Violences contre les femmes, les expatriés aussi mobilisés

Violences contre les femmes, les expatriés aussi mobilisés

Les services d’urgence à travers l’Europe ont enregistré une hausse allant jusqu’à 60% des appels de femmes victimes de violences conjugales pendant les confinement liés à la lutte contre le nouveau coronavirus, a indiqué l‘OMS Europe. Cette situation est rencontrée dans tous les pays soumis à de telles mesures.

Selon l’OMS, les violences intrafamiliales, envers un conjoint ou un enfant, tendent à augmenter en période de crise, notamment avec les mesures de restriction et de confinement mises en place pour limiter la propagation du nouveau coronavirus. L’agence des Nations Unies chargée de la santé sexuelle et reproductive (UNFPA) estime que 31 millions de cas supplémentaires de violences familiales ont été à déplorer dans le monde cette année.

Les femmes expatriées aussi victimes

Au sein des familles expatriées, des scènes d’une rare violence, amplifiées par l’isolement, le déracinement, se déroulent aussi. Et souvent dans le silence ! En effet, aucun organisme de soutien, aucune statistique, aucun service dédié dans les consulats, n’existent.

Pour une femme victime, au sein d’un couple expatrié, de violences conjugales, la promesse d’une nouvelle vie peut virer au cauchemar. La victime se trouve en effet isolée de sa famille, de son groupe d’amis resté en France. Elle ne parle pas toujours la langue du pays d’accueil. De plus elle peut dépendre de son conjoint pour les finances, le visa, l’accès aux soins.

Aussi, la famille peut vivre dans un pays où la législation locale ne réprime pas les violences conjugales, ou les admet ouvertement (certains pays de droit musulman).

Un webinaire pour les expatriés

A l’approche du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des Femmes, c’est Europe Ecologie Les Verts – Hors de France qui s’est mobilisé.

Le 23 novembre, la section dédiée aux expatriés a organisé un webinaire visant à aborder cette problématique d’un point de vue juridique et politique, tant à l’échelle locale qu’au niveau international.

Quelles mesures ont été mises en place pendant la crise ? Ont-elles protégé efficacement les victimes de violence pendant le confinement ? Quels sont les mécanismes de protection prévus au niveau européen et à l’international ? Toute une série de questions ont été abordées.

Autour de Jeanne Barseghian, la Maire de Strasbourg, Mélanie Vogel, elle-même expatriée à Bruxelles et membre de la direction du Parti Vert Européen, avait convié les participants à un échange avec Marie-Cécile Naves, directrice de recherche à l’IRIS, directrice de l’Observatoire Genre et Géopolitique à l’IRIS.

Regardez le replay du webinaire

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