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  • Autriche : les expatriés solidaires et choqués

    Autriche : les expatriés solidaires et choqués

    Au moins quatre personnes (deux hommes et deux femmes) ont été tuées et plusieurs ont été blessées, lundi 2 novembre au soir, lors de fusillades dans six rues du centre historique de Vienne, la capitale autrichienne.

    Une attaque répugnante

    Un des auteurs de l’attaque a été abattu, a fait savoir la police locale. Ce serait « un sympathisant de l’Etat islamique », a précisé le ministre de l’intérieur, Karl Nehammer, mardi matin. Un autre suspect est toujours recherché.

    Un policier a par ailleurs été grièvement blessé. En tout, une quinzaine de personnes ont été transportées à l’hôpital.

    Les coups de feu ont eu lieu dans une rue où se situe la principale synagogue de la capitale autrichienne, rue Seitenstetten, vers 20 heures.

     « une attaque terroriste répugnante 

    Le chancelier autrichien, Sebastian Kurz

    Un couvre-feu nocturne, avec la fermeture des cafés, bars et restaurants, entrait en vigueur à minuit ce mardi. De nombreuses personnes étaient présentes en terrasse pour profiter de cette dernière nuit à l’extérieur.

    Une solidarité des européens

    La République tchèque a déclaré avoir lancé des contrôles à la frontière avec l’Autriche afin de débusquer d’éventuels complices. Vienne se trouve à moins de 100 km de la frontière tchèque.

    « Nos ennemis doivent savoir à qui ils ont affaire. Nous ne céderons rien»

    Le président français Emmanuel Macron

    « La Représentation nationale se tient aux côtés du peuple autrichien », a tweeté le président LREM de l’Assemblée nationale Richard Ferrand. « L’Europe doit faire front commun face aux terroristes qui veulent nous diviser et instaurer la haine », a-t-il ajouté.

    l’Union européenne a condamné « avec force » cette « horrible attaque », selon les mots sur Twitter du président du Conseil européen Charles Michel, évoquant « un acte lâche ». La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a écrit, également sur Twitter : « L’Europe est totalement solidaire de l’Autriche. Nous sommes plus forts que la haine et la terreur ».

    Le monde musulman embarrassé

    L’Arabie saoudite a « vivement condamné l’attaque terroriste » de Vienne. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a assuré que le royaume se tenait « aux côtés de l’Autriche dans toutes les mesures qu’elle prend pour maintenir la sécurité et protéger les innocents face à l’extrémisme et aux actes terroristes ». Le Qatar a lui aussi déploré l’attentat, assurant, selon son ministère des Affaires étrangères, qu’il « rejette fermement la violence et le terrorisme, quelles qu’en soient les justifications et les raisons ».

    50 000 personnes réunies contre la France à Dacca au Bangladesh

    Ces démonstration de solidarité tranchent avec les appels contre la France qui étaient encore repris hier à Dacca au Bangladesh. Certains n’hésitent pas à faire le lien entre la reprise des attentats sur le continent et les événements français. Tous pointent du doigt le message qu’Al-Qaïda fait circuler sur les réseaux sociaux : « Tuer toute personne qui insulterait le prophète en mots ou par ses actions » , repris à la lettre par Daesch (dont se revendiquait l’assaillant à Vienne).

    Des expatriés « sonnés »

    Comme les Autrichiens, les résidents français du pays étaient persuadés de vivre dans un pays sûr. Le dernier attentat ayant eu lieu au milieu des années 80.

    Forte de 10 000 membres, la communauté française en Autriche aspire à une vie calme et intégrée à leur nation d’accueil. En effet, la majorité de ses membres sont des couples, des familles franco-autrichiennes. Leurs enfants ont grandi dans ce pays avec les deux cultures, les deux langues.

    A travers les différentes pages et groupes qu’animent nos compatriotes dans ce pays, les messages porteurs d’un sentiment de désarroi et d’incompréhension se multiplient à coté de ceux de solidarité.

    « Nous sommes choqués par les événements de la nuit dernière au centre-ville de Vienne. Nous tenons à remercier tous les urgentistes pour leur excellent travail et tenons à exprimer notre plus sincère sympathie aux proches des victimes« 

    UFE Autriche sur la page Facebook de l’association locale

    Comme nous l’indique, Mme Elisabeth Kervarrec, Conseillère honoraire pour l’Autriche, l’Europe centrale et orientale à l’Assemblée des Français de l’Étranger et journaliste à la rédaction française de l’ORF de 1985 à 2019, les Français, comme leurs compatriotes lors de l’attaque à Paris contre le Bataclan, ont hébergé spontanément les viennois, bloqués, dans les rues.

    « La communauté française , francophone, Franco autrichienne reste solidaire, soudée , en attente de réponses aussi . Pourquoi Vienne, pourquoi maintenant , pourquoi tout court . Dans aucune naïveté mais pour comprendre . On commence à être mieux informé au fil des heures ce qui s ‘ est passé. Reste un sentiment de profonde tristesse , d ‘effroi, d ‘ incompréhension , mais aussi de soutien, de solidarité et d ‘ espoir en attendant des jours meilleurs« 

    Elisabeth Kervarrec, Conseillère honoraire pour l’Autriche

    Du coté des officiels, la priorité est à la sécurité.

    Hier l‘ambassade, comme tous les acteurs associatifs, a appelé à ne pas partager les vidéos. La page Expatriés en Autriche a cependant divulgué, ce matin, une des vidéos de l’horreur dans un souci de transparence.

    L’Institut Français comme le Consulat étaient fermés ce mardi 03 novembre. Les activités seront fortement réduites pendant les trois jours de deuil national que le gouvernement vient de décréter. Le lycée français de Vienne est encore pour une semaine en vacances ce qui laissent un peu de temps aux autorités françaises en collaboration avec les autorités autrichiennes pour s’organiser.

    La France, l’Autriche, les terroristes profitent de la crise sanitaire pour redéployer leurs plans contre les nations occidentales. Sur le tout continent, les voix s’élèvent pour réclamer une réaction au niveau de l’Unio Européenne. La réforme des accords de Dublin, gérant l’immigration au niveau continental, est attendue par tous avec fébrilité.

  • Le taux de chômage pourrait doubler au sein de l’UE si les mesures de soutien ne sont pas prolongées

    Le taux de chômage pourrait doubler au sein de l’UE si les mesures de soutien ne sont pas prolongées

    Les chiffres du chômage pourraient doubler dans l’UE et atteindre 30 millions de personnes, à moins que les gouvernements prolongent leurs mesures de soutien en réponse à la crise sanitaire actuelle, avertissent les syndicats dans une lettre adressée au bloc.

    Déjà 15,6 millions de chômeurs

    Le navire européen compte actuellement 15,6 millions de chômeurs, soit 1,7 million de plus que depuis le début de la crise sanitaire en mars.

    D’après la dernière recherche de la Confédération européenne des syndicats (CES), fondée sur les données recueillies par ses affiliés nationaux, ce chiffre pourrait augmenter de 14 millions si les gouvernements des États membres décidaient de retirer soudainement leurs dispositifs de chômage partiel.

    Dans ce contexte, Lukas Visentini, le secrétaire général de la CES, a envoyé une lettre aux ministres européens des Finances et de l’Emploi, les mettant en garde contre les risques encourus en cas de levée prématurée des mesures prises.

    « Des dizaines de milliers de personnes, actuellement en chômage partiel et bénéficiant des diverses actions lancées par les gouvernements en matière de protection d’emploi, pourraient perdre leur travail si l’écart entre les mesures d’urgence et les versements du plan de relance n’est pas comblé par des stratégies de soutien appropriées ».

    Lukas Visentini, le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES)

    Beaucoup de gouvernements étendent certes leurs mesures, « mais ce n’est pas le cas partout, et certaines catégories de travailleurs ne sont pas couvertes par celles-ci », comme les emplois précaires, les indépendants et les travailleurs saisonniers, note-t-il.

    La CES a appelé les ministres à prolonger les régimes de soutien « jusqu’à ce qu’une réelle reprise économique soit amorcée » et à résorber les lacunes présentes.

    « Nous vous demandons de considérer ces demandes dans les plus brefs délais, afin d’éviter une tragédie sur le marché de l’emploi, dont l’Europe ne sera pas en mesure de se remettre », a poursuivi le secrétaire général.

    l’UE a lancé un plan de 100 milliards pour le chômage

    Bien que l’UE ait lancé le programme SURE, un instrument doté de 100 milliards d’euros destiné à soutenir les mesures nationales d’activité partielle, il se pourrait qu’il ne soit pas suffisant.

    Il n’en restera que 12 milliards, étant donné que 17 États membres ont déjà formulé des demandes de prêts, tandis que la situation sanitaire et économique continue de péricliter en Europe en raison de la deuxième vague de Covid-19.

    Le programme SURE fait partie d’un mécanisme européen de financement d’urgence en cas de crise. La Banque européenne d’investissement (BEI) a également pris des mesures de soutien en injectant 25 milliards d’euros de garanties pour les États membres, de même que le mécanisme européen de stabilité offre jusqu’à 240 milliards d’euros en prêts bon marché aux gouvernements de la zone euro.

    Ceux-ci sont néanmoins récalcitrants à l’idée d’utiliser le MES, étant donné qu’il est perçu comme le fonds de sauvetage de la zone euro. De plus, les représentants de la BEI ont indiqué qu’ils utiliseraient l’ensemble des garanties d’ici à mi-2021.

    Parallèlement, la facilité pour la reprise et la résilience, le noyau du plan de relance pour l’Europe, ne sera pas introduite avant automne 2021, au moins.

    Par conséquent, Maria Demertzis, directrice adjointe du groupe de réflexion Bruegel, soutient également l’idée de « financement-relais » jusqu’à ce que le plan de relance soit en place.

    À ses yeux, la solution la plus pertinente serait de prolonger le SURE afin de pallier les répercussions d’une deuxième vague sur le marché du travail européen.

  • USA : veille de match et pronostics.

    USA : veille de match et pronostics.

    85 millions d’Américains ont déjà voté, soit 62% du nombre d’électeurs de 2016. On attend logiquement un record de participation. 

    Aux Etats-Unis, en s’inscrivant sur les listes électorales,  les électeurs, pour près de 90% d’entre eux, s’affilient aussi à un parti. Cela leur permet de voter aux élections primaires. On peut donc comptabiliser le nombre d’électeurs républicains et démocrates qui ont déjà voté : soit 41 Millions de Démocrates (48%) ; 35.5 millions de Républicains (42%), 8.7 millions d’indépendants (10%). Attention : il y a des Démocrates qui votent pour des candidats républicains et inversement.

    Il y a quatre ans, les proportions étaient les mêmes ; mais les chiffres beaucoup  plus faibles : 21 millions de démocrates (48%) ; 18.7 millions  de Républicains (42%) et 4 millions d’indépendants (9%).

    Une participation record

    Dans les sondages, Joe Biden reste largement favori, ce qui est le cas depuis sa nomination. Selon la moyenne issue des différents instituts, son avance resterait à près de 7/8%, soit bien plus que l’avance donnée à Hillary Clinton, qui était de 2.5% sur l’ensemble du territoire. Chacun sait que Donald Trump ne l’avait emporté que par le nombre de grands électeurs qu’attribue chaque Etat. Sa stratégie, aujourd’hui, n’a pas changé. 

    Beaucoup se demandent s’il peut refaire le coup de 2016. Si l’on ne se fie qu’aux sondages, non. Si l’on considère que les sondages peuvent encore se tromper comme ils l’ont fait régulièrement, alors, il suffit que Trump l’emporte dans quelques Etats clés, notamment la Pennsylvanie, la Floride, l’Ohio ou le Michigan.

    Les Etats considérés comme acquis

    36 Etats sont considérés comme acquis d’avance pour l’un ou l’autre candidat. Pour Joe Biden: Hawaï, Californie, Washington, Oregon, Nouveau-Mexique, Illinois, Maryland, New Jersey, New York, Maine, Vermont, Massachusetts, Rhode Island, District of Columbia auxquels s’ajoutent Delaware, Connecticut, Colorado, Virginie, New Hampshire, soit 214 à 216 grands électeurs.

    Trump devrait pouvoir compter sur l’Alaska, l’Alabama, le Dakota du sud, l’Idaho, le Dakota du nord, le Tennessee, le Kentucky, le Nebraska, l’Oklahoma, le Wyoming, let la Virginie occidentale. Soit 126 grands électeurs[1].

    Il en faut 270 pour l’emporter. Apparemment, Biden a l’avantage. Mais il reste plus de 200 électeurs répartis entre quatorze états : Arizona, Colorado, Wisconsin, Minnesota, Caroline du nord, Floride, Géorgie, Pennsylvanie, Ohio, Michigan, Iowa, Nevada, Texas, et Nebraska.

    Sans le Texas, Trump ne peut l’emporter

    Quelle est la situation dans ces Etats ?

    Au Texas, Parmi les électeurs qui ont déjà votés, 50% sont affilés aux Républicains et 39% aux Démocrates. C’est la même proportion qu’il y a quatre ans, Trump l’avait emporté de 9 points. On peut donc considérer que Trump gardera le Texas (38 électeurs). On peut même considérer que perdre le Texas rendrait une victoire de Trump impossible.

    En Floride, Les Républicains et les Démocrates ont autant voté par procuration les uns que les autres (47% vs 46%). En 2006, Trump n’avait gagné que de 1.2%. Mais il y a quatre ans le nombre d’affiliés  démocrates l’emportaient de six points sur le nombre de Républicains. Les sondages donnent un léger avantage à Biden, de 1.4%. Les affiliations et le vote anticipé à Trump. La Floride avec 29 électeurs, est une des clés du scrutin, comme toujours.

    La Floride aurait encore le sort du monde entre ses mains

    L’Ohio, avec 18 électeurs, est aussi très serré. Trump l’avait emporté de 8%. Les sondages donnent un léger avantage à Trump. Le nombre d’affiliés républicains dépasse le nombre de démocrates, de 6% alors qu’ils étaient à égalité il y a quatre ans.

    Au Colorado, en revanche, (9 électeurs) Biden devrait l’emporter comme Hillary Clinton avant lui. Les Démocrates sont aussi bien implantés au Minnesota (10 GE), Biden l’emporterait entre 3 et 5 points selon les sondages. De même, le New Hampshire, à forte implantation démocrate, devrait rester à Biden  (4 GE), même si Clinton ne l’avait emporté que de 2%,

    Un des enjeux principaux est la Pennsylvanie. Trump l’avait emporté de justesse. Biden aurait une avance de plus de 4% en moyenne selon les instituts. Avec ses 20 électeurs, c’est un Etat clé. 

    Trump garde toutes ses chances de conserver la Géorgie (16 GE) où les Républicains sont bien implantés (+10% d’affiliés par rapport aux Démocrates). Il espère aussi conserver la Caroline du Nord (15 électeurs). Dans ces deux Etats, les sondages lui donnent un très léger avantage.

    Quelques changements de couleur possibles

    En revanche, l’Arizona pourrait passer à Biden, même si Trump l’avait emporté il y a quatre ans de 3%. Les sondages sont contradictoires, mais les Démocrates s’y sont renforcés. Dans le Nevada (6 GE), l’équipe Trump parie beaucoup sur un changement de couleur. Ils s’appuient sur le fait que l’écart entre le nombre de Démocrates et de Républicains s’est réduit de 6% en quatre ans. Mais les sondages prédisent une victoire de Biden.

    Dans l’Iowa (6GE), l’écart entre Républicains et Démocrates s’est aussi réduit. Les Démocrates avaient dix points d’avance parmi les électeurs affiliés alors que Trump l’avait emporté. Aujourd’hui ils sont à égalité. La Plupart des instituts donnent Trump vainqueur, de peu.

    Au Wisconsin (10 GE) Trump l’avait emporté d’un point en 2016. Tous les sondages donnent Biden vainqueur avec 6% en moyenne. Mais les sondages donnaient aussi Clinton vainqueur avec le même écart. Au Michigan, que Trump avait emporté d’un rien, Biden est aussi vu vainqueur par les instituts. Avec un écart, là encore, de 5%.

    Guetter les anomalies dans les Etats de l’est

    Pour suivre les élections américaines sans y passer la nuit, il faut donc suivre attentivement les résultats dans les Etats de l’Est, qui seront les premiers à donner les résultats, et guetter les anomalies par rapport aux prévisions de sondages. Si Trump perd la Caroline du nord ou la Géorgie, c’est qu’un bon vent souffle pour Biden. A l’inverse, si Biden perd le New Hampshire, c’est que les Démocrates sont plus fragiles qu’on ne le croit.

    Si Trump l’emporte en Pennsylvanie, Floride et Ohio, il a peu de chance de perdre au Texas, en Géorgie et en Caroline du nord. Il serait à neuf voix de sa réélection. Alors, restez toute la nuit.

    Si en revanche il perd dans l’Ohio et en Pennsylvanie, Biden peut commencer à sourire. Il lui suffirait du Michigan, ou l’équivalent -16 grands électeurs- pour être Président.

    Il est aussi possible que les écarts ne permettent pas d’attribuer les électeurs à tel ou tel candidat, comme cela s’était passé pour le duel entre Al Gore et Georges Bush en Floride. Alors il faudra attendre quelques  jours, voire quelques semaines. La tension serait alors maximale, d’autant que Trump a refusé de s’engager à reconnaitre le scrutin. 


    [1] (Source : RealClearpolitics) 

  • Pourquoi souscrire à une assurance voyage à l’heure de la COVID-19 ?

    Pourquoi souscrire à une assurance voyage à l’heure de la COVID-19 ?

    Dans le contexte actuel de pandémie de COVID-19, la question de souscrire ou non à une assurance devient évidente pour les séjours encore possibles vers des pays qui ont réouvert leurs frontières aux touristes et les voyages de fin d’année des expatriés qui retournent en France et qui se préparent dès maintenant.

    Si couvrir les risques liés à un séjour à l’étranger était déjà fortement recommandé par le Ministère des Affaires Etrangères avant de se rendre vers de nombreuses destinations, sous le COVID-19 cette démarche est devenue incontournable lors des déplacements en dehors du pays de résidence. Outre le fait de bénéficier d’une couverture médicale en cas de contraction du virus à l’étranger, présenter une attestation d’assurance voyage nominative mentionnant la prise en charge des frais médicaux et de l’assistance en cas d’infection par le coronavirus, est requis pour passer les frontières de nombreux pays ou embarquer à bord de certaines compagnies aériennes. 

    Il est à noter que certains pays ont aussi des exigences spécifiques comme le Costa Rica qui impose la prise en charge des frais d’hébergement à la hauteur de 2 000 $ ou l’Ukraine qui demande que l’assurance soit émise par une entreprise étrangère ayant un bureau de représentation sur place ou un partenariat avec une assurance ukrainienne.Malgré les besoins évidents de couverture suite à une infection par la COVID-19, un grand nombre de contrats d’assurance, ci-inclus ceux des Cartes Bleues, ne couvrent pas les suites d’une pandémie.

    Ainsi, pour tous ceux qui préparent leurs déplacements professionnels ou leurs séjours de fin d’année en famille en France ou à l’étranger, les contrats d’assurance et d’assistance d’AVA s’imposent comme une solution haut de gamme à un prix très attractif.

    Pourquoi souscrire une assurance voyage chez AVA ?

    AVA est un courtier spécialiste de la mobilité internationale depuis 40 ans. Partenaire historique d’AIG, AVA est l’interlocuteur unique des voyageurs, du conseil avant la souscription au règlement des demandes d’indemnisation (hors Assistance géré par AIG directement 24/24 & 7/7).

    L’Union des Français du Monde fait bénéficier aux lecteurs du site Lesfrancais.press, d’une réduction de 10% en utilisant le code promo UFMAVA sur les contrats suivants :

    AVANTAGES : assurance multirisque à l’année pour couvrir un nombre illimité de courts séjours privés ou professionnels dans le monde entier.
    Condition de souscription : être domicilié dans un pays de l’Union Européenne ou l’Espace Schengen, sans limite d’âge.

    PLAN SANTE STUDIES : assurance santé pour les étudiants en stage ou séjour universitaire à l’étranger en dehors de leur pays d’expatriation.
    Condition de souscription : être domicilié dans un pays de l’Union Européenne ou l’Espace Schengen.

    AVA INCOMING CLASSIC : assurance santé pour les séjours dans un pays de l’Union Européenne ou l’Espace Schengen.
    Condition de souscription : être domicilié dans un pays en dehors de l’Union Européenne ou l’Espace Schengen et être âgé de moins de 70 ans.

    AVA EXPAT : assurance santé pour couvrir les frais de santé dans le pays d’expatriation.
    Condition de souscription : avoir encore une adresse en France et être âgé de moins de 55 ans à la souscription.

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    Que couvrent les contrats d’assurance et d’assistance d’AVA ?

    En dehors d’un contexte de crise sanitaire, une assurance voyage vous permet de partir couvert contre les risques et les imprévus inhérents au voyage quelle que soit la durée et le type de votre séjour. Parmi les garanties les plus importantes, vous trouverez :

     – Frais médicaux : les frais de santé pouvant être assez élevés dans d’autres pays du monde, avoir une assurance prenant en charge au 1er Euro (sans intervention préalable du régime obligatoire) les frais médicaux et d’hospitalisation en cas d’accident ou de maladie est indispensable pour tout voyage à l’étranger.

    – Assistance rapatriement : cette garantie permet le rapatriement dans le pays de résidence à la suite d’une hospitalisation à l’étranger, mais aussi le retour anticipé suite à une hospitalisation d’un membre de sa famille, la prise en charge des frais de recherche et de secours, l’assistance juridique etc. 

    – Annulation : certains contrats prennent en charge les frais d’annulation ou de modification d’un séjour à la suite d’un événement imprévisible et indépendant de la volonté de l’assuré, tel une maladie, une convocation administrative, le licenciement économique, l’obtention d’un emploi etc.

     Les contrats les plus complets combinent ces garanties à la responsabilité civile pour les dommages corporels et matériels, l’assurance des bagages en cas de perte ou de vol, l’incident voyage etc.

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  • Amour et haine

    Amour et haine

    Assassinats terroristes, caricatures, manifestations antifrançaises, tout cela a un air de désespérant déjà vu. Facile de prédire à l’avance analyses et contre analyses sur les « guerres de civilisation », les postures, les cris de vengeance. La colère engendre la haine et la haine, difficile à extraire, installe la violence dans la durée.

    « Je comprends qu’on puisse être choqué par des caricatures, mais je n’accepterai jamais qu’on puisse justifier la violence. Nos libertés, nos droits, je considère que c’est notre vocation de les protéger« , Emmanuel Macron a eu raison de s’adresser directement au public d’Al Jazeera pour dénoncer les contrevérités répandues à dessein, rappeler que les caricatures sont publiées par des journaux indépendants qui sont « libres », l’Etat devant garantir cette liberté.

    Messages de paix

    Les messages d’apaisement sont indispensables, au moins pour ceux de bonne foi. La France n’est pas l’ennemie des pays arabes. Au contraire, elle est traditionnellement vue comme un pays ami, ce qui lui est parfois reproché. D’ailleurs, la carte de la « haine » de la France est étrangère au monde arabe. 

    Sur 57 pays musulmans, les incidents n’ont concerné qu’une dizaine d’entre eux. Turquie, Iran, Pakistan, Bengladesh, Afghanistan, Indonésie, Malaisie, Mali sont des pays musulmans, aucun n’est arabe. Le Hamas et le Hezbollah sont téléguidés de Téhéran, comme les manifestants de Bagdad. Cela ne signifie pas que ces pays sont sans importance, ni que le monde arabe approuve la France : ils savent que cette excitation est manipulée, que la France n’est pas une ennemie, ni d’eux, ni de leur religion.  

    Il n’est pas de manifestation organisée sans soutien. Certaines organisations et dirigeants prêchent la haine de la France parce qu’ils ont intérêt à mettre en scène un conflit avec elle et ce qu’elle représente.

    Pas de manifestation spontanée

    Les pays asiatiques musulmans sont soumis à de fortes pressions des partis islamistes. Le Président indonésien a condamné la France, parce qu’il est lui même sous pression, l’Indonésie ayant subi des attentats islamistes sanglants. Beaucoup de déclarations s’interprètent en fonction de la politique intérieure, l’enjeu est de gagner en popularité en prenant la posture du meilleur défenseur de la foi. Comme en France, où chacun court se présenter comme héraut de la République, de la laïcité, de la liberté.

    Objectifs politiques 

    D’autres agitateurs sont animés d’objectifs plus profonds. Au Mali, les manifestations sont tournées contre une présence qui ne satisfait plus personne. En Turquie, Erdogan voit la désignation d’un ennemi laïc comme une aubaine pour gommer ses échecs et sa répression. L’arc chiite, du Hezbollah à l’Iran, souhaite mettre en difficulté moins la France que ses amis, les pays arabes qui ne protestent pas contre le « scandale ». A Jérusalem et dans la bande de Gaza, les manifestants sont les alliés traditionnels des Iraniens et des Frères musulmans. Ce n’est pas un hasard si le Hezbollah manifeste à Beyrouth alors que Saad Hariri s’apprête à former un gouvernement. La position de la France comme ennemie de l’extrémisme mais alliée de l’Arabie comme du Qatar, eux-mêmes opposées, permet de dénoncer mille ambigüités.

    La France présente l’image d’un pays irréligieux. De nombreux pays protestants ou catholiques comprennent peu notre « laïcité » et nous défendent mal. Elle représente une cible « facile ». Elle parle fort mais sa force s’étiole. Elle promeut partout la liberté, l’égalité, même l’égalité entre les hommes et les femmes. Naïfs sont ceux qui croient que ces thèmes sont forcément populaires. Elle prétend défendre les droits de l’homme, mais a un passé colonial.

    Ainsi le dirigeant turc dénonce régulièrement, comme d’autres, les crimes de la colonisation. On se demande ce qu’il fait à Constantinople. Et que faisaient les Turcs à Alger quand les troupes du roi déposèrent leur Bey, libérant 35.000 esclaves chrétiens? C’est vrai, la France a participé à la Traite. Hélas, les sociétés esclavagistes sont presque universelles. Seule l’Europe, la France en premier, a interdit et combattu l’esclavage. Il a fallu l’imposer au reste du monde – lors des colonisations- y compris aux élites turques, arabes, malaises, indochinoises, etc… 

    La France n’a pas à rougir de son histoire

    L’histoire de France, au regard des principes universels qu’elle défend, a ses noirceurs. De cette histoire a surgi des idéaux libérateurs, ce qui est assez rare. Serait-elle le pays des exploiteurs les plus abjects qu’elle aurait plus de mérite encore d’avoir fait surgir de ses travers l’amour de la liberté. Mais si la France, vieux pays, compte le record mondial de guerres, de victoires et de défaites, elle ne s’est jamais caractérisée par un esprit tortionnaire ou la déshumanisation de ses adversaires. Elle a tué des Musulmans, dit un ancien premier ministre malais ? Infiniment moins que les Musulmans n’ont tué de Musulmans. Beaucoup moins que les Chrétiens n’ont tué de Chrétiens. Les guerres sont rarement des guerres de « civilisation », elles sont généralement des guerres entre soi. Brandir les Droits de l’homme est-ce une tare ou une avancée ? Pour certains, une menace. 

    Il n’y a pas de guerre avec le monde musulman. Il y a des guerres dans le monde musulman, guerres de pouvoir. La France n’y est impliquée que par ricochet. Jean Yves Le Drian a adressé « un message de paix » au monde musulman. La France n’est pas en guerre. Sauf contre des terroristes, qui rappelons-le, ne sont soutenus par aucun responsable religieux ou politique, ni en France ni ailleurs. Après l’horrible massacre de Nice, les Imams de France ont appelé leurs fidèles, à « se sentir chrétien », et ont adressé un prêche pour la France.

    Il en faut peu pour commettre un crime 

    Hélas, il en faut peu pour commettre un crime. Aussi le gouvernement a raison d’avertir les Français vivant à l’étranger : la menace contre les intérêts français est « partout ». Dans les Ambassades, des conseils se réunissent pour renforcer les dispositifs de sécurité. Le ministère est un ministère habitué aux crises. Cette fois il devra obtenir les moyens qui manquent.

    Une vigilance particulière autour des écoles s’impose : « Nous avons pris la décision de n’autoriser les ouvertures d’établissements scolaires qu’à partir du moment où la vigilance aura été accrue et une attention aura été portée à l’égard à la fois des parents, des enseignants et des élèves », a expliqué Jean-Yves Le Drian. Il faudra se donner les moyens de rouvrir.

    Savoir qui nous aime

    Relevant que ces mesures étaient prises « en relation avec les autorités locales qui, d’une manière générale, nous apportent leur concours », il reste à demander la liste de ceux qui ne l’apportent pas. Dans cette bataille, les amis et les ennemis se révèlent. D’une certaine façon, c’est une chance. On sait qui nous aime.

    Laurent Dominati

    Editeur de lesfrancais.press. Ancien Ambassadeur de France au Conseil de l’Europe, ancien député de Paris. 

  • La participation électorale américaine, une nouvelle page d’histoire du pays

    La participation électorale américaine, une nouvelle page d’histoire du pays

    Bien que les élections américaines aient lieu le 3 novembre, les scrutins sont ouverts depuis des semaines. Plus de 73 millions de personnes ont déjà voté et, au vu du climat actuel, le taux final de participation pourrait être historique. Un article d’Euractiv Allemagne.

    Les élections américaines sont en bonne voie pour atteindre un taux de participation historique, malgré la hausse des infections par le nouveau coronavirus.

    Dimanche (25 octobre), neuf jours avant les élections présidentielles, les suffrages avaient dépassé l’ensemble des votes anticipés en 2016. Mercredi (28 octobre), le United States Elections Project indiquait que plus de 73 millions d’Américains avaient déjà voté, grâce au vote par anticipation ou par correspondance. Un chiffre qui représente déjà la moitié du total des votes en 2016.

    De ce fait, Michael McDonald, professeur à l’Université de Floride et chef du projet, prédit que 150 millions de personnes participeront aux votes. D’après Reuters, ce taux serait le plus haut depuis 1908.

    Percée des démocrates grâce aux votes anticipés

    Depuis le début de l’année, la campagne électorale de l’ancien vice-président Joe Biden appelle les électeurs à voter par correspondance ou par anticipation afin de limiter la propagation du Covid-19 dans les bureaux électoraux pleins à craquer. D’après les données du United States Elections Project, les démocrates bénéficient actuellement d’un avantage de « deux contre un » dans les votes anticipés. Toutefois, les républicains pourraient encore combler l’écart.

    En outre, le président Trump est à la traîne par rapport à son concurrent, tant dans les sondages nationaux que dans les « États pivots » (Swing states), que les candidats doivent remporter pour prendre la tête du pays. Dans ce contexte, le bureau de scrutin FiveThirtyEight prononce M. Biden vainqueur à 89 %.

    Malgré cet avantage, les dés ne sont pas encore jetés. Donald Trump compte sur une participation plus importante des républicains le jour des élections qui pourrait faire la différence. « Nous allons assister à une grande vague rouge », a-t-il promis à ses sympathisants dans le Michigan mardi (27 octobre).

    « Ce n’est pas parce que les démocrates ont un avantage, qu’ils le garderont », a fait remarquer Lisa Lehrer, reporter politique pour le New York Times la semaine dernière. Par ailleurs, M. Trump ne doit pas forcément résorber l’écart au niveau national, mais seulement dans les États pivots.

  • Algérie : le référendum constitutionnel marqué par l’abstention

    Algérie : le référendum constitutionnel marqué par l’abstention

    Le référendum constitutionnel en Algérie devait permettre au régime de reprendre la main.

    Or, si le oui l’emporte sans surprise, l’abstention record ouvre une nouvelle crise pour le régime alors que le président est actuellement hospitalisé en Allemagne.

    Retrouvez le reportage de TV5 Monde

    Reportage de TV5 Monde sur le référendum en Algérie
  • Deuxième choc économique

    Deuxième choc économique

    Après le tremblement de terre sanitaire et économique du printemps, l’Europe doit faire face à un deuxième choc en ce début d’automne. Après la rentrée scolaire et les premiers frimas, le virus s’est réactivé dans toute l’Union européenne avec comme caractéristique une large diffusion. Face aux risques d’engorgement des hôpitaux, les pouvoirs publics sont contraints de mettre en œuvre de nouvelles mesures de confinement. Le calendrier n’est guère favorable tant sur le plan sanitaire qu’économique. L’hiver étant propice aux contagions par virus, la deuxième vague risque d’être plus dure à briser que la première.

    D’une vague à l’autre 

    Pour l’Occident, la fin de l’année est une période capitale sur le terrain économique avec les fêtes de fin d’année qui étaient censées compenser le manque à gagner du printemps. Les autorités seront sans doute plus vigilantes au moment du déconfinement pour de nouvelles répliques. 

    La Chine semble avoir mieux réussi la sortie du confinement au prix d’une surveillance sociale très importante. A nouveau en capacité de produire et d’exporter, ce pays enregistre actuellement une forte croissance. L’Occident compte sur ses vaccins pour enrayer l’épidémie. Compte tenu des protocoles, ceux-ci ne pourront réellement être déployés au mieux qu’à partir de l’été 2021. Ce déploiement exigera la mise en place de plan de production, de distribution et de vaccination draconiens. Au regard des problèmes rencontrés en France pour effectuer la vaccination de la grippe, le défi à relever sera à la hauteur de la crise.

    Un régime de douche écossaise 

    D’ici l’été prochain, les pays européens et plus généralement occidentaux seront soumis à un régime de douche écossaise ou de stop and go. La résilience des entreprises et de l’ensemble des actifs sera mise à rude épreuve. Cette deuxième vague brise le rebond de l’été qui s’étiolait depuis le mois de septembre en raison de l’accumulation des incertitudes.

    Cette crise sanitaire et économique est aussi psychologique. Pour la première fois depuis de nombreuses décennies, des millions de personnes sont confrontées à des problèmes majeurs sur lesquels ils n’ont que peu de prise si ce n’est de respecter les règles d’hygiène publique. 

    La réduction des libertés publiques dans les pays démocratiques n’avait pas été vécue par la quasi-totalité des populations. Seules les personnes nées avant 1940 peuvent avoir un réel souvenir des privations liées à la Seconde Guerre mondiale et des appels sous le drapeau pour la guerre d’Algérie. Les confinements, le télétravail, la restriction des liens sociaux ont des effets sur la productivité au travail ainsi que sur la consommation de biens et de services. 

    La seconde vague qui pour le moment est centrée sur l’Europe aura un coût économique en l’état difficilement évaluable. Avant même l’annonce d’un reconfinement, le Ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, avait admis le 23 octobre que le PIB pourrait diminuer à nouveau au cours du quatrième trimestre. Le Ministre soulignait que l’économie française devait faire face à de nombreuses incertitudes, dont les prochaines élections américaines et le Brexit. Il espérait alors que le niveau de 2019 serait atteint d’ici 2022.

    Différence Europe/Etats-Unis 

    Avec le reconfinement décidé le 28 octobre, la perte attendue de PIB se situerait entre 2 à 5 points en fonction de la durée et de l’ampleur du confinement d’ici fin décembre. Les dépenses publiques devraient augmenter de plus de 10 milliards d’euros quand les recettes publiques se contracteraient d’autant. 

    L’Europe et les Etats-Unis devraient avoir des bilans différents à la fin de l’année. Sur le plan sanitaire, la situation n’est d’ailleurs pas identique. L’Europe a été touchée par l’épidémie dès mars quand les Etats-Unis l’ont été plus tardivement. La courbe du nombre de cas diffère entre les deux zones. Après une forte croissance entre avril et mai, le nombre de nouveaux cas aux Etats-Unis s’est stabilisé à 40 000 par jour entre la mi-mai et le mois de juin avant de progresser rapidement pour atteindre 80 000 mi-juillet. Une légère décrue est alors intervenue jusqu’en septembre, mois à partir duquel une nouvelle hausse est constatée. Fin octobre, le nombre de cas atteint 70 000 par jour. En Europe, après le pic de mars/avril autour de 40 000 nouveaux par jour, une forte baisse a été constatée entre mai et août avec un nombre de cas inférieur à 10 000. En revanche, la remontée depuis le début du mois de septembre est massive avec plus de 200 000 cas quotidien en octobre. 

    Le taux de mortalité lié à la maladie y est plus élevé que la moyenne mondiale et de celle de l’Europe. Il est en revanche proche de celui du Royaume-Uni (685 décès par million d’habitants contre 672 au Royaume-Uni et 515 en France). Sur ce sujet, avec l’absence de mesures de confinement, la Suède (517 décès par million d’habitants) se situe au même niveau que la France. 

    Aux Etats-Unis, la tendance a été au maintien de l’activité avec des confinements localisés, essentiellement dans les grandes villes, sachant que la politique sanitaire dépend des Etats fédérés. Si le taux de chômage est passé en quelques semaines de 3,5 à 14,7 % aux Etats-Unis quand celui de l’Europe n’est qu’en légère hausse, les créations d’emploi y sont bien plus nombreuses depuis le mois de juin. Le taux de chômage américain est rapidement redescendu à 7,9 % en septembre. 

    Sur le plan économique, l’Europe est fortement touchée par la chute du tourisme et de l’activité aérienne. Le nombre de passagers/jour est passé de 380 à moins de 100 millions par jour de décembre 2019 à août 2020. Les nouvelles mesures de confinement devraient aboutir à une nouvelle baisse du nombre de passagers pour l’Europe. Cela aura des conséquences sur les recettes touristiques qui compensent, pour la France, une part non négligeable du déficit commercial. Le tourisme représente 9% du PIB français. Aux dépenses de transports, d’hébergement, de loisirs ou de restauration, il faut ajouter celles liées aux achats (luxe, alimentaire, cadeaux, etc.). Le manque à gagner sera important pour la France, l’Italie et l’Espagne.

    Record pour le commerce en ligne 

    La deuxième vague de l’épidémie touchera évidemment les fêtes de fin d’année et devrait avoir un effet négatif non négligeable sur la restauration et l’hôtellerie. Le commerce en ligne devrait battre tous ses records pour la fin de l’année. La progression de son chiffre d’affaires pourrait dépasser 40 % cette année. Avec l’aéronautique, l’industrie automobile devrait replonger avec la deuxième vague. 

    Au sein de l’OCDE, la production industrielle de matériel de transports s’était contractée de 70 % au cœur de la première vague avant de revenir à 10 % de son niveau d’avant crise. Ce secteur au-delà de l’épidémie est confronté au problème de la transition énergétique. Dans le cadre des plans de relance, de nombreux gouvernements ont souhaité l’accélérer au risque de fragiliser un secteur majeur de l’économie de leur pays. 

    Avec la deuxième vague, la capacité de résistance des entreprises sera mise à dure épreuve rendant plus que délicat le maintien de mesures contraignantes sur le plan environnemental. La poche d’épargne de précaution devrait continuer à s’accroître. Depuis huit mois, les ménages, conservent des montants de plus en plus élevés de liquidités. Le taux d’épargne qui était de 15 % au mois de décembre 2019 a atteint 27 % du revenu disponible brut à la fin du deuxième trimestre. Il a dû reculer à 20% au cours du troisième. Il devrait automatiquement remonter durant le dernier trimestre. Un taux de 24% serait assez logique.

    Délices des déficits

     La deuxième vague devrait conduire à un nouvel accroissement du déficit public. Au niveau de l’OCDE, il était passé de -2 à -14 % de décembre 2019 à juillet 2020. La dette publique des Etats membres dépasse désormais 120 % du PIB. Un nouveau dérapage de 1 à 3 points de PIB est probable. Cette dérive ne pourra qu’amener les banques centrales a augmenter une nouvelle fois la base monétaire sous couvert de rachats d’obligations. La base monétaire est passée de 12 000 à plus de 20 000 milliards de dollars pour l’OCDE de 2019 à juillet 2020.

    Inflation ou déflation ? 

    Dans ce contexte d’épargne et d’augmentation des dettes, la masse monétaire atteint près de 50 000 milliards de dollars en juillet 2020 contre 15 000 milliards de dollars en 2002. L’amplification de ce processus aura des conséquences à terme en fonction des choix réalisés par les agents économiques. Compte tenu de la faible appétence à la consommation, les acteurs économiques pourraient privilégier les actifs immobiliers et financiers conduisant à leur hausse. Il y aurait bien une inflation mais limitée à certains actifs. 

    Ce raisonnement suppose la reproduction du schéma des dernières années. Il est imaginable qu’une défiance généralisée aboutisse à une déflation généralisée avec la conservation d’un montant croissant de liquidités. Une trappe à liquidités pourrait ainsi se produire en cas de persistance de l’épidémie et du fait d’une longue récession. Les Gouvernements pourraient être alors tentés de taxer les dépôts à vue afin de forcer les ménages à dépenser ou à investir. 

    Où est la sortie ?

    Cette deuxième vague devrait conduire les banques centrales à retarder, une nouvelle fois, l’arrêt de leurs rachats d’obligations et donc de la monétisation des déficits publics. Un tel arrêt aurait aujourd’hui un coût insupportable pour les Etats et les acteurs économiques à travers une hausse rapide des taux d’intérêt. La sortie des politiques monétaires expansives devra s’accompagner d’une réduction des déficits publics. Or celle-ci par son caractère récessif est également peu admissible en l’état actuel de la situation. 

    Le problème de la sortie du tout endettement qui se posait après la première vague, est évidemment encore plus d’actualité avec la seconde. La monétisation semble être pour le moment la seule porte de sortie.

  • Étudier à l’étranger : comment apprendre la langue locale rapidement ?

    Étudier à l’étranger : comment apprendre la langue locale rapidement ?

    Vous désirez vous enrichir culturellement, personnellement et acquérir des compétences linguistiques solides rapidement afin de faire la différence dans votre future carrière professionnelle ? Partir étudier à l’étranger en immersion totale s’avérera être une opportunité à saisir

    Étudier l’étranger : faire face à la barrière de la langue

    Votre décision de partir étudier à l’étranger est prise mais la barrière de la langue est votre première préoccupation car oui, vous serez heurté à des difficultés. Tout d’abord, un départ dans un pays étranger est justement dans le but de vous familiariser avec une nouvelle langue et que le fait d’avoir à faire avec la barrière linguistique vous permettra justement de progresser. Il est normal de ne pas avoir dès votre arrivée tout le vocabulaire nécessaire pour une immersion en totale autonomie, et c’est bien cela que représente ce fabuleux challenge.

    Afin de vous rassurer et vous préparer, n’oubliez pas qu’il existe des moyens vous permettant d’acquérir des bases linguistiques pour une intégration réussie.

    Comment se préparer avant le départ ?

    Pour étudier à l’étranger, une préparation avant le départ peut être une bonne initiative afin de partir plus serein et confiant et de vous permettre une adaptation réussie. Pour cela, il existe de nos jours de nombreux moyens pour se familiariser à une langue étrangère. Focus sur principales possibilités :

    Les cours de langue en école

    Il est tout à fait possible d’ajouter dans votre cursus d’enseignement supérieur une langue étrangère, dont celle du pays où vous souhaitez partir. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre établissement. Des écoles de langue ou des professeurs particuliers (parfois même natifs) proposent également des leçons linguistiques de très bonne qualité.

    Les applications pour apprendre

    Autre option possible : les cours en ligne via des applications spécialisées. Il s’agit là d’une méthode qui devient de plus en plus courante et reconnue comme fiable. Ces dernières offrent un éventail de thématiques variées et vous permettront de progresser à n’importe quel moment de la journée. Une application telle que Babbel par exemple vous permettra d’améliorer votre prononciation grâce à sa reconnaissance vocale et de moduler votre apprentissage lors de leçons brèves pendant votre temps libre. Actuellement, elle permet même, par le biais d’un parrainage réservé aux étudiants, de profiter d’un mois d’essai gratuit afin de déterminer si cette méthode vous correspond en participant à un très beau projet.

    Passer par la culture

    Parce qu’il ne faut pas manquer une occasion de s’enrichir, pourquoi ne pas visionner vos séries ou films préférés en version originale du pays dans lequel vous séjournerez très bientôt ? Cela exercera votre oreille, tout comme la musique, aux sonorités et expressions de cette nouvelle langue afin d’améliorer votre prononciation. De plus si ce film ou série est originaire de votre destination, il est possible que vous y trouviez des éléments culturels que vous ne connaissiez pas. Alors ouvrez grand vos yeux et vos oreilles !

    Comment apprendre sur place

    Tout comme vous l’aurez peut-être fait avant votre départ, inscrivez-vous à des cours de langues dans votre établissement d’accueil. Cette option est souvent proposée dans les programmes d’échanges universitaires à l’étranger. Renseignez-vous lors de votre arrivée sur cette possibilité.

    Pour faciliter votre intégration rapidement, il est plutôt recommandé de trouver un logement chez les locaux, pourquoi ne pas trouver une famille d’accueil ou une collocation ? Une immersion au quotidien assurée.

    Bien que cela soit rassurant et parfois même reposant lorsque l’on étudie à l’étranger, évitez de ne rester qu’avec des francophones, car ralentira votre apprentissage, alors n’hésitez pas à faire connaissance avec des locaux dans votre établissement et participer à des événements et soirées pour vous mélanger à la culture de votre pays d’accueil. 

    Enfin, avoir sous le coude une application de traduction instantanée peut être très utile lors d’échanges pendant lesquels il est difficile de se comprendre l’un et l’autre. Dictez-lui le mot ou expression recherchés en français et elle vous répondra dans la langue souhaitée. Cela est un bon moyen d’assimiler les subtilités d’une langue en étant mis en situation réelle.

  • Le vote électronique pris en charge par Paragon

    Le vote électronique pris en charge par Paragon

    Les élections consulaires, prévues en mars 2020 et reportées en Mai 2021, doivent proposer le vote électronique aux citoyens résidents hors de France, en plus du traditionnel vote à l’urne ou par procuration.

    C’est un enjeu important pour dynamiser la vie démocratique des expatriés. En effet, l’Assemblée des Français de l’étranger cherche des explications au faible taux de participation constaté lors des différentes élections tenues à l’étranger. Le faible nombre de bureaux et leur éloignement furent rapidement identifiés comme responsables.

    La solution ? Le vote électronique !

    L’administration avait préféré reculer, en 2017 pour les élections présidentielles. Les risques de piratage et donc d’ingérence étaient trop importants (à l’époque une action russe était redoutée).

    Depuis, la société Scytl (basée à Barcelone) avait été mandatée pour inventer un système sécurisé et facile d’accès afin de faciliter la participation des électeurs expatriés. Un test avait été effectué en juillet 2019. De l’avis général c’était un succès. Tout était donc en ordre pour une utilisation en mars 2020.

    Une faillite qui a fait planer le doute

    Sauf que ce printemps, la société espagnole s’est déclarée en faillite. En sus, la crise sanitaire ajoute le risque de voir les autorités des pays d’accueil interdire l’organisation de bureaux de vote. Comment imaginer alors que les regroupements sont bannis qu’on puisse réunir, sereinement, des centaines voir des milliers de Français dans un lieu clos pour voter ? Sans système de vote électronique, la perspective de tenir les élections, reportées en mai 2021, s’éloignait.

    La Suisse, via son opérateur postal, a repris directement la main sur le logiciel qu’elle utilisait pour ses propres élections. Tandis que l’administration des Français de l’étranger a préféré s’en remettre au liquidateur nommé par le tribunal barcelonais.

    Jusqu’à ces derniers jours, il n’y avait, donc, aucune assurance qu’un éventuel repreneur s’intéresse au petit contrat des expatriés français. Heureusement, le groupe européen Paragon, l’heureux repreneur, a décidé de reprendre l’ensemble des actifs de la défunte Scytl.

    C’est dans un courrier en date du 26 octobre que le ministère a appris la bonne nouvelle.

    Cette intégration comprend la quasi-totalité de nos actifs et, en particulier, nos solutions et logiciels, nos contrats, nos brevets et marques, nos filiales ainsi que la totalité de l’équipe.

    Silvia Caparrós, Directrice Générale de Scytl Election
    Technologies SL (nouveau nom de la société)

    Paragon, un géant aux pieds d’argile ?

    Le vote électronique est, donc, sauvé. Les élections consulaires de 2021 aussi ? Rien n’est moins sur. Les rumeurs les plus folles courent sur un report de celles-ci en 2022. Privés de l’argument d’une impossibilité d’organiser le vote électronique, les promoteurs de cette solution auront-ils d’autres cartouches?

    La plus évidente, c’est la fragilité du groupe Paragon. Le champion européen des solutions d’identification dédiées aux marchés de l’Identité numérique, du Transport & Smart Cities, de la Traçabilité & Protection des marques et du Paiement, est fortement touché par la pandémie.

    Aux Etats-Unis, la filiale américaine de Paragon ID a du demander, un financement de 500 000 USD dans le cadre du Paycheck Protection Program (PPP), plan de soutien aux PME pour faire face aux aléas de la crise. Ce prêt est consenti pour une durée maximale de 2 ans. Il pourrait se transformer en subvention si l’entreprise s’engage à maintenir l’emploi.

    En France, Olivier Doye, Directeur financier de Paragon ID a signé un accord avec ses partenaires bancaires pour l’octroi d’un prêt direct d’un montant de 15 M€. l’Etat français a apporté sa caution à hauteur de 90%.

    Ce besoin de financement démontre que le géant n’a pas encore trouvé une vitesse de croisière équilibrée entre développement et rentabilité. Espérons, donc, qu’aucune mauvaise surprise ne viendra mettre, à nouveau, en péril la représentativité des Français de l’Etranger.

    Rassurer les électeurs

    Car si les élections se tiennent bien en mai 2021, il faudra accompagner les électeurs lors de la prise en main de ce nouveau outil.

    Si on pense évidemment aux personnes âgées qui pourront avoir des problèmes pour l’utiliser. Il y a aussi la peur liée au vote électronique en lui-même. Comment être sur que son vote sera bien pris en compte ? Comment garantir que le vote ne sera pas modifié ou piraté ?

    L’administration dirigée par Laurence Haguenauer devra donc faire preuve de pédagogie et de communication ! Deux compétences qui ont fait cruellement défauts lors de la mise en place des mesures sanitaires aux frontières nationales ou pour le déploiement du fonds de soutient d’urgence aux expatriés.

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