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  • Le directeur de l’AEFE dresse les objectifs pour la nouvelle année – ITW exclusive d’Olivier Brochet

    Le directeur de l’AEFE dresse les objectifs pour la nouvelle année – ITW exclusive d’Olivier Brochet

    Rencontre avec Olivier Brochet, le directeur de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger. Avec lui nous dressons le bilan de l’année 2021-2022 et nous ouvrons sur la nouvelle année scolaire qui vient de débuter.

    Les nouvelles années sont toujours l’opportunité de dresser le bilan de celle qui vient de se clôturer afin de tirer des enseignements de celle-ci ; mais également de s’ouvrir sur l’avenir avec des objectifs certains. Au cours de cette interview avec Olivier Brochet, directeur de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, revient sur les évènements qui ont ponctué l’année 2022-2022, avant de nous présenter les objectifs pour 2022-2023.

    Le baccalauréat et Parcoursup

    98,5% des élèves de Terminale du réseau de l’AEFE ont obtenu leur baccalauréat l’an dernier, dont 83% avec mention. C’est bien au-dessus de la moyenne nationale qui s’est établie à 91,1%.

    Ces taux de réussite particulièrement élevés, prouvent encore une fois la qualité du réseau d’établissement français à l’étranger, permettant ainsi aux élèves de pouvoir entrer en études supérieures sereinement. Si pour l’heure, la campagne de Parcoursup n’est pas encore terminée, 14 300 élèves sur 19 000 se sont inscrits sur la plateforme. Soit une augmentation de 1000 élèves par rapport à l’an dernier, montrant ainsi l’intérêt croissant des élèves pour le système universitaire français.

    Une rentrée difficile pour certaines zones du monde

    Si pour la majorité des établissements français à l’étranger, la pandémie de coronavirus est derrière elle, pour d’autre ce n’est pas encore le cas comme à Shanghai. De plus, pour certains lycées ce sont les crises internes aux pays qui posent problème sur le plan sécuritaire. Nous pensons notamment à Haïti ou Kiev. Ainsi, la reprise des cours se fait en distanciel ou sous format hybride pour ces écoles, à part pour la capitale ukrainienne où la rentrée a été décalée au 7 septembre pour l’instant.

    Cependant, la possibilité de devoir passer du présentiel au distanciel en un rien de temps n’inquiète plus le directeur de l’AEFE. A ses yeux, les deux années de pandémie ont permis à l’Agence d’apprendre à s’adapter rapidement à tous types de situation.

    Les différends avec les syndicats de professeurs sur le décret 2022-896

    L’année scolaire 2021-2022 a été marquée par les différends avec les syndicats de professeurs du réseau. En cause, la rédaction du nouveau décret réglementant le recrutement des enseignants. Si Olivier Brochet salue « la qualité du dialogue » avec les syndicats, ces derniers ont souvent décrié un « manque de dialogue » et « un passage en force » de la part des ministères concernés et de l’Agence.

    Effectivement, ce nouveau décret 2022-896 a été reçu bon gré mal gré par les syndicats de professeurs. Car si une avancée est à noter, plusieurs reculs le sont également, comme la volonté de supprimer les Commissions consultatives paritaires qui influent de la transparence dans le recrutement. Cependant, les syndicats ont saisi le Conseil d’État au cours de l’été qui leur a donné raison. Ainsi, elles n’ont pu être enlevées du texte.

    Par ailleurs, le directeur de l’Agence explique qu’au moment de la rédaction du décret, l’objectif était « de sécuriser le statut » des enseignants et que tous les dossiers ne pouvaient pas être rouverts sur le moment, par manque de temps. Cependant, il appuie le fait que le dialogue va reprendre avec la rentrée.

    AEFE, enseignement français
    Olivier Brochet, directeur de l’AEFE, dans son bureau le 30 août 2022

    La réforme de la gouvernance

    Le 1er mars dernier est paru au Journal Officiel, la loi 2022-272 « visant à faire évoluer la gouvernance de l’AEFE et à créer les instituts régionaux de formation » (IRF). Ce texte de loi rajoute, d’un côté, des personnes autour de la table du Conseil d’administration de l’AEFE, et favorise, d’un autre côté, l’implantation des IRF.

    Bien que des personnes viennent se joindre au Conseil d’administration de l’AEFE, celle-ci reste majoritaire en terme de voix. Aux yeux d’Olivier Brochet, il est normal que « l’État garde la majorité compte tenu de l’importance de la subvention publique » pour le réseau.

    De plus, la loi favorise l’implantation des IRF. Ces nouvelles structures sont à vocation de formation des personnels enseignants et administratifs, membres ou non du réseau de l’AEFE. Il en existe actuellement seize à travers le monde, dont le premier a été inauguré à Dakar au Sénégal en janvier 2021. Ils sont voués à « répondre à la demande » des établissements en termes de formations et de personnels.

    Les homologations

    En cette nouvelle année scolaire, dix-sept nouvelles homologations ont été ajoutées au réseau de l’AEFE, et quarante en tant qu’extension d’homologations. L’agrandissement du réseau permet ainsi d’atteindre petit à petit la volonté présidentielle de voir les effectifs d’élèves doubler d’ici à 2030, comme c’est inscrit dans le projet CAP 2030.

    Le réseau ne cesse donc de s’étendre avec des établissements privés. Si pour les élus de gauche et les syndicats, le mélange du privé et du public pose problème, Olivier Brochet se défend en expliquant que « ceci a toujours existé » et permet au réseau d’établissements français à rester le premier réseau d’enseignement à l’étranger.

    De plus, il explique qu’en terme de nombre d’élèves inscrits, les établissements en gestion directe et conventionnés « restent la colonne vertébrale, le socle de référence des établissements français à l’étranger ».

    Les grands évènements de l’année à venir

    L’année 2022-2023 a pour fil rouge « l’approche aux médias » avec comme thème « s’informer dans un monde connecté pour former des citoyens éclairés ». Pour le directeur de l’Agence, cette thématique est importante pour eux depuis longtemps, car ils sont convaincus « que c’est l’un des éléments de la formation de leurs élèves les plus importants » car elle fait partie de la formation « des citoyens de demain ». Dans un monde où sommes constamment entourés l’information, il leur parait primordial de donner les clés de compréhension et de tri des informations aux élèves.

    Jeux Internationaux de la Jeunesse
    Cérémonie des drapeaux des Jeux Internationaux de la Jeunesse (JIJ) à à Bruxelles en juin 2022

    Ainsi, différents évènements prévus pour l’année seront organisés autour de cette problématique. Nous pensons notamment à la Semaine des lycées français du monde qui se déroulera aux alentours de fin novembre – début décembre ; à la semaine de la presse et des médias en mars ; ou encore à la résidence prévue pour le personnel de l’Agence en avril. Tant de rencontres planifiées pour sensibiliser et former les élèves et les professeurs sur l’éducation aux médias. 

    De plus, d’autres grands évènements sont prévus pour l’année, tels que les Jeux internationaux de la jeunesse (JIJ), l’orchestre des lycées français du monde ou encore les ambassadeurs en herbe.

    Écoutez le podcast avec Olivier Brochet, directeur de l’AEFE

    Un podcast à retrouver sur toutes vos plateformes préférées

    Podcast liste

    Regardez le discours de rentrée de M. Brochet

  • Conférence des ambassadeurs 2022 : l’exécutif donne le cap pour les mois à venir.

    Conférence des ambassadeurs 2022 : l’exécutif donne le cap pour les mois à venir.

    Le Président de la République, Emmanuel Macron, a reçu, au palais de l’Elysée, les ambassadeurs et ambassadrices de France à Paris, ce 01 septembre 2022, lors de la « conférence des ambassadeurs ». Cette réunion annuelle n’avait pu avoir lieu pendant deux ans en raison des restrictions liées à la Covid-19. L’occasion de donner, pour les mois à venir, un cap à la diplomatie française et à ses ambassadeurs, dans un contexte international de crises aiguës, comme la guerre en Ukraine, les tensions en Mer de Chine, etc. Mais Emmanuel Macron en a aussi profité pour défendre se réforme des corps diplomatiques, mal accueillie par les diplomates. Il a ainsi annoncé que le recrutement de plus de 1000 équivalents « temps plein ». Par contre, concentré sur la situation internationale, animé par la volonté de recréer un lien fort avec le Quai d’Orsay, le Président de la République n’évoqua pas les Français de l’étranger. Un impair vite réparé par la Ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna.

    Diplomatie : renouer le dialogue avec la Russie

    Emmanuel Macron est l’un des rares dirigeants européens à s’être entretenu avec le président russe, Vladimir Poutine, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février, une stratégie qui a été critiquée. L’Élysée a toujours affirmé avoir agi avec l’accord du président Volodymyr Zelensky et les contacts se sont raréfiés après la révélation des crimes de guerre imputés à la Russie, notamment à Boutcha, en banlieue de Kiev.

    Et pourtant ce jeudi premier septembre, Emmanuel Macron a prôné la poursuite du dialogue avec la Russie, estimant qu' »il fa[llai]t assumer de pouvoir toujours continuer à parler à tout le monde », « surtout ceux avec qui nous ne sommes pas d’accord ». « Qui a envie que la Turquie soit la seule puissance du monde qui continue à parler à la Russie ? », a lancé le Président devant les ambassadeurs français réunis à l’Élysée.

    « Il ne faut céder à aucune forme de fausse morale qui nous ‘impuissanterait' », a poursuivi le président français, répétant « le métier de diplomate c’est bien de parler à tout le monde et surtout aux gens avec qui nous ne sommes pas d’accord ». « Et donc nous continuerons de le faire », « en cohérence avec nos alliés », a-t-il ajouté, rappelant que « la division de l’Europe » était « un des buts de guerre de la Russie ».

    Une diplomatie « plus agile, plus experte, plus forte »

    L’autre grand point de son discours fleuve, c’est le maintien de la réforme des corps diplomatiques. Il balaie les oppositions, qui ont conduit à une grève, ce qui est rarissime, le 02 juin 2022. Les diplomates s’inquiètent de la nouvelle possibilité offerte à l’exécutif de nommer des diplomates non issus du corps d’Etat, soit les fonctionnaires qui ont suivi le parcours balisé qui dirigeait jusqu’à présent leur carrière.

    Un tel système pourrait ainsi faciliter la nomination de figures politiques en lieu et place de diplomates de formation, compliquant le début de carrière des nouveaux entrants dans la profession. Pour les syndicats, c’est une politisation de l’administration qui est déjà visible dans d’autres domaines.

    Pourtant le président français leur a lancé que « Cette réforme est bonne pour le Quai d’Orsay », tout en reconnaissant « le trouble » qu’elle a suscité chez les diplomates. Rapidement, il a tenu, comme pour apaiser, à rappeler qu’en 2023 le nombre d’emplois augmenterait « pour la première fois depuis trois décennies » au ministère des Affaires étrangères – 100 emplois à temps plein vont être créés, selon une source diplomatique – et que la hausse des moyens financiers allait se poursuivre.

    Regardez le discours d’Emmanuel Macron

    Catherine Colonna à l’écoute des Français de l’étranger

    Le discours de la Ministre des affaires étrangères et européennes, Catherine Colonna, a évidemment détaillé les objectifs diplomatiques de la feuille de route du Président. Allant dans les détails, elle a évoqué, bien sur, la Russie, mais aussi la Chine, l’Inde, le Liban, l’Afrique, la lutte contre le terrorisme, etc.

    Mais en tant que « cheffe » de la diplomatie et de l’administration consulaire, elle a conclut son discours par une séquence consacrée aux Français de l’étranger.

    La protection des Français de l’étranger

    Pour Catherine Colonna, Le premier devoir de la France et la première attente de ses citoyens hors du territoire national, c’est la protection des Français de l’étranger et des Français en vacances. Elle réaffirmait l’engagement de notre pays d’être au côté de tous. Une façon de réagir aux accusations de certains familles dont un membre est actuellement emprisonné soit par un Etat tiers soit par un groupe terroriste.

    « Les Français attendent de nous que nous les protégions lorsqu’ils voyagent ou lorsqu’ils vivent à l’étranger. Nous continuerons bien sûr, par ailleurs, de nous mobiliser sans relâche pour obtenir la libération de nos compatriotes détenus en otage ou condamnés sur des fondements politiques. Nous continuerons de nous mobiliser sans relâche pour assurer la sécurité des Français en temps de crise.« 

    Ministre des affaires étrangères et européennes, Catherine Colonna

    « Au service de la vie quotidienne »

    Catherine Colonna a aussi voulu se démarquer de son prédécesseur, Jean-Yves Le Drian, qui évoquait peu la situation des expatriés.

    « les Français attendent de nous que nous soyons au service de leur vie quotidienne. »

    Ministre des affaires étrangères et européennes, Catherine Colonna

    Catherine Colonna a aussi évoqué le rôle crucial de l’école comme lien avec la Nation et comme fer de lance de la Francophonie et de nos valeurs.

    Si la déclaration n’a donné lieu à aucune annonce concrète, c’est un changement de paradigme qu’on ne peut que saluer et encourager. Nous évoquerons les actions concrètes avec Olivier Becht, Ministre délégué auprès de Catherine Colonna pour les Français hors de France le 11 septembre à 17h sur Lesfrancais.press.

    L’économie au coeur de l’action consulaire

    Continuant son discours, la ministre a rappelé l’importance du tissu économique internationale pour notre pays et l’Europe alors que 2021 a été marqué par un lourd déficit de notre balance commerciale. Les premiers chiffres 2022 au niveau européen sont encore plus alarmants. Pour cela, elle a évoqué les rôles primordiaux des Chambres de Commerce et d’Industries et Business France ainsi que le renforcement de la campagne « Choose France » qui devrait être complétée par la mise en place du label « Made by France ».

    Téléchargez le discours de Catherine Colonna

  • Européennes 2024 : la gauche française sceptique à l’idée d’une union

    Européennes 2024 : la gauche française sceptique à l’idée d’une union

    Alors que certains souhaitent une liste commune de la gauche aux élections européennes de 2024, d’autres opposent des différences trop importantes entre les membres de la coalition NUPES sur les sujets européens et internationaux, comme Yannick Jadot mercredi (31 août).

    Depuis les élections législatives de juin dernier, La France insoumise (LFI), le Parti socialiste (PS), Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et le Parti communiste français (PCF) sont réunis au sein de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (NUPES).

    Une alliance que certains verraient bien durer dans les années à venir, mais qui se heurte à l’obstacle des élections européennes de 2024, prochain rendez-vous dans le calendrier électoral français.

    Comme à l’époque de la négociation de la NUPES, c’est La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon qui est à l’origine de la proposition. Manuel Bompard, député LFI et négociateur de l’accord électoral de juin 2022, a confirmé qu’une nouvelle alliance en vue des européennes était « un objectif » et qu’il y était favorable.

    La différence avec les scrutins successifs de 2022 réside dans les rapports de force entre les partis potentiellement intéressés.

    Les écologistes en ordre dispersé

    Côté EELV, les violons ne semblent pas être encore tout à fait accordés.

    D’une part, le candidat malheureux à l’élection présidentielle Yannick Jadot balaie l’idée d’une gauche unie aux européennes et déclare souhaiter une liste écologiste autonome.

    Les différences « avec La France insoumise notamment […] sur l’Europe et la politique internationale » justifieraient de concourir avec des listes distinctes, assurait M. Jadot sur France info mercredi (31 août). Selon lui, la gauche unie aurait « moins d’élus que si on valorise notre diversité », vu le mode de scrutin proportionnel de l’élection européenne.

    Mais dans l’aile gauche du parti écologiste, l’alliance n’est pas écartée par principe : la leader du courant radical d’EELV Sandrine Rousseau a indiqué à EURACTIV qu’il était nécessaire de « revoir les équilibres au sein de la NUPES afin que [les écologistes] puissent prendre le leadership au moment des européennes », qui sont « les élections phares de l’écologie ».

    En effet, avec 13,5 % aux élections de 2019, la liste EELV menée par Yannick Jadot arrivait en troisième position (derrière le Rassemblement national et Renaissance), mais loin devant les autres partis de gauche – les Insoumis et les socialistes dépassaient de peu les 6 %.

    Ainsi, si alliance il devait y avoir, détaille Mme Rousseau, ce serait aux Insoumis de s’aligner sur les positions d’EELV – historiquement fédéraliste – et non pas l’inverse. En tout état de cause, conclut-elle, « la NUPES a levé un espoir, qui est à entretenir ».

    EELV, NUPES, gauche
    Sandrine Rousseau souhaite « revoir les équilibres au sein de la NUPES » en faveur des écologistes- Poitiers, 2021 – © Greenbox

    Les socialistes sceptiques

    Au Parti socialiste, les voix sont aussi parfois discordantes. Le député Jérôme Guedj ne ferme pas la porte à une éventuelle alliance tout en reconnaissant que « la question européenne n’est pas la plus facile, car c’est là où historiquement la gauche se fracture ».

    Mais le député socialiste appelle malgré tout à « essayer [de] parvenir » à une union, « a minima avec un socle commun de propositions NUPES et idéalement une liste commune ».

    Au contraire, certains considèrent, comme le sénateur PS Rachid Temal, que « les différences sur la politique européenne et internationale […] conduisent à ne pas faire de liste commune avec LFI »pour le scrutin de 2024.

    D’autres élus du Parti socialiste, sollicités par EURACTIV, n’ont pas souhaité nous répondre une fois le sujet évoqué, nous laissant comprendre qu’un certain malaise existe face à ces interrogations.

    Les communistes ouverts mais pas enthousiastes

    Le Parti communiste français est en réalité celui qui a le plus intérêt à sceller une telle alliance. Faute d’un résultat suffisamment élevé (2,5 %), il n’avait fait élire aucun eurodéputé sous son étiquette en 2019.

    Mais ils ne se montrent pas pour autant très enthousiastes : pendant l’été, un cadre du parti assurait à EURACTIV que la proposition de LFI était intéressante, mais qu’il était conscient des « différences importantes » qui pouvaient exister notamment avec les Verts et les socialistes.

    La porte n’est donc pas fermée par le PCF, surtout à l’égard de LFI, qui serait le mouvement de la NUPES le plus proche sur les questions européennes, mais aussi internationales.

    L’union, un casse-tête électoral

    Mais l’éventualité d’une union confronte les partis de gauche à des questions et des intérêts contradictoires : d’une part, la maximisation du nombre d’eurodéputés qui seront finalement élus, et d’autre part la survie de l’alliance dans le temps, pour les échéances électorales suivantes.

    D’un point de vue strictement arithmétique et électoral, « dans un scrutin proportionnel, les coalitions de partis ont intérêt à partir séparées », explique Mathieu Gallard, directeur de recherche à Ipsos France, contacté par EURACTIV. Une liste commune « pourrait faire fuir des électeurs radicaux qui refusent de voter pour des modérés et inversement ».

    Mais se présenter avec des listes distinctes en 2024 risque d’engendrer un effet « contreproductif » pour la coalition, selon M. Gallard : les débats et les programmes pourraient mettre en exergue des différences entre les partis, après s’être unis lors des élections législatives. Cela « peut avoir des conséquences négatives sur la NUPES à l’Assemblée nationale » – et sur les échéances électorales suivantes.  

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 02.09.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 02.09.22

    Bonjour à toutes et à tous ! Nous sommes le vendredi 2 septembre et pour clôturer cette semaine de rentrée, nous allons parler de la canicule en Chine, du Conseil national de refondation et de la fuite de l’imam Iquioussen. 

    Canicule et sécheresse en Chine

    La canicule et la sécheresse continuent de frapper la Chine ! Alors que le monde entier a vu les températures sur le thermostat grimper tout l’été, la Chine continue à en souffrir. On recense jusqu’à 45° dans certaines régions, et les cours d’eau s’assèchent à vue d’oeil. A cause de cette crise climatique, la deuxième puissance mondiale voit sa production en électricité baisser, des pénuries d’eau se multiplier et craint jusqu’à 20% de destruction de ses récoltes agricoles. Les Français sur place sont donc soit confrontés aux mesures de confinement Covid soit aux mesures liées à la situation climatique. Bon courage à eux !

    Conseil national de refondation

    Emmanuel Macron lance un nouveau Conseil national et cette fois de refondation ! Alors que le dialogue social entre le gouvernement et le reste de la population semble être au point mort, le président de la République tente de renouer avec elle, comme il l’avait fait lors du Grand débat ! Ainsi, associations, syndicats, citoyens et politiques vont se retrouver autour de la table pour discuter. Le bémol ? Il semblerait que les Français de l’étranger aient été oubliés… La présidente de l’Assemblée des Français de l’étranger a donc écrit au chef de l’État afin que l’AFE soit conviée au débat, afin de pouvoir partager leur expérience sur les sujets abordés. 

    Conseil National de la Refondation
    Le Président de la République, Emmanuel Macron

    Fuite de l’imam Iquioussen

    L’imam Iquioussen est introuvable ! Alors que celui-ci fait l’objet d’une procédure d’expulsion du territoire national, pour avoir tenu des discours « contraires aux valeurs de la République », il a, semble-t-il, pris la fuite. Le seul problème est que s’il s’est bien enfui à l’étranger, comme le confirment des sources proches de l’enquête, il a réalisé la décision d’expulsion de son propre chef et ne peut donc être poursuivi par la France. 

    C’est terminé pour cette semaine ! Lundi vous retrouvez Mathieu pour un nouveau flash. Très bonne semaine à tous ! 

    Écoutez le flash info

  • Conseil National de la Refondation et Français de l’étranger

    Conseil National de la Refondation et Français de l’étranger

    Vous avez dû en entendre parler, Emmanuel Macron lancera, le 08 septembre, un Conseil National de la Refondation. L’objectif de ce nouveau « machin » dont raffolent l’administration française et l’élite parisienne doit associer politiques, associatifs, syndicats et citoyens à la réflexion des prochaines grandes réformes. Une stratégie que le président de la République avait déjà déployé avec les « Grands débats », à la suite du mouvement des « Gilets jaunes », et avec succès. Alors que les mois qui arrivent s’annoncent difficiles, Emmanuel Macron espère emporter l’adhésion, de la population, à ses réformes. On ne peut que regretter l’absence des Français de l’étranger à cette table.

    Refonder quoi ?

    Après les élections législatives, le locataire de l’Elysée avait émis le souhait que la Première ministre Elisabeth Borne et son gouvernement «puissent faire vivre» un Conseil National de la Refondation, clin d’œil au Conseil National de la Résistance (CNR) qui coordonnait les différents mouvements de la Résistance intérieure française pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Pour le chef de l’Etat, «nous vivons un temps comparable». «Nous sommes dans une ère historique qui impose de changer profondément de modèle et puis la guerre est là», en Ukraine. «Les Français sont fatigués des réformes qui viennent d’en haut», a ajouté Emmanuel Macron lors de la présentation du projet au début de l’été.

    Un conseil rythmé par des séquences

    Ce Conseil National de la Refondation sera organisé par séquences de plusieurs jours dédiées à un thème spécifique à chaque fois. Les rendez-vous seront réguliers.

    Le gouvernement et les participants plancheront en premier sur l’urgence du moment soit le « pouvoir d’achat ». Ensuite, le gouvernement entamera les grands chantiers : production, écologie, services publics et retraites. Normalement, chaque thème traité débouchera sur une loi aux applications concrètes.

    Qui participe à ce Conseil ?

    LR, LFI et le RN ont déjà annoncé qu’ils boycotteraient cette instance, du côté des syndicats, ils iront mais en trainant des pieds comme les associations. Même Gérard Larcher, Président du Sénat et deuxième personnage de l’Etat, dans l’ordre protocolaire de la Vème République, ne viendra pas.

    Gérard Larcher, Président du Sénat

    Au final ce sont principalement des figures de la Macronie ou favorables au président qui seront présentes, pourtant ce cercle de réflexions était censé réunir élus, acteurs de terrain, société civile. Une situation qui inquiète alors que les mesures prévues s’annoncent sévères.

    Les autres grands absents sont les Français de l’étranger, ces « Français à part entière », comme le parti présidentiel aimait appeler les expatriés pendant la campagne, n’ont pas reçu d’invitations.

    L’Assemblée des Français de l’étranger veut faire entendre sa voix

    Si les acteurs politiques et sociaux en métropole ne se bousculent pas pour participer au Conseil National de la Refondation, à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) on s’y verrait bien !

    C’est en tout cas l’avis de la présidente Hélène Degryse (membre du groupe regroupant les élus de la majorité présidentielle et quelques indépendants) qui a écrit le 25 août à Emmanuel Macron pour demander que l’AFE soit conviée à participer au débat.

    Courrier d’Hélène Degryse au Président de la République du 25 août 2022

    Une initiative qui a du sens

    Mais que viendraient faire les expatriés dans ce « brainstorming » national ? Tout simplement, partager leurs expériences !

    Les Français de l’étranger sont présents aux 4 coins de la planète, ils ont été confrontés à des situations, dont certaines ressemblent à ce qu’Elisabeth Borne annonce pour notre pays. Les coupures d’électricité ? Les Français du Liban pourront expliquer les conséquences réelles pour les entreprises et les citoyens. L’inflation ? Les Français d’Argentine, du Brésil, pourraient partager les résultats des actions mises en place dans ces pays confrontés à l’inflation depuis des décennies.

    Et on pourrait continuer comme cela longtemps. Les Français de l’étranger, dont une large majorité est née en France et y a fait ses études voire y a commencé sa carrière, peuvent être une source d’informations intarissable sur les dispositifs mis en place dans le monde entier pour ces problématiques que la France pensait avoir laissées derrière elle.

    L’Assemblée des Français de l’étranger et tous les expatriés attendent la réponse d’Emmanuel Macron, en espérant pouvoir contribuer à la refondation de notre pays.

  • La rentrée politique de la NUPES à l’étranger

    La rentrée politique de la NUPES à l’étranger

    Échange avec Chantal Moussa et Pierre Lavéant, membres de La France insoumise et de la NUPES, sur la rentrée politique de la gauche à l’étranger.

    Chantal Moussa était candidate La France insoumise (LFI) aux dernières élections législatives pour la XXe circonscription des Français de l’étranger et est membre d’un groupe d’action au Liban et de nouvelle diplomatie au Moyen-Orient.

    De son côté, Pierre Lavéant siège à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) en sa qualité de conseiller des Français de l’étranger aux Pays-Bas représentant le Benelux, et à la Commission développement durable et commerce extérieur.

    NUPES
    Pierre Lavéant et Chantal Moussa

    Retour sur les élections législatives

    Au terme des élections législatives de juin dernier, la NUPES a remporté un seul siège de député. Cependant, elle a obtenu de beaux scores sur l’ensemble des élections 2022. Effectivement, à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon est arrivé au deuxième tour. Une dynamique poursuivie lors des législatives avec la NUPES.

    Par ailleurs, malgré les beaux scores de la gauche lors des élections 2022, il est important aux yeux de Chantal Moussa de noter le fort taux d’abstention, s’élevant aux alentours de 80%. Selon elle, il faut donc comprendre le message envoyé par les citoyens et se poser des questions. Comprendre que « la politique menée se traduit en France par des contestations, par contre à l’étranger par un sentiment de mépris et d’abandon ». L’objectif est donc de parler davantage et mieux aux Français hors de France.

    La pénurie des professeurs

    En France ou à l’étranger, la rentrée scolaire est fortement marquée par une pénurie des professeurs. Depuis plusieurs années, le nombre de candidatures aux postes d’enseignants dans le réseau AEFE est en constante baisse. Aux yeux de l’élue consulaire, la non-valorisation du métier par les administrations est la raison principale de ce recul de postulants. Un point appuyé par Chantal Moussa, ancienne enseignante de l’Éducation nationale.

    La nouvelle gouvernance de l’AEFE

    Le 28 février a été validée la loi n°2022-272 sur la nouvelle gouvernance de l’AEFE. Fortement décriée par les syndicats de professeurs, Pierre Lavéant partage leurs inquiétudes quant à la ligne politique prise par le réseau. Effectivement, la loi favorise l’implantation du secteur privé à l’étranger et met donc le service public à mal.

    J’ai l’impression que c’est plutôt une politique macroniste de privatisation de l’enseignement et elle m’inquiète beaucoup ».

    Pierre Lavéant, conseiller des Français des Pays-Bas et membre de l’AFE

    Les bourses scolaires 2022

    Alors que l’inflation ne cesse de grimper depuis le début de l’été et que les frais d’inscription dans les établissements français sont toujours élevés, les bourses scolaires n’ont pas été revalorisées. L’ancienne candidate aux législatives estime qu’il est important de rehausser l’enveloppe budgétaire des bourses scolaires, car le contexte économique favorise une fuite des élèves vers les lycées internationaux non-français.

    Le retour du débat à l’Assemblée nationale

    Suite à la claque prise par le clan de la majorité aux élections législatives, les groupes politiques à l’Assemblée nationale sont multiples et divers. Cela favorise un retour du débat parlementaire dans l’hémicycle. Si Pierre Levant est heureux de ce changement vis-à-vis du précédent quinquennat d’Emmanuel Macron, il pointe tout de même l’aspect « très présidentiel » de la Ve République. Il rappelle donc la volonté de voire naitre une VIe République pour le clan LFI.

    Le déploiement de France Consulaire

    Le déploiement de France Consulaire est toujours prévu par le nouveau ministre des Français de l’étranger, Olivier Becht. Pour LFI, ce service créé une fracture des services consulaires et lutte contre sa mise en oeuvre. Effectivement, le membre de l’AFE considère que la dématérialisation des services ne peut venir compenser les manques de moyens et de personnels visibles dans l’ensemble des consulats. Ainsi, l’AFE va aller à la rencontre des syndicats du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, afin de pouvoir trouver des solutions ensemble.

    L’avenir de la NUPES chez les Français de l’étranger

    La NUPES s’attend à un bon score lors de la prochaine élection consulaire partielle à Montréal. Pour cause, Jean-Luc Mélenchon et le mouvement des gauches réunies avaient obtenus de « très bons scores » lors des élections 2022. De plus, les épisodes de fortes sécheresse et canicule cet été à travers le monde favorisent la montée de la NUPES et de son programme en faveur du climat.

    Enfin, tout au long de l’année les membres de la NUPES vont favoriser les échanges avec les Français installés à l’étranger, grâce à des cafés politiques, de l’accompagnement personnel administratif et autres évènements.

    Écoutez le podcast avec Chantal Moussa et Pierre Lavéant

    Un podcast à retrouver sur toutes vos plateformes favorites

    Podcast liste
  • Canicules et sècheresse en Chine

    Canicules et sècheresse en Chine

    Jusqu’à 45°C dans certaines régions, baisse de la production d’électricité, pénurie d’eau potable, crainte sur les récoltes à venir avec déjà 20% des récoltes detruites (riz, maïs, soja…), la deuxième puissance économique mondiale vit l’une des plus importantes crises climatiques mettant au ralenti son économie.

    Depuis juillet les le thermomètre ne cesse d’augmenter et beaucoup tentent de survivre face à cette chaleur extrême.

    La vision du Yangtsé, 3ème plus grand fleuve du monde, qui affiche un débit d’eau inférieur de plus de 50% à la moyenne des cinq dernières années, a un réel impact sur les populations. Fournisseur d’eau potable pour des centaines de millions d’habitants, le fleuve est également un accès primordial pour le commerce et pour l’agriculture du pays.

    Une économie au ralenti

    Autre conséquence de cette sècheresse, la pénurie d’électricité entrainant un rationnement, notamment au sein des entreprises, pénurie qui ne sera pas immédiatement résolue avec les pluies qui commencent à tomber depuis dimanche surtout dans la province du Sichuan.

    Selon la chaine américaine CNN, la Chine envoie des projectiles dans les nuages pour faire tomber la pluie grâce à une technique appelé « ensemencement des nuages ».

    Même si cette nouvelle épreuve pour la Chine n’affecte pas directement les communautés expatriées, beaucoup s’en inquiètent. « Nous ne sommes pas encore sortis de la crise sanitaire qu’on nous annonce une possible pénurie alimentaire et des rationnements pour l’électricité, donc oui cela nous inquiète », indique une mère de famille française expatriée à Shanghai.

    Pour Eric basé dans la région de Pékin, c’est plus un sentiment de baisse de moral qui apparaît avec ces annonces liées à la sécheresse. « Nous sommes passés par des hauts et des bas sur le plan émotionnel et là où on pense que l’ouverture arrive, il y a cette sécheresse qui risque de ralentir encore l’économie. Si la situation devient ingérable sur le plan du développement des affaires, je pense rentrer en Europe », indique l’entrepreneur.

    L’autre risque pour ces populations expatriées, c’est l’arrêt des usines de certains groupes, en raison des restrictions d’électricité. Certains groupes automobiles ont déjà dû fermer leurs installations pour plusieurs jours. Le gouvernement chinois a déclaré qu’il allait débloquer une aide d’environ 1,5 milliards de USD pour soutenir les agriculteurs et s’assurer d’une récolte suffisante de riz.

    Reste à voir comment les pluies naturelles associées à celles liées à « ensemencement des nuages » sortiront le pays de cette crise climatiques non prévue.

    Un été particulièrement chaud dans l’ensemble du monde

    La Chine n’a donc pas échappé à la vague de chaleur qui a frappé le monde entier cet été. D’après l’Organisation météorologique mondiale (OMM), le mois de juillet a été l’un des trois plus chauds jamais enregistrés dans le monde. Le thermomètre a affiché 0,4° de plus en moyenne par rapport à la période de référence s’étalant entre les années 1991 et 2020. Si la majorité des pays a connu une forte vague de sécheresse, symbolisée par les feux de forêts qui ont dévasté plusieurs pays dont la France ; les pays de nature humide, ont eux enregistré des taux d’humidité plus forts que d’habitude. Face à ces phénomènes l’OMM a appelé les dirigeants mondiaux a avoir « une prise de conscience » et à investir dans la transition énergétique et écologique.

  • La Suisse va-t-elle se retrouver dans le noir ?

    La Suisse va-t-elle se retrouver dans le noir ?

    La Suisse, particulièrement dépendante de ses voisins européens pour le gaz et le nucléaire, pourrait bien se retrouver dans le noir l’hiver prochain. La guerre en Ukraine ayant appauvri les approvisionnements en énergie de l’ensemble de l’Europe, la Suisse se retrouve aujourd’hui dans une position délicate.

    Les 60% de l’énergie helvétique sont de nature hydraulique et proviennent de leurs barrages. Seulement, cela ne sera pas suffisant pour satisfaire les besoins de la Suisse l’hiver prochain. De plus, la majorité de son parc nucléaire étant à l’arrêt, le pays ne pourra compenser ce manque en énergie par ses centrales nucléaires.

    Afin d’éviter les pénuries, le gouvernement du pays a demandé à la population de procéder à des restrictions. Effectivement, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a déclaré que le Conseil fédéral a décidé de « fixer un objectif d’économie volontaire de 15% pour le gaz pendant les mois d’hiver, tout comme le font les pays d’Europe ».

    Barrage hydraulique du lac d’Émosson en Suisse

    Une nouvelle source d’énergie

    Aujourd’hui, la Suisse cherche à investir dans sa nouvelle génération de centrales hydroélectriques. La première sera d’ailleurs inaugurée en septembre dans le massif du Mont-Blanc à Nant de Drance, après quatorze ans de travaux. Contrairement à un barrage classique, la centrale a la particularité de pouvoir réutiliser la même eau d’un lac à l’autre, et produire de l’énergie en continu.

    Bien que cette nouvelle génération de centrales symbolise une avancée majeure pour le pays en termes d’énergie verte, la Suisse a pris énormément de retard par rapport à ses voisins. En effet, les parcs solaires et éoliens sont peu développés et ne fournissent donc que peu d’énergie.

    Un reportage de TV5MONDE

  • L’UE divisée sur la restriction des visas des ressortissants russes

    L’UE divisée sur la restriction des visas des ressortissants russes

    La République tchèque, qui assure actuellement la présidence de l’Union européenne (UE), s’est heurtée mardi (30 août) à une forte résistance de certains États membres concernant les mesures visant à limiter les déplacements des Russes suite à l’invasion de l’Ukraine.

    Les Tchèques veulent suspendre l’accord de 2007 qui facilitait les demandes de visa pour les touristes russes, tandis que d’autres membres ont demandé une interdiction pure et simple des visas.

    Mais d’autres membres, dont la Hongrie, le Luxembourg ou l’Autriche, se sont élevés contre cette mesure.

    « Il n’y a pas de place pour le tourisme », a déclaré le ministre tchèque des Affaires étrangères Jan Lipavsky aux journalistes, ajoutant que cette mesure « enverrait un signal à l’élite de Moscou et de Saint-Pétersbourg », aujourd’hui libre de voyager.

    « Je ne pense pas que l’interdiction de visa soit une décision appropriée dans les circonstances actuelles », a déclaré, quant à lui, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, dont le pays a conservé des liens étroits avec le Kremlin.

    Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, a également protesté contre une mesure touchant les Russes ordinaires« Nous ne devons pas avoir un nouveau rideau de fer en Europe », a-t-il souligné. « Nous avons tous convenu dès le départ qu’il s’agissait de la guerre du (président russe Vladimir) Poutine ».

    Hongrie
    Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, est contre l’interdiction de délivrer des visas aux touristes russes – © Arno Mikkor

    La France veut conserver le système de visas pour les citoyens russes

    Son homologue française a proposé de « distinguer entre les fauteurs de guerre, au premier rang desquels le président russe, son entourage et tous ceux qui soutiennent son effort de guerre, et les citoyens russes, les artistes, les étudiants, les journalistes par exemple ».

    « Et ceux-là, nous souhaitons, et nous devons, continuer à avoir des liens avec eux », a ajouté Catherine Colonna, rappelant que les oligarques russes, sous sanctions individuelles, ne viendront pas « faire leurs courses ni en France, ni en Europe ».

    Leur collègue autrichien, Alexander Schallenberg, a estimé de son côté que l’UE ne devait pas « porter un jugement catégorique sur 140 millions de personnes » en Russie.

    La République tchèque a cessé de délivrer des visas aux Russes, à quelques exceptions, le 25 février, un jour après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

    Les voisins de la Russie, l’Estonie, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie et la Pologne, ont exhorté Bruxelles à interdire de délivrer aux touristes russes des visas pour l’espace Schengen.

    Selon le ministre estonien des Affaires étrangères Urmas Reinsalu, il est temps de cibler les Russes ordinaires, après la suspension de l’octroi de visas aux délégations officielles et aux chefs d’entreprise russes.

    « Ces personnes privées silencieuses devraient également comprendre qu’il y a des conséquences à la guerre », a-t-il déclaré. « Ce qui est littéralement payé par l’argent de leurs impôts, ce sont les bombes qui, maintenant, littéralement, en ce moment, tuent des enfants ukrainiens et bombardent (…) des hôpitaux, des jardins d’enfants, des écoles ».

    Le gouvernement allemand a proposé mardi un compromis.

    « Cela peut être une très bonne voie de dire clairement que nous suspendons les accords sur la facilitation des visas, que nous ne délivrons plus de visas multiples ou de visas de plusieurs années », a déclaré la cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock, qui veut « rassembler les différents points de vue » au sein de l’UE pour trouver une solution européenne commune.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 01/09/22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 01/09/22

    Bonjour à toutes et à tous ! Vous écoutez le flash info des Français de l’étranger, nous sommes le 1er septembre. Au programme aujourd’hui : l’indemnisation des vols sur le grill, la fin de l’aide exceptionnelle et le ralentissement de l’inflation en France. 

    L’indemnisation des vols sur le grill

    Cet été, votre vol a eu du retard ou a tout simplement été annulé ? Eh bien vous n’êtes pas les seuls… Cette année le nombre de vols éligibles à être remboursés, complètement ou partiellement, a été multiplié par trois ! Si cela a mis les passagers dans une situation difficile à de maintes reprises, les compagnies aériennes, de leur côté, font tout pour vous ne pas vous indemniser. Car oui, les délais d’attente sont de plus en plus longs. Aussi, les compagnies voudraient mettre un terme à l’indemnisation forfaitaire et avoir comme au Royaume-Uni, un système à plusieurs niveaux liés au coût du billet d’avion.

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    Fin des aides exceptionnelles aux Français de l’étranger

    On continue avec la fin de l’aide exceptionnelle aux Français de l’étranger. Cette aide avait été débloquée par le gouvernement afin d’aider les expatriés en situation difficile à cause de la Covid. Mais finalement, il était si compliqué de l’obtenir que seulement moins de 10 000 Français y ont fait appel… Aussi, le sénateur Ronan le Gleut avait demandé à ce qu’elle devienne pérenne mais il ne fut pas suivi ni par l’Assemblée nationale ni par le gouvernement. Si aujourd’hui vous avez toujours du mal à joindre les deux bouts, vous pouvez demander des aides auprès de votre consulat ou des associations françaises de bienfaisance comme l’UFE ou l’ADFE de votre pays. 

    Baisse de l’inflation en août

    Puis nous terminons avec une baisse de l’inflation en demi-teinte en France ! Le mois d’août a enregistré un recul de l’inflation par rapport à juillet, avec un taux à 5,8% sur un an.  Cette baisse est essentiellement due au “ralentissement des prix de l’énergie” selon l’INSEE. Donc si nous voyons les prix à la pompe baisser, c’est loin d’être le cas dans le panier de courses. Effectivement, les prix de l’alimentation continuent leur progression sur le même rythme qu’en juillet. Au même titre que ceux des produits manufacturés et des services. 

    inflation 
    Inflation 

    C’est terminé pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour un nouveau flash. Très bonne journée à tous ! 

    Écoutez le flash info