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  • Le rebond attendu a bien eu lieu

    Le rebond attendu a bien eu lieu

    La France a renoué avec la croissance après trois trimestres de recul de son PIB. Après une contraction historique de 13,7 % au deuxième trimestre, le PIB s’est accru de 18,2 % au troisième. La France enregistre le plus fort taux de croissance au sein de l’Union européenne et précède l’Espagne ainsi que l’Italie. 

    Ce rebond est lié à l’importance du recul des deux trimestres précédents. Les trois pays en tête pour la croissance au troisième trimestre se caractérisent par un poids élevé du secteur touristique au sein de leur PIB. La relative bonne tenue de la saison estivale a facilité la reprise. 

    Avec le deuxième reconfinement qui est entré en vigueur le 30 octobre, le dernier trimestre devrait enregistrer une nouvelle diminution du PIB. Le Ministre de l’Économie estime que pour l’ensemble de l’année 2020, le PIB sera en baisse de -11 points contre -10 prévus initialement au cours de l’été. 5 Cercle de l’Epargne – données INSEE Malgré la forte hausse du troisième trimestre, le PIB demeure en dessous de son niveau d’avant la crise sanitaire. Par rapport au troisième trimestre 2019, la perte atteint 4,3 points. 

    Une reprise de la demande intérieure 

    Toutes les composantes de la demande intérieure ont connu un vif rebond durant l’été. Les dépenses de consommation des ménages ont progressé de 17,3 % entre juillet à septembre. Elles ont presque retrouvé leur niveau d’avant-crise (-2,1 % en glissement annuel). La consommation des ménages en biens dépasse celle de l’an passé (+1,3 % en glissement annuel), portée notamment par la consommation en biens fabriqués (+38,9 % en évolution trimestrielle, +4,2 % en glissement annuel). À l’inverse, la consommation des ménages en services demeure nettement en dessous du niveau d’avant-crise (-5,0 % en glissement annuel) en raison essentiellement des restrictions pesant sur les activités touristiques et de loisirs (hôtellerie, restauration, spectacles, etc.). La consommation des administrations publiques est légèrement supérieure à son niveau d’avant crise (+0,4 % en glissement annuel). La formation brute de capital fixe (FBCF) demeure fortement en retrait (-5,1 % en glissement annuel), malgré une hausse de 23 % au trimestre. 

    Au total, la demande intérieure finale hors stocks contribue pour +18,9 points à la hausse du PIB ce trimestre. Les exportations ont enregistré une hausse de +23,2 % après -25,7 % au deuxième trimestre. 

    Les importations augmentent également mais dans des proportions moins marquées (+16,0 % après -17,1 %). Au total, le commerce extérieur contribue positivement à la croissance du PIB de +1,2 point, contre -2,4 points au trimestre précédent. 

    La production totale de biens et services rebondit de 17,6 % au deuxième trimestre, après -13,9 %. Elle reste inférieure de 4,8 % au niveau du troisième trimestre 2019. La production de biens est en retrait de 8 points en glissement annuel, notamment dans les branches manufacturières (-9,5 % en glissement annuel). Les services sont relativement plus proches de leur niveau d’avant-crise (-3,8 % en glissement annuel), portés notamment par les services non marchands (administration publique, santé humaine dont la production dépasse légèrement les niveaux de l’an passé (+0,8 % en glissement annuel). Les services marchands demeurent plus en retrait (-4,9 % en glissement annuel), notamment dans les transports et l’hébergement-restauration. 

    Pour la zone euro, le PIB a augmenté de 12,7 % au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent, et de 12,1 % dans l’Union Européenne, selon l’estimation publiée par Eurostat. Au deuxième trimestre, le PIB avait reculé de respectivement 11,8 % et 11,4 %. 

    En comparaison avec le même trimestre de l’année précédente, le PIB a cependant enregistré une baisse de 4,3 % dans la zone euro et de 3,9 % dans l’Union au troisième trimestre. 

    Parmi les États membres pour lesquels les données pour le troisième trimestre 2020 sont disponibles, la France (+18,2 %) a enregistré la hausse la plus importante par rapport au trimestre précédent, suivie par l’Espagne (+16,7 %) et l’Italie (+16,1 %). La Lituanie (+3,7 %), la Tchéquie (+6,2 %) et la Lettonie (+6,6 %) ont enregistré les hausses les plus faibles. 

    Tandis qu’un rebond a été observé par rapport au deuxième trimestre dans tous les pays qui publient leurs données, les taux de croissance par rapport à l’année précédente restent négatifs. 

    L’Allemagne résiste bien 

    L’Allemagne semble avoir également bien négocié son rebond en enregistrant une croissance de 8,2 % par rapport au trimestre précédent. Cette reprise est certes plus faible que celle de la France mais ce résultat s’explique par la moindre contraction subie au deuxième trimestre, -9,8%. Avec la deuxième vague, le gouvernement fédéral a reçu à la baisse ses prévisions pour la fin d’année. Le taux de croissance pour le quatrième  trimestre 2020 serait de 0,4 % contre un pronostic initial de 1,1 %. Sur l’ensemble de l’année, l’économie allemande serait en récession de 5,5 %. Pour 2021, la prévision s’établit à 4,4 % et de 2,5 % en 2022. 

    Etats-Unis, la croissance quoi qu’il en coûte ? 

    Au cours du troisième trimestre, le Produit intérieur brut s’est accru de 33,1 % en rythme annualisé, faisant suite à une contraction de 31,4 % au deuxième trimestre. Le niveau de création de richesses de juillet à septembre est supérieur au précédent record de 16,7% datant du premier trimestre 1950. 

    Les autorités américaines privilégient les taux annualisés quand, en Europe, les taux de croissance sont calculés d’un trimestre sur un autre. En retenant ce mode de calcul, le PIB américain a augmenté au troisième trimestre de 7,4 % après une baisse de 9 % au trimestre précédent. La consommation a été le principal moteur de la croissance américaine avec une hausse annualisée de 40,7 %. Les achats de voitures neuves par les ménages ont par exemple augmenté de 17 %, ceux des équipements de la maison de 12 % et les dépenses pour les soins de santé de 18 %. Les dépenses de vêtements ont, par ailleurs, augmenté de +27,2%. Le nouveau plan de soutien étant bloqué au Congrès, de nombreux experts craignent un net ralentissement de la croissance pour le dernier trimestre. Le Fonds monétaire international (FMI) parie, pour l’ensemble de l’année, sur une baisse de 4,3% du PIB par rapport à 2019, quand la FED annonce un recul de 3,7 % du PIB.

  • Covid-19. L’Eurogroupe exclut de nouvelles mesures de soutien à l’échelle européenne

    Covid-19. L’Eurogroupe exclut de nouvelles mesures de soutien à l’échelle européenne

    Les ministres des Finances de la zone euro ont déclaré mardi (3 novembre) que l’Europe « était désormais mieux parée » pour surmonter la crise sanitaire et ont exclu toute mesure commune pour contrer la deuxième vague du virus.

    L’Eurogroupe a dressé un bilan de la pandémie actuelle et de ses conséquences économiques lors d’une réunion avec Andrea Ammon, directrice du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.

    « L’Europe est désormais mieux parée pour faire face aux répercussions économiques » de la crise sanitaire, et ce grâce aux actions coordonnées lancées par les gouvernements à l’échelle nationale et européenne, a déclaré le président de l’Eurogroupe Paschal Donohoe à la suite d’une visioconférence avec les ministres des Finances de la zone euro.

    « Sachant que la reprise économique risque de plus en plus d’être retardée », l’Eurogroupe a publié une déclaration soulignant qu’il était « crucial » pour les États membres de maintenir leurs mesures de soutien jusqu’à l’année prochaine et de « s’adapter à l’évolution de la situation ».

    L’Eurogroupe ne croit pas en une situation dégradée ?

    Toutefois, le groupe n’a pas abordé la prise de nouvelles mesures à l’échelle européenne si la situation venait à s’aggraver.

    « Nous continuerons à nous assurer que nos stratégies soutiennent et complètent les mesures prises dans le domaine de la santé publique dans le but de protéger nos citoyens dans ces temps quelque peu tumultueux », peut-on lire dans le document.

    Jusqu’à présent, les actions approuvées par les nations européennes s’élèvent à 3 500 milliards d’euros et prennent la forme de soutiens fiscaux, aides en matière de liquidité et garanties. De plus, le bloc s’est accordé pour prendre des mesures d’injection de liquidités, à hauteur de 540 milliards d’euros, à l’intention des sociétés (par le biais de la Banque européenne d’investissement), des gouvernements de la zone euro (par le biais du Mécanisme européen de stabilité) et des travailleurs (pour le biais du programme SURE de la Commission européenne).

    Les dirigeants européens se sont aussi entendus sur un fonds inédit de 750 milliards d’euros pour aider l’économie du navire à se relever de la crise, bien que les négociations finales à son sujet soient toujours en cours au sein des États membres et du Parlement européen.

    Une deuxième vague, un deuxième plan ?

    Cependant, la deuxième vague de propagation du nouveau coronavirus et ses retombées économiques soulèvent des inquiétudes de récession à double creux en Europe. Par conséquent, les analystes et syndicats ont appelé l’UE à fournir davantage de soutien.

    Le commissaire à l’économie, Paolo Gentiloni, a noté que « nous [avions] vu la pandémie s’aggraver sérieusement » cet automne.

    Les restrictions adoptées pour contenir la propagation du virus « auront bien entendu un impact » sur l’économie, a-t-il mis en garde, ajoutant tout de même que celui-ci pourrait être moins important qu’au printemps, car les sociétés et travailleurs sont mieux préparés.

    La Commission européenne publiera ses prévisions économiques d’automne le 5 novembre.

    Dans ce contexte, M. Gentiloni a maintenu que les gouvernements nationaux pourraient devoir mettre en place des dispositifs de soutien supplémentaires, car la suspension des règles de l’UE en matière de déficit jusqu’à l’année prochaine permet des dépenses additionnelles.

    Néanmoins, au niveau européen, il a avancé que « l’application [des mesures] était l’objectif principal à l’heure actuelle », invitant les États membres et le Parlement européen à parvenir à un accord sur le plan de relance pour l’Europe.

    Klaus Regling, chef du Mécanisme européen de stabilité (MES) – le fond de sauvetage du bloc –, a mis en exergue auprès de l’Eurogroupe le fait que les États membres pourraient avoir besoin de prendre des mesures supplémentaires pour soutenir leur économie au vu de l’aggravation de la situation. Certains s’y sont d’ailleurs déjà attelés.

    Mais, à l’échelle européenne, « je ne crois pas qu’il soit nécessaire de faire autre chose pour le moment », a-t-il poursuivi.

    En revanche, plusieurs ministres ont conseillé de garder sur la table l’option de « mesures communes supplémentaires ». La ministre espagnole de l’Économie, Nadia Calviño, a ainsi fait valoir que « nous [devions] continuer à agir avec résolution, rapidité et efficacité » à l’échelle nationale et européenne, afin d’endiguer les répercussions du SARS-CoV-2.

    Pour cette raison, elle a ajouté que « il était plus que temps » pour les membres de la zone euro d’évaluer les instruments qu’ils ont approuvés afin de voir s’ils doivent être adaptés ou non.

    Un article de notre partenaire

  • Jo Jorgensen : celle qui fait tomber Trump

    Jo Jorgensen : celle qui fait tomber Trump

    Pourquoi on ne connaît par le résultat le soir de l’élection ? 

    Chaque état, chaque comté a ses règles et ses procédures. Résultat, dans certains états on peut voter par voie postale, par vote anticipé ou le jour de l’élection. Certains états, en prises aux lubies électoralistes des congrès locaux, ont interdit le moindre décompte avant le jour de l’élection.  Dans le contexte de la pandémie, un nombre record ayant choisi cette option, nous voilà devant des montagnes de voix à dépouiller, un travail chronophage qui risque de durer pour quelques jours encore. C’est le cas en Pennsylvanie et le Nevada. 

    Le blues des bleus. 

    Les démocrates, qui ne suivaient pas la feuille de route prévue par l’équipe rapprochée de Biden, ont tablé sur une immense victoire le soir même de l’élection. Rendus ivres par une surconsommation de sondages favorables, ils se voyaient à la tête d’un rouleau compresseur qui passait par la Géorgie, la Caroline du Nord et le Texas. Après avoir déchanté lors de la soirée électorale, il en a fallu de peu pour que certains jettent l’éponge, c’était une réaction plutôt prématurée et d’un défaitisme inspiré par le précédent scrutin présidentiel.  

    Pourtant Trump semblait être sur la bonne voie pour refaire le coup de 2016 ?

    Oui et non. Les experts et commentateurs politiques avaient annoncé qu’on verrait un « mirage rouge » le soir de l’élection, c’est à dire un résultat favorable au camp républicain lors des premiers décomptes. Sachant que les centres urbains concentrent l’immense majorité des réserves de voix démocrates, les premiers résultats provenant des comtés ruraux, moins peuplés et plus conservateurs ont donné naissance au mirage rouge dans le Michigan, le Wisconsin et le Minnesota. Puis, heure par heure, la tendance fut renversée. 

    La progression des résultats au courant de la nuit d’un camp vers l’autre, phénomène parfaitement normal, est désormais exploitée par Trump qui crie au bourrage d’urnes.  Pour cette raison il a largué des bataillons d’avocats pour demander l’arrêt du décompte dans les états où il avait un avantage préliminaire (Michigan, Wisconsin et Pennsylvanie) et pour demander le contraire dans les états où il est en retard et convaincu qu’il pourrait renverser la donne (Nevada). 

    Et la Floride ? 

    Le camp Biden n’a jamais cru à une victoire en Floride, même si le scénario faisait rêver certains ténors démocrates. Sachant que le corps électoral hispanique, plutôt conséquent dans cet état, n’est pas le même que celui qu’on peut trouver dans le sud-ouest américain, courtiser celui était sans intérêt pour les démocrates. Essentiellement d’origine cubaine, les hispaniques floridiens sont de virulents anticastristes, acquis, de longue date, aux républicains. 

    Trump a-t-il perdu ? Biden a-t-il gagné ? 

    Soyons brefs et soyons clairs : l’avantage électoral a toujours été et reste toujours dans le camp Biden. Certes il n’a pas encore passé, le soir du 4 novembre 2020, la barre des 270 voix au sein du collège électoral présidentiel, mais le chemin pour y parvenir passe par des états qui lui sont favorables. Si Trump bloque le décompte en Pennsylvanie et que l’état reste dans son camp, il arrive à 268 voix. Aucun scénario électoral réaliste ne peut désormais conduire à une nouvelle présidence de Donald J. Trump

    Mais qui est donc Jo Jorgensen ? Quel rapport avec cette élection ? 

    Candidate du parti libertarien, Jo Jorgensen est loin des scores historiques de ce 3e parti politique américain, mais avec 1 à 2 % des voix, elle a contribué à sa manière à la défaite de Trump dans certains états clefs. Son résultat dans le Wisconsin est plus important que l’écart entre Trump et Biden, on est en droit de penser que Jo Jorgensen a permis, du haut de ses 1,2 %, de défaire la présidence de Donald Trump. 

    Et les autres scrutins ? 

    Les mêmes causes ayant les mêmes effets : décomptes incomplets, dépouillement du vote par correspondance, les résultats de certaines élections de parlementaires d’Etat (Michigan, Caroline du Nord) ne seront pas connus de sitôt. Il est encore trop tôt pour déclarer une majorité sénatoriale. En revanche, la chambre des représentants devrait voir une majorité démocrate renforcée.

    Trump quittera-t-il la Maison Blanche en janvier prochain ? 

    Si je le savais, je vous le dirai volontiers. On se donne rendez-vous ?  

    Découvrir le site de Marc-Albert Cormier

    Marc Albert Cormier est élu des Français de Toronto

  • Après le vote, la bataille va commencer

    Après le vote, la bataille va commencer

    Difficile de savoir qui va l’emporter. Chaque partisan passe par l’abattement ou le désespoir, et les observateurs s’interrogent. Avant le scrutin, Trump avait une chance sur dix de l’emporter, selon sondeurs, bookmakers, journalistes, politologues et Wall Street. La quasi-totalité des journaux du pays étaient pour lui, même des revues scientifiques avaient appelé à voter Biden. Moins pour le charme de Papy Joe que pour se débarrasser de Donald. Biden avait  6 à 8 points d’avance en Floride et 10 dans l’Ohio ; le Texas était à sa portée, etc… Résultat : Floride, Ohio et Texas ont voté Trump. 

    Suspens et revirements

    Un moment, comme il avait l’avantage en Pennsylvanie, Caroline du Nord, Géorgie, Michigan et Wisconsin, on crut que les jeux étaient faits. Puis Biden revenait, dans l’Arizona, le Wisconsin, le Michigan. Reste le Nevada. 

    Le Nevada a six grands électeurs, un rien. Pour l’instant, Biden y a 8000 voix d’avance : Presque rien. 588.252 contre 580.605 voix. Il reste 14% des bulletins à compter, ils ne le seront pas avant jeudi matin, le temps de laisser à tous les votes par correspondance d’arriver. Jeudi matin ! Un autre monde pour 8.000 voix, une éternité pour le monde.

    Trump est en avance en Pennsylvanie (+580.000voix), Caroline du Nord (+75.000 vx) et Géorgie (+100.000vx). S’il garde ces avances, ce qui probable, avec l’Alaska il aura 268 grands électeurs. 

    Biden est en avance en Arizona (+93.000), au Wisconsin (+21.000) et au Michigan (+10.000vx). Avec le Maine, cela lui ferait 264 grands électeurs. 

    Il faut 270 grands électeurs pour être Président. 

    Le Nevada et ses six électeurs font la différence. 

    A moins, bien sûr, que d’ici là, Trump ou Biden ne perde un des Etats dans lequel ils sont en avance. En Pennsylvanie, l’écart parait trop important pour Trump. De même qu’en Caroline du nord ou en Géorgie. Même avantage significatif en Arizona en faveur de Biden. Dans le Wisconsin et le Michigan, l’écart est faible, mais il semblerait que le vote par correspondance soit plutôt démocrate. On se demande donc comment Trump pourrait revenir. C’est ce qui fait espérer les partisans de Biden : si le vote par correspondance est plutôt démocrate, pourquoi ne le serait-il pas aussi dans le Nevada ?

    Tout simplement parce qu’une élection, celle-ci le prouve à chaque heure, n’est jamais jouée. 

    D’autant que Trump a déjà expliqué qu’il ne s’avouerait pas vaincu par une défaite due au vote par correspondance. Là sont ses accusations de fraude. Sa thèse est la suivante : 

    « J’avais gagné avec les électeurs qui se sont déplacés. Tout d’un coup on sort de nouveaux bulletins venus de la poste et je perds le Wisconsin puis le Michigan et la Présidence.« 

    Donald Trump le 04 novembre 2020 sur twitter

    Il se tournera vers la Cour suprême, un petit millier d’avocats démocrates et républicains vont redemander des comptages, faire annuler des bulletins, contester les procès verbaux, faire appel dans chaque état puis auprès de la Cour suprême. 

    Et si Trump remporte le Collège, il y a fort à parier que Biden fera pareil.

    La bataille ne fait que commencer. Dans l’état de tension actuel, cela n’est pas forcément rassurant. Trump est Président jusqu’au 20 janvier. Il est capable de faire beaucoup de choses d’ici là.

    L’Amérique est divisée.  Le vote global, comme pour les sept élections passées sur huit, est démocrate. Joe Biden a 2% d’avance, plus de deux millions de voix. Seulement 8.000 dans le Nevada.

  • Quels pays maintiennent leurs frontières fermées ?

    Quels pays maintiennent leurs frontières fermées ?

    Qu’on soit au départ de France ou d’un autre pays, certains Etats conservent leurs frontières hermétiquement fermées.

    Les restrictions sur les voyages introduites en réponse à la pandémie de COVID-19 continuent de frapper durement le tourisme mondial, les dernières données de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) faisant état d’une baisse de 70 % des arrivées detouristes internationaux au cours des huit premiers mois de 2020.

    Selon le tout dernier Baromètre du tourisme mondial de l’OMT, les arrivées de touristes internationaux ont diminué de 81 % en juillet et de 79 % en août, les deux mois qui sont traditionnellement les plus chargés de l’année et le pic de la saison estivale dans l’hémisphère nord. 

    Toutes les régions du monde ont enregistré une forte baisse des arrivées de touristes durant les huit premiers mois de l’année. L’Asie et le Pacifique, la première région à souffrir de l’impact de la COVID-19, a connu une baisse de 79 % des arrivées, suivie de l’Afrique et du Moyen-Orient (baisse de 69 % pour les deux régions), de l’Europe (-68 %) et des Amériques (-65 %). 

    En Europe, après la réouverture progressive des frontières internationales, des baisses relativement moins importantes ont été enregistrées en juillet et en août (-72 % et -69 %, respectivement). La reprise a toutefois été de courte durée, des restrictions de voyage et des mises en garde ayant été réintroduites au regard de l’augmentation du nombre de contaminations.

    Lesfrancais.press font un état des lieux des possibilités de voyager dans le monde.

    En Afrique

    • L’immense majorité des pays africains gardent leurs frontières fermées pour le moment. La Tunisie est le seul pays ayant annoncé la réouverture de ses frontières maritimes, terrestres et aériennes depuis le 27 juin. Le Maroc a annoncé la réouverture de ses frontières aériennes et maritimes pour le 14 juillet à minuit, mais uniquement pour les citoyens et résidents étrangers souhaitant revenir dans le Royaume ou le quitter. Aucune date n’a encore été donnée pour le tourisme. Le chef de l’Etat algérien Abdelmadjid Tebbboune a ainsi annoncé que « Les frontières terrestres, maritimes et aériennes de l’Algérie sont fermées et elles vont le rester jusqu’à la fin de la pandémie de Covid-19 ».
    • En Egypte, « nous préparons le terrain pour que les touristes du monde entier trouvent une destination […] dans des conditions sanitaires exemplaires », assure le ministre du Tourisme Khaled El-Enani, lors d’un entretien avec l’AFP.
    • Le président Cyril Ramaphosa a décidé dimanche de réimposer un couvre-feu en Afrique du Sud en raison de la remontée des cas quotidiens de contamination. A partir du 13 juillet, le couvre-feu sera de nouveau en vigueur en Afrique du Sud de 21h00 à 04h00 heure locale, et les visites familiales seront interdites.

    Aux Amériques !

    • Les Etats-Unis et le Canada ont décidé de prolonger la fermeture de leur frontière commune pour tous les déplacements non essentiels. Il en va de même pour la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique.
    • Les frontières demeurent fermées à Cuba, au Brésil, en Argentine, en Colombie au Paraguay, au Costa Rica, au Guatemala, au Honduras, au Panama. La Boliviel’Équateur, et le Pérou ne sont plus desservi par avion depuis l’Europe.
    • Il est déconseillé de se rendre au Mexique.

    En Asie

    • Depuis le 4 septembre 2020, tous les voyageurs de nationalité autre que chinoise désirant se rendre en Chine par avion depuis ou via la France doivent présenter un résultat négatif au test virologique (RT-PCR) avant l’embarquement.
    • Les voyageurs français ne peuvent actuellement se rendre au Japon sans visa. Seuls les déplacements pour motif professionnel peuvent donner lieu à une demande de visa, auprès de l’ambassade du Japon en France. Les déplacements touristiques sont actuellement interdits.
    • Depuis le 18 mars, les frontières extérieures de la Russie sont fermées, et aucun ressortissant étranger n’est autorisé à pénétrer en Russie, y compris les étrangers munis d’un titre de séjour temporaire.
    • Les Maldives rouvriront leurs frontières pour le voyage à l’étranger et le gouvernement autorise les hôtels à recevoir des visiteurs depuis le 15 juillet.

    En Europe

    Gérée par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), une carte unique de zones rouges, vertes, oranges et grises permet aux voyageurs de mieux s’y retrouver (disponible ICI) et mise à jour le 29 octobre 2020). 

    Carte de la Covid-19 en Europe

    Au total, une dizaine de pays de l’UE, dont l’Espagne, la Belgique, le Portugal, les Pays-Bas ou encore l’Italie et l’Irlande apparaissent en rouge en raison de leur situation sanitaire. Seule la Finlande est majoritairement en vert, tandis que trois pays (Norvège, Lettonie et Grèce) sont principalement en orange.

    Cinq pays (France, Royaume-Uni, Autriche, Slovaquie et Estonie) ne font toutefois pas l’objet de code couleur du fait d’un « manque de données sur les tests », pour une raison non précisée. 

    En Océanie

    Les Australiens peuvent se rendre en Nouvelle-Zélande et vers d’autres pays du Pacifique depuis le 1er juillet dernier.

    En revanche, l’Australie ne prévoit pas pour le moment d’ouvrir ses frontières avec d’autres pays comme les États-Unis ou la France. Les liaisons touristiques vers les autres pays devraient reprendre au mois de décembre.

  • Biden peut gagner, Trump peut l’empêcher

    Biden peut gagner, Trump peut l’empêcher

    À 16 heures, heure de Paris, les résultats de sept des cinquante États ne sont pas encore connus, et certains d’entre eux sont cruciauxUne tendance est cependant en train de se dessiner en faveur de Joe Biden

    Pour l’instant, Joe Biden est crédité de 238 grands électeurs contre 213 pour le président républicain sortant Donald Trump. Un candidat a besoin de 270 grands électeurs au minimum pour remporter l’élection.

    Les résultats des trois États sont particulièrement attendus : la Pennsylvanie, le Wisconsin ainsi que le Michigan. Ces états sont des swingstates : d’une élection à l’autre, le résultat des votes peut balancer tant du côté républicain que démocrate.

    La Pennsylvanie et ses 20 grands électeurs semblent pour l’instant se diriger vers Donald Trump, avec 76% des bulletins de vote dépouillés.

    Dans le Michigan (16 grands électeurs), Joe Biden est en tête avec 49,3% des voix contre 49,1% pour Donald Trump, après dépouillement de 90% des bulletins. Selon le New York Times, on s’attend à ce que les urnes restantes penchent en faveur du démocrate Joe Biden.

    Dans le Wisconsin (10 grands électeurs), après dépouillement de 97% des bulletins, Joe Biden est repassé devant Donald Trump avec 49,4% des voix contre 48,8%, toujours CNN.

    Votes par correspondance contestés

    Ce sont les résultats dans ces trois États qui devraient faire basculer l’élection d’un côté ou de l’autre. Mais leur proclamation définitive pourrait s’y faire attendre : le comptage des votes par correspondance ralentit notamment le processus. Une douzaine d’États autorisent le vote par correspondance pendant encore une semaine, pour autant que le cachet de la poste date au plus tard du jour de l’élection.

    Le Président Donald Trump refuse le comptage de ces bulletins évoquant des fraudes massives. Pourtant elles ne sont corroborées par personne, les Etats continuent de dépouiller.

    « Hier soir j’avais une bonne avance, dans de nombreux Etats-clés » …« Puis, un par un, ils ont commencé à disparaître magiquement avec l’apparition et le comptage de bulletins surprise ».

    Donald Trump sur Twitter ce mercredi 04 novembre 2020

    Le président américain a déjà annoncé qu’il contestera les résultats si il perd. Sur de lui, avec 3 juges à la cour suprême nommés par ses soins, qui complète un premier trio. 6 juges sur 9 sont républicains. Cependant, ils sont nommés à vie et sont indépendants. Ils devront, surement, trancher sur l’élection en interprétant la constitution, comme en 2000.

    Des résultats qui s’affinent… au profit de Biden

    En attendant, les scrutateurs sont à l’oeuvre et comptabilisent avec attention tous les bulletins par correspondance qui sont en attente.

    Dépouillement des votes par correspondance à Atlanta (AFP)

    Ainsi, par rapport, à ce matin, les résultats semblent plus certains en Géorgie (16 grands électeurs) et la Caroline du Nord (15), où selon le New York Times, plus de 90% des bulletins ont été dépouillés. Donald Trump semble en avance dans les deux États mais CNN met en avant qu’en Géorgie, les plus grandes circonscriptions ont opté pour Joe Biden et c’est dans celles-ci que le dépouillement est le moins avancé.

    Joe Biden mène avec un écart de de 0,6% au Nevada (six grands électeurs). Un peu moins de 15% des bulletins doivent encore être épluchés, mais les opérations de dépouillement y sont suspendues jusqu’à jeudi neuf heures, heure locale.

    Reste l’Alaska, où seul un tiers des bulletins a été dépouillé. Avec ses trois grands électeurs, L’État n’est généralement pas considéré comme décisif. Les premiers résultats sont largement en faveur de Donald Trump.

    Le nom du nouveau président américain pourrait ne pas être connu avant quelques jours.

  • Les Institut Français cherchent des artistes pour 2021

    Les Institut Français cherchent des artistes pour 2021

    Vous êtes un artiste dans l’âme ? Les Instituts Français cherchent de nouveaux talents pour leurs expositions éphémères et permanentes dans leurs murs ou ceux des Alliances Françaises un peu partout dans le monde.

    Invitez vous dans la Collection 2021 du patrimoine vivant français !

    La collection, une procédure souple pour exposer

    La Collection est un dispositif de l’Institut français, dont l’objectif est de mettre en adéquation une offre culturelle française de grande qualité et des attentes / besoins du réseau pour nourrir sa programmation, tout en garantissant sa « légèreté » de mise en oeuvre pour faciliter sa diffusion. 

    Cette offre est exclusivement destinée à une présentation dans les établissements du réseau culturel extérieur – Alliances françaises, Instituts français, Centre culturels binationaux – Services culturels des Ambassades ou dans des lieux tiers partenaires, pour des événements pilotés directement par lui.

    « La Collection 2021 » puise dans l’actualité de la création contemporaine et réunit des offres clés en main, légères en diffusion et modulables, dans les domaines des Arts Visuels / Architecture, urbanisme et paysage / Arts Numériques / Danse / Design / Cirque, Rue, Marionnettes / Théâtre / Musique.

    L’Institut français s’est rapproché de 59 institutions partenaires pour identifier et sélectionner 135 propositions qui composent la Collection 2021.

    La Collection 2021 est présentée sous la forme de 2 catalogues

    • Le catalogue Hiver/Printemps regroupe une sélection de 70 propositions soutenues par 40 institutions. Les projets retenus et soutenus par l’IF se dérouleront au cours du 1er semestre 2021. L’appel à projets est ouvert du 15 octobre 2020 au 20 novembre 2020
    • Le catalogue Eté / Automne regroupe une sélection de 114 propositions soutenues par 53 institutions. Les projets retenus et soutenus par l’IF se dérouleront entre juin et décembre 2021. L’appel à projets sera ouvert en mars 2021

    Les nouveautés de la Collection 2021

    • une belle représentativité des territoires ultramarins français 
    • un nouveau secteur artistique fait son apparition : les arts numériques 
    • les thématiques ont été révisées
    • des pictogrammes qualifient les propositions « Tout public », « Emergence », « Espace Public » et « Digitale ». 

    La Collection 2021 bénéficie du soutien de la Fondation Robert Loeb sous l’égide de la Fondation de France.

  • Violences contre les mesures anti-covid en Europe

    Violences contre les mesures anti-covid en Europe

    Après l’annonce de nouvelles fermetures et restrictions visant à réduire la propagation du coronavirus, des manifestations ont eu lieu dans de nombreuses villes européennes, dont certaines très violentes. Certains en profitent pour surfer sur la vague. Un article d’Euractiv Italie.

    Italie, Espagne, Allemagne, France

    En Italie, des troubles ont éclaté en de nombreux endroits après que de nouvelles mesures restrictives ont été annoncées pour contenir la pandémie de coronavirus. Les plus récents ont eu lieu à Florence, où des centaines de personnes ont participé à une manifestation non autorisée, ravageant le centre historique de la ville.

    Les affrontements de ces derniers jours ont été déclenchés par des groupes d’extrême droite, des centres sociaux et des supporters de football qui ont profité des manifestations des travailleurs les plus pénalisés par les derniers décrets pour alimenter les tensions.

    De semblables épisodes de guérilla urbaine ont eu lieu pratiquement dans toute l’Espagne. De Madrid à Barcelone, de Saragosse à Séville. Les émeutes les plus importantes ont eu lieu dans la capitale, où des dizaines de manifestants ont mis le feu à des bennes à ordures et dressé des barricades le long de la Gran Via.

    Après que le président Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’un nouveau confinement en France, des centaines de manifestants ont déferlé dans les rues de Paris et de nombreuses autres villes pour crier leur colère.

    Les manifestations n’ont pas non plus épargné l’Allemagne. Il y a une semaine, à Berlin, environ deux mille personnes se sont rassemblées pour protester contre les restrictions en vigueur. Parmi elles, de nombreux détracteurs qui vont jusqu’à nier l’existence du Covid-19. Même après l’intervention de la police, ceux-là ont continué à refuser de porter le masque.

    Les autorités berlinoises ont fait savoir que pendant l’une de ces manifestations, qui se déroulent dans la capitale allemande depuis un certain temps, des bouteilles et d’autres dispositifs incendiaires ont été jetés sur l’un des bâtiments de l’Institut Robert Koch pour les maladies infectieuses.

    L’annonce de Nigel Farage

    De nouveaux mouvements de contestation ont également éclaté au Royaume-Uni, après que le Premier ministre Boris Johnson a décidé de fermer un nouvelle fois le pays. Le Royaume-Uni figure au cinquième rang des pays qui affichent le plus de décès, après les États-Unis, le Brésil, l’Inde et le Mexique, selon le décompte de l’université Johns Hopkins.

    La vague de mécontentement déclenchée par l’annonce de Boris Johnson a immédiatement alléché le chantre du Brexit, Nigel Farage, qui a annoncé son intention de changer le nom de son parti du Brexit pour le rebaptiser « Reform UK ». Le but ? Se concentrer sur de nouvelles batailles, à commencer par celle contre la réponse du gouvernement conservateur à la pandémie.

    Nigel Farage reproche au Premier ministre en exercice de ne pas avoir adopté le modèle suédois. « Les confinements ne fonctionnent pas. Au contraire, ils font plus de mal que de bien », a-t-il déclaré. « La clé, c’est la protection ciblée, qui vise les personnes les plus à risque : les personnes âgées, les personnes vulnérables ou celles qui souffrent d’autres pathologies. Le reste de la population devrait, avec de bonnes mesures d’hygiène et une dose de bon sens, continuer à faire sa vie. » Il est opportun de rappeler que jusqu’à il y a quelques mois, Boris Johnson pensait la même chose. On sait comment les choses ont évolué par la suite.

  • Neuf « Florides » millésime 2000

    Neuf « Florides » millésime 2000

    La victoire Biden prédite par les grands sondages ne s’est absolument pas réalisée cette nuit.

    On nous annonçait un sénat démocrate, une chambre renforcée et Joe Biden élu avec plus de 300 voix battant Trump à plate couture. 

    Google map le mercredi 04 octobre à 9h30 (UTC)

    Une victoire pliée d’avance ?

    D’autres nous annonçaient que dès 22h00, tout serai plié, j’ai eu le malheur d’en être.

    D’autres, n’y croyaient pas, ou avait peur d’y croire, tant la gueule de bois de 2016 avait duré. Comme une antienne, ils se répétaient : les sondeurs avaient prédit la victoire d’Hillary Clinton en 2016. Ce soir, nous ne pouvons constater que leurs peurs étaient bien fondées, pis encore, nous sommes face à un scénario catastrophique : c’est un résultat en suspens. 

    Des résultats dans une semaine ?

    Au début de la soirée, les résultats étaient prometteurs pour Biden, certains états traditionnellement conservateurs semblaient prêts à basculer, c’était le cas du Texas, de la Géorgie, la Caroline du Nord. Puis les heures avançant, les résultats se sont mis à flotter : de nombreux états font savoir qu’ils ne pourront annoncer de résultats définitifs avant la semaine prochaine ! 

    Vous vous souvenez, en 2000, l’issue de l’élection Gore vs Bush ne tenait qu’au résultat de Floride, finalement tranché par une décision judiciaire, Bush accéda à la présidence.

    Ce soir, en 2020, nous sommes face à neuf « Florides ». 

    Cette élection sera-t-elle décidée dans les tribunaux puis la cour suprême ? Nous sommes face à un Rubik’s cube électoral, la stratégie des deux camps ne sera plus politique mais judicaire. Écrire une ligne de plus serait imprudent. 

    Découvrir le site de Marc-Albert Cormier

    Marc Albert Cormier est élu des Français de Toronto

  • Trump tente le coup de force!

    Trump tente le coup de force!

    L’élection présidentielle américaine de 2020 est en train de s’achever aux Etats-Unis, où la longue séquence de décompte des votes est en cours.

    Les Américains se sont massivement rendus ce mardi aux urnes afin de désigner leur futur président : le candidat démocrate Joe Biden ou le président sortant républicain Donald Trump ?

    De nombreux Etats ont déjà livré leurs verdicts et c’est un scénario étrangement semblable à celui de 2016 qui semble pour l’instant se profiler.

    Les swing states restent pro-Trump

    Joe Biden a vraisemblablement échoué à créer la surprise dans les Etats-clés et les fiefs républicains qu’on considérait comme accessibles pour les démocrates.

    Floride, Ohio et Texas restent républicains, Pennsylvanie et Georgie semblent pour l’instant pencher plutôt en faveur de Donald Trump. Mais rien n’est encore joué, le suspense pourrait durer. 

    Donald Trump a déjà 212 grands électeurs. Il remporte les Etats suivants : la Floride, le Texas l’Indiana, le Kentucky, la Virginie Occidentale, la Caroline du Sud, l’Oklahoma, l’Alabama, le Mississippi, le Tennessee, l’Arkansas, la Louisiane, le Dakota du Nord et le Dakota du Sud, le Wyoming, le Nebraska, le Kansas, l’Utah, le Missouri, l’Ohio, le Montana, l’Idaho, l’Iowa.

    Joe Biden a déjà 223 grands électeurs. Il remporte les Etats suivants : le Vermont, la Virginie, le Delaware, DC, le Maryland, le Massachusetts, Rhode Island, le New Jersey, le Connecticut, l’Illinois, New York, le Nouveau Mexique, le Colorado, le New Hampshire, le Minnesota, l’Arizona, Hawaï, la Californie, l’Etat de Washington, l’Oregon.

    Une élection qui va se jouer à la Cour suprême

    « Honnêtement, on a gagné cette élection »

    Donald Trump

    Donald Trump a demandé l’arrêt des dépouillements. Il craint que les décomptes soient entachés de fraude.

    « Nous avons une GRANDE avance, mais ils essaient de VOLER l’Élection. Nous ne les laisserons jamais faire. Les votes ne peuvent être soumis après la fermeture des Urnes!»

    Donald Trump sur twitter

    Un message accusant, sans fondement les démocrates de fraude électorale, que Twitter a immédiatement signalé comme «pouvant être trompeur ». Cela ne l’empêche pas cette nuit (2h heure de la côte est) d’en appeler à la Cour suprême du pays.

    « Nous ne voulons pas que des bulletins soient retrouvés à 4 heures du matin. En ce qui me concerne, nous avons déjà gagné.« 

    Donald Trump sur twitter

    Du côté de Biden, on en appelle à la patience. Le décompte des nombreux votes par correspondance prendra du temps. Le candidat démocrate a aussi remercié son équipe de campagne et les bénévoles qui se sont mobilisés pour lui.

    « Nous sommes en bonne voie pour remporter cette élection »

    Joe Biden devant son QG de campagne dans le Delaware.
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