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  • Coup de froid sur la croissance française cet hiver, prédit la Banque de France

    Coup de froid sur la croissance française cet hiver, prédit la Banque de France

    La croissance française devrait fortement ralentir en 2023, avec des risques de récession cet hiver, a estimé la Banque de France le 15 septembre.

    La hausse du produit intérieur brut (PIB) va fortement décélérer, de 2,6% en 2022 à 0,5% en 2023, principalement en raison de la crise énergétique, selon le scénario de référence retenu pour les projections macroéconomiques sur trois ans de la banque centrale, qui prévoient un rebond de 1,8% en 2024.

    Mais en raison de la volatilité des prix de l’énergie, l’incertitude est tellement forte pour la fin de 2022 et le début de 2023 que la Banque de France publie pour l’année prochaine une fourchette de l’évolution du PIB comprise entre + 0,8% et – 0,5%.

    Elle n’exclut pas une « récession technique » de « deux ou trois trimestres de baisse du PIB aux alentours de l’hiver 2022-23″, a indiqué son directeur général, Olivier Garnier, lors d’une conférence de presse.

    Quel que soit le scénario retenu pour l’an prochain, la Banque de France se montre plus pessimiste que le gouvernement, qui prévoit 2,7% de croissance pour cette année et 1% pour l’an prochain, en tablant sur la résilience de l’économie française.

    Pour la banque centrale, on a « une résilience qui est meilleure que prévu au cours de la plus grande partie de 2022; un net ralentissement à partir de l’hiver prochain », dont l’ampleur est « entourée d’incertitudes très larges » et enfin « une reprise de l’expansion économique en 2024″.

    Cette incertitude touche aussi le niveau de l’inflation qui, après avoir atteint 5,8% cette année, évoluera l’an prochain dans une fourchette comprise entre 4,2% et 6,9%, selon les projections.

    Dans le scénario de référence, la Banque de France estime la hausse des prix pour l’an prochain à 4,7%.

    Pour 2024, l’inflation reviendrait à 2,7%, alors que les incertitudes sont moins fortes à cette échéance pourtant plus lointaine, selon Olivier Garnier.

    « Même si la guerre (en Ukraine, NDLR) devait malheureusement perdurer, les prix de l’énergie finiront inévitablement par se stabiliser voire baisser », estime dans le quotidien La Croix le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.

    « Poison économique »

    Pour mesurer l’inflation, la Banque de France utilise l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet la comparaison entre pays européens et accorde une place plus importante aux prix de l’énergie que l’indice des prix à la consommation (IPC) utilisé par l’Insee et le gouvernement français.

    En août sur un an, l’IPC a progressé de 5,9% et l’IPCH de 6,6%, a rapporté jeudi l’Insee.

    « La hausse des prix des biens alimentaires et des produits manufacturés ne se normaliserait que progressivement et demeurerait élevée en 2023″, tandis que le renchérissement des services serait tiré par la progression des salaires mais contenu par le plafonnement de l’indice de référence des loyers à 3,5% entre juillet 2022 et juin 2023.

    « Les salaires augmentent, légitimement, mais nous ne voyons pas à ce stade de spirale » inflationniste, observe M. Villeroy de Galhau, qui réitère dans La Croix sa détermination à lutter contre l’inflation, alors que la Banque centrale européenne vient de procéder à un relèvement historique de 0,75 point de pourcentage de ses principaux taux d’intérêt, au risque de brider l’activité.

    « Une inflation durablement trop élevée ne serait pas seulement un poison social pour les ménages, ce serait un poison économique, qui rendrait l’environnement beaucoup plus incertain, et empêcherait donc l’investissement et la croissance », souligne le gouverneur de la Banque de France.

    Le niveau élevé de l’inflation pèse sur le pouvoir des ménages, qui devrait reculer de 0,3% cette année, et même de 0,5% quand on le mesure par habitant. Il resterait stable l’an prochain (0,2% et 0,0% par habitant) et repartirait à la hausse en 2024 (+1,6% et 1,4% par habitant), selon les projections trisannuelles.

    Le ralentissement de l’activité aura enfin un effet sur l’emploi, selon la Banque de France, qui estime qu’avec de « moindres créations en 2023, malgré un net ralentissement de la population active, le taux de chômage remonterait un peu pour se stabiliser au voisinage de 8% en 2024″.

  • Comment détruire un pays ?

    Comment détruire un pays ?

    « Gouverner c’est détruire », proclame Shang Yang au IVème siècle avant J.C. Les Chinois en savent quelque chose, eux qui sont passés par toutes les autodestructions possibles. Xi Jinping au sommet de Samarcande se propose de guider le monde.

    Certains gouvernements savent détruire mieux que d’autres. L’Histoire déterre cadavres d’empires, royaumes et cités florissantes. Ceux qui croient les nations éternelles oublient : il y a plus de peuples disparus que d’archives nationales. D’où surgit, trou noir, la disparition ?

    Les populations sont ravies de voir le pouvoir se désagréger 

    Les Etats ne tombent pas peu à peu, minés par une longue décadence. Au contraire, les Etats décadents –Chine, Egypte, Rome, Byzance, France- vont de sursauts en sursauts. Les grandes maisons chutent d’un coup, aspirées par surprise – Incas, Grand Moghol, Bagdad, URSS -. Est-ce l’or, la bataille, le barbare, le climat, la maladie ? Ils ont bon dos. Plus personne n’en veut, c’est tout. 

    Le plus souvent, les populations, asservies, sont ravies de voir le pouvoir se désagréger. Ainsi s’expliquent invasions et destructions, abandons de poste. Histoires anciennes ? Les migrations ne sont-elles pas des fuites de pays où tout espoir semble chassé ? Fuir, le seul espoir.

    Liban, Sri Lanka, Birmanie, Haïti, Pakistan, Turquie…

    Au Liban, 40% des Libanais souhaitent émigrer. Il y a deux ans, l’explosion du port de Beyrouth tuait deux cents personnes et révélait la mise en coupe déréglée du pays. Le PIB par habitant était de 7590$ en 2018. Il est aujourd’hui à 2756$, le niveau de l’Iran, un peu au-dessus du Bengladesh (2500$), derrière l’Égypte ou la « Palestine » (3660$). La ruine n’est pas venue par hasard : partage du pouvoir, soumissions, mainmise du Hezbollah, prébendes et vols des seigneurs de guerre. 

    Sri Lanka, 22 millions d’habitants, un modèle auquel l’ONU attribuait un indice de développement humain (IDH) supérieur à celui de l’Inde. Certes, la démocratie y était imparfaite, la famille Rajapaksa avec Mahinda (Président de 2005 à 2015) puis Gotabaya son frère (de 2019 à sa fuite), contrôlait le pays. La corruption fleurissait, mais l’éducation aussi. L’écologie devenait le signe de la modernité : interdiction des engrais. L’agriculture productiviste jetée aux poubelles de l’Histoire, le prix des denrées alimentaires (sucre, riz, légumes) s’envole, la production de thé chute de 40%, les exportations s’effondrent, la monnaie aussi (-80%). Les Chinois, qui ont beaucoup prêté, (13% du montant de la dette), ont demandé le port d’Hambantota pour 99 ans. Le contrat des impérialistes britanniques prenant le port de Hong Kong.

    Quel est le meilleur exemple de corruption, toujours de connivence avec les réseaux criminels ? Les Birmans, avec leur junte ? Haïti, avec ses gangs ? Le Pakistan, la Turquie, le Laos, le Népal ? L’exil montre la voie : Venezuela (3.6 millions d’exilés), Syrie (6.6 millions), Afghanistan (2.7), Myanmar (1.1), Soudan du sud (2.4). Les gens partent le plus souvent à cause des guerres civiles, voire de la famine organisée, moyen le plus sûr pour détruire un pays. 

    Le Pakistan a 230 millions d’habitants. Le pays est inondé aux deux tiers : 1500 morts « seulement ». Il en mourra bientôt d’autres d’épidémie. Peut-être de faim : l’aide alimentaire est une arme décisive dans le clientélisme. Le Pakistan vit un chaos politique, entre les dynasties Bhutto et Sharif, unies contre Imran Khan, populiste islamiste ami des Russes et des Talibans. Seule autorité : l’armée, jugulaire corrompue qui étrangle le pays, profite des désordres, de l’étranger proche, de ses guerres et ses trafics. Ce n’est pas la mousson qui détruit le pays, c’est son gouvernement.

    L’Ukraine, détruite matériellement, est renforcée moralement. La Russie est touchée en son « âme ».

    Il y a aussi la guerre extérieure. Elle permet de compenser une perte de légitimité : rassembler autour du drapeau. D’autant qu’une guerre extérieure a l’avantage de détruire plutôt l’adversaire que soi-même. La destruction de l’Ukraine est impressionnante. Le PIB, si on peut encore le mesurer au milieu des décombres, aurait diminué de moitié. Pourtant, l’Ukraine, comme pays, apparait renforcé. Jusqu’à présent, il y avait un doute sur la cohésion du pays. Réponse a été donnée. Après tout, il suffisait de se rappeler que l’indépendance avait été adoptée par plus de 90% des électeurs, même en Crimée (seulement 80%). L’Ukraine, détruite matériellement, est renforcée moralement. La victoire est une dopamine.

    L’inverse pour la Russie. Son PIB n’aurait chuté « que » de 6%, Plus grave : la Russie est touchée en son « âme ». Les arrestations se multiplient. Plus d’opposition libre, plus de médias libres, 500. 000 Russes sont partis. Il faudra reconstruire la Russie aussi. 

    La Turquie vivait un miracle économique, elle coule. La monnaie turque a encore perdu 50% de sa valeur. L’inflation atteint 80%. Et dire que certains prennent Erdogan pour un malin, parce qu’il se vend aussi bien aux Russes qu’aux Américains. Ce sont les Turcs qui paient.

    En Afrique, quelques îlots résistent à des guerres civiles toujours sous-jacentes  

    A observer tristement Syrie, Libye, Iran, Yémen, on trouve toujours répressions et guerres civiles. En Afrique, quelques îlots résistent à des guerres civiles toujours sous-jacentes, la violence justifie un faux ordre qui est tension de désordres, profit de chaos.  

    L’Onu, la Banque mondiale, expliquent qu’un peu de démocratie ne nuirait pas aux affaires et renforcerait la stabilité. La leçon passe mal, comme toutes les leçons. Ce qui n’empêche pas de constater qu’au fond, face à la pauvreté, la misère, la violence, ce ne sont pas les moyens qui manquent, mais la façon de les utiliser. 

    L’Afrique a reçu l’équivalent de cent fois le plan Marshall depuis la décolonisation, détourné par la corruption. La Russie devrait être richissime. Le Moyen-Orient voir le miel couler à flots, grâce au pétrole. Le Venezuela et l’Argentine étaient parmi les pays le plus riches et les mieux éduqués du monde : ruinés.

    Que se passe-t-il pour que la guerre, la pauvreté, la violence, l’exil, gagnent petit à petit ? Ce n’est pas la religion : il y en a partout. Ni l’idéologie : pas besoin de cela pour affamer. Ni la corruption, même si elle nourrit les régimes autoritaires où l’arbitraire enrichit. Ni l’esprit de conquête : rares sont les fous qui se prennent pour Napoléon ou Alexandre.

    Toute autodestruction commence par la démagogie, les vivats de la foule et le sourire des courtisans.  

    Ce qui détruit le plus un pays, c’est la bêtise. L’immense bêtise en matière politique, immense parce qu’elle est généralement approuvée. Toute autodestruction commence par la démagogie, les vivats de la foule et le sourire des courtisans. Poutine, Erdogan, Chavez n’ont-ils pas leurs admirateurs même hors de leur pays ? Qui admire le Suisse Max Petitpierre ou Don Pepe, qui fit de la caserne une université et installa la démocratie au Costa Rica ? 

    Les démocraties n’en sont pas épargnées. On comprend bien l’alliance des petits et du Caudillo, vieille recette que l’on joue depuis les tyrans grecs, sous la forme des fascismes, communismes, populismes. Trump, Dutertre, Bolsonaro jouent cette partition. Mais les autres : les polis, les bourgeois, les bien-pensants, manqueraient-ils de démagogie, voire de bêtise ? Justin Trudeau s’est affiché pleurant la Reine comme si c’était Lady Di.

    Tout pouvoir qui ne fait rien, face à une nouvelle émotion, abdique. 

    Aucun pouvoir ne se prive d’une posture, aucun pouvoir ne se satisfait de ne rien faire. Un vent, la pluie, un virus, un trop-plein d’or, une pénurie de gaz, un drame, chacun y va de sa solution, de sa protection. Un pouvoir qui ne fait rien est un pouvoir qui se dénigre. « Mieux vaut une mauvaise action qu’un silence » ; « mieux vaut une sale guerre qu’une bonne paix ». Ne faut-il pas contrôler le climat et le genre, les masques et le sang, les agences de presse et les taux d’intérêt, l’eau et le sucre, les données et les images, les chansons et les drones, le sous-sol et le metavers ? Tout pouvoir qui ne fait rien, face à une nouvelle émotion, abdique.

    C’est dans la prétention de diriger le monde que git la bêtise la plus profonde.

    Dommage : les princes qui renoncent sont parfois les meilleurs. C’est dans la prétention de diriger le monde que git la bêtise la plus profonde. Moins le gouvernement promet, moins il prétend, mieux c’est, surtout en cas de crise. Xi Jinping devrait humblement méditer cette réponse de Lao Tseu à Shang Yang : « Si le gouvernement reste tranquille, le peuple reste pur ».

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 19.09.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 19.09.22

    Bonjour à tous, bienvenue dans votre flash du 19 septembre. On commence la semaine par l’arrestation arbitraire de 2 Françaises au Nicaragua – La fermeture de Google Flight et la difficile réforme des retraites en France.

    2 Françaises dans les geôles d’Ortega 

    La police a tenté, ce mardi 13 septembre 2022, de capturer l’opposant Javier Álvarez Zamora à son domicile. Mais ce dernier avait décidé de quitter le Nicaragua pour le Costa Rica afin d’obtenir la protection internationale. Ne l’ayant donc pas trouvé chez lui, les « forces de l’ordre » ont arrêté arbitrairement sa femme Jeannine Horvilleur Cuadra, 63 ans, et Ana Carolina Álvarez Horvilleur, 43 ans, toutes deux de nationalités nicaraguayenne et française ainsi que Félix Roiz, mari d’Ana Carolina Alvarez Horvilleur. La situation est suivie de près par les autorités françaises. 

    2 Françaises incarcérées

    Google Flight à destination ou au départ d’Europe, c’est fini ! 

    La plateforme de Google qui formait un véritable raccourci dans les recherches des utilisateurs, et qui faisait de l’ombre à tous les autres services, ne sera plus disponible au départ ou à destination de l’Europe à partir du 30 septembre prochain. Pour l’occasion, la firme américaine a dévoilé les datas accumulées par le comparateur de prix de 2017 à 2022. Lesfrancais.press en ont tiré des conseils pour acheter vos billets d’avion aux meilleurs prix dans un dossier disponible sur son site. 

    En France, une réforme des retraites qui ne passe pas 

    Vendredi 16 septembre, lors d’une réunion avec les patrons de sa majorité présidentielle, le chef de l’Etat a défendu sa volonté de mettre en place rapidement une réforme des retraites, mais n’a pas précisé si elle sera incluse dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Pour lui, sa mise en place rapide permettrait de gagner du temps législatif et, surtout, de réellement mettre en application la réforme des retraites dès l’été 2023, comme ne cesse de le marteler le président de la République. La levée de boucliers a été unanime tout au long du week-end. Réponse dans quelques semaines.

    C’est tout pour aujourd’hui, prenez soin de vous, où que vous soyez ! 

    Ecouter le flash des Français de l’étranger

  • Nicaragua : 2 Françaises incarcérées par le régime

    Nicaragua : 2 Françaises incarcérées par le régime

    C’est une petite communauté de 800 âmes qui réside au Nicaragua, souvent des cadres expatriés ou des bi-nationaux. C’est le cas de 2 Françaises incarcérées par le régime, non-démocratique, s’il faut le préciser, depuis mardi 13 septembre 2022. La raison : les bisbilles du mari et père de nos compatriotes avec les autorités locales, Monsieur étant introuvable, sa femme et sa fille ont filé en prison en représailles.

    Un régime narcotrafiquant

    Depuis le retour au pouvoir de Daniel Ortega en 2007, le pays s’est enfoncé dans un régime autoritaire laissant peu de place à la contestation et utilisant la majeure partie des institutions de l’Etat au seul profit de la famille présidentielle.

    Depuis leur maison, faisant aussi office de bureau présidentiel et de bureau central du parti au pouvoir, le Front sandiniste de libération nationale (FSLN), Ortega et sa femme et vice-présidente, Rosario Murillo, ont réussi à prendre le contrôle sur la majeure partie des ressources du pays. Les institutions et administrations publiques sont sous surveillance étroite, le parti soumis à une stricte discipline partisane où toute contestation produit une exclusion automatique, les médias, télévisions et radios ont été achetés par la famille présidentielle, les grands groupes économiques sont devenus dépendants du pouvoir contrôlant et distribuant l’accès aux ressources économiques, les partis d’opposition interdits ou cooptés, tandis que de vastes réseaux de clientèles permettent d’obtenir le soutien de certains secteurs populaires.

    La vice-présidente, Rosario Murillo et son mari le président dictateur Daniel Ortega – 2018 – ©AFP

    La main-mise du couple présidentielle est rendue possible par la mise en place d’une armée irrégulière d’hommes à la violence extrême qui répondent aux seuls ordres d’Ortega. Elle est financée grâce au soutien aux passeurs de drogue, à destination des USA ou de l’Europe, qui ont pignon sur rue dans cet Etat d’Amérique centrale.

    Le pays entier, craignant enlèvements et affrontements nocturnes, est enfermé chez lui après 18 heures. Ceux qui le peuvent prennent la fuite. La peur se diffuse, elle paralyse de nombreuses familles, mais pas toutes. De fait, la résistance civique se poursuit et semble tout aussi déterminée.

    C’est dans ce contexte qu’est intervenue l’incarcération des deux Françaises ce mardi 13 septembre 2022.

    Une arrestation politique

    La police a tenté, ce mardi 13 septembre 2022, de capturer Javier Álvarez Zamora à son domicile. Mais ce dernier avait décidé de quitter le Nicaragua pour le Costa Rica afin d’obtenir la protection internationale. En effet, M. Álvarez Zamora est un opposant politique bien connu au dictateur Ortega, mais il nie avoir avoir un rôle actif dans les actions menées contre les forces présidentielles.

    Ne l’ayant, donc, pas trouvé chez lui, les « forces de l’ordre » ont arrêté arbitrairement sa femme Jeannine Horvilleur Cuadra, 63 ans, et Ana Carolina Álvarez Horvilleur, 43 ans, toutes deux de nationalités nicaraguayenne et française ainsi que Félix Roiz, mari d’Ana Carolina Alvarez Horvilleur. Ce dernier dirige une entreprise spécialisée dans l’approvisionnement en eau de la capitale nicaraguayenne.

    Les autorités consulaires mobilisées

    La situation est suivie de près par les autorités françaises. Les deux femmes ayant la double nationalité française et nicaraguayenne, l’assistance consulaire a pu être déclenchée, tout au moins du côté français.

    « L’ambassade est pleinement mobilisée, en liaison avec le poste de rattachement consulaire au Costa Rica. »

    La porte-parole du ministère français des Affaires étrangères

    Ne disposant pas de consulat dans le pays, la France s’appuie évidemment sur son ambassade et sa section consulaire. Le Conseil consulaire, réunissant 3 pays : le Costa Rica, l’Honduras et le Nicaragua, est présidé par Denis Glock qui n’a toujours pas réagi ce dimanche 18 septembre quand nous publions ces lignes.

  • Quand acheter son billet d’avion ?

    Quand acheter son billet d’avion ?

    Vous connaissez la fameuse légende urbaine des billets moins chers sur certaines plages horaires : la nuit, et surtout le mardi ? Plus qu’une légende, à l’occasion de la fermeture du service de réservation en ligne de billets d’avion, au départ ou à destination d’Europe, du moteur de recherche Google, la firme américaine a dévoilé les datas accumulées par le comparateur de prix de 2017 à 2022. On les a décryptées pour les Français de l’étranger et on vous donne les stratégies qui en découlent.

    Première leçon, votre approche doit être différente pour un vol court ou moyen-courrier que pour un trajet entre deux continents.

    Les courts et moyens-courriers

    Qu’est ce qu’un vol court ou moyen courrier ? Leur rayon d’action est de 500 à 5000 kilomètres et ils transportent entre 70 et 200 passagers. Pour Air France, ils correspondent aux vols desservant l’Europe et l’Afrique du Nord.

    Tout d’abord, avec les données enregistrées par Google Flight de 2017 à 2022, on constate donc que les prix étaient généralement moins chers de 1,9 %, la nuit du mardi, comparés aux prix affichés les week-ends. Mais on apprend aussi que les départs le lundi, mardi ou mercredi étaient en moyenne 12 % moins chers que les billets au départ le week-end.

    Globalement, pour pouvoir acheter les billets le moins cher, il faudrait réserver ses billets entre 3 et 8 semaines avant le décollage, avec un prix le plus bas en moyenne au 44e jour avant le décollage.

    Les longs-courriers

    Dans cette catégorie, vous trouvez des avions de ligne pouvant voler sur 15 000 kilomètres de distance. Ils peuvent emporter plus de 200 passagers. Ils sont généralement dédiés aux vols transatlantiques ou entre les rives du Pacifique.

    Pour un vol long et moyen-courrier en partance ou à destination de la France, le moment idéal est de 129 jours, selon Google Flight, avant la date de départ. La différence peut être en moyenne de -16 %. En revanche, une réservation de dernière minute verra les prix augmenter d’environ 29 %.

    Quel comparateur pour avoir le meilleur prix ?

    La plateforme de Google qui formait un véritable raccourci dans les recherches des utilisateurs, et qui faisait de l’ombre à tous les autres services, ne sera plus disponible en Europe à partir du 30 septembre prochain. Pourquoi ? Car si les clients consultaient le service, Google n’est jamais arrivé à obtenir des commissions des compagnies aériennes.

    Mais alors vers quel site se retourner ? Ils proposent tous des services équivalents et accèdent aux mêmes bases de données. Alors pour obtenir un bon prix, c’est à vous de mettre en place quelques astuces pour éviter l’IP tracking et ainsi éviter que le comparateur vous identifie et adapte la politique tarifaire à vos envies. Dimanche prochain, je vous donnerai les astuces pour échapper à ce piège marketing.

  • Journées du patrimoine 2022 : la diplomatie vous ouvre ses portes

    Journées du patrimoine 2022 : la diplomatie vous ouvre ses portes

    Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine 2022, ces samedi 17 et dimanche 18 septembre, des lieux exceptionnels sont, une fois de plus, accessibles sur tout le continent européen, mais pas seulement. Les ambassades et consulats, pour certains, se prêtent au jeu. L’occasion de découvrir des pans entiers de notre patrimoine architectural et les liens tissés par la France avec différents pays.

    Le Palais Farnèse à Rome

    Un classique dont la réputation n’est plus à faire. Comme chaque année, l’ambassade de France ouvre ses portes au public.

    Entièrement restauré, c’est une merveille architecturale avec des murs remplis de peintures, certaines composées par Michel-Ange lui-même. Aux XVIe et XVIIe siècles, il fut déjà à plusieurs reprises la résidence des ambassadeurs des rois de France auprès de la cour de Rome. Ce monument est ainsi depuis longtemps au centre des relations entre Rome, l’Italie et la France. Sa construction fut entreprise à partir de 1514 par l’architecte da Sangallo, à l’initiative d’Alexandre Farnese qui devint le Pape Paul III en 1534.

    Ouverte toute l’année aux visites, l’ambassade de France à Rome organise des visites en français (également disponibles en italien et en anglais) généralement le lundi et le mercredi à 15 h, 16 h et 17 h, et le vendredi à 15 h et à 16 h. La visite de l’École française de Rome a lieu le vendredi à 17 h. Elles coûtent 12 € par personne (au 01/09/2022), 14 € pour la visite comprenant l’École française de Rome. Pour plus d’informations, conditions de visite, horaires et réservation, consultez le  visite-palazzofarnese.it. Ce week-end son accès est libre mais prévoyez de longues heures d’attente.

    L’ambassade de France à Buenos Aires

    L’ambassade de France en Argentine ouvrira exceptionnellement ses portes au public, le 17 et le 18 septembre de 10h à 17h dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine et de la Semaine française à Buenos Aires, « Viví Francia ».

    Ne manquez pas cette occasion unique de parcourir le Palacio Ortiz Basualdo, joyau de l’architecture portègne conçu au début du XXe siècle par l’architecte français Paul Pater, et siège de l’Ambassade de France depuis 1939. Des guides de la ville de Buenos Aires vous permettront de connaître l’histoire, les caractéristiques architecturales de l’édifice et l’ampleur des importantes rénovations qui y ont été menées récemment.

    Depuis 2008, l’Ambassade de France en Argentine s’associe à l’événement culturel européen « Les Journées européennes du patrimoine » qui permet aux visiteurs de découvrir les plus beaux monuments publics et privés. Elles sont organisées simultanément dans 50 pays d’Europe, d’après une idée originellement française.

    Troisième édition des Journées du patrimoine à Hong Kong

    Avec le soutien du Centre d’études français sur la Chine contemporaine et de ses partenaires locaux, le Consulat général de France célèbre les Journées du patrimoine 2022 à Hong Kong les 17 et 18 septembre.

    Au cours d’une table ronde modérée par la chercheuse Pr. Florence Padovani, trois acteurs de la promotion du patrimoine hongkongais présenteront leurs initiatives pour vivre au plus près de la population. Soutenu par le Bureau du Patrimoine immatériel, cet événement mettra en lumière des dimensions aussi différentes du patrimoine que la fête des fantômes (Hungry Ghost Festival en anglais, 鬼節 en cantonais [盂蘭節 Yulan Festival]), la culture insulaire et les bâtiments du quotidien.

    Une app pour visiter Hong Kong en français

    遊歷香港 Take on Hong Kong 

    L’application « 遊歷香港 Take on Hong Kong » recense sous forme de carte interactive les lieux patrimoniaux majeurs de la ville. Développés en partenariat avec l’Université de Hong Kong, deux parcours français mettent en valeur des monuments ayant un lien particulier avec la France, l’un de Mong Kok à Kai Tak, l’autre de Causeway Bay à Central. Suivez les indications pour vous rendre d’un site à l’autre et découvrez les bâtiments et l’influence française grâce aux explications et vidéos disponibles sur l’application !

    La résidence de France à Hô Chi Minh-Ville

    Cette année, la Résidence de France fête ses 150 ans ! Construite en 1872 par les ingénieurs de la Marine, la Résidence de France est contemporaine des principaux édifices de Saigon : le Palais Norodom (1868-1873, aujourd’hui Palais de la Réunification), le grand séminaire Saint-Joseph (1863) ou encore la Cathédrale (1877-1880). Seule la Poste est plus tardive (1886-1891). Située en plein cœur du centre historique de la ville, elle a d’abord été occupée par le gouverneur militaire de la colonie, puis par le commandant supérieur des forces armées en Cochinchine, et la Résidence de l’Ambassadeur de France en République du Vietnam après 1954. Depuis 1975 et la réunification du pays, elle est occupée par les consuls généraux de France.

    Dans les salons, qui servent aujourd’hui aux événements organisés par le consulat général, on observe un mobilier harmonieux de l’époque de la dynastie des Nguyễn de Huế. Les pièces d’antiquité, quant à elles, sont représentatives de l’art décoratif et sacré du Vietnam des XIXe et XXe siècles. L’une des plus belles pièces est sans conteste une laque de Nguyen Gia Tri intitulée « La procession au village » et datée de 1939.

    La Résidence de France, c’est également un parc privé de plus de 1,5 hectare en plein centre d’une ville. Ses grands arbres, dont certains sont aussi anciens que la Résidence, sont le refuge d’un véritable écosystème : civettes, écureuils et oiseaux rares y ont élu domicile.

    Visitez le Quai d’Orsay en visite virtuelle

    A hauteur du 37 Quai d’Orsay, dont le nom évoque celui d’un prévôt des marchands du XVIIIe siècle, se dresse la façade de l’hôtel du ministre des Affaires étrangères. Commencé en 1844, achevé vers 1855, il forme un ensemble homogène et représentatif de l’art décoratif du second Empire. À la demande de Guizot, ministre des Affaires étrangères, le projet en fut confié à l’architecte Lacornée, à qui l’on devait la construction du palais d’Orsay, aujourd’hui détruit.

    La première pierre fut posée en novembre 1845 en présence de Guizot, Lacornée et Dumon, ministre des Travaux publics.

    Chambre du Roi

    Les travaux de décoration extérieure furent confiés à des sculpteurs qui, pour la plupart, avaient déjà participé à la construction ou la restauration d’églises (Notre-Dame de Paris, Saint-Vincent de Paul…) ou de châteaux (Blois, Saint-Cloud…). Un moment freinés par la révolution de 1848, les travaux furent repris à l’instigation de l’empereur Napoléon III. Une fois le gros œuvre achevé en 1853, on fit appel, pour la décoration intérieure, à des artistes connus à l’époque, tels que Séchan, Nolau et Rubé, Molknecht, Lavigne, Liénard, Hippolythe Adam, les frères Huber… L’hôtel étant destiné à recevoir des souverains et diplomates étrangers, il convenait de les accueillir avec tout le faste dû à leur rang.

    Depuis le milieu du XIXe siècle, le ministère des Affaires étrangères occupe toujours les mêmes locaux. C’est à cette stabilité de près d’un siècle et demi que l’on doit l’expression courante  » Quai d’Orsay  » pour désigner le ministère des Affaires étrangères.

  • La rentrée avec la radio des Français dans le monde

    La rentrée avec la radio des Français dans le monde

    La radio des Français dans le monde, StereoChic, partenaire de Lesfrancais.press, fête sa troisième rentrée. Retour sur la nouvelle grille et les émissions phares qui ne changent pas.

    Nouvelle année, nouvelle grille. Pour sa troisième rentrée, la radio des Français dans le monde, StereoChic, continue d’évoluer, pour le bonheur de ses 210 000 auditeurs hebdomadaires. Si les grands rendez-vous, tels que Les Français parlent aux Français ou 60s Expat, restent bien présents, des nouveaux émergent.

    Les rendez-vous infos renforcés

    Ce qui fait le charme de LA radio des Français dans le monde, c’est que lorsque l’un de ses auditeurs se lève, un autre se couche. Il faut donc que tous puissent écouter les informations et les conseils de leurs concitoyens expatriés de l’autre côté du globe.

    Ainsi, vous pourrez écouter les informations à chaque heure fixe et la demi, 24h/24.

    Puis à et-quart et à quarante-cinq, vous entendrez l’extrait de l’un des 1500 podcasts disponibles sur les plateformes d’écoute. Étant tous numérotés, vous pourrez les retrouver facilement sur les sites de streaming afin d’aller au bout de l’écoute. Tous seront des morceaux de l’émission Les Français parlent aux Français, diffusée à midi et minuit heure française.

    Le week-end, l’information laissera davantage de place à la musique et à la culture. De cette manière, 60s Expat et Les Français parlent aux Français se relaieront toutes les trente minutes.

    Gauthier, créateur et animateur de la radio des Français dans le monde, lors d’un évènement ADFE en juin 2022 à Paris

    Des week-ends musicaux

    La Radio des Français dans le monde aime la musique. Et surtout, la pop music. Alors le week-end, on monte le son et on danse ! Surtout que les week-ends spéciaux font leur apparition. A chaque heure fixe, le titre d’un artiste, choisi pour la journée, sera diffusé. Les premiers a avoir été sélectionnés sont Coldplay, groupe de rock londonien, et Mylène Farmer, l’anticonformiste canadienne.

    Et si vous êtes fan de musique française, Gauthier, l’animateur de la station, a pensé à vous avec les week-ends I love French music, qui proposeront des mix de musiques françaises. De plus, l’émission Cocoricopop diffusée cinq fois par jour, durant 30 minutes, passera le meilleur de la pop musique des années 80 à aujourd’hui, en octroyant une large place à la chanson française.

    Le Grand direct rentre dans la grille

    2022 a été une année politique riche avec la présidentielle et les législatives. Pour vous faire vivre ces grands évènements, La Radio des Français dans le monde et la rédaction de LesFrancais.press se sont associées le temps d’une heure, les veilles d’élections, lors du Grand direct.

    Seulement, la politique et l’économie ne s’arrêtent pas après les élections. Ainsi, les deux médias ont décidé de les rejoindre un dimanche par mois, durant une heure, afin de faire un tour des lieux de la politique et de l’économie. Débats, interviews, analyses, Le grand direct sera un moment riche, toujours disponible en podcast par la suite.

  • Bientôt un salaire minimum dans tous les États européens ?

    Bientôt un salaire minimum dans tous les États européens ?

    Une majorité considérable de législateurs européens a voté en faveur de l’adoption de la nouvelle directive européenne sur le salaire minimum, qui vise à augmenter les salaires minimums dans les États membres et à renforcer les négociations collectives. 

    505 membres du Parlement ont voté pour, 92 voix contre et 44 abstentions.

    « Les gens ont vraiment du mal à joindre les deux bouts. Nous n’avons pas de temps à perdre, le travail doit payer à nouveau », a déclaré Agnes Jongerius, députée et co-rapporteur de la directive.

    Le Conseil de l’UE devrait adopter officiellement la directive plus tard dans le mois, ce qui donnerait ensuite aux États membres deux ans pour la mettre en place dans leur législation nationale. La directive a été critiquée par le Danemark et la Suède, deux pays qui utilisent une réglementation du marché du travail très légère, basée sur la négociation collective plutôt que sur des salaires minimums légaux.

    Cependant, la directive n’obligera pas les pays à mettre en œuvre un salaire minimum légal s’ils n’en ont pas, ce qui est le cas de six États membres. Les États membres qui disposent d’un salaire minimum légal devront s’assurer qu’il est « adéquat ».

    Vote au Parlement européen

    Cette adéquation doit être régulièrement contrôlée afin que le salaire minimum puisse être reconsidéré si les circonstances changent, par exemple en raison de l’inflation. Pour évaluer l’adéquation des salaires minimums, la directive propose que les États membres utilisent les valeurs de référence de 60 % du salaire médian brut ou de 50 % du salaire moyen brut.

    Ces seuils sont plus élevés que le salaire minimum dans la plupart des Etats membres de l’UE, ce qui signifie que les salaires minimums pourraient être augmentés dans les années à venir. Mounir Satouri, eurodéputé vert, a déclaré que « grâce à cette directive, 25 millions de travailleurs verront leur salaire augmenter de 20 % », et que cela réduirait également une partie de l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes en Europe.

    Cependant, il est important de noter que l’UE ne peut pas obliger les États membres à appliquer immédiatement des salaires minimums plus élevés. Elle fournit plutôt des lignes directrices sur ce que devrait être un salaire minimum adéquat.

    De plus, la directive exige que les États membres établissent des plans d’action nationaux pour augmenter la portée de la négociation collective sur le marché du travail si celle-ci est inférieure à 80 %.

    « La négociation collective est le meilleur moyen de parvenir à des salaires justes et équitables », a déclaré Dennis Radtke, membre du Parlement pour le PPE de centre-droit, dans un communiqué.

    Le taux de négociation collective est considérablement inférieur à 80 % dans la plupart des États de l’UE, ce qui signifie que la plupart des États membres devront désormais trouver des moyens pour accroître leur couverture en matière de négociation collective. Cela signifie également un renforcement des syndicats.

    La directive oblige également les États membres à introduire des mécanismes de contrôle afin de garantir un accès efficace des travailleurs aux salaires minimums légaux et de s’assurer que ces derniers ont le droit de négocier collectivement.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 16.09.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 16.09.22

    Bonjour à toutes et à tous ! Nous sommes le vendredi 16 septembre et c’est mon dernier jour en votre compagnie. Et histoire de bien clôturer cette année passée à vos côtés, nous terminons comme nous avons commencé : avec les élections consulaires ! Nous reviendrons aussi sur l’annulation d’un millier de vols en France !

    Elections consulaires partielles au Canada

    C’est parti pour le 2e round des élections consulaires partielles au Canada ! A Montréal, Halifax et Moncton, les résultats de 2021 ont été annulés par le Conseil d’Etat. En cause ? Des dérives au moment de l’élection. Effectivement, des listes avaient été créées pour lesquelles le soutien de certains parlementaires ou personnalités politiques avait été usurpé. Face à cela, le clan de la majorité présidentielle a saisi le Conseil d’Etat et a obtenu gain de cause. Donc on efface tout et on recommence. 

    Mais cette année nous comptons quelques changements, dont un majeur. Car s’il y aura 8 listes contre 14 il y a un an, le grand absent reste le vote en ligne. N’ayant pas eu le temps de refaire un appel d’offres, les électeurs seront obligés de se déplacer à l’urne le 22 octobre ou de faire une procuration. Mais attention, la date limite pour s’inscrire sur les listes est fixée à aujourd’hui le 16 septembre ! 

    Si vous le souhaitez, vous pouvez retrouver les objectifs des principaux candidats sur Lesfrancais.press.

    Montréal, Canada, PS

    Un millier de vols annulés en France 

    C’est une sombre journée pour les aéroports et les voyageurs ! Suite à la grève des contrôleurs aériens, plus d’un millier de vols a été annulé en France. Cela va donc entraîner des retards importants à travers tout le trafic européen. Car même si les avions ne décollent ou n’atterrissent pas en France, ils devront détourner au maximum l’espace aérien français. Face à cela, la Direction générale de l’aviation civile invite les passagers à repousser leur vol si possible. Mais attention un deuxième préavis de grève a été lancé entre le 28 et 30 septembre ! 

    Et voila, c’est terminé pour aujourd’hui et c’est terminé pour moi. C’était un plaisir de vous accompagner quotidiennement cette année ! Je vous souhaite à tous une bonne continuation et une bonne journée, où que vous soyez ! 

    Écoutez le flash info

  • Le 2e round des élections consulaires à Montréal

    Le 2e round des élections consulaires à Montréal

    Les résultats des élections consulaires de la IVe circonscription du Canada des Français de l’étranger de 2021 ayant été annulés, les candidats doivent retourner en campagne et les électeurs à l’urne le 22 octobre. 

    Suite à l’annulation des élections consulaires de 2021 par le Conseil d’État, les Français de la IVe circonscription consulaire du Canada, comprenant Montréal, Halifax et Moncton, devront retourner dans l’isoloir le 22 octobre. Les Français sur place ont jusqu’au 16 septembre pour s’inscrire sur les listes électorales auprès du consulat.

    Rappelez-vous, suite aux résultats, le groupe de la majorité présidentielle a porté l’affaire devant le Conseil d’Etat pour les dérives observées durant l’élection sur cette région. Effectivement, au moment de mettre leur bulletin dans l’enveloppe, les électeurs avaient entre leurs mains des listes dont le soutien de certains politiciens avait été usurpé. Logiquement, la décision de l’instance publique qui assure un rôle de « juge administratif suprême » a été suivie par les demandeurs. Les juges ont retenu que ces affirmations fallacieuses avaient faussé les résultats de l’élection des sept conseillers consulaires, élus à la proportionnelle. 

    Le vote en ligne, le point qui rassemble l’ensemble des candidats

    Le résultat ayant été invalidé le 23 juin dernier, les nouvelles élections doivent se tenir exactement quatre mois plus tard, ce qui nous amène à la date du 22 octobre. Les candidats et les listes sont donc repartis en campagne sur cette courte période afin de pousser un maximum de Français à aller voter. D’autant plus, que cette fois-ci, le vote en ligne ne sera pas proposé. Un point regretté par l’ensemble des candidats interrogés. 

    Effectivement, pour les trois listes principales que nous avons rencontrées – à savoir celle de la majorité présidentielle et les deux de la gauche, tandis que le candidat du parti Les Républicains n’a pas répondu à nos appels – l’absence du vote en ligne aura de lourdes conséquences. 

    Cette modalité de vote est mise en place suite à la réponse d’un appel d’offres publié par l’administration consulaire. Émis en amont des élections de 2021, ledit contrat ne prévoyait pas la possible annulation des élections et donc un retour nécessaire du vote en ligne un an plus tard. Il aurait donc fallu reprendre le processus depuis le début pour y avoir accès le 22 octobre. Or, les quatre mois de carence entre la décision du Conseil d’État et l’élection ne sont pas suffisants pour le faire. « En marche ! Majorité présidentielle », le « Rassemblement citoyen, social, écologique et solidaire » et l’« Union pour l’écologie et la solidarité » souhaitent donc que ce facteur soit pris en compte à l’avenir. 

    Pour le « Rassemblement citoyen, social, écologique et solidaire », cette histoire entache particulièrement l’image des Français hors de France. De son côté, l’« Union pour l’écologie et la solidarité » se place en faveur d’une refonte de la loi qui sécurise les postes des élus. Elle voudrait également qu’une commission électorale visant à protéger les élections de la propagande, soit créée. 

    LREM
    Discussion lors de la campagne LREM, guidée par Florent Pigeyre, en compagnie de la sénatrice Samantha Cazebonne

    Le programme LREM dans la continuité de la politique présidentielle

    Le programme du groupe de la majorité présidentielle « En Marche ! Majorité présidentielle », mené par Florent Pigeyre, s’inscrit dans la continuité des ambitions d’Olivier Becht, le ministre des Français de l’étranger

    De fait, la digitalisation de l’administration consulaire et la facilitation de la mise en place de France consulaire en-dehors de l’Union européenne, seront leurs deux objectifs de mandat. Si les démarches pour obtenir un certificat de vie sont déjà matérialisées dans la circonscription, Florent Pigeyre souhaite que le processus soit valable pour les visas. De plus, il constate une réussite de l’expérimentation de France consulaire dans sa région. Effectivement, le service d’informations n’existe qu’au sein de l’UE, mais est en essai dans certaines régions du monde, comme le Canada. 

    Florent Pigeyre soutenu par la sénatrice LREM Samantha Cazebonne

    Toujours vis-à-vis de l’administration consulaire, le chef de file souhaite que les effectifs de personnels soient revus à la hausse. A ses yeux, la digitalisation n’est pas suffisante, « il faut également que les citoyens puissent avoir un interlocuteur physique ». De cette manière, il aspire à créer une offre double importante. 

    Par ailleurs, il apparaît essentiel au chef de fil que les élus locaux des Français de l’étranger soient davantage entendus par les parlementaires. Qu’un dialogue véritable s’installe entre Paris et l’étranger, car « nous sommes souvent oubliés lorsqu’on vit hors de France. » 

    Cependant, Florent Pigeyre, macroniste depuis 2019, assure que « faire partie de la majorité présidentielle est un atout » car ils ont des liens directs avec le gouvernement et peuvent donc « résoudre les problèmes plus rapidement ». 

    L’Union pour l’écologie et la solidarité, la gauche politisée

    L’Union pour l’écologie et la solidarité (UPES), c’est un peu la NUPES sans le « N », sans le Parti socialiste (PS). Effectivement, cette liste d’union réunit les grands partis de la gauche comme Europe Ecologie – Les Verts (EELV), La France insoumise (LFI) mais aussi des groupes locaux tels que Mouvement Génération.s, Nouvelle donne, Place publique, la Gauche républicaine et socialiste, et des indépendants. « Une démarche collective » dont Ramzi Sfeir, vice-président de l’Assemblée des Français de l’étranger, en est « le garant ». 

    Tout l’été des pics de chaleur ont été observés à travers le monde. Le 1er juillet, le record de 49,6° au Canada faisait la Une de Libération. Une température accablante et terrifiante qui a provoqué la mort de plusieurs centaines de personnes dans le pays. Face à l’urgence climatique, l’UPES compte mettre l’accent sur le climat. 

    Du point de vue de la « solidarité », le groupe d’union politique vise à rendre les services publics davantage accessibles aux citoyens et « dignes pour tout le monde ». Cela implique donc aux yeux du meneur, de réinvestir dans les services consulaires et surtout en termes de personnes afin de garder un lien avec les Français. Par ailleurs, il reste également favorable à la dématérialisation du système qui permet un service rapide pour ceux qui en ont besoin. 

    Ramzi Sfeir, « le garant de la démarche collective » qu’est l’Union pour l’écologie et la solidarité (UPES)

    Sur le plan des aides sociales, l’élu aimerait voir les aides allouées aux Français dans le besoin être augmentées. Il pense notamment à un fond d’urgence ou à l’accroissement des bourses scolaires pour les élèves des établissements français à l’étranger. Une pensée évoquée par la sénatrice EELV des Français de l’étranger, Mélanie Vogel, lors d’un débat politique organisé par Lesfrancais.press et StereoChic

    Soutenue et suivie par la parlementaire, par le sénateur socialiste Jean-Yves Leconte et les partis politiques représentés, l’UPES aspire à ce qu’une discussion soit véritablement établie entre les élus locaux et le Parlement. Comme le confie Ramzi Sfeir, « nous sommes souvent l’angle mort de la politique française et les lois votées ne sont pas forcément applicables pour nous ». Il s’engage donc à rappeler aux politiciens que les Français ce sont aussi les Français de l’étranger.

    Le Rassemblement citoyen, social, écologique et solidaire, la liste apolitique 

    Le Rassemblement citoyen, social, écologique et solidaire est 100% apolitique, bien qu’il accueille des partis comme le PS. Si ce dernier n’a pas rejoint l’UPES « ce n’est pas du tout pour un quelconque conflit entre nous » confie Elsa Duport, numéro huit sur la liste citoyenne et socialiste depuis quatorze ans. Non, les membres du parti de la rose ont simplement décidé de continuer avec le même groupe qu’en 2021. De plus, le Rassemblement citoyen, social, écologique et solidaire étant soutenu par les sénateurs socialistes Hélène Conway-Mouret, Yan Chantrel et Jean-Yves Leconte (supporter de l’UPES principalement mais non en désaccord avec celle-ci), cette décision était d’autant plus légitime

    Selon Gwenaëlle Olivié, la cheffe de file et présidente du Conseil consulaire au Canada, « rien n’a changé depuis un an » en ce qui concerne le programme et les objectifs du groupe. Le but étant toujours de porter des valeurs et des projets « citoyens, sociaux, écologiques et solidaires » comme l’indique leur nom.

    Événement d’échanges organisé par le Rassemblement citoyen, social, écologique et solidaire à l’occasion de la visite de Mohamed Ghoul à Montréal

    Au même titre que leurs concurrents, le renforcement de l’appareil administratif figure en tête de liste des objectifs. « Il faut remettre des gens au sein des consulats », affirme l’élue. 

    Vient ensuite la revalorisation des projets écologiques portés dans la circonscription. Les membres du Rassemblement citoyen voudraient promouvoir des labels verts dans les consulats, les administrations ou les associations, afin de favoriser la transition écologique, quelque peu oubliée durant la période de Covid, estime Gwenaëlle Olivié. 

    Le pouvoir d’achat des Français à l’étranger est leur troisième cheval de bataille. Touchés par l’inflation galopante observée à travers le monde et la chute constante de l’euro, les citoyens établis hors de l’hexagone rencontrent de plus en plus de difficultés financières. Ainsi, les candidats voudraient permettre un accès aux soins facile et peu coûteux pour tous, avec la possibilité de détenir une carte vitale pour les retraités par exemple, ou la promulgation d’une assurance sociale pour les étudiants émigrés au Canada. Dans le même ordre d’idées, la refonte du système des bourses scolaires pour les élèves inscrits dans les écoles françaises est également en discussion. Aussi, la présidente du Conseil consulaire appuie pour la suppression de la CSG et de la CRDS, deux impôts créés pour financer la sécurité sociale en France, comme c’est déjà le cas pour les Français de l’Union européenne. 

    Gwenaëlle Olivié, tête de liste du Rassemblement citoyen

    De plus, le Rassemblement citoyen aimerait que les résidents français puissent participer aux débats consulaires. L’idée serait, par exemple, de tirer au sort deux citoyens inscrits sur le registre des Français de l’étranger de la circonscription, avant chaque conseil consulaire afin qu’ils puissent faire entendre leur voix. Une forme de démocratie participative in fine.

    Enfin, la cheffe de liste insiste sur le fait qu’il est primordial de penser aux Français installés dans les provinces atlantiques du Canada. Souvent isolés, ils sont plus exposés aux difficultés que leurs concitoyens habitant dans les grandes villes canadiennes. « Ils font une sorte d’expatriation dans l’expatriation » explique-t-elle. « Heureusement, nous avons la chance d’avoir Fanny Ratisseau parmi nous qui fait le lien justement entre les provinces atlantiques et nous ». 

    Si de nombreux points sont similaires à ceux de l’UPES, le Rassemblement citoyen a souhaité faire cavalier seul afin de proposer « une alternative apolitique aux électeurs et qui promeut la proximité ». Une liste complémentaire en définitive. Cependant, Gwenaëlle Olivié comme Elsa Duport entendent bien travailler avec les membres de l’UPES à l’avenir, au sein du Conseil consulaire. 

    Les huit listes proposées pour les élections consulaires partielles

    L’Union pour l’écologie et la solidarité (UPES)
    Avec LFI et EELV
    Ramzi Sfeir
    Lucie Imbeau
    Thibault Froehlich
    Nathalie Da Silva Pedro
    Marc Pajou
    Laurence Dechassey
    Barthélémy Lordon
    Marion Farandeau
    Nathan Dratler
    Severine Fantauzzo
    François Pays
    Irène Svoronos
    Rassemblement citoyen, social, écologique et solidaireGwenaëlle Olivié
    Anthony Lopez
    Fanny Ratisseau
    Higino Monteiro
    Véronique Millet
    Yves Alavo
    Florence Reveilles
    Mohamed Ghoul
    Elsa Duport
    Valentin Alfano
    Audrey Leboeuf
    Raphaël Larrouturou
    Malo Olivié
    Ecologie, urgence climatique et solidarité socialeVirginie Beaudet
    Florian Euzen
    Patricia Tulasne
    Rémi Mantion
    Lauriane Laforge
    André Babkine
    Pascale Boutry
    Kaloyan Gueorguiev
    Morgane Dinse
    André Lachoix
    Patricia Quinio
    Michel Levrero
    Edith L’Homme
    Denis Boutry
    Cécile Le Floc’h
    Robert Noinain
    En Marche ! La majorité présidentielle
    (liste officielle LREM)
    Florent Pigeyre
    Sophie Chainel
    Arnaud Mangematin
    Virginie Hoarau-Devasle
    Franck Gerbelot Barillon
    Nolwenn Pelven
    Frederic Bove
    Marie-Pascale Pomey
    Jordy Belance
    Aude Florin
    Rolland Delorme
    Joëlle Sandt
    Frédérick Dufour
    Jeanne-Lise Devaux Pelier
    Léopold Lehmann
    Marie-Elisabeth Robino
    Ensemble avec la majorité présidentielleLaurent Gonin
    Maud Thiéry
    Axel Demba
    Delphine Velasco
    Yannis Calt
    Adeline Boutelou
    Yan Loon Lam
    Charlotte Braley
    Rémy Maillot
    Roxane Yazdi
    Richard Tan
    Justine Boutelou
    Jérémy Peyratout
    Anne Vialle-Jammet
    Aurélien Tan
    Jessica Kwan Teau
    Union Française des IndépendantsAlaric Bourgoin
    Marie-Aline Vadius
    Yan Niesing
    Sylvaine Bellec
    Léo Trespeuch
    Anne-Caroline Lancien
    Guillaume Falardeau
    Maïlys Haurie
    Sébastien Reyt
    Bérangère Duhen
    Alban Mitsyngou Maniangou
    Maëlle Descles
    Pierre Danten
    Lucie Loc’h
    Romain Mallet
    Eugénie Passet
    La droite unieFrançois Lubrina
    Andrée Théberge
    François-Jean Pichard du Page
    Nicole Maille
    Anthony Casera
    Monique Boiché
    Jean-Louis Brunier
    Françoise Gillot
    Marcel Cronengerger
    Marie Hours
    Thierry Debeur
    Jacqueline Orquin
    Mohamed Mahjoubi
    Héloïsa Leite Carvalho
    Maxence Tourèche
    Marie-Christine Laplace
    Liste d’union pour la défense et la protection des libertés
    Équipe Reconquête !
    Anne de Boyer d’Eguilles
    Dominique Morot
    Valérie Gaumain
    Jean Ruby
    Marie-France Coquet
    Didier Pfad
    Mireille Dillenschneider
    Baptiste Balanger
    Sandrine Prudent
    Christian Le Corre
    Isabelle Mazurier
    Mathias Theau
    Anne Vuillemard
    Jean-Pierre Mercier
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