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  • Premier conseil d’orientation pour l’Education à l’étranger

    Premier conseil d’orientation pour l’Education à l’étranger

    Comme prévu par le plan de développement de l’Education à l’étranger adopté en octobre 2019, un conseil d’orientation réunissant M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, de la jeunesse et des sports, et M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargé des Français de l’étranger, s’est tenu ce vendredi 29 janvier 2021.

    Une première étape ?

    15 mois après son adoption, les ministres concernés se sont emparés du dispositif de pilotage stratégique du réseau français à l’étranger. Il était temps !

    Après une année 2019/2020 marquée par la Covid, les tensions avec les parents d’élèves, une chute des inscriptions, une explosion des coûts pour les familles, le gouvernement se penche enfin sur l’Education à l’étranger.

    Cette première rencontre a surtout permis de faire le bilan des deux années écoulées. Espérons que cela soit une première étape avant une mise en chantier des réformes indispensables à la survie du réseau.

    Un plan de soutien massif

    Pour répondre à la pandémie, le Parlement avec l’exécutif ont mis en place un fonds de soutien d’urgence à destination des expatriés doté d’un budget de 220 millions d’euros. Cette enveloppe est, en faite pour plus de la moitié, réservée aux établissements sous contrat via des avances de trésorerie, qu’il faudra donc rembourser (Les parents seront appelés à participer à moyen terme).

    Cette aide a pour objectif de palier aux défauts de paiement des parents impactés par la crise, mais aussi de permettre un meilleur équipement numérique des établissements et des professeurs.

    Mais ou est donc passé cette aide ? Car si les ministres se sont félicités de leurs actions, ils nient la réalité de terrain ! De Lisbonne à Bruxelles, en passant par Los Angeles ou Tanger, le corps professoral comme les parents d’élèves se plaignent du niveau pédagogique lors des cours en distanciel.

    Professeurs mal équipés et pas ou peu formés, élèves qui coupent caméra et micro lors des cours, les écueils qui plombent la scolarité des jeunes expatriés sont encore très ou trop nombreux.

    Des écoles pour les non-Français !

    Mais est ce vraiment la préoccupation du gouvernement français ? Pas si sur, quand les ministres se gargarisent que sur les 370 000 élèves 67% n’aient pas la nationalité française.

    Il est vrai, qu’on peut être fier du succès de notre mode d’éducation auprès des élites étrangères, mais ce chiffre ne doit pas faire oublier que plus de la moitié des enfants de Français de l’étranger n’ont pas accès à l’ Education française. La raison ? Le cout qui est prohibitif ! A Bruxelles, il faut payer 7000 euros pour un petit en maternelle, à Hong-Kong, les parents doivent déposer 10 000 euros de caution à l’entrée dans l’établissement qui ne seront récupérés qu’au départ de l’élève, etc..

    Ce sujet n’a pas été abordé lors de cette première réunion de pilotage mais celui de la formation des professeurs, lui, l’a été.

    Un certificat d’aptitude à l’enseignement français à l’étranger

    C’est la principale information qui aura été communiquée à l’issu du Conseil d’orientation, la création d’un certificat d’aptitude à l’enseignement français à l’étranger. Ce nouveau diplôme viendra compléter la formation initiale des professeurs.

    Une phase de test a été lancée sur 8 académies en France et une centaine de professeurs ou aspirants. Le ministère de l’Education nationale comme celui des Affaires étrangères espèrent, ainsi, créer un vivier de candidats à l’enseignement à l’étranger.

    Mais faut il qu’il y ait des postes d’ouverts ? En effet, la diminution du budget de l’opérateur en charge de la gestion des établissements, l’AEFE, entraîne depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron le transfert des postes de professeurs du cadre français vers des contrats locaux. Mehdi Benlahcen, président du groupe de Solidarité et Ecologie (PS) à l’Assemblée des Français de l’étranger, élu consulaire au Portugal et professeur au Lycée de Lisbonne, s’en insurgeait, la semaine dernière sur Facebook.

    La masse salariale des contrats locaux «  représente aujourd’hui 72% des charges de l’établissement (Lisbonne) contre 57% en 2017.« 

    Mehdi Benlahcen sur Facebook le 30 janvier 2020

    Jean-Yves Le Drian, Jean-Michel Blanquer et Jean-Baptiste Lemoyne, eux, ne s’en inquiètent pas. Au contraire, ils ont rappelé l’objectif du Président de la République qui était de doubler les effectifs d’ici la fin de son mandat. On en est loin… Et si la solution, la plus simple et la plus équitable pour atteindre le but présidentiel, ne serait-t-elle pas de permettre à tous les enfants de nationalité française d’accéder à l’Education nationale ?

  • Canada : 6e Nuit des idées, feutre à la main

    Canada : 6e Nuit des idées, feutre à la main

    Canada : « Proches » au pluriel… Le thème de la 6e Nuit des idées se voulait un pied de nez à la pandémie qui nous jette dans le monde virtuel. L’événement s’est déroulé dans 75 pays.

    Au Canada, la nuit d’improvisation s’est déroulée … feutre à la main !

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Les restrictions de voyage et les couvre-feux ont eu un « effet tsunami » en Espagne

    Les restrictions de voyage et les couvre-feux ont eu un « effet tsunami » en Espagne

    Les retombées de la pandémie de Covid-19 en Espagne ont été dévastatrices pour le marché du travail, puisque près de 623 000 personnes ont perdu leur emploi l’année dernière, selon des données récentes publiées mardi (26 janvier) par l’Institut national espagnol de la statistique (INE).

    Le secteur du tourisme ravagé

    Selon les données de l’enquête sur la main-d’œuvre publiée par l’INE, les restrictions de voyage et les couvre-feux dans tout le pays ont eu un « effet tsunami » sur le marché du travail, touchant en particulier les travailleurs du secteur touristique. Près de neuf emplois sur dix supprimés en Espagne en 2020 appartenaient au secteur des services et du tourisme.

    Le taux de chômage du pays a atteint 16,13 % en 2020, bien que le problème du chômage et en particulier du chômage chez les jeunes ne soit pas nouveau. Certains experts qualifient le taux élevé (historique) de chômage structurel en Espagne comme un « Tasa de Paro Insoportable (TPI) », un « taux de chômage insoutenable ».

    Après la publication des chiffres jeudi 28 janvier, les analystes ont déclaré que 2020 avait été la « pire année » en matière d’emploi en Espagne depuis 2012.

    Un chômage Covid plafonné à 70% du salaire

    L’enquête considère cependant que les 800 000 travailleurs bénéficiant actuellement des régimes de licenciement temporaire (Expedientes de Regulación Temporal de Empleo, ERTE en espagnol), ont un emploi, ce qui signifie qu’ils ne sont pas comptés comme « chômeurs ».

    Dans le cadre des ERTE, l’État espagnol verse aux travailleurs environ 70 % de leur salaire et interdit aux entreprises de les limoger. En cas de fraude ou de licenciement, les entreprises doivent restituer les exonérations de cotisations au système de sécurité sociale et risquent de lourdes sanctions, selon des sources du ministère espagnol du travail.

    Les ERTE devaient expirer le 31 janvier, mais la coalition gouvernementale a lancé plusieurs actions afin de les prolonger jusqu’au 31 mai, le jour où l’état d’alerte espagnol devrait être levé.

    Par ailleurs, le déclin du marché du travail espagnol en 2020 a touché presque exclusivement le secteur privé puisque 125 800 emplois du secteur public ont été créés l’année dernière. Selon les chercheurs, la croissance du secteur public est probablement due à la nécessité de renforcer les services de santé et d’éducation pour lutter contre la pandémie.

    Un article de notre partenaire

    euractiv
    euractiv
  • Le Royaume-Uni, un passager clandestin ?

    Le Royaume-Uni, un passager clandestin ?

    Après l’accord conclu à la fin de décembre 2020, le Royaume-Uni pourra accéder librement au marché unique européen à condition de conserver des normes voisines de celles de l’Union. Il pourra ainsi bénéficier des avantages du marché unique sans subir un certain nombre de contraintes.

    L’accord signé au mois de décembre 2020 permet au Royaume-Uni de conserver l’accès au marché unique européen en ce qui concerne une grande partie des biens. Ce point est important pour le Royaume-Uni qui dépend des autres pays européens pour ses échanges extérieurs. Les exportations à destination des 27 pays de l’Union européenne représentent 50 % des exportations totales et 7 % du PIB britannique. Leur poids est en baisse constante depuis 2002 (respectivement 62% et 9%). 53 % des importations britanniques proviennent de l’Union. Sans accès au marché commun, l’application des tarifs douaniers aurait entraîné une majoration moyenne de 20 % des prix dont les effets auraient été plus concentrés au Royaume-Uni.

    Pas de droit d’entrée 

    L’Union européenne reste le premier marché commercial du monde avec 450 millions d’habitants. Le Royaume-Uni est censé conserver des normes industrielles et sanitaires compatibles avec celles de l’Union. La garantie est relative car elle ne joue que pour les normes en vigueur au moment de la signature de l’accord. Le Royaume-Uni réalise une bonne opération en pouvant entrer dans le marché unique sans s’acquitter de droits d’entrée comme la Norvège, l’Islande ou le Lichtenstein dans le cadre de l’accord Union Européenne/Espace Économique Européen. Le Royaume-Uni pourra même indirectement profiter de la force de négociation commerciale de l’Union. 

    Les accords commerciaux que signera l’Union pourront facilement s’appliquer aux marchandises britanniques par effet d’assimilation. Les Britanniques pourront décider de participer, à la carte, à certains projets européens (spatial, sécurité ou défense par exemple) sans devoir financer des programmes pour lesquels ils n’ont pas d’appétence. En revanche, ils n’auront évidemment pas accès au plan de relance même si indirectement ils pourront en profiter à travers l’augmentation de la demande au sein du marché intérieur. 

    Le Royaume-Uni entend bénéficier du marché unique en se trouvant à sa marge. Son positionnement ressemble à celui du Canada par rapport aux États-Unis ou du Vietnam, de la Malaisie ou de la Thaïlande par rapport à la Chine. Le Royaume-Uni disposera d’une marge relative de liberté sur le plan budgétaire, monétaire et réglementaire. 

    La liberté ne sera pas totale, une dépréciation trop forte de la livre sterling diminuerait le pouvoir d’achat des Britanniques. Le Royaume-Uni détenant un des plus importants déficits commerciaux, doit veiller à ses réserves de changes et maintenir ou plutôt améliorer sa compétitivité. Il espère s’affranchir de certaines règles communautaires en matière de concurrence voire de subventions même si Boris Johnson a pris l’engagement de ne pas contrevenir aux principes communautaires en la matière. 

    La City, une place offshore de l’Europe ?

    Le succès du Brexit suppose que la City reste la City et soit une véritable place offshore de l’Europe. Le manque d’unité au sein des États membres afin de créer un véritable espace financier unifié constitue un atout pour le Royaume-Uni. Face à Londres, les Européens devraient accepter la création d’un pôle financier, ce qui supposerait d’arbitrer entre Francfort, Amsterdam, Paris et Milan. Même si cela ne signifie pas une concentration dans un même lieu de toutes les structures financières, cela suppose, au moins, des avancées au niveau des réglementations et de la fiscalité.

  • Voyager en France à partir de l’Union européenne

    Voyager en France à partir de l’Union européenne

    La France a interdit les voyages entre la France et les pays extérieurs à l’Union européenne. Le décret, publié ce matin, met, aussi, en place de nouvelles mesures restrictives pour les voyages entre l’hexagone et les autres pays européens.

    Depuis ce dimanche 00h, un test PCR négatif est donc obligatoire pour tous les voyageurs européens (hors voyages dits essentiels) arrivant en France. On fait le point.

    Un test PCR de moins de 72h

    Les pays de l’espace européen (soit ceux de l’Union européenne auxquels s’ajoutent Andorre, l’Islande, le Liechtenstein, Monaco, la Norvège, Saint-Marin, le Vatican et la Suisse) restent accessibles mais un test PCR est désormais exigé pour tous, à l’exception des travailleurs transfrontaliers et des chauffeurs routiers. 

    Pas de dérogation pour les voyages essentiels

    Qu’un Français de l’étranger étudie, travaille, se fait soigner, se déplace pour porter assistance à sa famille (conjoint inclus) où qu’il répond à une convocation judiciaire, il ne sera pas exempté de la présentation d’un test PCR.

    Concrètement, cela veut dire que si l’expatrié au sein de l’UE désire se rendreen France, il devra obligatoirement réaliser ce test PCR, à ses frais, 72 heures au maximum avant son passage à la frontière.

    Les frontaliers pourront continuer à circuler

    En effet, alors que la rumeur courait qu’uniquement les travailleurs frontaliers pourront éviter le test PCR, le décret n° 2021-99 du 30 janvier 2021 modifiant les décrets n° 2020-1262 du 16 octobre 2020 et n° 2020-1310 du 29 octobre 2020, ne distingue pas les frontaliers entre eux. Par contre, il définit les citoyens pouvant prétendre « être frontaliers ».

    Concrètement, tous les habitants (Français ou non) dans une zone de 30km (à vol d’oiseau) autour de la frontière pourront continuer à circuler sans restriction et sans avoir à présenter de test PCR. Cette exemption est limitée au voyage inférieur à 24h.

    Et donc de fait, tous ceux qui circulent, même au quotidien, même en étant Français, entre un pays de l’UE et la France mais qui résident à plus de 30km de la frontière, devront réaliser un test toutes les 48h afin de pouvoir continuer à circuler (le temps d’analyse est inclus, en général +/- 24h).

    Dans certains pays, comme en Belgique, le test, hors raison médical, peut atteindre les 150 euros. Le budget peut être rapidement intenable, dépassant les 1000 euros par mois.

    Un isolement de fait

    Les expatriés qui vivent à plus de 30 km de la frontière sont, donc, de fait isolés de leur pays. En cas d’urgence, les Français de l’Union européenne ne peuvent pas rejoindre la France immédiatement. Il leur faudra dans tous les cas procéder à un test après avoir pris un rendez-vous. Enfin, ils seront contraints d’attendre de récupérer le résultat certifié avant de pouvoir envisager de voyager.

    Car en plus des limitations d’accès, les trains, les bus, les avions vers la France, même au départ d’un pays de l’Union Européenne, sont peu fréquents. Pour exemple, des lignes comme Amsterdam – Paris, où un train circulait toutes les 90 minutes, ne proposent plus qu’un ou deux trajets par jour.

    La situation sanitaire vient de redresser les frontières que les européens avaient abattues en 70 ans. Des modes de vie, des liens entre les nations européennes, sont en danger. Cependant, les variants de la Covid-19 sont au coeur des inquiétudes. Comment trouver le bon équilibre ? En tout cas, il ne semble pas encore avoir été trouvé.

  • Verrouillage des frontières françaises : les conséquences hors de l’UE

    Verrouillage des frontières françaises : les conséquences hors de l’UE

    Au JO du 31 janvier 2021, publié le 30 janvier 2021 à 23h45, figure un décret, intitulé décret n° 2021-99 du 30 janvier 2021 modifiant les décrets n° 2020-1262 du 16 octobre 2020 et n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. Ces mesures concernent les expatriés, avec un risque d’isolement.

    Interdiction de rentrer sur le territoire français ?

    « Toute entrée en France et toute sortie de notre territoire à destination ou en provenance d’un pays extérieur à l’Union européenne sera interdite sauf motif impérieux »

    Le Premier ministre Jean Castex

    Concrètement, les personnes franchissant la frontière devront fournir le résultat d’un test PCR négatif datant de moins de 72 heures avant le départ et remplir une attestation expliquant le motif impérieux de ce déplacement. Le document devra être accompagné des justificatifs et pourront faire l’objet d’une vérification.

    Les compagnies de transport seront en charge de l’exécution de cette directive, elles pourront donc refuser l’embarquement. Aux points d’accès terrestres de l’UE, les polices frontalières des autres Etats-membres ont reçu des consignes pour veiller aux contrôles. Ces dispositions s’appliquent à tous même aux expatriés.

    Des motifs impérieux ?

    Pour accéder à la France, il vous faudra donc justifier que vos motivations constituent un motif impérieux au sens du gouvernement français.

    Il existe 3 types de motifs impérieux :
    • d’ordre personnel ou familial
    • de santé
    • professionels

    Vous pouvez retrouvez tous les détails et les pièces justificatives à produire en cliquant sur ce lien « Motifs et documents à fournir » (fin du document téléchargé).

    Des dispositions inédites pour les expatriés

    L’alinéa 4 de l’article 1 du décret indique, donc, que :

    « [s]ont interdits, sauf s’ils sont fondés sur un motif impérieux d’ordre personnel ou familial, un motif de santé relevant de l’urgence ou un motif professionnel ne pouvant être différé, les déplacements de personnes : 
    « 1° Entre le territoire métropolitain et un pays étranger autre que ceux de l’Union européenne, Andorre, l’Islande, le Liechtenstein, Monaco, la Norvège, Saint-Marin, le Saint-Siège ou la Suisse ;
    « 2° Au départ ou à destination des collectivités mentionnées à l’article 72-3 de la Constitution, à l’exception des déplacements entre la Guadeloupe et la Martinique. »

    Cet alinéa permet, comme indiqué plus haut, au ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Veran, d’imposer aux compagnies aériennes le refus d’embarquement pour toute personne DE NATIONALITE FRANCAISE, s’elle ne fournit pas un motif impérieux pour justifier de son retour en France.

    Une restriction inconstitutionnelle ?

    Contrairement aux dispositions de plusieurs décrets publiés depuis juin 2020 qui imposent des obligations de prises de tests PCR préalablement à un embarquement, les dispositions décrites ci-dessus imposent une obligation légale à un ressortissant français limitant de facon « faciale » son retour en France. 

    Ce type de disposition ne relève pas de circonstances factuelles concernant la disponibilité ou le coût de tests PCR dans la juridiction concernée, mais, cette fois, relève du statut juridique du ressortissant lui-même.  En analyse constitutionnelle, ce type de restriction, appelle « restriction faciale » ou « restriction explicite » est bien plus grave qu’une simple restriction circonstancielle liée a un état de fait, comme par exemple la disponibilité de tests PCR.  

    C’est, donc à notre connaissance, la première fois depuis la création de la 5e République qu’une telle limitation est imposée aux ressortissants français désirant se rendre sur ou quitter le territoire national.

    « Les nouvelles décisions gouvernementales drastiques feront très certainement l’objet de nombreux recours judiciaires au Canada comme en France, ce qui est parfaitement normal et permettra de préciser un cadre défini à la fois par l’exécutif et le judiciaire, mais force est de constater que les mesures prises jusqu’à présent n’ont pas été suffisantes pour empêcher la propagation de nouvelles souches virales C’est là le cœur du problème auquel nous sommes confrontés aujourd’hui, avec l’arrivée de nouveaux variants du virus, nous risquons d’effacer le résultat de tous les efforts et privations consenties jusqu’à présent.« 

    Marc Albert Cormier – élu consulaire à Toronto (Canada)

    En effet, le Conseil Constitutionnel, ainsi que le Conseil d’Etat, ont jugé, à de multiples reprises, que le droit à entrer, séjourner, et demeurer en France constitue une liberté fondamentale au sens de la Constitution.  Ainsi, les ressortissants français, contrairement aux étrangers, ont seuls un droit « général et absolu » à entrer, séjourner et demeurer sur le territoire métropolitain. 

    « Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays »).

    Protocole n° 4 à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, article 2. Article 13, paragraphe 2 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

    Un droit au retour inaliénable

    Par conséquent, le droit au retour sur le territoire national de ressortissants français est général et absolu. Il ne peut faire l’objet des mêmes restrictions que la liberté d’aller et venir sur le territoire national

    Cette disposition constitutionnelle ne souffre aucune condition de restriction, par exemple liée à des considérations de sécurité nationale, sanitaire ou de police. Ainsi, en droit français, le droit au retour sur le territoire national de ressortissants français est absolu et ne saurait souffrir une quelconque restriction.

    Aux fins de dissiper tout doute sur le caractère absolu de ce droit fondamental, il convient de rappeler que la France a ratifié, par le décret n° 74-360 du 3 mai 1974 le Protocole n° 4 à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (ci-après « Protocole n° 4 »). En effet, l’article 3 du protocole suscité prévoit que « [n]ul ne peut être privé du droit d’entrer sur le territoire de l’Etat dont il est le ressortissant. » Protocole No 4 à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950, reconnaissant certains droits et libertés autres que ceux figurant déjà dans la Convention et dans le premier Protocole additionnel à cette dernière, 16 septembre 1963, 1496 RTNU 263, art. 3, para. 2 (entrée en vigueur : 2 mai 1968).

    Par conséquent, l’Etat ne peut instaurer AUCUNE restriction au droit de retour sur le territoire national de ces citoyens.  Une fois sur le territoire national, l’Etat peut, à contrario, organiser, par voie législative soumise aux conditions de la loi n° 2020-1379 du 14 novembre 2020 autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire toute restriction proportionnée, par exemple des procédures de quarantaine du fait de la pandémie liée au virus covid-19.

    Ce décret va donc, immanquablement, entrainer de toutes parts des remises des actions auprès des juridictions compétents. Le « feuilleton des frontières » est donc relancé pour quelques semaines. Et pendant ce temps, des familles sont séparées, des entreprises et des projets de vie sont mis en danger, et la Covid-19 circule toujours…

    Un article écrit par Fabien Ferasson de Quental avec l’analyse juridique de Maitre Pierre Ciric (avocat à New-York).

  • Paris – Londres : une histoire de dessert

    Paris – Londres : une histoire de dessert

    L’Ambassade de France au Royaume-Uni et l’Ambassade de la Grande-Bretagne en France ont choisi la création du chef pâtissier Guillaume Godin, du restaurant La Monnaie de Paris – Guy Savoy, comme LE « Paris-Londres » officiel.

    Paris-Londres de Guillaume Godin

    En créant ce dessert, le chef a voulu mettre en valeur l’Histoire qui lie la France et le Royaume-Uni.

    Quand l’emblématique Paris-Brest inspire l’Ambassade de France
    Catherine Colonna

    En novembre dernier, l’Ambassadrice de France au Royaume-Uni, Mme Catherine Colonna, a donné le coup d’envoi d’un concours de pâtisserie sur le thème du Paris-Londres symbolisant « l’Entente Cordiale » entre les deux pays. Des pâtissiers français et britanniques étaient invités à y participer.

    Cette initiative a été inspirée par le célèbre « Paris-Brest ». En effet cette gourmandise en forme de roue de vélo rendait hommage à une course cycliste entre deux villes françaises.

    L’Ambassade de France souhaite symboliser le rapprochement des deux capitales et rappeler la longue histoire que partagent la France et le Royaume-Uni, et qui continue de s’écrire aujourd’hui.

    Un concours franco-britannique

    Après avoir reçu nombre de propositions créatives et originales, les deux Ambassadeurs ont été conquis par les saveurs et l’esthétique visuelle de la création du chef pâtissier Guillaume Godin : une Tatin agrémentée d’une mousse au thé Darjeeling, toutes deux entourées d’une pâte sucrée et décorées d’une chantilly vanille.

    « Guillaume Godin a brillamment réussi à marier les goûts et les cultures franco-britanniques en créant ce véritable pont entre Paris et Londres. Le choix a été difficile, car beaucoup de chefs nous ont envoyé de remarquables créations mais celle-ci symbolise bien notre initiative gourmande, qui est aussi un clin d’œil pour montrer que le Royaume-Uni et la France restent proches et ont beaucoup à faire ensemble. Nous avions le Paris-Brest, longue vie au Paris-Londres, car les joies simples sont plus que jamais indispensables.»

    Catherine Colonna, l’Ambassadrice de France au Royaume-Uni

    Ce dessert deviendra un incontournable à la table de l’Ambassade de France au Royaume-Uni et de l’Ambassade de la Grande-Bretagne en France.  

    « Je félicite le chef pâtissier Guillaume Godin et M. Guy Savoy pour leur dessert franco-britannique, le « Paris-Londres ». Nous avons été conquis par les saveurs de ce dessert incarnant si bien les liens entre nos deux pays, de chaque côté de la Manche. Nous nous réjouissons de nous être associés à cette excellente initiative nous permettant de continuer d’écrire l’histoire franco-britannique, sous un angle à la fois ludique et gastronomique »

    L’Ambassadeur du Royaume-Uni en France, Ed Llewellyn

    Une histoire de thé anglais. 

    C’est donc en 1859 que le dessert prend racine, au coeur de l’Inde. Cet empire-colonie devient un lieu expérimental pour les Britanniques. Ils y inventent leur culture du thé, et y développent la production du Thé « Darjeeling ».

    L’histoire des demoiselles Tatin

    Pour la France, le chef s’est plongé dans le fameux dessert né à Paris en 1926. Née d’un accident, la tarte aux pommes caramélisées, des sœurs Tatin inspire le gâteau proposé au restaurant de La Monnaie.

    Pont Neuf et Tower Bridge

    Guy Savoy a confié quelques mots saluant son chef pâtissier Guillaume Godin qu’il espère réunira dans son dessert, le Pont Neuf et le Tower Bridge. Quelques semaines après le Brexit, le symbole se veut puissant.

    Je « remercie l’Ambassadrice de France au Royaume-Uni, Madame Catherine Colonna, pour cette initiative à laquelle nous avons été ravis de participer. Nous sommes fiers que le « Paris-Londres » de notre chef pâtissier Guillaume Godin ait été choisi pour l’occasion. Derrière ce « Paris-Londres », c’est une association de deux pays et de deux cultures par le biais de saveurs comme le thé Darjeeling ou encore le travail de la pomme, un fruit de saison et commun aux deux pays. Nous voulions nous inspirer des ponts célèbres des deux grandes capitales, Londres et Paris, avec le Pont neuf, tout près de notre Restaurant Guy Savoy à la Monnaie de Paris et le mythique Tower Bridge à Londres ; ce dessert symbolise visuellement et gustativement le lien qui perdure entre nos deux rives.»

    Guy Savoy

    Guy Savoy n’est pas le seul à saluer la performance, la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam, qui a longtemps vécu à Londres, l’a, elle-aussi, félicité sur Twitter.

    Guillaume Godin, « fier de ce dessert »

    Guillaume Godin

    Guillaume Godin, le lauréat de ce concours d’exception, s’est exprimé auprès de note site, lesfrancais.press.

    «  Je suis fier de ce dessert qui montre l’entente autour de la table et de la gastronomie (….à travers le) côté historique de la tarte Tatin et l’incontournable du Tea-time, le thé Darjeeling.»

    Guillaume Godin, chef pâtissier au restaurant La Monnaie – Guy Savoy

    Un concours unique, post Brexit

    Selon l’Ambassade de France, cette opération ne sera pas renouvelée l’année prochaine, mais en cette période de pandémie et post-Brexit, Paris et Londres sont plus que jamais voisins. Les deux capitales sont toujours reliées par le tunnel sous la Manche et désormais par un nouveau chef d’oeuvre de la gastronomie française.

  • l’UE a « complètement échoué » dans la gestion des vaccins contre le Covid-19

    l’UE a « complètement échoué » dans la gestion des vaccins contre le Covid-19

    La cheffe de la Commission européenne Ursula von der Leyen et la commissaire à la Santé Stella Kyriakides ont « complètement échoué » dans la conclusion des contrats de vaccins contre le Covid-19 avec l’industrie pharmaceutique, a déploré le député européen Dimitirs Papadimoulis.

    La commission responsable de l’échec

    « La responsabilité revient à Mme von der Leyen et Mme Kyriakides », a déclaré Dimitirs Papadimoulis, député européen (GUE-NGL) et membre du parti Syriza à la radio grecque 94,3 FM.

    « La Commission a versé des milliards d’euros à certaines multinationales pharmaceutiques qui l’ont tout à fait ignorée, ont rompu leurs engagements et ont refusé de livrer les quantités de vaccins convenues, retardant ainsi le processus de vaccination à travers le bloc », a ajouté M. Papadimoulis.

    Le député a appuyé une proposition récemment présentée par le leader du parti Syriza Alexis Tsipras, selon laquelle l’UE devrait acheter des brevets et non des vaccins, « ou même négocier des concessions sur le plan des droits intellectuels, afin que les vaccins soient produits plus rapidement et par plus de fabricants en Europe et dans le reste du monde ».

    Toujours d’après le politique grec, « les bureaucrates de Bruxelles » ont décliné toute responsabilité et ont fait preuve d’un manque de leadership.

    « Il est inenvisageable que les intérêts d’une poignée de multinationales pharmaceutiques pèsent plus dans la balance que la condition humaineIl s’agit non seulement d’une question sanitaire, mais également d’une question sociétale et économique. Si nous ne parvenons pas à dompter la pandémie, l’économie ne reprendra pas », a-t-il renchéri.

    Il y a peu, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a approuvé une résolution visant à retirer les brevets sur les vaccins des sociétés pharmaceutiques pour garantir une production universelle.

    Un appel faisant écho aux propos du député européen allemand Udo Bullmann (S&D) qui a exhorté la Commission européenne à examiner lesdits brevets afin de simplifier l’accès aux vaccins pour les gouvernements du Sud.

    Techniquement, il y existe deux façons pour l’UE d’agir dans ce sens, a expliqué M. Bullman : soit par l’intermédiaire d’un mécanisme qui contraindrait les fabricants à renoncer à leurs droits de brevet (unanimité requise), soit par le biais d’une licence obligatoire, qui imposerait une cession temporaire des droits de brevet seulement (unanimité non requise).

    Néanmoins, la Commission n’envisage pas ces démarches

    « Les fabricants de vaccins conservent leurs droits intellectuels », a indiqué un représentant européen.

    « Pendant longtemps, les programmes de recherches financés par le secteur public ont permis aux sociétés et universités bénéficiaires de conserver leurs droits intellectuels », a fait savoir le porte-parole. Cependant, ces programmes jouissent déjà d’un « vaste accès » aux données scientifiques, a poursuivi la source proche du dossier.

    Aux yeux de Bruxelles, les fabricants de vaccins, publics ou privés, ne devraient pas en principe renoncer à leurs droits intellectuels. « Nous attendons d’eux qu’ils s’engagent à atteindre l’objectif d’un accès aux diagnostics, aux traitements et aux vaccins universel et bon marché ».

  • Une Française à l’assaut de Waterloo !

    Une Française à l’assaut de Waterloo !

    La Belgique mérite bien son titre de pays du surréalisme. Les Belges sont très fiers d’accueillir le champs de bataille qui a fît tomber l’Empereur des Français Napoléon I. Et pourtant, ils ont décidé de confier les clés du Mémorial à une Française, Catherine Coste.

    Jeremy Michel, notre correspondant au plat pays, nous fait rencontrer, dans le cadre de nos chroniques « Chemin d’expats », Catherine Coste.

    De l’accueil des Français au Mémorial 1815

    Après plusieurs années à la tête de l’Accueil des Françaises de Bruxelles, elle mène une mini-révolution, en ouvrant l’association aux hommes.

    Ensuite, elle participe, auprès de son cousin, à l’appel d’offre pour gérer le mémorial dédié à la bataille de Waterloo. Avec Jeremy, elle nous présente son parcours et la formidable modernisation du Mémorial 1815 qui a été menée ces dernières années.

    Regardez le Podcast

    Découvrir le Mémorial Bataille de Waterloo 1815

  • La fermeture de l’espace aérien français sera-t-il soumis au vote du Parlement ?

    La fermeture de l’espace aérien français sera-t-il soumis au vote du Parlement ?

    Le chef du gouvernement a prévenu, ce jeudi 28 février, qu’un débat et un vote seraient organisés à l’Assemblée et au Sénat la semaine prochaine, si un nouveau confinement était décidé par l’exécutif. La loi pourrait contenir une fermeture de l’espace aérien français pour 15 jours.

    Un confinement soumis au parlement

    Le gouvernement, qui consulte partis et syndicats ces derniers jours, prépare les esprits à des mesures sanitaires plus strictes pour lutter contre le virus et ses variants, dont un possible troisième confinement, après avoir acté que le couvre-feu à 18 h ne suffisait pas face aux variants plus contagieux du virus du Covid-19.

    Ces variants, qui se sont diffusés au Royaume-Uni et en Afrique du Sud et qui représenteraient désormais un dixième des cas en France (2000 par jour), « sont susceptibles d’entraîner une vague épidémique très forte, plus forte encore que les précédentes compte-tenu de (leur) forte contagiosité », a mis en garde le ministre de la Santé, Olivier Véran, lors d’un point presse jeudi après-midi.

    Fermeture de l’espace aérien ?

    De plus en plus d’acteurs politiques demandent, sur le modèle d’Israël, la fermeture de l’espace aérien français. Concrètement, cela impliquerait la fermeture pure et simple des créneaux aériens à l’international sur plusieurs dizaines d’aéroports à travers la France.

    la Belgique a déjà annoncé qu’elle va emboîter le pas à Israël et aux pays de l’Océanie qui ont durci leurs mesures. L’Allemagne a décidé ce 28 janvier au soir de passer le pas. Mardi, le ministre allemand de l’Intérieur, Host Seehofer, s’était déjà prononcé pour dans le quotidien Bild. La mesure est toute fois moins radicale car elle porte uniquement sur les vols arrivant ou à destination du Portugal, de la Grande Bretagne, du Brésil et d’Afrique du Sud.

    Il faut « des contrôles aux frontières plus stricts, en particulier avec les zones considérées comme à très haut risque, mais aussi la réduction du trafic aérien à destination de l’Allemagne à presque néant, comme le fait actuellement Israël« 

    Host Seehofer, ministre allemand de l’Intérieur dans le Bild.

    Les possibilités, pour les expatriés de rejoindre la France, sont déjà très restreintes. Le nouveau confinement évoqué par l’exécutif les rendrait impossibles. Ça sera donc aux représentants de la Nation à l’Assemblée nationale et au Sénat de trancher, la semaine prochaine. Quels seront les votes des 11 députés et des 12 sénateurs des Français hors de France ? La réponse, la semaine prochaine…

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