Bonjour à tous, bienvenue dans votre flash du 08 septembre. Dans le bulletin des expatriés, aujourd’hui on parle de l’Alliance française de Toronto – Record à l’export des productions audiovisuelles – Objectif du plein emploi en France.
Une vielle dame de 120 ans, pleine d’énergie
C’est ainsi que la direction de l’Alliance française de Toronto décrit son établissement dans l’article exclusif de Boris Faure sur Lesfrancais.press. Hors Québec, le français a le vent en poupe, Rien que dans l’Ontario, terre anglophone au Canada, c’est plus de 50 000 nouveaux locuteurs qui viennent renforcer la grande communauté des francophones dans cet été fédéral au nord des USA. Avec 5 écoles, des cours en ligne, l’Alliance française fait preuve de dynamisme et invente de nouvelles façons de partager le français avec tous. A découvrir sur Lesfrancais.press.
Année record pour l’exportation des fictions françaises
Dans le cadre de la 28e édition des Rendez-vous d’Unifrance à Biarritz, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) et Unifrance ont annoncé que les ventes de programmes audiovisuels de fiction sont en hausse de 21,8 % à 57,3 M€, soit leur plus haut niveau derrière le record historique de 2017 (63,7 M€), et représentent 30,8 % du total des ventes. Un résultat modéré car globalement les ventes de programmes audiovisuels français, si elles restent à un niveau élevé à 186,1 M€, elles chutent tout de même de -5,5 % par rapport à 2020.
Objectif plein emploi
Face aux difficultés de recrutement rapportées par les entreprises, l’exécutif veut à nouveau changer les règles d’indemnisation du chômage. Il souhaite calquer les conditions de l’assurance chômage sur la situation du marché du travail, à l’image de ce qui se fait par exemple au Canada -mais sans copier exactement ce modèle à l’échelon régional. On aura l’occasion d’en reparler.
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour le dernier flash de la semaine !
Une vieille dame alerte de 120 ans. L’alliance française de Toronto a été créée en 1902 sur le campus Victoria de l’Université de Toronto par des professeurs désireux de soutenir leurs étudiants à travers l’organisation de solides cours de français. Cette alliance a eu très rapidement un rôle patriotique fort puisqu’elle a été chargée par l’armée de former au français les soldats canadiens envoyés au front dans le Nord et l’Est de la France durant la Première Guerre mondiale. Institution dépendant de la demande de cours de français dans une province anglophone, elle a survécu à un passage à vide d’une dizaine d’années : durant les années 1960 c’est la seule volonté d’un enseignant qui fait cours dans la cave de son domicile qui permet de la maintenir en vie. Viendra ensuite le renouveau qui accompagne la montée en puissance du bilinguisme dans cette province symbole de réussite économique et de rayonnement international au Canada. Aujourd’hui, l’existence de médias francophones, de deux conseils scolaires et d’une ministre chargée de la francophonie assure une reconnaissance pleine et entière au français au sein d’un univers linguistique restant majoritairement anglophone.
Francine Watkins, conseillère pour les Français d’Ontario et du Manitoba, replace l’Alliance de Toronto dans le paysage linguistique global du Canada où l’apprentissage du français est plus soutenu qu’avant : « Le Canada hors Québec est en plein boum linguistique. Nous avons des lois dans certaines provinces sur les services en français (Ontario et Manitoba notamment), des conseils scolaires et écoles francophones, des écoles en immersion, etc. Le Québec est la seule province qui pourrait menacer cet équilibre car elle protège bien évidemment la langue française mais ne se soucie pas du tout des communautés francophones en situation minoritaire hors Québec (l’Ontario, qui est la plus grosse communauté de ce type, compte 660 000 francophones). Les anglophones dans les provinces hors Québec sont très favorables au français et le bilinguisme a le vent en poupe. Il y a une pénurie criante d’enseignants de français ».
Cette institution culturelle et linguistique à l’histoire ancienne possède désormais cinq implantations à travers le Grand Toronto et n’a donc rien d’une belle endormie. Des centaines d’étudiants se pressent à ses cours en présentiel et en ligne et elle peut faire figure d’exception dans un paysage francophone mondial un peu déprimé : l’épidémie du COVID a provoqué de grandes difficultés économiques pour de nombreuses Alliances à l’image de l’Alliance française de Paris et de la Fondation Alliance française qui ont été confrontées à des années d’incertitudes jusqu’à aujourd’hui. Toronto connait une « success story » à la canadienne, comme on ne devrait pas le dire en bon français. Les aides versées par la France pour la modernisation numérique du matériel de l’Alliance comme les aides du gouvernement canadien ont permis à l’établissement de surmonter la crise et de valoriser ses capacités institutionnelles de résilience pour le bonheur des étudiantes et étudiants.
Nous avons souhaité interroger les acteurs de la francophonie locale avec, au départ, une question sur une vente de livres organisée cet été par l’Alliance que nous avions repérée en ligne. Notre esprit critique de journaliste, et une pointe d’humour français, y voyaient peut-être, trop rapidement, une opération de renflouement des caisses pour éviter le dépôt de bilan. Que nenni. Le directeur-adjoint de l’Alliance, Christophe Plantiveau, nous l’a confirmé :
« A la suite du succès rencontré par une première foire aux livres francophones, nous avons décidé de renouveler l’expérience en offrant l’opportunité aux francophones et francophiles du GTA d’acquérir des livres francophones à un prix symbolique.
Les livres proposés ont été donnés par des membres de la communauté. Ils seront tous mis en vente pour la somme symbolique de $1. Le fruit de la vente de ces livres sera intégralement versé à la bourse « 4 Next Generation ». C’est une façon d’animer culturellement les communautés francophones et francophiles en ce début d’année scolaire ».
Ramzi Sfeir, vice-président de l’Assemblée des Français de l’étranger et conseiller pour les Français du Canada, se félicite de la vitalité de l’Alliance française de Toronto
Francine Watkins, témoigne de cette capacité qu’a eu l’Alliance à traverser la crise
« L’Alliance française n’a absolument pas souffert financièrement de la COVID. Bien au contraire. Zoom lui a permis d’élargir la zone servie. Avant, le bassin était la région métropolitaine de Toronto. Maintenant c’est toute la province et même le Canada qui peut être servi virtuellement. Je parle bien entendu des cours car les activités culturelles ont eu lieu en ligne et ont recommencé en présentiel« .
La réussite locale à Toronto ne doit pas dissimuler la sensation d’un repli de la France qui n’a pas pu soutenir uniformément durant la Covid l’ensemble des Alliances ou des instituts culturels à travers la planète, qui constituent pourtant autant de « vitrines officielles » de notre nation culturelle.
Ramzi Sfeir, Vice président de l’Assemblée des Français de l’Etranger et conseiller pour les Français du Canada, se félicite lui aussi de la vitalité de l’Alliance de Toronto mais insiste davantage sur la responsabilité globale de notre pays en matière de promotion de la Francophonie.
« La France doit arrêter de se désengager du secteur culturel à l’étranger, car notre pays a un rôle central dans le rayonnement de la francophonie (…) Il y a une tendance générale au délestage depuis quelques années : on se débarrasse de notre patrimoine diplomatique et culturel mais aussi de nos centres culturels et on laisse mourir nos Alliances françaises, prétextant un manque de rentabilité, or je ne pense pas que la rentabilité de la culture doit être mesurée de la même manière que l’on mesure celle d’une entreprise. J’ai grandi dans un pays en conflit, en Palestine, où les Centres Culturels Français, tout comme les écoles françaises de l’AEFE ou encore l’Alliance française étaient, et sont toujours, des bulles d’oxygène et une ouverture nécessaire sur le monde extérieur. Ce sont des vecteurs de rayonnement à la fois culturels, mais aussi académiques, économiques et politiques. La Francophonie permet de bâtir des ponts que la politique et l’économie n’arrivent pas à construire et il est temps de faire revivre le soft-power à la française »
On voit là que l’enjeu linguistique demeure hautement politique, que ce soit au Canada ou pour la politique de Francophonie de la France.
Si l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) insiste, à raison, sur les gisements de développement africain pour notre langue commune, l’exemple de Toronto est symbolique : une nation majoritairement anglophone, qui connait pourtant avec le Québec une situation politique où la langue française est l’enjeu des questions identitaires, peut, par pragmatisme sans doute, établir le développement du français comme une priorité pour des raisons notamment économiques. Maîtriser deux ou plusieurs langues dans le monde d’aujourd’hui est une absolue nécessité que même les plus indécrotables francophones ne peuvent nier. L’exemple de Toronto reste donc à méditer.
L’été est terminé. Nous avons rangé les raquettes, les maillots de bain, les pelles et la crème solaire. Les écoliers ont regagné le chemin de l’école et les travailleurs celui du bureau, parfois avec une pointe de nostalgie propre à la rentrée. Mais n’ayez crainte, TV5MONDEplus, la plateforme francophone mondiale et gratuite, continue de vous emmener sur les voies de l’évasion.
Au programme de cette rentrée, des documentaires, des films, des pièces de théâtre sur des destins de vie hors du commun. Avec TV5MONDEplus, vous allez pouvoir vous glisser dans la vie de vos héros, revivre des moments d’histoire qui ont bouleversé le monde, ou partir à la découverte des histoires cachées de grands lieux historiques.
Des destins hors du commun
Personnes inconnues ou stars internationales, plongez dans les destins tragiques de héros hors du commun.
Quatre amies trentenaires mènent des vies aussi différentes que trépidantes. Au fil des années, elles doivent faire face à différentes problématiques. Maxim, jeune diplômée, a envie de tout quitter pour partir vivre à Montréal. Laurence, « miss parfaite », suit son parcours dans l’univers médiatique. Nikki, maquilleuse le jour et barmaid le soir, est sans cesse en quête de sensations fortes.
Avec Anne-Élisabeth Bossé, Rachel Graton, Marie-Ève Perron, David Giguère
Réalisation : Ricardo Trogi (Canada, 2016/2018)
https://www.youtube.com/watch?v=YD76-BzNZrE
GEORGE DANDIN, OU LE MARI CONFONDU – 120′ – Théâtre – Comédie – Ballet
George Dandin, paysan fortuné, a acquis un titre de noblesse en épousant la fille d’un hobereau ruiné, Angélique de Sotenville. Mais la jeune femme, mariée contre son gré par des parents sans scrupules, ne cesse de le cocufier. Bafoué, humilié, Dandin est résolu à la prendre en flagrant délit d’adultère…
Enregistré au théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet (Paris) les 25 et 27 mai 2022.
CYCLE ROMY SCHNEIDER
A l’occasion de l’anniversaire de Romy Schneider, TV5MONDEplus propose de voir ou de revoir trois grands classiques de l’actrice : Le vieux fusil, Le Mouton enragé, Mado.
L’actrice disparue en 1982 a marqué le monde du cinéma grâce à des rôles illustres qui l’ont transformée en icône. Romy Schneider c’était la princesse Sissi qui a fait rêver tant d’enfants, la source de passions ardentes dans La Piscine aux côtés d’Alain Delon, ou la pièce maitresse du triangle amoureux dans César et Rosalie.
En ce mois de septembre, la plateforme de streaming TV5MONDEplus vous propose de découvrir ou revoir trois grands classiques de l’actrice auxquels nous pensons moins lorsque nous l’évoquons.
Le vieux fusil – drame
Réalisation : Robert Enrico (France/Allemagne, 1975)
Distribution : Philippe Noiret (Julien Dandieu), Romy Schneider (Clara Dandieu), Jean Bouise (François)
Palmarès : César des César en 1985, trois César en 1976 (Meilleur film, meilleur acteur, meilleure musique)
Le mouton enragé – comédie dramatique
Réalisation : Michel Deville (France/Italie, 1973) D’après le roman de Roger Blondel.
Distribution : Jean-Louis Trintignant (Nicolas Mallet), Romy Schneider (Roberte Groult), Jean-Pierre Cassel (Claude Fabre), Jane Birkin (Marie-Paule)
Mado – comédie dramatique
Réalisation : Claude Sautet (France/Italie, 1976)
Distribution : Michel Piccoli (Simon Léotard), Ottavia Piccolo (Mado), Romy Schneider (Hélène), Jacques Dutronc (Pierre), Nathalie Baye (Catherine) –
Palmarès : César 1977 du meilleur son
Sur les traces de l’Histoire
La rentrée c’est également le moment de se reconnecter avec le monde, son Histoire et malheureusement, ses horreurs. De participer au devoir de mémoire indispensable afin d’aller de l’avant, mais aussi de regarder ce qu’il se passe aujourd’hui à travers le monde.
11 septembre et moi – 52′ – Télé Québec
Il y a vingt-et-un ans, les avions d’Al Qaida percutaient les Twins Towers à New-York, une partie du Pentagone à Washington et un s’écrasait en Pennsylvanie. Tout le monde se souvient de ce qu’il faisait ce jour-là, des images vues en direct ou le lendemain dans les médias. De cette vision du monde occidental touché en plein coeur. Le 11 septembre a été un tournant entre le XXe et le XXIe siècle et a influencé de nombreux artistes.
TV5MONDEplus propose justement d’aller à la rencontre de ces artistes qui racontent leur 11 septembre 2001 et livrent des prestations artistiques. En quoi cet événement a-t-il marqué et influencé toute une génération de jeunes créateurs québécois d’origine arabe ? Confidences et réflexion, entre rire et émotion.
Avec Safia Nolin, Ines Talbi, Elkahna Talbi, Mehdi Bousaidan, Rahmane Belkebiche
Réalisation : Chloë Mercier, Nicolas Ouellet (Canada, 2021)
Depuis le retour des Talibans au pouvoir en Afghanistan, il y a un peu plus d’un an, les filles, les femmes, ont été mises au ban de la société, privées de leurs droits fondamentaux comme ceux de se déplacer librement, de travailler ou d’étudier. Au-delà de cette ségrégation liée au genre, les enfants sont eux aussi laissés pour compte. Ce sont ces destins que nous allons vous raconter dans ce carnet de voyage qui commence à Kaboul la capitale, pour s’achever aux frontières du pays avec l’Iran en passant par la ville d’Hérat. Enfants vendus, enfants mendiants, enfants travailleurs sans droits, enfants sur la route de l’exil, portrait d’une enfance sans espoir dans un pays de plus en plus pauvre.
Un documentaire de Kévin Berg, Mortaza Behboudi et Julie Palanque.
VERSAILLES, L’AUTRE VISITE – webdocumentaire
En partenariat avec le Château de Versailles, TV5MONDEplus propose un web-documentaire autour des objets méconnus de Versailles, véritables témoins de l’Histoire de France. Le bâton du Maître d’hôtel, la pendule de Passemant, l’urinal de Louis XV, le lit du Général de Gaulle, entre autres, dévoilés et analysés par les conservateurs et spécialistes du Château, livrent leurs secrets au-delà des styles et des époques en mettant le fait historique, artistique et social à portée de tous. Douze objets connus ou méconnus, souvent étonnants, invitent l’internaute à découvrir Versailles sous un jour nouveau et original.
La disparition de Mikhaïl Gorbatchev le 30 août dernier met en relief l’ampleur des changements intervenus ces trente dernières années. Avec la chute de l’URSS, en 1991, les démocraties occidentales ont eu alors l’impression d’avoir gagné la guerre froide, au point que « la fin de l’Histoire », c’est-à-dire la fin des luttes idéologiques, était selon Fukuyama, devenue réalité. La démocratie et l’économie de marché étaient la voie promise pour tous les pays. Les États-Unis, par leur suprématie militaire et économique, n’avaient pas de concurrents possibles. Ils étaient dans une situation unique dans l’Histoire, celle d’être la seule superpuissance au point d’être qualifiée par Hubert Védrine « d’hyperpuissance ». L’Europe réunifiée effaçait les derniers stigmates de la Seconde Guerre mondiale. Le marché unique et l’euro étaient autant de symboles de la réussite de l’Union européenne.
Les espoirs de paix, de croissance apaisée, se sont transformés en désillusions
L’Union européenne a dû faire face au départ du Royaume-Uni et est confrontée aux dérives populistes de plusieurs de ses États membres. Depuis l’échec du traité constitutionnel en 2005, l’Europe n’arrive pas à trouver un nouveau souffle. La démocratisation par les échanges commerciaux semble avoir échoué.
La Chine, premier exportateur mondial, ne s’est pas libéralisée tout comme la Russie, bien au contraire. Cette dernière qui n’a jamais connu dans son histoire d’alternance démocratique a renoué avec ses tentations multiséculaires d’expansion en direction des détroits. La première guerre de Crimée entre 1853 et 1856 opposa l’Empire russe à une coalition formée de l’Empire ottoman, de l’Empire français, du Royaume-Uni et du royaume de Sardaigne.
Le PIB des pays occidentaux représente moins de 50 % du PIB mondial, contre près de 75 % en 1973
Les pays occidentaux ont perdu de leur puissance, leur PIB représentant moins de 50 % du PIB mondial, contre près de 75 % en 1973. Endettés et confrontés à une lancinante baisse des gains de productivité, ils sont contestés par les pays émergents.
Après plus de deux siècles de domination économique, une apathie aurait gagné les États-Unis, le Japon et les États de l’Union européenne. La guerre en Ukraine, latente depuis sept ans avec l’invasion de la Crimée par la Russie, a été un choc pour les dirigeants européens, après le repli des États-Unis d’Afghanistan, de la France au Mali et surtout après deux ans d’épidémie de Covid qui ont affaibli en profondeur les structures des différents pays.
Malgré un coût économique important, avec des risques de pénurie énergétique, les États européens ont décidé d’isoler la Russie et de soutenir l’Ukraine. Des États qui durant la guerre froide avait opté pour la neutralité, comme la Finlande et la Suède, ont adhéré à l’OTAN, preuve d’une prise de conscience de l’éminence et de la réalité du danger russe.
Une refondation totale des modes de production
De jour en jour, les gouvernements européens annoncent des mesures inconnues en temps de paix en fixant le prix de l’énergie ou en prévoyant des rationnements. Cette crise se produit en pleine transition énergétique qui suppose une refondation totale des modes de production en cours depuis plus de deux siècles.
Pour compliquer la donne, le vieillissement démographique met sous tension le marché de l’emploi et les systèmes de protection sociale. Face à ces défis, les États occidentaux peuvent être tentés de jouer en solitaire, solution vouée à l’échec. La coopération est le seul moyen pour éviter un blackout économique et financier total. La nécessité d’une remise à plat du système monétaire mondial pourrait se poser dans les prochaines années compte tenu du niveau atteint par les dettes et par les risques de déstabilisation que pourraient générer les monnaies digitales de banques centrales.
Après la Seconde Guerre mondiale, les démocraties s’étaient réorganisées autour du FMI et des accords du GATT. Après le premier choc pétrolier, Valéry Giscard d’Estaing avait lancé le G5 devenu G7 réunissant les principales puissances économiques mondiales. En 2008/2009, Barak Obama et Nicolas Sarkozy avaient été des acteurs clefs au sein du G20 dans le combat contre la menace d’implosion financière provoquée par la crise des subprimes.
Le silence international actuel face aux enjeux politiques et économiques ne saurait durer longtemps, faute de quoi la crise actuelle pourrait ressembler à celle vécue il y a un siècle.
Pour contrer la crise énergétique et les risques de coupures, le président français a appelé lundi (5 septembre) à une réponse européenne forte, allant de l’achat en commun de gaz à la réforme du marché de l’énergie.
Face à la hausse des prix de l’énergie et du gaz, Emmanuel Macron a rappelé la nécessité pour l’Union européenne de réduire sa dépendance au gaz russe.
Initiée par les 27 États membres dès le début de la guerre en Ukraine, cette réduction s’est faite d’abord par l’agenda « Fit for 55 » planifiant la sortie des énergies fossiles, par l’accélération des économies d’énergie et par la diversification des sources d’approvisionnement, a déclaré le président français.
En tête des enjeux des mois à venir, il faut, selon le président, éviter les coupures d’électricité. Alors qu’elles étaient « à peu près certaines » au début de l’été selon des sources d’EURACTIV, M. Macron l’assure : afin d’éviter une éventuelle crise, « nous nous sommes préparés à un scénario d’un hiver froid et de coupure complète du gaz russe ».
En ce sens, le président s’est montré rassurant sur les plans de stockage de gaz, en se réjouissant même de quelques semaines d’avance sur le calendrier initial. Au niveau européen, « l’objectif de 80 % [de remplissage] est en train d’être atteint » et au niveau national, en France, les stocks sont remplis « à environ 92-93 % ».
Pour passer l’hiver, M. Macron a appelé à une forme de responsabilité de chacun pour réduire les consommations d’énergie : le président français veut une « mobilisation active » des acteurs publics comme privés, et des ménages. Afin « d’économiser environ 10 % en moins de ce que l’on consomme habituellement », il a cité en exemple le maintien d’un chauffage autour de 19° cet hiver.
Le chancelier allemand Olaf Scholz et le président français Emmanuel Macron, pour une « solidarité européenne » énergétique
Une « solidarité européenne », notamment « franco-allemande »
À cette « sobriété volontaire » doit s’ajouter une « solidarité européenne », et notamment « franco-allemande », car « davantage » de livraisons de gaz seront effectuées de la France vers l’Allemagne cet hiver. Aussi, l’Allemagne se serait engagée à livrer de l’électricité vers la France « dans les situations de pics » de consommation, a annoncé Emmanuel Macron.
L’autre enjeu étant la maîtrise des prix de l’énergie, le président a anticipé son soutien à un certain nombre de mesures qui pourraient être prises au niveau du bloc : l’achat de gaz en commun par les 27 États membres et l’éventuel plafonnement par la Commission au prix du gaz acheté à la Russie.
Alors qu’en France le débat sur la mise en place d’une taxe sur les « superprofits » est enflammé, M. Macron s’est dit favorable à la mise en place d’un « mécanisme de contribution européenne […] demandée aux opérateurs énergétiques » du bloc. Ensuite « reversée aux États pour financer des mesures nationales », elle permettrait, selon lui, d’ « éviter les distorsions entre Européens », à la différence de taxations nationales prises isolément par chaque pays.
La diversification des sources d’énergie ainsi que l’accélération de la production d’énergies renouvelables et nucléaires sont hissées au rang de priorités par le chef de l’État.
Selon lui, enfin, une révision du marché européen de l’énergie est nécessaire afin que les prix soient « en lien avec les coûts de production », pour, notamment, décorréler les prix de l’énergie de ceux du gaz qui, du fait de la règle actuelle, définit le prix du MWh pour l’ensemble des énergies du marché.
Bonjour à tous, et bonne journée à tous les écoliers pour leur premier mercredi depuis la reprise. Aujourd’hui dans le flash du 07 septembre 2022, Elisabeth Borne soutient les élus consulaires, la France veut relancer le télétravail frontalier et la polémique sur les déplacements du PSG en France.
La Première ministre veut insuffler une nouvelle méthodologie de travail aux diplomates
C’est en tout cas ses mots lors de la conférence annuelle des ambassadeurs le 01 septembre dernier. En effet, Elisabeth Borne a demandé à nos fonctionnaires consulaires de mieux intégrer les élus locaux aux prises de décisions, à la représentativité de la nation et d’être à leur écoute. Un message bienvenu alors que la réforme mettant un élu à la tête du conseil consulaire a du mal à trouver son rythme de croisière depuis sa mise en place en mai 2021.
Elisabeth Borne
Le télétravail transfrontalier
Depuis le 01 juillet, hormis avec la Suisse, il est de nouveau très complexe de télétravailler pour une entreprise française lorsqu’on vit dans un Etat frontalier et inversement. Bruno Le Maire a donc relancé les négociations avec la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne afin de trouver des solutions rapides. Si sur le plan fiscal, un principe de compensation entre Etats pourrait voir le jour, cela est plus compliqué pour le volet social. Dans tous les cas, il faudra de longs mois avant qu’une solution n’émerge.
Le PSG dans la tempête
Selon RMC Sport, la direction du PSG a peu goûté la plaisanterie de son entraîneur, Christophe Galtier, à une question sur l’usage du jet plutôt que du train pour les déplacements de son équipe. Un agacement prolongé par les rires de Kylian Mbappé accompagnant la réponse de son coach. Ce 06 septembre, Le club a assuré étudier sérieusement l’alternative du train.
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain !
La Première ministre, Elisabeth Borne, a, elle aussi, fait un discours à la conférence des Ambassadeurs ce 01 septembre 2022 aux côtés de la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, et du Président de la République Emmanuel Macron.
Une nouvelle méthode de travail pour le Quai d’Orsay
Dans son discours, Elisabeth Borne a voulu insuffler une nouvelle méthodologie de travail à nos diplomates représentés par les ambassadeurs rassemblés pour cette conférence annuelle au Palais de l’Elysée.
« Pour mener à bien nos réformes, nous mettons en place une nouvelle méthode avec un dialogue accru avec les élus, avec les territoires. Une nouvelle méthode, davantage fondée sur l’écoute, sur le partage des options à notre disposition et des contraintes qui pèsent sur nous »
Elisabeth Borne, le 01 septembre à la Conférence des ambassadeurs
Un message qui a trouvé un écho important dans la communauté des élus locaux des Français de l’étranger, les Conseillers des Français de l’étranger. En effet, alors que la réforme du fonctionnement des conseils consulaires est en vigueur depuis les élections de mai 2021, les conflits entre représentants de la circonscription consulaire et les administration dans les consulats et postes diplomatiques se sont multipliés sans pour autant se généraliser.
Une situation que les Conseillers des Français de l’étranger ne comprennent pas, alors que leur mandat est bénévole et qu’ils disposent de peu de prérogatives, les consulats sont souvent peu enclins à partager avec eux les informations et les moyens d’action mis à disposition par l’Etat Français.
Le Quai d’Orsay – Ministère des Affaires étrangères et européennes
Travailler ensemble pour les Français de l’étranger
Elisabeth Borne a donc voulu rappeler le rôle des élus qui sont la voix des compatriotes dont le poste diplomatique a la charge.
C’est donc logiquement que la Première ministre demande aux fonctionnaires à l’étranger de dépasser les clivages et de participer à l’esprit de concorde qui devrait animer chaque représentant de l’Etat ou de la Nation à l’étranger. Comment accepter qu’un Consul interdise l’accès au consulat à un élu consulaire comme au Paraguay cet hiver ? Comment accepter que nos élus ne soient pas intégrés aux processus de décisions qui régulent la vie des expatriés ? Comment accepter que le choix des élus quant aux associations à soutenir ne soient pas respecté ?
Des questions qui ont su trouver un écho à Paris, maintenant la balle est dans le camps de l’administration ! Elle doit avec nos élus trouver un mode de fonctionnement respectueux de la démocratie et des choix de nos compatriotes.
Depuis cet été, à part avec la Suisse, le télétravail des frontaliers est de nouveau soumis au régime général que ce soit en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie, en Espagne ou au Luxembourg (même si dans ce dernier cas le régime général est plus généreux). Cependant, le cabinet de Bruno Le Maire a relancé discrètement les sessions de travail avec leurs homologues pour définir un nouveau cadre de fonctionnement européen du télétravail.
Télétravail en illimité
La semaine dernière on a ainsi appris que la France réfléchit à un système permettant aux frontaliers de télétravailler de manière illimitée. C’est ce qu’ont révélé les députées NUPES Charlotte Leduc (3e circonscription de la Moselle) et Martine Etienne (3e circonscription de la Meurthe-et-Moselle) ainsi que le sénateur PS Olivier Jacquin, les trois élus s’interrogeant sur «un nouveau cadeau fiscal au Luxembourg».
Selon les explications que leur a fourni le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, la France souhaiterait « simplifier les démarches pour les entreprises via un acompte prélevé directement » par les finances publiques du pays de l’employeur. « Une compensation fiscale intergouvernementale » permettrait également aux frontaliers de pouvoir travailler de chez eux sans la moindre limite sur le plan fiscal.
Le ministre de l’Économie Bruno le Maire, souhaite « simplifier les démarches pour les entreprises » en télétravail
Fiscalité et couverture sociale
Par cette démarche, Bruno Le Maire veut lever le frein fiscal qui bloque aujourd’hui le développement du télétravail chez les frontaliers. Si la répartition de l’assiette fiscale entre les pays ne devraient pas changer, les modalités pourraient être simplifiées pour les entreprises et les particuliers via le dispositif intergouvernemental cité plus haut.
Cependant, l’élargissement du télétravail des frontaliers ne dépend pas que de nouveaux accords sur le plan fiscal, mais également d’une évolution de la réglementation européenne en matière de sécurité sociale. À l’heure actuelle, un frontalier qui travaille plus de 25% de son temps dans son pays de résidence se retrouve de facto affilié à la sécurité sociale de son pays.
Un accord entre tous les Etats via la Commission européenne semble donc indispensable pour mener ce projet à terme. Cependant, il faudra convaincre de nombreux pays inquiets pour leurs revenus fiscaux comme la Belgique qui s’oppose déjà à cette proposition. Au coeur de l’Europe, elle pourrait perdre de nombreux contribuables, comme les indépendants français qui doivent normalement retourner travailler en France, même s’ils vivent en Belgique, pour exécuter leurs missions s’ils veulent échapper à la lourde fiscalité belge. Avec une telle mesure, ils pourraient travailler de la maison sans pour autant basculer sur le plan fiscal et social dans le système belge, souvent moins généreux et taxant le travail plus lourdement que notre pays (oui c’est possible).
Liz Truss deviendra le prochain Premier ministre (PM), après avoir battu Rishi Sunak dans la course à la direction du Parti conservateur. Mme Truss, qui était la favorite pour gagner, succèdera ce mardi 6 septembre à Boris Johnson et deviendra la troisième femme dirigeante du pays.
Plusieurs dossiers brûlants l’attendent et Liz Truss doit former un gouvernement et se mettre vite au travail. L’inflation est galopante, à deux chiffres, et pourrait atteindre 22% l’année prochaine. Il y a la crise du coût de la vie, dans un contexte international tendu avec la guerre en Ukraine. Boris Johnson était premier ministre pendant l’été mais fut absent. Il y a aussi les grèves à répétition.
Nous sommes allés à la rencontre de certains expats au Royaume-Uni pour comprendre leurs inquiétudes.
“Ce n’est que le début.”
Guillaume, qui réside à Londres depuis quelques années a “ bien remarqué l’inflation dans les magasins, plus £0.40 pour des articles alimentaires qui étaient à £2,20 il y a encore quelques mois. Malheureusement je pense que ce n’est que le début et que les choses vont empirer. Heureusement que j’habite en appartement et que celui-ci n’est pas trop « énergivore » notamment pour le chauffage – car c’est bien les factures énergétiques qui vont fortement impacter le budget des ménages dans les mois à venir. Ce qui m’inquiète beaucoup c’est le fait que mes économies vont être très négativement impactées par l’inflation, si celle-ci perdure pendant plusieurs mois. »
“On ne sait pas combien de temps cela va durer.”
Mara, habitant à l’extérieur de Londres depuis 2015, nous a confié que “en raison de la situation géopolitique critique entre la Russie et l’Ukraine ces derniers mois, le prix de l’énergie et des produits alimentaires ont augmenté de manière explosive. Beaucoup de gens sont durement frappés par l’inflation grandissante et cela me préoccupe beaucoup de savoir combien de temps cela va durer. De plus, les prix de l’énergie augmenteront peut-être aussi à plus long terme à cause de la transformation vers des ressources énergétiques renouvelables… Ce problème bien réel de voir notre pouvoir d’achat diminuer considérablement de jour en jour et notre gouvernement actuel qui ne dispose pas toujours d’une réponse brillante m’angoisse fortement. L’augmentation des prix dans la vie quotidienne constitue un défi de taille. Comment pouvoir payer des factures toujours galopantes sans hausse salariale ? L’automne arrive bientôt. Comment allons-nous faire pour vivre cet hiver ?”
S’attaquer à la crise du coût de la vie, a déclaré Liz Truss elle-même, est sa priorité numéro un une fois qu’elle aura obtenu les clés du 10 Downing Street.
Sa victoire face à Rishi Sunak dans la course à la direction des conservateurs a fait suite à un débat tendu de cinq semaines, dominé par la façon dont chacun aborderait la réduction des factures pour les ménages et les entreprises.
Le gérant d’un restaurant dans le quartier français nous a dit que “cela fait bientôt 2 ans que j’ai ouvert Quinta à Bute Street, en plein cœur de South Kensington. Quinta est un restaurant et bar à cocktails spécialisé dans la cuisine d’Amérique Centrale. Les deux dernières années ont été mouvementées, au rythme des changements de réglementation sur les flux humains et les taxes. Cela nous a forcé à nous réinventer au quotidien afin de trouver notre place pour continuer à faire connaître nos produits. Depuis avril 2022, nous avons été touchés par le retour à la normale de la TVA à 20% pour les produits consommés sur place, l’augmentation du coût de l’énergie et des matières premières (+10% à +100% sur certains produits), et la hausse du minimum salarial. En conséquence, pour limiter l’impact de ces hausses nous avons dû continuer de faire évoluer notre menu, les dépenses engagées, et réorganiser notre manière de travailler. Cela nous a permis d’absorber une partie de ces coûts, et de poursuivre notre croissance sans altérer la qualité de nos produits. Au niveau personnel comme professionnel, pour faire face à ces dépenses, je limite les pertes en évitant le gâchis alimentaire et énergétique, en utilisant moins la voiture et en faisant face de façon intelligente aux changements. Le plus difficile sera probablement l’hiver prochain mais en achetant un pull ou deux hors saison tout ira bien.”
Partenariat Maroc-Royaume-Uni
Hamid Chriet, un Franco-Marocain habitant à Londres nous a confié que l’inflation grimpe de plus en plus à Londres. “Je pense que le gouvernement devrait instaurer un SMIC, basé sur le coût de la vie, spécifiquement dans la capitale. En effet, la guerre russo-ukrainienne a fait exploser la spéculation sur les prix de l’énergie. On peut saluer le projet maroco-anglais. La transmission d’électricité entre le Maroc et le Royaume-Uni se fera par des câbles terrestres et maritimes. Quatre câbles sous- marins, mesurant chacun 3 800 km de long, seront posés pour fournir une connexion exclusive au Royaume-Uni. Une fois terminés, ces câbles seront les câbles électriques de cette nature les plus longs au monde.“
Selon un dernier sondage YouGov, 52% des Britanniques estiment que Liz Truss sera la pire Première Ministre. Mais la question pour les Français est : est-ce que le gouvernement va résoudre la crise du coût de la vie ?
Effectivement, avec plus de 10% d’inflation, le coût de la vie a flambé dans le pays, favorisant ainsi la pauvreté alimentaire.
Afin d’aider les parents dans le besoin, une action caritative s’est mise en branle, comme le Théâtre Swann qui accueille des enfants afin de les occuper la journée et leur donner un repas.
L’école reste également un moyen pour les enfants de continuer à se socialiser et à recevoir au minimum un repas par jour.
De leurs côtés, les habitants et les conseillers municipaux dénoncent le manque de réactivité du gouvernement et appellent à l’aide citoyenne.