La compagnie aérienne du Golf, qui a mis en place des normes de sécurité de pointe depuis la reprise de ses opérations en mai, est passée à l’échelon supérieur avec un «score de voyage sûr» de 4,4 sur 5,0 parmi plus de 230 compagnies aériennes notées dans le monde entier.
Ce score est basé sur un audit indépendant de 26 paramètres de santé et de sécurité qui évaluent les protocoles de sécurité, de commodité des voyageurs et de l’excellence du service annoncés par les compagnies aériennes.
Une lutte contre la COVID-19 exemplaire
Les mesures de sécurité mises en place par Emirates incluent la distribution de kits d’hygiène gratuits, des barrières de protection aux comptoirs d’enregistrement et aux comptoirs d’immigration, des équipements de protection individuels et de nouveaux protocoles de sécurité pour le personnel de cabine et les employés de l’aéroport impliqués dans le service à la clientèle, sans oublier les procédures de nettoyage des avions qui sont intensifiées, y compris le nettoyage et la désinfection fréquents des toilettes des avions toutes les 45 minutes pendant les vols, parmi plusieurs autres mesures.
Flexibilité pour satisfaire les voyageurs
Emirates arrive également en tête des compagnies aériennes internationales en matière de confort et de commodité pour les voyageurs, une autre sous-catégorie évaluée par le Baromètre Safe Travel.
La compagnie aérienne a été la première du secteur à offrir à ses clients une couverture Covid-19 gratuite pour encourager les passagers à voyager en toute confiance, sachant que les frais médicaux allant jusqu’à 150000 Euros et les frais de quarantaine de 100 Euros par jour pendant 14 jours seront couverts s’ils reçoivent un diagnostic positif au Covid-19 pendant leur voyage, alors qu’ils sont loin de chez eux. Les conditions de réservation d’Emirates offrent également aux clients une grande flexibilité et une grande confiance pour programmer leur voyage.
Les clients ont la possibilité de modifier leurs dates de voyage ou de prolonger la validité de leur billet de 2 ans. En outre, la compagnie aérienne a lancé des initiatives pour aider ses fidèles passagers qui sont membres d’Emirates Skywards à conserver leur statut actuel et leur propose de nouvelles façons de gagner et de dépenser leurs Miles.
Le chef de l’Etat a annoncé, ce mardi 24 novembre à 20h (CET), la poursuite des mesures de privation de liberté. Le pays n’est pas encore prêt à un déconfinement complet, au vu de la pression hospitalière et de la circulation encore active du Covid-19 en France.
« Le pic de la second vague est passé. »
Emmanuel Macron
Emmanuel Macron a, donc, donné au pays une feuille de route pour les prochaines semaines.
Des mesures concrètes
Les commerces dits « non essentiels » peuvent rouvrir le 28 novembre au matin en respectant un tout nouveau protocole sanitaire qui devra être strictement respecté. Les offices religieux pourront également reprendre. Les librairies, bibliothèques seront aussi ouvertes.
Les attestations de déplacement seront encore maintenues. Cependant de nouvelles possibilités sont données aux Français comme la possibilité de dépasser le Km pour les ballades. Il sera désormais possible de circuler pendant 3 heures et ce pendant 3 heures.
Le 15 décembre, une nouvelle étape sera passée. Les déplacements seront libres, les cinémas, les théâtres pourront aussi réouvrir. Cette phase est conditionné à un nombre de contaminations quotidiennes inférieur à 5000 par jour.
Cependant, un couvre-feu sera mis en place à cette même date à partir de 21h et jusqu’à 7h. Il y aura une exception pour le 24 et le 31 décembre.
Les évènements, les parcs d’attractions, comme les bars, restaurants et les salles de sport ne devraient quant à eux ne rouvrir qu’au milieu de janvier 2021 au mieux. Les stations de Ski ne seront pas ouvertes non plus pour les fêtes. Il y aura une coordination européenne sur ce secteur touristique.
La prochaine étape sera le 20 janvier avec l’espoir d’un retour à la normal complet.
« Tout faire pour éviter une troisième vague »
Emmanuel Macron
Le vaccin est la priorité pour les prochains mois. Le Président de la République s’engage, cependant, à ne pas rendre la vaccination obligatoire. La priorité sera donnée aux citoyens les plus âgés lors de la distribution. Tous les nationaux y iront accès à terme, même ceux non résidents.
« La vaccination doit se faire de façon transparente »
Contrairement au premier confinement, les frontières européennes internes sont ouvertes. Les Français qui habitent dans l’un de ces pays (y compris le Royaume-Uni) n’ont pas l’obligation de se faire dépister.
Pas de test, non plus, à présenter en provenance d’Andorre, d’Islande, du Liechtenstein, de Monaco, de Norvège, de Saint-Marin, de Suisse, d’Australie, du Japon, de Nouvelle-Zélande, du Rwanda, de Singapour, de Corée du Sud et de Thaïlande.
Pour les autres un PCR est indispensable. Il est à réaliser avant le départ, si cela n’est pas possible vous devez contacter votre consulat et vous informer auprès de votre aéroport d’arrivée afin de vous assurer de la possibilité de réaliser sur place et rapidement le test. Il vous faut vérifier aussi auprès des autorités locales quelles seront les conséquences de votre voyage en France (quarantaine, interdiction de revenir, test PCR, etc.)
Sur place, vous devrez vous plier aux règles en vigueur au moment de votre séjour, cela implique définir un « lieu de confinement ». A partir de ce port d’attache, vous pourrez circulez selon les consignes de l’Etat français.
Jean-Luc Mélenchon a déclaré sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, dimanche 8 novembre, lors du journal télévisé de TF1. C’est la troisième fois, après 2012 et 2017, qu’il se présente à ce scrutin.
Le chef de file de La France insoumise (LFI) a conditionné, cette fois, sa participation à la course présidentielle à une « investiture populaire » de 150 000 personnes devant appuyer sa candidature par le biais d’une plate-forme numérique, Nous sommes pour.
Des expatriés fraudeurs
Et pour convaincre, il attaque, comme en 2017, les expatriés. Lors d’une émission politique ce dimanche 19 novembre sur France 3, il a relancé l’impôt universel sur le modèle américain, soit une imposition au passeport. Car pour lui, tous les expatriés sont des fraudeurs potentiels et quitter la France fait de vous un citoyen suspect.
Qu’importe le lieu où un citoyen français vivra dans le monde : avec Jean-Luc Mélenchon président, il devra déclarer ses revenus à la France et payer ses impôts à Bercy.
Une promesse de campagne irréalisable ?
Créer un impôt attaché à la nationalité française, ça revient à faire payer ceux dont le domicile fiscal se trouve à l’étranger. Ce projet est en contradiction avec toutes les conventions fiscales ratifiées par la France et s’oppose au droit européen . Cet impôt dérogerait au principe de territorialité fiscale, appliqué quasi-universellement.
C’est donc pratiquement impossible à mettre en place à moyen terme. En plus de la contrainte du droit européen, l’Etat serait, donc, dans l’obligation de renégocier plus de 120 conventions fiscales, sans parler de la mise en place d’un FATCA à la française (et n’est pas les Etats-Unis qui veut!)
Les services d’urgence à travers l’Europe ont enregistré une hausse allant jusqu’à 60% des appels de femmes victimes de violences conjugales pendant les confinement liés à la lutte contre le nouveau coronavirus, a indiqué l‘OMS Europe. Cette situation est rencontrée dans tous les pays soumis à de telles mesures.
Selon l’OMS, les violences intrafamiliales, envers un conjoint ou un enfant, tendent à augmenter en période de crise, notamment avec les mesures de restriction et de confinement mises en place pour limiter la propagation du nouveau coronavirus. L’agence des Nations Unies chargée de la santé sexuelle et reproductive (UNFPA) estime que 31 millions de cas supplémentaires de violences familiales ont été à déplorer dans le monde cette année.
Les femmes expatriées aussi victimes
Au sein des familles expatriées, des scènes d’une rare violence, amplifiées par l’isolement, le déracinement, se déroulent aussi. Et souvent dans le silence ! En effet, aucun organisme de soutien, aucune statistique, aucun service dédié dans les consulats, n’existent.
Pour une femme victime, au sein d’un couple expatrié, de violences conjugales, la promesse d’une nouvelle vie peut virer au cauchemar. La victime se trouve en effet isolée de sa famille, de son groupe d’amis resté en France. Elle ne parle pas toujours la langue du pays d’accueil. De plus elle peut dépendre de son conjoint pour les finances, le visa, l’accès aux soins.
Aussi, la famille peut vivre dans un pays où la législation locale ne réprime pas les violences conjugales, ou les admet ouvertement (certains pays de droit musulman).
Un webinaire pour les expatriés
A l’approche du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des Femmes, c’est Europe Ecologie Les Verts – Hors de France qui s’est mobilisé.
Le 23 novembre, la section dédiée aux expatriés a organisé un webinaire visant à aborder cette problématique d’un point de vue juridique et politique, tant à l’échelle locale qu’au niveau international.
Quelles mesures ont été mises en place pendant la crise ? Ont-elles protégé efficacement les victimes de violence pendant le confinement ? Quels sont les mécanismes de protection prévus au niveau européen et à l’international ? Toute une série de questions ont été abordées.
Autour de Jeanne Barseghian, la Maire de Strasbourg, Mélanie Vogel, elle-même expatriée à Bruxelles et membre de la direction du Parti Vert Européen, avait convié les participants à un échange avec Marie-Cécile Naves, directrice de recherche à l’IRIS, directrice de l’Observatoire Genre et Géopolitique à l’IRIS.
En 2017, le gouvernement français avait pris l’engagement d’accompagner le budget de l’État d’un volet « vert ». Le projet de loi de finances pour 2021 est le premier à traduire en actes cette promesse. Lors de la réunion de la « Paris Collaborative on Green Budgeting » organisée au début du mois d’octobre, des responsables du Trésor français ont présenté aux délégués de l’OCDE la façon dont l’administration avait bâti son budget vert en identifiant les dépenses compatibles avec les objectifs de l’accord de Paris.
Cette classification des dépenses a également permis au gouvernement de présenter un plan de relance post covid-19 comportant 30 milliards d’euros à la transition écologique.
Impact environnemental des décisions budgétaires
La budgétisation environnementale se généralise au sein des pays de l’OCDE. Plus de la moitié des pays membres de l’organisation envisagent d’utiliser des instruments de budgétisation verte dans le cadre de leurs programmes de relance. Outre le système d’identification des dépenses budgétaires ayant un impact sur l’environnement utilisé par la France, d’autres pays prévoient de réaliser des évaluations d’impact environnemental et climatique de mesures individuelles ou de soumettre les mesures de relance au principe de conditionnalité environnementale.
Certains, comme la Colombie, le Danemark, l’Espagne, la Lettonie et le Portugal, projettent d’évaluer l’incidence du plan de relance dans sa globalité sur les objectifs environnementaux et climatiques.
Taxation des véhicules au poids
Les gouvernements multiplient les mesures environnementales qui ne sont pas toutes populaires. Derrière ces mesures peuvent se masquer des intentions plus protectionnistes. Ainsi, la France a décidé d’imposer une taxation des véhicules au poids, pour celles dépassant 1,8 tonne, sachant qu’une seule voiture française dépasse ce poids, l’Espace V de Renault.
L’Irlande, connue pour sa fiscalité accommodante, vient néanmoins d’annoncer une hausse des prix du carbone dans le cadre de son budget pour 2021. Ce pays se conforme aux préconisations de l’OCDE qui souhaite le développement d’outils fiscaux visant à accélérer la transition énergétique et d’instruments de tarification du carbone. Pour l’organisation, les ménages et les entreprises privilégieront spontanément la sobriété en carbone s’ils savent que les prix du carbone augmenteront au fil du temps.
L’exemple irlandais
L’OCDE considère que les États doivent concilier mesures fiscales et dispositifs de soutien budgétaires afin de ne pas créer de blocages au sein de l’opinion publique. Elle estime que le budget irlandais pour 2021 est équilibré. Celui prévoit 8.5 milliards d’euros pour aider les particuliers et les entreprises touchés par le COVID-19 à réaliser des investissements compatibles avec la transition énergétique. Il intègre également une augmentation de la taxe carbone de 7,50 euros par tonne, de 26 euros à 33,50 euros tout en relevant les taux applicables aux voitures taxées en fonction de leurs émissions de CO2.
Le gouvernement irlandais a également prolongé l’exonération de la taxe d’immatriculation des véhicules électriques. Afin de soutenir le pouvoir d’achat des contribuables les plus modestes, le gouvernement a également augmenté le montant de l’indemnité versée sous condition de ressources pour aider les ménages pendant les mois d’hiver. Le budget pour 2021 de l’Irlande comporte également un programme en faveur de l’agriculture afin qu’elle soit moins polluante
Au-delà de la France et de l’Irlande, les États européens, notamment en prévision du futur plan de relance de la Commission de Bruxelles, élaborent leurs politiques publiques en tenant compte des impératifs environnementaux. Des pays comme la République tchèque et la Roumanie ont, ainsi, entrepris des efforts importants pour décarboner leur production d’énergie électrique.
Le soutien à l’industrie apparaît étrangement en retrait au regard des besoins d’investissement. Le défi à relever pour les États européens est de développer un secteur industriel en phase avec les impératifs de la transition énergétique. L’industrie automobile européenne ne dispose pas en son sein d’une entreprise comme Tesla qui est devenue la première capitalisation mondiale de ce secteur. Elle a pu s’appuyer sur les avancées technologiques des entreprises du digital, la solution logicielle étant au cœur des performance de ses véhicules.
Les sociétés européennes avaient à partir des années 1980 misé sur les moteurs diesel, rendant la reconversion actuelle plus difficile. Même Renault et BMW qui furent les premiers à compter un modèle 100 % électrique destiné au grand public ont mis du temps pour développer d’autres modèles équipés de moteurs électriques.
Les Vingt-sept n’ont pas trouvé d’accord, jeudi (19 novembre), sur le budget et le plan de relance post-Covid, menacés par un veto hongrois et polonais.
Réunis en visioconférence, les Vingt-sept dirigeants européens n’ont pas tranché, jeudi 19 novembre, sur l’idée de suspendre le versement de fonds de l’UE aux pays qui ne respecteraient pas l’État de droit et se laissent plus de temps pour se pencher sur la question.
Le Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orban et son homologue ultraconservateur polonais Mateusz Morawiecki ont menacé d’y mettre leur veto. Ils se savent visés : la Commission enquête déjà sur l’indépendance de la justice, des médias et des ONG dans leurs pays. Ils ont l’appui de Janez Jansa : proche d’Orban, le Slovène dit redouter des décisions arbitraires et politiquement motivées.
En quoi est-ce inquiétant ?
Faute d’accord sur la question de l’État de droit, c’est tout le budget européen qui se retrouve gelé, soit 1 090 milliards d’euros par la période 2021-2027. Ainsi que le plan de relance de 750 milliards censé amortir le choc économique du Covid-19. Or le temps presse, notamment pour les pays du Sud (Italie, Espagne…), laminés par la crise sanitaire dès le printemps.
Comment sortir de l’impasse ?
En feintant. France et Pays-Bas n’excluaient pas, hier, de recourir à une procédure législative ou un traité qui permettrait d’avancer temporairement sans la Hongrie et la Pologne. Une partie de l’argent pourrait être débloquée en urgence. Mais cela compromettrait les emprunts promis en commun, pour la première fois. Reste donc l’espoir que Budapest et Varsovie cèdent in fine… Leurs pays, qui figurent parmi les premiers bénéficiaires de fonds européens, ne pourront pas s’en priver éternellement. D’autant qu’ils sont, à leur tour, rattrapés par le Covid.
La Cour de discipline budgétaire et financière a remis, le jeudi 19 novembre 2020, son arrêt suite une action directe de l’instance contre l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger (AEFE).
Une mauvaise gestion des appels d’offres ?
Dans cette décision, la Cour condamne deux anciennes directrices de l’AEFE pour des irrégularités relatives à la mise en œuvre des règles du code des marchés publics, commises à l’occasion d’achats de fournitures et prestations de services et de la reconduction de deux marchés informatiques.
Les deux personnalités concernées sont deux diplomates nommées à la tête de l’Agence de 2008 à 2013 et de 2013 à 2016. Les deux furent, pourtant, récompensées pour leur service en obtenant des postes prestigieux alors que la Cour des Comptes alertait publiquement sur la mauvaise gestion effective de l’AEFE sous ces mandats.
Mauvaise gestion ou simple erreur ?
A leur décharge, la gestion d’une institution comme l’AEFE, présente sur 5 continents avec plus de 500 établissements, n’est pas une sinécure. On leur reproche d’avoir « saucissonné » les marchés afin de faciliter leur attribution. Comme toujours, sous un certain seuil, les démarches sont simplifiées. L’administration de l’enseignement à l’étranger a pu ainsi se passer d’appels d’offres sur les marchés incriminés.
Pour les condamnées, comme elles l’indiquent dans leurs mémoires de défense, elles ne sont pas responsables. Ce sont leurs subalternes, qui détenaient une délégation de signature, qui se seraient trompés.
Un peu facile, diront certains et c’est le cas de Pierre Ciric, ancien Président de l’association des parents d’élèves du Lycée français de New-York et avocat dans la grosse pomme.
20 ans de combats pour le respect de l’Etat de droit par l’AEFE
L’avocat est en effet à l’origine de 20 actions contre l’Agence en 19 ans. Au fil des années, il a soulevé de nombreux lièvres.. L’inégalité de traitement lors de l’attribution des bourses, les hausses des frais de scolarité liées à une mauvaise gestion des établissements, la gestion du parc immobilier, etc..
S’il n’est pas à l’initiateur de l’action de la Cour des Comptes (c’est une procédure interne à l’administration qui a conduit à ces condamnations), il agite tout de même les tribunaux. En effet, l’AEFE et les personnes concernées sont poursuivies au pénal par Pierre Ciric. Mais il n’y a pas que ces dossiers.
On vous invite à écouter le podcast audio que nous avons réalisé le vendredi 20 novembre 2020 avec Pierre Ciric. Nous revenons sur l’ensemble des actions menées et on décortique l’avenir juridique de l’AEFE.
Crise juridique mais évidemnent aussi sanitaire, confiance érodée entre les établissements et la direction parisienne, diminution des effectifs, les nuages s’accumulent sur l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger.
Emmanuel Macron agite la presse internationale. Après avoir donné une interview à Al Jazzeera, corrigé le Financial Times, reproché à la presse américaine de s’enfermer dans un communautarisme suspect, il a affiché son désaccord avec la ministre de la défense allemande sur l’OTAN, puis, dans « Jeune Afrique », dénoncé les manœuvres de la Turquie et de la Russie, en Afrique. Chacun en prend pour son grade, avant de conclure par un entretien de haut vol donné à « Le Grand Continent », une revue fondée par l’Ecole Normale Supérieure, pour rappeler qu’en France, on pense. Le Président aussi. (Lesfrancais.press reportent l’entretien tel qu’il a été publié sur le site de l’Elysée)
Difficile de contester les principes rappelés par Emmanuel Macron : coopération internationale, autonomie stratégique européenne, partenariat Europe Afrique, importance des valeurs, au premier rang desquelles le combat pour la liberté : Tout cela est bel et bon.
La vision française est-elle la bonne?
Et pourtant. Outre l’art de se fâcher avec tout le monde (Américains, Britanniques, Russes, Allemands, Turcs, Chinois…), la vision française donnée au monde est-elle la bonne ?
Quand Emmanuel Macron appelle propose de « Faire de l’Europe la première puissance éducative, sanitaire, digitale et verte. », il souligne les manques ou les illusions, et le doute, au delà des mots, s’installe. N’y aurait-il pas trop de mots, justement ? N’est-on pas à coté de la plaque ?
Le « nouveau capitalisme » dont parle Emmanuel Macron ferait du commerce une variable seconde, après celle du réchauffement climatique et de la lutte contre les inégalités. Ce serait le « Consensus de Paris ». Le contraire de ce que vient de faire la Chine et quinze pays d’Asie qui viennent de signer le plus grand accord de libre échange de la planète. Ils croient -sont-ils naïfs !- que la mondialisation a fait sortir de la pauvreté des centaines de millions de personnes, et réduit les inégalités, en rattrapant le niveau de vie occidental.
Penser l’Europe en puissance « digitale, éducative, sanitaire et verte » parait novateur, mais traduit déjà une vision dictée par l’actualité, déjà dépassée par le monde tel qu’il va.
Comme si rien ne s’était passé depuis un an.
La réponse à la crise, c’est la financiarisation de l’économie.
Quelle est la réalité ? En cette année 2020, la dette mondiale s’est accrue de 15.000 milliards de dollars. La réponse à la crise, c’est la dette : de 320% du PIB mondial elle est passée à 365%, 3.6 fois la richesse mondiale : 277.000 milliards de dollars. La financiarisation est la politique choisie par les Etats.
Inutile de disserter sur la « financiarisation » de l’économie quand la moitié des dépenses publiques en France est financée par la dette. On peut toujours rêver de l’annuler, cela s’appellerait une banqueroute et présenterait un inconvénient hors de prix : on ne pourrait plus emprunter.
Lutter contre les inégalités ? Les pays riches bénéficient de taux bas, notamment les Européens et les Américains. Les pays pauvres voient déjà leurs taux s’envoler et poindre la banqueroute. Il en sera de même des entreprises et des ménages. Ceux qui ont des réserves, des capitaux, un emploi stable, auront des crédits faciles, les autres… Nous ne sommes pas tous égaux devant la dette.
Le K : les uns montent, les autres chutent
La sortie de crise dessine un K : une barre monte, l’autre chute. La Chine a retrouvé son niveau d’avant crise, et entraine l’Asie. Les Gafas, américains, enregistrent des croissances insolentes. Le petit commerce meurt. En Europe, l’Allemagne et les pays du nord enregistre un déficit de croissance moitié moindre que ceux du sud. Comment renforcer l’Europe quand les écarts s’accroissent ?
La France, elle, cumule les pires indicateurs. Championne du confinement, avec 725 morts du Covid par million d’habitants, elle dépasse la Suède, (620) l’anti modèle, se rapproche de l’Italie (815), des États-Unis (782). L’Allemagne est à 137. Le budget du système de santé français, centré sur l’hôpital public, est un des plus élevé au monde. Modèle sanitaire, dites-vous ?
L’économie est à l’image de la santé. Pour 2020, avec une baisse du PIB de 11%, la France est très loin de la Chine : +1,8%, des États-Unis : -4,3%, de la Suède -4,3%, de l’Allemagne -5.8%.
La Ministre de l’écologie annonce des coupures d’électricité cet hiver, tandis que des centrales au charbon rouvrent pour compenser la fermeture de Fessenheim. La France sauve ses industries automobiles et aéronautiques à coups de milliards. Sont-elles l’avenir de la croissance verte et de l’économie digitale ?
Peut-on prétendre faire partager sa vision au monde avec ces feuilles de route ?
Déjà, la Commission européenne s’inquiète des mesures prises par la France. Ce qui signifie que l’Allemagne commence à s’inquiéter des finances françaises. Pologne et Hongrie refusent de lier budget et état de droit. Et l’on tordra le nez aux Américains, Chinois, Indiens, Russes et Brésiliens pour imposer des contraintes « vertes et solidaires » ? Simples prétextes pour refuser un monde qui va trop vite pour la vieille Europe, pensent-ils avec raison.
Maintenir la solidarité avec un décrochage économique
La question de fond est de savoir comment nous pourrons maintenir un tel cadre de solidarité et financer une transition écologique avec un tel décrochage économique.
« Le monde d’après », rêvé lors du premier confinement, devait être plus égalitaire, plus sain, plus zen. Le deuxième confinement le montre plus conflictuel, nationaliste, âpre, compétitif, autoritaire.
Les pays d’Asie qui ont signé l’accord de libre échange représentent plus de 2 milliards d’individus, veulent sortir de la pauvreté et s’en donnent les moyens. Ils produisaient en 1950 25% du Pib mondial, en 2050 ce sera 60%. Nombre d’entre eux sont des pays « illibéraux », qui mettent en avant un système autoritaire, antidémocratique, indifférent au droit tel qu’on le conçoit. En 2000, la part des pays démocratiques dans le Pib mondial était de 86%. En 2050, si rien ne change, ce sera 60% (selon Blomberg Freedom House).
Absurdistan
Tel se dessine le vrai monde. Le Président a raison sur ce point : une lutte s’engage à nouveau entre ceux qui placent la liberté comme principe premier et les autres, qui relativisent les valeurs démocratiques.
Est-ce alors le moment de vanter notre modèle ? Aujourd’hui, dans un pays confiné, arrêté par décret, que le Zeit décrit comme l’Absurdistan, c’est plutôt un exercice hors sol, qui fait sourire les Chinois et leurs admirateurs.
Le Président serait plus écouté si la France était enviée par ses réussites, Ce qui supposerait remettre en cause notre fonctionnement : institutions, ministères, tribunaux, écoles, hôpitaux, administration, police, perceptions, sans parler d’un corpus normatif que nul n’envie. Changer tout cela serait la première réponse, urgente, à la crise.
Avant de se faire plaisir en projetant un monde sain, propre, cultivé, juste, commençons par cultiver notre jardin. L’idée nouvelle serait de s’inspirer des recettes des autres. L’interview du Président est brillante: par ce qu’il dit, et, hélas, par ce qu’il ne dit pas. Le monde d’après est là. Il y a urgence.
Laurent Dominati
Laurent Dominati
Editeur de lesfrancais.press.
Ancien Ambassadeur de France au Conseil de l’Europe, ancien député de Paris.
Contestations, tentatives de fuite… L’aéroport de Pudong, le plus grand de Shanghai, a connu dimanche des scènes dignes d’un film catastrophe. Après la découverte de 6 cas positifs au Covid-19 depuis vendredi parmi les employés du fret aérien, les autorités ont en effet décidé de bloquer les milliers de personnes travaillant sur le site, manutentionnaires et autres employés, pour les tester, provoquant un mouvement de panique chez les personnes présentes, certaines tentant de briser le cordon sécuritaire.
Panique sur l’aéroport
Plusieurs personnes ont essayé de fuir l’enceinte de l’aéroport par toutes les issues, craignant pour certaines que cela dure une bonne partie de la nuit. D’autres avaient probablement peur de devoir être placées en quarantaine. Pendant ce temps, les vols à destination de Shanghai ont été en grande partie annulés. À 23 heures, 277 vols l’avaient été, selon les chiffres compilés par l’application de suivi des données de la compagnie aérienne VariFlight.
Ce lundi matin, la situation est revenue à la normale alors que les opérations de dépistage se poursuivent parmi les employés. Des prélèvements avaient déjà été effectués sur plus de 17.700 personnes, a indiqué l’agence de presse officielle Chine nouvelle, laquelle a précisé que sur les 11.500 résultats obtenus jusqu’à présent, tous sont négatifs.
4634 décès en Chine
Officiellement la Chine Continentale, d’où est partie la pandémie, recense seulement 86442 contaminations et 4634 décès liés au nouveau coronavirus.
Selon le cabinet d’audit KPMG, le PIB du Royaume-Uni ne croîtrait que de 4,4 % en 2021 en cas de sortie de l’Union sans accord. Sans le Brexit, la croissance aurait dû atteindre 10,1 % d’après les prévisions. Un article d’Euractiv Italie.
La dernière semaine de négociations sur le Brexit touche à sa fin. Vendredi 20 novembre, le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, fera son rapport aux dirigeants des 27 États membres et leur dira si les progrès espérés au cours des dernières semaines se sont concrétisés.
Si ce n’est pas le cas, les deux parties devront se préparer aux conséquences du retour des tarifs et des contrôles douaniers. C’est cependant le Royaume-Uni qui paiera le prix le plus élevé, comme le confirment les prévisions du cabinet d’audit financier et de conseil KPMG.
Selon ces dernières, le PIB du Royaume-Uni ne croîtrait que de 4,4 % en 2021 si aucun accord n’était conclu, alors qu’il aurait augmenté de 10,1 % si Londres et Bruxelles avaient maintenu leurs relations actuelles. KPMG prédit en outre un effondrement de 11,2 % de l’économie britannique cette année, en raison des restrictions liées à la pandémie, auxquelles s’ajoutent les effets du Brexit.
Les entreprises n’étant pas encore prêtes pour le retour des douanes et une reprise des activités commerciales régie par les dispositions de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’économie britannique ne devrait pas retrouver avant 2024 le niveau de croissance qu’elle affichait avant la pandémie, soit deux ans plus tard que si le Royaume-Uni n’avait pas décidé de quitter l’UE.
Les entreprises d’Irlande du Nord demandent plus de temps
Les entreprises d’Irlande du Nord ne sont pas prêtes non plus pour le retour des contrôles aux frontières. Elles ont donc demandé une prolongation de la période de transition dans la région. Si le protocole était appliqué à la lettre, déplorent-elles, un simple sandwich au jambon et au fromage produit en Grande-Bretagne et vendu à Belfast aurait besoin de deux certificats sanitaires pour passer les contrôles.
« Ces problèmes auraient dû être résolus par le comité mixte bilatéral présidé par Michael Gove et Maroš Šefčovič, mais les commerçants d’Irlande du Nord n’ont eu aucune discussion avec qui que ce soit », a déclaré Stephen Kelly, le PDG de Manufacturing NI, au journal britannique TheGuardian. Une préoccupation partagée par le consortium des détaillants d’Irlande du Nord, qui souligne que les opérateurs du secteur ont été contraints de s’adapter en six semaines à des « changements structurels qui prendraient normalement deux ans ».
Que va-t-il se passer ?
Si aucun accord n’est conclu avant le 31 décembre, le Royaume-Uni quittera le marché unique et l’union douanière et fera du commerce avec l’UE en suivant les règles de l’OMC. Cela impliquera la mise en place de contrôles aux frontières et de nouveaux droits de douane sur les biens échangés, ce qui fera grimper les coûts pour les consommateurs. Les contrôles aux frontières pourraient également engendrer d’importants retards dans les ports.
À l’inverse, si le but est de parvenir à un accord dans les délais impartis, il est indispensable de clore au plus vite les dossiers restés en suspens – la pêche, les aides d’État et les modalités de règlement des futurs différends. L’accord devra être transformé en un texte juridique, traduit puis ratifié par les parlements des deux parties. Tout cela d’ici au 31 décembre.
Accord ou pas, ce qui est certain, c’est que les relations entre l’UE et le Royaume-Uni seront très différentes à partir du 1er janvier. La libre circulation prendra fin, ce qui aura des conséquences sur la vie des citoyens européens qui travaillent et vivent en Grande-Bretagne et vice versa. Les entreprises devront en outre faire face à une bureaucratie beaucoup plus lourde pour pouvoir continuer à opérer des deux côtés de la Manche.