Samedi 10 septembre, Charles III était proclamé Roi au palais médiéval Saint-James, au cœur de Londres, avant d’enchaîner les audiences avec la Première ministre, Liz Truss, et les chefs des partis politiques. Le lendemain était consacré à une autre journée marathon. Au lieud’accompagner le cercueil de sa mère du château de Balmoral, à Edimbourg (Ecosse), le nouveau monarque britannique s’enfermait au palais de Buckingham pour se consacrer aux affaires du Commonwealth.
Dans le salon 1844, la pièce la plus solennelle de l’immense palais, réservée aux hôtes de marque, se sont succédés la secrétaire générale de l’organisation, Patricia Scotland, originaire de la Dominique, une île des Caraïbes émancipée de l’Empire britannique en 1978. Puis les hauts-commissaires – sorte d’ambassadeurs au sein du Commonwealth – des quatorze pays (outre le Royaume-Uni sur cinquante-six au total) qui reconnaissent encore le roi comme leur chef d’Etat.
Aspirations républicaines
Cependant, sous ce ciel bleu, les nuages s’accumulent. Entre aspirations républicaines et demandes de réparations post-coloniales, comment vont évoluer les liens entre le Royaume-Uni et ses anciennes colonies ? Cette alliance peut-elle être remise en cause avec le couronnement de Charles III ? L’analyse de Mélanie Torrent, Professeure des universités pour TV5MONDE…
De nombreux citoyens britanniques ont rendu un dernier hommage à la reine Elizabeth II lors de ses funérailles d’État le lundi 19 septembre à l’abbaye de Westminster à Londres. Parmi eux se trouvaient quelques Français que nous avons rencontrés. Comme au premier jour, l’émotion de nos compatriotes et leurs interrogations sont palpables.
Honorer la Reine
Mélanie est venue de Paris samedi matin. Nous l’avons rencontrée dans la longue file d’attente pour visiter le cercueil de la Reine Elizabeth II. Elle est arrivée en Eurostar depuis Paris à 9h, a rejoint la file d’attente à 11h, et restera à Londres jusqu’à lundi soir. Elle nous a raconté qu’elle admirait la Reine en tant que leader mondial au féminin. Elle s’est aussi fait des amis anglais dans la file d’attente.
“Il est normal que la Reine soit honorée”
Mélanie de Paris
Des obsèques trop chères ?
Ce à quoi de nombreux citoyens et résidents britanniques ne sont pas préparés, cependant, ce sont les coûts astronomiques attendus pour ces obsèques nationales financées par leurs impôts. Le volet religieux, lui, étonne uniquement les expatriés, en particulier pour les Français, si habitués à la séparation des pouvoirs et à la laïcité. Mais rappelons-le, le monarque britannique est aussi le chef de l’église anglicane.
Véronique Martin, qui habite au Royaume-Uni, ne sait pas exactement combien coûtent ces 10 jours de deuil, “mais (elle sait) que c’est une somme très conséquente. C’est tout à fait normal que la Reine soit honorée par des obsèques nationales, mais 10 jours me paraissent extrêmes, tout comme la couverture obsessionnelle des médias. Je crois que beaucoup de personnes ont besoin d’un sentiment de sacré qui est absent dans notre monde matérialiste et la chorégraphie de ce deuil me frappe comme étant très religieuse. La queue (The Q) est décrite comme une expérience de pèlerinage avec ses difficultés, ses sacrifices et avec le soutien d’autres pèlerins. Le cercueil et les symboles du pouvoir royal sont disposés sur un autel au centre d’un hall immense et silencieux qui ressemble à une église. Et les gens qui marchent devant le cercueil s’inclinent ou font le signe de croix comme on le fait dans les églises catholiques devant le chœur où brûle la lampe rouge, symbole de la présence divine. C’est très intéressant mais aussi un peu effrayant, car ce sentiment religieux est très puissant et pourrait être mal utilisé par les forces nationalistes qui hélas nous gouvernent. Le gouvernement actuel veut enrichir les riches en écrasant les pauvres. Notre pays, le Royaume-Uni, a devant lui des jours très sombres et pour beaucoup terrifiants. J’ai lu que le Roi Charles III s’est déjà exprimé pour le soutien des personnes vulnérables cet hiver auprès de Mark Drakeford, j’espère de tout cœur que l’empathie marquera son règne car on en a tellement besoin. Au cours de mes 35 ans de vie ici, je n’ai jamais vu autant de sentiment républicain chez les Britanniques. Je ne pense pas que cela remette en question la monarchie, mais je pense que cela justifierait la présence bienveillante de Charles pour faire un contrepoids à notre gouvernement fasciste et liberticide.”
“La Reine a préservé l’unité du pays”
Un autre Français qui a fait la file d’attente ces derniers jours, c’est Ali, à Londres depuis 9 ans :
“Pour moi, qui suis venu m’installer ici, et qui aime ce pays pour tout ce qu’il représente en libertés et en humanité, je pense que c’est en partie grâce à la Reine. Elle a tenu le pays « together », et je suis heureux de voir un pays rassemblé qui est moins divisé et violent que la France, car les gens ont un point central qui les rassemblait tous : la Reine. Je ne suis pas sûr que Charles puisse remplir ce même rôle. La Reine avait autre chose. Elle méritait ce respect que je suis allé lui manifester. Je ne le ferais pour personne d’autre. Je ne fais même pas la queue 5 minutes dans une boulangerie.”
Ali, Français à Londres depuis 9 ans
Il a ajouté, après un temps de réflexion, qu’il “aurait aimé passer au moment de la veillée de Charles et de ses frères et sœurs car ça aurait été plus mémorable. Voir le cortège est toujours sympa. Mais je n’aurais pas fait le déplacement pour voir le Roi. La Reine était vraiment une personne à part. On ne l’aimait pas seulement comme Reine mais comme femme, comme mère, comme être humain. Elle était juste, responsable, avec un sens du devoir.”
Emmanuel Macron présent aux obsèques royales
Arrivé dimanche après-midi, le couple présidentiel s’est joint aux principaux leaders occidentaux, comme Joe Biden, au dîner organisé au Palais de Buckingham à l’invitation du roi Charles III. Au cours de la soirée, le Président de la République française a offert au nouveau roi Charles III un album photos des visites d’Elizabeth II en France.
Emmanuel Macron et son épouse ont ensuite assisté à la cérémonie prévue à l’abbaye de Westminster. Un déplacement qu’il avait justifié afin de montrer le lien « indéfectible » de son pays avec le Royaume-Uni et rendre hommage à une « reine éternelle ».
Les funérailles de la Reine Elizabeth II ont été regardées par environ 4 milliards de téléspectateurs ce lundi et resteront un évènement historique.
Bonjour à tous, bienvenue dans le bulletin d’informations dédié aux Français de l’étranger. Aujourd’hui, on parlera évidemment des obsèques de la Reine, de la guerre entre TF1 et Canal + et de l’affaire Quatennens qui plombe la NUPES en France.
Les obsèques d’Elizabeth II
Hier, le monde entier a regardé les cérémonies d’adieux du peuple britannique à sa Reine, Elizabeth II. Dans la foule, de nombreux Français, installés sur place ou venus spécialement pour l’évènement. Tous se retrouvent avec les Anglais pour rendre hommage à l’ancienne souveraine. Du côté français, on s’étonne, en bons laïcs, de la dimension religieuse qui est pourtant innée, le souverain britannique étant le chef de l’église anglicane. Pour ceux qui résident au Royaume-Uni, comme d’autres natifs, on s’inquiète du coût de tout ce cérémonial. Aujourd’hui, la vie reprend son cours : inflation, Brexit, Irlande du Nord, sont au programme pour le nouveau roi et la nouvelle première ministre.
La justice tranchera le conflit entre TF1 et Canal +
Pour ceux qui sont en Europe, au Maghreb ou en Turquie, la solution la plus efficace pour recevoir la télévision française est celle du satellite. 2 opérateurs se partagent le marché, TNT SAT (filiale de Canal +) et Fransat. Mais sans préavis, les chaines du groupe TF1 ont disparu du bouquet de TNT SAT ce vendredi 02 septembre 2022. L’affaire va se régler avec une procédure en référé (donc sur la forme et non sur le fond) ce 22 septembre devant le tribunal de commerce de la capitale française.
Le divorce de Quatennens plombe la NUPES
Adrien Quatennens est visé par une main courante déposée par son épouse, en pleine procédure de divorce. Dans un communiqué, le député a évoqué dimanche trois violentes disputes, et “une gifle”, avant d’annoncer sa mise en retrait de sa fonction de coordinateur de La France insoumise. Si Olivier Faure, le patron des socialistes, a salué cette décision, Sandrine Rousseau d’EELV appelle à ce qu’il quitte le groupe des Insoumis à l’Assemblée nationale. Le divorce du jeune député enclenchera-t-il celui des partis constituant la NUPES ? A suivre…
C’est tout pour aujourd’hui, bon courage à tous, où que vous soyez !
Pour ceux qui sont en Europe, au Maghreb ou en Turquie, la solution la plus efficace pour recevoir la télévision française est celle du satellite. 2 opérateurs se partagent le marché, TNT SAT (filiale de Canal +) et Fransat, tous deux disponibles chez notre partenaire TVcorner. Mais sans préavis, les chaines du groupe TF1 ont disparu du bouquet de TNT SAT ce vendredi 02 septembre 2022. L’affaire va se régler avec une procédure en référé (donc sur la forme et non sur le fond) ce 22 septembre devant le tribunal de commerce de la capitale française.
Une procédure en urgence
Cette procédure en urgence (référé) devant le tribunal de commerce de Paris n’est qu’une partie du conflit entre les deux groupes.
Celui-ci a éclaté depuis que Canal+ a cessé de diffuser début septembre les chaînes de TF1, faute d’accord financier pour le renouvellement de leur contrat. TF1 a demandé une « mesure provisoire de quatre mois » pendant lesquels Canal rétablirait ses chaînes sur TNT Sat. Le satellite est le seul moyen pour certains foyers de recevoir la télévision dans les zones isolées en France non desservies par la TNT (essentiellement en montagne) ou pour recevoir légalement les chaînes françaises hors de France.
Mais Canal refuse, faisant valoir que l’offre TNT Sat est indissociable du contrat global sur lequel les deux groupes s’opposent. Cette période de quatre mois « permettrait soit de trouver un accord » global, soit laisserait le temps aux clients de TNT Sat « de basculer sur Fransat », autre offre satellite du groupe Eutelsat, a plaidé l’un des avocats de TF1, Me Louis de Gaulle, en dénonçant une « rupture brutale des relations commerciales ». Selon lui, une telle mesure mettrait fin à « l’aggravation d’un préjudice » pour TF1, qui dit pâtir de la coupure en termes d’audience, comme pour les utilisateurs de TNT Sat, privés de cinq chaînes gratuites (TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI).
Canal + contre attaque
Cette demande est « absurde », a répliqué l’un des avocats de Canal+ à l’AFP, Me Olivier Chappuis, selon qui « il n’y a pas de relation commerciale autonome au sujet du service TNT Sat ». Canal+ insiste sur le fait que la loi ne l’oblige pas à diffuser ces chaînes. C’est ce qu’avait indiqué l’Arcom (ex-CSA) le 5 septembre.
Les deux groupes se rejettent la responsabilité du conflit. Canal+ assure que TF1 était trop gourmand dans la renégociation du contrat, conclu fin 2018 après un conflit similaire. TF1 affirme que c’est son rival qui n’a pas souhaité trouver d’accord. Lors de l’audience, Me de Gaulle a glissé que le montant du contrat TF1 Premium (diffusion des chaînes en direct et services annexes comme le replay) était de « 13 millions d’euros par an ». Dans une procédure distincte, Canal a assigné TF1 devant le tribunal de commerce de Nanterre.
Verdict jeudi 22 septembre, en cas de rejet, il faudra vous résoudre à changer d’opérateur satellite si vous désirez recevoir, à nouveau, les chaînes du groupe TF1. Notre partenaire, TVcorner, peut vous aider sur l’ensemble des territoires couverts par les satellites de TNT SAT ou de Fransat.
Une victoire des partis extrémistes aux élections législatives du 25 septembre en Italie pourrait-elle déclencher une crise sur les marchés financiers du pays ?
Un futur gouvernement italien dirigé par Giorgia Meloni ?
Dans le passé, face à des risques politiques majeurs, l’Italie nous a habitués à la mise en place d’équipes de techniciens, parfois initiés par les autorités européennes. Ainsi, Mario Monti, Romano Prodi ou Mario Draghi, ont formé des gouvernements indépendants ou modérés de manière déconnectée des résultats des élections législatives. Au vu des sondages actuels, la logique voudrait que le futur gouvernement italien soit dirigé par Giorgia Meloni. Elle a commencé sa carrière nationale en étant membre du gouvernement de Silvio Berlusconi entre 2008 et 2011. En 2014, elle a fondé le parti national-conservateur Frères d’Italie (FdI). En 2020, elle est élue présidente du Parti des conservateurs et réformistes européens. Accusée de sympathies fascistes qu’elle récuse, elle a néanmoins tenu à plusieurs reprises des propos favorables à Benito Mussolini. Elle est soutenue par les réseaux de Donald Trump et a notamment reçu l’appui de son ancienne éminence grise, l’Américain Steve Bannon.
Sur le plan économique, partisane d’un certain interventionnisme, elle souhaite la fin du revenu de citoyenneté mis en place par le premier gouvernement Conte, et prône des mesures en faveur de l’emploi et du logement qui seraient réservées aux Italiens. Sur le terrain de l’immigration, elle veut la fermeture complète de l’Italie. Elle propose une multiplication des centres de surveillance et des expulsions. Sur le terrain sociétal, elle milite contre le mariage homosexuel, l’adoption homoparentale et l’avortement.
Qualifiée d’eurosceptique, Giorgia Meloni déclare défendre l’Europe confédérale du Général de Gaulle, mais ne réclame pas la sortie de l’Italie de l’Union européenne ou de l’euro, reprenant en cela la position de Marine Le Pen. Elle souhaite une révision des programmes de nature fédérale dont le plan de relance qui pourtant avantage l’Italie. Elle entend mettre fin aux politiques européennes en matière de sécurité et de défense.
Giorgia Meloni n’est pas francophile. Elle considère que la France est en grande partie responsable des problèmes d’immigration dont est victime son pays. Elle dénonce également le caractère colonialiste du pouvoir français avec le maintien du franc CFA en Afrique et le maintien de « possessions coloniales » (DROM et Corse). À la différence de Matteo Salvini (Ligue du Nord), elle soutient le peuple ukrainien dans sa lutte contre la Russie mais elle a dans le passé tenu des propos louangeurs à Vladimir Poutine qui « défend l’identité chrétienne et combat le fondamentalisme islamique ».
Matteo Salvini – Giorgia Meloni – Silvio Berlusconi
Contrôler les écarts de taux d’intérêt entre les pays de la zone euro
En cas d’élection, les débats au sein de l’Union européenne risquent d’être tendus, en particulier en ce qui concerne l’éligibilité de l’Italie au « Transmission Protection Instrument » (TPI), qui permet à la BCE de contrôler les écarts de taux d’intérêt entre les pays de la zone euro.
La BCE peut réinvestir dans les dettes publiques des pays de la zone euro qu’elle souhaite, pour resserrer si nécessaire les « spreads » de taux de ce pays. Pour bénéficier de l’appui de la banque centrale, les États membres doivent avoir une trajectoire budgétaire compatible avec les règles budgétaires communes et une politique macroéconomique soutenable. Si le nouveau gouvernement italien mène une politique budgétaire très expansionniste avec notamment l’instauration d’une « flat tax » à 15 % pour l’impôt sur le revenu, l’Italie pourrait perdre son éligibilité au TPI.
Une politique industrielle nationaliste (rejet des entreprises étrangères) irait également dans cette direction. Un risque de dérive du déficit public est fort probable, sachant qu’il dépasse déjà 5 % du PIB. L’Italie possède la dette la plus élevée après la Grèce. Elle représente 155 % du PIB, soit plus de 2 900 milliards d’euros.
Pour le moment, les investisseurs réagissent peu au risque de blocage européen en cas d’élection d’une coalition d’extrême droite. Le spread de taux d’intérêt à 10 ans entre l’Italie et l’Allemagne s’est ouvert, mais faiblement. Les cours boursiers n’ont pas plus souffert en Italie qu’ailleurs en Europe. Pour autant, la nomination du futur gouvernement pourrait constituer un choc avec une prise de conscience des difficultés réelles que connaît l’Italie : une faible production et un déclin démographique important. Depuis 1994, la productivité par tête a diminué de plus de 6 %. La population active devrait passer de 36 à 33 millions de 2016 à 2030.
L’Italie n’a engagé que 13 réformes sur les 61 prévues
En 2020, les Européens avaient décidé d’aider l’Italie qui avait été durement touchée par la première vague de Covid à la condition que des efforts soient réalisés pour moderniser l’économie et les administrations publiques. Le Président du Conseil des Ministres, Mario Draghi, avait obtenu de l’Europe plus de 190 milliards d’euros de dons et de prêts sur les 750 milliards d’euros du plan Next Generation. L’obtention des fonds européens suppose que l’Italie mette en place de nombreuses réformes de la fonction publique (numérisation), de la justice, des appels d’offres publics, du réexamen des dépenses, de l’enseignement supérieur, des politiques actives du marché du travail. 134 investissements ont été prévus dans le « Piano Nazionale di Ripresa e Resilienza » (transition écologique, transition numérique, résilience sociale). Or, pour le moment, l’Italie n’a engagé que 13 réformes sur les 61 prévues.
Les investisseurs ne croient pas à un scénario catastrophe
Giorgia Meloni a fait part de son souhait de revoir les conditions d’attribution des crédits du Plan Next Generation. Si une défiance à l’encontre de l’Italie prenait forme après les élections législatives, une forte hausse des spreads de taux avec l’Allemagne interviendrait avec l’apparition de l’anticipation d’un problème de solvabilité budgétaire. Si la Commission de Bruxelles bloquait les fonds du Plan de relance, les entreprises italiennes et les administrations ne bénéficieraient plus des crédits nécessaires pour leur modernisation, ce qui nuirait à la croissance. Les investisseurs ne croient pas à un scénario catastrophe car ils estiment que le nouveau gouvernement, comme souvent en Italie, composera avec les autorités européennes et qu’un accord sera trouvé. Le pays a besoin de l’Europe et celle-ci ne peut se permettre d’avoir une crise avec le troisième État de la zone euro. Mais à force de jouer avec la ligne rouge, une sortie de route n’est jamais impossible…
La croissance française devrait fortement ralentir en 2023, avec des risques de récession cet hiver, a estimé la Banque de France le 15 septembre.
La hausse du produit intérieur brut (PIB) va fortement décélérer, de 2,6% en 2022 à 0,5% en 2023, principalement en raison de la crise énergétique, selon le scénario de référence retenu pour les projections macroéconomiques sur trois ans de la banque centrale, qui prévoient un rebond de 1,8% en 2024.
Mais en raison de la volatilité des prix de l’énergie, l’incertitude est tellement forte pour la fin de 2022 et le début de 2023 que la Banque de France publie pour l’année prochaine une fourchette de l’évolution du PIB comprise entre + 0,8% et – 0,5%.
Elle n’exclut pas une « récession technique » de « deux ou trois trimestres de baisse du PIB aux alentours de l’hiver 2022-23″, a indiqué son directeur général, Olivier Garnier, lors d’une conférence de presse.
Quel que soit le scénario retenu pour l’an prochain, la Banque de France se montre plus pessimiste que le gouvernement, qui prévoit 2,7% de croissance pour cette année et 1% pour l’an prochain, en tablant sur la résilience de l’économie française.
Pour la banque centrale, on a « une résilience qui est meilleure que prévu au cours de la plus grande partie de 2022; un net ralentissement à partir de l’hiver prochain », dont l’ampleur est « entourée d’incertitudes très larges » et enfin « une reprise de l’expansion économique en 2024″.
Cette incertitude touche aussi le niveau de l’inflation qui, après avoir atteint 5,8% cette année, évoluera l’an prochain dans une fourchette comprise entre 4,2% et 6,9%, selon les projections.
Dans le scénario de référence, la Banque de France estime la hausse des prix pour l’an prochain à 4,7%.
Pour 2024, l’inflation reviendrait à 2,7%, alors que les incertitudes sont moins fortes à cette échéance pourtant plus lointaine, selon Olivier Garnier.
« Même si la guerre (en Ukraine, NDLR) devait malheureusement perdurer, les prix de l’énergie finiront inévitablement par se stabiliser voire baisser », estime dans le quotidien La Croix le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.
« Poison économique »
Pour mesurer l’inflation, la Banque de France utilise l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet la comparaison entre pays européens et accorde une place plus importante aux prix de l’énergie que l’indice des prix à la consommation (IPC) utilisé par l’Insee et le gouvernement français.
En août sur un an, l’IPC a progressé de 5,9% et l’IPCH de 6,6%, a rapporté jeudi l’Insee.
« La hausse des prix des biens alimentaires et des produits manufacturés ne se normaliserait que progressivement et demeurerait élevée en 2023″, tandis que le renchérissement des services serait tiré par la progression des salaires mais contenu par le plafonnement de l’indice de référence des loyers à 3,5% entre juillet 2022 et juin 2023.
« Les salaires augmentent, légitimement, mais nous ne voyons pas à ce stade de spirale » inflationniste, observe M. Villeroy de Galhau, qui réitère dans La Croix sa détermination à lutter contre l’inflation, alors que la Banque centrale européenne vient de procéder à un relèvement historique de 0,75 point de pourcentage de ses principaux taux d’intérêt, au risque de brider l’activité.
« Une inflation durablement trop élevée ne serait pas seulement un poison social pour les ménages, ce serait un poison économique, qui rendrait l’environnement beaucoup plus incertain, et empêcherait donc l’investissement et la croissance », souligne le gouverneur de la Banque de France.
Le niveau élevé de l’inflation pèse sur le pouvoir des ménages, qui devrait reculer de 0,3% cette année, et même de 0,5% quand on le mesure par habitant. Il resterait stable l’an prochain (0,2% et 0,0% par habitant) et repartirait à la hausse en 2024 (+1,6% et 1,4% par habitant), selon les projections trisannuelles.
Le ralentissement de l’activité aura enfin un effet sur l’emploi, selon la Banque de France, qui estime qu’avec de « moindres créations en 2023, malgré un net ralentissement de la population active, le taux de chômage remonterait un peu pour se stabiliser au voisinage de 8% en 2024″.
« Gouverner c’est détruire », proclame Shang Yang au IVème siècle avant J.C. Les Chinois en savent quelque chose, eux qui sont passés par toutes les autodestructions possibles. Xi Jinping au sommet de Samarcande se propose de guider le monde.
Certains gouvernements savent détruire mieux que d’autres. L’Histoire déterre cadavres d’empires, royaumes et cités florissantes. Ceux qui croient les nations éternelles oublient : il y a plus de peuples disparus que d’archives nationales. D’où surgit, trou noir, la disparition ?
Les populations sont ravies de voir le pouvoir se désagréger
Les Etats ne tombent pas peu à peu, minés par une longue décadence. Au contraire, les Etats décadents –Chine, Egypte, Rome, Byzance, France- vont de sursauts en sursauts. Les grandes maisons chutent d’un coup, aspirées par surprise – Incas, Grand Moghol, Bagdad, URSS -. Est-ce l’or, la bataille, le barbare, le climat, la maladie ? Ils ont bon dos. Plus personne n’en veut, c’est tout.
Le plus souvent, les populations, asservies, sont ravies de voir le pouvoir se désagréger. Ainsi s’expliquent invasions et destructions, abandons de poste. Histoires anciennes ? Les migrations ne sont-elles pas des fuites de pays où tout espoir semble chassé ? Fuir, le seul espoir.
Liban, Sri Lanka, Birmanie, Haïti, Pakistan, Turquie…
Au Liban, 40% des Libanais souhaitent émigrer. Il y a deux ans, l’explosion du port de Beyrouth tuait deux cents personnes et révélait la mise en coupe déréglée du pays. Le PIB par habitant était de 7590$ en 2018. Il est aujourd’hui à 2756$, le niveau de l’Iran, un peu au-dessus du Bengladesh (2500$), derrière l’Égypte ou la « Palestine » (3660$). La ruine n’est pas venue par hasard : partage du pouvoir, soumissions, mainmise du Hezbollah, prébendes et vols des seigneurs de guerre.
Sri Lanka, 22 millions d’habitants, un modèle auquel l’ONU attribuait un indice de développement humain (IDH) supérieur à celui de l’Inde. Certes, la démocratie y était imparfaite, la famille Rajapaksa avec Mahinda (Président de 2005 à 2015) puis Gotabaya son frère (de 2019 à sa fuite), contrôlait le pays. La corruption fleurissait, mais l’éducation aussi. L’écologie devenait le signe de la modernité : interdiction des engrais. L’agriculture productiviste jetée aux poubelles de l’Histoire, le prix des denrées alimentaires (sucre, riz, légumes) s’envole, la production de thé chute de 40%, les exportations s’effondrent, la monnaie aussi (-80%). Les Chinois, qui ont beaucoup prêté, (13% du montant de la dette), ont demandé le port d’Hambantota pour 99 ans. Le contrat des impérialistes britanniques prenant le port de Hong Kong.
Quel est le meilleur exemple de corruption, toujours de connivence avec les réseaux criminels ? Les Birmans, avec leur junte ? Haïti, avec ses gangs ? Le Pakistan, la Turquie, le Laos, le Népal ? L’exil montre la voie : Venezuela (3.6 millions d’exilés), Syrie (6.6 millions), Afghanistan (2.7), Myanmar (1.1), Soudan du sud (2.4). Les gens partent le plus souvent à cause des guerres civiles, voire de la famine organisée, moyen le plus sûr pour détruire un pays.
Le Pakistan a 230 millions d’habitants. Le pays est inondé aux deux tiers : 1500 morts « seulement ». Il en mourra bientôt d’autres d’épidémie. Peut-être de faim : l’aide alimentaire est une arme décisive dans le clientélisme. Le Pakistan vit un chaos politique, entre les dynasties Bhutto et Sharif, unies contre Imran Khan, populiste islamiste ami des Russes et des Talibans. Seule autorité : l’armée, jugulaire corrompue qui étrangle le pays, profite des désordres, de l’étranger proche, de ses guerres et ses trafics. Ce n’est pas la mousson qui détruit le pays, c’est son gouvernement.
L’Ukraine, détruite matériellement, est renforcée moralement. La Russie est touchée en son « âme ».
Il y a aussi la guerre extérieure. Elle permet de compenser une perte de légitimité : rassembler autour du drapeau. D’autant qu’une guerre extérieure a l’avantage de détruire plutôt l’adversaire que soi-même. La destruction de l’Ukraine est impressionnante. Le PIB, si on peut encore le mesurer au milieu des décombres, aurait diminué de moitié. Pourtant, l’Ukraine, comme pays, apparait renforcé. Jusqu’à présent, il y avait un doute sur la cohésion du pays. Réponse a été donnée. Après tout, il suffisait de se rappeler que l’indépendance avait été adoptée par plus de 90% des électeurs, même en Crimée (seulement 80%). L’Ukraine, détruite matériellement, est renforcée moralement. La victoire est une dopamine.
L’inverse pour la Russie. Son PIB n’aurait chuté « que » de 6%, Plus grave : la Russie est touchée en son « âme ». Les arrestations se multiplient. Plus d’opposition libre, plus de médias libres, 500. 000 Russes sont partis. Il faudra reconstruire la Russie aussi.
La Turquie vivait un miracle économique, elle coule. La monnaie turque a encore perdu 50% de sa valeur. L’inflation atteint 80%. Et dire que certains prennent Erdogan pour un malin, parce qu’il se vend aussi bien aux Russes qu’aux Américains. Ce sont les Turcs qui paient.
En Afrique, quelques îlots résistent à des guerres civiles toujours sous-jacentes
A observer tristement Syrie, Libye, Iran, Yémen, on trouve toujours répressions et guerres civiles. En Afrique, quelques îlots résistent à des guerres civiles toujours sous-jacentes, la violence justifie un faux ordre qui est tension de désordres, profit de chaos.
L’Onu, la Banque mondiale, expliquent qu’un peu de démocratie ne nuirait pas aux affaires et renforcerait la stabilité. La leçon passe mal, comme toutes les leçons. Ce qui n’empêche pas de constater qu’au fond, face à la pauvreté, la misère, la violence, ce ne sont pas les moyens qui manquent, mais la façon de les utiliser.
L’Afrique a reçu l’équivalent de cent fois le plan Marshall depuis la décolonisation, détourné par la corruption. La Russie devrait être richissime. Le Moyen-Orient voir le miel couler à flots, grâce au pétrole. Le Venezuela et l’Argentine étaient parmi les pays le plus riches et les mieux éduqués du monde : ruinés.
Que se passe-t-il pour que la guerre, la pauvreté, la violence, l’exil, gagnent petit à petit ? Ce n’est pas la religion : il y en a partout. Ni l’idéologie : pas besoin de cela pour affamer. Ni la corruption, même si elle nourrit les régimes autoritaires où l’arbitraire enrichit. Ni l’esprit de conquête : rares sont les fous qui se prennent pour Napoléon ou Alexandre.
Toute autodestruction commence par la démagogie, les vivats de la foule et le sourire des courtisans.
Ce qui détruit le plus un pays, c’est la bêtise. L’immense bêtise en matière politique, immense parce qu’elle est généralement approuvée. Toute autodestruction commence par la démagogie, les vivats de la foule et le sourire des courtisans. Poutine, Erdogan, Chavez n’ont-ils pas leurs admirateurs même hors de leur pays ? Qui admire le Suisse Max Petitpierre ou Don Pepe, qui fit de la caserne une université et installa la démocratie au Costa Rica ?
Les démocraties n’en sont pas épargnées. On comprend bien l’alliance des petits et du Caudillo, vieille recette que l’on joue depuis les tyrans grecs, sous la forme des fascismes, communismes, populismes. Trump, Dutertre, Bolsonaro jouent cette partition. Mais les autres : les polis, les bourgeois, les bien-pensants, manqueraient-ils de démagogie, voire de bêtise ? Justin Trudeau s’est affiché pleurant la Reine comme si c’était Lady Di.
Tout pouvoir qui ne fait rien, face à une nouvelle émotion, abdique.
Aucun pouvoir ne se prive d’une posture, aucun pouvoir ne se satisfait de ne rien faire. Un vent, la pluie, un virus, un trop-plein d’or, une pénurie de gaz, un drame, chacun y va de sa solution, de sa protection. Un pouvoir qui ne fait rien est un pouvoir qui se dénigre. « Mieux vaut une mauvaise action qu’un silence » ; « mieux vaut une sale guerre qu’une bonne paix ». Ne faut-il pas contrôler le climat et le genre, les masques et le sang, les agences de presse et les taux d’intérêt, l’eau et le sucre, les données et les images, les chansons et les drones, le sous-sol et le metavers ? Tout pouvoir qui ne fait rien, face à une nouvelle émotion, abdique.
C’est dans la prétention de diriger le monde que git la bêtise la plus profonde.
Dommage : les princes qui renoncent sont parfois les meilleurs. C’est dans la prétention de diriger le monde que git la bêtise la plus profonde. Moins le gouvernement promet, moins il prétend, mieux c’est, surtout en cas de crise. Xi Jinping devrait humblement méditer cette réponse de Lao Tseu à Shang Yang : « Si le gouvernement reste tranquille, le peuple reste pur ».
Laurent Dominati
a. Ambassadeur de France
a. Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press
Bonjour à tous, bienvenue dans votre flash du 19 septembre. On commence la semaine par l’arrestation arbitraire de 2 Françaises au Nicaragua – La fermeture de Google Flight et la difficile réforme des retraites en France.
2 Françaises dans les geôles d’Ortega
La police a tenté, ce mardi 13 septembre 2022, de capturer l’opposant Javier Álvarez Zamora à son domicile. Mais ce dernier avait décidé de quitter le Nicaragua pour le Costa Rica afin d’obtenir la protection internationale. Ne l’ayant donc pas trouvé chez lui, les « forces de l’ordre » ont arrêté arbitrairement sa femme Jeannine Horvilleur Cuadra, 63 ans, et Ana Carolina Álvarez Horvilleur, 43 ans, toutes deux de nationalités nicaraguayenne et française ainsi que Félix Roiz, mari d’Ana Carolina Alvarez Horvilleur. La situation est suivie de près par les autorités françaises.
Google Flight à destination ou au départ d’Europe, c’est fini !
La plateforme de Google qui formait un véritable raccourci dans les recherches des utilisateurs, et qui faisait de l’ombre à tous les autres services, ne sera plus disponible au départ ou à destination de l’Europe à partir du 30 septembre prochain. Pour l’occasion, la firme américaine a dévoilé les datas accumulées par le comparateur de prix de 2017 à 2022. Lesfrancais.press en ont tiré des conseils pour acheter vos billets d’avion aux meilleurs prix dans un dossier disponible sur son site.
En France, une réforme des retraites qui ne passe pas
Vendredi 16 septembre, lors d’une réunion avec les patrons de sa majorité présidentielle, le chef de l’Etat a défendu sa volonté de mettre en place rapidement une réforme des retraites, mais n’a pas précisé si elle sera incluse dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Pour lui, sa mise en place rapide permettrait de gagner du temps législatif et, surtout, de réellement mettre en application la réforme des retraites dès l’été 2023, comme ne cesse de le marteler le président de la République. La levée de boucliers a été unanime tout au long du week-end. Réponse dans quelques semaines.
C’est tout pour aujourd’hui, prenez soin de vous, où que vous soyez !
C’est une petite communauté de 800 âmes qui réside au Nicaragua, souvent des cadres expatriés ou des bi-nationaux. C’est le cas de 2 Françaises incarcérées par le régime, non-démocratique, s’il faut le préciser, depuis mardi 13 septembre 2022. La raison : les bisbilles du mari et père de nos compatriotes avec les autorités locales, Monsieur étant introuvable, sa femme et sa fille ont filé en prison en représailles.
Un régime narcotrafiquant
Depuis le retour au pouvoir de Daniel Ortega en 2007, le pays s’est enfoncé dans un régime autoritaire laissant peu de place à la contestation et utilisant la majeure partie des institutions de l’Etat au seul profit de la famille présidentielle.
Depuis leur maison, faisant aussi office de bureau présidentiel et de bureau central du parti au pouvoir, le Front sandiniste de libération nationale (FSLN), Ortega et sa femme et vice-présidente, Rosario Murillo, ont réussi à prendre le contrôle sur la majeure partie des ressources du pays. Les institutions et administrations publiques sont sous surveillance étroite, le parti soumis à une stricte discipline partisane où toute contestation produit une exclusion automatique, les médias, télévisions et radios ont été achetés par la famille présidentielle, les grands groupes économiques sont devenus dépendants du pouvoir contrôlant et distribuant l’accès aux ressources économiques, les partis d’opposition interdits ou cooptés, tandis que de vastes réseaux de clientèles permettent d’obtenir le soutien de certains secteurs populaires.
La main-mise du couple présidentielle est rendue possible par la mise en place d’une armée irrégulière d’hommes à la violence extrême qui répondent aux seuls ordres d’Ortega. Elle est financée grâce au soutien aux passeurs de drogue, à destination des USA ou de l’Europe, qui ont pignon sur rue dans cet Etat d’Amérique centrale.
Le pays entier, craignant enlèvements et affrontements nocturnes, est enfermé chez lui après 18 heures. Ceux qui le peuvent prennent la fuite. La peur se diffuse, elle paralyse de nombreuses familles, mais pas toutes. De fait, la résistance civique se poursuit et semble tout aussi déterminée.
C’est dans ce contexte qu’est intervenue l’incarcération des deux Françaises ce mardi 13 septembre 2022.
Une arrestation politique
La police a tenté, ce mardi 13 septembre 2022, de capturer Javier Álvarez Zamora à son domicile. Mais ce dernier avait décidé de quitter le Nicaragua pour le Costa Rica afin d’obtenir la protection internationale. En effet, M. Álvarez Zamora est un opposant politique bien connu au dictateur Ortega, mais il nie avoir avoir un rôle actif dans les actions menées contre les forces présidentielles.
Ne l’ayant, donc, pas trouvé chez lui, les « forces de l’ordre » ont arrêté arbitrairement sa femme Jeannine Horvilleur Cuadra, 63 ans, et Ana Carolina Álvarez Horvilleur, 43 ans, toutes deux de nationalités nicaraguayenne et française ainsi que Félix Roiz, mari d’Ana Carolina Alvarez Horvilleur. Ce dernier dirige une entreprise spécialisée dans l’approvisionnement en eau de la capitale nicaraguayenne.
Les autorités consulaires mobilisées
La situation est suivie de près par les autorités françaises. Les deux femmes ayant la double nationalité française et nicaraguayenne, l’assistance consulaire a pu être déclenchée, tout au moins du côté français.
« L’ambassade est pleinement mobilisée, en liaison avec le poste de rattachement consulaire au Costa Rica. »
La porte-parole du ministère français des Affaires étrangères
Ne disposant pas de consulat dans le pays, la France s’appuie évidemment sur son ambassade et sa section consulaire. Le Conseil consulaire, réunissant 3 pays : le Costa Rica, l’Honduras et le Nicaragua, est présidé par Denis Glock qui n’a toujours pas réagi ce dimanche 18 septembre quand nous publions ces lignes.
Vous connaissez la fameuse légende urbaine des billets moins chers sur certaines plages horaires : la nuit, et surtout le mardi ? Plus qu’une légende, à l’occasion de la fermeture du service de réservation en ligne de billets d’avion, au départ ou à destination d’Europe, du moteur de recherche Google, la firme américaine a dévoilé les datas accumulées par le comparateur de prix de 2017 à 2022. On les a décryptées pour les Français de l’étranger et on vous donne les stratégies qui en découlent.
Première leçon, votre approche doit être différente pour un vol court ou moyen-courrier que pour un trajet entre deux continents.
Les courts et moyens-courriers
Qu’est ce qu’un vol court ou moyen courrier ? Leur rayon d’action est de 500 à 5000 kilomètres et ils transportent entre 70 et 200 passagers. Pour Air France, ils correspondent aux vols desservant l’Europe et l’Afrique du Nord.
Tout d’abord, avec les données enregistrées par Google Flight de 2017 à 2022, on constate donc que les prix étaient généralement moins chers de 1,9 %, la nuit du mardi, comparés aux prix affichés les week-ends. Mais on apprend aussi que les départs le lundi, mardi ou mercredi étaient en moyenne 12 % moins chers que les billets au départ le week-end.
Globalement, pour pouvoir acheter les billets le moins cher, il faudrait réserver ses billets entre 3 et 8 semaines avant le décollage, avec un prix le plus bas en moyenne au 44e jour avant le décollage.
Les longs-courriers
Dans cette catégorie, vous trouvez des avions de ligne pouvant voler sur 15 000 kilomètres de distance. Ils peuvent emporter plus de 200 passagers. Ils sont généralement dédiés aux vols transatlantiques ou entre les rives du Pacifique.
Pour un vol long et moyen-courrier en partance ou à destination de la France, le moment idéal est de 129 jours, selon Google Flight, avant la date de départ. La différence peut être en moyenne de -16 %. En revanche, une réservation de dernière minute verra les prix augmenter d’environ 29 %.
Quel comparateur pour avoir le meilleur prix ?
La plateforme de Google qui formait un véritable raccourci dans les recherches des utilisateurs, et qui faisait de l’ombre à tous les autres services, ne sera plus disponible en Europe à partir du 30 septembre prochain. Pourquoi ? Car si les clients consultaient le service, Google n’est jamais arrivé à obtenir des commissions des compagnies aériennes.
Mais alors vers quel site se retourner ? Ils proposent tous des services équivalents et accèdent aux mêmes bases de données. Alors pour obtenir un bon prix, c’est à vous de mettre en place quelques astuces pour éviter l’IP tracking et ainsi éviter que le comparateur vous identifie et adapte la politique tarifaire à vos envies. Dimanche prochain, je vous donnerai les astuces pour échapper à ce piège marketing.