Jean-Luc Mélenchon a déclaré sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, dimanche 8 novembre, lors du journal télévisé de TF1. C’est la troisième fois, après 2012 et 2017, qu’il se présente à ce scrutin.
Le chef de file de La France insoumise (LFI) a conditionné, cette fois, sa participation à la course présidentielle à une « investiture populaire » de 150 000 personnes devant appuyer sa candidature par le biais d’une plate-forme numérique, Nous sommes pour.

Des expatriés fraudeurs
Et pour convaincre, il attaque, comme en 2017, les expatriés. Lors d’une émission politique ce dimanche 19 novembre sur France 3, il a relancé l’impôt universel sur le modèle américain, soit une imposition au passeport. Car pour lui, tous les expatriés sont des fraudeurs potentiels et quitter la France fait de vous un citoyen suspect.
Qu’importe le lieu où un citoyen français vivra dans le monde : avec Jean-Luc Mélenchon président, il devra déclarer ses revenus à la France et payer ses impôts à Bercy.
Une promesse de campagne irréalisable ?
Créer un impôt attaché à la nationalité française, ça revient à faire payer ceux dont le domicile fiscal se trouve à l’étranger. Ce projet est en contradiction avec toutes les conventions fiscales ratifiées par la France et s’oppose au droit européen . Cet impôt dérogerait au principe de territorialité fiscale, appliqué quasi-universellement.
C’est donc pratiquement impossible à mettre en place à moyen terme. En plus de la contrainte du droit européen, l’Etat serait, donc, dans l’obligation de renégocier plus de 120 conventions fiscales, sans parler de la mise en place d’un FATCA à la française (et n’est pas les Etats-Unis qui veut!)







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