Le député Joachim Son-Forget se fait passer pour Donald Trump sur Twitter, son compte est suspendu depuis ce Samedi 09 Janvier 2021.
Le député Français Joachim Son-Forget se fait suspendre par Twitter après avoir modifié son nom en le remplaçant par celui de Donald Trump pour dénoncer la censure. Une initiative intervenue quelques heures après la suppression du compte du président américain, banni définitivement du réseau social Twitter.
Une blague qui n’est pas passée.
Connu pour ses nombreux dérapages sur les réseaux sociaux, Joachim Son-Forget a jugé bon de se joindre au débat qui agite les Etats-Unis depuis trois jours, en usurpant l’identité de Donald Trump à des fins humoristiques. Ce n’est pas la première fois que Joachim Son-Forget s’amuse à usurper l’identité d’un président. En avril dernier, il s’était fait passer pour Emmanuel Macron, avant de plaider un piratage.
Les internautes ont, d’ailleurs, rapidement remarqué que le compte du député français avait été suspendu. Définitivement ? Telle est la question ?
Le compte Twitter du député Joachim Son Forget a été suspendu suite à la modification de ses infos et photo de profil en « Trump » pic.twitter.com/vNz5o4rCss
Depuis le premier confinement, le député de la circonscription des Français de Suisse et du Liechstenstein, médecin radiologue et neuroscientifique de formation, s’est pris de passion pour le professeur Didier Raoult, hérault de la chloroquine aux positions aussi tranchées que contestées, qu’il défend mordicus sur les réseaux sociaux, allant jusqu’à se brouiller publiquement avec un autre médecin iconoclaste et accro à Twitter, l’urologue belge Laurent Alexandre.
Mise en scène douteuse du député des Français résidents de Suisse
Mi-février 2020, quelques semaines avant que la France ne bascule dans la crise épidémique, Joachim Son-Forget s’était, déjà, illustré en étant l’un des premiers à diffuser, sur Twitter, un lien vers les vidéos compromettantes du candidat aux municipales à Paris, Benjamin Griveaux, mises en ligne par Piotr Pavlenski, accompagnées de ce texte :
« J’espère que ces vidéos sexuelles affligeantes (…)seront démenties par l’intéressé et son équipe, car une telle diffamation serait extrêmement grave dans la campagne pour Paris. »
Joachim Son-Forget sur Twitter
Il jurait alors que son message était « un mot de soutien », mal compris, qu’il pensait cette vidéo largement connue…Une outrance de plus dans la carrière d’un récidiviste du genre. Une spécialité qui lui a valu d’être tancé par La République en marche (LRM), son parti d’élection, qu’il avait choisi de quitter dès fin 2018. Les électeurs de sa circonscription pourront, eux, donner leur avis sur ses blagues dans 18 mois.
Inattendu et rafraichissant, l’ouvrage de Pascale Zaourou donne une autre vision du Grand-Duché, surement un peu plus réaliste que les caricatures souvent présentes chez les Français, expatriés ou non !
Pascale Zaourou
Lesfrancais.press :Pouvez-vous nous raconter votre parcours, riches d’engagement, qui vous a amené à penser ce guide ?
Pascale Zaourou : Je vis au Grand-duché depuis maintenant 12 ans. Je suis engagée dans la société civile et politiquement. En effet je suis membre active de deux associations.
L’association Finkape un réseau d’afro-descendants dont l’objectif est de soutenir, de valoriser, la présence des personnes d’origine africaine et de leurs descendants au Grand-duché du Luxembourg. J’occupe le secrétariat de la Mieterschutz Lu/ Défense des locataires LU A.s.b.l. Nous agissons sur plusieurs volets D’une part, la protection, à l’information des locataires au Luxembourg. D’autre part nous interpellons régulièrement les pouvoirs publics sur la question du logement. Mon engagement politique se traduit par ma Vice-présidence du SPIC, Socialistes pour l’Intégration et la Citoyenneté qui est un Groupe de Travail du LSAP (Parti socialiste Luxembourgeois).
De part ces engagements et mon rôle de mère célibataire, je côtoie une autre facette de ce pays. Ce Luxembourg solidaire, ouvert, riche de ses initiatives associatives et d’une volonté de réduire les inégalités.
Lesfrancais.press : Fut il facile de trouver un éditeur ?
Pascale Zaourou :Non, j’ai approché des acteurs institutionnels publiques mais malheureusement les choses n’ont pas pu se faire. Finalement j’ai publié le guide à compte d’auteurs.
Des petits budgets au Luxembourg ?
Lesfrancais.press : Concrètement, que proposez-vous aux luxembourgeois, aux expatriés ou aux touristes dans votre livre ?
Pascale Zaourou :Comme nous avons l’habitude de dire,
Aux résidents luxembourgeois : Je propose une explication détaillée de certaines aides étatiques. Parce que mon enquête m’a permis de voir que très souvent les personnes ignorent tous les champs d’utilisation de ces mesures d’Etat.
J’informe sur les établissements accessibles avec un petit budget. L’alimentation bio pas cher par exemple, des restaurants pour les petits porte-monnaies, l’ameublement, enfin un quotidien accessible pour tous.
Je mets en lumière les initiatives associatives. C’est le cas de Life asbl avec son projet Life WG. A travers ce projet cette association propose de la sous-location et colocation pour un public qui ne peut ni être propriétaire, ni être locataire ! Le propriétaire d’un bien immobilier qui loue son bien à Life œuvre à résoudre le problème de l’accès au logement abordable. Un problème qui est de loin le talon d’Achille du Grand-duché.
Aux expatriés, j’ai déjà envie de leur dire : « Ce pays offre un cadre idéal pour la vie de famille ». D’où le fait de leur mettre à disposition des informations et un parcours d’expérience en un seul endroit, le guide. Des conseils sur les lieux à choisir pour s’installer, les possibilités de garde et la richesse de la vie culturelle luxembourgeoise, des précisions sur des mesures d’Etat destinées à toutes les familles. La qualité de vie, la propreté, un environnement sain et des espaces magnifiques, des endroits méconnus.
J’en arrive aux touristes justement.
D’abord ils auront la chance de découvrir un pays propre, des habitants chaleureux, très accueillants. Le fameux « Moein » qui signifie « bonjour » on se le dit encore dans les rues. Le guide fait part de tous les endroits à voir, des activités possibles. Il faut savoir que le transport est gratuit au Luxembourg un poste important pour établir un budget vacances. Avec le guide pour compagnon, le touriste à l’assurance de pouvoir profiter de belles vacances. Les espaces de jeux, des musées très peu connu qui feraient le bonheur de petits et grands. Pour les loisirs il y en a pour tous les goûts. Les passionnés de motos, de vélo trouveront des pistes sensationnelles, les passionnés de voitures anciennes aussi. Les touristes pour qui vacances riment avec plages seront aussi servis avec la quantité de plages du pays. Aussi surprenant que cela puisse être, les plages construites aux abords de lacs artificiels sont fabuleuses.
ONT_210_breit
Lesfrancais.press :Avez-vous déjà eu des retours des lecteurs ou des établissements mentionnés ?
Pascale Zaourou :Les retours sont satisfaisants ! vous savez lorsque des responsables associatifs commande pour leurs bénéficiaires, ou encore lorsqu’ une lectrice vous écrit : « votre guide est apetissant et « apprentif » (comprenons instructifs) », ou encore que « ce guide est formidable », alors c’est que le guide atteint son objectif.
Les établissements mentionnés sont reconnaissants. Je suis ravie d’entendre que ma description de leur établissement est fidèle à leur vision. Pour un guide écrit sans apport publicitaires, cela signifie que l’authenticité a du sens.
On m’a communiqué de nouveaux bons plans, de nouveaux établissements pour les faire connaître.
Alors oui, finalement c’est la preuve qu’ensemble nous allons pouvoir agrandir cette facette du Grand-duché, le Luxembourg pas cher.
Lesfrancais.press :A quel projet, êtes-vous désormais attelé ?
Actuellement je travaille à un projet autour de la participation citoyenne des jeunes
Où trouver le guide ?
Le guide « Le Luxembourg pas cher » est disponible sur commande par e-mail :
Brexit, pandémie mondiale, nouveau variant britannique du Covid-19… Depuis plusieurs mois, les obstacles s’accumulent pour l’emblématique compagnie maritime française.
La plus française des britanniques prend l’eau
Chez Brittany Ferries, c’était un énième coup de massue. Lundi soir, le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé un reconfinement total en Angleterre. Confrontés à la propagation incontrôlée du nouveau variant du SARS-CoV-2, les Anglais devront respecter un confinement strict jusqu’à la mi-février. De quoi plonger encore davantage la compagnie maritime bretonne dans la crise.
Depuis juin 2016, date du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union Européenne, Brittany Ferries a perdu près de « 115 millions d’euros rien qu’en parité livres/euros », a estimé lors d’une conférence de presse son président Jean-Marc Roué. Le sort de l’entreprise bretonne, dont le siège est basé à Roscoff, a toujours dépendu des relations franco-britanniques. C’est d’ailleurs après l’entrée du Royaume-Uni dans le marché commun européen en 1973 que la compagnie maritime a vu le jour.
Alors que la région Bretagne est devenue après la 2nd Guerre mondiale le laboratoire à ciel ouvert d’une agriculture productiviste, Brittany Ferries s’occupe d’exporter outre-Manche les productions agricoles bretonnes. Le tout premier cargo de sa flotte a d’ailleurs été baptisé « Kersinel », du nom d’un hameau finistérien célèbre pour ses choux-fleurs. Rapidement, la compagnie a étendu ses offres. À la fin des années 1970, elle achemine aussi bien des produits maraîchers que des passagers. Sa flotte s’est chaque année agrandie. Aujourd’hui elle compte douze navires qui relient aussi bien la France à l’Angleterre, qu’à l’Irlande ou à l’Espagne.
2020, année noire
Mais les beaux jours semblent bel et bien révolus pour Brittany Ferries. Aux doutes et incertitudes que pose le Brexit s’est ajoutée au printemps dernier la crise du Covid-19, qui a freiné les échanges commerciaux. « Depuis le 17 mars, l’entreprise est en mode résistance et a perdu en 2020 50% de son chiffre d’affaires », a exposé Jean-Marc Roué. Des quelque 2.5 millions de passagers habituels, Brittany Ferries n’en a accueilli que 700 000 cette année, soit près de quatre fois moins. « Nous bénéficions du prêt garanti par l’État que nous n’avons pas entièrement consommé. Il nous a permis de n’être pas en cessation de paiement. Le prêt garanti par l’État est une dette, et il nous faut la rembourser », a rappelé le PDG, lucide.
Ce n’est pas la première tempête qu’essuie la compagnie maritime. Dès les années 1970, l’entreprise perd deux bateaux, échoués dans le port de Saint-Malo. Elle fait face à des problèmes de moteur sur ses navires et des manifestations de pêcheurs bloquent l’entrée de son navire Cornouaille lors de son voyage inaugural dans le port de Roscoff. Pour autant c’est bien l’année 2020 qui marque pour Brittany Ferries « la pire crise de son histoire », selon les mots de ses dirigeants. L’accord commercial trouvé in extremis entre la Grande-Bretagne et l’UE n’a pas soulagé leurs inquiétudes. Interrogé par le quotidien régional Ouest-France le 25 décembre dernier, Jean-Marc Roué s’est montré on ne peut plus mesuré : « Nous avons du mal à sauter de joie car nous sommes dans une double crise, celle du Covid et du Brexit. »
Si le patron de Brittany Ferries espère maintenir ses positions, voire augmenter les fréquences des liaisons grâce à un contrat signé avec le ministère des transports britanniques, il attend également des efforts du côté du gouvernement français. Lors de la visite du ministre de l’Agriculture au port de Ouistreham (Calvados) ce mardi 5 janvier, ce dernier a tenu à rappeler à Julien Denormandie l’importance d’un « plan de relance à la hauteur des besoins » des acteurs maritimes transmanche.
Or les besoins sont aussi vastes que les enjeux. Brittany Ferries est aujourd’hui le premier employeur de marins français. De l’entreprise dépendent 6 800 emplois indirects et induits, notamment dans la région en Bretagne. Si la majorité des passagers sont Britanniques – à hauteur de 87% en 2019 –, plus d’un employé sédentaire (hors personnel navigant) sur deux vient de France.
Un Conseil de défense s’est réuni ce mercredi 6 janvier au matin autour d’Emmanuel Macron au sujet de la situation sanitaire du pays. Ce jeudi 7 janvier, le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran ont pris la parole en fin de journée. Deux principaux points ont été être abordés : l’évolution de l’épidémie et la campagne vaccinale.
Les fêtes ont eu des conséquences sur la pandémie en France
Sur l’évolution de l’épidémie, le gouvernement commence à avoir les chiffres permettant de constater les conséquences des rassemblements pendant les fêtes sur la courbe de l’épidémie.
« La circulation du virus a tendance à progresser depuis la fin d’année » (…) « la France recense environ 15.000 nouveaux cas quotidiens.«
Jean Castex – Premier ministre
Comme l’avait déjà laissé entendre sur RTL ce mardi 5 janvier le ministre de la Santé Olivier Véran puis la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, la réouverture des lieux culturels actuellement fermés n’est toujours pas à l’ordre du jour, et l’échéance du 20 janvier est repoussée à début février (les annonces seront faites à la date prévue initialement pour les réouvertures).
L’environnement sportif est aussi condamné à patienter. Les professionnels de la montagne, pour qui l’ouverture en Février est vitale, devront eux aussi attendre le 20 janvier pour obtenir l’autorisation de lancer la saison au cours des jours qui suivent afin de préparer les vacances d’hiver. Dans la plupart des stations de Ski, les professionnels, habitants et simples amoureux des sports de glisse, s’étaient réunis devant les fronts de neige pour clamer leur attachement à cette activité sportive et économique.
En conséquence de la prolongation des mesures, les dispositifs financiers seront étendus sur toute la période, aux mêmes conditions.
De nouveaux départements sous couvre-feu à 18h
Le gouvernement a aussi annoncé que 10 départements supplémentaires, principalement dans l’Est, pourraient être concernés par le couvre-feu à 18h. Il serait mis en oeuvre dès ce dimanche. Des décisions en concertation avec les préfets seront prises d’ici à vendredi 08 janvier au matin.
1 million de vaccinés fin janvier
« 2021 sera l’année de l’espérance. Notamment grâce à la campagne de vaccination »
Jean Castex – Premier ministre
Tout d’abord, Jean Castex a rappelé qu’en France, il existe plus de 12 000 points de dépistage en France, tous gratuit et souvent permettant l’anonymat. Si c’est un point fort face aux autres pays européens, le Premier ministre ne cache pas les difficultés qui furent rencontrées, mais si elles sont, pour lui, derrières nous. 84% des résultats des tests sont désormais transmis en 24h. Malheureusement, toujours pas de centre de dépistage disponible dans nos consulats, et aucune mesure n’est prévue pour une éventuelle mise en place.
Concernant la campagne de vaccination, après être revenu sur le démarrage calamiteux qu’il assume avec le Haut conseil scientifique, il annonce une avancée de la phase 2 de la campagne de vaccination.
«La France a précommandé 200 millions de vaccins qui nous seront livrés tout au long de l’année 2021». «La priorté reste de vacciner les 15 millions de personnes âgées ou atteintes de maladie chroniques».
Jean Castex – Premier ministre
Cependant les contraintes de production actuelles limitent les ambitions françaises à 1 million de vaccinés pour la fin du mois de Janvier. Jean Castex affirme que ce chiffre est similaire, proportionnellement, à celui des autres pays de l’UE.
Olivier Veran, lui, a annoncé que désormais la deuxième dose du vaccin Pfizer sera délivrée au bout de 6 semaines et non plus 3 afin de permettre d’augmenter le nombre de vaccinés. Selon les autorités françaises, cette modification n’aurait pas d’impact sur la protection.
« Tous les Français qui le veulent doivent pouvoir se faire vacciner »
Jean Castex – Premier ministre
Les expatriés ne sont pas oubliés !
Si la situation aux frontières est toujours aussi complexe, les Français de l’étranger peuvent à tout moment où qu’ils soient, regagner la France. Dans certains cas un test PCR peut être exigé au départ (obligatoire pour les non-ressortissants de nombreux pays) ou à l’arrivée (prise en charge réservé aux nationaux et leur famille directe).
En parallèle, Jean-Baptiste Lemoyne a réuni, ce jeudi 7 janvier, en virtuel, les parlementaires afin d’ajuster les mesures Covid-19 à cette nouvelle année.
Si les aides à destination des familles d’expatriés sont maintenues, leurs niveaux ne sont pas revus. Par contre, les simplifications administratives pour l’obtention des ces fonds restent la norme. Une bonne nouvelle pour les nombreux Français hors de France qui restent bloqués dans leurs pays d’accueil et parfois sans aucune ressource. L’élargissement des bénéficiaires de la bourse scolaire est aussi toujours d’actualité. Mais attention les demandes doivent être faites avant le 05 février 2020 (rapprochez-vous de votre consulat ou de vos élus consulaires pour vous faire assister dans les démarches).
Le deuxième point abordé est celui de la vaccination, si les Français de l’Etranger sont des Français de plein droit, la mise en place d’une campagne mondiale n’est toujours pas organisée. Et même si le principe avait été évoqué par Jean-Baptiste Lemoyne, et d’autres élus, Olivier Veran a annoncé sur BFMTV ce jeudi 7 janvier à 21h30 que les Français de l’étranger pourront venir en France se faire vacciner. Il n’évoque pas la possibilité d’une mise à disposition du vaccin à l’étranger pour les Français présents dans les différents pays.
Pourtant en suivant le planning français de vaccination, les plus de 75 ans ont le droit à la vaccination, dès à présent. Mais comment les expatriés peuvent-t-ils faire valoir leur droit ? la question se pose encore….
La gravité de la situation a été confirmée par les chiffres quotidiens des autorités sanitaires : avec plus de 1.000 morts enregistrées en une journée pour la première fois depuis avril, ce 06 Janvier 2021. Le Royaume-Uni compte désormais au total 77.436 décès, le plus lourd bilan en Europe.
Le Premier Ministre Britannique, Boris Johnson a décrété, sur un ton grave, un confinement plus strict lors de son allocution télévisée du 04 janvier 2020. Le Parlement britannique a confirmé les dispositions lors d’un vote à Westminster ce mercredi 06 janvier. C’est, donc, la troisième fois depuis le mois de mars dernier que les Anglais sont soumis à ce régime.
Un confinement stricte
Les sorties hors du domicile sont de nouveau limitées pour les 56 millions d’anglais mais aussi les 6 millions d’Ecossais, la Première ministre écossaise, ayant, elle aussi, décrété des mesures similaires le 04 janvier.
“Restez chez vous, protégez les vies et le système de santé, le NHS.”
Boris Jonhson
Depuis mardi 05 janvier, les écoles et les universités ont donc fermé leurs portes. Les cours sont donnés à distance.
Le Lycée Français dans le quartier de South Kensington sera, donc, lui aussi fermé pendant le confinement. L’administration et le corps enseignant ont réactivé le dispositif permettant de dispenser les cours en distanciel. L’objectif est de limiter au maximum l’impact sur les élèves. Christophe Adol, enseignant au second degré au Lycée Français Charles de Gaulle explique que l’établissement sera fermé pendant « au moins cinq semaines » que ce soit pour le primaire, le collège ou les sections du Lycée.
En face de l’établissement français, la librairie « La Page » reçoit peu de clients, en ce moment, mais reste ouverte pour vendre la presse. Comme en France, elle a, aussi, mis en place un service de click and collect afin de faciliter les ventes tout en rassurant sa clientèle. La gérante, Isabelle Lemarchand nous confie qu’elle est triste de voir le quartier vide.
Interview de l’Isabelle Lemarchand
Dans une épicerie française, Paul, qui a 20 ans, est, lui, arrivé à Londres il y a trois mois dans le but d’apprendre l’anglais. Il estime que ce troisième confinement « commence à devenir un tout petit long ». Mais l’avantage par rapport à la France, où confinement rime souvent avec fermeture des commerces, c’est qu’il peut, en Grand Bretagne, continuer à travailler. Quand on évoque avec lui la vaccination et le projet français de vacciner les expatriés, il avoue ne pas être « pas un grand partisan du vaccin. »
Interview de Paul, étudiant-travailleur
Car le gouvernement français souhaite vacciner les Français de l’étranger comme l’annoncé Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’Etat aux Français hors de France. Il a, d’ailleurs, réuni vendredi 11 décembre les parlementaires pour leur exposer son plan.
Se faire vacciner ? Oui mais au Royaume-Uni
Quant à Guillaume, qui habite au Royaume-Uni depuis 15 ans, il s’inquiète de la durée du nouveau confinement. Et s’il devait se faire vacciner, il choisirait de le faire au Royaume-Uni car les déplacements, vers les pays tiers dont la France, sont soumis à des mesures de quarantaine. Ces dernières s’ajoutent ainsi aux nouvelles règles nées du Brexit.
Interview de Guillaume expatrié depuis 15 ans en Angleterre
Une sortie de crise à 7 semaines
Boris Johnson a, lui, affirmé vouloir vacciner 10 millions de personnes d’ici le mois d’avril: les plus vulnérables, le personnel de santé afin de redémarrer l’économie. Les expatriés, en règle, sur le territoire britannique, et qui correspondent aux critères de vulnérabilité pourront donc solliciter le NHS. Le Premier ministre espère pouvoir alléger les restrictions à partir de la mi-février.
La communauté française à Londres, va t’elle pouvoir résister aux pressions économiques, sociales et psychologiques de ce confinement prévu au minimum pour 7 semaines ? C’est une réelle interrogation pour nombre d’entre eux.
Début de la vaccination des plus de 75 ans hors Ehpad avant la fin janvier, inscription prochaine des Français qui le souhaitent… Accablé de critiques, le gouvernement a promis mardi d’ « amplifier, accélérer et simplifier » sa stratégie vaccinale contre le Covid-19.
« Le rythme de croisière de la vaccination en France va rejoindre celui de nos voisins dans les prochains jours ». Mardi « à 17H plus de 5 000 vaccinations ont été réalisées » dans une « trentaine d’hôpitaux. Demain, c’est une centaine d’hôpitaux qui auront été livrés en doses » a-t-il tweeté dans la soirée.
Le ministre de la Santé Olivier Véran sur RTL
A 17h, plus de 5000 vaccinations ont été réalisées aujourd'hui en France dans une trentaine d'hôpitaux. Demain, c'est une centaine d'hôpitaux qui auront été livrés en doses. Merci à toutes les équipes mobilisées !#amplifier#accélérer#simplifier
En déplacement à Toulon, le Premier ministre Jean Castex a pour sa part dénoncé des « polémiques stériles qui n’ont jamais sauvé aucune vie ». Un conseil de défense sanitaire se tiendra mercredi matin à la veille d’une conférence de presse de Jean Castex sur la stratégie de vaccination.
Derrière les autres États européens
Ce rythme de vaccination reste très inférieur à d’autres grands pays, comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni. Le gouvernement s’est fixé pour objectif de vacciner environ 1 million de résidents et personnels d’Ehpad (maisons de retraite) courant janvier et février, mais le démarrage très lent de cette première phase lui vaut des critiques nourries depuis une semaine.
« Avant la fin du mois de janvier, nous autoriserons la vaccination des personnes âgées de 75 ans et plus qui ne sont pas en établissement, qui sont en ville, à la maison », ce qui concerne « 5 millions de personnes » et « prendra plusieurs semaines, plusieurs mois peut-être », a détaillé M. Véran.
La première phase de la campagne a déjà été élargie à tous les professionnels de santé d’au moins 50 ans ou présentant des facteurs de risque, auxquels se sont ajoutés les pompiers et aides à domicile de plus de 50 ans. Olivier Véran a aussi promis que « dans les prochains jours », les Français qui souhaitent être vaccinés pourraient prendre rendez-vous, « sur internet, par téléphone sans doute, et pourquoi pas par l’application TousAntiCovid ».
Les critiques pleuvent
Ces annonces n’ont pas fait taire les critiques. « Pourquoi ne vaccine-t-on pas simplement? Comme les Israéliens, les Anglais ou les Allemands? », ont demandé dans une tribune au Parisien une trentaine de médecins dont l’infectiologue Karine Lacombe et le collectif Du côté de la Science. Ils ont réclamé « un accès à la vaccination généralisée à tous les soignants volontaires et à toutes les personnes de plus de 65 ans, puis rapidement à l’ensemble de la population sur l’ensemble du territoire français, au sein de centres de vaccinations ».
« Où sont les doses aujourd’hui? », s’interrogeaient mardi plusieurs personnalités de l’opposition craignant que le retard pris par la France dans la vaccination anti-Covid ne découle d’une « pénurie » de vaccins. La France reçoit pour l’instant « 500 000 doses par semaine » du premier vaccin autorisé en Europe, celui de Pfizer/BioNTech, et le gouvernement prévoit de recevoir 500 000 doses par mois du vaccin Moderna qui pourrait être autorisé mercredi par l’agence européenne du médicament (EMA). D’ici à mercredi, « nous aurons cumulé au total un million de doses » disponibles, selon M. Véran.
De quoi susciter encore plus de questions dans l’opposition qui pilonne l’exécutif depuis plusieurs jours. « Si 500 000 doses ont bien été livrées, pourquoi n’étions-nous hier matin (lundi) qu’à 516 vaccinés? », a demandé le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, dans Le Parisien.
« J’ai demandé que nous démarrions la vaccination dans les Ehpad plus tôt, partout où les professionnels de santé nous disent qu’ils sont prêts, c’est-à-dire que les résidents sont prêts à être vaccinés« , a expliqué le ministre de la Santé, en promettant de « simplifier » la consultation pré-vaccinale, cible de nombreuses critiques.
Pas de réouverture des restaurants le 20 janvier
Pendant ce temps, l’épidémie se poursuit. Mardi soir, Santé publique France a annoncé 20 489 nouveaux cas enregistrés au cours des dernières 24 heures. Cette donnée quotidienne a énormément varié depuis la mi-décembre, oscillant entre quelque 3 000 et plus de 21 000. Mais toujours loin, en moyenne, de l’objectif gouvernemental de descendre à 5 000 cas par jour. Au total 66 282 personnes sont mortes depuis le début de l’épidémie.
De quoi anéantir les espoirs de réouverture des bars et des restaurants au 20 janvier, comme l’avait envisagé le gouvernement, alors que les lieux culturels ont déjà dû renoncer à accueillir du public pour la rentrée des fêtes. « On oublie la réouverture le 20 janvier », a déclaré à l’AFP Didier Chenet, président du GNI (indépendants de l’hôtellerie restauration) au sortir d’une réunion à Bercy consacrée à un soutien de l’État au secteur de l’hôtellerie restauration qu’ils espèrent voir renforcé.
D’autant que l’émergence de nouveaux variants vraisemblablement plus contagieux au Royaume-Uni et en Afrique du Sud fait craindre un rebond encore plus fort. « Une dizaine de cas suspectés ou avérés » du variant britannique ont pour l’instant été repérés en France, selon M. Véran.
Dans la dernière phrase de mon article précédent, je posais la question suivante au sujet de Donald Trump, ce dernier ayant épuisé tous ses recours réels ou imaginés : « Que lui reste-t-il ? Un coup d’état ? ».
Vingt-quatre heures plus tard, l’Amérique vient de traverser une épreuve sans précédent. Même pendant la guerre civile américaine, les troupes sécessionnistes n’avaient pu arriver aux portes du Capitole, haut lieu du pouvoir législatif américain. Pour certains Français, ces images n’étaient pas sans rappeler les émeutes fascistes devant l’Assemblée nationale de février 1934. Beaucoup de parallèles historiques peuvent être tracées, mais rien n’est au fond véritablement comparable à ce qui est arrivé à Washington le 6 janvier 2021.
Des manifestants envahissent le Capitole
Tout a commencé alors que le vice-président des États-Unis Mike Pence présidait la cérémonie officielle du décompte des voix du collège électoral présidentiel, et comme annoncé, des élus se sont opposés à la reconnaissance de certains résultats. Sachant que cette opposition n’était que du théâtre politique, d’aucuns s’inquiétait qu’en fin de journée, l’élection de Joe Biden serait officialisée.
À peine la chambre s’était-elle réunie pour discuter en séance plénière, que des hordes de manifestants pro-Trump, encouragés par le président lui-même lors d’un rallye, ont investi les lieux et rapidement désarçonné la police du Capitole des Etats-Unis. Pendant près de quatre heures, ils ont occupé les bureaux, les hémicycles parlementaire, détruit et saccagé l’équipement des médias et paradé avec des drapeaux trumpistes, extrémistes, suprématistes et sudistes sous le dôme du Capitole.
1 mort, des blessés et la démocratie ébranlée
Le bilan de la journée est lourd : un mort, des blessés, des scènes de guerre, des scènes de pillage, des bureaux dévastés et des images qui ont fait le tour du monde. Citant le nom de capitales d’états du tiers monde, certains journalistes se sont étonnés de voir des scènes qui ne sont censées de ne venir que de l’étranger : l’Amérique est traumatisée en son for intérieur.
Les conséquences ne se sont pas fait attendre. La plateforme Twitter a verrouillé le compte du président et effacé deux tweets où il assure toujours qu’il est la victime d’une élection truquée. Suivi par 88 million d’abonnés, le compte @realDonaldTrump, est le principal outil d’influence du président sortant des Etats-Unis d’Amérique, sans cet outil, et des médias complaisants, celui-ci est quasiment réduit au silence.
Encore 15 jours de présidence Trump ?
Si certains élus réclament l’application du 25e amendement, celui qui prévoit la destitution du président des Etats-Unis, d’autres réclament un nouvel impeachment et ce à moins de deux semaines de la fin officielle du mandat du président sortant, c’est dire la gravité ce qui est arrivé aujourd’hui à Washington.
Tout ceci a occulté une information politique et non des moindres : les deux sièges sénatoriaux de la Géorgie ont été remportés par des candidats démocrates. Résultat, le président Biden commencera son mandat avec une majorité dans les deux chambres. Que peut-il se passer en quatorze jours ? À la rédaction de cet billet, les deux chambres ont repris leurs débats et confirmeront ce soir l’élection du prochain président des Etats-Unis, Joe Biden.
En 2020, l’industrie automobile a été confrontée à des vents contraires de forte amplitude. La crise sanitaire qui a contraint à la fermeture des concessions et la transition énergétique qui a conduit les ménages à être attentistes, ont provoqué une baisse des ventes de véhicules neufs de 25,5 % ; le marché est ainsi revenu à son niveau de 1975, selon des chiffres publiés le 1er janvier par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA).
1,65 million de voitures particulières neuves ont été mises en circulation l’année dernière, contre 2,2 millions en 2019. Les livraisons se sont effondrées de 72 % en mars et de 88,8 % en avril, avant de se redresser pendant l’été et de mieux résister au second confinement. En décembre, le nombre d’immatriculations s’est élevé à 186 000, en baisse de 11,8 % par rapport à un excellent décembre 2019.
La transition énergétique est devenue une réalité pour l’automobile.
La part des voitures hybrides et électriques neuves vendues en France a triplé l’année dernière par rapport à 2019, atteignant 21,5 % des immatriculations totales. Les ventes de voitures particulières diesel ont continué de baisser avec 30,6 % des mises en circulation contre 34,1 % en 2019, soit une chute de plus de 50 % depuis 2014. Les ventes de voitures 100 % électriques représentent près de 7 % des ventes totales, contre 1,9 % un an plus tôt, selon le CCFA.
Attentisme ou rebond
En 2020, 14,8 % des ventes ont concerné des modèles hybrides, contre 5,7 % en 2019. . Les fabricants français PSA (Peugeot, Citroën, Opel) et Renault ont légèrement mieux résisté que le marché, mais leurs livraisons ont tout de même été amputées respectivement de 25,1 % et 24,9 % par rapport à 2019, tandis que les constructeurs étrangers ont vu leurs immatriculations se contracter de 26,1 %.
Le marché pourrait connaître, en 2021, un rebond mais qui ne compensera pas les pertes de 2020. L’attentisme restera de mise durant le premier semestre. Les ventes des véhicules électrique sou hybrides devraient continuer à progression avec un élargissement de l’offre et en raison de l’augmentation des malus sur les autres modèles.
Le pays du Moyen-Orient s’affiche comme le champion de la vaccination. Après seulement deux semaines, un million d’Israéliens avaient déjà reçu la première injection. Le député des Français résidents hors de France, élu de la VIIIème circonscription (dont les expatriés résidents en Israël), nous explique les stratégies israélienne et française.
1 millions de vaccinés en Israël
Parmi les nations en tête, il y a Israël, où près de 150.000 personnes sont vaccinées chaque jour. La campagne de vaccination a démarré le 19 décembre mais le 1er janvier, un million de personnes avaient déjà reçu leur première injection, selon les chiffres officiels.
Et les autorités israéliennes affichent un objectif clair : deux millions de personnes – soit un cinquième des habitants – auront reçu la double injection du vaccin contre le nouveau coronavirus d’ici fin janvier, a annoncé le gouvernement dimanche. Cet objectif apparait toutefois moins ambitieux que celui évoqué le 26 décembre par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, selon qui un quart de la population (2,25 millions) devait être immunisé en un mois grâce à la campagne de vaccination.
Le député des Français d’Israël, Meyer Habib, actuellement dans le pays de résidence de ces électeurs, décortique pour nous la méthodologie de l’Etat hébreu.
La France, « la risée du monde »
« Y a-t-il un pilote dans l’avion France ? »
Meyer Habib
Le député UDI, Meyer Habib, n’est pas le seul à se poser la question. Tant la presse étrangère que Frédéric Adnet, le directeur médical du Samu de Seine-Saint-Denis et chef des urgences de l’hôpital Avicenne à Bobigny. Ce dernier n’est pas tendre à propos de la stratégie vaccinale française, au micro de France Info.
Mauricette, la première vaccinée en France
Les médias étrangers dénoncent, donc, eux aussi, depuis quelques jours, la lenteur de la campagne vaccinale contre le Covid-19 dans l’hexagone. Face à « la vague de critiques » comme l’écrit El Periódico en Catalogne, le ministre français de la Santé Olivier Véran a promis mardi « d’amplifier, d’accélérer et de simplifier » les injections de vaccin anti-Covid-19. Au 5 janvier, près de 5 000 vaccinations avaient été réalisées.
« Nous sommes la risée du monde entier »
Frédéric Adnet, le directeur médical du Samu de Seine-Saint-Denis
Des erreurs dans les consignes
Avec le début de la campagne de vaccination en France, plusieurs médecins ont remarqué dans les médias et sur les réseaux sociaux quelques incohérences, voire des erreurs, dans le protocole de vaccination fourni par le ministère de la Santé. Et ils pointent particulièrement l’aiguille orange de la seringue. Elle ne permettrait qu’une injection sous-cutanée du vaccin Pfizer-BioNTech, alors que le produit doit être administré en intramusculaire. Une recommandation du laboratoire, pourtant, bien précisée dans le protocole du ministère de la Santé…
Les expatriés seront vaccinés !?
Le député Meyer Habib, élu des Français d’Israël, d’Italie, de Turquie et de Chypre, nous dévoile une rencontre à distance prévue ce 07 janvier 2020 entre les parlementaires et Jean-Baptiste Lemoyne, le Secrétaire d’Etat en charge des Français hors de France.
Ce dernier avait annoncé à la mi-décembre que les Français de l’étranger seraient vaccinés par la France. Après des ajustements, en particulier pour ceux résidents dans l’Union européenne qui seront d’office vaccinés par leurs états de résidence, l’information semble se confirmer : la France vaccinera bien ses expatriés.
« Les Français de l’étranger ne seront pas les dindons de la farce »
Meyer Habib
Comme le rappelle, le député Meyer Habib, les Français de l’étranger ont un besoin impérieux de se déplacer, en traversant librement les frontières. Il plaide, dans notre interview exclusive, pour l’établissement d’un passeport vert sur le modèle israélien.
Le retour à la normale dépend, largement, du succès des campagnes de vaccination dans le monde. Les 3 millions de Français expatriés doivent pouvoir rapidement retrouver la liberté de circuler entre la France, leur pays, et leur lieu de résidence où ils ont construit leur vie.
Podcast audio : Meyer Habib compare les campagnes de vaccination israélienne et française
8 minutes pour comprendre les différences de méthodologie des campagnes de vaccination
De la Grèce aux Etats-Unis en passant par le Portugal, de nombreux pays ont leur propre version de la galette. Lesfrancais.press vous présente ces différents gâteaux des rois.
Si en France nous avons pour tradition de manger la Galette des Rois à la frangipane pour célébrer l’épiphanie autour du 6 janvier , d’autres pays proposent leur version du gâteau des rois.
galette des rois
De nombreux pays « tirent les rois » entre Noël et le 6 Janvier. De la pâte feuilletée à la brioche aux fruits confits, de la frangipane à la crème d’amande, du plus traditionnel au plus festif… Voici un tour d’horizon des principaux dérivés de la fameuse Galette des Rois
Peu de frangipane en Europe
Rosca de Reyes
Chez nos amis portugais, la tradition du gâteau des rois mages est représentée par le « Bolo Rei ». Assez éloigné de nos traditions, il s’agit en fait d’une brioche en forme de couronne , truffée de pignons, de raisins secs et d’oranges confites se dégustant de Noël à l’épiphanie. Dans les pays hispanophones, la frangipane n’est pas non plus représentée et c’est encore une brioche aux fruits confits en forme de couronne nommée Rosca de Reyes que l’on se partage en famille ou entre amis.
En Grèce, c’est la Vassilopita (un gâteau aromatisé à l’orange) qui entre en jeu début Janvier dans laquelle une pièce de monnaie a été cachée pour porter bonheur à celui qui la retrouve… Enfin, en Belgique, c’est le Pithiviers– dont voici la recette – et sa crème d’amande qui est le plus répandu.
Aux USA, on découvre la tradition française
En janvier, aux Etats-Unis, de nombreux pâtissiers vendent désormais des galettes des rois, et les fans de frangipane ne sont pas que des expatriés français. Mais dans un pays où on peut faire un procès à Starbucks si son café est trop chaud, de nombreuses boutiques préfèrent vendre les fèves séparément au lieu de les cacher dans le gâteau, rapporte le Wall Street Journal. En effet, si un client venait à s’étouffer ou à se briser une dent contre une fève, le pâtissier pourrait être poursuivi en justice.
Selon l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA), un produit destiné à être mangé ne doit pas contenir d’élément non comestible. Techniquement, une galette avec fève a le même statut que le Kinder Surprise (qui contient un petit jouet), interdit aux Etats-Unis pour cause de risque d’étouffement. Mais l’agence a expliqué au Wall Street Journal qu’«en ce qui concerne les galettes des rois en particulier, aucune mesure d’interdiction ou de régulation n’a été prise».
King Cake
Au sud des Etats-Unis, pour l’épiphanie, on avait donc privilégié le King Cake ! Cette coutume a été importée là-bas par les créoles (descendants des colonies françaises et espagnoles) et consiste encore une fois en une couronne de brioche décorée de sucres verts (représentant la foi), violets (pour la justice) et jaunes (pour le pouvoir) dans laquelle est disposée une fève rouge ou une représentation de Jésus.
Les saveurs asiatiques s’invitent en France
Si la fête de l’Epiphanie n’est, évidemment, pas une tradition sur le continent asiatique. Certains chefs, en France, introduisent une touche d’orient dans nos recettes.
Comme sur le cours Alsace-Lorraine à Bordeaux (Gironde), la Pâtisserie S. propose des galettes des rois revisitées aux saveurs asiatiques, avec par exemple une frangipane au thé matcha ou au sésame.
Satomi, originaire du Japon, et Stanley Chan, originaire de Taïwan, ont ouvert leur boutique en décembre 2017, après une longue histoire professionnelle avec le célèbre chef étoilé Joël Robuchon, notamment dans son restaurant huppé à Taipei où le couple s’est rencontré, et avec qui ils ont appris les grandes lignes de la pâtisserie française.
Epiphanie, une fête religieuse
Jusque dans les années 1960, l’Épiphanie était un jour férié qui tombait le 6 janvier. Elle célèbre l’arrivée des Rois mages auprès de l’enfant Jesus à Bethléem. Le partage du gâteau était souvent célébré le 5 au soir.
Mais le Vatican II (1962-1965) a décidé que l’Épiphanie serait célébrée le premier dimanche suivant le 1er janvier. De nombreux pays cependant ont conservé la date originelle du 6 janvier, comme la Pologne ou la France. C’est, au final, le partage du gâteau qui est traditionnel. Et il se fait plusieurs fois dans le mois en familles ou entre amis.