Avec le confinement, il est difficile d’arrêter de boire et le risque de dépendance accrue à l’alcool est sérieux. C’est le constat que pose Yves, un ancien alcoolique. Oumy Diallo l’a rencontré.
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Alerte sur l’éducation française
Charlemagne, Robert de Sorbon, Napoléon, Jules Ferry, au secours ! La France s’est longtemps enorgueillit à juste titre de la qualité de son enseignement qui a permis au pays de compter un grand nombre de chercheurs reconnus mondialement et de ce fait de Prix Nobel. Que ce soit en médecine, en physique, en chimie ou en littérature, le poids de la France dépassait durant de nombreuses décennies celui de sa démographie. Ce temps semble s’éloigner.
Dernière ou avant dernière place
La France est confrontée à une baisse du niveau de formation initiale. Une nouvelle enquête réalisée par TIMSS (Trends in International Mathematics and Science Study), et publiée à la fin de 2020, confirme celle de l’OCDE (enquête PISA). L’enquête TIMSS a été menée dans 58 pays sur les enfants de CM1 et de 4e. Elle porte sur le niveau en mathématique et en sciences (physique, chimie, sciences de la nature…). La France figure pour chaque matière à la dernière ou à l’avant dernière place quand l’enquête PISA plaçait la France au dernier rang de l’Union européenne pour les mathématiques.
Un retard dès les petites classes
D’autres enquêtes soulignent également une baisse du niveau dans la pratique de la langue maternelle avec en particulier une réduction sensible du nombre de mots utilisés par les élèves. Dès les petites classes, les élèves français sont en retard sur leurs homologues étrangers. Au collège et au lycée, aucun rattrapage n’intervient. Les mesures prises pour éviter les redoublements et pour atténuer les effets des notes ont a priori accéléré le déclin français qui s’est amorcé il y a une vingtaine d’années.
Le constat vaut tant en mathématique qu’en sciences. Il en est de même pour la maîtrise de la langue maternelle.
Effets sur l’emploi à venir
Les résultats de ces enquêtes présagent une dégradation progressive de l’employabilité et des compétences de la population active. Le faible niveau en sciences est problématique pour l’industrie et rend difficile les éventuelles relocalisations. Même si les causes sont multiples, la faible appétence des Français pour les sciences ne concourt pas au maintien d’une industrie puissante. Les emplois industriels ont été réduits de plus de 30% en vingt ans. Pour autant, les besoins de l’économie en scientifiques (avec les nouvelles technologies, la santé, la pharmacie, l’énergie, etc.) sont très importants et seront difficilement satisfaits.
Déficit en ingénieurs, expatriations.
Le déficit en ingénieurs est déjà une réalité. En outre, les meilleurs éléments sont de plus en plus tentés par l’expatriation.
La crise de la Covid-19 a révélé que plusieurs Français occupaient des places importantes dans des laboratoires pharmaceutiques à l’étranger comme Pascal Soriot, qui dirige AstraZeneca, ou Stéphane Bancel qui est le PDG de Moderna. Certes, la présence importante des Français à la tête des entreprises pharmaceutiques semble prouver que, dans le passé, le niveau de formation en France était correct. Il n’en demeure pas moins que les compétences des jeunes actifs français sont très faibles dans les matières scientifiques.
Cette baisse du niveau de formation influe sur la structure du marché de l’emploi. La proportion d’emplois à faible qualification est deux fois plus importante en France qu’en Allemagne.
Notre pays est condamné à se spécialiser dans les emplois à faible valeur ajoutée, notamment les emplois domestiques qui par nature génèrent une faible croissance.
Jeunes déscolarisés
La France est le pays de l’OCDE dont la proportion de jeunes de 15 à 29 ans déscolarisés et sans emploi est l’une des plus importante : près de 25% en 2019 contre 12% aux États-Unis, 8% en Allemagne ou 5% en Suède. Le taux de chômage des jeunes a toujours été supérieur à la moyenne de l’OCDE et était 10 points au-dessus de celui de l’Allemagne (18% contre 8%) avant la crise. Un faible niveau de formation est fortement corrélé avec le chômage et le taux d’emploi.
La modernisation de la France sera délicate à mener avec une population active mal formée et qui pourrait ne pas y adhérer. Dans le cadre du plan de relance, le Gouvernement aurait donc avantage à mettre l’accent sur la formation initiale et continue même si plusieurs années seront nécessaires avant que les résultats ne s’améliorent. L’Allemagne et le Canada ainsi que la Nouvelle Zélande ont consenti dans le passé des efforts qui se sont révélés payants.
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Un salon virtuel d’orientation pour jeunes expatriés en temps de Covid.
Pour tous les futurs titulaires du Baccalauréat issus des établissements scolaires en France et à l’étranger, il est possible de bénéficier de la procédure Parcoursup. Cette dernière vous permet en ligne d’exprimer vos souhaits pour intégrer un parcours universitaire en France. Mais faut-il savoir ce qu’on désire faire dans la vie ?
En cette période pandémie où il est difficile de se rendre en France ou de participer à des animations locales, comment découvrir et choisir le futur environnement d’apprentissage d’un jeune ?
Un salon sans contrainte sanitaire
L’AEFE, AGORA Monde et Studyrama ont décidé de prendre « le taureau par les cornes » et organisent les 22 et 23 janvier 2021 le 1er Salon Virtuel d’orientation destiné exclusivement à tous les lycées français du monde. Nous avions vu les premiers salons virtuels pour demandeurs d’emploi éclore en 2020.
Ce salon en ligne est, lui, ouvert aux élèves, Famille, enseignants et personnels de direction. Los exposants répondront à toutes les questions et interrogations pour participer à la construction des parcours post-bac des lycéens du réseau AEFE.
Ce salon virtuel vous permettra de découvrir un large panorama d’établissements d’enseignement supérieur français proposant des formations jusqu’à Bac +5.
Une large palette de formations
Vous pourrez rencontrer sur ce salon une grande diversité d’établissements publics et privés représentant des niveaux, des filières et des spécialités très diverses dans de nombreux domaines de formation : sciences, commerce, art, transport logistique, ressources humaines, communication, santé, informatique, tourisme, marketing, droit, agroalimentaire…
Dans cette agora virtuelle, les visiteurs pourront participer à des webinaires, des rencontres en ligne avec plus de 100 intervenants. Pour accompagner au mieux, parents ét élèves dans la construction de leur parcours d’orientation, ils pourront gratuitement participer à 20 conférences qui permettront de se renseigner sur des thématiques spécifiques et de poser des questions.
Enfin, il sera possible de se faire assister pour remplir les formalités et déclarer ses choix sur la plateforme Parcoursup. 2 jours à ne pas rater de chez soi et à tout moment ! Pour s’inscrire rendez-vous sur le site de Studyrama !
Découvrir la vidéo de présentation
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Pendant l’épidémie, la guerre continue.
Que les violences du Capitole ne masquent pas l’essentiel, et rappelle que la violence est toujours présente, latente ou éclatante.
Les guerres ne se sont pas arrêtées pendant les trêves de Noël, ni pendant l’épidémie. Progrès de l’humanité : elles font moins de bruits, moins de morts. La guerre change : qui n’est pas à la page est éliminé.
En fait, les outils de la guerre s’additionnent. Le missile est moins meurtrier que la machette, les mines artisanales, qui tuent les soldats français au Sahel complètent les cyberattaques. L’un ne supprime pas l’autre.
La guerre informationnelle est encore de la guerre
Facebook accuse Russes et Français de se livrer à de la « guerre informationnelle » en Afrique. A regarder de près les faux comptes révélés par Facebook, la France secrète joue petit bras, elle reste en retard sur la Russie. Pas de quoi influencer une élection. L’Etat major s’excuse en indiquant qu’il s’agissait simplement de montrer que la France aussi, savait faire. On aimerait en être sûr. Car les Russes ont montré qu’en effet, ils savaient employer mercenaires et Hackers en même temps.
Twitter, Facebook, Alibaba, « La guerre informationnelle » est-elle encore de la guerre ? Evidemment. Limiter les ingérences russes à de la stratégie d’influence serait dérisoire. Ils ont des avions, des missiles, des mercenaires. Trois soldats de l’ONU tués en Afrique, une centaine de miliciens pro-turcs éliminés en Syrie, des hackers et des virus qui paralysent, tout s’enchaîne.
Au Moyen-Orient, l’Iran a déclenché une cyberattaque massive contre Israël. Réplique aux bombardements ou aux cyberattaques qui avaient endommagé les calculateurs des centrales iraniennes. Aussitôt, avec l’accord de l’Egypte, un sous-marin israélien emprunte le canal de Suez, pour aller vers les côtes iraniennes, tandis que les bombardements se poursuivent contre les milices supplétives des Pasdarans en Syrie. Tout est dans tout.
Dans l’espace, la prise de contrôle de satellites, le brouillage des ondes peuvent perturber les appareils à terre. Chinois et Américains s’y entrainent. Il faut espérer que l’Europe -la France, qui d’autre ?- n’est pas trop en retard.
Du nouveau dans les transformations de la guerre
Rien de nouveau dans les transformations de la guerre ? Si, justement.
1. La guerre fait moins de morts. Alors que la capacité de destruction explose, le nombre de morts par conflit diminue. Jamais, il n’y eut si peu de guerre, si peu de morts par conflits. Comme de « vraies » guerres entre Etats atteindraient un degré de destruction inimaginable, elles se passent autrement. Des guerres différentes qui vont croitre et proliférer.
Comment contrôler l’élite des nouveaux guerriers ?
2. La guerre se spécialise. Finie la conscription, finie l’ère des masses, voici revenu le temps des spécialistes. D’un bureau secret se joue un jeu mortel, du drone assassin à la panne électronique. Objectif : l’hôpital, l’aéroport, l’usine ? Qui sait si la Covid 19 ne donnera pas l’idée de séries mieux planifiées avec un vaccin déjà prêt pour les uns avant que le virus n’entame un tour du monde ? L’Etat Nation en armes, c’est bien fini. Comment contrôler l’élite des nouveaux guerriers ? Les labos inexistants ?
3. La guerre est plus « informationnelle » que jamais. Le but de toute guerre c’est la volonté, le cerveau, de l’autre. D’où l’astuce, pour les agents et les pirates, de faire semblant de ne pas se battre. Toute mobilisation ou démobilisation repose sur la conviction que l’on se bat pour le « bien ». Facebook et Twitter sont acteurs. D’autant que les Etats cherchent à les contrôler, au Congrès ou à la Commission. Ils ripostent, ou s’acoquinent, hier à Trump, aujourd’hui à Biden.
Joe Biden susciterait une nouvelle alliance démocratique
Il ne faut donc pas prendre à la légère les discours de Xi Jinping sur la supériorité morale de la Chine, ni le ressentiment antioccidental dans les pays arabes ou africains. Non que l’on soit entré dans des guerres de civilisations, -si tel était le cas la technologie et la finance occidentale écraserait à nouveau le monde- mais parce que l’idée de civilisation est l’atout majeur des conflits.
Lors de la seconde guerre mondiale, on proposa à Churchill de couper dans le budget de la culture pour soutenir l’effort de guerre. Il répondit : « Si nous faisons cela, pourquoi nous battrions nous ? »
Le mandarinat communiste chinois parait incompatible avec le développement de l’initiative libre. Une société ouverte ne peut être une société policière et arbitraire: Jack Ma a disparu, le financier Lai Xiaomin[1] est condamné à mort. Joe Biden veut susciter une nouvelle alliance démocratique occidentale.
Toute crise appelle une nouvelle crise
Les sociétés démocratiques restent-elles accrochées à la démocratie comme les soldats à leur patrie ? La violence, la brutalité, la force, y compris dans les démocraties, apparaissent comme des solutions possibles. On envahit le Capitole. On saccage les Champs Elysées. On coupe Tweeter. La brutalité semble normale.
Les démocraties sont tellement habitués au désordre et au chaos, que l’ordre sous jacent y reste intact.
Le danger de la militarisation pacifique du monde
Ce qui apparait de plus en plus clairement, c’est la « militarisation » du monde paisible. Les gouvernements américains se reposent de plus en plus sur l’intervention militaire, ce qui n’est pas toujours une réussite. Quand on regarde un planisphère, on s’aperçoit que la primauté des gouvernements civils est de plus en plus factice. Soit que les gouvernements dépendent de l’armée, (Algérie, Egypte) soit que l’armée y jouit d’une autonomie de fait (Chine, Israël, Iran), soit qu’elle est vue comme un instrument parmi d’autres du politique (Russie, Turquie).
Ce qui est dangereux, c’est à la fois la militarisation de la politique -l’idée que la violence, légitime ou non peut résoudre les problèmes- et la dématérialisation de la guerre : la guerre informationnelle, celle de tous les jours, répond de plus en plus à des critères militaires. Dans un monde pacifique, la militarisation de la paix est un danger. L’Europe reste à part. Qu’elle se conforte, y compris en construisant son autonomie … militaire.
[1] Lai Xiaomin, ancien président de la société chinoise Huarong Asset Management, était un des plus importants opérateurs financiers de Chine.

Laurent Dominati
A. Ambassadeur de France
A. Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press
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Le projet de loi climat dévoilé, discussions au Parlement fin mars
Attendu pour la fin 2020, le projet de loi portant sur la lutte contre le dérèglement climatique issu des travaux de la Convention citoyenne pour le climat (CCC) a été révélé vendredi 8 janvier. Le texte passera en Conseil des ministres le 10 février pour discussion à l’Assemblée nationale fin mars.
150 citoyens au coeur du projet
Il contient 65 articles et s’articule autour de six titres : les cinq thématiques étudiées par les 150 citoyens – consommer, produire et travailler, se loger, se déplacer et se nourrir -, auxquelles s’ajoute un sixième titre dédié à la justice environnementale.
Ces articles reprennent les annonces déjà faites par le gouvernement notamment sur la fin des vols intérieurs en cas d’alternative ferroviaire, la réduction des engrais azotés ou l’interdiction à la vente de voitures très polluantes dès 2030.
Le gouvernement avait déjà dévoilé début décembre les grandes lignes du texte dont la finalisation a plusieurs fois été repoussée.
Vote à l’Assemblée nationale en mars 2021
La présentation en Conseil des ministres est désormais prévue « à ce stade le 10 février », pour un début des discussions à l’Assemblée nationale fin mars, dans le cadre d’une « procédure accélérée » (une seule lecture par Chambre), a indiqué Matignon.
Alors que la Convention avait demandé la création d’un crime d’écocide, Emmanuel Macron a promis de défendre cette question au niveau international.
En revanche, les ministres de la Justice et de la Transition écologique Eric Dupond-Moretti et Barbara Pompili avaient annoncé en novembre la création d’un « délit d’écocide » avec des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison et 4,5 millions d’amendes. Cette sanction maximale doit se retrouver dans le projet de loi, selon Matignon.
Le projet de loi constitutionnelle pour ajouter la défense de l’environnement et du climat dans la Constitution, sur laquelle le président a proposé un référendum, doit lui être présenté en Conseil des ministres le 20 janvier, a-t-on indiqué de même source.
Selon le gouvernement, une cinquantaine des 149 mesures proposées par les Citoyens avaient déjà été reprises par décret ou dans la loi de finance, et ce nouveau texte devrait en reprendre autant.
Mais les ONG contestent les chiffres, estimant qu’un grand nombre de ces propositions destinées à réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 ont été vidées de leur substance.
« Action climat » dénonce un manque d’ambition
Le Réseau Action Climat a ainsi déploré vendredi « le manque flagrant d’ambition de ce texte qui met de côté bon nombre de propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat, mise essentiellement sur des engagements volontaires et remet à plus tard les mesures les plus structurantes ».
Il a ainsi appelé les parlementaires à « redonner au projet de loi l’ambition initiale des mesures des 150 citoyens ».
Les défenseurs du climat réclament notamment, comme l’avaient proposé les citoyens, l’obligation de rénovation énergétique des bâtiments d’ici à 2040.
À ce stade, le projet de loi prévoit cette obligation, d’ici 2028, pour les logements destinés à la location. Mais il pourrait être complété en fonction des résultats de la mission confiée cette semaine à Olivier Sichel, directeur de la Banque des territoires, sur la « massification » de la rénovation des passoire énergétiques, a assuré Matignon.
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La question linguistique francophone revient en force au Quebec
Pour la première fois depuis longtemps, on a beaucoup parlé de l’avenir du français en 2020. La question est revenue au cœur de l’actualité et tous attendent avec espoir et inquiétude la nouvelle loi 101 annoncée par Simon Jolin-Barrette.

Simon Jolin-Barrette Espoir, car le jeune ministre représente la meilleure part du nationalisme caquiste. Espoir aussi car le ministre a envoyé de nombreux signaux pour faire comprendre à la population qu’il était pleinement conscient de la situation dramatique du français.
Inquiétude, néanmoins, car le ministre est pris dans une coalition dont il ne représente pas l’aile la plus forte. La capitulation du gouvernement devant le lobby de Dawson et son retour insensé aux seuils d’immigration de l’époque libérale n’annonce rien de bon (la CAQ est-elle consciente de servir ainsi exclusivement les intérêts électoraux du Parti libéral?). L’étrange manie prise ces derniers mois de faire les conférences de presse gouvernementales en bilingue plutôt qu’en français participe aussi à ce glissement – lors de la conférence de presse conjointe des quatre chefs, juste avant Noël, seul Paul St-Pierre Plamondon a eu l’excellente idée d’en revenir à la normale et de faire son allocution en français, en respectant ici l’idée fondamentale qu’il s’agit de notre langue nationale, de notre langue officielle.
Au mieux, on en vient à croire que la nouvelle loi 101 aura pour fonction de limiter d’une main les effets de la dérive que le gouvernement autorise de l’autre. Il n’en demeure pas moins qu’il ne faut pas tout voir en noir.
L’enjeu ? la survie du français
La réanimation de la question linguistique a la vertu de situer la vie politique québécoise sur le bon registre et de replacer la question de l’existence et de la survie de notre peuple au centre des débats la traversant. Elle nous délivre enfin de la fiction d’un Québec à jamais sauvé par la loi 101, qui vivrait enfin dans une situation de sécurité linguistique.
« Il n’est pas normal de vivre en étranger chez soi. »
Simon Jolin-BarretteLe retour de la question linguistique a aussi la vertu de révéler l’existence d’un nouveau radicalisme antifrancophone, habité par le fantasme d’une partition montréalaise, pour que la métropole, bilingue, multiculturaliste et si moderne, se sépare du reste du Québec, accusé d’être peuplé de bouseux nationalistes consanguins.
La Loi 101 au coeur du débat au Québec
Cette nouvelle mouvance qui carbure à l’aversion pour le Québec est souvent portée, malheureusement, par des éléments issus de «générations de la loi 101», ce qui n’est qu’un indice parmi d’autres de l’échec de nos politiques d’intégration, causée à la fois par des seuils d’immigration massifs et par notre appartenance au Canada, qui ne cesse de contester la légitimité de nos décisions collectives, comme en témoigne en ce moment la contestation de la loi 21.

Manifestation pour le maintien de la loi 101, dans les rues de Montréal, en mars 1989 Politiquement, la situation est simple: soit la CAQ tient quand même ses promesses, et retrouve avec sa nouvelle loi 101 l’élan nationaliste de son début de mandat. Soit elle cause une vraie déception et dégage l’espace pour un retour au moins partiel du Parti Québécois, qui prend de nouveau au sérieux la question linguistique, et qui a tout à gagner à parler de la manière la plus décomplexée qui soit de tous les enjeux qui façonnent ce qu’on appelle aujourd’hui la question identitaire.
Notons l’essentiel: dès que le projet de loi sur la langue française de Simon Jolin-Barrette sera déposé, la question linguistique redeviendra centrale. C’est une bonne chose pour le Québec.
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La finance à l’heure du quantique
Le secteur financier innove en permanence et recourant aux dernières technologies. Devant gérer un grand nombre de données, il a été l’un des premiers à utiliser massivement l’informatique.
Dès 1959, Bank of America a informatisé les comptes de ses clients. Les premiers distributeurs automatiques de billets sont installés en 1967. Les premiers logiciels de gestion sont commercialisés dès 1979. Cette propension pour les technologies se manifestent également avec le trading à haute fréquence et l’utilisation d’algorithmes complexes.
La finance pourrait être également être un des secteurs pionniers pour l’utilisation des ordinateurs quantiques permettant de gérer très rapidement un plus grand nombre d’opérations. Quand un ordinateur classique manipule des bits d’information ayant deux états, 0 ou 1, un ordinateur quantique s’affranchit du rythme binaire en utilisant des qubits qui sont des généralisations des bits classiques. Ils autorisent à travailler avec une superposition simultanée des deux états, augmentant ainsi les capacités de calculs.
Le Quantique est stratégique
Les grandes entreprises de l’informatique comme Google ou IBM travaillent dans ce domaine depuis les années 1980. Le Royaume-Uni s’est doté d’une stratégie nationale depuis 2013, suivi par les États-Unis, la Chine et le Canada. Pour les États-Unis, l’informatique quantique est considérée comme stratégique et bénéficie du soutien de l’État fédéral tant sur le plan militaire que civil. Les aides sont évaluées à plusieurs milliards de dollars. La Chine a mis en plan un plan d’aides de 10 milliards de dollars.
En 2018, la France n’avait investi de son côté que 60 millions d’euros pour le quantique. Un triplement des sommes est attendu dans les prochaines années. Afin de développer cette technique, 1,4 milliard d’euros seraient nécessaire. La France dispose pour le moment d’une centaine de chercheurs (physiciens, mathématiciens, informaticiens) spécialisés dans l’informatique quantique.
La France en retard mais dans la course
La France est en retard pour les start-ups travaillant sur l’informatique quantique. Sur les 90 répertoriés en Europe, 16 sont françaises et 20 sont anglaises. Le lancement d’un fonds dédié aux startups du quantique doté de 300 à 500 millions d’euros est à l’étude. Ce fonds pourra lever auprès d’industriels français déjà à la pointe sur le sujet, comme Atos, Thales, Total, Edf ou Airbus, et d’acteurs financiers (banques et assurances) ainsi qu’auprès de la BPI, des ressources afin de financer des start-ups et des entreprises développant des innovations quantiques.
Selon une étude réalisée par Wavestone et France digitale, six fonds existent au sein de l’OCDE pour favoriser l’essor du quantique. En France, seul un fonds intervient dans ce domaine, Quantonation, créé par Charles Beigbeder, Christophe Jurczak et Olivier Tonneau en décembre 2018.
Les grandes entreprises du secteur financier sont parties prenantes aux recherches. JPMorgan Chase est en pointe sur ce dossier en espérant que ces nouveaux ordinateurs permettront une accélération du traitement des données sur les actifs financiers. L’objectif est de disposer d’algorithmes plus puissants ayant des capacités développées d’auto-apprentissage.
Une étude de la banque espagnole BBVA estime que les ordinateurs quantiques pourraient améliorer la notation du crédit, les opportunités d’arbitrage au comptant et les modélisations de comportement probable des marchés financiers. La société Multiverse Computing estime que les algorithmes quantiques amélioreront les techniques de détection des fraudes en ayant des capacités de traitement cent fois plus rapides que les algorithmes actuels. La société réalise des recherches sur l’optimisation de portefeuille.
Le rendement des traders multiplié par quatre
Les traders de la banque, épaulés par des modèles fonctionnant sur des ordinateurs classiques, ont réussi un rendement annuel de 19% quand le recours des algorithmes quantiques a permis des rendements jusqu’à quatre fois supérieurs. Les modèles quantiques sont également en cours d’expérimentation dans le cadre des tests de résistance à des chocs économiques et financiers.
Le problème majeur de l’informatique quantique est l’instabilité des appareils, qui ne peuvent effectuer des calculs que pendant des fractions de temps court avant que leurs états quantiques délicats ne s’effondrent. Google a réussi en 2019 à mettre au point un ordinateur de 53 qubits relativement stable pour effectuer en quelques minutes un calcul qui aurait pris plus de 10000 ans au supercalculateur le plus rapide du monde. IBM estime pouvoir construire une machine de 1 000 qubits d’ici 2023.
Premiers calculateurs d’ici cinq ans
L’objectif pour ces deux sociétés est de produire d’ici 2030 des ordinateurs quantiques d’un million de qubits. D’ici cinq ans, le secteur financier pourrait se doter des premiers calculateurs quantiques. Le Boston Consulting Group estimait au mois de juin 2020 que les banques et les assureurs américains et européens avaient embauché plus de 115 experts quantiques.
Le secteur financier n’est pas le seul à faire le pari du quantique. L’aéronautique, l’aérospatiale et l’industrie pharmaceutique ayant d’importants besoins de calculs participent également à de nombreux travaux de recherche.
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Coronavirus : en Belgique, la barre des 20 000 décès franchie
La barre des 20 000 décès a été franchie en Belgique. « La complexité institutionnelle ne facilite pas la gestion de la crise », explique Rachel Crivellaro, journaliste à la RTBF.
Regardez le reportage de TV5MONDE
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Les aides Covid-19 dédiées aux expatriés prolongées pour 6 mois !
C’est le soulagement, alors que certains imaginaient que les crédits non consommés en 2020 ne seraient pas réaffectés au budget de la nouvelle année, le Ministère des affaires étrangères et européennes a annoncé la prolongation des aides liées à la Covid-19 (Secours Occasionnel de Solidarité – SOS) pour le premier semestre 2021.
Un dispositif controversé
Le 30 avril dernier le gouvernement annonçait la mise en place d’un dispositif de soutien aux Français de l’Etranger. Sur les 240 millions débloqués par le parlement à destination des institutions et organes français à l’étranger, 50 millions devaient être distribués à nos compatriotes. dont la situation s’est particulièrement dégradée avec la pandémie.
Par ailleurs, les assouplissements dont ont fait l’objet les règles d’attribution du « secours occasionnel de solidarité », en 2020, restent en vigueur pour permettre au plus grand nombre de ressortissants français établis à l’étranger, durement affectés par la crise économique, d’en bénéficier.
Une clarification du processus d’attribution
En effet, les conditions d’attribution avait été assouplies comme nous l’indiquions dans notre article du 22 juillet . En plus des critères classiques liés au revenu, au patrimoine, les Consulats demandaient la démonstration que la famille et amis, en France, ne pouvaient pas venir au secours de l’expatrié… Suite aux remontées des élus consulaires et aux pressions des parlementaires, le gouvernement a donc exclu, en juillet, ce critère tout en mensualisant l’aide qui était à l’origine prévue comme ponctuelle.
L’aide sociale pour les Français résidant à l’étranger est dispensée par les comités consulaires pour la protection et l’action sociale (C.C.P.A.S.) créés dès 1984 auprès de chaque poste consulaire et dont la présidence est assurée actuellement par le chef de poste. La réforme institutionnelle prévoit que le prochain Président sera élu parmi les conseillers des Français de l’Etranger dès que les élections auront eu lieu. Ces comités consulaires sont particulièrement sollicités en cette période de pandémie mondiale.
Mais qui peut demander le « secours occasionnel de solidarité » ?
Tout Français résidant à l’étranger inscrits au registre des Français établis hors de France dont la perte de revenus en raison de la crise du coronavirus (perte qu’ils sont en capacité de justifier) l’a mis en situation de précarité.
Quelles sont les règles d’attribution du SOS ?
le SOS peut être versé jusqu’à 6 fois au cours de la première moitié de 2021
Le demandeur peut, désormais, bénéficier d’un secours occasionnel de solidarité même s’il bénéficie déjà d’aides publiques locales, d’aides associatives ou d’aides familiales et amicales. l’allocation est versée mensuellement.
Quel est le montant du secours occasionnel de solidarité?
La somme varie en fonction du pays. Le montant mensuel est publié sur le site du consulat dont vous dépendez.
Quand, où et comment postuler ?
Chaque demande de secours occasionnel de solidarité est à adresser aux services consulaires de votre circonscription.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de votre consulat ou des services consulaires de votre ambassade : Annuaires des ambassades et consulats français à l’étranger
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MyFrenchFilmFestival 11e édition : la sélection
Comme toutes les plateformes de streaming, l’année 2020, marquée par le confinement planétaire, fût un grand cru ! Avec plus de 12 millions visionnages d’oeuvres sur MyFrenchFilmFestival, l’année dernière, la plateforme d’Unifrance a enregistré une croissance de près de 100%.
Une offre cinéma mondiale
Il faut admettre que les services de l’agence de promotion du Cinéma français ont rempli la mission. En effet, en plus des traditionnels opérateurs nationaux par câbles, par satellite ou par box, MyFrenchFilmFestival est aussi disponible sur Apple TV, Amazon Prime ou encore Google Play. En tout c’est 200 territoires qui ont accès aux films de la plateforme française.
Pour promouvoir, l’art cinématographique à la « française » et les oeuvres d’indépendants, qui se font la part belle de la programmation de MyFrenchFilmFestival, Unifrance organise un festival en ligne.
Daniela Elstner, directrice générale d’UniFrance, et Serge Toubiana, président, ont dévoilé, mardi 05 janvier 2021, depuis Paris la sélection complète et les jurés de cette 11e édition.
Les films seront disponibles dès le 15 janvier sur la plateforme MyFrenchFilmFestival.com et sur plus de soixante plateformes partenaires à travers le monde. Les courts-métrages y seront proposés gratuitement pour le monde entier, et les longs-métrages accessibles à l’unité pour 1,99 € (ou 7,99 € le pack). Les courts et longs y seront disponibles gratuitement depuis l’Afrique, l’Amérique latine, la Corée du Sud, l’Asie du Sud-Est, la Pologne, la Roumanie et la Russie/CEI.
Un jury international de qualité
Pour tout festival, il faut un jury. Unifrance a annoncé celui de cette onzième édition.

Monia Chokri: Actrice, scénariste et réalisatrice canadienne, Monia Chokri fait ses débuts au cinéma en 2007 pour Denys Arcand. Elle tourne ensuite chez Xavier Dolan, Claire Simon, Morgan Simon et Katell Quillévéré. Son premier long-métrage, La Femme de mon frère, remporte le Coup de cœur du Jury Un Certain Regard à Cannes 2019.

Franco Lolli : Réalisateur, scénariste et producteur colombien, Franco Lolli présente son premier long-métrage Gente de bien à la Semaine de la Critique de Cannes en 2014. Quatre ans plus tard, son deuxième long-métrage Litigante (sorti en France sous le titre Une mère incroyable), fait l’ouverture de la 58e Semaine de la Critique.

Mounia Meddour : Réalisatrice franco-algérienne, Mounia Meddour réalise plusieurs documentaires avant d’écrire son premier long-métrage de fiction, Papicha. Ode à la liberté et à la résistance des femmes en Algérie pendant la décennie noire, le film est présenté à Un Certain Regard en 2019.

Gianfranco Rosi : Documentariste italien, Gianfranco Rosi reçoit l’Ours d’or au Festival de Berlin en 2016 pour Fuocoammare, également nommé aux Oscars dans la catégorie « Meilleur documentaire ». Son dernier film Nocturne, présenté à Venise en 2020, représentera l’Italie aux Oscars en 2021 dans la catégorie « Meilleur film international ».

Rosalie Varda : Créatrice de costumes pour le cinéma, le théâtre, et l’opéra, Rosalie Varda dirige depuis 2008 Ciné Tamaris, qui distribue les films d’Agnès Varda et Jacques Demy, tout en assurant la direction artistique d’expositions et de livres. Elle a produit Visages, villages d’Agnès Varda et JR (nommé aux César et Oscars) et le dernier film d’Agnès Varda, Varda par Agnès, présenté à Berlin en 2019.
Un second jury dédié à la Presse
Le jury de professionnels du Cinéma sera secondé par un deuxième cénacle qui remettra un prix spécial dédié à l »oeil » de la Presse internationale.
- Susanne Burg, Allemagne : journaliste pour le Deutschlandfunk Kultur
- Robbie Eksiel, Grèce : journaliste et critique de films pour www.flix.gr
- Zouhour Harbaoui, Tunisie
- Katie Parker, Nouvelle-Zélande : journaliste freelance
- Daria Porycka, Pologne : journaliste pour la Polish Press Agency
- Clarence Tsui, Hong Kong : directeur de la Broadway Cinematheque à Hong Kong et journaliste freelance
- Veronika K. Zajdela, Slovénie : journaliste pour la RTV SLO « Radio-télévision de Slovénie »
33 films pour 8 catégories
La sélection 2021 s’organise autour de 8 thématiques représentatives de la diversité et de la vitalité du cinéma francophone.
Forever Young, parcours initiatiques sur la jeunesse et le passage de l’adolescence à l’âge adulte :
- Adolescentes de Sébastien Lifshitz
- Tu mérites un amour de Hafsia Herzi
- Entracte d’Anthony Lemaitre
- Un adieu de Mathilde Profit
Crazy Loving Families : Des notes d’humour, de tendresse et des situations familiales compliquées :
- Énorme de Sophie Letourneur
- Felicità de Bruno Merle
- Just Kids de Christophe Blanc
- Famille nucléaire de Faustine Crespy (film belge en partenariat avec Wallonie-Bruxelles Images (WBI))
- Sole Mio de Maxime Roy
True Heroines : Au travers de portraits bouleversants, explosifs et singuliers, cette section célèbre des figures de femmes et de jeunes filles, seules maîtresses de leurs destins :
- Camille de Boris Lojkine
- Kuessipan de Myriam Verreault (film canadien, en partenariat avec Telefilm Canada)
- Filles de joie de Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich (film belge en partenariat avec Wallonie-Bruxelles Images (WBI))
- Filles bleues, peur blanche de Marie Jacotey et Lola Halifa-Legrand
- Motus d’Élodie Wallace
French Ghost Stories propose un tour d’horizon de plusieurs histoires de fantômes « à la française » :
- Orphée de Jean Cocteau
- Vif-argent de Stéphane Batut
- Empty Places de Geoffroy de Crécy
- La Vie des morts d’Arnaud Desplechin
On the Road évoque les migrations de femmes et d’hommes au cinéma, fuyant des conflits internationaux :
- Les Héros ne meurent jamais de Aude Léa Rapin
- Josep de Aurel
- Clebs de Halima Ouardiri (film canadien, en partenariat avec Telefilm Canada)
Avec Love Is Love, découvrez un documentaire et trois courts métrages qui questionnent l’amour sous toutes ses coutures :
- Madame de Stéphane Riethauser
- Beauty Boys de Florent Gouëlou
- Friend of a Friend de Zachary Zezima
- Miss Chazelles de Thomas Vernay
Avec Kids Corner, vous pourrez partager votre amour du cinéma français avec les plus jeunes de vos proches grâce à un programme de courts d’animation jeunesse sans paroles :
- Le Monde de Dalia de Javier Navarro Avilés
- Le Spectacle de maternelle de Loïc Bruyère
- Maestro de Illogic
- o28 de Otalia Caussé, Geoffroy Collin, Louise Grardel, Antoine Marchand, Robin Merle et Fabien Meyran
- Un lynx dans la ville de Nina Bisiarina
VR Experience vous invite à découvrir les nouvelles formes d’images, écritures et expérimentations du cinéma français :
Maintenant il n’y a plus qu’à patienter. En attendant, découvrez la bande-annonce officielle du festival

