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  • En cas de « no deal », la reprise au Royaume-Uni pourrait perdre la moitié de sa vigueur

    En cas de « no deal », la reprise au Royaume-Uni pourrait perdre la moitié de sa vigueur

    Selon le cabinet d’audit KPMG, le PIB du Royaume-Uni ne croîtrait que de 4,4 % en 2021 en cas de sortie de l’Union sans accord. Sans le Brexit, la croissance aurait dû atteindre 10,1 % d’après les prévisions. Un article d’Euractiv Italie.

    La dernière semaine de négociations sur le Brexit touche à sa fin. Vendredi 20 novembre, le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, fera son rapport aux dirigeants des 27 États membres et leur dira si les progrès espérés au cours des dernières semaines se sont concrétisés.

    Si ce n’est pas le cas, les deux parties devront se préparer aux conséquences du retour des tarifs et des contrôles douaniers. C’est cependant le Royaume-Uni qui paiera le prix le plus élevé, comme le confirment les prévisions du cabinet d’audit financier et de conseil KPMG.

    Selon ces dernières, le PIB du Royaume-Uni ne croîtrait que de 4,4 % en 2021 si aucun accord n’était conclu, alors qu’il aurait augmenté de 10,1 % si Londres et Bruxelles avaient maintenu leurs relations actuelles. KPMG prédit en outre un effondrement de 11,2 % de l’économie britannique cette année, en raison des restrictions liées à la pandémie, auxquelles s’ajoutent les effets du Brexit.

    Les entreprises n’étant pas encore prêtes pour le retour des douanes et une reprise des activités commerciales régie par les dispositions de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’économie britannique ne devrait pas retrouver avant 2024 le niveau de croissance qu’elle affichait avant la pandémie, soit deux ans plus tard que si le Royaume-Uni n’avait pas décidé de quitter l’UE.

    Les entreprises d’Irlande du Nord demandent plus de temps

    Les entreprises d’Irlande du Nord ne sont pas prêtes non plus pour le retour des contrôles aux frontières. Elles ont donc demandé une prolongation de la période de transition dans la région. Si le protocole était appliqué à la lettre, déplorent-elles, un simple sandwich au jambon et au fromage produit en Grande-Bretagne et vendu à Belfast aurait besoin de deux certificats sanitaires pour passer les contrôles.

    « Ces problèmes auraient dû être résolus par le comité mixte bilatéral présidé par Michael Gove et Maroš Šefčovič, mais les commerçants d’Irlande du Nord n’ont eu aucune discussion avec qui que ce soit », a déclaré Stephen Kelly, le PDG de Manufacturing NI, au journal britannique The Guardian. Une préoccupation partagée par le consortium des détaillants d’Irlande du Nord, qui souligne que les opérateurs du secteur ont été contraints de s’adapter en six semaines à des « changements structurels qui prendraient normalement deux ans ».

    Que va-t-il se passer ?

    Si aucun accord n’est conclu avant le 31 décembre, le Royaume-Uni quittera le marché unique et l’union douanière et fera du commerce avec l’UE en suivant les règles de l’OMC. Cela impliquera la mise en place de contrôles aux frontières et de nouveaux droits de douane sur les biens échangés, ce qui fera grimper les coûts pour les consommateurs. Les contrôles aux frontières pourraient également engendrer d’importants retards dans les ports.

    À l’inverse, si le but est de parvenir à un accord dans les délais impartis, il est indispensable de clore au plus vite les dossiers restés en suspens – la pêche, les aides d’État et les modalités de règlement des futurs différends. L’accord devra être transformé en un texte juridique, traduit puis ratifié par les parlements des deux parties. Tout cela d’ici au 31 décembre.

    Accord ou pas, ce qui est certain, c’est que les relations entre l’UE et le Royaume-Uni seront très différentes à partir du 1er janvier. La libre circulation prendra fin, ce qui aura des conséquences sur la vie des citoyens européens qui travaillent et vivent en Grande-Bretagne et vice versa. Les entreprises devront en outre faire face à une bureaucratie beaucoup plus lourde pour pouvoir continuer à opérer des deux côtés de la Manche.

  • Les États-Unis ont-ils gagné la première manche de la bataille économique ?

    Les États-Unis ont-ils gagné la première manche de la bataille économique ?

    A mi-novembre, face à la crise de la covid, les États-Unis semblaient mieux s’en sortir sur le plan économique que l’Union européenne. Cette situation pourrait être remise en cause dans les prochaines semaines compte-tenu de la progression exponentielle du nombre de personnes contaminées outre-Atlantique et de la difficile transition à la Maison-Blanche. En une semaine, plus d’un million d’Américains ont été déclarés positifs. 

    Y a-t-il des raisons autres que sanitaires qui expliquent que l’économie américaine résiste mieux que l’économie européenne à la pandémie ?  Les États-Unis bénéficient d’un effet taille indéniable. Même si le nombre de cas de Covid est très élevé, l’épidémie n’a pas touché toutes les régions en même temps. La faible densité au cœur des États-Unis ralentit la diffusion du virus et permet un étalement des vagues. 

    En Europe, les deux vagues sont très marquées quand les variations sont moins fortes aux États-Unis. Dans les faits, ce pays enregistre sa troisième vague, la première étant intervenue en mars/avril, la deuxième en juillet et la troisième en novembre. En Europe, pour le moment, deux vagues ont été enregistrées en mars/avril et en octobre/novembre. 

    Le rapport à l’épidémie est différent de part et d’autre de l’Atlantique. Les Européens mettent davantage en avant le principe de précaution quand les Américains sont plutôt enclins à adopter une ligne « plus cowboy », plus favorable à l’économie, en jouant sur l’immunité collective. Sur ce point, les États-Unis ne sont pas homogènes, les habitants des grandes villes côtières et des grands lacs ont des positions assez proches de celles des Européens. 

    Les États-Unis n’ont pas connu de confinement global comme en Europe dans la mesure où la politique sanitaire est de la compétence des États fédérés. 

    La résilience de l’économie américaine s’explique également par ses caractéristiques et par la politique mise en œuvre par les pouvoirs publics.

    La puissance du secteur technologique américain 

    Les États-Unis peuvent compter sur la force de leur secteur technologique. Les GAFAM sont les grands gagnants de la crise sanitaire en cours. La valeur ajoutée des services d’information et de communication représente plus de 5,7 points de PIB aux États-Unis, contre 4,8 % au sein de la Zone euro. 

    Le poids du secteur pharmaceutique est également légèrement plus important avec notamment un réal avantage pour les dépenses de recherche et développement. Les laboratoires pharmaceutiques américains avec en tête Pfizer sont en pointe pour l’élaboration des vaccins contre la covid-19 même si l’Europe dispose également d’entreprises performantes sur ce secteur à l’exemple de Biontec, Gsk et Sanofi, même si cette dernière est aujourd’hui plus une entreprise américaine que française. Parmi les dix premières entreprises pharmaceutiques dans le monde, six sont américaines. En 2019, le marché mondial du médicament a atteint 1106 milliards de dollars de chiffre d’affaires (environ 977 milliards d’euros). Le marché américain (ÉtatsUnis) reste le plus important, avec 47,5% du marché mondial, loin devant les principaux marchés européens (Allemagne, France, Italie). La France demeure le deuxième marché européen derrière l’Allemagne. Toutefois, elle voit sa part de marché reculer de 2,2 points en dix ans.

    L’Europe victime du tourisme 

    L’Europe est la principale destination des touristes internationaux avec, en tête de prou, la France, l’Italie et l’Espagne. A cette liste, il faut également ajouter la Grèce ainsi que l’Allemagne qui accueille un très grand nombre de congrès et foires industrielles. La chute du tourisme est un manque à gagner pour l’économie européenne. 

    Les pertes sont certes partagées en ce qui concerne le marché aéronautique dominé par Boeing et Airbus. 

    L’automobile, un secteur en indélicatesse en Europe 

    La métamorphose du marché automobile est très rapide en Europe. Le durcissement des normes environnementales pèse sur le marché. La densité de la population est bien plus importante en Europe qu’aux États-Unis, le recours à la voiture y est moins nécessaire d’autant plus que le réseau de transports publics est important. 

    Un soutien plus important des pouvoirs publics 

    La réponse des pouvoirs publics a été plus forte aux États-Unis qu’en Europe avec, en particulier, des transferts aux ménages plus importants. Le déficit public américain est ainsi passé de 5 à 20 % du PIB quand celui de la zone euro est passé de 0,3 à 9 % du PIB. Lors de la première vague, le gouvernement fédéral a décidé de bonifier les allocations-chômage pour un montant de 600 dollars par semaine pendant quatre mois – prolongé de 300 dollars pendant six semaines par un décret présidentiel et un envoi direct de chèques de 1 200 dollars aux personnes dont les revenus sont inférieurs à 75 000 dollars par an. A la fin août, les revenus de l’année 2020 étaient plus élevés de 4 % que ceux de 2019. 

    La FED s’est engagée dès le mois d’avril à soutenir l’économie américaine jusqu’à hauteur de 2300 milliards de dollars soit près de deux fois plus que la BCE

    Les États-Unis pourraient néanmoins pâtir de l’absence d’accord au Congrès pour un deuxième plan de soutien à l’économie au moment où une troisième vague touche le pays. 

    Les États-Unis peuvent compter sur le rôle du dollar comme devise du commerce international et comme devise de réserve. Le pouvoir monétaire leur permet de s’affranchir de certaines contraintes économiques. La banque centrale américaine est par ailleurs plus encline à jouer la croissance et l’emploi que celle de la zone euro qui est plus attachée à la lutte contre l’inflation. 

    Une confiance plus élevée dans l’avenir 

    Les entreprises et les ménages ont moins réduit leurs dépenses d’investissement qu’en Europe sur fond d’une confiance moins érodée. L’investissement est en recul de près de 40 % au sein de la zone euro depuis le mois de mars, contre une baisse de 10 % outre Atlantique. S’il a fléchi entre avril et juin, l’investissement des ménages aux États-Unis a rebondi depuis pour retrouver son niveau d’avant crise. Pour la zone euro, il a baissé de 10 % sans réellement connaitre de rebond. 

    L’Europe paie également un sous investissement marqué depuis une génération. En effet, l’investissement des ménages en logement est étal en Europe depuis 2003 quand il a progressé de 60 % aux États-Unis. 

    De leur côté, l’investissement des entreprises a augmenté de 60 % aux États-Unis de 2003 à 2019, contre 40 % pour la Zone euro. 

    Les États-Unis, moins dépendants du commerce extérieur que la Zone euro 

    L’économie des États-Unis étant moins ouverte que celle de la zone euro, ils souffrent moins du recul du commerce mondial. Les exportations représentent 12 % du PIB aux États-Unis contre 27 % pour la zone euro. Elles sont en baisse de 12 % pour cette dernière depuis le mois de mars quand pour les premiers, le recul n’est que de 5 %. 

    La flexibilité du marché du travail américain 

    La flexibilité américaine est également un atout en période de crise. L’ajustement du marché du travail est brutal à la baisse et à la hausse aux États-Unis quand en Europe, les politiques de soutien des pouvoirs publics ont lissé les effets de la crise. Le taux de chômage est passé de février à mai de 3,5 à 14,7 % aux États-Unis avant de redescendre à 6,9 % en octobre. Celui de l’Europe est en hausse lente depuis la première vague de 7,2 à 8,3 de février à septembre. 

    Les autorités américaines ont privilégié le soutien à la personne quand, en Europe, la priorité a été donnée au maintien de l’emploi avec le recours au chômage partiel. 

    Avantage aux États-Unis, mais le match n’est pas terminé 

    Sur les six premiers mois de la crise sanitaire, l’économie américaine sort relativement gagnante par rapport à l’Europe. Le match est néanmoins loin d’être terminé. Au moment où les États-Unis sont englués dans une transition politique délicate, l’Europe pourrait bénéficier de la mise en place du plan de relance décidé au cours de l’été. Pour emporter les prochaines batailles, la zone euro a tout intérêt à jouer les secteurs d’avenir en lien avec la transition énergétique et le digital.

  • « Nous n’avons plus une minute à perdre » pour aider les entrepreneurs français de l’étranger – Jacky Deromedi

    « Nous n’avons plus une minute à perdre » pour aider les entrepreneurs français de l’étranger – Jacky Deromedi

    La sénatrice Jacky Deromedi mène, depuis plusieurs semaines, une mission sur les difficultés rencontrées par les petits entrepreneurs français à l’étranger. Mme la sénatrice organisait ce jeudi 19 novembre une table ronde sur le thème de la Délégation aux entreprises au Palais du Luxembourg à Paris.

    Les entrepreneurs à l’étranger, les oubliés du gouvernement ?

    Les sénateurs, Mme Jacky Deromedi en particulier, s’inquiètent des nombreux entrepreneurs qui ont déjà fait faillite. installée à Singapour depuis 1989, cette Française de l’Etranger a fait toute sa carrière dans le secteur privé avant d’être élue en mai 2014, conseillère consulaire des Français établis dans la cité-état. Elle rejoint en octobre 2014, la liste LR de Christophe André Frassa pour les élections sénatoriales comme numéro 2. Elle est aussi Consul de Monaco depuis 2005 dans la même ville.

    Alain Bentéjac

    Sensibilisée aux problématiques de nos compatriotes entrepreneurs, elle prend naturellement ce dossier en main. Avec le président du comité national des Conseillers du commerce extérieur de la France, Alain Bentéjac, ils firent un constat alarmant sur la situation de l’influence et du rayonnement économique de la France dont les expatriés sont les premiers acteurs.

    En effet, de nombreuses PME et TPE anticipent un recul de leur chiffre d’affaires en 2020, ce qui démontre un impact économique important. Pourtant, elles sont nombreuses à utiliser et promouvoir une marque française, et à embaucher des Français. Dans la plupart des cas, elles ne bénéficient ni d’aide locale, ni de chômage partiel, et ont donc besoin d’une trésorerie en ces temps de crise économique.

    La BPI appelait à la rescousse

    La Banque publique d’investissement (Bpifrance) est une banque publique d’investissement, un organisme français de financement et de développement des entreprises. Elle est le fruit du regroupement d’Oséo, de CDC Entreprises, du FSI et du FSI Régions. Elle est en particulier chargée de soutenir les petites et moyennes entreprises, les entreprises de taille intermédiaire et les entreprises innovantes en appui des politiques publiques de l’État et des régions.

    Les entrepreneurs présents lors de la table ronde ont réclamé l’intervention de la Bpifrance, sur le modèle de ce qui est fait en France. Le but serait d’offrir une couverture globale et une garantie rassurante pour les banques locales, qui reviendrait, donc, à établir une sorte de Prêt Garanti par l’État (PGE).

    Cependant lors de la dernière session de l’Assemblée des Français de l’étranger Marie-Albane Prieur, directrice de la BPI, a rappelé que sa banque avait pour mandat d’aider et d’accompagner les seules entreprises de droit français, celles qui jouissent d’une immatriculation en France. Les huit bureaux de la BPI à l’étranger (Abidjan, Nairobi, Dakar, Dubaï, Singapour, New York et Mexico) qui ont été largement sollicités par les entrepreneurs français depuis le début de la crise, n’ont pas pu répondre aux attentes. En effet, les entreprises de droit local, même dirigées par des Français, ne peuvent prétendre à obtenir un financement ou une garantie de cet organisme public.

    Le crédit d’export, une solution palliative ?

    Marc Villard

    Pour Marc Villard, le président de l’Assemblée des Français de l’étranger, la solution de la BPI au chevet des entreprises non-française n’est pas réaliste. Il veut éviter de créer de faux espoirs.  Pour lui, seules les entreprises qui ont des courants d’affaires réguliers avec la France pourront être aidées.

    « On ne pourra pas aider tous les entrepreneurs français à l’étranger »

    Marc Villard, le président de l’Assemblée des Français de l’étranger

    Pour lui, la Bpifrance, par exemple, pourrait mettre en place en France des crédits relais auprès des entreprises exportatrices, de façon à ce quelles puissent passer des « 60 jours qu’elles accordent avec parcimonie aujourd’hui » à « 180 jours voire plus » pour aider les entrepreneurs qui présentent des difficultés de trésorerie à redémarrer. 

    Ce dispositif a été mis en place par le ministre au commerce extérieur Franck Riester . Il consiste en un crédit acheteur qui est un crédit directement octroyé par Bpifrance au client étranger (cela peut être la société dirigée par un Français expatrié) ou à entreprise française exportatrice afin qu’elles puissent étaler les paiements de ses clients.

    Serge Babary, président de la Délégation aux entreprises, se félicite de son existence qui permet de contourner les lourdeurs de l’administration. Cependant cette aide est réservée à des cas spécifiques et nécessite un partenaire de droit français. Il reste donc à inventer une vraie solution pour soutenir nos compatriotes entrepreneurs à l’étranger.

    Regardez la vidéo issue de la table ronde avec Jacky Deromedi

    Vidéo de moins de 2 minutes
  • « Porter atteinte à la dignité d’un représentant de la nation affaiblit notre démocratie » – Tribune de Frédéric Petit

    « Porter atteinte à la dignité d’un représentant de la nation affaiblit notre démocratie » – Tribune de Frédéric Petit

    Lesfrancais.press ont publié, jeudi 19 novembre, à la demande de la Fédération des Français à l’étranger imposables en France (FdEif), la tribune de Jean Calvignac, le président-fondateur de cette association.

    M. Calvignac réagissait aux différentes dispositions mises en place pour clôturer la longue séquence de la réforme de la fiscalité des Français de l’étranger mais aussi aux différents commentaires des élus et en particulier de Mme Genetet (LREM) et de M. Petit (Modem), tous deux députés des Français de l’étranger, siégeant au sein de la majorité présidentielle.

    M. Petit nous a demandé ce vendredi 20 novembre de publier un droit de réponse. Vous le trouverez ci-dessous

    Droit de réponse de M. Petit

    Dans un article sans nuance, paru le 20 novembre dans Lesfrancais.press, le président de l’association FDEIF me met en cause tant sur les obligations de la fonction que j’ai l’honneur de remplir, que sur ma personne. Ce texte tient lieu de réponse aux accusations graves et infondées qu’il porte à mon encontre et de manière plus insidieuse au travail de la représentation nationale.

    Une démocratie transparente

    En tant que député, mon action est transparente et mes avis sont connus de tous. Mes explications de vote, quant à elles, sont publiques. De plus, je respecte tous les citoyens qui s’adressent à moi. M. Calvignac est bien placé pour le savoir, puisque nous avons été en contact à plusieurs reprises ; je lui ai répondu personnellement, comme je le fais avec l’ensemble des citoyens qui m’interpellent régulièrement. 

    Concernant la fiscalité des non résidents, de nombreuses personnes m’ont écrit à ce sujet, depuis le début de mon mandat. Toutes ont reçu non seulement l’expression de mon respect, quel que soit le ton de leur missive ou leur opinion ; ils ont surtout obtenu les explications et les clarifications sur mes travaux et positions.

    Aucune manipulation

    En dépit des affirmations erronées de M. Calvignac, le parlement ne « manipule » pas la retraite de qui que ce soit : il vote le budget de l’Etat, dans l’intérêt de la nation. J’essaie de mon côté que ce budget soit le plus juste et solidaire possible. Les insinuations du président de la FDEIF sont d’autant plus odieuses qu’elles sont brouillonnes, contradictoires, et contraires aux évidences : je tiens à disposition les avis publics, même d’opposants notoires, qui reconnaissent ma grande disponibilité et la priorité que j’accorde à l’expression et à la confrontation citoyenne. La famille politique dont je suis membre depuis plus de quinze ans, le Modem, est d’ailleurs également reconnue dans ce domaine. Et c’est bien cette transparence qui a permis, bien que très maladroitement, d’accumuler et de citer des faits que certains travestissent à loisir.

    Une imposition complexe

    Pour en revenir au fond du sujet, la fiscalité des Français établis à l’étranger, je maintiens que le système d’imposition des non résidents était problématique non pas parce qu’il était libératoire, mais parce qu’il était systématique et forfaitaire (en échange de son caractère libératoire). Dans ce système, un citoyen vivant dans les Balkans n’ayant que les seuls revenus locatifs d’un petit appartement en France (900 euros), se voyait imposé au même taux que le propriétaire d’une dizaine d’immeubles vivant de ses rentes. Certes, il était « libéré » mais à quel prix ! 

    La réforme était nécessaire, elle est d’ailleurs aujourd’hui largement acceptée. Le retour du seul caractère libératoire a constitué une bonne solution technique aux effets de bord de la version précédente. Je tiens d’ailleurs à disposition de toute personne intéressée à ce sujet, l’ensemble du travail que j’ai effectué, les analyses précises relatives à tous les cas particuliers, dont certains ne sont pas perçus par M. Calvignac, d’ailleurs.

    La résidence de replis, mal comprise

    Ce dernier fait une erreur manifeste au sujet de mon idée de résidence de repli. Tout d’abord, je n’ai jamais dit que c’était une « quatrième solution », ce sont les termes employés par le journal qui est libre de son titre. Une lecture attentive de mon propos lui aurait évité cette méprise fâcheuse. Effectivement, cette résidence de repli n’a rien à voir avec le sujet de l’impôt sur le revenu. Mais c’est un sujet très important pour de nombreux citoyens français résidant à l’étranger que M. Calvignac semble méconnaître ou ignorer. Cette idée a d’ailleurs reçu un accueil favorable de très nombreuses parties intéressées, y compris dans les milieux spécialisés.

    M. Calvignac semble ignorer également que la mise en place d’un groupe de travail impliquant les représentants associatifs des Français à l’étranger a été rendu possible parce que les parlementaires que nous sommes, l’avons exigé. Le rapport du gouvernement a d’ailleurs fait l’objet de plusieurs rappels de ma part, puisqu’il nous était déjà dû l’année précédente, et ne nous a été transmis qu’avec retard. 

    Contrairement aux insinuations au mieux ignorantes, au pire malveillantes instillées dans la tribune incriminée, le rôle des parlementaires est bien de contrôler le gouvernement. Ce contrôle s’opère par l’intermédiaire de multiples rapports et réunions de travail, dans le domaine de la fiscalité comme dans tous les autres domaines des politiques publiques. Ces travaux et rapports, je le rappelle, sont publics et transparents.

    Une réforme indispensable

    Enfin, afin de ne pas laisser la question de M. Calvignac (« Monsieur le député, pouvez vous nous expliquer pourquoi lors de la présentation de votre amendement demandant le moratoire vous avez soutenu ce changement de loi par un faux prétexte à l’inverse de la réalité ? ») sans réponse, j’ajouterais que je n’ai pas eu besoin de faux prétexte pour soutenir la loi car je suis convaincu que la réforme de la fiscalité des Français à l’étranger devait être maintenue, une fois corrigée de ses effets de bord. Le moratoire était donc nécessaire en raison notamment du retard dans les informations communiquées par le gouvernement. 

    Je renvoie donc M. Calvignac à ses propres responsabilités d’élu associatif. Son engagement est au cœur de la citoyenneté que je défends et qui a constitué les quinze premières années de ma vie professionnelle, et plus de quarante années d’engagement personnel. Son adresse au représentant de la nation que je suis et les accusations infondées qu’il formule à mon endroit par voie de presse sont en effet de nature à mettre en péril cette citoyenneté du quotidien, qui doit être portée avec responsabilité, honnêteté et rigueur : nul ne peut accuser sans preuves, alléguer sans citer ces sources, offenser gratuitement. En agissant ainsi, c’est la démocratie qu’il affaiblit.

  • Comment la Covid-19 a modifié les relations sociales?

    Comment la Covid-19 a modifié les relations sociales?

    La crise sanitaire mondiale que nous vivons est sans précédent. Les conséquences sont diverses, aussi bien sur la santé physique que morale des individus. Au-delà des chiffres tragiques, la Covid a modifié les relations sociales et les échanges interpersonnels à de nombreux égards. Les interactions sociales sont mises à mal et les différentes mesures gouvernementales imposées modifient notre façon d’appréhender autrui. Comment la Covid-19 a modifié les relations sociales et quelles sont les conséquences de cette crise ?

    La peur de l’autre 

    La première conséquence du Coronavirus est une peur exacerbée de l’autre qui conduit à un repli sur soi. Plusieurs raisons expliquent cette peur d’autrui et ce repli.

    Tout d’abord, tant que la pandémie durera, les individus vont être méfiants envers les uns et les autres. La peur peut se manifester pour soi (peur de contracter le virus et ses conséquences sur la santé) mais également pour son entourage. En effet, on ne souhaite pas être porteur du virus et contaminer ses proches, surtout les plus faibles et les personnes à risque. Ainsi, la peur de l’autre engendre une modification des relations sociales. Il y a un risque que certains restent définitivement méfiants dans leur approche sociale. Ils vont plus facilement décliner les offres pour aller manger ou restaurant ou se retrouver chez des amis par exemple. 

    Cette peur de l’autre modifie les relations sociales, car les échanges interpersonnels ne sont plus les mêmes, les codes changent et les individus se replient sur eux-mêmes. 

    Le port du masque et les gestes barrières 

    Le port du masque intervient également directement dans les relations sociales et modifie nos échanges pour plusieurs raisons. 

    Cicéron disait « Le visage est le miroir de l’âme » et il ne croyait pas si bien dire. Le visage laisse transparaître les expressions et les émotions et il joue un rôle important dans les relations sociales. Sabine, institutrice en première section de maternelle, nous raconte « Enseigner les premières bases aux enfants avec un masque, c’est difficile. Pour eux, nous sommes les premiers adultes qu’ils côtoient en dehors de leur cercle familial. Ils n’arrivent pas encore à distinguer les expressions du visage, quand on sourit ou quand on est en colère. Caché derrière un masque, ils peuvent parfois avoir peur de nous. »

    En effet, le visage et les expressions jouent un rôle important dans les relations sociales. Comme l’explique David Le Breton, sociologue et anthropologue, créer du lien avec un masque est plus difficile. Cela déshumanise le discours et « si on supprime son visage, on supprime son individualité ».

    Un autre élément à prendre en compte est la mise en place des gestes barrières. Le fait de ne plus pouvoir se faire la bise, que les rassemblements soient restreints, ou encore de devoir limiter les contacts physiques, tous ces gestes modifient nos relations sociales. En effet, le manque de contact humain et la solitude peuvent être néfastes pour la santé. Les rapports sociaux sont un bon moyen d’apaiser l’anxiété et la déprime et nous aident à gérer nos émotions. La Covid-19 a modifié les relations sociales en limitant les interactions que l’on peut avoir avec autrui.

    Les relations amoureuses

    Un autre pan des relations sociales est mis à mal avec la crise du Covid-19. En effet, concernant les relations amoureuses, qu’elles soient naissantes ou existantes, des adaptations sont nécessaires. 

    Pour les couples, qui n’ont pas encore passé l’étape de l’emménagement ensemble, il y a la question du confinement à deux ou non. En effet, les couples peuvent se retrouver au pied du mur et décider de franchir cette étape. Pour les couples déjà ensemble, le stress lié au confinement peut impacter la relation. Ainsi, selon une étude complète de l’Ifop réalisée à la suite du premier confinement en France, 11% des personnes confinées avec leur conjoint souhaitent prendre des distances avec lui après le confinement. Cependant, 88% des personnes qui ont été confinés sous le même toit repartiraient avec le/la même partenaire en cas de renouvellement de la période de confinement.

    Concernant les relations naissantes ou l’envie de rencontrer un nouveau partenaire, la question est plus délicate. Avec le confinement, il devient alors difficile de rencontrer la personne « en vrai ». Les applications de rencontre permettent un premier échange mais cela devient plus compliqué lorsqu’il faut passer une autre étape. Corentin nous raconte :

    « J’ai matché avec une nana et on avait bien discuté en amont, donc on s’est dit qu’il était temps qu’on se rencontre en vrai. On a fait tous les deux une attestation avec le prétexte de la sortie sportive pour pouvoir se voir. Je sais que c’est contraire aux règles, mais, à un moment donné, on a envie de rencontrer l’autre, tout simplement. On a gardé nos distances quand on s’est vu et ça a confirmé notre attirance mutuelle. On s’est dit qu’on allait peut-être se revoir pendant le confinement, mais en attendant, on continue de discuter par messages. »

    Corentin

    Les relations sociales sont ainsi bousculées et les conséquences à long terme de cette crise ne sont pas encore connues. Malgré un repli sur soi, on constate également une nouvelle solidarité. L’envie d’aider son prochain ou de soutenir les acteurs locaux est plus présente que jamais. Il faut maintenant attendre les prochaines semaines et les prochains mois afin de pouvoir évaluer comment la Covid-19 a modifié les relations sociales et quelles sont les conséquences à long terme.  

  • Paris, ville la plus chère au monde selon The Economist

    Paris, ville la plus chère au monde selon The Economist

    Selon le rapport réalisé par l’hebdomadaire britannique The Economist sur le coût de la vie, Paris est considérée pour la deuxième année consécutive comme la ville la plus chère du monde, à égalité avec les villes de Hong Kong et Zurich. En mars 2019, la capitale française partageait ce statut peu enviable avec Hong Kong and Singapour.

    Paris, Hong Kong et Zurich sur le podium

    Comme à son habitude, la cellule de recherche du magazine britannique a passé à la loupe 133 villes à travers le monde afin d’y évaluer le prix de la vie, en se basant sur les tarifs de 140 produits et services. Restauration, immobilier, commerce ou encore prix des vêtements, tout a été inspecté au peigne fin pour délivrer ce classement. Le verdict est tombé et, à Paris, seuls quelques secteurs restent néanmoins abordables en comparaison avec les autres grandes villes. Parmi ces derniers, on retrouve les transports, mais également l’alcool.

    La hausse de l’euro explique ce classement

    Ce classement reste néanmoins à prendre avec des pincettes puisqu’il est réalisé en dollars et est donc fortement lié aux fluctuations des monnaies : l’impact de la pandémie sur le dollar est le principal facteur de variation du coût de la vie dans de nombreux pays, souligne d’ailleurs le rapport. “La pandémie de Covid-19 a fait perdre en valeur le dollar américain tandis que les monnaies d’Europe de l’ouest ou du nord de l’Asie se sont renforcées, ce qui a eu des conséquences sur le prix des biens et services“, remarque ainsi l’un des responsables de l’étude.

    Ainsi, Paris et Zurich se retrouvent en haut du classement notamment à cause de la hausse de l’euro et du franc suisse par rapport au dollar, tandis que la livre sterling – qui ne cesse de chuter – permet à Londres, pourtant connue comme l’une des villes les plus chères au monde, de ne s’établir qu’à la 20e place. Une chose est néanmoins certaine : si vivre dans la Ville Lumière devient de plus en plus compliqué, s’y installer s’apparente désormais au calvaire, le prix de l’immobilier ayant été multiplié par 5 en 25 ans.

  • Le Consul de Tanger au Maroc retrouvé mort ! Une enquête ouverte

    Le Consul de Tanger au Maroc retrouvé mort ! Une enquête ouverte

    La disparition de Denis François intervient un peu plus de deux mois après sa nomination, par décret, à la tête du consulat de Tanger, le 15 septembre, succédant ainsi à Thierry Vallat qui était resté en poste durant trois années. Denis François était auparavant passé par différents postes d’administration et de conseiller pour le ministère des Affaires étrangères français, à Paris.

    Suicide ou assassinat ?

    Le Consul général de France a été retrouvé mort ce jeudi 19 novembre. D’après Le360, à l’origine de l’information, le corps de Denis François a été retrouvé aux alentours de 7 heures du matin. Le pure-player précise que “le diplomate se serait pendu dans sa chambre”.

    Cependant, une enquête a été ouverte sur les circonstances de sa mort dans la résidence du consulat. Une source proche nous a indiqué que, pour l’heure, “les circonstances ne semblent pas porter vers un suicide, comme cela a pu être relayé”. Les circonstances de sa mort n’ont, pour l’heure, pas fait l’objet d’une quelconque communication par l’ambassade de France au Maroc ni par le Quai d’Orsay.

    Vendredi dernier, Denis François s’était déplacé à Rabat pour une rencontre avec Hélène Le Gal, ambassadrice de France au Maroc. La dernière fois où il a été vu vivant remonte à hier, mercredi 18 novembre 2020, à 21 heures, au moment où il revenait chez lui après une promenade dans Tanger.

    Les hommages de la communauté des Français de l’étranger

    La petite communauté des Français de l’étranger a appris la nouvelle, hier soir (heure de Paris). Les hommages ont afflué comme le sénateur Olivier Cadic qui rappelait son engagement auprès de l’Assemblée des Français de l’étranger dont il avait été le secrétaire. Les Conseillers consulaires soulignent eux ses qualités humaines et son implication permanente au service des Français de l’étranger.

  • Loi contre le séparatisme, ce qu’elle va changer en France

    Loi contre le séparatisme, ce qu’elle va changer en France

    Un mois et demi à peine après son discours, on connaît donc la loi contre le séparatisme islamiste du chef de l’Etat.

    La loi s’intitule sobrement désormais « projet de loi confortant les principes républicains » et le terme « séparatisme », un temps envisagé, a été abandonné. Le gouvernement a mis la dernière main au texte, annoncé début octobre aux Mureaux par Emmanuel Macron , qui vise à lutter contre l’islam radical et les « séparatismes ». Un texte qui a été complété suite à l’attentat contre Samuel Paty par des dispositions contre la haine en ligne.

    Cette loi prend son origine , le 2 octobre, aux Mureaux (Yvelines), lorsqu’Emmanuel Macron avait prononcé un discours d’équilibriste : nommer l’ennemi et ses ressorts d’un côté, reconnaître de l’autre que « les insuffisances de notre politique d’intégration, de nos luttes contre la discrimination, du racisme comme de l’antisémitisme » l’ont nourri.

     « la réponse passe par des mesures d’ordre public, elle passe aussi par des mesures de réengagement de la République, et au fond, par une stratégie d’ensemble ».

    Emmanuel Macron

    La haine en ligne

    Comme souhaité par le chef de l’Etat, le projet de loi crée un délit réprimant la haine en ligne et des sanctions spécifiques pour les pressions exercées sur des agents de l’Etat ou des élus. Avant son assassinat, le 16 octobre, par un jeune homme d’origine tchétchène, Samuel Paty avait fait l’objet de harcèlement en ligne pour avoir montré des caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression.

    Le texte prévoit la création d’un nouveau délit de mise en danger de la vie d’autrui par diffusion d’informations relatives à la vie privée , familiale ou professionnelle d’une personne permettant de l’identifier ou de la localiser. Le délit donnera lieu à une peine maximale de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Une telle disposition aurait permis de «judiciariser» plus vite la diffusion sur les réseaux sociaux d’informations personnelles – notamment son lieu de travail – concernant Samuel Paty avant son assassinat, a indiqué le ministre de la justice Dupond-Moreti au micro de RTL.

    Fin de l’école à la maison

    Un volet éducation vise par ailleurs à lutter contre les écoles associatives clandestines et met fin à la scolarisation à domicile pour tous les enfants dès 3 ans, sauf « pour des motifs très limités tenant à la situation de l’enfant ou à celle de sa famille ». Il renforce l’encadrement des écoles hors contrat, notamment en introduisant « un régime de fermeture administrative » en cas de « dérives ».

    En outre, il prévoit d’attribuer « à chaque enfant d’âge scolaire un identifiant national permettant aux autorités académiques de s’assurer qu’aucun enfant n’est privé de son droit à l’instruction ». On ne sait pas encore si cette attribution de numéros s’appliquera aussi aux petits français résidents hors de France.

    Contrôle des lieux de culte

    Sur un autre volet, le texte entend « garantir la transparence des conditions de l’exercice du culte » en modifiant la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat en matière de financement des associations cultuelles pour plus de transparence. Les dons étrangers dépassant 10 000 euros seront ainsi soumis à un régime déclaratif de ressources.

    Une disposition dite « anti-putsch » est également prévue pour éviter toute prise de contrôle d’une mosquée par des extrémistes.

    Un autre article prévoit qu’une interdiction de paraître dans les lieux de cultes « peut être prononcée par le juge (…) en cas de condamnation pour provocation à des actes de terrorisme ou provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence ».

    Surveillance financière

    Autre disposition, le droit d’opposition du service Tracfin va être élargi. « Pour la première fois, on va savoir qui finance qui sur notre sol et nous allons donner plus de moyens à Tracfin pour s’opposer à tous les flux indésirables », a fait valoir Gérald Darmanin dans Le Figaro.

  • Jean Calvignac, président de l’association FDEIF : « Les ministres de Bercy corrigent  les bêtises des députés de la majorité. »

    Jean Calvignac, président de l’association FDEIF : « Les ministres de Bercy corrigent les bêtises des députés de la majorité. »

    En préambule, je peux affirmer que cet article ne fait que citer des faits réels et vérifiables. 

    Anne Genetet députée de la 11e circonscription ne manque pas d’air quand elle ose dire dans son interview du 11 octobre 2020 sur le journal les francais.press à propos de la fiscalité des  non-résidents  qu’elle est la députée qui a fait face au gouvernement  durant ces deux années de combat face à la citadelle Bercy. La réalité est exactement l’inverse. En effet, c’est bien Mme Genetet qui a initié le changement de loi à l’automne 2018 et, pire, qui l’a soutenu pendant deux ans avec de la désinformation, de fausses affirmations, des inexactitudes, et une incompréhension totale des articles du code des impôts.

    Mme Genetet est bien l’initiatrice de la loi scélérate 

    En effet lors de l’élaboration à l’automne 2018 du projet de loi de finance (PLF) 2019, Anne Genetet était sensée déposer des amendements correspondant aux recommandations de son propre rapport. Au lieu de ça elle a initié un texte compétemment différent en déposant en septembre 2018 l’amendement I-1619. Amendement signé par elle et cosigné par ses collègues députés LREM des Français de l’étranger:M. Holroyd, Mme Lakrafi, Mme Cazebonne, M. Lescure, Mme Forteza, M. Anglade et M. Son-Forget.

    Cet amendement demandait la suppression du caractère libératoire de la retenue à la source. Il y a de quoi se poser des questions car cette ineptie n’était dans aucune des quarante sept recommandations de son rapport.

    Cet amendement a été pris en compte par le gouvernement puis est passé dans la loi applicable en 2019.

    Mme Genetet défend cette ineptie pendant deux ans.

    De septembre 2018 à octobre 2020 elle s’est répandu dans les médias, réseaux sociaux, vidéo conférences et communiqués de presse avec des affirmations qui démontrent qu’il fallait supprimer le caractère libératoire de la retenue à la source prétextant que ce caractère libératoire était injuste pour les petites retraites!

    La vérité c’est que si on supprime le caractère libératoire pour une retraite reçue de France de 17.000 €/an, pour une personne seule, son impôt augmentera de 5.000 % pour le calcul par défaut (dit du taux minimum); et de 1.000% pour le calcul optionnel (dit du taux moyen).

    Et toutes ces inepties furent assorties d’affirmations illogiques, irrationnelles, incohérentes. 

    Par exemple: » Avec le système du plafonnement à 20 % les hauts revenus  payent très  peu d’impôt ».Alors qu’il n’y a pas de plafonnement mais un taux qui est au minimum de 20% mais peut atteindre comme pour les résidents 45% .

    Et encore: « les contribuables non-résidents, sont à l’heure actuelle particulièrement favorisés, dans un système extrêmement avantageux ».

    Et encore: juste avant le vote du moratoire Mme Genetet a déclaré« Je ne suis pas certaine que le délai d’un an d’un moratoire permet de s’adapter à une réforme effectivement importante pour certains contribuables ».
    Donc Mme Genetet voyait le moratoire comme un report d’application de la loi, mais n’envisageait pas du tout une modification profonde de la loi qu’elle avait initiée. 

    Et encore: après le vote du moratoire Mme Genetet propose: « l’octroi du bénéfice de la décote pour atténuer les effets de la suppression de la fraction libératoire ».  La décote est loin de compenser la suppression du caractère libératoire, cela ne réduit que de très peu les impôts de très faibles montants inferieurs à environ 1000 €Ò.

    Et encore: Après la parution du rapport de Bercy du 28 juillet 2020, Anne Genetet regrette « qu’on abandonne l’idée de hausse progressive de l’impôt sur plusieurs années ». 
    Mme Genetet n’est donc pas satisfaite du retour à l’ancienne loi proposé dans le rapport de Bercy mais regrette que cette loi qu’elle a générée ne soit pas appliquée graduellement.

    Voir le document: quelques prises de positions de Mme Genetet parmi tant d’autres:

    https://drive.google.com/file/d/1L6NrZ2oWkxyDqVVY53aoG6qgOPsCfTBD/view?usp=sharing

    Certains de ses collègues ont aussi répandu des informations erronées:

    Alexandre Holroyd dans un article des Échos le 28 Octobre 2018 disait
    « une retenue à la source non libératoire est un système plus juste qui ne pénalise plus les revenus les plus faibles

    Comment  le député Holroyd, qui est membre de  la commission des finances de l’Assemblée, peut il faire écrire une telle contrevérité ?

    Roland Lescure, le 10 mars 2020 a écrit sur Twitter un message intitulé : 
    « halte aux fakenews sur la fiscalité des Français de l’étranger ». Dans lequel on peut lire : « contrairement à ce que certain groupes isolés en proie à la diffamation laissent entendre, nous avons obtenu un moratoire, complet contre toute augmentation de l’impôt sur le revenu des non-résidents ».

    Soyons précis sur les mots, surtout dans le législatif, un moratoire n’annule pas la loi mais seulement reporte son application dans le temps sans la modifier. Comment le député Lescure qui a dans sa circonscription d’Amérique du Nord  la moitié des retraités et handicapés impactés au monde par ce changement de loi peut il être aussi désinvolte dans ses tweets.

    Mme Genetet accuse Bercy d’être responsable du bazar qu’elle a déclenché!

    Dans sa vidéo-conférence « live » du 28 septembre 2019 Mme Genetet ose dire :  
    «En tout cas ce changement de loi ce  n’est pas du tout ce que j’avais proposé… J’ai rendu un rapport qui fait une proposition de réforme fiscale, ce que j’observe aujourd’hui c’est que Bercy a pioché dans ce rapport certains éléments mais pas la totalité »… Dans mes échanges toutes les semaines avec Bercy, je leur ai dit, vous ne pouvez pas ! Vous ne pouvez pas supprimer la RAS libératoire d’un côté sans donner accès à la déduction de charges. Car ca ne peut pas être ni l’un ni l’autre».

    On remarquera que Bercy n’a rien pioché, c’est Mme Genetet elle-même qui a demandé ce changement de loi en rédigeant des textes sortis d’on ne sait où mais dans tous les cas pas du tout dans les recommandations de son rapport remis au 1er Ministre le 11 Septembre 2018. In fine  c’est elle qui a demandé la suppression de la RAS libératoire sans  proposer l’accès à des compensations. 

    Lors de la demande d’un moratoire, Mr. Petit (MoDem donc dans la majorité) soutient dans l’Hémicycle les inepties de Mme Genetet.

    Dans son interview du 2 octobre 2020 dans le journal les français.press, interview accessible avec ce lien: Fiscalité, et s’il existait une quatrième voie?  Mr Petit, député de la 7e circonscription, ne nous épargne aucune vilénies. Notons au passage que M. Petit n’y parle même pas du feu vert donné par le gouvernement pour le retour à l’ancienne loi exposé dans la solution 3 du rapport de Bercy dont il a alors pleine connaissance. Ne l’aurait il pas lu?  Au contraire il se ridiculise en parlant d’une quatrième solution avec une « résidence de replis » qui ne change en rien l’augmentation d’imposition astronomique de la loi 2019 instillée par Mme Genetet. Et en plus sa « résidence de replis »  rajoute une discrimination qui n’a aucun sens.

    M. Petit a vraiment la mémoire courte, il oublie de nous dire qu’il a soutenu la loi instillée par Mme Genetet quand il a présenté dans l’Hémicycle le 16 octobre 2019  son amendement I-2580 qui demandait le moratoire. Et pour expliquer ce soutien il a osé dire dans l’hémicycle : cette réforme nous la soutenons, cette réforme sert à sortir de l’aspect libératoire, car ce caractère libératoire est très injuste pour les très petites et petites retraites reçues de France. 
    On peut voir son intervention dans cette vidéo: https://youtu.be/-LRk4RiPRao où vous constaterez que M. Petit lit sur ses fiches exactement ce que Mme Genetet avait dit dans sa vidéo live sur Facebook du 6 juillet 2019. C’est du mot à mot. 

    Ce que Mme Genetet disait déjà urbi et orbi, M. Petit a lui osé le dire dans l’hémicycle, c’est une faute grave, un irrespect pour les non-résidents les plus démunis et les plus vulnérables, car ce n’était pas bien difficile  de s’apercevoir que ceci était un faux prétexte puisqu’en octobre 2019, après plusieurs mois de réactions des Sénateurs, des collectifs associatifs et d’articles de presse il était connu que, quand le caractère libératoire est supprimé, l’augmentation d’imposition sur des petites retraites est astronomique !

    L’hémicycle est un lieu sacré pour les Français, ce n’est pas un comptoir de bistro, il faut  respecter ce lieu. Comme il faut aussi respecter les retraités et handicapés et avoir une attitude responsable quand on a le pouvoir de manipuler ce qu’il advient de leurs pensions qui sont un dû contractuel et pas une aumône.

    Les ministres de Bercy à l’écoute des non résidents construisent 
    un plan pour solutionner le problème.

    Le problème de la loi de 2019 sont aujourd’hui résolus, mais ce n’est ni grâce à Mme Genetet  ni à M. Petit, ni à leurs collègues moutons de Panurge, c’est seulement grâce aux Ministres de Bercy.

    D’abord remercions Gerald Darmanin qui a initié le groupe de travail pour analyser l’impact en  incluant les représentants associatifs des Français de l’étranger. Il n’était pas obligé de le faire ce n’était pas demandé dans le moratoire, c’est une démarche très positive d’ouverture et de respect des concitoyens. 

    Ensuite Olivier Dussopt et ses services de Bercy qui ont continué dans le même sens en tenant compte des contributions de ces collectifs représentant les non-résidents impactés. Ils ont alors publié un rapport qui donne le feu vert du gouvernement pour le retour à l’ancienne loi pour conserver le caractère libératoire.

    Le Code de déontologie des députés sert-il à quelque chose?

    Le problème est résolu mais le mal a été fait! Pendant deux ans les paroles et écrits irréfléchis des députés tel que Mme Genetet, Mr. Petit ont inquiété les non-résidents, alors qu’ils sont sensés les représenter.
    L’association FdEif a reçu de nombreux emails de retraités âgés et d’handicapés avec de très faibles pensions reçues de France, souvent comme seuls revenu, ils étaient complètement paniqués et désespérés.

    Les médecins en exercice se doivent de respecter le serment d’Hippocrate qui dit » tout d’abord ne pas faire de mal »

    Les députés n’ont pas à prêter ce serment, mais ils ont un code ce déontologie qui dans son article 4 dit :

    « Les députés doivent rendre compte de leurs décisions et de leurs actions aux citoyens qu’ils représentent. A cette fin, les députés doivent agir de manière transparente dans l’exercice de leur mandat »
     L’APF (Assemblée Parlementaire de la Francophonie),  dont l’Assemblée nationale française fait partie considère que la conduite du député  doit être empreinte de bienveillance, de droiture, de convenance, de sagesse, d’honnêteté, de sincérité et de justice. 

    Compte tenu de ces principes l’association FdEif a signalé à la déontologue de l’Assemblée   en date du 27 juin 2020 les agissements d’Anne Genetet et Fréderic Petit 

    https://drive.google.com/file/d/1l5_G_bLZmFS4XpOHoTYUu9GwTyLW7a4P/view?usp=sharing

    La déontologue a répondu le 30 Juillet 2020:

    https://drive.google.com/file/d/1qqVPqgzbL_AG4cabpspxLbabq1zYYw5q/view?usp=sharing

    Affaire à surveiller de près en attendant de voter aux prochaines élections.

    Mme Genetet et Mr. Petit doivent montrer le respect 
    qu’ils ont des concitoyens dont ils ont la charge.

    Pour ce faire, nous demandons à Mme Genetet : 

    « Madame la députée, pouvez vous nous expliquer pourquoi vous avez initié un changement de loi qui pénalisait astronomiquement les contribuables que vous représentez. Pourquoi ensuite l’avez vous justifié et soutenu en disant l’inverse de la vérité et en vous enfonçant de plus en plus dans des propos totalement irresponsables ? »

    Nous demandons à Mr Petit : 
    « Monsieur le député, pouvez vous nous expliquer pourquoi lors de la présentation de votre amendement demandant le moratoire vous avez soutenu ce changement de loi par un faux prétexte à l’inverse de la réalité ? »

    Nous désirons que Mme Genetet et Mr Petit nous répondent publiquement.

    Jean Calvignac

    Jean Calvignac, 

    Président de l’association Français de l’étranger imposables en France, retraités et handicapés (FdEif).

    Site internet : fdeif.org. Groupe d’échange et de soutien : www.facebook.com/groups/FdEif

  • La Chine en patronne de l’Asie

    La Chine en patronne de l’Asie

    Il y a quelques jours, lors du sommet virtuel de l’Asean, l’Asie créait la plus grande zone de libre échange du monde. « Cet accord est une victoire du multilatéralisme et du libre échange », annonçait le Premier ministre chinois.  Un tiers de la population mondiale,  un tiers du PIB de la planète unis dans un traité de libre échange signé par quinze pays.  

    Le « Regional Comprehensive Economic Partnership » était en cours de négociation depuis huit ans. Donald Trump, en se retirant de « Traité de Libre-échange Transpacifique », en déclenchant une guerre commerciale avec la Chine, en affichant son protectionnisme, l’a renforcé. La Chine s’est engouffrée dans le vide. Elle a fait des concessions, et pour la première fois conclut un accord de libre échange avec la Corée du sud et le Japon. 

    Sommet Virtuel ASEAN – 2020

    Le libre échange comme réponse à la crise

    L’accord rassemble donc la Chine, le Japon, la Corée du sud, l’Indonésie, le Cambodge, le Vietnam, l’Australie, la Nouvelle Zélande, la Thaïlande, les Philippines, Singapour, la Birmanie, le Laos, la Malaisie et Brunei : 2.2 Milliards d’habitants.

    Au Forum Asie-Pacifique, le sommet de l’APEC, (Coopération économique pour l’Asie-Pacifique) qui réunit 21 pays du Pacifique, la Chine s’est présentée en majesté, opposant le libre échange au protectionnisme américain, affichant le retour de la croissance, affirmant sa solidité face aux déchirements de l’Amérique frappée par la crise.

    L’accord ne prend en compte ni normes sociales ni environnementales. Il en revient aux données fondamentales de ce type d’accord international : droits de douane, propriété intellectuelle, normes industrielles. Le bloc commercial produira progressivement des normes communes qui s’étendront progressivement.

    Une leçon pour les Etats-Unis et l’Europe 

    C’est une leçon pour les Etats-Unis et l’Europe, piqués par une forte vague de néoprotectionnisme. Les refus du Traité transatlantique puis de l’accord avec le Mercosur en témoignent.  Comme si la Chine et l’Asie reprenaient à leur compte les éléments qui ont fait la richesse de l’Occident alors que celui-ci en doute. 

    Pour les gouvernements européens, il est temps de réagir. L’UE, qui a déjà signé avec le Japon, discute actuellement avec la Chine pour lui faire ouvrir son marché. Car si les Chinois se posent en champion du libre échange, ils n’ont pas encore levé toutes leurs barrières. D’autre part, un géant n’a pas signé : l’Inde s’est retirée des discussions.

    Les Etats-Unis, eux, constateront que beaucoup de leurs alliés sont signé, ce qui signifie qu’ils n’entendent pas entrer dans une guerre commerciale. On les comprend : Selon les économistes, cet accord devrait générer 200 Milliards de PIB supplémentaire dans la région.

    Le déplacement du centre de gravité mondial vers l’Asie, qui ne pesait que 20% du PIB mondial il y a 25 ans, est spectaculaire. 

    Si l’on se place d’un point de vue global, on ne peut que se réjouir d’un accord qui permettra d’accroitre la richesse mondiale et fera sortir des millions de personnes de la pauvreté.

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