune bourse n’est attribuée (hors barème).

    Prise en charge totale

    Si le quotient familial pondéré (Qp) est inférieur ou égal à 3000€/an, les enfants peuvent bénéficier d’une bourse (100%) couvrant la totalité des frais de scolarité.

    Prise en charge partielle

    Si le quotient familial pondéré (Qp) est compris entre 3000 € et 23 000 €, la famille bénéficie d’une quotité théorique partielle de bourse couvrant les frais de scolarité et, éventuellement les frais parascolaires, selon la formule suivante :

    {1 – [(Qp – 3000) ÷ (23000 –3000)]} x100

    Faire sa demande de bourse scolaire

    Si vous pensez être éligible totalement ou partiellement aux bourses scolaires, il vous faudra remettre le dossier complet avant le vendredi 23 septembre 2022 17h (heure locale).

    Dans ce dossier, de nombreux documents seront demandés. Il faudra tout d’abord remplir le formulaire de demande disponible auprès du service des bourses du poste diplomatique ou consulaire, auprès des établissements d’enseignement français à l’étranger susceptibles d’accueillir des enfants boursiers ou sur le site des postes ou de l’AEFE. Vous trouverez un exemple ci-dessous :


    La demande devra, évidemment, être accompagnée des pièces justifiant des ressources et du niveau de vie de la famille. La liste des documents à produire est fixée par chaque poste. Vous trouverez pour exemple la liste des documents demandés cette année à Tokyo au Japon.

    À défaut de production de tous les documents sollicités, la demande sera ajournée ou rejetée.

    Le processus de décision

    Une fois la demande déposée et celle-ci considérée comme conforme, le processus de décision commencera.
    Ainsi, dans les tous premiers jours d’octobre, les élus consulaires se réuniront en séance de Conseil consulaire au sein de la représentation diplomatique et étudieront les dossiers. Cette réunion sera aussi ouverte aux représentants des établissements scolaires et aux dirigeants des associations de solidarité.

    Si tous les critères sont présents et qu’aucune objection n’est émise au sein du conseil consulaire, le dossier prendra le chemin de Paris où il devra être validé par la commission nationale mise en place par l’AEFE. Celle-ci veillera à ce que les crédits alloués par les députés lors du vote de la loi de finance ne soient pas dépassés et adaptera si nécessaire les montants versés aux familles.

    Faire appel de la décision

    Comme pour toutes décisions, il peut avoir des divergences quant à l’interprétation des données. Ainsi si les services consulaires vous informent d’un rejet de votre demande après le premier conseil
    consulaire, vous pouvez demander une révision lors d’un second conseil consulaire dédié aux bourses qui aura lieu dans les 30 jours suivant la première réunion.

    En cas de rejet après le deuxième conseil consulaire, un recours gracieux peut être présenté par voie écrite, auprès du directeur de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) via le poste consulaire.

    Enfin, si la commission nationale rejete votre dossier, il est possible de faire appel à un recours gracieux auprès du tribunal administratif de Paris dans un délai de 4 mois suivant la notification de votre rejet.

  • Diplomatie de guerre

    Diplomatie de guerre

    Tandis qu’Erdogan parrainait un accord ukraino-russe pour l’exportation de céréales sous le regard de Guterres, Secrétaire général de l’ONU, Macron téléphonait à Zelenski puis Poutine pour éviter une catastrophe et obtenir une inspection des agents de l’AIEA à la centrale nucléaire de Zaporijia. Cette fois Polonais et Baltes ne critiquent pas, conscients qu’en cas d’explosion, ils seraient aux premières loges. D’autant que Medvedev luciférise : « des accidents peuvent aussi se produire dans les centrales européennes ». Ceux qui se moquaient de la naïveté des échanges téléphoniques voient qu’il ne faut jamais couper la ligne, même avec un Human Bomb.

    La Pologne dénonce la direction franco-allemande de l’Europe, trop naïve avec les Russes.

    Il ne s’agit pas seulement de jouer les pompiers. Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, dénonce dans une tribune la direction franco-allemande de l’Europe : « L’égalité des Etats individuels est de nature déclarative. La pratique politique montre que les voix allemande et française ont une importance prépondérante. » Dans le fond, il a raison : l’Europe c’est d’abord l’alliance franco-allemande. Quand le couple est déséquilibré, l’Europe patine. Il serait facile de répondre que si le PIB des Polonais par habitant est devenu le double de celui des Russes, c’est aussi la faute au condominium franco-allemand. Mais la question n’est pas là. 

    Morawiecki explique que c’est la mansuétude, la naïveté franco-allemande vis-à-vis de la Russie qui a mené l’Europe au bord du gouffre. Les Américains confirment : ils avaient averti dès octobre de l’invasion russe, en vain. (On se demande ce qu’ils ont fait pour l’empêcher, sinon de dire qu’ils ne bougeraient pas). Le Premier polonais suggère donc d’en finir avec la cécité politique franco-allemande, de laisser la parole aux « petits » Etats européens. C’est-à-dire, en réalité, aux Américains : la « Jeune Europe » de Rumsfeld serait de retour.

    Kissinger : « l’Ukraine devra être traitée comme un membre de l’OTAN ».

    A l’inverse, Kissinger, lui, expliquait en mai à Davos que des « politiques imprudentes de la part des États-Unis et de l’OTAN pourraient avoir déclenché la crise en Ukraine ». Il ajoutait que l’Ukraine « devrait céder une partie de son territoire afin de faire la paix avec la Russie ». Cela semblait évident, mais avant la guerre. Kissinger, aujourd’hui, change d’avis : « d’une façon ou d’une autre, formellement ou officieusement, l’Ukraine devra être traitée comme un membre de l’OTAN». Ce qui signifierait non seulement armer l’Ukraine, mais combattre avec l’Ukraine. Ni les Polonais, ni les Américains ne sont prêts à aller jusque-là. D’autant que pour les Américains, la guerre d’usure convient parfaitement.

    Pour les Etats-Unis, cette guerre n’est qu’une des pièces de la bataille pour le leadership mondial.

    Petit à petit, l’Ukraine ronge la Russie, tandis que l’économie chinoise tourne au ralenti et que le pétrole retrouve ses prix d’avant crise. Pour les Etats-Unis, cette guerre n’est qu’une des pièces de la bataille pour le leadership mondial. Les Américains ayant montré en Syrie puis en Afghanistan leur désengagement des affaires du monde, Chinois, prudemment, et Russes, violemment, ont jugé le moment venu de s’engouffrer dans les brèches du Moyen-Orient, d’Asie, d’Afrique… Les mercenaires Wagner prennent ainsi la place des Français en Centrafrique puis au Mali ; les prêts chinois (140 milliards en dix ans) remplacent ceux des pays de l’OCDE. Alors Emmanuel Macron et Anthony Blinken, le secrétaire d’état américain, font la tournée en Afrique, pour resserrer les liens, ou plutôt les rangs. En vain ? Les Africains n’ont pas besoin des Américains, des Français, des Russes, des Chinois voire des djihadistes pour animer conflits, coups d’Etat et guerre civiles. L’Afrique est en ébullition non alignée permanente.

    Quel visage peut avoir l’Europe de l’après-guerre d’Ukraine ? Kissinger, dans ses variations : « Si vous pensez que le résultat de votre effort doit être d’imposer vos valeurs, alors l’équilibre est impossible ». La Russie rêve-t-elle, comme l’Ukraine, de devenir une démocratie libérale ? Quelle Russie après la guerre ?

    Imaginer Poutine remplacé par un dirigeant pro occidental relève du mirage.  

    L’hypothèse d’une victoire est abandonnée depuis le retrait des forces de Kiev et de Kharkov. Les Russes n’avancent plus dans le Donbass. Comme prévu, cette fin août, le rapport de force tourne à l’avantage des Ukrainiens. D’où le changement de ton de Poutine : il accepte l’entremise d’Erdogan sur les céréales, celle de Macron sur la centrale nucléaire (dans les deux cas, non sans gain : exporter lui aussi des engrais, laisser des forces sans risque autour de la centrale).

    Si les Russes sont européens, ils ne se voient pas comme occidentaux.

    Pour autant, il y a échec et défaite. On peut imaginer une défaite totale, et un changement de régime. Mais qui remplacerait Poutine sinon un autre Poutine ? Un temps de troubles serait-il plus rassurant ? Imaginer Poutine remplacé par un dirigeant pro occidental relève du mirage. Si les Russes sont européens, ils ne se voient pas comme occidentaux. 

    Il est cependant possible, avec ou sans Poutine, qu’une Russie humiliée mais pas trop, espère une normalisation, non avec les Américains, mais avec les Européens, ne serait-ce que pour sauver la face et son économie. Cela parait impossible aujourd’hui, et pourtant, à moyen terme, nécessaire aux Russes et aux Ukrainiens. 

    Parce que l’autre possibilité, la plus probable, est la plus désespérante : une Russie définitivement coupée de l’Europe, avec un Etat de plus en plus fermé, policier, dépendant de la Chine, qui lui achète déjà son pétrole avec un rabais de 30%.

    Cela ne déplairait peut-être pas aux Etats-Unis, encore que cela ferait du plus vaste pays du monde un vassal de la Chine, ce qui ne serait pas très malin. De qui cela dépend-il ? 

    De l’attitude européenne, c’est-à-dire du condominium franco-allemand quoi qu’en pense la Pologne. L’Europe a montré son unité et sa détermination. En acceptant l’adhésion de l’Ukraine, elle a pris un risque politique majeur, celui de se disloquer, avec un pays trop lourd à porter, un pays qui doit sa résistance plus aux États-Unis, qui sont loin, qu’à l’Allemagne et à la France.

    Sans industrie de défense franco-allemande, pas de politique européenne.

    L’Allemagne réarme. Pour l’instant, la Bundeswehr est, de fait, sous contrôle américain. Les dirigeants allemands se sont engagés pour constituer une industrie militaire franco-allemande. Mais dans tous les programmes, celui de l’avion du futur, du char, de l’hélicoptère, les difficultés, voire les renoncements, s’accumulent. Sans industrie de défense franco-allemande, pas de couple franco-allemand. Sans couple franco-allemand, pas de politique européenne. Sans politique européenne, pas d’Europe. Un accord de libre-échange et l’Otan suffiraient. L’élément crucial, dans le choix allemand, ne sera pas la France, ni la Russie, ni les Etats-Unis, mais la Chine, parce que le marché chinois est un élément clé de l’économie allemande. Et l’Allemagne n’a aucune envie d’être entrainé dans un conflit avec la Chine. D’où l’intérêt d’une « Weltpolitik » autonome, mais que ne peut définir l’Allemagne seule -elle a besoin de la France- … ce que remarque fort bien le Premier ministre polonais.

    Le condominium franco-allemand durera. Zaporijia aide les Polonais à le comprendre.

    Le jeu diplomatique est jeu de guerre, c’est-à-dire de survie. Pour l’Ukraine, la Russie, l’Europe, la France et l’Allemagne. Céder l’Ukraine à Poutine, c’eût été disparaître. La résistance ukrainienne illustre l’identité européenne. Mais le combat n’est pas fini. Il est idéologique : se priver de la capacité d’attrait des démocraties libérales serait une stupidité, non seulement morale mais surtout politique. Il est militaire : aider les Ukrainiens à libérer leur territoire, conduire Poutine à négocier. Il est « multifrontal », « multimodal », comme on dit multilatéral, pour assurer notre propre indépendance, y compris vis-à-vis des États-Unis … et de la Pologne.  Un cavalier seul de la France, ou de l’Allemagne, serait un enterrement de seconde classe. Le condominium franco-allemand, il faut l’espérer, durera. Et les coups de fil aussi.

    La proximité de Zaporijia aide les Polonais à le comprendre. Toute la difficulté est de parler sous les bombes avec des menteurs dans une négociation de prise d’otage. Ultime variation Kissinger : « Comment marier notre capacité militaire avec nos objectifs stratégiques et comment les relier à nos objectifs moraux, c’est un problème insoluble ». Encore faut-il avoir une capacité militaire, des objectifs stratégiques – et moraux. Une fois qu’on les a, la réponse est la démarche.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Un nouveau Concorde ?’

    Un nouveau Concorde ?’

    Actuellement, les avions de ligne volent sur leur altitude de croisière entre 450 et 500 noeuds, soit entre 830 et 930 km/h. La vitesse du son est quant à elle de 666 noeuds. Pour aller plus vite, les avions sont aujourd’hui tributaires du vent, ce pourquoi certains vols transatlantiques mettront 6h et d’autres 7h, entre Paris et New York par exemple. Une équation que connaisse bien les expatriés outre-atlantique. Mais voilà qu’une solution plus rapide se profile à l’horizon. La société Boom supersonic qui développe un « nouveau Concorde », »l’Overture », promet un trajet Paris – New-York en 4h comme feu l’avion franco-britannique.

    Défis technologiques

    Alors que le Concorde a été mis en service il y a près de 50 ans, la technologie liée à la vitesse supersonique est toujours un défi pour les ingénieurs, surtout que depuis 1976 les normes des autorités comme les exigences des clients ont évolué.

    Ainsi comme pour le projet franco-britannique, les difficultés lors de la conception d’« Overture » sont nombreuses alors que les plans de Boom Supersonic sont moins ambitieux. L’entreprise présente en effet un nouveau fuselage, plus aérodynamique selon ses termes, mais également moins long, ce qui permet de considérablement réduire le poids. Avec quatre moteurs, ce petit avion devrait être capable de propulser une soixantaine de personnes au-dessus de l’Océan Atlantique et rejoindre la côte est américaine en moins de 4 heures.

    Si les rendus 3D de l’entreprise sont séduisants, la marque n’a encore jamais fait voler aucun de ses modèles et un premier « avion de fer » devrait être construit au cours de l’année pour tester les commandes de bord et les différents instruments de vol.

    Un test inaugural devrait lui avoir lieu cette année avec la maquette XB-1, un prototype proche d’Overture, mais qui présente quelques différences notables avec la version finale de l’avion. 

    Un succès commercial ?

    Alors que British Airways et Air France, deux compagnies détenues à 100% par leur Etat respectif dans les années 70, avaient dû, sous la pression politique, commander des Concorde à Airbus, de l’autre côté de l’Atlantique, c’est l’initiative privée qui prévaut. Ainsi, les acteurs aériens ont déjà passé commande et payé pour ces avions toujours à l’état de prototypes (56 versions ont été imaginées). Avec ce cash-flow, le constructeur est désormais financé pour finir le développement de son « Overture », cependant le risque est que celui-ci échoue à finaliser son projet.

    Et pourtant American Airlines a rejoint, jeudi 18 août 2022, United Airlines dans le carnet de commandes de Boom Supersonic (Japan Airlines a aussi déposé une option pour 20 appareils). Pour pouvoir prétendre à de premiers vols commerciaux avant la fin de la décennie, American Airlines a avancé les fonds pour l’achat de 20 appareils – 5 de plus que son concurrent. Tous sont censés pouvoir atteindre Mach 1.7, soit près de deux fois la vitesse du son.

    En plus des compagnies aériennes mentionnées, Boom revendique déjà plus de 130 commandes pour un total de 26 milliards de dollars empochés. De quoi avoir les fonds nécessaires pour développer l’appareil avant sa commercialisation.

    L’impact écologique

    Alors que les mesures pour limiter l’utilisation de l’avion afin de préserver autant que possible notre écosystème se préparent, le vol supersonique semble détonner dans ce nouvel environnement administratif.

    Mais Boom Supersonic promet que son avion devrait être alimenté à 100% par du carburant d’aviation durable (« sustainable aviation fuel » ou SAF), élaboré à partir de biomasse, huiles usagées voire, à l’avenir, de CO2 capturé et d’hydrogène vert. Ainsi avec ce carburant, le « nouveau Concorde » devrait réduire de 80% les émissions de CO2 par rapport au kérosène. Avant de pouvoir transporter des passagers, l’Overture devra obtenir le feu vert des autorités de régulation, notamment l’autorisation de voler à environ 18 kilomètres d’altitude, alors que la limite est actuellement fixée à un peu moins de 13 km pour un avion de ligne à réaction.

    Pour quels clients ?

    Aussi étonnant que certains peuvent le penser, l »intérêt pour un avion supersonique reste réel, concèdait Michel Merluzeau au Figaro en 2021. «C’est un outil de productivité pour une clientèle haut de gamme comme les hommes d’affaires», qui peuvent avoir des réunions à New York et Londres dans la même journée, remarque l’expert. Ce genre d’appareils peut aussi intéresser les gouvernements, pour transporter rapidement des chefs d’État ou des unités spécialisées de l’Armée, note-t-il enfin. Sera-t-il le nouveau meilleur ami des expatriés en Amérique du Nord ? Rien n’est moins sûr, les tarifs s’annonçant prohibitifs.

  • Les États-Unis, toujours les plus forts ?

    Les États-Unis, toujours les plus forts ?

    Depuis une quarantaine d’années, l’économie américaine résiste mieux aux chocs que l’économie européenne, grâce à une moindre dépendance aux importations énergétiques, à un marché plus homogène, et à une domination dans les secteurs de pointe.

    Les États-Unis résistent mieux aux chocs que la zone euro

    Après les crises de 1990/1992, 2000/2001, 2008/2009 et 2020/2021, les Etats-Unis ont rebondi plus vite et plus fort que l’Europe. L’écart de PIB entre les deux zones économiques se construit au début des cycles économiques. Les Etats-Unis mettent deux fois moins de temps que les Européens pour revenir au plein emploi. De crise en crise, l’Europe semble de moins en moins agile pour les surmonter. Les stigmates des crises de 2008/2009 et de 2011/2013 n’avaient été effacés qu’en 2019, et encore n’était-ce pas le cas pour certains pays comme l’Italie, l’Espagne, la Grèce, voire la France.

    Le pétrole et le gaz de schiste ont modifié la donne

    Une des premières explications de la résilience américaine provient de sa faible dépendance à l’énergie importée. Après avoir connu une forte augmentation des importations de gaz et de pétrole dans les années 1980/2000, les Etats-Unis sont redevenus exportateurs nets depuis 2015. La montée en puissance du pétrole et du gaz de schiste a modifié la donne. En 2022, la balance commerciale énergétique est déficitaire de 4 % du PIB pour la zone euro quand elle est excédentaire de 0,5 % du PIB pour les Etats-Unis. Ces derniers sont moins sensibles que les Européens aux augmentations de prix du pétrole.

    La forte rentabilité des entreprises aux Etats-Unis contribue à des crises plus courtes qu’en Europe. Le redressement des profits des entreprises y est beaucoup plus rapide après une récession. L’économie américaine se caractérise par une flexibilité plus grande des salaires réels et le redressement plus rapide de la productivité. Il en résulte un redressement plus rapide aussi de l’emploi, de l’investissement, donc de l’activité. Après impôts et intérêts, avant dividendes, les profits des entreprises américaines s’élevaient à 18 % du PIB en 2021, contre 14 % au sein de la zone euro.

    Des gains de productivité plus importants

    En période de reprise, la progression de l’investissement est toujours plus forte aux Etats-Unis qu’en Europe. Il en est de même pour les créations d’emplois. L’économie américaine en raison de son positionnement dans les hautes technologies génère des gains de productivité plus importants que celle de la zone euro. Depuis 1985, les gains de productivité se sont accrus de 95 % aux Etats-Unis contre 40 % au sein de la zone euro. La divergence des courbes est intervenue à partir des années 1995/2000 lors de la première révolution digitale.

    Les gains de productivité sont relativement étales en Europe depuis une dizaine d’années quand ils ont continué à augmenter aux Etats-Unis. La présence de gains de productivité rend la soutenabilité des dettes plus aisée aux Etats-Unis à la différence de l’Europe. Cette dernière est confrontée périodiquement à ce problème (1992-1995, 2010-2014).

    etats-unis, économie
    Le dollar américain est une valeur refuge qui s’apprécie durant les crises

    L’atout du dollar

    L’économie américaine supporte plus facilement des taux d’intérêt plus élevés qui sont également un gage de bonne orientation de l’épargne et de bonne rémunération de la prise de risque. Les Etats-Unis exploitent les atouts que leur procure le dollar qui est la première monnaie mondiale tant pour les échanges que pour les réserves de devises. Le dollar demeure une valeur refuge qui s’apprécie durant les crises (2000-2002, 2008-2009, 2020-2022). Ce rôle d’actif refuge permet aux Etats- Unis d’éviter les crises de balance des paiements et limite les poussées d’inflation dues à la dépréciation du change. Les Etats- Unis peuvent financer une partie de la croissance grâce à l’épargne étrangère qui y est investie.

    Une terre d’accueil pour les investissements et les talents internationaux

    Les Etats-Unis restent une terre d’accueil pour les investissements mais aussi pour les talents internationaux, ce qui accentue leur domination en matière de technologie. Dans les secteurs des technologies de l’information et de la communication, de la santé ainsi que dans celui de la défense, les Etats-Unis demeurent en pointe et constituent la référence.

    Les dernières crises ont accentué la dépendance des Etats dans ces secteurs. Pour contrecarrer les facteurs déclinistes, l’Europe doit impérativement résoudre son problème de dépendance énergétique et enregistrer des gains de productivité, ce qui suppose un effort conséquent en matière d’investissement.

    Le renforcement de l’euro serait souhaitable mais passe par une mutualisation accrue des dettes de la zone euro avec la mise en place de marchés financiers plus intégrés, en lieu et place des marchés nationaux segmentés.

  • L’UE va doubler sa flotte d’avions d’ici à 2030 pour lutter contre les incendies

    L’UE va doubler sa flotte d’avions d’ici à 2030 pour lutter contre les incendies

    La Commission européenne a déjà promis de doubler sa flotte dans les années à venir. En plus des 12 avions et de l’hélicoptère européens de la réserve RescUE, 12 nouveaux avions devraient être opérationnels en 2029.

    Fin de mission pour les 361 pompiers polonais, allemands, autrichiens, roumains qui ont lutté pendant près d’une semaine avec leurs homologues français sur le site de Landiras (Gironde), où 7400 hectares de pins furent anéantis entre le 9 et le 14 août.

    Par deux fois cet été, la France a fait appel au mécanisme de protection civile de l’UE, créé en 2001. La première fois le 14 juillet – avec des avions fournis par la Grèce, puis l’Italie -, et la seconde fois le 9 août, avec l’arrivée du contingent européen.

    Outre la France, la Slovénie, le Portugal ou encore l’Albanie ont eux aussi déclenché le processus d’aide durant l’été. « Le mécanisme de protection civile de l’UE a été activé neuf fois par cinq pays, avec un degré de solidarité manifesté par les États membres de l’UE sans précédent », s’est félicité le commissaire européen chargé de la gestion des crises Jansez Lenarčič.

    29 avions, huit hélicoptères, près de 400 pompiers et plus de 100 véhicules ont ainsi pu être déployés à destination des pays de l’Union dont les moyens nationaux étaient insuffisants. En France, au plus fort de la crise en Gironde, un tiers des pompiers luttant contre les feux et la moitié de la flotte française de Canadairs provenaient de pays étrangers. La France a en effet bénéficié de 6 avions Canadairs de la réserve européenne RescUE sur les 12 qu’elle possède aujourd’hui.

    Mobilisation forte et rapide

    Pour les pouvoirs publics français et européens, ces interventions montrent qu’une véritable « solidarité européenne est à l’œuvre » comme l’exprimait Emmanuel Macron dans un tweet le 11 août dernier.

    « Il faut noter la forte et rapide mobilisation des 400 pompiers européens. Les Roumains sont arrivés en 15 heures sur le théâtre des opérations ! » confie à EURACTIV France Adina Revol, porte-parole de la Commission européenne en France. Cela montre un aspect concret et humain de l’Europe. Sans compter qu’il n’y a eu aucune perte de vie humaine ».

    Autre motif de satisfaction pour Bruxelles, le service de cartographie d’urgence par satellite Copernicus de l’UE. Des images très précises ont pu aider les autorités à identifier les zones brûlées, les foyers actifs ou encore les zones d’habitations à protéger. Le service a été activé 46 fois par 15 pays, dont la France.

    Globalement, le personnel politique a bien accueilli la réaction européenne, y compris dans l’opposition qui pointait surtout le manque de moyens des pompiers français depuis de nombreux mois.

    Sur les réseaux sociaux, l’on déplore également l’absence de réintégration des 5 000 pompiers français non-vaccinés contre la Covid, ce d’autant plus que leurs homologues européens sont rentrés sur le territoire avec un simple test négatif, sans obligation vaccinale.

    La cellule de vérification de Libération CheckNews admet qu’il est par exemple impossible de connaître la situation vaccinale des pompiers allemands « pour des raisons de protection des données ».

    24 avions européens en 2029

    Pour Jean-Frédéric Biscay, vice-président du syndicat national des pompiers Avenir Secours, il est encore trop tôt pour faire un bilan de l’intervention européenne, mais il reconnaît que le dispositif a été « vertueux ». La « mutualisation » des équipes est indispensable, et va devoir s’accentuer selon lui.

    « Avec le réchauffement climatique, nous avons de nombreux feux en simultané – en même temps en Gironde et dans le Sud de la France cet été -, avec des vitesses de propagation importantes. Nous avons atteint nos limites de moyens terrestres et aériens », assure le lieutenant-colonel à EURACTIV.

    La Commission européenne a déjà promis de doubler sa flotte dans les années à venir. En plus des 12 avions et de l’hélicoptère européens de RescUE, déjà présents en Croatie, en France, en Grèce, en Italie, en Espagne et en Suède, 12 nouveaux avions devraient être opérationnels en 2029. Deux avions seront localisés au Portugal, deux en Espagne, même chose en France (dès 2026), en Italie, en Croatie et en Grèce.

    « Ces avions appartiendront à chaque pays hôte, mais sont financés à 100% par l’UE qui organisera la coordination européenne des opérations. Les pilotes seront fournis par le pays hôte mais l’UE financera le personnel » détaille Adina Revol.

    Selon la porte-parole de la Commission, bien que les avions puissent être utilisés par le pays qui les détient, ils sont considérés comme « une capacité extra-nationale », c’est-à-dire mobilisable par l’Europe en cas de besoin.

     « Nous devons maintenant travailler sur des dispositions de formations plus homogènes, car nous n’avons pas toujours les mêmes approches, les mêmes façons de travailler entre Européens », souligne le vice-président d’Avenir Secours qui tente, avec son syndicat, de faire bouger les lignes au niveau européen.

    Un autre chantier important, pour Jean-Frédéric Biscay : que l’Europe se dote d’avions transatlantiques. « Pour que l’Europe puisse intervenir dans le monde, par exemple en Guadeloupe, en Martinique rapidement, il faut pouvoir traverser l’Atlantique pour acheminer du fret, des moyens humains, des secours. »

    Vue aérienne d’un feu de forêt dans l’Indre en France

    Vers une force civile européenne ? 

    À l’image d’une armée européenne qui peine à voir le jour, se dirige-t-on vers une future force civile européenne ? L’idée n’est pas neuve. Dès 2006, le commissaire de l’époque, Michel Barnier, avait lancé l’idée d’une force permanente de protection civile de l’UE – l’« Europe aid »  – à la suite du tsunami en Asie du Sud-Est.

    Or pour l’instant, « la protection civile relève de la compétence nationale des États membres […] L’UE ne peut pas se préparer à quelque chose pour laquelle elle n’est pas compétente ou responsable » expliquait récemment le commissaire européen à la gestion des crises, Janez Lenarčič à EURACTIV.

    L’UE ne peut donc pas faire beaucoup plus dans le cadre juridique actuel.

    « Peut-être qu’en matière de sécurité civile, on fera un jour ce qu’on n’a pas réussi à faire sur le plan militaire, espère Jean-Frédéric Biscay. C’est important au regard des grandes crises et catastrophes que nous allons connaître dans les années à venir, face aux feux de forêt, mais aussi face aux grandes inondations. »

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 22/08/22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 22/08/22

    Bonjour à tous, cette semaine c’est moi, Mathieu, qui vous accompagnera et je suis heureux de vous retrouver une nouvelle saison de flashs réalisés par Lesfrancais.press pour Stéréochic. Dans l’édition du jour : Air France : les pilotes sur la corde raide – Calculer sa retraite : un parcours du combattant – Retour à Paris pour Emmanuel Macron 

    Les pilotes d’Air France en surmenage 

    Le syndicat Alter, minoritaire, a sonné l’alarme mercredi (17 août) face aux risques de « fatigue chronique » des pilotes d’Air France, véritable risque selon lui pour la sécurité des vols. Le syndicat de pilotes, qui a interpellé le gouvernement à plusieurs reprises, estime que « certaines limites sont aujourd’hui des objectifs » en nombre d’heures travaillées et que la compagnie use de « communication anxiogène et de violences managériales, très compliquées à vivre pour les salariés ». Une menace de grève plane sur la compagnie pour la rentrée. 

    Calculer sa retraite après une carrière internationale ? 

    Les expatriés ont, pas essence, un parcours professionnel atypique et en particulier quand on parle de couverture sociale et encore plus lorsqu’arrive l’heure de préparer activement sa retraite. Comment récupérer vos droits dans différents pays ? Qui va payer votre ou vos pensions ? Des questions auxquelles sont confrontés les Français de l’étranger à l’heure de préparer leur départ en retraite et pour lesquelles vous pouvez trouver les premières réponse dans le dossier spécial sur le site Lesfrancais.press 

    calculer votre retraite
    calculer votre retraite

    Fin des vacances présidentielles 

    Emmanuel Macron quitte le fort de Brégançon pour une rentrée agitée, avec des Français rattrapés par les conséquences économiques de la guerre en Ukraine et une opposition en embuscade. Le président et le gouvernement seront de retour au plus tard mercredi pour le Conseil des ministres après une pause estivale bousculée par des incendies sans précédent dans l’Hexagone et des orages meurtriers en Corse.

    C’est tout pour aujourd’hui, belle journée à tous où que vous soyez. 

    Ecoutez le flash des expatriés

  • Savoyards du monde, un réseau régional fort à l’étranger

    Savoyards du monde, un réseau régional fort à l’étranger

    Laurent Rigaud, président de la fédération d’associations Savoyards du monde est notre invité. Dans ce podcast il nous présente la fédération et revient sur le congrès annuel qui s’est tenu à Epagny Metz Tessy en Haute-Savoie, le week-end du 5 août.

    Savoyards du monde est une fédération des associations de Savoyards en France et à l’étranger. Créée en 1933 par le sénateur Antoine Borrel et le député Louis Martel, elle vise à construire un lien entre les Savoyards qui ont quitté leur région natale.

    Au départ les élus Borrel et Martel souhaitaient réunir la cinquantaine d’associations de Savoyards qui existaient à Paris dans les années 1930. Peu à peu, la fédération s’est également rapprochée de celles qui se trouvaient en province et à l’étranger.

    Les Savoyards dans le monde

    D’après les informations recueillies, Laurent Rigaud estime qu’il y a environ 40 000 Savoyards installés hors de France, dont 10 000 inscrits au sein de la fédération. De l’Amérique à l’Asie en passant par l’Afrique, ils représentent 62 pays basés sur tous les continents. En Europe, les montagnards se sont principalement établis dans les pays proches des Alpes, tels que la Suisse ou la Belgique.

    Pour Laurent Rigaud il est important de faire vivre la communauté savoyarde à l’étranger. Non seulement pour faire rayonner la région mais également afin de tisser des liens entre des personnes qui sont parties depuis longtemps. Au sein de ces associations régionales une véritable entraide existe et subsiste par l’attachement porté à leur région.

    Le réseau des délégués

    Grâce aux multiples associations membres de la fédération, Savoyards du monde réussi à aller à la rencontre de ces Savoyards émigrés. Mais afin d’y parvenir davantage, un nouveau réseau va être lancé à partir de septembre : le réseau des délégués. Il s’agit de représentants de Savoyards qui sont « assez actifs et qui sont le lien » entre la communauté sur place et les Alpes. Grâce à ces délégués, la fédération espère mettre sur pied de nouvelles associations de Savoyards dans le monde et donc étendre le réseau.

    Les cinq premiers délégués ont été nommés au cours de l’été, mais il reste encore beaucoup à faire. Si les candidatures pour les Français de l’étranger commencent à affluer, Savoyards du monde accepte encore les nouveaux dossiers.

    La fédération de Savoyards du monde lors du voyage aux Émirats Arabes Unis en 2021

    Les activités

    Dans chaque association de Savoyards du monde, les activités sont nombreuses. Laurent Rigaud donne l’exemple de celle aux Émirats Arabes Unis, où il est installé, et qui organise chaque année le festival Alp’fest. Axé sur la culture, la gastronomie et le sport, il aura lieu cette année du 15 au 19 novembre et mettra à l’honneur la station de ski de Courchevel. Une occasion pour la communauté locale et les expatriés français de (re)découvrir la nourriture et culture savoyardes, et même de participer à une compétition de ski !

    Aussi, le président nous met l’eau à la bouche en évoquant la tartiflette géante qui est préparée deux fois par an dans le désert. Si au début, la communauté de Savoyards dans le royaume n’en préparait qu’une par an, le taux de participation est devenu tellement fort qu’ils en ont ajouté une deuxième à leur agenda.

    Le congrès annuel de Savoyards du monde

    Depuis 1933, les Savoyards établis à l’extérieur des pays de Savoie se réunissent pour un congrès annuel à la début août. L’occasion pour eux de festoyer autour de leur culture et de discuter des problématiques des Français de l’étranger avec les élus régionaux. Pour l’édition 2022, ils se sont retrouvés à Epagny en Haute-Savoie.

    Savoyards du monde
    Laurent Rigaud

    De plus, le samedi est réservé à la remise des trophées des Savoyards du monde. Cette cérémonie vise à récompenser les personnes qui « ont un parcours assez unique voire exceptionnel en dehors des pays de Savoie ». Pour cette troisième édition, sept lauréats ont été sous le feu des projecteurs. Ils habitent en Chine, en Argentine, au Mexique, en Algérie, aux Émirats Arabes Unis et en Finlande, et sont philanthropes, artistes ou bien entrepreneurs.

    Si le congrès 2022 vient à peine de se clôturer, le temps n’est pas au repos pour la fédération. Effectivement, le programme pour 2023 est déjà prêt et va être important étant donné qu’il marquera le 90e anniversaire de Savoyards du monde.

    Écoutez le podcast avec Laurent Rigaud, président de Savoyards du monde

    Un podcast disponible sur toutes vos plateformes préférées

    Podcast liste
  • Expatriés : calculer votre retraite

    Expatriés : calculer votre retraite

    Les expatriés ont, pas essence, un parcours professionnel atypique et en particulier quand on parle de couverture sociale et encore plus lorsqu’arrive l’heure de préparer activement sa retraite. Comment récupérer vos droits dans différents pays ? Qui va payer votre ou vos pensions ? Des questions auxquelles sont confrontés les Français de l’étranger à l’heure de préparer leur départ en retraite.

    Avoir travaillé au sein de l’Union européenne facilite les calculs

    Être expatrié en Europe simplifie considérablement le calcul du montant de sa retraite. En effet, au sein des 27 pays de l’Union Européenne (UE), les expatriés cotisent au régime local de retraite. Dans ces pays, il est possible de faire valoir ces différentes périodes de cotisation retraite. Les caisses de retraite de chaque pays calculent le montant de la retraite en fonction de la durée d’assurance du salarié. Ce principe est appelé la “pension nationale”.

    Chaque caisse de retraite calcule également le montant qui aurait été versé au retraité s’il avait effectué toute sa carrière dans le pays. Une pension de retraite théorique est calculée et elle est minorée au prorata de la durée d’assurance réelle dans le pays. On parle alors de “pension proportionnelle”. Ces deux pensions sont ensuite comparées. Celle dont le montant est le plus favorable au retraité lui sera versée par les organismes européens auxquels l’expatrié a cotisé tout au long de sa carrière.

    © Midi Libre

    Hors UE : vérifier la convention bilatérale avec la France

    En dehors de l’Union Européenne, le calcul est plus complexe, malgré des conventions signées avec une quarantaine de pays pour coordonner les droits des pensions de retraite. Entre ces pays signataires et la France, chacun verse la part de retraite due aux retraités selon un calcul différent en fonction des accords, soit par “totalisation-proratisation”, soit par “liquidation séparée”:

    – La liquidation par “totalisation-proratisation” comptabilise toutes les années de travail effectuées dans le pays hôte. La caisse calcule le montant des droits comme si une carrière complète s’était déroulée et la verse au prorata du temps passé. Par exemple, pour une carrière de vingt années en France et de vingt années dans un pays signataire de cet accord, la France verse 20/40e de la pension complète française et la caisse de retraite de l’autre pays 20/40e de la pension nationale.

    – La liquidation “séparée” comporte un mode de calcul plus compliqué. Cependant, il est favorable à un Français ayant effectué la majorité de sa carrière en France. En effet, cette convention permet de toucher une pension complète émanant de la caisse française et une pension plus relative du pays d’expatriation.

    Que faire s’il n’existe pas de convention ?

    Lorsqu’il n’y a pas de convention entre la France et le pays d’expatriation, les différentes pensions de retraite sont liquidées séparément. Les périodes de travail ne sont pas totalisées et les conditions pour toucher une retraite peuvent être différentes d’un pays à l’autre. Par exemple, dans certains pays, l’expatrié doit être résident. Il est donc recommandé d’être particulièrement attentif à l’existence ou non d’une convention avec la France au moment de s’expatrier dans un pays. Sans convention bilatérale, le plus judicieux est souvent de préparer soi-même sa future retraite .

    Et les assurances privées ?

    Pour pallier les défauts de retraite, ou un faible montant de la pension, il est vivement conseillé de souscrire à l’assurance volontaire auprès de la Caisse des Français de l’Étranger (CFE). Cet organisme de droit privé permet de bénéficier d’une retraite de base complète mais il n’est pas le seul, de nombreux produits sont proposés par les maisons d’assurance. Cependant, cela implique de cotiser spécifiquement auprès de cette caisse en plus des cotisations retraite obligatoires versées dans le pays d’expatriation.

    Demandez conseil à nos experts

    expatpro