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  • Le dernier Français à Londres – la série de podcasts fiction (?)

    Le dernier Français à Londres – la série de podcasts fiction (?)

    Londres. 2021. Post Brexit. Le Dernier Français A Londres. Un journal audio témoignant d’une réalité parallèle… ou d’un futur proche ? C’est la question que pose ce podcast en filigrane.

    Olivier Jauffrit

    Réalisé et joué par Olivier Jauffrit, un Français basé au Royaume-Uni, qui porte ce projet, fort de ces 20 ans d’animation radio. Après 5 ans sur les ondes de NRJ en France, il a rejoint en 2004 le Royaume-Uni pour de nouvelles aventures comme commercial en IT (BEA, IBM) avant de replonger dans l’univers radiophonique avec La French Radio London.

    Le Brexit et les expatriés

    Fin septembre, il a été annoncé que les banques britanniques, notamment la Lloyds et la Barclays fermeraient les comptes d’expatriés britanniques basés dans l’UE en raison de la fin du « passeportage »… Le Brexit va commencer à se dévoiler en imprégnant le quotidien des Britanniques et des expatriés.

    Pour les nombreux européens présents au Royaume-Uni, la perspective du « No-deal » fait monter des sentiment oppressants et angoissants. Si ceux déjà installés ont 5 ans pour démontrer qu’ils peuvent rester sur le territoire britannique… La situation économique, les problèmes matériels qui vont s’accumuler après la date fatidique nourrissent tous les fantasmes.

    Pour exorciser ces peurs, Olivier propose de suivre le quotidien d’un héros homonyme. Isolé et désemparé face au régime oppressif du gouvernement britannique, chaque semaine, on suivra les aventures de ce Français qui déambule dans la nouvelle Grande Bretagne.

    Ecoutez le premier épisode et découvrez le second en vous abonnant à la chaine Spotify (disponible aussi sur Deezer, Apple podcast, etc.)

    Une production originale d’Olivier Jauffrit, ancien animateur radio résidant à Londres depuis presque 20 ans.

  • Les Français de l’étranger s’engagent pour le Téléthon

    Les Français de l’étranger s’engagent pour le Téléthon

    L’AFM-Téléthon est une association de militants, malades et parents de malades engagés dans le combat contre des maladies génétiques rares qui tuent muscle après muscle, les maladies neuromusculaires. Né d’une conviction et d’une volonté : guérir des maladies longtemps considérées comme incurables, les maladies génétiques rares, qui touchent 3 millions de personnes en France, dont la moitié de moins de 20 ans. Pour réussir, l’association s’est fixée une règle d’or : la rigueur et l’efficacité. 

    Depuis 1987, le Téléthon donne à l’association l’AFM-Téléthon les moyens de poursuivre son combat contre la maladie. En France et à l’étranger ce sont 250.000 bénévoles et 5 millions de Français qui sont mobilisés pour soutenir avec des dons et des animations. 

    L’édition 2020 du téléthon, avec comme slogan “La force de guérir” est parrainée par Matt Pokora.

    L’Association mène une stratégie d’intérêt général.

    L’innovation scientifique, médicale et sociale qu’elle impulse bénéficie à l’ensemble des maladies rares et des personnes en situation de handicap et fait avancer la médecine toute entière.

    Cette année, en raison de la crise sanitaire, le Téléthon se déroule dans un contexte inédit. Chaque année, les animations du terrain représentent près de 40% du compteur Téléthon. Cette mobilisation tentera de se déployer sous d’autres formes bien sûr.

    Vous aussi, expatriés, vous pouvez dès à présent vous mobiliser et aider à faire grimper ce compteur et soutenir les actions de l’AFM-Téléthon pour faire avancer la recherche et permettre un meilleur accompagnement des malades.

    Pour rejoindre cette action grâce à votre généreuse contribution sous forme de dons en espèces, que vous pouvez verser directement au moyen d’une carte Visa sur la page de collecte reliée au Téléthon France en cliquant sur ce lien que nous mettons sur la page de cette emission sur notre site lafrench.radio.

    https://soutenir.afm-telethon.fr/

    Un reçu vous sera adressé pour vous permettre de défiscaliser ce don, si vous êtes imposable aussi en France.

    A quoi servent vos dons ?

    Pour 100 euros :

    80,9 € – Missions sociales

    Guérir

    • Institut des Biothérapies des Maladies Rares

    – Généthon

    – Institut de Myologie

    – I-Stem

    • Essais thérapeutiques

    • Programmes internationaux

    • Programmes stratégiques

    • Fonds d’amorçage « Biothérapies Innovantes et Maladies Rares »

    • YposKesi

    Aider

    • Services régionaux

    • Établissement de soins

    • Consultations pluridisciplinaires

    • Plateforme Maladies Rares

    • Projets innovants (aides techniques, lieux d’accueil, répit…)

    • Journées des Familles

    Communiquer

    • Centre de conférences Génocentre

    • VLM, le journal de l’association

    • Sites Internet

    • Sensibilisation des politiques et des médias

    • Visites de laboratoires et actions pédagogiques

    8,4 € – Frais de gestion

    • Services de gestion

    • Fonctionnement des instances associatives

    • Assemblée générale

    • Communication financière

    10,7 € – Frais de collecte

    • Traitement des dons et legs

    • Affranchissement des promesses de dons et des reçus fiscaux

    • Participation à la production des trente heures d’émission

    • Équipement et logistique des 152 équipes de coordination

    • Mise en place du 36 37

    • Mise en place de la collecte sur le web

    Information : [email protected]

    Ecoutez le podcast de la French Radio Hong-Kong

  • Sentiments anti-français : la propagation ?

    Sentiments anti-français : la propagation ?

    Les autorités singapouriennes ont annoncé ce mardi 24 novembre, l’expulsion de 15 ressortissants bangladais pour avoir envoyé sur les réseaux sociaux des messages incitant à la violence contre la France. Ce, suite aux propos tenus par le président Macron défendant le droit à la caricature au nom de la liberté d’expression.

    Des Bangladais mis en cause

    Ainsi, selon le ministère singapourien de l’Intérieur, les services de renseignements singapouriens avaient renforcé leur surveillance depuis début septembre, aprés la publication des caricatures contre l’Islam. Ce qui a permis d’arrêter les Bangladais pour ensuite les expulser.

    Un communiqué du ministère a ajouté que les migrants bangladais, la plupart des ouvriers travaillant dans le bâtiment, ont publié des messages «qui incitaient à la violence ou encourageaient les troubles communautaires» en réponse aux attentats en France.

    En Russie, le président Tchétchène cible les expatriés français

    Ramzan Kadyrov, l’autocrate que Vladimir Poutine a installé à la tête de la république russe de Tchétchénie, accuse Macron d’être le « chef de file du terrorisme » et encourage les menaces contre les ressortissants français.

    « Le président français devient désormais un terroriste. Soutenant les provocations, il appelle secrètement les Musulmans à commettre des crimes. Vous forcez les gens au terrorisme, poussez les gens vers lui, vous ne leur laissez pas le choix et vous créez les conditions pour nourrir les idées extrémistes dans l’esprit des jeunes »

    Ramzan Kadyrov

    Encore plus grave, le mufti de Tchétchénie a accusé Macron d’être « l’ennemi de tous les Musulmans »

    « Les Français ordinaires, ceux qui ne soutiennent pas Macron, peuvent être tranquilles à Moscou et à Grozny. Ceux qui le soutiennent sont nos ennemis. Comment nous découvrons ce que pense tel ou tel Français? Nous lui demanderons. Et alors… Macron est loin de lui, il est là, donc ça peut être à lui de répondre pour les mots de son président ».

    Le mufti de Tchétchénie

    De telles menaces engagent directement Kadyrov, qui contrôle d’autant plus étroitement le mufti que son propre père a longtemps occupé ce poste. Mais la responsabilité du Kremlin est aussi en cause, la Tchétchénie n’étant qu’une composante de la fédération russe.

    Le Pakistan alimente la confusion

    «Macron fait aux musulmans ce que les nazis infligeaient aux Juifs».

    Shireen Mazari, Ministre pakistanaise

    Cette attaque extrêmement grave semble se bâtir sur une mauvaise compréhension, volontaire ou non, d’un des points du projet de loi contre le séparatisme (rebaptisé «projet de loi confortant les principes républicains»), dévoilé la semaine dernière. Il y est indiqué que les enfants français, dès lors qu’ils sont en âge d’aller à l’école (trois ans), recevront un identifiant national, qui permettra aux académies de s’assurer que chacun est bien inscrit et se rend dans un établissement scolaire. Une mesure permettant d’empêcher la scolarisation à domicile, ciblée par le gouvernement comme étant une façon de soustraire un enfant à la République, en préférant lui enseigner d’autres valeurs, notamment religieuses.

    En aucun cas il n’est question dans le texte de ne réserver ce dispositif qu’aux enfants «musulmans». Mais pour des raisons de politique intérieur, essayant de flatter la tranche la plus extrémiste de la population, les ministres rivalisent de « fake news ».

    Une laïcité incomprise dans le monde ?

    Il n’y a pas que les pays musulmans qui interprètent sauvagement les propos du président de la République Française. Aux USA, où le président jure sur la bible, l’emballement médiatique peut amener à des situations ubuesques.

    “Les Français non blancs sonnent l’alarme sur Macron depuis des années. Mais les médias mondiaux voulaient l’oindre comme un saint centriste, la personne qui a sauvé la France de Marine Le Pen. Maintenant, il veut donner des numéros d’identification aux enfants musulmans pour aller à l’école”

    Karen Attiah, éditrice au service “Global Opinions” du Washington Post

    Une traduction faite un peu trop vite ? Un message posté sur le réseau social Twitter ce samedi 21 novembre, par Karen Attiah, éditrice au service “Global Opinions” du prestigieux Washington Post a mis le feu aux poudres. Elle y écrivait notamment que le gouvernement français allait donner aux enfants musulmans un “numéro d’identification” afin de s’assurer qu’ils vont bien à l’école. 

    Karen Attiah a finalement supprimé son message dimanche dans la journée avant d’en publier un autre. Elle reconnaît son erreur, mais maintient ses inquiétudes quant au climat dans lequel vivent les personnes de confession musulmane en France. 

    Il y a donc encore beaucoup de travail, de pédagogie pour expliquer le sens de la Laïcité dans notre République qui, rappelons-le, est séparée de tous cultes et garantie à tout citoyen le droit de pratiquer sa religion.

  • Mesures détaillées pour la France ! Déconfinement léger

    Mesures détaillées pour la France ! Déconfinement léger

    Le site Lesfrancais.press fait le point sur les nouvelles mesures annoncées ce jeudi par le gouvernement à quelques jours des retours en France pour les fêtes de fin d’année. C’est donc un déconfinement léger qui s’annonce pour notre pays. Cependant, il y a aussi de bonnes nouvelles comme la fin de l’attestation de sortie, ouverture des lieux de culte et des commerces non-essentiels.

    Jean Castex a confirmé ce jeudi 26 novembre que la France allait vers un assouplissement du confinement en plusieurs étapes. Lors d’une conférence de presse consacrée à l’allègement des restrictions liées à l’épidémie de Covid-19, le gouvernement a annoncé ces nouvelles mesures sanitaires.

    Fin des attestations et mise en place d’un couvre-feu

    C’est la fin des attestations de déplacement dérogatoire en journée à partir du 15 décembre. Ce qui signifie qu’elles resteront obligatoires pour les déplacements effectués en soirée, entre 21 heures et 7 heures. Car à compter de cette date, deuxième étape dans l’allègement du confinement, un couvre-feu s’appliquera sur l’ensemble du territoire entre 21 heures et 7 heures. Et restera en vigueur au moins jusqu’au 20 janvier s’il n’y a pas de rebond épidémique.

    Des sorties de 3 heures à 20 km de chez soi

    À partir de ce samedi, la limitation une heure/un kilomètre pour les sorties en extérieur passera à trois heures/vingt kilomètres. La pratique de sports individuels d’extérieur, comme le tennis, le golf, l’équitation ou l’athlétisme, est donc autorisée. Mais cet assouplissement de ces limitations ne doit pas permettre de rendre visite « à des amis ou à la famille », a mis en garde Jean Castex. Par ailleurs, les activités sportives d’intérieur tout comme les sports collectifs ou de contact en extérieur resteront interdits pour les adultes au moins jusqu’au 20 janvier.

    Les activités extrascolaires autorisées

    Les activités sportives extrascolaires en extérieur vont pouvoir reprendre à partir de ce samedi. Quant à celles qui se déroulent en intérieur, elles ne seront possibles qu’à partir du 15 décembre.

    En ce qui concerne les activités extrascolaires culturelles, comme les cours de musique ou de théâtre, les conservatoires et écoles pourront rouvrir au 15 décembre. Mais les cours de chant, une pratique jugée trop risquée en terme de propagation du virus, ne pourront reprendre à cette date.

    Feu vert pour les déplacements entre régions

    À compter du 15 décembre ,il sera possible de se déplacer librement entre régions. En ce qui concerne les déplacements vers et depuis les territoires ultra-marins, il restera obligatoire de présenter un test négatif datant de moins de 72h.

    Les stations de ski ouvertes sans remontées mécaniques

    Si les stations de ski pourront rouvrir durant les fêtes de fin d’année, les remontées mécaniques devront en revanche rester fermées. Le Premier ministre a ainsi évoqué des discussions afin « d’indemniser les pertes de recettes occasionnées par cette décision » et de « préparer au mieux la période suivante, à partir de janvier », où une ouverture « plus large » pourrait être décidée si la situation sanitaire s’améliore.

    30 personnes dans les lieux de culte

    À partir de ce week-end, les lieux de culte seront de nouveau autorisés à accueilir leurs fidèles. Cependant, cette réouverture sera progressive. Ils ne pourront, dans un premier temps, qu’accueillir trente personnes dans le respect des règles sanitaires. Cette jauge évoluera progresssivement en fonction de la situaiton sanitarie.

    Les commerces ouverts jusqu’à 21 heures

    Le ministre délégué chargé des Petites et Moyennes Entreprises, Alain Griset, a précisé que les commerces – qui rouvrent ce samedi – pourraient accueillir des clients jusqu’à 21 heures et que les dérogations pour des ouvertures le dimanche seraient facilitées. Par ailleurs, la jauge de 8m2 ne s’appliquera qu’aux clients et non aux employés.

    Les auto-écoles

    Tout comme les commerces et les coiffeurs, les auto-écoles rouvriront leurs portes ce samedi. Si les cours de conduite pourront reprendre en présentiel, les cours de code devront toujours se dérouler à distance.

    Les lieux de culture

    Les librairies, disquaires, galeries d’art, magasins d’instruments de musique mais aussi bibliothèques rouvriront dès ce samedi. À partir du 15 décembre, selon l’évolution de la situation sanitaire, les musées, salles de spectacle et de cinéma pourraient également rouvrir. Les spectacles et projections devront cependant se terminer à 21 heures, « le billet servant de preuve pour une possibilité de rentrer sereinement chez soi », a précisé Roselyne Bachelot.

    Les bars et restaurants resteront fermés jusqu’au 20 janvier.

    L’isolement contraint?

    Si le Premier ministre a évoqué l’isolement des personnes contaminées, il a néanmoins indiqué qu’il en reviendrait au Parlement d’en débattre et d’en décider. « Cela se traduira par un projet de loi déposé par le gouvernement », a déclaré Jean Castex.

    « Notre intention, ce n’est pas de contrôler pour contrôler, ce n’est pas de faire peser une contrainte. C’est de mieux faire respecter l’isolement et quelles que soient les mesures que nous prendrons à cet effet, elles s’accompagneront d’accompagnements médical et humain renforcés. »

    Pas de changement pour les Français de l’étranger

    Pour ce qui est des frontières intérieures de l’espace européen: libre circulation pour les voyageurs. Pour ce qui est des frontières extérieures : aucune restriction pour les pays inscrits sur la liste dite « verte » européenne; frontières fermées pour les autres, sauf exemptions et dérogations déjà prévues (Français, conjoints de Français et leurs enfants notamment).

    Au départ de 18 pays (liste disponible ici), il est obligatoire pour tous les voyageurs de onze ans ou plus de présenter un résultat de test PCR négatif, réalisé moins de de 72 heures avant le départ pour la France.

    En provenance du reste du monde, il est conseillé d’avoir réalisé un test en amont. La non-présentation, à l’arrivée en France en provenance d’un pays où ils est fortement recommandé de se faire tester avant le départ, d’un résultat négatif de moins de 72h implique d’être dirigé à l’aéroport vers un poste de contrôle sanitaire permettant la réalisation d’un test antigénique.

    Dans tous les cas, vous devez remplir une attestation dérogatoire d’entrée du territoire en cochant la case citoyen français ou nationalité française selon le modèle choisi.

  • Challenge danse de l’AEFE !

    Challenge danse de l’AEFE !

    A quelques jours de la semaine des Lycées français à l’étranger, AEFE et les AEFE-UNSS recrutent pour le premier challenge danse. Ce programme est ouvert à tous les établissements du réseau scolaire mondial.

    Les élèves et les équipes éducatives du monde entier pourront se mobiliser autour d’un projet commun. L’objectif ? Rester en mouvement et susciter une pratique physique régulière. Avec de défi, les éducateurs veulent développer le sentiment d’appartenance à la communauté sportive du réseau.

    Du CM1 aux Terminales

    Dans le contexte sanitaire mondial lié à la Covid-19, les établissements sont ouverts en présentiel, en distanciel ou en hybride. Quelle que soit la formule d’enseignement, le premier Challenge danse de l’AEFE propose à l’ensemble des lycées français qui composent le réseau de se mobiliser autour d’un projet sportif et artistique commun les menant à mettre un point une chorégraphie et à l’interpréter sur une vidéo.

    Le challenge est ouvert aux élèvesdu CM1 à la terminale. Chaque équipe doit être composée de 6 à 12 élèves, la mixité doit être respectée.
    Ce programme se décline en deux temps :

    • les groupes concourent d’abord, via une vidéo, au challenge de la ligue sportive scolaire de la zone
    • les meilleures prestations disputeront ensuite, toujours virtuellement, la finale monde.

    De jeunes juges participeront aux délibérations

    Chaque établissement devra obligatoirement intégrer deux élèves jeunes juges « comité artistique », par équipe engagée. Ces jeunes juges pourront être évalués et obtenir une certification reconnue par l’AEFE et l’UNSS, qu’ils pourront faire valoir dans le cadre du projet « horizon 2024 ».

    En plus des jeunes juges « comité artistique », le Challenge danse AEFE permet à des élèves de s’engager et de prendre des responsabilités en qualité de :

    • jeunes coachs-chorégraphes,
    • jeunes organisateurs,
    • jeunes reporters.

    Attention, les inscriptions pour participer comme concurrents ou comme juges sont à renseigner en ligne jusqu’au 30 novembre.

  • Merkel über alles

    Merkel über alles

    15 ans ! Seuls Poutine et Loukachenko font mieux, encore Poutine a-t-il du laisser la place à Medvedev. 15 ans avec de vraies élections, de vrais rivaux. A tel point que Merkel a annoncé son départ en septembre 2021, déstabilisée par les attaques internes, et sans doute fatiguée : la presse a fait état de tremblements incontrôlés. La popularité d’Angela est au zénith : plus de 86% ! Mieux que Poutine ! Mais elle, c’est vrai. Durant ses quinze années, elle n’est jamais descendue en dessous de 50%.

    La nostalgie « Merkel » s’installe alors qu’elle n’est pas encore partie. Pourtant, lors des dernières élections, elle avait réalisé le plus mauvais score de la CDU depuis la guerre et du reconduire une coalition, pour la troisième fois, avec le SPD. Qu’est ce qui explique, à la fois son succès, et son retrait ? 

    Nostalgie

    De l’extérieur, on retient de ces quinze années des décisions controversées : la relance, puis l’arrêt du nucléaire, l’accueil de plus d’un million de migrants sans avertir ses voisins ni son parti, le sauvetage à l’arraché de la Grèce, le refus, puis l’accord sur un mutualisation des dettes en Europe, le futur avion de combat franco-allemand.

    A l’intérieur, la création d’un salaire minimum, un accord sur la retraite à 63 ans après 45 ans de cotisations, le mariage pour tous, ce qui explique une popularité partagée à droite et à gauche de l’échiquier politique, mais aussi une déception sur sa droite, la montée en puissance de l’AFD et une forte contestation interne à la CDU. Ceux qui la poussent vers la sortie sont ses compagnons de route au sein du parti, qui critiquent son tropisme centriste et voient une partie des électeurs conservateurs partir vers l’AFD. 

    Super funky

    Le centrisme de la chancelière explique donc tout aussi bien sa popularité qu’il pourrait expliquer sa perte. Après tout, il est possible de ne satisfaire ni sa droite, ni sa gauche : Ce fut le cas de Hollande. Le secret de la réussite et de la longévité de Merkel n’est pas là. 

    Son style ?  Elle porte les mêmes costumes depuis quinze ans. Seules les couleurs changent, couleurs plus ternes que flamboyantes, comme sa personnalité. « Méticuleuse, lente, pas super funky », selon l’ex premier ministre Jean Marc Ayrault, qui s’y connait sans doute en charisme. « Avec cette coiffure au bol et ses faux airs de fillette attardée »  comme la décrivait un journaliste,  elle n’a jamais prétendu soulevé les foules. Elle ne perce pas l’écran, ses discours sont dénués de tout lyrisme, elle ne prétend à aucun grand dessein, ne pratique ni petite phrase, ni mot d’esprit. Angela Merkel n’a jamais fait peur à personne, n’a jamais fait rire personne, n’a jamais cherché à séduire personne. Elle fait son travail, plutôt bien. « Fiable, honnête, intellectuellement précise, une belle personne »  écrit Barack Obama dans ses Mémoires, ce qu’il ne dit pas d’autres.

    De « la fille » à « Mutti » 

    Helmut Kohl l’appelait «  Das Mädchen »,  « la fille ». Elle s’en affranchit. Elle continue à faire les courses au supermarché de son quartier, n’a jamais pris d’appartement de fonction, et son discret mari ne fait pas la couverture des magazines. Aujourd’hui, avec la crise du coronavirus, les Allemands l’appellent « Mutti », « Maman ».

    Première femme chancelière, première chancelière venu de l’Est, fille de pasteur, divorcée, chimiste, remariée avec un scientifique, sans enfant, elle a été désignée par le magazine Forbes treize années sur quinze comme la femme la plus puissante du monde. Mieux que Ronaldo et Messi. Elle a connu quatre présidents français, quatre présidents américains, plus de britanniques et d’italiens encore. Sans compter les rivaux de la CDU et du SPD qu’elle a avalés.

    Qu’est-ce que les Allemands lui trouvent ? Calme, posée, prévisible, sérieuse, elle serait la chancelière des crises. En 2005, quand elle arrive au pouvoir, Français et Néerlandais ont rejeté la Constitution Européenne. En 2008, c’est la crise financière. Puis la crise grecque. Puis la crise migratoire. Puis la crise ukrainienne. Puis celle de Crimée. Maintenant celle du coronavirus. 

    Partage du pouvoir

    A vrai dire, le pouvoir en Allemagne n’est pas aussi concentré et personnalisé qu’en France. La chancelière dirige toujours un gouvernement de coalition, trois fois avec le SPD, adversaire historique, une fois avec les Libéraux, avec un programme négocié pied à pied. 

    Elle compose avec des gouvernements qui ont leur administration propre dans chaque Land. Les mesures les plus controversées sont d’ailleurs celles qu’elle a prises seule : abandon du nucléaire et accueil des réfugiés. Sa capacité de résistance et sa longévité viennent aussi de là : l’exercice du pouvoir est aussi un partage du pouvoir. La chancelière sait s’adapter et changer d’avis.

    L’Allemagne n’a jamais été aussi forte

    Mais cela n’est pas suffisant. Le pragmatisme n’est reconnu qu’à ses résultats. La réponse est là : L’Allemagne n’a jamais été aussi forte et aussi respectée que sous Merkel. Du point de vue économique, le succès est remarquable. Le chômage est au plus bas ; les exportations insolentes. Les budgets sont en excédents, elle peut puiser dans ses réserves pour faire face à la crise sanitaire, – et aider l’Europe. 

    Du point de vue démocratique, de la justice, des libertés, l’Allemagne est en haut de l’affiche, avec les pays scandinaves. Du point de vue social, elle fait envie. Du point de vue sanitaire aussi : la gestion de la crise est un modèle de sobriété et de réussite relative : le nombre de décès par habitant (184, 4 fois moins qu’en France : 755) est un des plus bas d’Europe, sans confinement excessif. Ce qui permet à l’économie de n’avoir chuté que de 5%, moitié moins qu’en France. Tout cela n’est peut-être pas du au hasard. 

    Une autorité à rebours du complexe du mâle dominant 

    L’Allemagne est un des pays les mieux gérés du monde. Peut-être ne le doit-elle pas qu’à Merkel. Mais peut-être le lui doit-elle quand même un peu. Cela ne veut pas dire que qu’elle ne s’est jamais trompée, ni que tout est parfait en Allemagne. Les Allemands semblent avoir trouvé les niveaux de réponse les mieux adaptés à une société complexe, et elle fait partie de la réponse depuis quinze ans. 

    Aujourd’hui, en Europe, Trois femmes tiennent les leviers de pouvoir les plus importants : Angela Merkel, Ursula von der Leyen, et Christine Lagarde. Trois styles différents, qui ont un point commun : pas d’esbroufe, pas de lyrisme, pas de promesse. Pas de séduction non plus : l’inverse d’Evita Peron, des caudillos, des leaders, des guides suprêmes et des « hommes forts », l’inverse du populisme, de l’autoritarisme et des certitudes vite démenties. A rebours du complexe du mâle dominant, en somme. Et çà marche. 

    Serait-ce la nouvelle martingale de l’exercice du pouvoir dans une société complexe et un monde chaotique ? Encore faut-il trouver une Merkel, l’espèce est rare.  

  • L’Allemagne met la pression sur l’UE pour interdire les séjours au ski

    L’Allemagne met la pression sur l’UE pour interdire les séjours au ski

    Un sujet explosif avant les fêtes de Noël : l’Allemagne va demander à l’Union européenne d’interdire jusqu’au 10 janvier les séjours de ski, sources de plusieurs foyers épidémiques l’hiver dernier, malgré l’opposition de l’Autriche et la colère des stations.

    Au terme de plus de sept heures de discussions, Angela Merkel et les 16 États régionaux ont décidé de se tourner vers l’Europe, dont l’Allemagne assure jusqu’à la fin de l’année la présidence du Conseil.

    Interdire les séjours au ski fait partie de mesures de restrictions annoncées ou prolongées contre le Covid-19, dont la fermeture des restaurants, bars ou encore lieux culturels et clubs de sports jusqu’à début janvier.

    « Nous devons encore faire des efforts (…) le nombre d’infections quotidiennes se situe encore à un niveau beaucoup trop élevé », a expliqué la chancelière lors d’une conférence de presse.

    Le taux d’infection en Allemagne atteignait ainsi mercredi 139,6 pour 100 00 habitants, loin de l’objectif de 50/100 000. La barre du million de cas officiellement recensés devrait être franchie dans les tout prochains jours.

    Éviter les déplacements

    Dans ce contexte, les Allemands sont fermement invités à ne pas se rendre à l’étranger durant les fêtes de Noël et à proscrire les séjours de ski.

    « Il convient d’éviter tous les déplacements professionnels et privés non essentiels, en particulier les déplacements touristiques, y compris les déplacements à l’étranger en vue de la saison de ski », stipule le texte négocié par Mme Merkel et les 16 Länder. « Le gouvernement est invité à travailler au niveau européen pour que le tourisme de ski ne soit pas autorisé avant le 10 janvier », ajoute le texte.

    Interrogée sur la démarche que va mener l’Allemagne auprès de l’UE, la chancelière a toutefois reconnu que ce n’était pas gagné : « Je vais être honnête avec vous, ce ne sera probablement pas facile, mais nous allons essayer. »

    France, pays de l’or blanc

    L’Italie et la France ont pris des mesures similaires, suscitant la colère des professionnels du secteur.

    En France, un protocole sanitaire était pourtant peaufiné depuis des semaines en cas de réouverture des stations, un enjeu crucial pour le secteur de l’or blanc – 350 stations en France, 10 milliards de retombées économiques, 120 000 emplois saisonniers – qui réalise 13,5% de sa fréquentation lors de l’avant-saison et 13% environ à Noël.

    Mais c’est aussi là qu’un des premiers foyers épidémiques avait été identifié l’hiver dernier, aux Contamines, près de la frontière suisse.

    La Bavière, dans le sud-est de l’Allemagne, avait devancé cette interdiction mise en garde en annonçant mardi la fermeture de ses stations à Noël.

    « Nous ne pouvons tout simplement pas passer des vacances de ski classiques », avait justifié Markus Söder, dirigeant conservateur de cette région, invitant les autres pays européens à faire de même.

    La Bavière et ses pistes sont particulièrement prisées durant les fêtes de fin d’années par de nombreux vacanciers allemands et étrangers.

    Chantier européen

    M. Söder, un des favoris pour succéder en 2021 à Mme Merkel à la chancellerie, avait plaidé dès mardi pour la mise en place d’un accord européen pour éviter une concurrence déloyale pour attirer les skieurs.

    « Je préférerais avoir un accord commun au niveau européen : pas de remontées mécaniques ouvertes, pas de vacances (de ski) nulle part », avait-il martelé.

    L’Autriche voisine est particulièrement visée, d’autant qu’une de ses stations réputées, Ischgl, a été un important foyer de contamination cet hiver, des skieurs venus de toute l’Europe y ont été contaminés.

    Mais l’Autriche est sur une toute autre ligne et prévoit l’ouverture de ses pistes. « Je peux vous dire que si quelqu’un va courir seul, c’est tout aussi dangereux que si quelqu’un va faire une randonnée à ski seul », a déclaré le chancelier Sebastian Kurz mercredi.

    « Les vacances d’hiver en Autriche seront sûres. Nos stations disposent déjà de procédures de sécurité complets pour les vacances au ski », a renchéri la ministre du Tourisme, Elisabeth Köstinger.

  • Cru Wine Club ! Une nouvelle façon de bien consommer les vins

    Cru Wine Club ! Une nouvelle façon de bien consommer les vins

    Cru Wine Limited est une entreprise, récompensée par un Queen’s Award, fondée par des Français expatriés en 2013 et basée à Londres, avec des bureaux à Hong Kong et à Genève.

    Un négociant à votre service

    Nous sommes un négociant en vins international spécialisé dans les vins, les spiritueux et les services d’investissement dans le secteur du vin, avec des clients de plus de 30 pays différents. Nous offrons un accès aux vins et aux spiritueux tant aux clients privés qu’aux entreprises.

    En offrant des vins fins à un prix compétitif avec une approche moderne, nous avons pu nous développer de manière significative au cours des dernières années, avec une récente reconnaissance par le Financial Times comme étant la 105ème entreprise ayant la plus forte croissance en Europe en 2020.

    Cru Wine Ltd compte 4 divisions :

    – Investissement dans les vins et spiritueux

    – Commerce des vins et spiritueux

    – Ventes aux clients privés

    – Ventes numériques

    Le Cru Wine Club travaille avec plus de 400 fournisseurs et prévoit un chiffre d’affaires de 10 millions de livres sterling pour cette année. Nous sommes connus pour notre fiabilité et nous cherchons toujours à offrir le meilleur service à nos clients.

    Un club pour une sélection de qualité chaque mois

    Le Cru Wine Club offre à ses clients la possibilité de déguster des vins haut de gamme à un prix abordable. Autour du 20 de chaque mois, vous recevrez une caisse mixte de vins fantastiques livrés à votre porte. Au fils des saisons, le coffret sera adapté et vous pouvez nous faire savoir quels vins sont vos préférés afin que vous receviez des offres spéciales.

    Les vins sont choisis par notre équipe hautement décorée d’experts en vin et de juges en Oenologie. Chaque bouteille sera accompagnée de notes de dégustation et de suggestions d’accords alimentaires pour assurer un maximum de plaisir.

    Click, Receive, Uncork! Le moyen idéal pour découvrir de nouvelles régions, de nouveaux producteurs et de nouveaux styles de vins et pour s’amuser à développer vos connaissances sur le vin.

  • Le Sénateur Leconte veut un vote par correspondance pour les consulaires 2021

    Le Sénateur Leconte veut un vote par correspondance pour les consulaires 2021

    Dans une note du 9 novembre 2020 à Jean-Louis Débré, en charge d’une mission sur les élections de l’année 2021 auprès du Premier ministre, le sénateur Jean-Yves Leconte (PS) a demandé la mise en place du vote par correspondance pour les élections des Conseillers des Français de l’étranger (anciennement, conseillers consulaires) en mai 2021.

    Une campagne bloquée par la Covid

    Alors que les élections devaient se tenir en mars 2020, elles ont été reportées puis annulées avant d’être de nouveau programmées pour le mois de mai 2021. Cependant huit mois après le début de la pandémie, rien ne permet aujourd’hui d’affirmer que la situation en mai 2021 se sera améliorée.

    L’absence de campagne, les disparités entre pays laissent planer un doute sur le renouvellement de ces élus de proximité. Cela amène à s’interroger sur les élections consulaires prévues fin mai 2021. Les modalités de la campagne électorale à venir et les conditions du déroulement de l’élection restent extrêmement incertaines. Un report en 2022, comme certains le prônent, posent aussi des problèmes.

    Le renouvellement des sénateurs

    En effet, la constitution française limite le nombre de participations d’un grand électeur aux élections sénatoriales a deux fois.

    Les élus consulaires de 2014 ayant déjà votés cette même année et en 2017, ils n’ont pas pu voter lors du renouvellement du Sénat en octobre.

    Il a donc été décidé de reporter d’une année l’élection des 6 Sénatrices et Sénateurs représentant les Français établis hors de France. Il est donc obligatoire de renouveler leur collège électoral en amont, afin que cette élection sénatoriale partielle puisse effectivement se tenir en septembre 2021.

    L’autre inquiétude pour l’organisation des élections consulaires en 2022 réside dans les enjeux de cette année. En effet, les Français seront appelés à élire le Président de la République et leurs députés. Ces enjeux nationaux parasiteraient une campagne dédiée aux problématiques locales et éclipseraient les défis rencontrés dans chaque circonscription.

    Le vote par correspondance, la solution ?

    Désormais bien connu, à la suite de la victoire de Jo Biden aux USA, Jean-Yves Leconte propose de rétablir à titre exceptionnel le vote par correspondance pour les élections consulaires de mai 2021.

    Cette solution aurait l’avantage de permettre à tous de voter même si aucun bureau de vote ne peut être organisé dans certaines circonscriptions. Et à la différence du vote électronique qui nécessite un équipement, ce mode de participation est accessible à tous.

    Les incertitudes, partiellement levées, sur la société Scytl, reprise par Paragon, en charge du vote électronique, plaident pour la multiplication des canaux afin de s’assurer de la sincérité du vote. Le Sénat a d’ailleurs déjà son accord pour la mise en place de ce vote par correspondance.

    2021, 2022 ? Les sénateurs, les élus locaux, comme les citoyens, restent en attente du sort qui sera réservé à ces élections. A ce jour, si Jean-Louis Debré a rendu son rapport pour les élections cantonales et régionales au Premier ministre, les élections des Français de l’étranger restent dans l’incertitude. Mais que fait donc le gouvernement ?

  • La revanche du soldat «travail»

    La revanche du soldat «travail»

    La saison « 2 » du confinement a révélé que la valeur « travail » n’est pas morte.

    Télétravail pas si apprécié

    A la différence du mois de mars, les Français ont, dans leur grande majorité, continué de travailler. Le télétravail, qui était la star du premier confinement, brille moins au second. Les pouvoirs publics ont réclamé à plusieurs reprises son application aux entreprises. Dans bien des cas, ce sont les salariés eux-mêmes qui demandent à rejoindre leur bureau ou leur poste de travail un voire plusieurs jour(s) dans la semaine. Les banques et les assureurs ont maintenu leurs agences ouvertes. Les droits de retrait, qui étaient légion au printemps, se sont faits plus rares cet automne. Les commerçants, avec les libraires, en tête, se sont engagés dès la fin du mois d’octobre dans une fronde afin d’obtenir la réouverture, la plus rapide possible, de leur activité. Les promesses d’aides et le soutien de l’État n’y ont rien fait, leur souhait étant de travailler.

     La crainte de perdre son emploi et ses revenus explique évidemment cette volonté qui se manifeste depuis le 30 octobre. Quand le ministre de la Santé, déclare le 19 novembre que « la santé mentale s’est significativement dégradée durant le deuxième confinement », il pointe du doigt les dangers de l’isolement et de l’inactivité, vecteurs d’angoisse et de dépression. 

    L’entreprise, un lieu de vie

    L’entreprise est aujourd’hui, dans une société largement laïcisée, le principal mode de socialisation des individus. Lieu de rencontres et d’échanges, elle remplit un rôle social qui apparaît, dans une année marquée par trois mois de confinement, bien plus important que celui joué par les réseaux sociaux ou les plateformes de vidéos à distance. 

    Le travail est à la fois un facteur de convivialité, de réalisation et de reconnaissance. La notion d’utilité pour soi et pour les autres constitue un des moteurs de la vie humaine. « La fin du travail » avancée par certains, avec le processus de digitalisation accélérée des activités, ne semble pas au vu de ces derniers le meilleur des mondes, ni même une garantie d’efficacité. La crise sanitaire a démontré que la France manquait d’infirmiers, de médecins ou d’aides-soignants. Elle a aussi prouvé à de nombreux parents que l’enseignement était un véritable métier, complexe et harassant. 

    Valoriser les métiers

    Elle a peut-être permis de comprendre que ces métiers essentiels n’étaient pas assez valorisés dans tous les sens du terme. Si un ordinateur peut battre le champion du monde de go, si un algorithme peut déterminer les placements les plus rentables ou élaborer un diagnostic médical, ils ne peuvent pas apporter un service personnalisé auprès de patients et trouver sans intervention humaine une solution à une situation exceptionnelle. 

    Si les chercheurs et les pouvoirs publics tâtonnent, tergiversent, se contredisent face au coronavirus, c’est en grande partie en raison de l’absence de précédent. Par son travail et son acquis professionnel, l’être humain a la capacité de pouvoir s’adapter à un changement d’environnement.

    Le principe d’un revenu universel défendu par des libéraux comme par des tenants de la social-démocratie n’est-il pas une mauvaise réponse, une réponse triste, au problème légitime de la satisfaction des besoins essentiels ? La question est plutôt la capacité de trouver des emplois favorisant l’épanouissement de chacun en fonction de ses compétences et de ses appétences.

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