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  • 2021, l’année des Cryptomonnaies

    2021, l’année des Cryptomonnaies

    Le cours du bitcoin  a franchi les 30 000 dollars. Avec une capitalisation actuelle du bitcoin de plus de 400 milliards de dollars, le bitcoin est la plus importante des cryptomonnaies, mais il existe plus de 1 500 cryptomonnaies. Il y a plus de 100 millions d’utilisateurs du Bitcoin dans le monde. 

    Environ 18,5 millions de bitcoins sont actuellement en circulation. Or le nombre de bitcoins en circulation est plafonné à 21 millions. Comme la masse monétaire du bitcoin est prédéterminée, la « rareté » du bitcoin en fait la valeur, surtout en période de création monétaire débridée des monnaies classiques, voire folle, en raison de la crise du coronavirus. Avec les cryptomonnaies, pas de planche à billets. Le bitcoin apparait alors comme une valeur refuge, que JPMorgan n’a pas hésité à comparer à l’or ! L’achat de bitcoins par des investisseurs institutionnels commence à se développer. Beaucoup voient toujours dans les cryptomonnaies, et notamment le bitcoin, une valeur purement spéculative.

    Le bitcoin devient un moyen de paiement

    Pourtant, d’autres décisions expliquent sa montée, celle de Paypal, qui autorise ses utilisateurs américains de l’utiliser. Cette année, les clients PayPal pourront utiliser leurs bitcoins comme moyen de paiement auprès des commerçants du réseau PayPal. Le Bitcoin devient un moyen de paiement et c’est une première.

    Facebook devrait lancer sa monnaie en 2021 

    Facebook, malgré de fortes pressions sur son projet de monnaie numérique Libra, va bien lancer sa monnaie cette année. Mais au lieu d’être fondée sur un panier de devise, elle restera accrochée au dollar, du moins dans un premier temps ; au lieu de s’appellera Libra, elle s’appellera Diem, du nom de l’association qui la portera ; et elle sera suisse au lieu d’être américaine, puisque le siège de l’association est en Suisse. Il sera possible d’utiliser le Diem via les différentes plateformes du groupe Facebook et d’autres membres de l’association comme Uber, Spotify ou Iliad. Le fonds souverain de Singapour a rejoint le projet. Encore faut-il obtenir le feu vert des autorités suisses, la Finma, l’autorité fédérale des marchés financiers suisses.

    Les Banques centrales préparent leur riposte digitale

    Face à ces offensives des monnaies privées, accusés de faciliter l’évasion fiscale, le blanchiment, les réseaux criminels et terroristes (on se demande comment faisaient les criminels avant les cryptomonnaies, auraient-ils osé utiliser les réseaux bancaires et les dollars en billets?), les banques centrales soucieuses de protéger leur autorité morale autant que financière, se sont projetées dans l’univers des cryptomonnaies. Pour elles, un double avantage : entraver le développement des cryptomonnaies privées, retrouver leur indépendance perdue avec le crise au profit des Etats.

    La plupart d’entre elles travaillent au développement d’une monnaie numérique de Banque centrale (MNBC)   

    La Suède a commencé à tester une monnaie numérique dés février 2020 et la Banque de France mène depuis juillet 2020 des expérimentations de monnaie digitale. La BCE a lancé en octobre 2020 une consultation qui prendra fin mi-janvier 2021, pour déterminer les caractéristiques d’un futur eurodigital.  L’euro numérique pourrait reposer sur une blockchain, le système inviolable et infalsifiable utilisée par les cryptomonnaies. Il y aurait alors un nombre prévisible et limité d’euros numériques, ce qui en ferait la force, et qui pousserait encore plus loin les taux d’intérêt négatifs… Aujourd’hui, ils sont à -0.5%. Que peut-on imaginer avec un euro numérique bloqué, dont la valeur ne cesserait de croitre ?

    En Europe, en Chine, au Japon. 

    La Chine teste depuis mai 2020 la Digital Currency Electronic Payment (DCEP) à Shenzhen et dans trois autres villes. Originalité : Ce Yuan digital serait lié au système de crédit social à point développé par le gouvernement. La vertu trouverait alors sa juste récompense, le parti aussi.

    Pour l’instant, les modes de paiement numériques sont contrôlés par des acteurs privés, Tencent et Alibaba qui contrôlent respectivement WechatPay et Alipay, mais l’introduction en Bourse d’Alipay a été stoppé net par le pouvoir et Jack Ma remis à sa place. A un tel point qu’il serait porté disparu.

    Le Japon a aussi annoncé en novembre 2020 qu’il allait entamer en 2021 une expérimentation de sa propre cryptomonnaie. 

    Nouvelles règles du jeu monétaire digital 

    La Commission européenne travaille aussi sur une régulation européenne de la blockchain et des cryptomonnaies. Elle propose un cadre harmonisé pour les différents États membres, d’autant que la réglementation européenne en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme s’applique aux prestataires de services de cryptomonnaies. D’après des chiffres communiqués par le régulateur britannique, la Financial Conduct Authority (FCA) et Action Fraud, 81 % des arnaques et escroqueries sur les devises ont concerné les cryptomonnaies entre le premier trimestre de 2018 et 2019. L’anonymat encourage de nombreux criminels, voire des terroristes, à y avoir recours. Les cryptomonnaies offrent des possibilités en matière de blanchiment et d’évasion fiscale. La Corée du Sud a d’ailleurs interdit les cryptomonnaies anonymes (comme Monero ou Dash).

    La régulation va donc forcément s’accroitre. De même on ne peut imaginer Facebook et les Gafas lancer des instruments de paiement sans l’aval des autorités américaines. Elles devront y trouver leur compte. Et les créateurs de ces nouvelles monnaies seront heureux de le leur accorder, tant les bénéfices sur le partage de la puissance monétaire sont immenses. 

    Privée ou publique, la montée en puissance des cryptomonnaies semble inévitable, surtout avec une multiplication de la masse monétaire par vingt en vingt ans. Les banques centrales, longtemps opposées aux cryptomonnaies, y participeront d’autant plus volontiers qu’elles y retrouveront leur indépendance. 2021 sera donc l’année des cryptomonnaies, mais elles ne seront peut-être pas celles que l’on connait aujourd’hui, et n’obéiront peut-être pas tout à fait aux mêmes règles. En matière de finance et de droit, l’imagination repousse les limites plus facilement qu’en art.

  • Nord Stream 2 : « Les Américains piétinent la souveraineté européenne »

    Nord Stream 2 : « Les Américains piétinent la souveraineté européenne »

    Nouveau coup dur dans une longue série de controverses. Avec leur budget de la défense pour 2021, les États-Unis resserrent (encore) la vis sur Nord Stream 2. L’ingérence américaine suscite peu de réactions en Europe bien que l’avenir du projet de gazoduc soit une fois de plus plongée dans l’incertitude.

    C’est une victoire pour les uns, une nouvelle défaite pour les autres. Aux États-Unis, l’autorisation du budget de la défense pour l’année 2021 (National Defense Authorization Act) signe le succès des législateurs dans une bataille interne avec le président sortant. Passant outre le véto de Donald Trump, le Congrès et le Sénat américains ont, le 28 décembre et le 1er janvier, confirmé la loi dans une alliance inédite de démocrates et de républicains.

    Mais côté européen, quelques lignes dans le document de 1 824 pages sèment le trouble. Le texte apporte en effet une « clarification et expansion des sanctions concernant la construction de Nord Stream 2 ».

    Concrètement, la loi renforce les sanctions américaines unilatérales en place depuis 2019 avec la loi de protection de la sécurité énergétique de l’Europe (Protecting Europe’s Energy Security Act) et la loi d’autorisation de défense nationale 2020. Désormais, celles-ci ne visent plus que les entreprises vendant, prêtant ou fournissant des navires en charge de mettre en place les tuyaux du gazoduc, mais également tout ceux qui « facilitent » la provision de ces navires. La liste des navires indésirables aux yeux américains est par ailleurs élargie pour contenir désormais tous les vaisseaux participants, directement ou indirectement, à des « activités » de mise en place de tuyaux.

    Nouveau tour de vis contre l’Europe

    Le nouveau tour de vis intervient alors que les travaux sur le gazoduc – détenu par le géant du gaz russe Gazprom mais cofinancé par 5 groupes européens du secteur de l’énergie dont le français Engie – viennent tout juste de reprendre en décembre 2020 après une année d’arrêt forcé suite aux sanctions de 2019. Il devait concerner quelques 120 entreprises dans douze pays européens, selon des informations de la Deutsche Welle.

    L’achèvement du gazoduc reliant la Russie et l’Allemagne à travers la Mer Baltique et qui devra permettre de transporter 55 milliards de mètres cubes de gaz russe en Europe par an était prévu pour 2021, malgré les nombreuses entraves et controverses des dernières années. Interrogé par Euractiv sur l’avenir du projet, le porte-parole de Nord Stream 2 disait ne pas pouvoir faire de commentaire sur la loi américaine. Par contre, « Nord Stream 2 et les entreprises qui supportent le projet restent dévoués à son achèvement ».

    Celui-ci semble pourtant plus improbable que jamais. « La stratégie américaine est efficace », a expliqué Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du centre Énergie & Climat de l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Euractiv France« La probabilité de mise en service de Nord Stream 2 est encore plus faible qu’auparavant. » En cause : les sanctions annoncées par les États-Unis entravent la capacité des entreprises européennes chargées de certifier la conformité des tuyaux de réaliser leur travail. Sans certification, il sera pourtant difficile d’obtenir les assurances nécessaires à la mise en service du gazoduc. Selon le chercheur, une entreprise norvégienne vient justement de renoncer à ses activités suite aux annonces américaines.

    Entre États-Unis et Russie, un projet difficile à défendre

    Côté allemand, le projet de gazoduc s’est jusqu’alors fait défendre fermement – malgré les polémiques récurrentes. L’été dernier, Angela Merkel s’était notamment opposée à l’idée d’inclure l’arrêt du projet dans la liste de sanctions européennes contre la Russie dans le cadre de l’affaire Navalny. L’annonce des nouvelles sanctions américaines a donc bien suscité de l’agacement outre-Rhin. La souveraineté européenne ne consisterait pas à se plier à la volonté de Washington, avait martelé le ministre des affaires étrangères d’Allemagne, Heiko Maas, fin décembre.

    Pour autant, c’est exactement ce qui est en train d’arriver. « Les Américains piétinent la souveraineté européenne », estime Marc-Antoine Eyl-Mazzega. Mais dans le contexte géopolitique actuel, l’Union européenne peine à réagir. « Protester contre les sanctions américaines signifierait de défendre indirectement la société étatique russe Gazprom lié au Kremlin. Mais personne n’a envie de rentrer dans le jeu où on viendrait à critiquer les Américains pour conforter les Russes. » La situation est d’autant plus complexe qu’une amélioration des relations transatlantiques s’annonce avec l’arrivée de Joe Biden à la maison Blanche le 20 janvier alors que de son côté,« la Russie n’a rien fait pour essayer de normaliser sa relation avec l’Europe »ces dernières années.

    Malgré le fait que les sanctions américaines représentent une infraction du droit international, l’Union européenne garde donc, du moins pour le moment, le silence. Le Haut Représentant de l’UE, Josep Borrell, avait bien condamné la mise en place de sanctions américaines unilatérales « contre des entreprises et intérêts européens » en juillet dernier. Mais ce qui se passe en ce moment n’est pas une question de droit international, affirme le chercheur : « on est dans un rapport de puissance » que l’Europe – faute de puissance, justement, mais aussi de volonté de se lancer dans ce type de bataille – cherche à dépasser en vain.

  • Cette présidence qui n’en finit plus …

    Cette présidence qui n’en finit plus …

    En temps normal, c’est à dire avant 2016, quand le ciel était bleu et que la terre était ronde, un président des États-Unis en fin de mandat était qualifié de canard boiteux – lame duck – c’est à dire un politique désormais pataud, sans pouvoir réel, dont les jours sont comptés et dont le successeur désigné lors d’une opération électorale complexe est unanimement reconnu. Autrefois, le lame duck president s’occupait de sa postérité, commençait à faire ses cartons, écrivait ses mémoires et rêvait à sa future bibliothèque présidentielle. 

    10 semaines de présidence boiteuse

    Il faut bien comprendre qu’aux Etats-Unis, avec une élection début novembre et une investiture généralement tenue le 20 janvier, un président devenu inéligible ou battu reste aux commandes de l’exécutif pendant dix semaines. À titre de comparaison, faut-il rappeler qu’en France, ce sont dix jours qui s’écoulent entre le résultat du second tour et le perron de l’Élysée. 

    Aux Etats-Unis, les temps ne sont plus normaux, ni normés. Désormais l’eau ne mouille plus, le vert est bleu et le rouge est noir. Trente-cinq ans après la révocation du fairness doctrine ou principe d’impartialité des médias américains, la dérégulation du marché de l’information a permis l’émergence d’univers parallèles où la vérité n’est plus qu’un souvenir relatif. Le matraquage quotidien des chaines d’infox, véritable industrialisation de la méthode Coué, est devenu la norme : il suffit de répéter Benghazi à tire larigot, on l’associera pour toujours à Hillary Clinton sans jamais en comprendre ni les tenants, ni les aboutissants. Les réseaux sociaux ayant donné un formidable coup d’accélérateur à ce phénomène, on tapissera l’espace mental de l’électeur lambda avec une foule de mots galvaudés qui sont autant de clefs pour verrouiller l’opinion : Fake News, Lamestream Media, Sleepy Joe et j’en passe. 

    Un scénario ubuesque

    L’acteur de télé réalité qui se cache encore aujourd’hui derrière la présidence des Etats-Unis s’accroche désespérément à son mandat pour une foule de raisons. Que ce soit la perte de son immunité judiciaire ou la blessure profonde que constitue sa défaite aux urnes, son déni de réalité le pousse désormais à épouser les théories les plus fumeuses qui, si elles s’avéraient exactes, feraient du système électoral américain, certes byzantin, une copie conforme de celles républiques dites bananières.

    Les cinéphiles avertis se souviendront de la scène de Citizen Kane où le journal, propriété du candidat milliardaire Charles Foster Kane, prépare deux unes pour le lendemain en attendant les résultats : soit le papelard titrera « Victoire » ou « Fraude aux urnes » ! Le compte twitter de Donald Trump n’est que l’expression moderne de cette mégalomanie infaillible, ce profond déni de réalité, une incapacité totale à concevoir la défaite. 

    Scène du film Citizen Kane

    Pression en Géorgie

    Tout ceci nous amène au samedi 2 janvier dernier, après avoir perdu plus de 50 procès devant autant de tribunaux, Trump a tenté de peser de tout son poids sur le secrétaire d’état de la Géorgie, Brad Raffensperger. Pendant 62 minutes, il aura tout essayé, de l’influence à la menace, puis il a fini par déraper : « tout ce que je veux, c’est qu’on me trouve 11 780 voix ». Avec ces mots, il a abattu ses dernières cartes : il est prêt à tout, jusqu’à exiger qu’on change le résultat d’une élection. Son intervention et son ingérence dans le processus électoral aura des conséquences politiques et électorales gravissimes : non seulement l’enregistrement du coup de fil à Raffensperger nous rappelle les heures sombres du Watergate, son complotisme exacerbé aura indirectement contribué à la perte de la majorité sénatoriale républicaine. 

    En accusant à tort et à travers les autorités électorales de l’état de Géorgie d’avoir commis une fraude massive, il aura sapé la confiance des électeurs. Il n’y aucune logique à accuser un état d’avoir opéré un bourrage d’urnes à la présidentielle, pour ensuite  demander à ses partisans de se mobiliser pour ce second tour aux sénatoriales. Ayant persuadé ses soutiens radicaux d’une immense supercherie, Trump aura commis un véritable harakiri politique. 

    Fixé sur sa propre défaite, il aura emporté dans la tourmente entre un et deux sièges sénatoriaux de la Géorgie, contribuant soit à l’affaiblissement de la majorité sénatoriale républicaine ou la perte complète de celle-ci. Avec la perte d’un siège, le Sénat américain ne verrait plus qu’une majorité d’une voix pour le parti de Trump. Avec la perte des deux sièges, avec un Sénat ex æquo, c’est la future vice-présidente, Kamala Harris, qui aura la voix déterminante pour assurer la majorité démocrate. 

    Victoire de Joe Biden

    Quant au vice-président actuel, Mike Pence, il présidera aujourd’hui mercredi 6 janvier, le décompte des voix du collège électoral qui scellera une fois pour toute la victoire de Joe Biden. Pour la petite histoire, il paraît que Trump aurait découvert ce rôle cérémonial par le biais d’une pub télévisée du Lincoln Project : son propre vice-président prononcera les mots qui officialiseront sa défaite électorale. Que lui reste-t-il ? Un coup d’état ? 

  • Une carte pour savoir comment et où voyager !

    Une carte pour savoir comment et où voyager !

    Avec la pandémie liée au coronavirus, de nombreux pays ont fermé leurs frontières ou restreint l’accès à leur territoire. L’association internationale du transport aérien  (IATA) met à disposition des entreprises (compagnies aériennes, entreprises aéronautiques…) et des particuliers,  un outil interactif permettant de connaître les possibilités de déplacements et restrictions dans tous les pays du monde.

    L’IATA collabore en direct avec les compagnies aériennes et les agences gouvernementales afin de garantir l’actualisation des informations transmises (mises à jour quotidiennes). Cette carte interactive dresse un état des lieux de la situation et des destinations dans lesquelles on peut voyager.

    Une carte interactive

    L’IATA a donc créer une carte interactive du monde, qui vous permet de cliquer sur n’importe quel pays pour découvrir sa politique touristique actuelle. La carte est mise à jour en temps réel conformément à la réponse internationale en évolution rapide à la pandémie de COVID-19.

    En cliquant sur un pays, vous découvrirez toutes les restrictions frontalières et à qui elles s’appliquent.

    Carte interactive de l’IATA

    Cliquez sur les États-Unis, par exemple, ouvre une fenêtre qui montre que les ressortissants ou résidents non américains qui ont voyagé en Autriche, en Belgique, au Brésil, en République populaire de Chine, en Tchéquie, au Danemark et dans 25 autres pays au cours des 14 derniers jours sont pas autorisé à entrer aux États-Unis. La fenêtre contextuelle détaille également une liste d’exemptions et de mesures de quarantaine.

    Cliquez sur le Royaume-Uni révèle que les passagers sont sujets à l’auto-isolement pendant 14 jours et doivent remplir un «Formulaire de santé publique pour les passagers» avant le départ et le présenter aux douanes.

    Si vous envisagez de voyager à l’étranger au cours des prochains mois, consultez régulièrement cette carte pour les mises à jour et sans aucune restriction.

    Un Travel Pass ?

    Le groupe International Airlines Group (IAG) a annoncé qu’il travaille avec l’IATA dans la phase de développement finale de l’IATA Travel Pass, un laissez-passer de santé numérique qui vise à permettre la réouverture en toute sécurité des frontières. Le laissez-passer de santé vise à gérer et vérifier le flux sécurisé des informations nécessaires sur les tests ou les vaccins entre les gouvernements, les compagnies aériennes, les laboratoires et les voyageurs.

    L’idée est qu’il devrait y avoir des tests Covid-19 systématiques pour tous les voyageurs internationaux, précise Business Traveller. Pour que cela soit efficace, il faut ce que l’IATA décrit comme une infrastructure de flux d’informations:

    • Les gouvernements doivent vérifier l’authenticité des tests et l’identité de ceux qui présentent les certificats de test.
    • Les compagnies aériennes doivent fournir des informations précises à leurs passagers sur les exigences de test et vérifier qu’un passager satisfait aux exigences de voyage.
    • Des laboratoires pour délivrer des certificats numériques aux passagers qui seront reconnus par les gouvernements.
    • Les voyageurs ont accès à des informations précises sur les exigences des tests, où ils peuvent être testés ou vaccinés, et les moyens de transmettre en toute sécurité les informations sur les tests aux compagnies aériennes et aux autorités frontalières.

    Une nouvelle norme mondiale ?

    Le Travel Pass de l’IATA comprend quatre modules «open source» et interopérables qui peuvent être combinés pour une solution de bout en bout:

    • Registre mondial des exigences en matière de santé: permet aux passagers de trouver des informations précises sur les voyages, les tests et éventuellement les exigences en matière de vaccins.
    • Registre mondial des centres de test/vaccination: permet aux passagers de trouver des centres de test et des laboratoires à leur lieu de départ qui répondent aux normes de test et de vaccination de leur destination.
    • Lab App: permet aux laboratoires et centres de test autorisés de partager en toute sécurité les certificats de test et de vaccination avec les passagers.
    • Application de voyage sans contact: permet aux passagers de créer un passeport numérique, de recevoir des certificats de test et de vaccination et de vérifier qu’ils sont suffisants pour leur itinéraire, enfin de partager des certificats de test ou de vaccination avec les compagnies aériennes et les autorités pour faciliter le voyage.

    IAG entreprendra un essai pour démontrer que cette plate-forme combinée aux tests de Covid-19 permet de relancer les voyages internationaux et de supprimer les mesures de quarantaine. Le lancement du IATA Travel Pass transfrontalier est prévu pour le premier trimestre 2021. 

  • Les États-Unis interdisent l’anonymat des sociétés écrans

    Les États-Unis interdisent l’anonymat des sociétés écrans

    Les propriétaires de sociétés écrans seront obligés de dévoiler leur identité à une agence du Département du Trésor, le Financial Crimes Enforcement, sous peine d’une amende de 10 000 dollars et de deux années de prison, selon un amendement introduit dans la loi fédérale approuvant le budget de la défense, le Corporate Transparency Act CorpC’est la fin de l’anonymat des sociétés écrans.

    2 ans de prison en cas d’anonymat

    Les deux années de prison sont plus dissuasives que les 10.000 $, compte tenu du volume estimé du blanchiment aux Etats-Unis. Selon l’ONU, de 800 à 2 000 milliards de dollars sont blanchis chaque année dans le monde, les Etats-Unis étant, de par leur économie et leur monnaie et leur législation, un « vrai paradis pour le blanchiment », selon le directeur américain de Transparency international, qui se félicite  de ce vote. 

    Il est facile d’utiliser une ou plusieurs sociétés dite écran, pour perdre la trace des véritables bénéficiaires ce qui empêche toute traçabilité sauf demande express, recours, coopération internationale, etc… Ce type de pratique permet et l’évasion fiscale, et le blanchiment. Seuls le Trésor et les autorités américaines auront accès aux informations, qui ne seront donc pas publiques. 

    Une nouvelle norme pour les législations mondiales ?

    En forçant les propriétaires d’entreprises à donner leur identité, les États-Unis posent une «norme» pour le système financier mondial. C’est une étape importante dans la lutte contre le blanchiment et les organisations criminelles. On doute qu’elles trouveront d’autres moyens, peut-être moins faciles. 

    Pour rappel en France, l’anonymat n’a jamais été permis. Seule exception, pendant quelques décennies, les biens détenus via une SCI. Depuis 2017, les bénéficiaires effectifs des Sociétés civiles, immobilières ou non, doivent être indiqués au Greffe du tribunal de commerce qui partage l’information avec les services des impôts et/ou de Justice.

  • La Zlecaf, une zone de libre-échange à l’échelle du continent africain

    La Zlecaf, une zone de libre-échange à l’échelle du continent africain

    La Zlecaf est entrée en vigueur ce 1er janvier. Cette zone de libre-échange à l’échelle du continent africain ambitionne de regrouper les 55 Etats de l’Union et d’apporter prospérité et développement à l’Afrique.

    Regardez le reportage de TV5 MONDE

  • Quelle monnaie pour demain?

    Quelle monnaie pour demain?

    L’augmentation de la masse monétaire provoquée par les rachats d’obligations opérés par les banques centrales peut-elle provoquer une défiance générale à l’encontre des devises et entraîner une substitution au profit des cryptomonnaies ? 

    Pour le moment, le risque est faible car aucune cryptomonnaie n’a la capacité de s’imposer comme une réelle monnaie tant pour les réserves que pour les échanges. A terme, le débat est ouvert, sachant que les banques centrales pourraient elles-mêmes être à l’origine de la création de nouvelles monnaies qui circuleraient en parallèle avec celle des États. Mais, en vertu du théorème de Gresham, la mauvaise monnaie chasse la bonne. En effet, quand deux monnaies dans un pays circulent, l’une considérée comme bonne par le public et l’autre comme mauvaise, les agents économiques préfèrent thésauriser la bonne monnaie et utiliser la mauvaise pour payer leurs échanges dans le but de s’en défaire au plus vite. Ce phénomène aboutit alors à une inflation et à une dépréciation de la mauvaise monnaie.

    Risque de perte de confiance dans les monnaies publiques 

    Le risque de perte de la confiance dans les monnaies publiques existe en raison de l’augmentation importante de l’offre de monnaie. La base monétaire de 1000 à 7000 milliards de dollars de 2008 à 2020 aux Etats-Unis et de 1500 à 5000 milliards d’euros pour la zone euro. La base monétaire représentait en 2002 35 % du PIB aux États-Unis contre 5 % en 2008. Pour la zone euro, les ratios respectifs sont 37 et 10 %. Au Japon, la base monétaire représente 130 % du PIB et en Suisse 100 %.

    La progression de la base monétaire est intervenue dans la majorité des pays en deux vagues, la première après la crise des subprimes (pour la zone euro après la crise de la dette grecque), la seconde avec la crise sanitaire de mars 2020. Cette augmentation considérable de l’offre de monnaie de banque centrale peut conduire au recul de la valeur de la monnaie ou à l’augmentation du prix de certains actifs.

    Augmentation du prix des actifs 

    Depuis la crise des subprimes, ce dernier scénario l’a emporté. Le prix des maisons a été multiplié par deux en vingt ans et les indices boursiers par 2,5. Dans les faits, cette valorisation des actifs est également une perte relative de la valeur de la monnaie. En cas de forte inflation ainsi que de défiance à l’encontre de la monnaie, les agents économiques, anticipant la perte de valeur de leur monnaie, seraient tentés de s’en séparer au plus vite et de se constituer des réserves avec des monnaies qui s’apprécieraient. Pour cela, les monnaies de rechange devraient inspirer confiance avec des règles d’émissions transparentes. 

    Le bitcoin est pour le moment loin de répondre aux exigences des agents économiques. Le nombre de bitcoins offert est exogène, prédéterminé, et augmente de moins en moins. Une demande croissante de bitcoins génère une augmentation exponentielle de son cours. Tout choc sur la demande de bitcoin aboutit à une variation violente de son prix. Le coût croissant des nouvelles émissions rend également le processus de création monétaire peu adapté à une économie d’échanges.

    Bitcoin spéculatif 

    L’encours de bitcoins exprimé en dollars est pour le moment faible, autour de 400 milliards de dollars quand la masse monétaire mondiale dépasse 100 000 milliards de dollars. De ce fait, le cours des bitcoins peut varier très fortement en fonction des achats ou des ventes des investisseurs. La cryptomonnaie est un actif très spéculatif. Le 15 août 2013, un bitcoin valait 89 euros ; le 3 décembre 2017, il avait atteint 13 298 euros avant de redescendre à 2 792 euros le 7 décembre 2018. Le 30 décembre 2020, il s’échangeait contre 22 725 euros. En dix ans, la masse monétaire mondiale a été multipliée par deux, l’encours de bitcoins par 400 et son cours par 420 000. Certains ont pu réaliser de belles fortunes…. 

    Le bitcoin peut s’assimiler à l’or qui connaît également d’importantes fluctuations. L’once d’or est ainsi passée de 1100 dollars à 1900 dollars en 2011 avant de retomber à 1100 dollars en 2016. Avec la crise sanitaire, il a franchi en 2020 la barre des 2000 dollars l’once. Tant que cette volatilité existe, le bitcoin ne peut pas jouer le rôle de monnaie d’échanges et de réserve. 

    Pour éviter ces variations, Mark Zuckerberg souhaitait que sa cryptomonnaie, le libra, repose sur un panier de devises existantes. Le défaut de la création exogène des cryptomonnaies peut également s’appliquer aux monnaies traditionnelles.

    Cryptomonnaies des banques centrales 

    Avec la monétisation des dettes publiques, les banques centrales ont perdu le contrôle de la création monétaire au profit des gouvernements. De ce fait, certains avancent l’idée à terme de mettre en place des monnaies concurrentes sous la forme de monnaies digitales de banque centrale qui pourraient tout à la fois concurrencer les cryptomonnaies et se substituer aux monnaies actuelles qui seraient discréditées. 

    La fixation des règles d’émission sera déterminante pour assurer le succès d’une telle monnaie. Des critères liés à la croissance, à la vitesse de circulation de la monnaie, aux échanges, etc. pourraient être pris en compte afin d’éviter tout arbitraire. 

    L’offre de monnaie serait censée s’adapter aux évolutions de la demande sans connaître de trop fortes variations. Les taux d’intérêt et de change devraient jouer leur rôle de régulateur qu’ils ont perdu dans le système actuel en raison de l’interventionnisme des banques centrales.

  • Le Portugal préside l’UE pour 6 mois, entretien avec le Premier Ministre

    Le Portugal préside l’UE pour 6 mois, entretien avec le Premier Ministre

    L’Europe doit agir en tant qu’acteur autonome à l’échelle mondiale. Un blocage de l’UE à l’accord sur les investissements récemment conclu avec la Chine afin de s’aligner sur la position des États-Unis d’Amérique renverrait « un très mauvais signe », a indiqué le Premier ministre portugais António Costa lors d’un entretien exclusif avec le partenaire d’Euractiv, Lusa.pt.

    Mercredi (30 décembre), Bruxelles et Pékin ont conclu un accord de principe sur les investissements, qui était en cours de négociations depuis sept ans.

    Toutefois, l’accord pourrait être source de tensions avec la nouvelle administration américaine, tandis que le président élu Joe Biden a proposé il y a quelques semaines d’entamer un dialogue transatlantique sur « le défi stratégique que pose la Chine et son assurance grandissante sur la scène internationale ».

    « Le processus de négociations était en cours. Cela serait également très mal vu, si nous décidions de le bloquer ou d’y assortir certaines conditions pour nous aligner sur d’autres parties »(…)« L’autonomie stratégique de l’Europe à l’échelle mondiale dépend de sa capacité à dialoguer avec chacun de ses homologues. Elle doit maintenir ses relations avec les États-Unis d’Amérique, la Chine, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, l’Inde, l’Afrique. Elle doit être en mesure de se rattacher à tout le monde, et ne doit pas seulement se servir de certains comme d’intermédiaires »

    Le Premier ministre portugais António Costa, répondant ainsi aux interrogations selon lesquelles l’UE et la nouvelle administration américaine auraient dû se concerter dans le cadre de ces pourparlers ou non.

    Selon le dirigeant portugais, dont le pays a pris le relais de l’Allemagne à la présidence tournante de l’UE le 1er janvier 2021, l’accord entre Bruxelles et Pékin assure une protection réciproque des investissements entre l’UE et la Chine.

    Les relations transatlantiques

    Concernant la nouvelle administration américaine, M. Costa a déclaré que son pays avait « tout intérêt » à soutenir « un nouveau climat dans les relations avec la Maison Blanche ».

    À ses yeux, outre Londres, Washington constitue aussi un allié de la plus haute importance. D’ailleurs, « les signes sont encourageants », a-t-il fait savoir, soulignant la volonté de Joe Biden de rejoindre l’accord de Paris et son approche multilatérale.

    « En outre, nous avons conscience que les difficultés ne se sont pas non plus volatilisées. D’un point de vue commercial, le chemin sera vraisemblablement semé d’embûches. Du côté de la défense, nous devrons partager les responsabilités qui nous incombent. Je suis tout de même certain que l’atmosphère sera différente, que la façon dont nous interagissons changera radicalement, ce qui créera de meilleures conditions afin de surmonter les différences existantes », a-t-il maintenu.

    L’Afrique et l’Inde, au cœur des priorités

    Au sujet de l’Afrique, l’une des priorités phares du programme des relations extérieures de la présidence tournante portugaise, le Premier ministre a indiqué qu’il espérait organiser un sommet entre les deux continents « au printemps [2021] ». La rencontre entre l’UE et l’Union africaine (UA) était initialement prévue en 2020, mais avait été reportée indéfiniment en raison de la crise sanitaire.

    « Nous avons déjà fait savoir auprès du président du Conseil européen, Charles Michel, que nous souhaitions […] que ce sommet ait lieu au cours de notre présidence, à Bruxelles bien entendu. Nous y travaillons. J’espère que la pandémie du nouveau coronavirus le permettra », a-t-il soutenu, notant que « d’autres réunions », notamment des rencontres avec différentes organisations régionales du continent africain n’étaient pas possibles.

    « Mais, je pense que [cela] serait crucial, étant donné que l’UA a signé un accord de libre-échange à l’échelle continentale. La période aurait donc été propice à l’organisation d’un sommet entre l’UE et l’UA ».

    « [Pour l’heure], le grand partenariat stratégique que l’UE doit mettre en œuvre concerne le continent africain. Je pense donc qu’il serait mal venu pour l’Europe de ne pas faire du sommet UE-UA l’une de ses priorités absolues », a-t-il poursuivi.

    Lors de son entretien avec Lusa, António Costa a également abordé les relations entre l’Inde et l’UE, indiquant que toutes les conditions étaient réunies pour organiser un sommet entre les deux parties. « Ce sommet pourrait poser les jalons des relations futures entre l’UE et l’Union indienne ».

    Les différends européens et l’État de droit

    Il existe des divergences au sein du navire européen, a-t-il admis. Celles-ci doivent être acceptées et résorbées par le dialogue, le Brexit ayant creusé « un fossé suffisamment profond ».

    « Je pense qu’il ne serait pas judicieux de passer ces différences d’opinions sous silence. Nous ne pouvons résoudre les problèmes qu’à partir du moment où nous les admettons et en parlons franchement », a-t-il renchéri, ajoutant que cette réalité devrait être acceptée « sans contrariété et en tout sérénité ».

    « Nous ne pouvons pas forcer quelqu’un à prendre des décisions qu’il ne souhaite pas prendre, car nous créons ainsi des failles. Le Brexit nous a suffi. Personne n’en souhaite d’autres. »

    « Il est clair qu’à l’heure actuelle, les 27 États membres n’ont pas la même vision de ce que l’Europe devrait être ni de ce qu’elle est. […] La présence du Royaume-Uni dissimulait peut-être bon nombre de ces divergences d’opinions désormais affichées au grand jour en raison de son départ du bloc européen », a-t-il maintenu, mettant en exergue les différences de points de vue sur la migration ou la solidarité budgétaire.

    En ce qui concerne les frictions liées au mécanisme d’État de droit, ayant poussé la Pologne et la Hongrie à imposer leur veto sur le budget septennal de l’UE et le plan de relance pour l’Europe, le Premier ministre portugais a déclaré qu’il s’agissait « d’une des lignes rouges à ne pas franchir, étant donné que le traité sur l’Union européenne est très clair [à ce propos] ».

    Il s’agit d’un sujet particulièrement sensible au Portugal, « car ce ne sont pas l’euro ou le marché intérieur – inexistants à l’époque – qui ont poussé le pays à adhérer au bloc en 1986 […], mais les valeurs de liberté et de démocratie ».

    « Lorsque l’unanimité est requise, il n’y a qu’une seule façon d’y parvenir : le compromis. Bien entendu, nous devons tenter de comprendre les points de vue de chacun et de faire comprendre aux autres nos points de vue, afin de trouver un terrain d’entente ».

  • Les masques tombent

    Les masques tombent

    Merci, cher, très cher virus : grâce à lui, 2020, année des masques, aura permis bien des révélations. 

    Ainsi, les démocraties les plus avancées ont pu assigner à résidence toute leur population mieux que n’importe quelle dictature policière. Chaque bien portant étant un malade qui s’ignore, chaque citoyen est devenu un délinquant présumé. Tenues en respect par les blouses blanches et la police sanitaire, les libertés publiques se sont couchées avec un thermomètre. Peu importe ces villes immobiles: Miracle de la finance, les Etats ont créé des dizaines de milliers de milliards qui n’existaient pas et distribué de l’argent comme s’il en pleuvait, du moins dans les pays riches. Merci. 

    Les pays pauvres, eux, se débrouilleront toujours. L’ONU craint une famine en Afrique, comme quoi la panne économique a enrichi les milliardaires (+30%), et appauvri les pauvres. De quoi faire réfléchir Greta Thunberg sur les bienfaits d’une mise au vert. La transition énergétique demande une économie dynamique et non l’inverse.

    Les libertés couchées, une pluie de milliards. 

    Autre miracle de la mobilisation générale, merveille des laboratoires capitalistes et de la coopération internationale: cinq, six vaccins ont été trouvés en un an. A rebours, devient possible cette guerre bactériologique: un laboratoire d’état, un virus muté, un vaccin secret, et, hop : la conquête du monde est assurée.

    Sans tomber dans le complot du virus chinois, il y a de quoi s’inquiéter. En cas de vraie guerre, la France n’est pas tout à fait au point. En retard sur tout mais jamais à cours d’idées, elle caresse le concept de « pays en voie de sous-développement ». Peut-être serait-il temps de se remettre en cause. Virus, merci encore de dévoiler nos faiblesses, bureaucratie et suffisance, contre lesquels manque aussi un vaccin.

    En voie de sous développement

    Est-ce mieux ailleurs ? La Russie se démocratise. La preuve : voilà le FSB incapable de tuer discrètement un opposant, Navalny, alors que Staline en exécutait 1500 par jour. Preuve encore : Poutine avait promis de ne pas donner les vrais chiffres, dans la bonne tradition de la Pravda, et, patatras, son gouvernement reconnait que les victimes se sont multipliées par trois : 186.000 décès plutôt que 56.000. La Russie devient troisième au palmarès macabre. Est-ce pour rejoindre les grandes démocraties  malades: Etats-Unis, Brésil, Inde, Mexique, Italie, Royaume-Uni et France ? Le virus chinois serait-il anti démocratique ?

    Un virus chinois antidémocratique

    La Chine, elle, sait rester fidèle à sa nature de dictature subtile. Le médecin qui a lancé l’alerte ? Mort. La journaliste qui a décrit ce qui se passait à Wuhan ?  Quatre ans de prison.  Si le bon Xi Jinping, dit Winnie l’ourson, a fait construire des hôpitaux en urgence et bouclé 50 millions d’habitants avec des drones de surveillance, c’est parce qu’il craignait de dépasser les 4782 morts officiellement recensés. 

    L’OMS, qui enquête enfin sur place pour connaitre l’origine du virus, aura remarqué que les contaminations à Wuhan étaient dix fois plus importantes qu’annoncées. C’est toujours très peu. Si la Chine avait le taux de mortalité de la France, il y aurait environ 1,4 million de morts. Entre 4782 et 1.400.000 décès, une marge qui permet de vanter la victoire du peuple chinois contre le virus américain et d’offrir le vaccin aux pays africains. 

    Malgré l’épidémie, Trump déjà prépare sa revanche. Il a prouvé que les Etats-Unis sont un grand pays, puisqu’ils ont été capables de le supporter pendant quatre ans. Malgré les alertes, émeutes, outrances, accusations multiples, fausses nouvelles, le système fonctionne, le pays garde une capacité de rebond toujours inégalée dans le monde. Les Etats-Unis ont beaucoup de défauts, qu’ils surmontent par d’immenses qualités. De la crise, ils sortent renforcés, autant par leur imperium monétaire que par leurs entreprises de haute technologie. Ni Trump ni Biden n’y changeront rien, la force des Etats-Unis, ce ne sont pas ses dirigeants, c’est le système, l’économie, l’innovation. 

    Les Etats-Unis prêts au rebond, l’Europe s’unit.  

    Pour les Européens, Trump fut une révélation : il leur a prouvé qu’ils ne devaient compter que sur eux. Libérée du Brexit, l’Union européenne est plus unie que jamais : elle a résisté à toutes les tentatives de division des Britanniques, des Russes, des Américains. Elle a démontré une solidarité financière toujours plus forte. Irlande, Portugal, Grèce paraissent sauvés. Reste à assumer sa propre sécurité, ce dont elle est technologiquement et financièrement capable. La France est prête. Le prochain dirigeant allemand prendra une décision qui engagera la stabilité du monde.

    Le monde est un système de crises. Elles sont des révélateurs. Elles démasquent les failles. Inutile de les couvrir avec du plâtre, de vouloir y « résister ». Impossible de prévoir quand aura lieu le prochain tremblement de terre, mais il est facile de prévoir qu’il y en aura un, voire une série.  Dans ce cas, il faut construire des immeubles -des sociétés- antisismiques, souples.

    Pour parer les coups, bouger

    En 2020, les carences sont apparues. En 2021 viennent les remèdes : rapidité, agilité ; l’inverse de l’immobilisme, de la « protection ». Pour parer les coups, il faut bouger. 

    Qu’après 2020, lourde et mortifère, 2021 soit vive et légère ! Bonne année.

  • La jeune française décédée en Malaisie fût victime de la faim.

    La jeune française décédée en Malaisie fût victime de la faim.

    L’adolescente avait disparu en Malaisie en 2019. Nora Quoirin, une Franco-Irlandaise de 15 ans, s’était volatilisée au lendemain de son arrivée, avec sa famille, à l’hôtel Dusun Resort, un complexe touristique situé à 70 km environ au sud de la capitale Kuala Lumpur, en lisière de la jungle. Le corps de l’adolescente atteinte d’un léger handicap mental avait été retrouvé au bout de dix jours de recherches.

    La police avait conclu à une mort accidentelle. Mais les parents sont persuadés que leur fille n’était pas capable de s’aventurer loin toute seule, et qu’elle avait été enlevée. « Après avoir examiné toutes les preuves pertinentes, j’en ai conclu que personne n’est impliqué dans la mort de Nora Anne (Quoirin) », a déclaré lundi la médecin légiste Maimoonah Aid. « Il est plus probable qu’elle soit morte à la suite d’une mésaventure », selon elle.

    40 témoins

    Pour la médecin légiste, l’adolescente a sûrement quitté le logement familial « toute seule » avant de se « perdre dans la plantation de palmiers » qui était à l’abandon. La famille avait réclamé une enquête judiciaire pour déterminer les causes de la mort. Cette enquête s’est ouverte fin août et a permis d’entendre plus de 40 témoins.

    La police a répété ne pas avoir d’indice pouvant laisser croire à une piste criminelle dans la mort de l’adolescente et pense qu’elle est sortie elle-même de son chalet en passant par la fenêtre. Mais ses parents, qui habitent Londres, ont raconté avoir entendu des bruits suspects dans le chalet la nuit de sa disparition, et ont décrit la réaction de la police comme lente et inefficace.

    Morte de faim

    L’autopsie avait conclu que la jeune fille était probablement morte des suites d’une hémorragie interne induite par la faim, après avoir passé plus d’une semaine dans la forêt tropicale.

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