Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Voter en ligne ou à l’urne par procuration – Mode d’emploi

    Voter en ligne ou à l’urne par procuration – Mode d’emploi

    À partir du 6 avril, il sera possible pour les électeurs de faire une demande de procuration de façon partiellement dématérialisée. Avec à la clé un gain de temps important aussi bien pour les électeurs que pour les services consulaires. Explications. 

    C’est une réforme qui est en préparation depuis plus de six mois au ministère de l’Intérieur. Elle est désormais au stade de la mise en œuvre : vendredi dernier, le décret instituant une nouvelle télé-procédure pour le vote par procuration est paru et, depuis la semaine dernière, les préfectures commencent à diffuser les informations auprès des mairies. 

    Attention, cette nouvelle procédure ne sera pas valable pour l’élection présidentielle ou les élections européennes. Pour les élections consulaires et législatives vous pouvez opter pour cette nouvelle forme de procuration.

    La nouvelle télé-procédure

    Premier élément à retenir : la télé-procédure n’a rien d’obligatoire. Il reste parfaitement possible d’établir une procuration « à l’ancienne », uniquement sur la base de formulaires papier. Mais ceux qui le souhaitent pourront, à partir du 6 avril, faire leur demande de procuration depuis un ordinateur ou un smartphone.

    Une procédure dématérialisée pas à 100%

    Le dispositif repose sur trois sites internet dédiés différents : un pour les électeurs, un pour les commissariats et gendarmeries, un pour les consulats et mairies. 
    L’électeur qui veut établir une procuration se connectera sur le site maprocuration.gouv.fr. Une fois authentifié (via FranceConnect), il devra indiquer la commune dans laquelle il est inscrit, l’identité de la personne à laquelle il donne procuration (obligatoirement inscrite dans la même commune que lui), et enfin indiquer s’il donne procuration uniquement pour la prochaine élection (en précisant quel tour de scrutin) ou pour une période donnée.

    Une fois ces étapes franchies, le mandant reçoit un numéro de dossier, qu’il devra présenter dans un commissariat ou une gendarmerie si il est en France ou dans un Consulat si il est à l’étranger.

    Valider son identité

    Dans un deuxième temps, il devra en effet se déplacer pour faire vérifier son identité auprès d’un officier ou d’un assistant de police judiciaire (OPJ ou APJ).

    Pour ce faire, l’électeur se rendra dans un commissariat ou une gendarmerie si il est en France ou dans un consulat ou un poste consulaire à l’étranger avec son numéro de dossier : l’OPJ ou l’APJ, à partir de cette référence, verra s’afficher sur le site internet dédié l’identité du mandant et la vérifiera en demandant une pièce d’identité.

    Dès lors, la demande sera immédiatement transférée, de façon dématérialisée, vers le Consulat d’inscription de l’électeur. 

    Une validation par le consulat

    Troisième étape : le Consulat ou le service qui a la délégation se connectera sur le site dédié. Il verra apparaître la demande dès sa transmission, pourra procéder aux vérifications d’usage (inscription du mandant et du mandataire, respect du plafond de procurations, dont on rappelle qu’il sera de deux pour les prochaines élections consulaires) et, si tout est conforme, validera la demande.

    Le mandant sera informé par message électronique. 

    Moins de papier pour plus de fluidité

    Les avantages sont clairs pour les communes : moins de documents papier à gérer (tout se fait via le portail internet dédié). Il sera possible de faire un export de la liste des procurations pour alimenter le registre. Et le système va encore évoluer : l’année prochaine, normalement, c’est-à-dire d’ici à l’élection présidentielle, l’interconnexion du système avec le répertoire électoral unique (REU) permettra d’automatiser la phase de contrôle (inscription sur les listes de la commune et plafond) et libérera les maires de cette tâche. 

    Vote par procuration sans condition

    Dernière information concernant les procurations : le décret paru vendredi permet l’application de l’article 112 de la loi Engagement et proximité qui a supprimé toute condition au vote par procuration : le Code électoral dispose à présent que « tout électeur peut, sur sa demande, exercer son droit de vote par procuration ». Il n’est plus besoin de justifier pour cela d’une maladie, d’un handicap, d’un déplacement, etc. Le décret paru vendredi adapte le Code électoral en conséquence. 

  • Nouvelle carte d’identité pour les Français

    Nouvelle carte d’identité pour les Français

    Les expatriés recevront à partir du lundi 31 mai 2021 la nouvelle carte d’identité lors du renouvellement comme pour une première demande auprès de leur consulat.

    Une normalisation européenne

    Et il y avait urgence : la France avait jusqu’à cet été pour se mettre en conformité avec le règlement européen relatif à la sécurisation de ses titres d’identité.

    C’est finalement ce mardi que va être lancée la nouvelle carte d’identité française. Présentée par la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa, elle sera d’abord déployée dans le département de l’Oise pour y être expérimentée. Elle devrait ensuite s’étendre petit à petit dans toute la France pour être généralisé au 2 aout au plus tard.

    Pas d’inquiétude pour les personne qui l’aurait renouvelée peu avant cette date : l’ancien format restera valide jusqu’en 2031.

    Une carte plus petite et « inviolable »

    Changement le plus flagrant : la nouvelle carte d’identité sera plus petite. La France rejoint ainsi la quasi-totalité des pays du monde, qui utilisent depuis longtemps le format « carte bancaire ». Très précisément, elle mesurera 85,60 par 53,98 mm, lin de l’imposante carte d’identité française en carton pliable, qui mesurait 119 mm par 149. Loin également de sa version plastifiée, en vigueur depuis 1995, et de ses 105 mm par 74.

    Présentée comme « inviolable » – soit « impossible à falsifier », cette CNi devrait éviter les usurpations d’identité, qui touchent chaque année 30.000 personnes en France, selon Marlène Schiappa ministre déléguée à la Citoyenneté, dans Le Parisien.

    Infos classiques et biométriques

    Outre les informations classiques (nom, prénom, date et lieu de naissance, sexe, nationalité, adresse, validité), elle sera au verso dotée d’une photo en hologramme et d’un QR code qui renverra vers les mêmes informations.

    Au recto, une puce électronique contiendra les mêmes informations. Cette puce doit aussi permettre de limiter la paperasse en cas de renouvellement de carte, puisqu’elle contiendra déjà toutes les informations nécessaires.

    La CNIe comportera aussi des informations biométriques : outre la photographie, deux empreintes digitales seront également enregistrées, sauf pour les moins de 12 ans. Ces empreintes ne seront pas conservées dans le fichier national qui le titulaire de la carte en fait la demande.

    Retour aux 10 ans

    « Non/name », « Date de naissance/Birth Date »… A l’instar du passeport, la nouvelle CNIe contiendra toutes les informations de son détenteur en français et en anglais. Une disposition qui vise à faciliter les contrôles aux frontières, notamment.

    Pour rester alignée sur les évolutions technologiques, cette carte d’identité sera valable 10 ans, contre 15 actuellement.

  • La Russie a des accords de production de Spoutnik V en Europe, notamment en France

    La Russie a des accords de production de Spoutnik V en Europe, notamment en France

    Le Fonds souverain russe (RDIF) a annoncé lundi que des accords de production du vaccin anti-Covid Spoutnik V ont été trouvés « avec des sociétés d’Italie, d’Espagne, de France et d’Allemagne », dans l’attente de son homologation dans l’UE.

    « Il y a actuellement d’autres pourparlers en cours pour augmenter la production dans l’UE. Cela permettra de commencer à approvisionner le marché unique européen en Spoutnik V dès l’autorisation par l’Agence européenne du médicament (AEM) »,

    Kirill Dmitriev, directeur du Fonds souverain russe

    Des groupes européens vont produire le vaccin russe

    Le responsable du RDIF, qui a financé le développement de ce vaccin, n’a pas indiqué le nom des groupes européens avec lesquels des accords avaient été trouvés.

    Le 9 mars, un premier accord de production avait été annoncé en Italie avec l’entreprise pharmaceutique italo-suisse Adienne qui doit produire le vaccin en Lombardie.

    Spoutnik V n’est pas encore autorisé dans l’Union européenne, mais a franchi une étape avec le début de son examen par l’AEM, basée à Amsterdam. Après cette annonce, les autorités russes se sont dites prêtes à fournir des vaccins à 50 millions d’Européens à partir de juin.

    En outre, M. Dmitriev a indiqué lundi que la Russie était aussi prête à « lancer l’approvisionnement des pays de l’UE qui autoriseront Spoutnik V indépendamment » de l’EMA, à l’instar de la Hongrie.

    50 pays utilisent Spoutnik V

    Initialement accueilli avec scepticisme à l’étranger car annoncé comme une réussite dès l’été 2020 après des essais sur seulement quelque dizaines de personnes, le Spoutnik V a depuis convaincu une cinquantaine de pays. Sa fiabilité a été validée en février par la revue scientifique The Lancet.

    Le développement du vaccin avait été confié à des institutions étatiques, et est célébré à Moscou comme un succès historique pour la Russie de Vladimir Poutine.

    Le choix du nom est d’ailleurs hautement symbolique. Hommage au premier satellite à avoir été mis en orbite, en 1957 par l’URSS, il rappelle une prouesse scientifique et un revers historique pour le rival américain.

    La Russie accuse en outre régulièrement les Occidentaux d’avoir fait campagne contre le Spoutnik V, en insinuant que Moscou orchestrait une diplomatie du vaccin destinée à semer la discorde en Europe.

    L’UE est confrontée à des difficultés d’approvisionnements en vaccins anti-Covid développés par les groupes pharmaceutiques occidentaux.

  • Après dix ans  de guerre en Syrie, une solution politique?

    Après dix ans de guerre en Syrie, une solution politique?

    « La guerre en Syrie, un entreprise criminelle  dont la responsabilité revient à Bachar El Assad et à ses appuis extérieurs.« 

    Jean Yves Le Drian, Ministre des Affaires étrangères français
    Jean Yves le Drian

    A l’occasion des dix ans du conflit en Syrie, Jean Yves le Drian, dans une déclaration au Quai d’Orsay, a rappelé les principes de la politique française en Syrie. Il a mis clairement en cause, aux cotés de Bachar El Assad, la Russie et l’Iran. Il est revenu aussi sur l’emploi des armes chimiques et souhaité que « les crimes ne soient pas impunis ». Il a renouvelé l’engagement des forces françaises en Syrie contre les organisations terroristes, au moment où l’Etat islamique essaie de refaire surface. Enfin, il a appelé à une solution politique avant toute normalisation avec Damas. 

    Comment traiter avec un criminel que l’on veut juger ?

    On peut s’interroger sur ce qui semble malgré tout une contradiction : comment trouver une solution politique sans Bachar, traiter avec un criminel que l’on veut juger? Reste toujours cet espoir, évoqué depuis dix ans, que Bachar sera éliminé ou que les Russes le lâcheront. Mais la réalité n’a jamais concordé avec les vœux de la France. Ni les Américains, ni les Saoudiens, ni les Qataris, ni les Russes, ni les Iraniens, ni les Européens, ni les Djihadistes n’ont voulu suivre les chemins, plutôt guerriers que pacifiques, ébauchés par les gouvernements français. 

    C’est que la France intervient sans avoir la force nécessaire pour imposer ses vues -ce qui se comprend-  et qu’elle exprime plus des vœux qu’une solution. La France n’a pas d’allié fiable sur place. Elle a perdu deux fois l’occasion de mettre en œuvre la politique d’intervention militaire qu’elle prônait. La première fois, sous Hollande, lorsque Obama a refusé de bombarder directement Assad. Il fallait alors soit intervenir, soit se retirer d’une coalition dans laquelle elle était si peu considérée. La deuxième fois, lorsque Trump a retiré ses forces et laissé tomber les Kurdes. La France n’a pas essayé de convaincre Européens et alliés arabes de prendre la place des Américains pour protéger les Kurdes et éviter l’intervention turque.

    Les milliards de l’Europe utilisés par Erdogan pour engager des mercenaires 

    L’Europe, elle, a préféré donné des milliards à Erdogan pour accueillir des réfugiés, milliards bien été utilisés pour engager des mercenaires et acheter des armes aux Russes. Ces milliards n’auraient-ils pu être utilisés autrement qu’à nourrir un pays devenu hostile à force de recevoir des largesses? 

    Et l’on se lamente en expliquant que La France n’a pas les moyens. Si tel est le cas, alors il ne faut pas envoyer de soldats. Il faut aussi expliquer pourquoi Russes, Turcs, Iraniens ont décidé d’avoir plus de moyens que la France. D4autant que la diplomatie aurait pu mobiliser les autres pays Européens et les pays de golfe. Ne l’a-t-on pas fait – à tort ou à raison, avec ou sans suivi– en Lybie ? Encore faut-il définir des intérêts communs, des objectifs et une issue politique. Ce qui n’est jamais fait, tellement on reste dépendant de l’émotion des actualités. 

    Le premier enseignement de cette guerre, pour la France, est qu’elle ne peut prétendre régler seule les affaires du monde, surtout quand elle ne définit pas ses objectifs. La deuxième est qu’une intervention armée ne se fait pas à moitié. Sur ces deux premières leçons, force est de reconnaitre que, hormis les Américains, tant que l’Europe ne voudra pas exister, la France n’a pas d’allié. Et l’Europe, c’est-à-dire l’Allemagne, ne voit aucun intérêt à agir, même en soutien des Américains.

    Le temps des interventions militaires est peut être dépassé

    Le troisième point est que peut être les Trump et Obama ont-ils raison : le temps des interventions militaires est dépassé. Savoir se retirer est peut être une politique plus sage. Qu’ont amené les morts, les bombes et les milliards en Afghanistan, Irak, Syrie, Lybie ? Les conflits sont ils résolus ? Les Talibans sont-ils chassés ? Le terrorisme islamique vaincu ? Les dictatures sanglantes abattues? La démocratie triomphe –telle ? Au delà de l’opération de police initiale, l’intervention au Sahel est elle gagnante ?

    Cette question ne touche pas que le « devoir d’ingérence » des démocraties occidentales. Russes et Turcs, qui ont des troupes en Syrie et en Lybie, se portent ils mieux ? Ont-ils vraiment gagné quoi que ce soit, sinon de la méfiance et de l’hostilité ? Récemment, pour la première fois, un exercice naval conjoint entre Israël, Chypre, la Grèce et la France a eu lieu en Méditerranée orientale : Voilà qui semble un message utile à l’ensemble de la région, parce qu’elle montre une alliance nouvelle et crédible.  

    Montrer sa force est utile, l’utiliser requiert d’y employer tous les moyens et de fixer des objectifs réalistes.

    Un ministre en place depuis dix ans a-t-il une nouvelle solution politique à proposer ?

    On ne peut reprocher à la déclaration du ministre de masquer un échec aussi tragique que durable, on peut regretter qu’elle ouvre si peu de perspectives : Le peuple syrien n’y trouvera pas beaucoup d’espoir. La France, en Syrie comme au Liban, n’a pas mobilisé le poids militaire ou financier à proportion de ses déclarations. 

    On hésite donc à se moquer de principes si bien énoncés, ou à se réjouir qu’un pays continue à en proclamer la nécessité. 400 000 morts, des millions de déplacés et de réfugiés, méritent à la fois plus de réalisme et d’imagination. En matière diplomatique, on traite tous les jours avec des criminels et des assassins, ce qu’a l’habitude de faire un ministre en place depuis bientôt dix ans. Au Sahel comme en Syrie, là où elle a des soldats, la France appelle à une « solution politique ». C’est l’évidence. Le ministre peut-il en proposer ? 

    La déclaration in extenso de Jean Yves Le Drian : 

    « Il y a dix ans, des dizaines de milliers de Syriens sont descendus pacifiquement dans la rue pour réclamer le respect de leurs droits les plus fondamentaux. La réponse brutale et aveugle du régime de Bachar Al-Assad et son rôle dans le conflit qui s’en est suivi ont déclenché l’une des entreprises criminelles et des crises humanitaire les plus graves depuis la Seconde guerre mondiale.

    La responsabilité de ce drame revient au régime syrien et à ses appuis extérieurs. Les chiffres témoignent de l’ampleur de cette tragédie : plus de 400 000 Syriens sont morts, 13 millions de personnes – soit plus de la moitié de la population – sont réfugiées ou déplacées, et 80% de la population vit sous le seuil de pauvreté. La France n’a cessé de soutenir la population syrienne depuis le début du conflit. Elle réaffirmera son engagement dans le cadre de la prochaine conférence sur l’avenir de la Syrie (Bruxelles V), les 29 et 30 mars prochains.

    Le conflit syrien marque la réapparition de l’emploi des armes chimiques, dont l’utilisation est interdite depuis près d’un siècle. Le recours à ces armes par le régime syrien, documenté et irréfutable, à de nombreuses reprises y compris après son adhésion à la Convention d’interdiction des armes chimiques en septembre 2013, est inacceptable – et ne sera pas accepté. 

    La France, à côté de ses alliés, a conduit les actions armées nécessaires en 2018. Elle demeure pleinement mobilisée pour qu’une réponse appropriée soit apportée, tant dans le cadre des Nations unies et de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, que dans le cadre ad hoc du Partenariat international contre l’impunité d’utilisation d’armes chimiques ou auprès des juridictions nationales qui ont pu être saisies. La France prend par ailleurs sa part pour permettre à des femmes et des hommes de venir témoigner de ces crimes.

    La France s’est engagée de longue date pour que l’ensemble des crimes commis en Syrie ne demeure pas impuni. Il s’agit d’un impératif moral et d’un préalable incontournable à une solution politique de long terme en Syrie. A cette fin, la France continuera de soutenir les travaux de la Commission d’enquête internationale et du Mécanisme international, impartial et indépendant. Plusieurs enquêtes ont également été ouvertes par la justice, en France comme en Allemagne. Le gouvernement français y apportera toute contribution utile pour faire progresser la justice et reculer l’impunité.

     La France entend poursuivre son action résolue contre le terrorisme en Syrie, aux côtés de ses partenaires de la Coalition internationale contre Daech et des forces partenaires sur le terrain. Cette action déterminée nécessite, outre son volet militaire, une stabilisation des territoires libérés de l’emprise du groupe terroriste, afin d’en prévenir la résurgence.

     La France s’est mobilisée auprès de la population syrienne depuis le début du conflit. En 2018, le Président de la République a alloué 50 millions d’euros au titre d’un programme d’urgence destiné à financer des projets humanitaires et de stabilisation. Visant à répondre aux besoins des populations les plus vulnérables qui subissent une crise humanitaire sans précédent, cette aide annuelle a été renouvelée en 2021 pour la quatrième année consécutive.

     La France, avec ses partenaires de l’Union européenne, continuera de conditionner la reconstruction de la Syrie et la normalisation des relations avec Damas à la mise en œuvre d’une solution politique crédible, durable et conforme à la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies. Les élections présidentielles prévues cette année en Syrie ne seront ni libres ni régulières. Elles ne pourront être utilisées comme outil de contournement de cette solution politique. La France poursuivra, avec ses partenaires, son action pour une solution politique en faveur d’une Syrie stable et souveraine, au service du peuple syrien. » 

  • L’État providence en pleine révolution

    L’État providence en pleine révolution

    La crise sanitaire s’accompagne d’un essor sans précédent de l’État providence à travers une socialisation des revenus et un soutien aux entreprises. 

    En France, en 2020, les dépenses publiques ont représenté 63 % du PIB, un niveau jamais atteint en période de paix. Depuis le début de l’épidémie, les modalités d’intervention de la puissance publique ont pu différer d’un pays à un autre mais tous partagent le même objectif, à savoir atténuer le choc économique et social provoqué par le virus. En Europe, la priorité a été donnée au chômage partiel quand, aux États-Unis, elle a pris la forme d’aides directes.

    Moyens sans précédents 

    Les moyens mis en œuvre dépassent de loin ceux de la crise de 2008/2009. Depuis le début de la pandémie, le montant des aides a représenté 13,5% du PIB mondial, soit plus de quatre fois plus qu’entre 2008 et 2009. Selon l’Organisation internationale du travail, depuis mars 2020, plus de 1 600 plans de soutien à la population ont été lancés à l’échelle mondiale. Dans certains pays riches, 60 % des bénéficiaires d’aides n’en avaient jamais reçues auparavant selon le Boston Consulting Group.

    Aux États-Unis, l’attribution de 600 puis de 1 200 dollars par ménage, pendant les premiers mois de la pandémie a conduit pour deux tiers des ménages à avoir des revenus supérieurs à ceux d’avant crise. Aux États-Unis, pour la première fois, l’assurance-chômage a été étendue aux pigistes et aux entrepreneurs. Comme en France, un dispositif a été institué pour venir en aide aux parents qui ne pouvaient pas travailler du fait de la fermeture des écoles. Dans le cadre de son plan, le Président Joe Biden prévoit de distribuer jusqu’à 1 400 dollars par famille. 

    Augmentation du pouvoir d’achat pendant la crise

    En France, le Gouvernement a créé le Fonds de Solidarité et a demandé à l’assurance maladie de couvrir la perte de revenus liée à la garde des enfants. Au Canada, le plan de sauvetage fédéral a couvert les travailleurs indépendants. Une prestation mensuelle d’urgence de 1 580 dollars (US) a été versée notamment aux travailleurs non-salariés. Au Japon, chaque citoyen a reçu 100 000 yens (930 dollars). En France, le pouvoir d’achat des ménages a augmenté de 0,6 % en 2020. Cet interventionnisme sans précédent depuis 1945 doit être relativisé. Il concerne essentiellement les pays riches et quelques pays émergents. La monétisation des dettes publiques est réservée aux États pouvant s’appuyer sur une monnaie forte. Les pays où les aides publiques ont dépassé 7,5 % du PIB lors de ces douze derniers mois se situent parmi les plus grandes puissances économiques mondiales, les États-Unis, le Canada, le Japon, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, le Brésil et l’Italie. 

    Une révolution rendue possible par le digital et la mobilisation des fonctionnaires : Les États gèrent un grand nombre de données financières pour allouer dans des délais très courts les prestations et les aides aux ménages ainsi qu’aux entreprises tout en veillant à ne pas augmenter les possibilités de fraude. 

    La pandémie a permis des avancées sur l’utilisation généralisée des identifiants et des paiements numériques. Elle a donné lieu à des croisements d’informations concernant les emplois, les revenus, les cotisations sociales ou les impôts. Singapour a été capable de traiter en temps réel les demandes. Au Canada, le versement s’effectue un jour après la réception en ligne du formulaire. La France fait partie également des pays où le traitement des dossiers est jugé rapide, moins de cinq jours pour la majorité des cas. 

    La rapidité des États a permis d’éviter une crise sociale de grande ampleur comme en 1929. Quand, au mois d’avril 2020, le taux de chômage américain passe de 3,2 à 14,8 %, les ménages ne subissent pas de contraction de revenus du fait du versement immédiat des aides. 

    Le renouveau de l’État providence 

    Confrontées pour la première fois de leur existence à une épidémie de grande ampleur, les populations se sont tournées vers les administrations publiques pour exiger des solutions, des remèdes aux problèmes. Si depuis des années, les systèmes de protection sociale étaient accusés de nombreux maux, il n’en demeure pas moins que l’appel à l’État providence a été général. Accusé d’être trop ou pas assez généreux, d’être trop coûteux, d’être peu efficients, ils avaient perdu de leur lustre depuis les années 1970. 

    Ces systèmes qui ont été bâtis, selon les pays, entre les années 1930 (États-Unis) et 1945 (Europe), faisaient l’objet de critiques de plus en plus fortes. En 2019, moins d’une personne sur cinq dans les 26 pays de l’OCDE estimait que «le système» fonctionnait pour eux et la moitié déclarait qu’il échouait, selon le baromètre de confiance Edelman. 

    Selon une étude du Cercle de l’Épargne de 2018, plus de 70 % des sondés indiquaient que le système de retraite français était injuste et inefficace. Ces critiques à l’encontre des systèmes de protection sociale sont excessives. Depuis le début de l’épidémie, les administrations publiques ont traité, tout en évoluant en mode dégradé (télétravail, confinement), des millions de demandes d’indemnisation et de soutien dans des temps très courts. 

    En France, la mise en œuvre des politiques de soutien a même permis une amélioration du pouvoir d’achat de 0,6 % malgré une contraction du PIB de 8,2 %. 

    Trois grandes catégories d’État providence peuvent être distinguées en fonction des modalités d’intervention : 

    · les pays anglo-saxons où l’État privilégie la régulation des activités économiques et l’assistance ; 

    · les pays d’Europe de l’Ouest où la priorité est donnée à la réduction des inégalités sociales ; 

    · les pays d’Europe du Nord, dans lesquels l’État tente de concilier activité économique et protection sociale à travers la flexisécurité.

    Convergence pour un Etat de plus en plus social 

    Dans les faits, une convergence est constatée entre ces différentes catégories. Le lien entre Sécurité sociale et travail s’estompe dans la majorité des pays de l’OCDE. Les prestations sociales sont de plus en plus réservées aux ménages à faibles revenus. 

    En raison de leur poids et de leur rôle dans la constitution des revenus, leur reprise en main par les États est de mise depuis une trentaine d’année. 

    L’État providence a connu sa première crise avec la fin des Trente Glorieuses lors du premier choc pétrolier qui a réduit les marges de manœuvre financière au moment où la demande sociale augmentait. La priorité a été alors donnée à l’emploi avec des réponses différentes selon les pays. Certains pays ont développé dans les années 1970 des politiques d’indemnisation généreuse du chômage et d’incitation des retraites quand d’autres ont privilégié la formation et la baisse des coûts. Depuis une vingtaine d’années, sur ce terrain, une grande convergence est constatée avec des mesures visant avant tout à favoriser le retour à l’emploi et l’amélioration des taux d’activité chez les seniors. Le changement de cap pour certains États, dont la France, est lié à la problématique du vieillissement de la population qui conduit à un accroissement des dépenses de retraite et de santé.

    Dépenses sociales : 34% du PIB en France 

    Les crises successives ont provoqué une augmentation rapide des dépenses sociales atteignant, par exemple, en France, 34 % du PIB. Elles ont contraint les pouvoirs publics à les recentrer sur les publics en difficulté. La logique de l’assistance s’est ainsi imposée avec l’instauration d’un filet minimal de protection pour tous quel que soit son rapport au travail. L’universalisation a pris la forme de l’instauration de la CMU en France; aux États-Unis, elle s’est traduite par le remplacement de nombreuses prestations en espèces par des crédits d’impôt centrés sur les ménages à faibles revenus. Dans tous les pays de l’OCDE, le marché du travail a été assoupli pour inciter les employeurs à créer des emplois. 

    En matière de retraite, les régimes à prestations définies ont été remplacés par des régimes à cotisations définies, entraînant le transfert du risque sur les salariés liquidant leurs pensions. Entre 2004 et 2018, la part du revenu réel remplacée par une pension obligatoire pour un actif du secteur privé a diminué de 11% en moyenne au sein de l’OCDE.

    L’évolution des systèmes d’État providence s’explique également par la transformation de l’activité économique. La désindustrialisation entraîne la fermeture des grandes usines employant plusieurs milliers de salariés. A contrario, la montée en puissance du secteur tertiaire s’accompagne de la création d’emplois au sein de petites structures et du développement des travailleurs non-salariés. La disparition des corps intermédiaires et le délitement des structures familiales fragilisent les couvertures sociales traditionnelles.

    Précarisation et marginalisations 

    Jusque dans les années 1980, les églises catholiques et protestantes ainsi que le parti communiste dans certains pays comme la France, l’Italie, l’Espagne ou le Portugal structuraient les territoires. Aux États-Unis ou au Royaume-Uni, les syndicats jouaient également un rôle important tant sur le plan économique que social. Le système de protection sociale, même quand il est très développé comme en France, n’a pas réussi à empêcher la déstructuration de certaines périphéries de grandes agglomérations. La précarisation a touché une part croissante de la population en lien avec l’essor des contrats à durée indéterminé, du travail en intérim, à temps partiel ou en indépendant. Selon l’OCDE, un actif sur quatre dans les États membres de l’organisation, serait employé dans une de ces formes précaires d’emploi. 

    Au cours des vingt dernières années, les marchés du travail des pays riches se sont polarisés avec une part croissante d’emplois peu et hautement qualifiés et une baisse de la part des emplois moyennement qualifiés. La progression des emplois à faible qualification est intervenue au moment où le nombre de diplômés augmentait, générant un sentiment d’amertume et de frustration au sein des populations concernées par le risque de déclassement. 

    La sensibilité croissante des opinions vis-à-vis de l’injustice et des inégalités sociales concourt à l’augmentation de la demande de protection d’autant plus que l’aversion aux risques augmente en lien peut-être avec le vieillissement de la population. 

    Au sein des pays, la protection sociale fait l’objet de plus en plus débat. Aux États-Unis, l’élargissement de la couverture « santé » divise le pays. En Europe et tout particulièrement en France, le revenu universel, les modalités d’accès à la protection sociale ou la création de nouveaux droits avec, à la clef, des dispositifs discriminants, sont des sources de débats. La question ne serait plus la mise en place d’un système égalitaire mais d’un système qui corrige les inégalités, elles-mêmes. 

    Vers un nouveau système d’État providence ou un retour aux fondamentaux ? 

    La pandémie a accru la sensibilité des opinions vis-à-vis de la protection sociale. De nouvelles formes de prestations sont apparues ou du moins se sont développées : la garantie de revenus pour les ménages dont les enfants ne peuvent pas aller à l’école, la garantie de revenus en cas d’impossibilité de travailler du fait des fermetures administratives ou de mise en quarantaine, etc. 

    La crise a cristallisé le partage des rôles et des responsabilités entre les pouvoirs publics, la sécurité sociale obligatoire et les assureurs. La pandémie a souligné que, par nature, certains risques n’étaient pas, en soi, assurables en l’absence de probabilités ou d’aléas. Compte tenu du caractère centennal de l’actuelle épidémie, le chiffrage d’un confinement durant deux mois n’avait pas été établi. Nul n’avait pu, par ailleurs, anticiper que l’ensemble ou presque de l’économie s’arrêterait nette.

    L’État a joué son rôle de protecteur social en dernier ressort. Cette crise semble avoir fait progresser la logique des transferts de revenus directs comme moyens de maintenir le pouvoir d’achat et les activités dites essentielles. Les prestations répondent ainsi à des objectifs économiques et sociaux pour éviter l’enclenchement d’une spirale déflationniste telle qu’elle avait été constatée en 1929.

    La logique du marché cohabite avec la socialisation des revenus 

    La logique de marché cohabite ainsi avec une socialisation des revenus. L’idée que les acteurs sont mieux à même de répondre à la demande sociale s’est imposée. Les pays qui ont a priori le mieux résisté à la crise sont ceux qui disposent de fortes structures d’actions sociales et sanitaires sur le terrain. 

    Le changement de dimension et de modèle de la protection sociale a pour limite la contrainte budgétaire qui a été mise temporairement entre parenthèses. Depuis le début de l’année, plusieurs pays tentent de freiner l’ampleur des plans de soutien. Les programmes exceptionnels mis en œuvre depuis un an ne sont pas sans limite. 

    L’Australie n’offre plus de services de garde d’enfants gratuits et son « supplément contre le coronavirus » sera supprimé à la fin du mois de mars. L’Espagne essaie également de réduire l’ampleur des soutiens. Ces changements sont principalement motivés par la contrainte budgétaire. Certains gouvernements craignent que des prestations trop généreuses découragent elles-mêmes d’accepter un travail rémunéré et peuvent enfermer les actifs dans un « piège de l’aide sociale ». Mais au-delà de ces réflexions, au niveau de l’OCDE, la demande sociale reste très forte. Au Royaume-Uni, en 1987, 30% de la population affirmaient que les bénéficiaires de l’aide sociale ne méritaient pas de prestations. En 2019, ce pourcentage était tombé à 15%, selon l’enquête annuelle sur les attitudes sociales du Ministère des Affaires sociales. 

    La proportion de ceux qui pensent que les prestations sont trop élevées et découragent le travail est passée de 59% en 2015 à 35%. Aux États-Unis, le plan de soutien de Joe Biden est plébiscité par 88% de la population quand le plan de Barack Obama pour lutter contre la récession de 2008 ne recevait que l’assentiment de 56% des Américains. En France, l’opinion réclame également une meilleure couverture sociale. 

    De nouvelles demandes apparues avec la crise sanitaire devraient continuer à s’exprimer même après sa fin. La couverture de pertes de revenus en cas de problèmes familiaux, enfants, parents dépendants sera sans nul doute pérennisée. Les populations souhaiteront également que les chocs exceptionnels fassent l’objet d’un traitement pour les préjudices qu’ils provoquent. 

    Les catastrophes climatiques voire les mutations technologiques pourraient donner lieu à des prises en charge spécifiques. Le droit à l’éducation, à une seconde chance, l’accès au logement, à l’emprunt, etc. sont autant de demandes sociales qui ne sont pas en l’état totalement satisfaites.

    L’assurance ou l’impôt ? 

    Le mécanisme de couverture sera-t-il assurantiel avec la perception de cotisations ou sera-t-il fiscal avec un financement par l’impôt ? La logique retenue sera-t-elle celle de l’assistance avec des aides ciblées sur les populations les plus modestes ou fragiles ou sera-t-elle générale avec un accès identique pour tous les citoyens ?

  • La France va-t-elle reconfiner des régions ?

    La France va-t-elle reconfiner des régions ?

    Un nouveau Conseil de défense est prévu ce mercredi 17 mars. Pourra-t-on éviter un nouveau reconfinement en France ? La situation sanitaire est particulièrement préoccupante en Île-de-France, en raison de la pression dans les hôpitaux, très importante.

    Ile de France sous pression

    Le reconfinement de nouveaux territoires en France semble de plus en pus imminent. Ce lundi 15 mars, en déplacement à Montauban, Emmanuel Macron a fait un pas vers un confinement élargi à de nouvelles zones dans les jours qui viennent.

    « Nous aurons à prendre dans les jours qui viennent, sans doute, de nouvelles décisions » – « J’ai demandé au gouvernement de travailler pour que dans les prochains jours nous puissions redonner de la visibilité à nos concitoyens », a-t-il ajouté, évoquant des mesures « adaptées et proportionnées ».

    Le chef de l’Etat, lors d’une conférence de presse.

    Ces propos interviennent au lendemain de l’interview de Jean Castex, interrogé sur la chaîne Twitch du journaliste Samuel Etienne ce dimanche 14 mars.

    Le Premier ministre a particulièrement visé l’Ile-de-France, en proie à une tension hospitalière particulièrement prononcée, à tel point que des transferts de patients en réanimation ont déjà eu lieu. A propos du reconfinement en région parisienne, le chef du gouvernement a estimé que « s’il est nécessaire, comme on l’a fait ailleurs, comme on l’a fait avant, nous y procéderons ». 

    « Le reconfinement n’est pas le scénario numéro un sur la pile de Matignon, mais on ne peut pas dire que c’est exclu non plus »

    Une source proche de l’exécutif à LCI.

    Il semblerait que le gouvernement réfléchisse encore sur la méthode à adopter. « Chaque lit compte », a indiqué Gabriel Attal, dimanche. Le but est donc d’éviter une saturation incontrôlable des hôpitaux franciliens qui mènerait à un tri entre les patients. « On attend de voir », ajoute la source de la chaîne info. Un énième conseil de défense sanitaire se tiendra ce mercredi et avec la conférence de presse hebdomadaire le lendemain, des annonces sont redoutées. 

    Des reconfinements locaux en mars 2021 

    Si l’on observe attentivement les bilans quotidiens de l’épidémie, il semblerait que l’hypothèse de nouveaux confinements partiels ait bien plus de sens en ce mois de mars qu’en janvier. Plusieurs membres du gouvernement dont le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran ont insisté ces dernières semaines sur le caractère très hétéroclite des indicateurs selon les territoires. Une situation qui justifierait les reconfinement locaux plutôt qu’un troisième confinement national après ceux de mars-avril et de novembre-décembre dernier.

    Depuis, le gouvernement a opté pour cette solution dans trois territoires : l’agglomération de Dunkerque, le littoral des Alpes-Maritimes et le département du Pas-de-Calais. Le caractère national du confinement semble pour l’instant toujours repoussé, l’exécutif semble toujours privilégier la piste d’un reconfinement régionalisé. 

    Cette approche est jugée « plus que jamais pertinente lorsqu’on voit les écarts entre régions », a notamment répété Olivier Véran, lors de la dernière conférence de presse gouvernementale. 23 départements restent encore sous la menace d’une mise sous cloche, après leur placement en surveillance renforcée.

  • Certificat sanitaire européen objectif : Eté 2021

    Certificat sanitaire européen objectif : Eté 2021

    Les autorités européennes visent une entrée en service d’un certificat sanitaire, le « Green Pass», pour faciliter les voyages au sein de l’UE avant les vacances d’été, a annoncé dimanche le commissaire au Marché intérieur Thierry Breton.

    Un certificat présenté mercredi 17 mars 2021

    Ce projet de certificat, qui va être présenté mercredi, contiendra des informations « qui vont indiquer qu’une personne a été vaccinée contre le Covid-19, ou qu’elle a guéri, ou qu’elle a reçu un résultat négatif au test », a précisé M. Breton lors du « Grand Rendez-vous » Europe 1-CNEWS-Les Echos.

    Format numérique et papier

    « Il sera soit sous forme électronique, soit papier », pour respecter ceux qui n’ont « pas envie de mettre ça sur leur smartphone, et c’est leur droit », a affirmé le commissaire.

    Doté d’un code QR, gratuit, il sera dans la langue de chaque pays et traduit en anglais, et il « sera valable dans tous les pays de l’Union européenne », a-t-il détaillé.

    « On travaille pour que ce soit fait avant juin », a précisé M. Breton, estimant qu’il était « primordial qu’on fasse tout pour préserver la saison touristique ».

    Pas de retard sur la vaccination au niveau européen

    Le commissaire européen est par ailleurs revenu sur l’annonce la veille par AstraZeneca de nouvelles réductions des livraisons de son vaccin contre le Covid-19 à l’Union européenne, jugeant cette situation « inacceptable pour moi, ou en tout cas incompréhensible ».

    Il a estimé que cet état de fait pouvait traduire « un dysfonctionnement dans la chaîne logistique », refusant néanmoins d’envisager en l’état des conséquences judiciaires.

    Et il s’est voulu rassurant sur le programme de vaccination européen : « ce n’est pas parce qu’on a du retard sur AstraZeneca qu’on sera en retard sur notre programme de vaccination du premier trimestre », a-t-il promis.

  • La semaine de la Francophonie, ça se passe sur TV5MONDE !

    La semaine de la Francophonie, ça se passe sur TV5MONDE !

    La Semaine de la langue française et de la Francophonie est le rendez-vous des amoureux des mots en France comme à l’étranger.

    TV5MONDE célèbre cette manifestation à travers de nombreux programmes. L’occasion de voir, revoir ou découvrir les films, fictions, documentaires issus de la diaspora francophone.

    Une sélection mondiale

    BILINGUISME, LA GRANDE UTOPIE CANDIENNE ?

    On fera un tour au Canada, d’ailleurs est-il vraiment bi ? À l’occasion du 50e anniversaire de la Loi sur les langues officielles, adoptée en 1969, Frédéric Choinière ose dire tout haut ce que les gens pensent tout bas. Il prend le pouls des citoyens francophones, anglophones, autochtones et allophones du pays.

    COLLEGE DE FRANCE, LE TEMPLE DU SAVOIR

    Que se cache-t-il derrière la réputation du Collège de France, lieu d’excellence et de transmission du savoir ? Quelle est son histoire passée, comment fonctionne-t-il aujourd’hui ? Qui sont les professeurs qui y enseignent ? Comment sont-ils choisis ? Anecdotes, témoignages : Jean-Pierre Bertrand et Thomas Raguet percent le mystère.

    64′ LE MONDE EN FRANÇAIS

    Lors de cette semaine spéciale, le grand journal quotidien de TV5MONDE, présenté par Mohamed Kaci et Silvia Garcia, consacrera ses « Une francophone » et/ou ses « Grand Angle » à la langue française. Lors de cette semaine spéciale, coup de projecteur sur la 7ème édition des Trophées francophones du Cinéma qui se déroulera à Kigali en fin d’année. Nicole Gillet, présidente des Trophées francophones et le réalisateur rwandais Joël Karekezi, dont le dernier film « La Miséricorde de la jungle » a reçu l’Etalon d’or de Yennenga » au dernier Fespaco, seront les invités de cette semaine de la langue française.
    Diffusion : tous les soirs à 18h00*

    La transmission à l’honneur

    Les sites Enseigner.tv5monde et Apprendre.tv5monde rassemblent de nombreux dossiers pédagogiques, des jeux et émissions thématisées sur la langue française, les dictées d’Archibald ainsi que des programmes en lien avec les cultures francophones du monde entier.

    L’application ” Apprendre le français avec TV5MONDE “, lancée en 2020, entièrement gratuite et disponible partout dans le monde, s’adresse aux apprenants de français langue étrangère, grands adolescents ou adultes. Une bonne occasion pour vous, expatriés, de partager votre langue avec vos amis ou membres de la famille non-francophones.

    L’application mobile reprend les contenus du site apprendre.tv5monde.com. Ces contenus font partie de l’offre langue française de TV5MONDE, en plus des sites « Découvrir le français », « Jouer avec le français » et « Enseigner le français ».

    Le dictionnaire et la dictée

     » Le Dictionnaire des francophones  » est officiellement lancé le 16 mars en présence de Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de la Francophonie, Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, des Français de l’étranger et de la Francophonie et la marraine de cette semaine spéciale Leila Slimani.

    Initié par le Ministère de la Culture et la DGLFLF, ce nouvel outil sera accessible via son site et son application, il permettra la consultation de milliers de mots venus de toute la francophonie. Il sera enrichi par la contribution des utilisateurs et utilisatrices et comprendra 500 000 termes au lancement et 1 millions d’ici 2023. Les francophones du monde entier pourront soumettre des mots ou des expressions à un comité scientifique de linguistes piloté par le linguiste Bernard Cerquiglini ( également présentateur de l’émission Merci Prof ! sur TV5MONDE ).

    Le même jour, TV5MONDE met les francophones à l’épreuve avec une dictée ! Proposée par le Ministère de la Culture, la dictée francophone sensibilise un large public à la richesse et la diversité de la langue française. Ecrite par Bernard Cerquiglini, cette dictée sera énoncée en ligne par l’écrivaine Leila Slimani le 16 mars prochain à 9h30 (CET). Expatriés, maitrisez-vous encore pleinement votre langue maternelle ? 😉

    Bonne semaine de la francophonie sur TV5MONDE et vive la langue française
  • Les expatriés et le passeport vaccinal, c’est oui mais…

    Les expatriés et le passeport vaccinal, c’est oui mais…

    La semaine du dimanche 7 au dimanche 14 mars, lesfrancais.press ont lancé une consultation auprès de ses lecteurs sur le passeport vaccinal.

    6010 personnes ont répondu à notre questionnaire composé de 4 questions sur le passage des frontières avec un tel document mais aussi sur son extension aux activités récréatives. Enfin, nous les avons interrogé sur leur situation vaccinale.

    50/50 sur le passeport vaccinal

    L’envie de voyager est là, les Français hors de France sont prêts à se résigner au passeport vaccinal !

    Les expatriés sont en effet, lourdement, touchés par les différentes restrictions aux frontières dans les différents pays. Si une courte majorité, 50.74%, se prononce pour l’établissement d’un passeport reprenant la situation vaccinale ou sanitaire du porteur, une petite moitié reste opposé à ce système.

    Peur d’être obligé de se vacciner, respect de la vie privée, tracking des voyages, les raisons sont nombreuses pour douter de la pertinence d’un tel moyen de contrôle déployé au niveau mondial.

    Une opposition relative au contrôle des activités récréatives

    Et au niveau local… Le Green Pass européen va être révélé le 17 mars, les versions nationales se préparent, en Israel, il faut déjà un QR code prouvant son statut vaccinal pour accéder aux restaurants, aux bars et aux cinémas.

    Et cette extension d’un passeport vaccinal à la vie quotidienne fait peur. 60% des participants à la consultation s’oppose à l’instauration de telles mesures… alors que la France prépare son « Pass Sanitaire »

    Le système français, cet inconnu !

    Si nous avons déjà évoqué le « Pass sanitaire » français, en cours de gestation, sur notre site. Son champs d’application reste à définir mais ses modalités sont à peu près connues. Cependant ni les élus consulaires, ni les parlementaires, ni l’administration consulaire n’ont commencé à communiquer. Et ce alors qu’en France, le gouvernement prépare les esprits à cette petite révolution mais qui permettra de retrouver cette « vie d’avant ».

    Logiquement, 1/3 des expatriés, qui ont répondu à notre consultation, connaissaient le projet français de « Pass sanitaire ». Un défaut d’information que les officiels français vont devoir rattraper rapidement s’ils désirent éviter des situations ubuesques lors du retour des expatriés.

    Le Conseil d’Etat a sacralisé le droit au retour mais si, une fois sur place, les expatriés de retour, ou juste de passage, sont privés de toute activité car sans « Pass sanitaire »…

    20% des expatriés sont vaccinés

    Le nombre d’activités qui vont exiger la présentation d’un « Pass sanitaire », en France ou son équivalent dans d’autres pays, rend de fait la vaccination quasi-obligatoire.

    Les expatriés l’ont bien compris et participent dès qu’ils le peuvent aux campagnes vaccinales au niveau national. Ils sont déjà 20% à se déclarer vaccinés tandis que % des Français de l’étranger habitent dans des pays refusant la vaccination aux non-nationaux ou ne disposant pas de vaccins. Ils attendent toujours une solution que Jean-Baptiste Lemoyne leur promet depuis des semaines.

  • Le monde d’après sera-t-il vert et numérique ?

    Le monde d’après sera-t-il vert et numérique ?

    La crise sanitaire conduit à une accélération des tendances qui avaient cours avant la digitalisation et la transition énergétique. La première s’impose comme une évidence du fait de la mise en place des contraintes sanitaires, le virtuel permettant de limiter la diffusion du virus. La seconde est devenue un thème incontournable de la relance postCovid même si, en soi, elle n’a pas de lien avec le virus. 

    Avec l’épidémie, l’opinion publique est plus sensible à la question de la vulnérabilité de l’environnement. Les pouvoirs publics estiment, en outre, que la transition énergétique est un facteur de relance économique, sachant que son coût peut être passé dans la dette « Covid ». 

    La digitalisation incontournable de l’économie 

    Le chiffre d’affaires du e-commerce en France en 2020 a dépassé 110 milliards d’euros. L’année dernière, ce mode de distribution a représenté 13,4 % du commerce de détail (source Fevad). En prenant en compte les services, le commerce en ligne capterait près d’un cinquième des dépenses de consommation des ménages. 

    En Chine, ce pourcentage dépasse 25 %. La crise sanitaire a modifié le comportement des consommateurs. Même après le retour à la normale, certaines habitudes perdureront. Le succès des loisirs en ligne (vidéo à la demande) devrait résister à la réouverture des salles de cinéma. De même, la livraison des courses devrait se perpétuer voire s’amplifier tout comme celle des repas qui connaît un vif succès.

    20% de télétravailleurs 

    L’offre de services numériques ne peut qu’augmenter avec l’accroissement du marché. De plus en plus de créateurs d’entreprise se spécialisent dans ce type d’activités. Pour les entreprises existantes, l’épidémie amène à des modifications d’organisation et de stratégies. De 2009 à 2019, la proportion de salariés pratiquant régulièrement le télétravail est passée de 7,5 à 9%. Avec la crise sanitaire, ce taux est passé à plus de 20%. Si une décrue intervenait après la crise, il n’en demeure pas moins que le télétravail, une à deux journées par semaine, pourrait à terme devenir la norme, ce qui amènera les entreprises à revoir la taille de leur établissement et leur structuration. 

    Pour rester compétitives et pour capter une partie des éventuelles relocalisations, les entreprises industrielles devront poursuivre leur robotisation. De 2002 à 2019, le nombre de robots pour 100 emplois industriels est passé de 1 à 2,2, au sein de la zone euro. Ce ratio est faible par rapport à celui constaté en Corée (8,5) ou au Japon (3,6). Dans la zone euro, l’Allemagne se démarque de ses partenaires avec un ratio de 3,4 contre 1,7 pour la France qui figure dans les derniers rangs. Le taux de robots est, de 1,9, en Chine.

    Robotisation de l’industrie européenne  

    Une mise à niveau de l’industrie européenne suppose un effort important dans les investissements dans les techniques de l’information et de la communication qui se sont élevées à 3 % du PIB en 2019. Ce taux est inférieur de 2 à 3 points à celui constaté aux États-Unis, au Japon, en Corée ou en Chine. 

    La réduction des émissions de CO2 de 55 % d’ici 2030 et l’obtention de la neutralité carbone d’ici 2050 supposent un effort d’investissement sans précédent. Depuis 1990, la zone euro a réussi à réduire de 25% ses émissions en prenant en compte l’année 2020 qui est atypique. En 2019, la réduction n’était que de 18%. Les mutations digitales et environnementales sont deux sources d’inquiétudes pour les États membres de la zone euro. Cette double évolution peut conduire à une nouvelle déformation de la demande de biens et services au profit de biens et services importés et accentuer la désindustrialisation de l’Europe.

    Dépendances européennes

    Les importations en provenance des pays extérieurs de la zone euro ont déjà fortement progressé ces vingt dernières années en passant de 16 à 27 % du PIB du fait, en particulier, de la montée en puissance du commerce avec l’Asie du Sud Est. La zone euro est très absente de la production des produits et services électroniques (ordinateurs, semi-conducteurs, plateformes Internet). Parmi les sept premiers producteurs mondiaux d’ordinateurs, l’Europe n’a aucun représentant. Les États-Unis placent trois entreprises, Taïwan deux, et la Chine une tout comme la Corée du Sud. 

    Pour la production de microprocesseurs, l’Europe est dépendante à 95 % des États-Unis, de la Corée, du Japon, de la Chine et de Taïwan. La capitalisation boursière des valeurs technologiques européennes est vingt fois plus faible que celle des États-Unis. Pour les énergies renouvelables, l’Europe est dépendante pour les équipements solaires des États-Unis ou de l’Asie du Sud Est. En ce qui concerne l’éolienne, la situation est un peu plus équilibrée grâce aux entreprises danoises et allemandes.

    Risques d’appauvrissement 

    L’Europe est également en retard pour les batteries. Ses capacités de production s’élèvent à une dizaine de Gigawatts (dont près de la moitié provenant de Pologne) quand celle de la Chine dépassent 217 Gigawatts et celle des États-Unis 50 Gigawatts. 

    La zone euro est confrontée à un risque réel d’appauvrissement si des entreprises européennes n’arrivent pas à développer rapidement des filières que ce soit au niveau des énergies renouvelables ou dans le domaine des technologies de l’information. À défaut de pouvoir entrer en concurrence avec la Chine, les États-Unis ou la Corée, la zone euro dépendra de plus en plus des services domestiques à faible valeur ajoutée. La dépendance des États d’Europe du Sud au tourisme a montré ses limites avec la crise sanitaire. Cette dépendance est, en outre, de plus en plus mal supportée par la population locale en raison des nuisances qu’elle génère.

● Radio en direct
En pause