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  • Concours pour devenir député junior du Proche-orient et de l’Afrique

    Concours pour devenir député junior du Proche-orient et de l’Afrique

    La députée LREM Amélia Lakrafi, élue en 2017 sous l’étiquette En Marche (LREM) pour le Moyen-orient et l‘Afrique du sud, a lancé un concours pour devenir “député junior”.

    Destiné aux jeunes Français de 13 à 17 ans résidant dans la 10ème circonscription, ce concours a pour but de rapprocher les jeunes Français de leur représentation nationale et de la vie civique et politique du pays.

    Une élection comme les grands

    Pour gagner le concours, une seule méthode : remporter l’élection.

    Cette élection de “députés juniors” sera ouverte pour les votes comme pour les candidatures à tout Français de 13 à 17 ans vivant dans un des 49 pays de la 10ème circonscription et pouvant justifier d’une inscription au registre consulaire ou des démarches en cours pour s’y inscrire. Comme pour l’Assemblée nationale, c’est un binôme qui devra se présenter sur le modèle du candidat et de sa ou son suppléant.

    Pour se présenter, il faut s’inscrire sur la page Facebook dédié à l’évènement avant le 31 mars 2020.

    Amélia Lakrafi accueillant les lauréates de l’édition 2020

    Les candidats devront mener une campagne à travers les réseaux sociaux et des actions sur le terrain (dans la limite des mesures locales liées à la Covid-19). Un scrutin à deux tours désignera le binôme vainqueur. Le premier tour aura lieu le 15 avril 2021 et le second se tiendra le 29 avril 2021.

    L’éducation civique par l’expérience

    Ce concours permettra de sensibiliser les jeunes et les familles vivant à l’étranger sur l’importance de leur inscription au registre consulaire et de participer aux élections. Un vrai défi à quelques semaines des élections consulaires, qui connaissent un taux de participation très très faible.

    Ce projet vise un double objectif d’approfondissement de la citoyenneté et de renforcement de la sensibilité patriotique des jeunes Français vivant loin de leur pays. De même, en plus d’éveiller en eux l’intérêt des questions publiques, cette élection a également un caractère pédagogique puisqu’elle leur permettra de découvrir, dans la pratique, la démocratie, le débat d’idées et le travail d’un député directement au sein de l’hémicycle.

    Une immersion dans le travail législatif

    Le vainqueur de l’élection aura en effet comme récompense un vol aller-retour pour Paris, accompagné de plusieurs journées d’immersion durant lesquelles il suivra la députée, Amélia Lakrafi, dans mes différents travaux et découvrira l’Assemblée nationale. Je souhaite aussi pouvoir porter directement certaines des propositions des “députés juniors” faites pendant la campagne au sein de l’hémicycle.

    Je souhaite faire de cette initiative un moment marquant de la vie de la 10ème circonscription, puisqu’elle sera désormais amenée à avoir lieu chaque année.

  • Birmanie : Le nouvel homme fort

    Birmanie : Le nouvel homme fort

    La junte birmane a installé un nouveau pouvoir sans partage autour du nouvel homme fort du pays.

    Min Aung Hlaing, un général très politique

    Le général Min Aung Hlaing affirme que ce coup d’Etat était « inévitable ». Qui est cet homme qui règne désormais sur la Birmanie ?

    Sophie Golstein pour TV5MONDE et Lesfrancais.press nous dresse son portrait.

    Regardez le reportage

  • Le contrôle de l’UE sur les exportations de vaccins jette un pavé dans la mare

    Le contrôle de l’UE sur les exportations de vaccins jette un pavé dans la mare

    Les commissaires européens concernés n’ont pas été consultés et les cabinets ont eu moins de 30 minutes pour une « vérification rapide » avant que le mécanisme de contrôle des exportations de vaccins proposé par l’UE ne soit présenté aux journalistes vendredi dernier (29 janvier), ont déclaré des représentants de l’UE à EURACTIV.

    La frontière avec l’Irlande du Nord en cause

    Les erreurs commises lors de l’adoption du nouvel instrument visant à limiter l’exportation des vaccins en dehors de l’Europe ont mis en évidence le processus décisionnel centralisé « imparfait » introduit sous la direction de la Commission européenne d’Ursula von der Leyen, ont-ils fait savoir.

    La consultation bâclée comprenait des dispositions sur la clause controversée, désormais supprimée, qui aurait permis de rétablir les contrôles aux frontières intérieures de l’île d’Irlande.

    L’équipe de la présidente de la Commission était responsable de l’inclusion de dernière minute de l’article 16 du protocole sur l’Irlande du Nord, ont indiqué les sources européennes qui se sont adressées à EURACTIV de façon anonyme en raison du caractère sensible de la question.

    EURACTIV, notre partenaire, s’est entretenu avec plusieurs fonctionnaires européens qui ont fait la lumière sur les étapes ayant conduit à la volte-face de la Commission vendredi soir (29 janvier).

    « Il y a beaucoup d’agitation au sein de la Commission, parce que ce n’est pas la bonne façon de prendre des décisions »

    Deux fonctionnaires sous le couvert de l’anonymat

    Une peur de manquer de vaccins

    L’exécutif européen a été contraint de modifier son mécanisme d’autorisation d’exportation adopté quelques heures auparavant, car il a invoqué l’article 16 du protocole sur l’Irlande du Nord, une clause aux conséquences politiques considérables.

    Le mécanisme d’autorisation d’exportation a été conçu à la hâte par la Commission au cours de la semaine dernière pour contrôler les exportations de vaccins en dehors du territoire de l’UE. Il a été adopté après l’annonce d’AstraZeneca selon laquelle la société pharmaceutique n’enverrait qu’un quart des doses initialement prévues (environ 31 millions).

    La décision d’invoquer l’article 16 visait à éviter les lacunes du mécanisme en contrôlant le flux de vaccins entre l’Irlande et l’Irlande du Nord.

    Cet article est une « clause de dernier recours » qui permet à l’UE ou au Royaume-Uni de suspendre certaines parties du protocole sur l’Irlande du Nord, joint à l’accord sur le Brexit précisément pour garantir la libre circulation des marchandises sans contrôle.

    Mais, le recours à l’article 16 aurait mis en péril la paix et la sécurité dans l’île, que l’UE et le Royaume-Uni se sont efforcés de préserver lors des négociations sur le retrait du Royaume-Uni.

    L’inclusion de cet article n’est cependant pas venue de la direction générale du Commerce, responsable de la proposition de mécanisme et dirigée par Sabine Weyand, l’adjointe du négociateur en chef de l’UE pour le Brexit Michel Barnier.

    En réalité, la référence à l’article 16 était un « ajout de toute dernière minute » de l’équipe d’Ursula von der Leyen.

    Le projet final, y compris l’article 16, est arrivé si tard que les commissaires européens et leurs cabinets ne l’ont même pas reçu lorsque l’exécutif européen a envoyé une alerte aux journalistes à 15h07 vendredi, repoussant « d’au moins 15 minutes » une conférence de presse avec les commissaires chargés de la proposition, Valdis Dombrovskis (commerce) et Stella Kyriakides (santé).

    30 minutes

    Le projet final a été envoyé par courrier électronique aux chefs de cabinet des commissaires européens à 15h21, moins de 30 minutes avant le début de la conférence de presse.

    Dans ce courriel, ceux-ci ont été invités à vérifier rapidement la proposition avant de lancer une procédure écrite d’approbation. Ladite procédure a duré sept minutes, a expliqué une source proche du dossier.

    Plusieurs fonctionnaires ont souligné le manque de temps accordé aux chefs de cabinet pour lire la proposition controversée. Certains d’entre eux lisaient le texte alors qu’il était présenté dans la salle de presse.

    « Tout s’est passé très, très vite ».

    fonctionnaire sous couvert de l’anonymat

    S’adressant aux journaux européens en début de semaine, Mme von der Leyen a justifié cette décision par la nécessité d’agir rapidement. Près de 900 décisions utilisant les procédures d’urgence ont dû être prises au cours des derniers mois pour répondre aux retombées de la pandémie, a-t-elle avancé.

    Cependant, les personnes interrogées dans le cadre de cet article ont fait valoir que des étapes importantes de la procédure ont été contournées dans ce cas – en particulier celles signalant l’ajout de l’article 16, qui ne figurait pas dans les versions précédentes diffusées vendredi matin.

  • La guerre des puces aura-t-elle lieu ?

    La guerre des puces aura-t-elle lieu ?

    Les microprocesseurs ont été inventés en 1958, en pleine guerre froide, avec comme premier usage, le guidage des missiles nucléaires. 70 ans plus tard, ils ont envahi notre quotidien. En 2020, 1 000 milliards de puces sont fabriquées par an, soit 130 pour chaque personne sur la planète. Des ordinateurs aux smartphones en passant par les voitures, l’électroménagers, l’agriculture ou la maison, ils sont partout. Une voiture électrique peut en posséder plus de 3 000. Tesla exige des microprocesseurs de nouvelle génération afin de piloter l’ensemble des fonctions de ses voitures. La crise de la Covid-19 a conforté la place de l’informatique et des techniques de l’information et des communications. 

    Quel aurait été le recul du PIB sans le télétravail, sans le e-commerce, sans les mails, sans les visio-conférences ? Les achats d’ordinateurs ont progressé fortement depuis le mois de mars afin d’équiper les élèves privés d’école et les salariés travaillant de chez eux.

    Pénurie de microprocesseurs 

    Cet accroissement des achats de produits informatiques a entraîné une pénurie au niveau des microprocesseurs. L’offre ne suit plus la demande qui dépasse le seul secteur des ordinateurs. Ainsi, au milieu du mois de janvier, Honda a été contraint de fermer son usine de construction d’automobiles de Swindon, une ville du sud de l’Angleterre, car elle n’était plus approvisionnée en microprocesseurs. D’autres constructeurs, comme Volkswagen, ont annoncé un ralentissement de leur production pour la même raison. Ce constructeur a annoncé qu’il fabriquera 100 000 véhicules de moins que prévu au premier trimestre. Les voitures sont de plus en plus des ordinateurs montés sur des roues. L’informatique assure des fonctions de gestion du moteur, de contrôle, de sécurité ainsi que des fonctions de guidage. Avec les véhicules hybrides ou électriques, la place dévolue à l’informatique est encore plus importante afin de gérer l’énergie. 

    Dans ce contexte de forte demande, le secteur connaît une importante restructuration liée à l’arrivée de nouveaux acteurs et aux coûts croissants de la recherche. Ce contexte contribue à la progression rapide de la capitalisation boursière des entreprises de semiconducteurs qui a été multipliée par quatre en cinq ans. Les fabricants traditionnels de puces que sont AMD, Nvidia ou Intel doivent faire face à la concurrence des géants du Web que sont Amazon ou Google.

    Les géants du Web veulent devenir producteurs 

    Importants consommateurs de puces, ces derniers entendent devenir des producteurs. De nombreuses startups, désireuses de capitaliser sur l’envolée de la demande pour du matériel adapté aux besoins de l’intelligence artificielle, du réseautage ou d’autres applications spécialisées, souhaitent également prendre des parts de marché. La restructuration de l’offre est également liée aux coûts croissants de conception des microprocesseurs. 

    La loi de Moore en vertu de laquelle le nombre de composants pouvant être mis dans une puce de silicium double tous les deux ans commence à s’éroder. Le délai est passé à trois ans au prix d’efforts croissants. En 2000, une usine de fabrication de microprocesseurs de pointe coûtait un milliard de dollars. La dernière usine de Tsmc, achevée en 2020, dans le sud de Taiwan, a coûté 19,5 milliards de dollars. 

    Trois entreprises seulement, bientôt deux.

    Seules trois entreprises dans le monde sont désormais capables de fabriquer des processeurs avancés : l’entreprise américaine Intel, l’entreprise taiwanaise Tsmc et l’entreprise coréenne Samsung. 

    La Semiconductor Industry Association, un organisme professionnel américain, estime que 80 % de la capacité mondiale de fabrication de puces réside désormais en Asie. Ce groupe des trois pourrait à terme ne comporter que deux membres. Les responsables d’Intel ont avoué au début de l’année 2021 qu’ils n’étaient plus en état de soutenir la concurrence avec les firmes asiatiques. Ils auraient accepté de sous-traiter une partie de leur production à Tsmc. 

    Apple a définitivement abandonné en 2020 les puces Intel pour se fournir auprès de Tsmc. Amazon et Google sont également en train de suivre Apple. Seul Microsoft résiste en recourant à des microprocesseurs qui lui sont spécifiques.

    Priorités stratégiques 

    La Chine a placé la production de puces de pointe parmi ses priorités stratégiques. Les sanctions commerciales américaines ont encouragé les dirigeants chinois à prendre des mesures afin de rendre le secteur informatique complètement indépendant d’ici 2025. Plus de 100 milliards de dollars devraient être alloués à ce projet. L’embargo américain sur les technologies de pointe qui visent Huawei et 60 entreprises chinoises a conduit les autorités chinoises à accélérer leur plan. L’embargo a contraint Tsmc à réduire de près des trois quarts ses ventes en Chine afin de ne pas tomber sous le coup de la loi d’extraterritorialité américaine. 

    La restructuration s’accompagne d’une recomposition du marché avec des opérations de fusion/acquisition. Une des plus importantes opérations en cours concerne Nvidia, producteur américain de puces pour les jeux et l’intelligence artificielle, met en émoi tout à la fois le Royaume-Uni, l’Union européenne, la Chine et les États-Unis. Cette société a annoncé son intention de racheter Arm, une société britannique qui élabore les architectures informatiques d’un grand nombre de smartphones, pour 40 milliards de dollars. Ce projet a provoqué de nombreuses réactions en raison de ses conséquences sur l’ensemble du secteur d’activité. L’autorité de la concurrence britannique s’est saisie du dossier. Les autorités britanniques s’inquiètent de la perte de souveraineté dans un domaine jugé stratégique en matière de défense. Arm est la dernière entreprise de technologie anglaise et une des rares européennes qui jouit d’une position dominante dans le secteur des microprocesseurs pour appareils mobiles. 

    Plusieurs entreprises américaines concurrentes de Nvidia comme Intel et Qualcomm souhaitent l’arrêt de la fusion. Apple a également alerté sur les dangers de la disparition de Arm. Le régulateur américain de la concurrence a été également saisi tout comme la Commission européenne. Par ailleurs, Nvidia soit également obtenir l’accord des autorités chinoises car Arm possède 49 % d’Arm China, une coentreprise locale dont le deuxième actionnaire est un fonds privé lié au gouvernement chinois. Les administrations américaines comme celle de Pékin pourraient bloquer l’opération au nom de la défense de leurs intérêts stratégiques. 

    Un autre rachat défraie la chronique, celui d’Amd, qui fabrique des plans pour des microprocesseurs à usage général, avec Xilinx, un fabricant de puces reprogrammables, pour un montant de 35 milliards de dollars. Le Coréen Samsung a, de son côté, décidé d’investir plus de 100 milliards de dollars sur dix ans dans son activité de microprocesseurs.

    Dépendance vis-à-vis de l’Asie. 

    La guerre des puces souligne le retrait de l’Occident sur un des secteurs clefs de l’économie. Sa dépendance à l’Asie est devenue très forte. Elle est dangereuse car la Chine populaire revendique de plus en plus fermement le retour de Taïwan, et la Corée du Nord ayant toujours des ambitions d’annexion de la Corée du Sud. De fait, un cinquième de toute la fabrication de puces, et peut-être la moitié de la capacité de pointe, se fait à Taiwan. 

    Les États-Unis, en réaction, renforcent leur lien avec l’entreprise de Taïwan, Tsmc, qui a installé une usine en Arizona. Samsung a bénéficié d’aides publiques afin d’agrandir celle du Texas. L’Union européenne, totalement dépendante en matière de microprocesseurs, a également engagé, en décembre, un programme visant à sécuriser ses approvisionnements et à investir une dizaine de milliards d’euros afin de créer des usines de pointe d’ici le milieu de la décennie.

  • Ségolène Royal, future sénatrice des expatriés ?

    Ségolène Royal, future sénatrice des expatriés ?

    Ce lundi premier février, Claudine Lepage, sénatrice des Français de l’étranger, Olivier Faure, président du Parti socialiste français, étaient réunis à Paris avec des acteurs de la communauté des expatriés.

    Le sujet de leur réunion ? La candidature surprise de Ségolène Royal, ancienne candidate à la présidentielle en 2007, ancienne ministre socialiste, ancienne ambassadrice pour les pôles, au poste de sénatrice des Français hors de France. L’élection, déjà reportée une fois, est prévue en octobre 2021.

    Une liste citoyenne !

    A côté de la liste socialiste qui sera menée soit par Cécilia Gondard, la présidente de la commission fiscalité à l’Assemblée des Français de l’étranger et en charge de la fédération socialiste des Français hors de France ou par Laure Pallez, élue aux USA, et expatriée avant en Chine et en Europe, il y aura donc une liste citoyenne conduite par Ségolène Royal. Elle a décidé de ne pas solliciter l’investiture socialiste car pour elle, et comme pour beaucoup, la situation des expatriés transcende les clivages droite/gauche.

    Du coté des instances socialistes, Claudine Lepage, actuelle sénatrice PS des Français hors de France, qui ne se représente pas, plaide, elle, pour le maintien de l’unité et le suivi des procédures d’investiture internes au parti.

    Car si la liste menée par Ségolène Royal est citoyenne, elle est bien ancrée à gauche ! Mehdi Benlahcen, le président du groupe Solidarité et Ecologie (regroupant de nombreux élus socialistes mais aussi écologistes et divers gauche) à l’Assemblée des Français de l’étranger, élu au Portugal, sera le numéro 2 de l’équipe qui sollicitera le vote des conseillers consulaires renouvelés le 30 Mai 2021.

    L’enjeu des élections consulaires

    De fait, la participation de Mehdi Benlahcen devrait apporter le soutien du réseau des associations Français du Monde à ce mouvement. Le choix de suivre ou non l’élu de terrain est dans les mains du Conseil d’administration de la fédération des ADFE. L’ancienne ministre qui pense à cette élection depuis l’été 2020 a su choisir ses alliés.

    Mehdi Benlahcen

    Fort de plus de 20 antennes associatives sur la planète, le réseau Français du Monde, que Mehdi Benlahcen dirige aussi, soutenait jusqu’à présent les candidatures socialistes aux élections des Français hors de France. Le défi pour ce nouveau duo, mené par Ségolène Royal, sera de convaincre les candidats locaux d’adhérer à leur projet.

    La démocratie participative au coeur du projet

    En 2007, la notion de démocratie participative, était sûrement en avance sur son temps. Aujourd’hui elle fait partie de notre quotidien avec les réseaux sociaux, les plate-formes, etc. Ségolène Royal en fera la fil rouge de sa candidature.

    Avec les futurs élus qui la soutiendront, elle désire créer tout un panel d’outils afin de fluidifier la remontée d’informations. Problèmes d’accès à l’éducation française, consignes admistratives peu ou mal transmises par les consulats, meilleure gouvernance des acteurs du réseau culturel français, fiscalité, circulation à destination de la France, Ségolène Royal est déjà bien informée des problèmes rencontrés par les expatriés.

    « Le désengagement de l’Etat de l’éducation et du réseau culturel à l’étranger est dramatique »

    Ségolène Royal le 2 février 2021 au site Lesfrancais.press

    Mais elle veut tout connaitre des problématiques de ses compatriotes à l’étranger. Au delà de la période électorale, elle désire pérenniser des moyens de communications faciles et rapides entre les élus et la communauté des Français hors de France.

    Ségolène Royal, chez les expatriés ?

    Les mauvaises langues diront qu’elle a besoin d’une plate-forme pour connaitre les expatriés à défaut de les avoir rencontrés. Et pourtant, comme elle nous l’a indiqué, ce jour par téléphone, cette ambition ce sont les Français de l’étranger qui lui ont soufflée.

    Arpentant les pays dans le cadre de sa mission pour la Cop 21 (qui donna l’accord pour le climat de Paris), elle rencontra de nombreuses communautés d’expatriés à travers le monde. Et ce sont ces derniers qui l’ont sollicitée. Pourquoi ? Car sa personnalité et son parcours, permettront, peut-être, enfin, aux 3 millions d’expatriés à travers le monde d’être entendus. Et n’oublions pas que Ségolène Royal est née à Dakar.

    Première étape pour ce mouvement qui peut sauver la gauche de la Berezina annoncée : les élections consulaires, si elles sont maintenues, le 30 mai 2021.

  • Sur le chemin des expats avec Marc Villard

    Sur le chemin des expats avec Marc Villard

    Avec Jeremy Michel, notre correspondant en Belgique, lesfrancais.press lance une nouvelle série de podcasts vidéos et audio dédiée aux parcours d’expatriés dans le monde. Notre premier invité est Marc Villard, le président de l’Assemblée des Français de l’étranger.

    L’expatriation au coeur de sa vie

    Conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger pour la circonscription « Asie et Océanie », Marc Villard est élu dans son pays de résidence actuel le Vietnam. il est aussi Conseiller du commerce extérieur de la France au Vietnam. A Hô Chi Minh-Ville, il dirige l’entreprise Thuy Duong, une société d’import et de distribution de produits cosmétiques européens.

    L’AFE, une mission pour tous

    Dans ce podcast, Jeremy Michel, revient sur les missions de l’Assemblée de l’étranger. En une petite série de questions, Marc Villard nous fait découvrir l’institution.

    Un engagement à gauche

    Elu sur une liste du Parti socialiste, Marc Villard avait rejoint le Président d’Emmanuel Macron en 2017 comme nombre de conseillers consulaires. Aujourd’hui, dans notre podcast, il annonce se reconnecter à ses racines, définitivement, à gauche.

    De nouvelles ambitions ?

    Fort de son parcours, riche de son expérience des rouages parisiens et consulaire, Marc Villard dévoile son projet pour représenter tous les Français du monde au sein de nos institutions nationales….

    Regardez le podcast vidéo

    Ecoutez le podcast audio

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  • Guide de survie pour « bien » enseigner à distance !

    Guide de survie pour « bien » enseigner à distance !

    Accompagner l’étudiant ou l’écolier dans ses apprentissages compte plus que transmettre le savoir !

    Nicolas Roland, intervenant en sciences de l’éducation à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) est l’auteur d’un « Guide de survie pour enseigner à distance dans un cas de force majeure” pour être « présent » derrière un écran.

    TV5MONDE a interviewé l’universitaire basé en Belgique ce lundi 1 février 2021. Un guide qui serait bien utile aux professeurs du réseau français à l’étranger.

  • L’UE annonce des livraisons de vaccins supplémentaires

    L’UE annonce des livraisons de vaccins supplémentaires

    L’Union européenne, critiquée de toutes parts pour la lenteur des vaccinations contre le Covid, a annoncé dimanche soir qu’elle recevrait au premier trimestre 30% de doses en plus d’AstraZeneca, mais prévenu que les mois de février et mars resteraient « difficiles ».

    Au total, le laboratoire anglo-suédois « va fournir 9 millions de doses supplémentaires par rapport à ce qui était offert la semaine dernière, soit 40 millions au total », a écrit la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sur Twitter.

    Elle a précisé sur la chaîne de télévision allemande ZDF que cet accord avait été conclu suite à un entretien dans la journée avec le PDG du groupe pharmaceutique, Pascal Soriot, et avec les responsables d’autres groupes avec lesquels l’UE a conclu des contrats de livraison de vaccins.

    Dans le même temps, l’entreprise, qui subit depuis plusieurs jours les foudres des dirigeants européens en raison d’importants retards de production, « commencera les livraisons une semaine plus tôt que prévu » et « étendra également sa capacité de fabrication en Europe », a ajouté Mme von der Leyen.

    Les livraisons commenceront « à priori, la deuxième semaine de février », a précisé une source européenne.

    Malgré tout, la présidente de la Commission a reconnu que les mois de février et mars resteraient « une phase difficile » pour ce qui est de l’approvisionnement en vaccins et admis que l’UE affichait actuellement un bilan de vaccination inférieur à celui de la Grande-Bretagne notamment.

    Au deuxième trimestre le vaccin du laboratoire Johnson & Johnson sera mis sur le marché « et les fabricants auront résolu leur difficultés de départ, ce qui fait que nous pourrons attendre davantage de vaccins », a assuré Mme von der Leyen.

    Objectif 70% des adultes

    En dépit des problèmes actuels, la dirigeante a également maintenu sur la chaîne allemande ZDF l’objectif de l’UE de vacciner 70% des adultes d’ici « la fin de l’été ». Le 19 janvier, l’UE s’était également donné pour objectif de vacciner 80% des professionnels de la santé et des plus de 80 ans d’ici mars.

    AstraZeneca, dont le vaccin a été autorisé vendredi sur le marché européen, avait annoncé une réduction de trois-quarts des livraisons promises à l’UE au premier trimestre.

    AstraZeneca avait argué d’une « baisse de rendement » sur un site de fabrication européen pour expliquer ses retards de livraisons à l’UE. Une explication jugée « insatisfaisante » par la Commission, qui a réclamé une inspection du site industriel belge concerné, géré par un sous-traitant du groupe, intervenue jeudi dernier.

    Dans un entretien à certains médias, le PDG d’AstraZeneca, le Français Pascal Soriot, avait cependant assuré devoir réserver aux Britanniques la production des usines au Royaume-Uni.

    Un argument fermement contesté par Bruxelles: le recours aux usines britanniques pour approvisionner l’UE « n’est pas une option, c’est une obligation contractuelle », avait insisté un responsable européen. Berlin a menacé dimanche d’action en justice les laboratoires ne « respectant pas leurs obligations » de livraison de vaccins à l’UE.

    AstraZeneca a signé en août un contrat avec Bruxelles pour une précommande de 400 millions de doses au total, qui a été publié par la Commission, mais amputé de nombreux passages jugés « confidentiels ».

    L’entreprise « s’est engagée à faire tous les efforts raisonnables en vue de mettre sur pied des capacités pour produire 300 millions de doses du vaccin, sans en tirer de bénéfices ni essuyer de pertes », indique le texte, mentionnant l’option pour l’UE de commander 100 millions de doses supplémentaires.

  • Recherche «travail» désespérément

    Recherche «travail» désespérément

    Depuis le début de la crise sanitaire, les gouvernements se débattent au sein d’un triangle de l’impossible dont les coins sont constitués de la santé, de l’économie et du bien-être de la population. Toute décision influe sur l’un ou l’autre de ces angles. 

    Priorité à la Santé

    La priorité donnée à la santé a ainsi abouti à une chute vertigineuse du PIB. Pour éviter une désagrégation de la société, les autorités ont été amenées à ouvrir en grand le robinet des dépenses publiques. Grâce à cet effort sans précédent, les pertes de revenus ont été faibles, en moyenne, au regard de la crise supportée. En périodes troublées, les revendications fleurissent. La distribution rapide et automatique d’argent, le fameux «helicopter money», étant devenue la norme, toute catégorie sociale et toute génération souhaite en profiter. Dans ce contexte, le revenu voire le capital universel a un nombre croissant d’adeptes surtout quand l’objectif est de venir en aide aux jeunes qui craignent d’être sacrifiés sur l’autel de la préservation de la santé de leurs ainés. 

    Cette alimentation sans limite de la société en liquidités donne l’illusion de l’affranchissement possible du travail. Celui-ci est, bien souvent, vécu en France comme un labeur, c’est-à-dire comme une peine quand ce mot désigne aussi l’effort. Il est ressenti comme une exploitation, d’une subordination, quand la retraite renvoie à une libération, d’où la sacralisation de cette dernière en acquis social. Les thèses de la fin du travail ont toujours trouvé quelques échos en France, certes pour dénoncer les conséquences négatives de la robotisation ou de la mondialisation, mais aussi pour souligner que le monde de demain pourra être libéré de cette contrainte.

    Un déficit de travail 

    Aussi étrange que cela puisse paraître, la France souffre avant tout d’un déficit de travail qui est amené à s’accroître dans les prochaines années notamment avec le départ à la retraite des baby-boomers. Chaque année, 800 000 actifs liquident leurs droits à la retraite, contre 300 000 dans les années 1980. La France manque d’ingénieurs pour entretenir et construire ses centrales électriques. Elle manque d’informaticiens et de chercheurs pour modéliser le vaccin contre la covid-19. Elle manque de médecins, d’infirmiers, d’aides-soignants pour s’occuper des malades et des personnes dépendantes dont le nombre doublera d’ici le milieu du siècle. Elle manque de bras dans les secteurs de la construction et de l’agriculture. Pour cueillir les clémentines, cet hiver, en Corse, les exploitants ont fait appel en toute urgence à des saisonniers marocains pour éviter qu’elles ne pourrissent sur les arbres. Avant la crise, il manquait de cuisiniers, de serveurs et de personnels dans les hôtels. 

    La question centrale est la rentabilisation du travail et sa rémunération. En France, de nombreux emplois sont peu ou mal payés, obligeant les pouvoirs publics à les subventionner à travers des exonérations de charges, des aides ou des prestations sociales qui représentent plus du tiers du PIB. Les usines à gaz ainsi mises en place aboutissent à la dépréciation du travail, contrairement à l’objectif recherché. L’arrêt de cette machine infernale passe par le traitement de la dépendance aux aides de toute nature dont bénéficient les entreprises et les ménages. Il suppose évidemment une revalorisation du travail et de la formation.

  • Extension progressive de l’isolement pour les expatriés

    Extension progressive de l’isolement pour les expatriés

    Pour lutter contre l’épidémie, les gouvernements, partout ou presque, ont demandé à la population de s’isoler et ferment les frontières. Quitte à provoquer un isolement des expatriés ?

    Au bout d’un an, la lassitude gagne. En Belgique, au Royaume-Uni, on ferme. Aux Pays-Bas, on manifeste. A Madrid, à Rome, on entrouvre, presque à regret. 

    Du virus au supplice chinois

    Et en France ? Confinera, confinera pas ? Le suspense a duré quinze jours. Virus ou supplice chinois ? In extremis, Castex a reculé les murs, le confinement a été repoussé. Pour l’instant ! Les interdits et les contrôles sont renforcés. La France s’isole. L’exaspération gagne, les dépressions aussi, à cause de l’isolement, des blocages, du manque d’information, des angoisses que cela génère. 

    Pour les Français de l’étranger, l’éloignement familial multiplie les incertitudes et les impasses. Quand partir ? Peut-on revenir ? Les compagnies aériennes annuleront-elles les vols ? Rembourseront-elles les annulations ? Quand ? Et les tests ? Où ? Combien ? 

    Le droit de chaque Français à regagner son pays 

    Le nouveau décret sur les restrictions quant aux voyages a été publié samedi à 23.45. Il est entré en vigueur à minuit. (Voir les articles de Fabien Ferasson de Quental et de la rédaction sur « Le verrouillage des frontières françaises » et « Voyager en France à partir de l’UE »). Inutile de dire que les sites d’information des Consulats et Ambassades ne sont pas à jour. Ni en Belgique (où le gouvernement belge multiplie les interdictions), ni au Royaume-Uni (avec le Brexit en prime) ni en Espagne, au Portugal, au Brésil, en Indonésie (les pays cités le sont en fonction de témoignages reçus, mais je suppose que c’est la même situation, partout ailleurs), les expatriés n’obtiennent de réponses claires. Des élus consulaires se mobilisent, des avocats se concertent, les familles s’agitent, s’entraident. Le droit des Français à rentrer en France ne parait plus garanti. Il semble que ce droit est soumis à conditions.

    Une réunion ministérielle hors sol 

    Cette semaine pourtant, trois ministres se penchaient sur l’enseignement à l’étranger. Rassurants, ils n’ont pas fait transparaitre l’inquiétude qu’ils pourraient légitimement avoir sur la situation financière de certains établissements, sur l’avenir des Alliances françaises, ou sur les effets malencontreux des suppressions de postes. On pouvait espérer que ces ministres, sensibles aux effets immédiats des annonces du Premier ministre, étaient concentrés sur la situation des Français de l’étranger. Non, pas un mot. Comme si de rien n’était. Pas même en « off ». En tout cas rien n’a filtré. Et rien n’a suivi. Comme si les annonces du Premier ministre n’avaient pas de conséquences. Ce premier Conseil d’orientation interministériel de l’enseignement français à l’étranger avait l’air d’être un peu hors sol, avec le charme que pouvait avoir l’orchestre du Titanic. On y a beaucoup parlé de l’enseignement de la langue arabe, on aurait pu y ajouter celui du Berbère.

    Pour se consoler, il faut prendre de la hauteur, ce qui distraira -ou inquiétera- le lecteur coincé en quarantaine ou à une escale. L’isolement ne frappe pas qu’à l’étranger. Peut être frappe-t-il moins les Français de l’étranger que les Français de France. Car l’expatriation renforce souvent les liens de solidarité. Ils sont plus que jamais necessaires. 

    Un problème de santé publique 

    En France, l’isolement est devenu un « problème de santé publique ». En 2020, sept millions de Français seraient en situation d’isolement, soit 14% des Français âgés de 15 ans et plus, selon une étude du Credoc. Trois millions de plus qu’il y a dix ans. 

    Avec le confinement, le couvre feu, les restrictions multiples, l’isolement devient la règle. Paradoxalement, ceux qui étaient déjà isolés, selon certains psychiatres, souffrent moins : l’habitude. Il n’empêche : les dépressions, troubles psychologiques divers, fatigues, provoquent des maladies durables et sont en augmentation, ce qui inquiète autant les médecins que la covid.

    Une épidémie de dépressions 

    Il y a une épidémie de dépressions et de troubles psychiques. Les personnes âgées sont les plus affectées, les jeunes sont désormais atteints. Le chômage partiel, la réduction du nombre d’heures de travail, la baisse des revenus, la peur de l’autre comme porteur éventuel du virus, accentuent l’isolement, qui concerne autant les hommes que les femmes et augmente dans toutes les catégories sociales.

    Que les Français de l’étranger abandonnés à leur sort se rassurent donc : ils ne doivent pas se sentir isolés de la France, ce sont les Français de l’intérieur, hélas, qui s’isolent. C’est pourquoi il faut être solidaire avec eux et s’en remettre moins aux Consulats qu’au système D. 

    Et plus que jamais se barder d’optimisme. Le vaccin contre l’isolement : le rompre ! Trouver des failles, ici et là, et l’occasion d’en rire.

    Laurent Dominati 

    Laurent Dominati 

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

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