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  • La zone euro face à la divergence des États membres

    La zone euro face à la divergence des États membres

    Ces vingt dernières années, la zone euro a connu un processus de spécialisation au sein des États membres. Les pays à vocation industrielle l’ont renforcé quand ceux dont le cœur d’activité était tertiaire ont fait de même. Il en résulte une divergence des économies qui n’est pas spécifique à l’Europe, le même phénomène étant constaté à l’intérieur des États-Unis. 

    Le plan de relance et le processus de relocalisation de certaines activités pourraient accentuer un peu plus la spécialisation des États membres, ce qui pourrait provoquer des tensions en leur sein. L’unification monétaire, mise en œuvre à compter de 1999, a fait disparaître le risque de change, permettant une exploitation complète des avantages comparatifs. 

    En vingt ans, le poids de la valeur ajoutée dans l’industrie manufacturière est passé de 19 à 20 % du PIB, en Allemagne, de 16 à 15 % en Italie, de 14 à 12 % en Espagne et de 11 à 10 % en France. En contrepartie, l’Italie, l’Espagne, la Grèce et la France se sont spécialisées dans le tourisme, ce qui a généré un solde positif croissant de 1999 à 2019 au niveau de la balance des paiements courants. 

    Divergence accrue des revenus

    Cette divergence sur le plan des activités entraîne celle des revenus. Sur ces vingt dernières années, l’écart de PIB par habitant avec l’Allemagne est passé de 10 à 15 points pour la France, de 20 à 30 points pour l’Italie et de 50 à 60 points pour la Grèce.  

    Aux États-Unis, des écarts sont également constatés au niveau des PIB par habitant des différents États fédérés. Le rapport est de 1 à plus de 2 entre l’État du Mississipi (40 000 dollars en 2019) et l’État de New York (90 000 dollars). Onze États fédérés américains ont un PIB par habitant supérieur à 70 000 dollars quand dix ont un PIB par habitant inférieur ou égal à 50 000 dollars. Le fédéralisme est pourtant bien plus puissant aux États-Unis qu’en Europe. Les dépenses fédérales représentent 22 % du PIB hors période de crise quand, au sein de l’Union européenne, elles ne s’élèvent qu’à 1,2 % du PIB (environ 1 000 milliards d’euros, soit moins que le montant global des dépenses publiques françaises). L’absence de système de correction des inégalités ne pourra qu’accentuer, à terme, l’hétérogénéité des revenus la zone euro.

    Développement des industries stratégiques 

    Pour limiter la divergence des revenus au sein de l’Union européenne, les pouvoirs publics devraient mettre en œuvre des plans de relocalisation et de développement des industries stratégiques au sein des États qui en sont pour le moment démunis. Les secteurs concernés sont les médicaments, l’électronique, l’informatique, les batteries, les éoliennes, les robots, les objets connectés, l’armement, etc. Naturellement, ces industries s’implanteront non pas en France, en Italie ou en Espagne mais dans les pays où se trouvent les avantages comparatifs en particulier au niveau des compétences (Allemagne, République tchèque, Europe du Nord). La production d’éoliennes est en Europe concentrée au Danemark et en Allemagne. L’Espagne se classe en troisième production grâce à la présence de l’entreprise allemande Siemens. Au sein des autres États membres, cette activité est marginale. Pour la pharmacie, la répartition est plus égalitaire. Les technologies de l’information et de la communication sont plus présentes en Allemagne et en France que dans les autres pays. 

    Malgré quelques projets en cours de développement, les semi-conducteurs et les batteries électriques ne sont pratiquement pas produits en Europe. Si les autorités européennes n’arrivent pas à inciter à une diffusion des activités industrielles dites stratégiques au sein de l’ensemble du territoire de l’Union, en réaction, plusieurs pays pourraient s’engager dans des plans de développement national avec des risques de tensions internes car ils seront tentés de prendre des mesures protectionnistes remettant en cause le bon fonctionnement du marché unique.

  • Vaccination pour les expatriés, pas de plan B

    Vaccination pour les expatriés, pas de plan B

    Les Français résidant dans un pays où ils n’ont pas accès à un vaccin homologué par l’Union européenne (UE) auront la possibilité de « se faire vacciner en France lors de leur passage », a fait savoir, vendredi 19 mars, Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’Etat chargé des Français de l’étranger. Après avoir évoqué une campagne globale de vaccination pour tous les expatriés, puis pour ceux n’y ayant pas accès, Jean-Baptise Lemoyne revient à la proposition de M. Veran, Ministre de la Santé, formulée en décembre: le retour en France.

    Invité de la radio RFI, M. Lemoyne a assuré que 84 % des ressortissants français établis hors du pays « sont éligibles aux dispositifs de vaccination locaux avec des vaccins homologués par l’Union européenne ». L’enjeu était donc de trouver une solution pour les 16 % restant. Des négociations sont en cours avec les autorités locales pour « acheminer des premières doses début mai », selon le secrétaire d’Etat, qui n’a pas détaillé de quels pays il s’agissait.

     « C’est un dispositif sur lequel on a travaillé pour qu’ils aient la capacité de se faire vacciner par les autorités locales si le vaccin est homologué, le cas échéant par des dispositifs alternatifs sur lesquels nos ambassades travaillent avec leur médecin référent et la communauté médicale locale ou encore en France lors de leur passage »

    Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’Etat aux Français hors de France

    100 millions d’euros pour Covax

    « Depuis début mars, des vaccins arrivent dans un certain nombre de pays qui l’ont demandé, notamment en Afrique subsaharienne. (…) Les vaccins sont en train d’arriver, 255 millions de doses grâce à (…) “Covax” d’ici à la fin mai, partout dans le monde, dans 92 pays »,

    Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’Etat aux Français hors de France

    Le secrétaire d’Etat a rappelé que la France avait « mis 100 millions d’euros » dans le dispositif Covax d’aide aux pays les plus pauvres mis en place par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Alliance du vaccin (GAVI, pour Global Alliance for Vaccines and Immunization, en anglais) et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI).

    Au 1er janvier 2021, le nombre d’inscrits au Registre des Français établis hors de France s’élève à 1 685 638 personnes. Le nombre de Français vivant à l’étranger, y compris ceux qui ne sont pas inscrits au registre, est estimé autour de 2,5 millions, selon le ministère des affaires étrangères.

  • L’Europe décroche, la Francophonie aussi

    L’Europe décroche, la Francophonie aussi

    Nous vivons un moment à part. Les années qui viennent seront décisives pour les siècles à venir. Les lignes de fracture qui déchirent le monde ancien dessinent aussi le nouveau, pour longtemps. Emergent les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, on ne voit toujours pas l’Europe. 

    Elle est pourtant l’ensemble le mieux doté, le plus riche, le plus paisible : dans le « classement du bonheur » édité par l’ONU[1], le dix premières places sont occupés par des pays européens. La France est 20ème, derrière Taiwan, le Royaume-Uni et la Belgique. Les Etats-Unis sont 14ème.

    L’Europe n’a pas de vision du monde 

    Pourtant sur la scène du monde, l’Europe décroche. Tandis que les Etats-Unis auront bientôt vacciné 100 millions d’Américains, les Européens accumulent les désordres et les retards. Le feuilleton sur l’Astrazeneca en est le symptôme. Sans importance ? La reprise qui s’enclenche sur les marchés mondiaux sera une reprise en K : les uns suivent la pente du haut, les autres celle du bas. La Chine est repartie, les Américains  suivent, à une allure impressionnante, d’une part avec les vaccins, d’autre part avec le plan de relance de Biden. L’Europe, elle, tarde en tout. Vaccination et relance. Mécaniquement, certains surmonteront la crise, d’autres plongeront, les divisions vont s’accentuer. Ce n’est que la conséquence d’un fait fondamental : L’Europe n’est pas encore unie. Et pour une cause tout aussi fondamentale : L’Europe n’a pas de vision du monde. Le sentiment d’un destin commun vient aussi avec des ambitions communes. 

    La Chine a sa vison du monde, elle projette ses ambitions et mobilise des moyens pour les financer, y compris à l’étranger. Les Etats-Unis ont une politique, parfois erratique, mais construite, avec des alliés, des intérêts, des moyens financiers et militaires. L’Europe, elle, passe son temps à s’ausculter. Vis-à-vis de la Chine, de la Russie, du Moyen-Orient, de la Méditerranée, de l’Afrique, l’Europe n’a, en fait pas de politique. Elle répète des principes comme si cela définissait une stratégie. Se retrouver pour rappeler l’importance  des « droits de l’homme »  est insuffisant. L’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie centrale, l’Inde, l’Amérique latine oscillent entre les Etats-Unis, la Russie, la Chine. L’Europe ne fait pas partie de leurs options.  Elle existe avec un peu d’argent, des bonnes paroles, quelques leçons de gouvernance, et puis voilà.

    A Bruxelles, on parle anglais 

    Preuve de cette absence de politique, de « pensée » originale: à Bruxelles, on parle anglais, même s’il n’y a plus d’anglais. Surtout en politique étrangère. A Strasbourg aussi. La soumission est dans la tête. La langue, c’est la description du monde.

    La semaine dernière, on a fêté la Francophonie. Et d’afficher la progression du nombre de locuteurs, et de couper les rubans, et de s’enorgueillir de ce constat : partout dans le monde, des millions de personnes voient dans l’usage du français une ouverture qui enrichit, qui provoque, qui libère, qui permet de penser différemment. Et pourtant, la Francophonie comme organisation politique, est elle aussi un échec. Elle n’est pas devenue ce qu’elle aurait du, ce qu’elle devrait être.

    Des millions de locuteurs, un échec politique 

    Malgré la déclaration de Bamako, qui visait à adopter pour tous ceux qui ont le « français en partage »  une même vision politique, fondée à la fois sur les droits de l’homme et le développement, il n’y a pas d’unité ni de concertation suffisante entre les pays francophones sur les questions actuelles du monde. La Francophonie ne parle pas. 

    Sahel, Liban, Méditerranée, Chine, la Russie, les Etats-Unis, migrations, terrorisme, armes, écologie, au delà des discours convenus, malgré les urgences, les menaces,  hormis la langue, aucune politique commune n’est proposée, voire désirée. Là encore, les droits de l’homme ne suffisent pas à faire une politique, surtout quand ils sont si peu respectés dans les pays en question.

    La Francophonie aphone 

    C’est une erreur pour les pays concernés, qui y gagneraient en force et en indépendance. C’est une indifférence stupide pour l’Europe qui y trouverait un prolongement naturel de son action et une façon de prévenir bien des problèmes. Encore faudrait-il oser une action, oser définir les problèmes, avec de vrais mots, une véritable prospective. 

    L’Europe absente, la Francophonie aphone, qui marquera les lignes de force du monde de demain et d’après demain ? 

    Il faut une affirmation d’indépendance européenne. Elle ne peut se faire qu’avec la France et l’Allemagne. La Francophonie en est un élément. Il ne s’agit pas de faire du français « la » langue de l’Europe, ce qu’elle fut, mais qu’elle soit au moins promue au même titre que l’anglais. Parce qu’il vaut mieux, pour l’Europe, le français que l’américain.

    Indépendance européenne 

    Que l’Europe ignore la Francophonie est un crime contre les Européens. Que la Francophonie se taise et soit incapable de montrer son utilité, son envergure géopolitique en est un autre. L’Europe décroche, la Francophonie aussi, mais ce n’est pas un hasard.  

    Créer une solidarité active dans la Francophonie pourrait s’appuyer sur l’Europe et renforcerait celle-ci sur la carte du monde, l’obligerait à penser le monde. Faut-il apprendre les interactions du yin et du yang dans le Yiking pour le comprendre ? Il sera trop tard. C’est maintenant que le monde change de bases.

    Laurent Dominati

    A. Ambassadeur de France

    A. Député de Paris


    [1]  Le « World Happiness Report » est une étude basée sur des sondages dans tous les pays du monde et une série de critères. Dans les dix premiers figurent l’Islande, la Suisse et la Norvège, qui ne sont pas membres de l’Union Européenne stricto sensu. 

  • La Détaxe 2.0 avec SKIPTAX

    La Détaxe 2.0 avec SKIPTAX

    Après une année touristique chaotique, le 12 mars dernier, le gouvernement français a facilité l’entrée sur le territoire des vols en provenance de sept nouveaux pays. Tandis que le Conseil d’Etat a supprimé toutes les restrictions aux frontières pour les nationaux quelque soit leur lieu de résidence.

    C’est une excellente nouvelle pour les expatriés français qui pour des raisons familiale, professionnelle ou tout simplement touristique, veulent voyager vers la France.

    La reprise des vols nous donne l’occasion de vous présenter une révolution dans le domaine de la détaxe touristique. A découvrir absolument !

    Vous avez tous connu les difficultés de la détaxe lors de vos voyages en France : la lourde attente à la fin de vos achats pour que le vendeur remplisse le bordereau de détaxe… l’indisponibilité du service de détaxe dans de nombreux magasins… l’obligation d’acheter pour un minimum de 100€ dans le même commerce et le même jour… les très longs délais de remboursement… les frais cachés et les commissions élevées… et enfin la queue au service des douanes !

    Tellement contraignant que très peu de personnes font cette démarche, à moins d’avoir acheté un produit de grande valeur.

    Eh bien, tout cela est révolu grâce à l’application SKIPTAX !

    SKIPTAX est la première application mobile agréée par les Douanes Françaises pour la détaxe. Une solution simple et sécurisée !

    Comment ça marche ?

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    A l’approche de votre voyage en France, vous devrez compléter votre inscription sur l’application en photographiant votre passeport.

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  • Cecilia Gondard : « Repenser l’action sociale pour l’après Covid ! »

    Cecilia Gondard : « Repenser l’action sociale pour l’après Covid ! »

    Cecilia Gondard est la Secrétaire générale de la Fédération des Français hors de France du Parti socialiste, elle était de 2014 à 2020 à la tête de la Commission des finances, du budget et de la fiscalité de l’Assemblée des Français de l’étranger. Elue au Conseil consulaire des Français de Belgique en 2014, elle est la tête de la liste « Unis à Gauche » pour les élections de mai 2021.

    Mathieu Hutin l’a interviewée pour Lesfrancais.press, retrouvez le podcast en fin d’article.

    Lutter contre les réformes de La République en Marche

    Un début de mandat sous Hollande, une fin sous Emmanuel Macron en temps de coronavirus, cependant les élu(e)s socialistes des conseils consulaires et de l’Assemblée des Français de l’étranger sont restés mobilisés et actifs.

    Cecilia Gondard revient dès le début du podcast sur les nombreuses réformes que sa fédération et ses membres ont combattu : fiscalité, aides sociales, restrictions aux frontières…

    La résilience du réseau consulaire

    On revient aussi en détail sur l’impact de la pandémie sur le réseau consulaire. L’élue en Belgique fait l’éloge d’un réseau de postes consulaires qui a fait preuve d’une grande résilience.

    Cependant, comme ses collègues, elle s’interroge sur la place de l’administration centrale de Paris dans l’ensemble des rouages de la vie consulaires. Elle dénonce, toute fois, un « bashing » sur l’administration qui ne fait qu’obéir à l’exécutif. Les ministres du gouvernement d’Emmanuel Macron doivent prendre leurs responsabilités pour Cécilia Gondard.

    Renforcer les compétences de l’AFE

    Alors que l’Assemblée des Français de l’étranger vient de conclure sa 34 ème session, la dernière pour les élus de 2014, certains appellent à sa surpression ou à une profonde restructuration.

    Pour la présidente de la Fédération des Français hors de France du Parti socialiste, l’AFE a démontré son utilité, elle permet de mieux travailler avec les élus de toute la nation, pas uniquement ceux issus des Français de l’étranger, réunis à Paris, et faire ainsi mieux connaitre les problématiques propres aux expatriés.

    Cecilia Gondard suggère donc un ensemble de réformes pour renforcer l’AFE, à découvrir dans le podcast.

    « A l’Assemblée des Français de l’étranger, on fait bouger les lignes »

    Cecilia Gondard

    Un enthousiasme pour les élections consulaires

    Alors que la Parti socialiste a perdu l’ensemble de ses députés des Français de l’étranger, pour Cecilia Gondard, c’est le temps de la reconquête. Les consulaires seront, pour le PS, l’occasion de remettre le pied à l’étrier.

    Cependant la division pointe son nez, alors qu’elle appelle à l’unité pour 2022, les listes PS, EELV et LFI partent souvent chacune de leur coté au niveau des circonscriptions consulaires. Sans oublier, Ségolène Royal qui reste en attente pour les sénatoriales. Cecilia Gondard dévoile la stratégie du Parti socialiste dans le podcast disponible ci-dessous.

    « On espère rassembler toute la Gauche et les écologistes pour 2022″

    Cecilia Gondard

    L’après Covid, le vrai défi !

    Confirmant sa candidature à l’investiture du Parti socialiste pour les élections sénatoriales de l’automne 2021, Cecilia Gondard veut mettre en place une réelle action sociale qui ne reposerait plus sur des sociétés de bienfaisances ou des aides ponctuelles. Pour l’élue socialiste, c’est le parcours de l’expatrié qu’il faut repenser. Améliorer l’accompagnement, l’accès au réseau scolaire, Cecila Gondard veut répondre simplement aux problématiques des Français de l’étranger.

    Ecoutez l’interview de Cecilia Gondard

    A écouter aussi sur vos plate-formes préférées

    Podcast liste
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  • Présidentielle : Les lignes bougent..

    Présidentielle : Les lignes bougent..

    Comme chaque semaine, le site « Lesfrançais.press » vous dévoile les résultats de la consultation qui s’est achevée ce dimanche 21 mars 2021. Pour cette édition, nous nous sommes intéressés à votre engagement comme citoyen-expatrié.

    Une nouvelle fois, nous ne pouvons que vous applaudir ! Vous avez été près de 7000 (6873) à répondre aux 6 questions que nous vous posions.

    La réforme de 2019 en cause

    Les lois Pochon-Warsmann du 1er août 2016 ont réformé intégralement les modalités de gestion des listes électorales, visant à simplifier le processus d’inscription pour les électeurs et de faciliter la gestion des listes électorales en créant un outil, le répertoire électoral unique, centralisant les listes électorales actualisées en temps réel.

    Pour les expatriés, la principale conséquence fût l’impossibilité de maintenir son inscription sur la liste électorale de sa dernière commune de résidence ou sur la liste de la municipalité de son lieu de naissance ET sur la liste électorale.

    Les Français de l’étranger ont du choisir entre leur engagement dans la communauté d’expatriés et leurs racines. Et vous avez été, selon notre consultation, 42% à choisir de conserver vos attaches électorales au pays.

    Une envie de participer

    Sans ce frein, vous seriez prêt de 70% à voter aux élections consulaires de mai 2021. En sus, entre les bureaux de vote fermés du fait de la Covid-19, les difficultés liées au vote électronique, qui est encore en période de rodage, il faut, donc, s’attendre à une faible participation aux consulaires.

    Pour les législatives, que ce soit dans une circonscription nationale ou hors de France, vous êtes 81% à penser participer au choix d’un(e) député(e).

    Comme toujours, la mobilisation fait le plein, avec 93% de participation pour la reine des élections, celle du Président de la République.

    Marine Le Pen progresse même les expatriés

    En France, selon le dernier sondage d’Opinion Way, le potentiel électoral de Marine Le Pen en vue de la prochaine présidentielle – c’est-à-dire les Français affirmant qu’ils voteront « probablement » pour elle – gagne deux points en six mois, pour atteindre 36%. Parmi eux, ils sont même 17% à dire leur suffrage « tout à fait probable ».

    En 2017, 89,31% des suffrages exprimés par les Français hors de France se sont portés sur le vainqueur de la présidentielle, Emmanuel Macron. Marine Le Pen ne récoltait que 10,69% des voix contre 34% en métropole.

    En 2022, selon notre consultation, qui proposait une simulation d’un duel Emmanuel Macron / Marine Le Pen au second tour de l’élection, les Français de l’étranger seraient 16,84% à soutenir la présidente du Rassemblement national. Une surprise de taille alors que son parti semblait condamné à une adhésion autour de 10% chez les expatriés.

  • Voyager en Europe : Certificat vert numérique

    Voyager en Europe : Certificat vert numérique

    La Commission européenne a présenté une proposition de certificat vert numérique, qui consiste à faciliter le déplacement des personnes à destination et dans l’Union européenne malgré le coronavirus. Ce pass pourra intégrer des informations sur la vaccination de la personne ou, à défaut, le résultat négatif d’un test ou un attestation de guérison. Il serait aussi prévu de permettre aux personnes ne voulant pas s’y soumettre de pouvoir tout de même voyager vers l’EU en respectant une période de quarantaine stricte.

    La Commission européenne avait évoqué l’idée au tout début du mois de mars. Un peu plus de deux semaines plus tard, son projet de « pass sanitaire » pour faciliter les voyages des vaccinés s’est précisé : dans un communiqué paru le 17 mars, Bruxelles propose la création d’un « certificat vert numérique » indiquant l’état de vaccination d’une personne ou si elle a été testée négative au coronavirus.

    Vaccination, tests PCR, Guérison

    Ce certificat doit permettre de faciliter la libre circulation des personnes au sein de l’Union européenne, y compris dans un contexte pandémique. Tout le monde aurait accès à ce document et, pour éviter une discrimination entre les personnes vaccinées et celles qui ne le sont pas, celui-ci tiendrait aussi compte des tests négatifs pour autoriser le déplacement d’un pays à l’autre.

    L’ajout des tests pour dire si une personne peut circuler dans l’Union part du constat que la campagne de vaccination avance un rythme hétérogène dans l’Union européenne et que tous les publics n’y ont pas accès au même moment. En France par exemple, les classes d’âge sous la barre des 50 ans n’y ont pas accès. En outre, même les classes d’âge éligibles ne sont pas encore toutes couvertes par le vaccin.

    En sus, la France a fait le choix de ne pas rendre la vaccination obligatoire. Du coup, il y aurait une contradiction manifeste à déclarer que la vaccination procède d’un libre choix, mais que l’une des deux décisions possibles (ne pas se faire vacciner) entraîne en fin de compte un désavantage (ne pas pouvoir voyager). En intégrant les résultats des tests de dépistage, ouverts à tout le monde, cette difficulté est contournée.

    Outre le certificat de vaccination et le certificat de dépistage négatif, le document que propose la Commission pourra renseigner une troisième information : la guérison de la maladie du Covid-19. Figureront aussi d’autres informations (nom, date de naissance, date de délivrance), stockées dans un code QR, ainsi qu’une signature numérique destinée à garantir l’authenticité du certificat, et ainsi détecter les falsifications.

    Un traçage des vaccins

    Dans le cas d’une vaccination, le document indiquerait le type de vaccin reçu, le nombre de doses injectées, le producteur du traitement, la date à laquelle le traitement a été pris, dans quel pays et l’autorité sanitaire nationale qui a émis ce certificat. Ces informations pourraient être par exemple intégrées dans des applications de traçage de contacts, à l’image de TousAntiCovid en France.

    Ceux qui ne seraient pas vaccinés par un vaccin reconnu par l’Union européenne ne pourront donc pas prétendre à accéder au territoire européen sans attestation de guérison ou de test PCR émis par une autorité habilités par les services européens;

    Un certificat gratuit et pour tous

    La Commission européenne prévoit de rendre gratuit l’accès à ces certificats : il est prévu qu’ils soient valables partout dans l’Union, ainsi que dans quelques autres pays (Islande,  Liechtenstein, Norvège et Suisse). Chaque certificat sera écrit dans la langue maternelle de son détenteur, ainsi qu’en anglais. Le document pourra aussi être décliné sur papier, en plus d’un format électronique.

    Plus largement, la Commission est favorable à ce que des certificats puissent être aussi distribués à la famille des citoyens européens, y compris s’ils ont une autre nationalité, ainsi qu’aux ressortissants de pays tiers qui résident sur le territoire de l’Union, ainsi qu’aux visiteurs ayant le droit de se rendre dans les États membres. De fait, ce sont plus de 450 millions de personnes qui sont concernées, dont plusieurs centaines de milliers de Français expatriés hors de l’Union européenne.

    Quant aux enjeux de sécurité, de confidentialité et d’utilisation de ses diverses données, qui sont pour certaines particulièrement sensibles parce qu’elles renseignent sur l’état de santé d’une personne, la Commission assure que le certificat «  respectera toutes les règles applicables en matière de protection des données » et qu’il se limitera aux «  informations essentielles ».

    Une durée limitée et régie par l’OMS

    En outre, ce certificat ne doit pas durer. Dès que la maladie aura disparu, ou du moins qu’elle sera largement réduite et sous contrôle, ce pass sera arrêté. Pour déterminer le moment où il n’y en aura plus besoin, Bruxelles s’en remet à l’OMS : « Cette mesure sera suspendue lorsque l’Organisation mondiale de la santé aura déclaré la fin de l’urgence sanitaire internationale liée au Covid-19. »

    La Commission européenne souhaite que ce certificat puisse être déployé dans les mois à venir. Bruxelles évoque même un calendrier pour juillet 2021. Plus tard, ce projet risquerait de devenir moins pertinent, en fonction de l’état d’avancement de la campagne vaccinale, et des effets des mesures d’endiguement de la contagion, comme le couvre-feu ou le confinement.

    Maintenant, c’est au Parlement européen et au Conseil des chefs d’Etats européens de voter le projet. Afin de faciliter son exécution, le Certificat numérique européen sera instauré sous le régime d’un règlement européen permettant de se passer de l’aval des parlements nationaux.

  • Journée internationale de la Francophonie – Gaston-Paul Effa

    Journée internationale de la Francophonie – Gaston-Paul Effa

    Ce dimanche 21 mars, c’était la journée internationale de la Francophonie, l’écrivain Gaston-Paul Effa nous partage son amour de la langue.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Le plan de relance commun a permis de maintenir l’économie à flots

    Le plan de relance commun a permis de maintenir l’économie à flots

    Comme le montrent les derniers chiffres d’Eurostat, la confiance des acteurs économiques parvient plus ou moins à se maintenir malgré la crise sanitaire.

    La crise de la Covid-19 a non seulement engendré une crainte vis-à-vis de la santé, mais aussi de l’économie et du futur. La confiance des acteurs économiques – consommateurs, distribution, industrie et construction – est un baromètre de ce sentiment d’incertitude.

    La confiance des citoyens en chute libre

    Sur la période décembre 2019-décembre 2020, on observe que cette confiance a clairement chuté dès la mise en place du premier confinement. « Avril enregistre le taux minimum, c’est désastreux », constate André Sapir, senior fellow du centre de réflexion pro-européen Bruegel et professeur à la Solvay Brussels School of Economics and Management. 

    « L’été est plutôt stable chez les consommateurs, mais à un faible niveau. On n’a moins récupéré que d’habitude. La confiance reste aussi plus faible que celle du début d’année, on n’a récupéré qu’un tiers de la confiance », poursuit-il.

    La baisse en octobre-novembre reste moindre car le deuxième confinement était différent, moins strict, et avec moins de morts. La courbe reflète la situation sanitaire. La deuxième vague était moins forte et donc moins grave. La confiance s’est détériorée et reste faible.

    Indicateur mensuel du sentiment de confiance des consommateurs européens entre décembre 200 et janvier 2021. Source : EDJnet

    Des consommateurs inquiets

    Si les consommateurs continuent d’être méfiants, ils consomment quand même. On peut l’observer avec la belle remontée de la confiance que les distributeurs connaissent dès le mois de juin, jusqu’en octobre. Les consommateurs achètent notamment des biens pour l’intérieur – meubles, décoration etc. « Il y a en réalité plus d’achats réalisés que ne suggère la confiance des consommateurs », indique André Sapir. 

    Si les consommateurs continuent d’être méfiants, ils consomment quand même. On peut l’observer avec la belle remontée de la confiance que les distributeurs connaissent dès le mois de juin, jusqu’en octobre. Les consommateurs achètent notamment des biens pour l’intérieur – meubles, décoration etc. « Il y a en réalité plus d’achats réalisés que ne suggère la confiance des consommateurs », indique André Sapir. 

    Indicateur mensuel du sentiment de confiance des distributeurs européens entre décembre 200 et janvier 2021. Source : EDJnet

    L’industrie, logiquement, en replis

    L’industrie, quant à elle, était déjà en baisse en 2019, avec peu voire pas d’investissement. L’économiste rappelle que 2019 n’était économiquement pas une bonne année, à cause de la guerre économique avec la Chine et Trump. « L’environnement politique et économique n’était pas bon, c’était une année molle », commente-t-il. 

    On constate un retour de la confiance des industriels à l’automne, car leur horizon est plus loin, ils ont une vision plus à moyen terme que les autres catégories. La deuxième vague a été moins forte, les vaccins offrent des perspectives vis-à-vis de la consommation, mais aussi de l’emploi, par rapport à la santé des travailleurs.

    Indicateur mensuel du sentiment de confiance des industriels européens entre décembre 200 et janvier 2021. Source : EDJnet

    La construction anticipe une reprise

    La confiance du secteur de la construction est un indicateur important de l’activité économique. Ici, elle dénote l’anticipation de peu de nouvelles activités : la remontée amorcée dès le mois de mai reste inférieure à celle d’avant crise.

    En 2019, leur confiance était déjà basse, notamment en Allemagne, dont le PIB était en baisse, soit un mauvais indicateur pour l’industrie du BTP. Les élections américaines, et la victoire de Biden, était également un des facteurs de défiance.

    Indicateur mensuel du sentiment de confiance des acteurs du BTP européens entre décembre 200 et janvier 2021. Source : EDJnet

    Si le vaccin semble être la solution à la crise, André Sapir remarque que deux sentiments s’opposent, tant du côté consommation que production : une inquiétude face aux variants, d’un côté et l’espoir avec les vaccins de l’autre.

    « Il y a une course entre les deux, à savoir lequel va être le plus rapide, d’autant que les nouvelles sur le vaccin sont mauvaises. Il y a une baisse de l’espoir que tout le monde soit vacciné avec le retard du programme de vaccination », souligne-t-il. L’arrêt de vaccination de l’AstraZeneca est également une source d’inquiétude pour la population.

    Attentes envers l’Union européenne et les États 

    La confiance en l’État est alors en jeu, car il y a une attente très grande envers les pouvoirs publics. D’une part, cette attente est liée à la santé. On attend d’eux qu’ils fassent tout ce qui est nécessaire pour nous soigner. Le citoyen éprouve un sentiment contradictoire car il attend des autorités des mesures comme le confinement, mais a envie de liberté et redoute le ralentissement économique. 

    D’autre part, le citoyen attend des pouvoirs publics qu’ils compensent la perte de revenus due à la situation, notamment grâce à l’aide de soutien au salaire, mais aussi la protection sociale, économique et sanitaire. 

    Cette protection se fait au niveau national, avec les systèmes de santé, les allocations au chômage, etc. Mais il y a aussi des attentes envers l’Union européenne, qui a répondu à deux niveaux : la vaccination, raisonnablement commandée ensemble, avec une contribution novatrice de l’Union européenne ;  et le plan de relance pour endiguer la crise économique, sans laisser les États à eux-mêmes

    Par rapport aux agences de notation, la Commission européenne a eu un meilleur rating que certains États mais pas par rapport à d’autres. « L’Italie par exemple, qui est entrée dans la crise de la Covid en pleine crise économique et politique, était fragile, rappelle André Sapir. Sans l’intervention de l’UE, la crise sanitaire aurait pu être pire, avec une nouvelle “crise grecque”.»

    L’inquiétude était d’autant plus légitime que c’est en Italie que la crise a commencé. Le Plan européen de relance a empêché une crise dans la zone euro. « Malgré la démission de Giuseppe Conte, les acteurs économiques et politiques européens restent calmes. On évite ensuite que la crise ne gagne les autres pays, et on se protège d’une crise plus grande », conclut l’économiste.

    Cet article a été écrit dans le cadre du projet européen EDJNet.

  • Reconfinement local, AstraZeneca, couvre-feu, les annonces de Castex

    Reconfinement local, AstraZeneca, couvre-feu, les annonces de Castex

    De nouvelles restrictions face à une épidémie qui « s’accélère nettement » et une reprise de la vaccination avec AstraZeneca. Jean Castex et Olivier Véran prenaient la parole ce jeudi 18 mars, lors du désormais traditionnel point hebdomadaire de l’exécutif consacré à l’épidémie de coronavirus.

    Contrairement à la semaine précédente où aucune nouvelle mesure restrictive n’avait été annoncée, plusieurs mesures fortes ont été présentées. Plusieurs départements dont ceux de l’Île-de-France ainsi que des Hauts-de-France n’échappent pas à un reconfinement dont les nouvelles modalités nouvelles ont été précisées.

    Le couvre-feu a été décalé à 19 h sur l’ensemble du territoire national. Par ailleurs, la vaccination avec AstraZeneca peut reprendre après quatre jours de suspension, après l’avis favorable de l’Agence européenne du médicament. Voici ce qu’il faut retenir de cette conférence de presse.

    Une troisième vague

    « La progression de l’épidémie s’accélère nettement », a regretté Jean Castex. Près de 35 000 nouveaux cas ont été enregistrés en France ce jeudi, confirmant une tendance des contaminations en forte hausse. « Cette reprise dessine ce qui s’apparente de plus en plus clairement à une troisième vague », a-t-il ajouté.

    Le variant britannique représente près des trois quarts des contaminations. « Nous découvrons peu à peu qu’il est, en réalité, à la fois plus virulent et potentiellement plus grave », a affirmé le Premier ministre, avant d’ajouter : « La situation se dégrade, notre responsabilité est maintenant qu’elle ne nous échappe pas ».

    16 départements reconfinés pour quatre semaines

    «  Pari  » partiellement perdu pour Emmanuel Macron, qui souhaitait à tout prix éviter un troisième confinement. Le confinement le week-end qui s’applique dans les Alpes-Maritimes et le Pas de Calais a un effet « réel » mais « insuffisant », a jugé le chef du gouvernement.

    Un reconfinement a donc été décidé dans 16 départements dont ceux des régions de l’Île-de-France et des Hauts de France, comme cela était attendu.

    Au-delà de l’Île-de-France et des Hauts de France, les Alpes-Maritimes, la Seine-Maritime et l’Eure sont concernés, soit un peu moins d’un Français sur trois. « De nouvelles mesures de freinage massives de l’épidémie interviendront à compter de vendredi soir minuit et pour quatre semaines », a précisé le Premier ministre.

    L’ouverture des écoles et collèges est maintenue tandis que les lycées passeront en demi-jauge dans les 16 départements concernés. Les règles s’appliquant aux lieux de culte resteront inchangées.

    Concernant les commerces, seuls ceux vendant des produits de première nécessité pourront ouvrir. Cela inclut désormais les librairies et disquaires. Les rayons de grandes surfaces ne rentrant pas dans la liste de ceux « vendant des biens et des services de première nécessité » devront fermer.

    Mais les restrictions de déplacement seront plus souples que pendant les deux premiers confinements. « Concrètement, il sera possible de sortir de chez soi pour se promener, s’aérer ou faire du sport en journée sans limitation de durée, mais avec une attestation et à la condition de rester dans un rayon limité à 10 km autour de chez soi », a affirmé Jean Castex.

    En revanche, les déplacements interrégionaux seront interdits, sauf motif impérieux ou professionnel.

    Le couvre-feu repoussé à 19 h partout en France

    Dans tous les départements, le couvre-feu passera de 18 h à 19 h, dès ce samedi 20 mars. « Cet ajustement lié à l’arrivée prochaine de l’heure d’été s’appliquera à compter de samedi prochain et concernera tous les départements, et pas seulement ceux soumis à des mesures renforcées », a précisé Jean Castex.

    La stratégie du gouvernement reste territorialisée concernant le confinement. « Compte tenu des disparités régionales qui restent aujourd’hui encore importantes, cette stratégie territorialisée conserve son sens et sa pertinence », a rappelé Jean Castex.

    Mais « ces mesures pourront être étendues si nécessaire à d’autres parties du territoire », a averti le Premier ministre.

    Le Premier ministre a défendu la décision du gouvernement français de ne pas reconfiner le pays fin janvier. « Contrairement à beaucoup de pays voisins, nous n’avons pas appliqué de confinement au long à l’échelle de tout le pays. Nous avons même écarté cette option fin janvier dernier et c’était la bonne décision. Car si nous avions alors dans une logique d’anticipation, nous aurions alors infligé au pays un confinement de probablement trois mois. Cela était excessif et insupportable et nous avons bien fait de ne pas suivre les prévisions de certains modèles qui indiquaient un emballement d’épidémie dès la mi-février, ce qui ne s’est pas produit grâce à notre mobilisation collective », a-t-il affirmé.

    Reprise de la vaccination avec AstraZeneca dès vendredi

    Le vaccin AstraZeneca peut recommencer à être administré dès demain vendredi 19 mars dans l’après-midi. Lundi 15 mars, la France avait décidé de « suspendre par précaution » , l’utilisation du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19.

    L’Agence européenne du médicament a néanmoins assuré ce jeudi 18 mars que le vaccin d’AstraZeneca est « sûr et efficace » , et que lien entre des cas de thromboses et le vaccin n’était pas avéré. Quelques minutes avant la conférence de presse, l’Italie avait annoncé la reprise de la vaccination. « Le vaccin AstraZeneca n’est pas associé à une augmentation du risque global de caillots sanguins chez les sujets qui le reçoit », a assuré Jean Castex.

    Pour redonner confiance en ce vaccin, Jean Castex a d’ailleurs annoncé qu’il se ferait vacciner demain vendredi avec AstraZeneca, comme il l’avait évoqué sur BFM TV mardi 16 mars.

    Jean Castex a rappelé l’objectif de 10 millions de vaccinés avec au moins une dose au 15 avril. Il a loué une campagne de vaccination qui « s’accélère fortement ». « L’enjeu des prochaines semaines, c’est de réduire ces mesures de restriction et de revenir progressivement à une vie normale à mesure que nous vaccinerons de plus en plus de nos concitoyens », a-t-il affirmé. « Nous avons atteint un rythme de vaccination quotidienne parmi les plus élevées de l’Union européenne », s’est félicité le chef du gouvernement.

    Le télétravail encouragé

    « Nous devons également être très vigilants sur les risques de contamination des lieux de travail », a averti le Premier ministre. « La dernière étude réalisée par l’Institut Pasteur montre que ces lieux représentent 29 % des cas identifiés plaident pour que dans les prochaines semaines, toutes les entreprises, toutes administrations qui le peuvent poussent au maximum le télétravail », a demandé le chef du gouvernement.

    Il a d’ailleurs rappelé l’objectif de quatre jours de télétravail sur cinq.

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