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  • Journées du patrimoine 2022 : la diplomatie vous ouvre ses portes

    Journées du patrimoine 2022 : la diplomatie vous ouvre ses portes

    Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine 2022, ces samedi 17 et dimanche 18 septembre, des lieux exceptionnels sont, une fois de plus, accessibles sur tout le continent européen, mais pas seulement. Les ambassades et consulats, pour certains, se prêtent au jeu. L’occasion de découvrir des pans entiers de notre patrimoine architectural et les liens tissés par la France avec différents pays.

    Le Palais Farnèse à Rome

    Un classique dont la réputation n’est plus à faire. Comme chaque année, l’ambassade de France ouvre ses portes au public.

    Entièrement restauré, c’est une merveille architecturale avec des murs remplis de peintures, certaines composées par Michel-Ange lui-même. Aux XVIe et XVIIe siècles, il fut déjà à plusieurs reprises la résidence des ambassadeurs des rois de France auprès de la cour de Rome. Ce monument est ainsi depuis longtemps au centre des relations entre Rome, l’Italie et la France. Sa construction fut entreprise à partir de 1514 par l’architecte da Sangallo, à l’initiative d’Alexandre Farnese qui devint le Pape Paul III en 1534.

    Ouverte toute l’année aux visites, l’ambassade de France à Rome organise des visites en français (également disponibles en italien et en anglais) généralement le lundi et le mercredi à 15 h, 16 h et 17 h, et le vendredi à 15 h et à 16 h. La visite de l’École française de Rome a lieu le vendredi à 17 h. Elles coûtent 12 € par personne (au 01/09/2022), 14 € pour la visite comprenant l’École française de Rome. Pour plus d’informations, conditions de visite, horaires et réservation, consultez le  visite-palazzofarnese.it. Ce week-end son accès est libre mais prévoyez de longues heures d’attente.

    L’ambassade de France à Buenos Aires

    L’ambassade de France en Argentine ouvrira exceptionnellement ses portes au public, le 17 et le 18 septembre de 10h à 17h dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine et de la Semaine française à Buenos Aires, « Viví Francia ».

    Ne manquez pas cette occasion unique de parcourir le Palacio Ortiz Basualdo, joyau de l’architecture portègne conçu au début du XXe siècle par l’architecte français Paul Pater, et siège de l’Ambassade de France depuis 1939. Des guides de la ville de Buenos Aires vous permettront de connaître l’histoire, les caractéristiques architecturales de l’édifice et l’ampleur des importantes rénovations qui y ont été menées récemment.

    Depuis 2008, l’Ambassade de France en Argentine s’associe à l’événement culturel européen « Les Journées européennes du patrimoine » qui permet aux visiteurs de découvrir les plus beaux monuments publics et privés. Elles sont organisées simultanément dans 50 pays d’Europe, d’après une idée originellement française.

    Troisième édition des Journées du patrimoine à Hong Kong

    Avec le soutien du Centre d’études français sur la Chine contemporaine et de ses partenaires locaux, le Consulat général de France célèbre les Journées du patrimoine 2022 à Hong Kong les 17 et 18 septembre.

    Au cours d’une table ronde modérée par la chercheuse Pr. Florence Padovani, trois acteurs de la promotion du patrimoine hongkongais présenteront leurs initiatives pour vivre au plus près de la population. Soutenu par le Bureau du Patrimoine immatériel, cet événement mettra en lumière des dimensions aussi différentes du patrimoine que la fête des fantômes (Hungry Ghost Festival en anglais, 鬼節 en cantonais [盂蘭節 Yulan Festival]), la culture insulaire et les bâtiments du quotidien.

    Une app pour visiter Hong Kong en français

    遊歷香港 Take on Hong Kong 

    L’application « 遊歷香港 Take on Hong Kong » recense sous forme de carte interactive les lieux patrimoniaux majeurs de la ville. Développés en partenariat avec l’Université de Hong Kong, deux parcours français mettent en valeur des monuments ayant un lien particulier avec la France, l’un de Mong Kok à Kai Tak, l’autre de Causeway Bay à Central. Suivez les indications pour vous rendre d’un site à l’autre et découvrez les bâtiments et l’influence française grâce aux explications et vidéos disponibles sur l’application !

    La résidence de France à Hô Chi Minh-Ville

    Cette année, la Résidence de France fête ses 150 ans ! Construite en 1872 par les ingénieurs de la Marine, la Résidence de France est contemporaine des principaux édifices de Saigon : le Palais Norodom (1868-1873, aujourd’hui Palais de la Réunification), le grand séminaire Saint-Joseph (1863) ou encore la Cathédrale (1877-1880). Seule la Poste est plus tardive (1886-1891). Située en plein cœur du centre historique de la ville, elle a d’abord été occupée par le gouverneur militaire de la colonie, puis par le commandant supérieur des forces armées en Cochinchine, et la Résidence de l’Ambassadeur de France en République du Vietnam après 1954. Depuis 1975 et la réunification du pays, elle est occupée par les consuls généraux de France.

    Dans les salons, qui servent aujourd’hui aux événements organisés par le consulat général, on observe un mobilier harmonieux de l’époque de la dynastie des Nguyễn de Huế. Les pièces d’antiquité, quant à elles, sont représentatives de l’art décoratif et sacré du Vietnam des XIXe et XXe siècles. L’une des plus belles pièces est sans conteste une laque de Nguyen Gia Tri intitulée « La procession au village » et datée de 1939.

    La Résidence de France, c’est également un parc privé de plus de 1,5 hectare en plein centre d’une ville. Ses grands arbres, dont certains sont aussi anciens que la Résidence, sont le refuge d’un véritable écosystème : civettes, écureuils et oiseaux rares y ont élu domicile.

    Visitez le Quai d’Orsay en visite virtuelle

    A hauteur du 37 Quai d’Orsay, dont le nom évoque celui d’un prévôt des marchands du XVIIIe siècle, se dresse la façade de l’hôtel du ministre des Affaires étrangères. Commencé en 1844, achevé vers 1855, il forme un ensemble homogène et représentatif de l’art décoratif du second Empire. À la demande de Guizot, ministre des Affaires étrangères, le projet en fut confié à l’architecte Lacornée, à qui l’on devait la construction du palais d’Orsay, aujourd’hui détruit.

    La première pierre fut posée en novembre 1845 en présence de Guizot, Lacornée et Dumon, ministre des Travaux publics.

    Chambre du Roi

    Les travaux de décoration extérieure furent confiés à des sculpteurs qui, pour la plupart, avaient déjà participé à la construction ou la restauration d’églises (Notre-Dame de Paris, Saint-Vincent de Paul…) ou de châteaux (Blois, Saint-Cloud…). Un moment freinés par la révolution de 1848, les travaux furent repris à l’instigation de l’empereur Napoléon III. Une fois le gros œuvre achevé en 1853, on fit appel, pour la décoration intérieure, à des artistes connus à l’époque, tels que Séchan, Nolau et Rubé, Molknecht, Lavigne, Liénard, Hippolythe Adam, les frères Huber… L’hôtel étant destiné à recevoir des souverains et diplomates étrangers, il convenait de les accueillir avec tout le faste dû à leur rang.

    Depuis le milieu du XIXe siècle, le ministère des Affaires étrangères occupe toujours les mêmes locaux. C’est à cette stabilité de près d’un siècle et demi que l’on doit l’expression courante  » Quai d’Orsay  » pour désigner le ministère des Affaires étrangères.

  • La rentrée avec la radio des Français dans le monde

    La rentrée avec la radio des Français dans le monde

    La radio des Français dans le monde, StereoChic, partenaire de Lesfrancais.press, fête sa troisième rentrée. Retour sur la nouvelle grille et les émissions phares qui ne changent pas.

    Nouvelle année, nouvelle grille. Pour sa troisième rentrée, la radio des Français dans le monde, StereoChic, continue d’évoluer, pour le bonheur de ses 210 000 auditeurs hebdomadaires. Si les grands rendez-vous, tels que Les Français parlent aux Français ou 60s Expat, restent bien présents, des nouveaux émergent.

    Les rendez-vous infos renforcés

    Ce qui fait le charme de LA radio des Français dans le monde, c’est que lorsque l’un de ses auditeurs se lève, un autre se couche. Il faut donc que tous puissent écouter les informations et les conseils de leurs concitoyens expatriés de l’autre côté du globe.

    Ainsi, vous pourrez écouter les informations à chaque heure fixe et la demi, 24h/24.

    Puis à et-quart et à quarante-cinq, vous entendrez l’extrait de l’un des 1500 podcasts disponibles sur les plateformes d’écoute. Étant tous numérotés, vous pourrez les retrouver facilement sur les sites de streaming afin d’aller au bout de l’écoute. Tous seront des morceaux de l’émission Les Français parlent aux Français, diffusée à midi et minuit heure française.

    Le week-end, l’information laissera davantage de place à la musique et à la culture. De cette manière, 60s Expat et Les Français parlent aux Français se relaieront toutes les trente minutes.

    Gauthier, créateur et animateur de la radio des Français dans le monde, lors d’un évènement ADFE en juin 2022 à Paris

    Des week-ends musicaux

    La Radio des Français dans le monde aime la musique. Et surtout, la pop music. Alors le week-end, on monte le son et on danse ! Surtout que les week-ends spéciaux font leur apparition. A chaque heure fixe, le titre d’un artiste, choisi pour la journée, sera diffusé. Les premiers a avoir été sélectionnés sont Coldplay, groupe de rock londonien, et Mylène Farmer, l’anticonformiste canadienne.

    Et si vous êtes fan de musique française, Gauthier, l’animateur de la station, a pensé à vous avec les week-ends I love French music, qui proposeront des mix de musiques françaises. De plus, l’émission Cocoricopop diffusée cinq fois par jour, durant 30 minutes, passera le meilleur de la pop musique des années 80 à aujourd’hui, en octroyant une large place à la chanson française.

    Le Grand direct rentre dans la grille

    2022 a été une année politique riche avec la présidentielle et les législatives. Pour vous faire vivre ces grands évènements, La Radio des Français dans le monde et la rédaction de LesFrancais.press se sont associées le temps d’une heure, les veilles d’élections, lors du Grand direct.

    Seulement, la politique et l’économie ne s’arrêtent pas après les élections. Ainsi, les deux médias ont décidé de les rejoindre un dimanche par mois, durant une heure, afin de faire un tour des lieux de la politique et de l’économie. Débats, interviews, analyses, Le grand direct sera un moment riche, toujours disponible en podcast par la suite.

  • Bientôt un salaire minimum dans tous les États européens ?

    Bientôt un salaire minimum dans tous les États européens ?

    Une majorité considérable de législateurs européens a voté en faveur de l’adoption de la nouvelle directive européenne sur le salaire minimum, qui vise à augmenter les salaires minimums dans les États membres et à renforcer les négociations collectives. 

    505 membres du Parlement ont voté pour, 92 voix contre et 44 abstentions.

    « Les gens ont vraiment du mal à joindre les deux bouts. Nous n’avons pas de temps à perdre, le travail doit payer à nouveau », a déclaré Agnes Jongerius, députée et co-rapporteur de la directive.

    Le Conseil de l’UE devrait adopter officiellement la directive plus tard dans le mois, ce qui donnerait ensuite aux États membres deux ans pour la mettre en place dans leur législation nationale. La directive a été critiquée par le Danemark et la Suède, deux pays qui utilisent une réglementation du marché du travail très légère, basée sur la négociation collective plutôt que sur des salaires minimums légaux.

    Cependant, la directive n’obligera pas les pays à mettre en œuvre un salaire minimum légal s’ils n’en ont pas, ce qui est le cas de six États membres. Les États membres qui disposent d’un salaire minimum légal devront s’assurer qu’il est « adéquat ».

    Vote au Parlement européen

    Cette adéquation doit être régulièrement contrôlée afin que le salaire minimum puisse être reconsidéré si les circonstances changent, par exemple en raison de l’inflation. Pour évaluer l’adéquation des salaires minimums, la directive propose que les États membres utilisent les valeurs de référence de 60 % du salaire médian brut ou de 50 % du salaire moyen brut.

    Ces seuils sont plus élevés que le salaire minimum dans la plupart des Etats membres de l’UE, ce qui signifie que les salaires minimums pourraient être augmentés dans les années à venir. Mounir Satouri, eurodéputé vert, a déclaré que « grâce à cette directive, 25 millions de travailleurs verront leur salaire augmenter de 20 % », et que cela réduirait également une partie de l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes en Europe.

    Cependant, il est important de noter que l’UE ne peut pas obliger les États membres à appliquer immédiatement des salaires minimums plus élevés. Elle fournit plutôt des lignes directrices sur ce que devrait être un salaire minimum adéquat.

    De plus, la directive exige que les États membres établissent des plans d’action nationaux pour augmenter la portée de la négociation collective sur le marché du travail si celle-ci est inférieure à 80 %.

    « La négociation collective est le meilleur moyen de parvenir à des salaires justes et équitables », a déclaré Dennis Radtke, membre du Parlement pour le PPE de centre-droit, dans un communiqué.

    Le taux de négociation collective est considérablement inférieur à 80 % dans la plupart des États de l’UE, ce qui signifie que la plupart des États membres devront désormais trouver des moyens pour accroître leur couverture en matière de négociation collective. Cela signifie également un renforcement des syndicats.

    La directive oblige également les États membres à introduire des mécanismes de contrôle afin de garantir un accès efficace des travailleurs aux salaires minimums légaux et de s’assurer que ces derniers ont le droit de négocier collectivement.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 16.09.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 16.09.22

    Bonjour à toutes et à tous ! Nous sommes le vendredi 16 septembre et c’est mon dernier jour en votre compagnie. Et histoire de bien clôturer cette année passée à vos côtés, nous terminons comme nous avons commencé : avec les élections consulaires ! Nous reviendrons aussi sur l’annulation d’un millier de vols en France !

    Elections consulaires partielles au Canada

    C’est parti pour le 2e round des élections consulaires partielles au Canada ! A Montréal, Halifax et Moncton, les résultats de 2021 ont été annulés par le Conseil d’Etat. En cause ? Des dérives au moment de l’élection. Effectivement, des listes avaient été créées pour lesquelles le soutien de certains parlementaires ou personnalités politiques avait été usurpé. Face à cela, le clan de la majorité présidentielle a saisi le Conseil d’Etat et a obtenu gain de cause. Donc on efface tout et on recommence. 

    Mais cette année nous comptons quelques changements, dont un majeur. Car s’il y aura 8 listes contre 14 il y a un an, le grand absent reste le vote en ligne. N’ayant pas eu le temps de refaire un appel d’offres, les électeurs seront obligés de se déplacer à l’urne le 22 octobre ou de faire une procuration. Mais attention, la date limite pour s’inscrire sur les listes est fixée à aujourd’hui le 16 septembre ! 

    Si vous le souhaitez, vous pouvez retrouver les objectifs des principaux candidats sur Lesfrancais.press.

    Montréal, Canada, PS

    Un millier de vols annulés en France 

    C’est une sombre journée pour les aéroports et les voyageurs ! Suite à la grève des contrôleurs aériens, plus d’un millier de vols a été annulé en France. Cela va donc entraîner des retards importants à travers tout le trafic européen. Car même si les avions ne décollent ou n’atterrissent pas en France, ils devront détourner au maximum l’espace aérien français. Face à cela, la Direction générale de l’aviation civile invite les passagers à repousser leur vol si possible. Mais attention un deuxième préavis de grève a été lancé entre le 28 et 30 septembre ! 

    Et voila, c’est terminé pour aujourd’hui et c’est terminé pour moi. C’était un plaisir de vous accompagner quotidiennement cette année ! Je vous souhaite à tous une bonne continuation et une bonne journée, où que vous soyez ! 

    Écoutez le flash info

  • Le 2e round des élections consulaires à Montréal

    Le 2e round des élections consulaires à Montréal

    Les résultats des élections consulaires de la IVe circonscription du Canada des Français de l’étranger de 2021 ayant été annulés, les candidats doivent retourner en campagne et les électeurs à l’urne le 22 octobre. 

    Suite à l’annulation des élections consulaires de 2021 par le Conseil d’État, les Français de la IVe circonscription consulaire du Canada, comprenant Montréal, Halifax et Moncton, devront retourner dans l’isoloir le 22 octobre. Les Français sur place ont jusqu’au 16 septembre pour s’inscrire sur les listes électorales auprès du consulat.

    Rappelez-vous, suite aux résultats, le groupe de la majorité présidentielle a porté l’affaire devant le Conseil d’Etat pour les dérives observées durant l’élection sur cette région. Effectivement, au moment de mettre leur bulletin dans l’enveloppe, les électeurs avaient entre leurs mains des listes dont le soutien de certains politiciens avait été usurpé. Logiquement, la décision de l’instance publique qui assure un rôle de « juge administratif suprême » a été suivie par les demandeurs. Les juges ont retenu que ces affirmations fallacieuses avaient faussé les résultats de l’élection des sept conseillers consulaires, élus à la proportionnelle. 

    Le vote en ligne, le point qui rassemble l’ensemble des candidats

    Le résultat ayant été invalidé le 23 juin dernier, les nouvelles élections doivent se tenir exactement quatre mois plus tard, ce qui nous amène à la date du 22 octobre. Les candidats et les listes sont donc repartis en campagne sur cette courte période afin de pousser un maximum de Français à aller voter. D’autant plus, que cette fois-ci, le vote en ligne ne sera pas proposé. Un point regretté par l’ensemble des candidats interrogés. 

    Effectivement, pour les trois listes principales que nous avons rencontrées – à savoir celle de la majorité présidentielle et les deux de la gauche, tandis que le candidat du parti Les Républicains n’a pas répondu à nos appels – l’absence du vote en ligne aura de lourdes conséquences. 

    Cette modalité de vote est mise en place suite à la réponse d’un appel d’offres publié par l’administration consulaire. Émis en amont des élections de 2021, ledit contrat ne prévoyait pas la possible annulation des élections et donc un retour nécessaire du vote en ligne un an plus tard. Il aurait donc fallu reprendre le processus depuis le début pour y avoir accès le 22 octobre. Or, les quatre mois de carence entre la décision du Conseil d’État et l’élection ne sont pas suffisants pour le faire. « En marche ! Majorité présidentielle », le « Rassemblement citoyen, social, écologique et solidaire » et l’« Union pour l’écologie et la solidarité » souhaitent donc que ce facteur soit pris en compte à l’avenir. 

    Pour le « Rassemblement citoyen, social, écologique et solidaire », cette histoire entache particulièrement l’image des Français hors de France. De son côté, l’« Union pour l’écologie et la solidarité » se place en faveur d’une refonte de la loi qui sécurise les postes des élus. Elle voudrait également qu’une commission électorale visant à protéger les élections de la propagande, soit créée. 

    LREM
    Discussion lors de la campagne LREM, guidée par Florent Pigeyre, en compagnie de la sénatrice Samantha Cazebonne

    Le programme LREM dans la continuité de la politique présidentielle

    Le programme du groupe de la majorité présidentielle « En Marche ! Majorité présidentielle », mené par Florent Pigeyre, s’inscrit dans la continuité des ambitions d’Olivier Becht, le ministre des Français de l’étranger

    De fait, la digitalisation de l’administration consulaire et la facilitation de la mise en place de France consulaire en-dehors de l’Union européenne, seront leurs deux objectifs de mandat. Si les démarches pour obtenir un certificat de vie sont déjà matérialisées dans la circonscription, Florent Pigeyre souhaite que le processus soit valable pour les visas. De plus, il constate une réussite de l’expérimentation de France consulaire dans sa région. Effectivement, le service d’informations n’existe qu’au sein de l’UE, mais est en essai dans certaines régions du monde, comme le Canada. 

    Florent Pigeyre soutenu par la sénatrice LREM Samantha Cazebonne

    Toujours vis-à-vis de l’administration consulaire, le chef de file souhaite que les effectifs de personnels soient revus à la hausse. A ses yeux, la digitalisation n’est pas suffisante, « il faut également que les citoyens puissent avoir un interlocuteur physique ». De cette manière, il aspire à créer une offre double importante. 

    Par ailleurs, il apparaît essentiel au chef de fil que les élus locaux des Français de l’étranger soient davantage entendus par les parlementaires. Qu’un dialogue véritable s’installe entre Paris et l’étranger, car « nous sommes souvent oubliés lorsqu’on vit hors de France. » 

    Cependant, Florent Pigeyre, macroniste depuis 2019, assure que « faire partie de la majorité présidentielle est un atout » car ils ont des liens directs avec le gouvernement et peuvent donc « résoudre les problèmes plus rapidement ». 

    L’Union pour l’écologie et la solidarité, la gauche politisée

    L’Union pour l’écologie et la solidarité (UPES), c’est un peu la NUPES sans le « N », sans le Parti socialiste (PS). Effectivement, cette liste d’union réunit les grands partis de la gauche comme Europe Ecologie – Les Verts (EELV), La France insoumise (LFI) mais aussi des groupes locaux tels que Mouvement Génération.s, Nouvelle donne, Place publique, la Gauche républicaine et socialiste, et des indépendants. « Une démarche collective » dont Ramzi Sfeir, vice-président de l’Assemblée des Français de l’étranger, en est « le garant ». 

    Tout l’été des pics de chaleur ont été observés à travers le monde. Le 1er juillet, le record de 49,6° au Canada faisait la Une de Libération. Une température accablante et terrifiante qui a provoqué la mort de plusieurs centaines de personnes dans le pays. Face à l’urgence climatique, l’UPES compte mettre l’accent sur le climat. 

    Du point de vue de la « solidarité », le groupe d’union politique vise à rendre les services publics davantage accessibles aux citoyens et « dignes pour tout le monde ». Cela implique donc aux yeux du meneur, de réinvestir dans les services consulaires et surtout en termes de personnes afin de garder un lien avec les Français. Par ailleurs, il reste également favorable à la dématérialisation du système qui permet un service rapide pour ceux qui en ont besoin. 

    Ramzi Sfeir, « le garant de la démarche collective » qu’est l’Union pour l’écologie et la solidarité (UPES)

    Sur le plan des aides sociales, l’élu aimerait voir les aides allouées aux Français dans le besoin être augmentées. Il pense notamment à un fond d’urgence ou à l’accroissement des bourses scolaires pour les élèves des établissements français à l’étranger. Une pensée évoquée par la sénatrice EELV des Français de l’étranger, Mélanie Vogel, lors d’un débat politique organisé par Lesfrancais.press et StereoChic

    Soutenue et suivie par la parlementaire, par le sénateur socialiste Jean-Yves Leconte et les partis politiques représentés, l’UPES aspire à ce qu’une discussion soit véritablement établie entre les élus locaux et le Parlement. Comme le confie Ramzi Sfeir, « nous sommes souvent l’angle mort de la politique française et les lois votées ne sont pas forcément applicables pour nous ». Il s’engage donc à rappeler aux politiciens que les Français ce sont aussi les Français de l’étranger.

    Le Rassemblement citoyen, social, écologique et solidaire, la liste apolitique 

    Le Rassemblement citoyen, social, écologique et solidaire est 100% apolitique, bien qu’il accueille des partis comme le PS. Si ce dernier n’a pas rejoint l’UPES « ce n’est pas du tout pour un quelconque conflit entre nous » confie Elsa Duport, numéro huit sur la liste citoyenne et socialiste depuis quatorze ans. Non, les membres du parti de la rose ont simplement décidé de continuer avec le même groupe qu’en 2021. De plus, le Rassemblement citoyen, social, écologique et solidaire étant soutenu par les sénateurs socialistes Hélène Conway-Mouret, Yan Chantrel et Jean-Yves Leconte (supporter de l’UPES principalement mais non en désaccord avec celle-ci), cette décision était d’autant plus légitime

    Selon Gwenaëlle Olivié, la cheffe de file et présidente du Conseil consulaire au Canada, « rien n’a changé depuis un an » en ce qui concerne le programme et les objectifs du groupe. Le but étant toujours de porter des valeurs et des projets « citoyens, sociaux, écologiques et solidaires » comme l’indique leur nom.

    Événement d’échanges organisé par le Rassemblement citoyen, social, écologique et solidaire à l’occasion de la visite de Mohamed Ghoul à Montréal

    Au même titre que leurs concurrents, le renforcement de l’appareil administratif figure en tête de liste des objectifs. « Il faut remettre des gens au sein des consulats », affirme l’élue. 

    Vient ensuite la revalorisation des projets écologiques portés dans la circonscription. Les membres du Rassemblement citoyen voudraient promouvoir des labels verts dans les consulats, les administrations ou les associations, afin de favoriser la transition écologique, quelque peu oubliée durant la période de Covid, estime Gwenaëlle Olivié. 

    Le pouvoir d’achat des Français à l’étranger est leur troisième cheval de bataille. Touchés par l’inflation galopante observée à travers le monde et la chute constante de l’euro, les citoyens établis hors de l’hexagone rencontrent de plus en plus de difficultés financières. Ainsi, les candidats voudraient permettre un accès aux soins facile et peu coûteux pour tous, avec la possibilité de détenir une carte vitale pour les retraités par exemple, ou la promulgation d’une assurance sociale pour les étudiants émigrés au Canada. Dans le même ordre d’idées, la refonte du système des bourses scolaires pour les élèves inscrits dans les écoles françaises est également en discussion. Aussi, la présidente du Conseil consulaire appuie pour la suppression de la CSG et de la CRDS, deux impôts créés pour financer la sécurité sociale en France, comme c’est déjà le cas pour les Français de l’Union européenne. 

    Gwenaëlle Olivié, tête de liste du Rassemblement citoyen

    De plus, le Rassemblement citoyen aimerait que les résidents français puissent participer aux débats consulaires. L’idée serait, par exemple, de tirer au sort deux citoyens inscrits sur le registre des Français de l’étranger de la circonscription, avant chaque conseil consulaire afin qu’ils puissent faire entendre leur voix. Une forme de démocratie participative in fine.

    Enfin, la cheffe de liste insiste sur le fait qu’il est primordial de penser aux Français installés dans les provinces atlantiques du Canada. Souvent isolés, ils sont plus exposés aux difficultés que leurs concitoyens habitant dans les grandes villes canadiennes. « Ils font une sorte d’expatriation dans l’expatriation » explique-t-elle. « Heureusement, nous avons la chance d’avoir Fanny Ratisseau parmi nous qui fait le lien justement entre les provinces atlantiques et nous ». 

    Si de nombreux points sont similaires à ceux de l’UPES, le Rassemblement citoyen a souhaité faire cavalier seul afin de proposer « une alternative apolitique aux électeurs et qui promeut la proximité ». Une liste complémentaire en définitive. Cependant, Gwenaëlle Olivié comme Elsa Duport entendent bien travailler avec les membres de l’UPES à l’avenir, au sein du Conseil consulaire. 

    Les huit listes proposées pour les élections consulaires partielles

    L’Union pour l’écologie et la solidarité (UPES)
    Avec LFI et EELV
    Ramzi Sfeir
    Lucie Imbeau
    Thibault Froehlich
    Nathalie Da Silva Pedro
    Marc Pajou
    Laurence Dechassey
    Barthélémy Lordon
    Marion Farandeau
    Nathan Dratler
    Severine Fantauzzo
    François Pays
    Irène Svoronos
    Rassemblement citoyen, social, écologique et solidaireGwenaëlle Olivié
    Anthony Lopez
    Fanny Ratisseau
    Higino Monteiro
    Véronique Millet
    Yves Alavo
    Florence Reveilles
    Mohamed Ghoul
    Elsa Duport
    Valentin Alfano
    Audrey Leboeuf
    Raphaël Larrouturou
    Malo Olivié
    Ecologie, urgence climatique et solidarité socialeVirginie Beaudet
    Florian Euzen
    Patricia Tulasne
    Rémi Mantion
    Lauriane Laforge
    André Babkine
    Pascale Boutry
    Kaloyan Gueorguiev
    Morgane Dinse
    André Lachoix
    Patricia Quinio
    Michel Levrero
    Edith L’Homme
    Denis Boutry
    Cécile Le Floc’h
    Robert Noinain
    En Marche ! La majorité présidentielle
    (liste officielle LREM)
    Florent Pigeyre
    Sophie Chainel
    Arnaud Mangematin
    Virginie Hoarau-Devasle
    Franck Gerbelot Barillon
    Nolwenn Pelven
    Frederic Bove
    Marie-Pascale Pomey
    Jordy Belance
    Aude Florin
    Rolland Delorme
    Joëlle Sandt
    Frédérick Dufour
    Jeanne-Lise Devaux Pelier
    Léopold Lehmann
    Marie-Elisabeth Robino
    Ensemble avec la majorité présidentielleLaurent Gonin
    Maud Thiéry
    Axel Demba
    Delphine Velasco
    Yannis Calt
    Adeline Boutelou
    Yan Loon Lam
    Charlotte Braley
    Rémy Maillot
    Roxane Yazdi
    Richard Tan
    Justine Boutelou
    Jérémy Peyratout
    Anne Vialle-Jammet
    Aurélien Tan
    Jessica Kwan Teau
    Union Française des IndépendantsAlaric Bourgoin
    Marie-Aline Vadius
    Yan Niesing
    Sylvaine Bellec
    Léo Trespeuch
    Anne-Caroline Lancien
    Guillaume Falardeau
    Maïlys Haurie
    Sébastien Reyt
    Bérangère Duhen
    Alban Mitsyngou Maniangou
    Maëlle Descles
    Pierre Danten
    Lucie Loc’h
    Romain Mallet
    Eugénie Passet
    La droite unieFrançois Lubrina
    Andrée Théberge
    François-Jean Pichard du Page
    Nicole Maille
    Anthony Casera
    Monique Boiché
    Jean-Louis Brunier
    Françoise Gillot
    Marcel Cronengerger
    Marie Hours
    Thierry Debeur
    Jacqueline Orquin
    Mohamed Mahjoubi
    Héloïsa Leite Carvalho
    Maxence Tourèche
    Marie-Christine Laplace
    Liste d’union pour la défense et la protection des libertés
    Équipe Reconquête !
    Anne de Boyer d’Eguilles
    Dominique Morot
    Valérie Gaumain
    Jean Ruby
    Marie-France Coquet
    Didier Pfad
    Mireille Dillenschneider
    Baptiste Balanger
    Sandrine Prudent
    Christian Le Corre
    Isabelle Mazurier
    Mathias Theau
    Anne Vuillemard
    Jean-Pierre Mercier
  • Ces Lycées français en difficulté : Port-au-Prince en Haïti et Marsa en Tunisie

    Ces Lycées français en difficulté : Port-au-Prince en Haïti et Marsa en Tunisie

    La rentrée est finie et s’est généralement bien passée, cependant quelques points noirs persistent. Au-delà des établissements encore en semi-présentiel, comme ça peut être le cas en Chine comme à Hong-Kong, certaines écoles françaises sont en réelle difficulté. On pense en particulier au Lycée français de Port-au-Prince à Haïti et à celui de Marsa en Tunisie.

    Haïti : une fermeture provisoire qui condamne l’établissement ?

    Depuis septembre 2021 et le fameux courriel du ministère des Affaires étrangères qui ordonne le basculement des enseignements en distanciel, le Lycée français de Port-au-Prince sur l’île d’Haïti est fermé. Le motif : l’insécurité dans le pays le plus pauvre d’Amérique, deux mois après l’assassinat du président Jovenel Moïse. Depuis élus et familles craignent que les grilles de l’établissement ne puissent plus jamais rouvrir.

    Une communauté mobilisée

    En 2021 et 2022, la communauté du lycée s’est battue pour rouvrir en hybride, ce qui aurait permis aux fonctionnaires de l’État d’enseigner via Zoom depuis la France et de laisser aux élèves et personnels locaux le choix de venir en présentiel ou de rester en distanciel. Une solution qui faisait consensus mais rejetée par les services du ministre des Affaires étrangères de l’époque, Jean-Yves Le Drian.

    Pour cette rentrée, avec le changement de ministre et la mobilisation des acteurs de la communauté française de l’île et de l’Amérique de Sud, l’espoir était permis. Mais par un courrier du 11 août, Catherine Colonna a mis fin au suspens, le Lycée français d’Haïti restera en distanciel.

    Par totalement fermé, donc, certains diront ! Mais comme nous le rapporte Bertrand Dupont, élu en Amérique latine, ancien candidat LR pour la circonscription en 2022, si l’établissement est théoriquement ouvert, les élèves le désertent.

    « Les autres établissements sont eux ouverts et les élèves sont chaque fois moindres car (à chaque retour de vacances au Lycée français. NDLR), évidemment, entre un établissement français fermé et un américain ouvert beaucoup ont choisi d’aller en présentiel. Ou sont allés dans des établissements d’autres pays comme en République dominicaine. Le futur du lycée est menacé ! « 

    Bertrand Dupond

    Recul de la présence française ?

    Le risque est donc qu’une fois que les fonctionnaires du Quai d’Orsay auront donné leur feu vert pour un retour à la normale, il n’y ait plus d’élèves à scolariser. Les enfants expatriés étant partis en internat dans les pays voisins ou rentrés en France dans leur famille, tandis que la progéniture de l’élite locale (rappelons : une cible prioritaire pour atteindre l’objectif d’un doublement des effectifs en 2030 comme le souhaite Emmanuel Macron) est partie dans les autres établissements internationaux, qui eux sont ouverts.

    C’est donc une opération perdante pour tous, les enfants français sur place, la francophonie et le rayonnement français. Du côté de la députée, Eléonore Caroit, on se dit mobilisé, sans pourtant apporter de solutions.

    L’internat du Lycée français de La Marsa

    On l’a vu, les internats sont souvent des pierres angulaires du système éducatif français à l’étranger, en particulier dans les zones géographiques où la densité ne permet pas un maillage au plus proche des Français installés dans les pays.

    Un enjeu de mixité sociale

    Et pourtant en Tunisie, c’est l’internat du Lycée français de la Marsa, une ville jouxtant la capitale qui fut fermé, sans préavis, au cours de l’été. Cette possibilité offerte aux résidents comme aux locaux vivant loin d’un Lycée français permettait une plus grande mixité sociale et ouvrait des opportunités à nombre d’enfants qui, sans l’internat, ne pourraient pas suivre un enseignement français. Ce fut le cas de l’ancien consul général de France et actuel député des Français d’Afrique de l’Ouest et du Maghreb, Karim Ben Cheikh. Fraîchement élu, le seul député NUPES des Français de l’étranger (Génération.s) s’est évidemment engagé pour soutenir son ancienne pension.

    Pétition en ligne

    Mais il n’est pas le seul. La communauté française sur place s’est regroupée pour tenter de s’opposer via une pétition en ligne à « l’enterrement de cet internat, lequel suscite l’incompréhension de toutes celles et ceux qui sont attachés au service précieux ainsi offert« .

    La gauche est bien sûr parmi les premiers signataires de la pétition : Hélène Conway-Mouret, sénatrice des Français de l’étranger PS, ancienne ministre, Yan Chantrel, sénateur des Français de l’étranger PS, Jean-Yves Leconte, sénateur des Français de l’étranger PS, Mélanie Vogel, sénatrice des Français de l’étranger EELV, mais aussi des personnalités de droite comme Roselyne Cordin, présidente de l’UFE Sousse, et des syndicats, Patrick Dupont, enseignant, secrétaire SNES-FSU Tunisie, sans oublier des membres du conseil d’administration comme Boris Faure (aussi journaliste pour votre média Lesfrancais.press et pour la radio française SUD Radio).

    En cliquant sur l’image ci-dessus, vous pouvez apporter votre soutien à la communauté française en Tunisie. Car où que ce soit, c’est évidemment l’implication des parents d’élèves, l’investissement des autorités consulaires (administration et élus), qui changent la donne et permettent de développer une gouvernance apaisée et efficace dans nos établissements scolaires, que ce soit pour les jeunes expatriés comme pour les petits locaux, futurs francophones et ambassadeurs de nos valeurs.

  • Le pape en « pèlerinage de paix » au Kazakhstan

    Le pape en « pèlerinage de paix » au Kazakhstan

    Dans le contexte de guerre en Ukraine et de tensions avec la Russie, le président kazakh Tokaïev a organisé un dialogue inter-religieux de deux jours.

    En tant qu’ancienne région de l’empire soviétique, le Kazakhstan voit l’invasion en Ukraine d’un mauvais oeil et a refusé de soutenir la campagne militaire, alors même que les deux pays sont alliés.

    Par ailleurs, le Kazakhstan compte une importante minorité russe et est donc inquiet des désirs expansionnistes de Vladimir Poutine.

    Selon le président Tokaïev « seul le dialogue, la fraternité humaine et le respect permettent la coexistence et la tolérance ». C’est pourquoi il a organisé cette rencontre inter-religieuse sur deux jours dans le pays. Au total, une centaine de délégations ont fait le déplacement. Parmi eux, le pape François.

    Kazakhstan
    Le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev, pourtant allié de la Russie, s’oppose à la guerre en Ukraine – © Wikimedia Commons

    Celui-ci, malgré des douleurs aux genoux qui le contraignent à se déplacer en fauteuil roulant, n’aurait manqué ce « voyage de paix » pour rien au monde, comme il l’a déclaré dimanche 11 septembre.

    Par ailleurs, le patriarche orthodoxe a brillé par son absence. Soutien déclaré au président russe, il a refusé de se rendre dans le pays frontalier. Les deux chefs d’Église se sont rencontrés une unique fois en 2016. Mais avec la guerre en Ukraine, les relations entre orthodoxes et catholiques sont froides.

    Reportage de TV5MONDE

  • Ursula von der Leyen : un discours aux couleurs de l’Ukraine sans vision politique

    Ursula von der Leyen : un discours aux couleurs de l’Ukraine sans vision politique

    La réponse de l’Europe à la guerre de la Russie en Ukraine a dominé le discours annuel de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, mercredi (14 septembre), mais elle a fourni peu de contenu en ce qui concerne plusieurs dossiers importants et des questions urgentes auxquelles le bloc fait face. 

    « La solidarité de l’Europe avec l’Ukraine restera sans faille », a déclaré la chef de la Commission, promettant plus de finances pour reconstruire le pays et de maintenir en place les sanctions de l’UE contre la Russie.

    Parmi les annonces les plus intéressantes, la Commission a annoncé qu’elle se rendrait à Kiev juste après son discours, sa troisième visite depuis le début de l’invasion, pour discuter de l’accès de l’Ukraine au marché unique de l’UE.

    Alors que certains en Europe, pointant du doigt l’énorme flambée des prix de l’énergie, ont fait remarquer que les sanctions de l’Union européenne à l’encontre de la Russie frappaient davantage l’Occident, Mme von der Leyen a maintenu que les sanctions faisaient effectivement mal à la Russie.

    L’Europe s’est diversifiée en s’éloignant de l’énergie russe, a-t-elle ajouté, mais Moscou continue de « manipuler activement » le marché. Les prix du gaz ont plus que décuplé par rapport à la période précédant la pandémie de Covid-19.

    Mais dans un discours censé servir de boussole politique pour guider le bloc au cours des 12 prochains mois, Mme von der Leyen a été étonnamment avare d’annonces politiques conséquentes.

    La Commission européenne a fait marche arrière par rapport aux projets antérieurs de plafonnement du prix du gaz russe, proposant à la place de mettre en place un nouveau groupe de travail. Celui-ci sera composé de représentants des Etats membres de l’UE et tentera de négocier des accords avec les principaux fournisseurs tels que la Norvège.

    Avant mercredi, plusieurs fonctionnaires européens ont confié à EURACTIV qu’ils n’étaient pas satisfaits du faible niveau de consultation du cabinet de Mme von der Leyen avec les divers départements politiques de son exécutif.

    EURACTIV s’est penché sur la question et a dressé une liste des sujets manifestement absents.

    Défense absente

    La défense, qui est habituellement un point fort de l’ancienne ministre allemande de la Défense, était largement absente de son discours.

    C’est d’autant plus surprenant sachant que les progrès en matière de défense européenne pourraient être considérés comme un succès, comparé aux années de tâtonnements laborieux dans les efforts pour donner au bloc un véritable angle étranger et de défense.

    En tirant rapidement des leçons de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les dirigeants de l’UE ont convenu en mars de « soutenir fermement l’investissement » dans les capacités de défense et d’« augmenter substantiellement » les dépenses de défense dans l’ensemble de l’Union.

    L’UE a également brisé un « tabou» de longue date  en acceptant d’utiliser ses ressources pour fournir des armes à un pays tiers par le biais de la « facilité européenne pour la paix » (FEP).

    La sécurité alimentaire en note de bas de page

    Alors que la sécurité alimentaire et l’agriculture ne figuraient pas dans le discours principal, Mme von der Leyen a mentionné le secteur dans sa réponse aux interventions des chefs de groupes — mais n’a pas apporté grand-chose de nouveau.

    Réaffirmant que les sanctions de l’UE à l’encontre de la Russie n’étaient pas la cause des perturbations dans le secteur alimentaire, elle a fermement désigné la Russie comme la cause de la crise alimentaire mondiale.

    « Poutine a créé la crise alimentaire — l’Europe et les Nations unies s’efforcent d’y mettre un terme. »

    Mme von der Leyen a également insisté sur les engrais, confirmant que la contribution de solidarité proposée par la Commission européenne, présentée le 9 septembre dans un document officieux énumérant les mesures d’urgence potentielles pour relever les défis du marché de l’énergie, peut être utilisée pour soutenir la production d’engrais.

    Mais Mme von der Leyen a souligné que la priorité doit être accordée à la réduction de l’utilisation de ces intrants.

    « Plus nous économisons, moins nous payons, et moins nous utilisons d’engrais à base de combustibles fossiles, moins nous sommes dépendants des intrants fossiles », a-t-elle expliqué, soulignant la nécessité d’agir « plus rapidement que jamais ensemble » afin de créer une agriculture durable et résiliente.

    L’année a été marquée par des inquiétudes concernant à la fois l’offre et les prix des denrées alimentaires. Le secteur a croulé sous la pression de la flambée des prix des engrais, de l’électricité et des emballages, tout en étant confronté à l’une des pires sécheresses de ces derniers temps. Parallèlement, les consommateurs continuent de souffrir de la hausse des prix des produits alimentaires.

    L’environnement pas pris en compte

    La nouvelle législation européenne sur le climat et l’environnement, actuellement en cours de négociation par le Parlement européen et les pays de l’UE, a été éclipsée par l’urgence de s’attaquer à la crise énergétique.

    Si la neutralité carbone a été brièvement évoquée, Mme von der Leyen a omis de préciser que l’Union européenne entendait atteindre cet objectif d’ici à 2050 et n’a pas mentionné l’objectif européen de réduction des émissions pour 2030.

    Si les solutions à long terme, comme la gestion plus durable des terres et la protection de la biodiversité, ont été brièvement mentionnées, le discours s’est largement concentré sur la gestion des crises urgentes auxquelles l’Europe est confrontée. C’est le cas de la crise énergétique et des mesures réactionnelles pour faire face aux conditions météorologiques extrêmes, notamment les nouveaux avions de lutte contre les incendies.

    Au sujet de l’avenir de l’énergie, il a été question d’accroître les énergies renouvelables et de garantir un approvisionnement en matières premières pour cette technologie. Cependant, Mme von der Leyen n’a pas abordé en détail la résolution des nombreux problèmes auxquels est confronté le secteur des énergies renouvelables.

    Par exemple, elle a appelé les pays de l’UE et le Parlement européen à « accélérer » leur travail pour adopter des mesures visant à réduire la dépendance au gaz russe, qui incluent l’accélération des permis pour les énergies renouvelables, mais n’a pas abordé les problèmes plus larges du secteur, comme la chaîne d’approvisionnement défaillante.

    Seuls des clins d’œil vers le numérique et les transports

    La chef de la Commission européenne a mentionné la nécessité de protéger les démocraties européennes contre les interférences étrangères, allant du financement opaque des chercheurs à la diffusion de la désinformation en ligne.

    Pourtant, les affaires numériques ont été largement absentes lors de son discours annuel, notamment la cybersécurité, qui est une préoccupation croissante compte tenu des tensions géopolitiques avec la Russie.

    Le discours de Mme Von der Leyen a fait une référence fugace à la politique des transports de l’UE, mais n’a pas donné de détails sur les mesures et les plans phares de l’UE dans ce domaine.

    On aurait pu s’attendre à une analyse plus directe de la campagne de la Commission en faveur du passage aux véhicules électriques ou des mesures prises par Bruxelles pour décarboniser le secteur de l’aviation de l’Union.

    Mais dans un discours dominé par la question de l’Ukraine, il était peut-être inévitable que les dossiers « Fit for 55 » — autrefois le principal sujet de conversation de la bulle bruxelloise — passent au second plan.

    En revanche, la quête de l’Europe pour arracher à la Chine le contrôle, au moins partiel, du marché mondial des matières premières a fait l’objet d’une discussion assez détaillée — une question pertinente pour le secteur européen des transports mais aussi pour la position de l’Union sur la scène mondiale.

  • La France condamnée par la CEDH pour les enfants en Syrie

    La France condamnée par la CEDH pour les enfants en Syrie

    La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a condamné la France qui refuse jusqu’alors le rapatriement des femmes et des enfants de jihadistes retenus en Syrie. La justice européenne avait été saisie par deux familles.

    Une victoire pour les familles de femmes et enfants français toujours retenus dans les camps en Syrie. La Cour européenne des droits de l’Homme a condamné la France à réexaminer les demandes de rapatriement des familles de jihadistes en Syrie. Des requêtes qui vont devoir être réexaminées au plus vite par Paris.

    Les grands-parents mobilisés

    La justice européenne avait été saisie par les parents et grands-parents de deux Françaises, épouses de jihadistes, bloquées dans les camps en Syrie avec leurs enfants. Ces deux femmes avaient quitté la France en 2014 et 2015 pour rejoindre la Syrie où elles ont donné naissance à leurs enfants. En avril 2019, le conseil d’Etat avait rejeté leurs demandes de rapatriement, estimant qu’elles ne relevaient pas de la compétence du juge français.

    La Cour européenne des droits de l’Homme a condamné Paris pour le non-respect du protocole n°4 de la Convention européenne des droits de l’Homme qui indique que « nul ne peut être privé du droit d’entrer sur le territoire de l’Etat dont il est le ressortissant ». « Autrement dit, la CEDH dit ‘ce sont des ressortissants français et la France ne peut pas refuser de les faire entrer », analyse pour BFMTV.com Me Laurence Roques, avocate et présidente de la Commission Liberté et Droits de l’Homme au Conseil national des barreaux.

    La France a toujours appliqué une politique « au cas par cas » concernant ses ressortissants français détenus dans les camps syriens depuis la chute de l’Etat islamique. Au cours de l’été, Paris a rapatrié 35 mineurs et 16 mères qui étaient détenus dans des camps de prisonniers jihadistes au nord-est de la Syrie. Jusqu’alors seuls 35 enfants avaient été rapatriés en France depuis mars 2019.

    Le siège de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (aussi appelée CEDH ou Cour de Strasbourg), organe juridictionnel supra-national créé par la Convention Européenne des Droits de l’Homme dans le cadre du Conseil de l’Europe. Sa mission est de veiller au respect de la « Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ». Elle a été créée en 1959 et siège à Strasbourg, depuis le 1er novembre 1998, dans ce bâtiment conçu par l’architecte britannique Richard Rogers. Strasbourg, FRANCE – 06/04/2009

    Paris devra céder

    Concrètement, une autorité indépendante va devoir réexaminer les demandes déposées par les familles des Françaises détenues en Syrie. « C’est une victoire, car il y a condamnation », estime Me Laurence Roques, qui assure que les familles de ces Françaises pourront revenir devant la CEDH si la France ne respectait pas la décision qui vient d’être prise. Paris devra également verser 18.000 euros et 13.200 euros aux deux familles requérantes pour frais et dépenses.

    Paris n’a toutefois pas été condamnée sur l’argument avancé par les avocats des familles de ces Françaises qui estimaient que la France « expose consciemment et délibérément ceux-ci à des traitements inhumains et dégradants » en les laissant dans les camps en Syrie. La CEDH a considéré que ces camps ne dépendaient pas de la compétence de la France.

    Plus largement, les défenseurs d’une politique de rapatriement massif espèrent que cet arrêt rendu ce mercredi par la Cour européenne des droits de l’Homme impulse une nouvelle doctrine. « Nous espérons que la décision aura un impact sur le positionnement des autres pays européens » qui refusent toujours de rapatrier leurs ressortissants, conclut Me Laurence Roques.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 15.09.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 15.09.22

    Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans le flash info des Français de l’étranger. Nous sommes le jeudi 15 septembre et nous allons parler aujourd’hui du consul à Alger, de la rentrée culturelle des Instituts français et du rapatriement des familles de djihadistes en France.

    Bras de fer pour le poste de Consul général à Alger

    Le poste de Consul général de France à Alger est vacant ! Le départ de Marc Sédille annoncé le 10 septembre, a provoqué un bras de fer entre Beauvau et le Quai d’Orsay. D’un côté, Gérald Darmanin a proposé la femme de l’un de ses proches collaborateurs, mais dont la carrière ne fait pas d’elle une personne illégitime à ce poste. Cependant, Catherine Colonna a refusé cette nomination et propose le nom de Matthieu Pimont, qui assure l’intérim en ce moment-même. En attendant que les deux ministères s’entendent, ce dernier assure les fonctions de Consul général. 

    Rentrée culturelle des Instituts français

    Les Instituts français font leur rentrée ! Et avec eux une liste d’évènements culturels riche. A Barcelone, l’annuelle Journée francophone des associations se tiendra le 16 septembre prochain. A Jakarta c’est le festival des cultures d’Asie et de l’Union européenne qui ravira les participants en ligne ou sur place. De son côté, New-York organise la 15e édition du Crossing the line Festival avec des concerts et des expositions. Si vous souhaitez retrouver l’ensemble des évènements proposés, rendez-vous sur Lesfrancais.press. 

    Instituts français

    La France et les familles de djihadistes retenues en Syrie

    La Cour européenne des droits de l’Homme a condamné la France. Dans une décision prise hier, elle lui impose de réexaminer les demandes de deux familles de djihadistes basées en Syrie à revenir sur le sol français. Dans le même temps, nous avons appris que la veuve de l’un des assaillants du Bataclan est rentrée avec ses trois enfants, le 5 juillet dernier. D’accord avec le projet terroriste de son époux, elle a été mise en examen dès son arrivée pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». 

    A picture shows the Kurdish-run al-Hol camp, which holds relatives of suspected Islamic State (IS) group fighters in the northeastern Hasakeh governorate, on December 6, 2021. – Al-Hol is the larger of two Kurdish-run displacement camps for relatives of IS jihadists in Syria’s northeast. It holds mostly Syrians and Iraqis but also thousands from Europe and Asia suspected of family ties with IS fighters. (Photo by Delil SOULEIMAN / AFP)

    C’est terminé pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour le dernier flash de la semaine ! Très bonne journée à tous.  

    Écoutez le flash info des expatriés