Dix-huit films sont en compétition pour la Palme d’or, le retour de Top Gun, un partenariat avec Brut et TikTok. Cinquante longs métrages seront diffusés sur onze jours de festival.
La sélection officielle de la 75e édition Festival de Cannes est tombée ce jeudi 14 avril. Cinquante films ont été sélectionnés pour cette grande messe du cinéma qui se tiendra du 17 au 28 mai prochains. Virginie Efira sera la maîtresse de cérémonie et c’est le film de zombies -hors compétition- Z (comme Z) de Michel Hazanavicius qui ouvrira les festivités.
La Palme d’or
En compétition pour la Palme d’or, on retrouve David Cronenberg et son film de science-fiction horrifique Crime of the Future avec Viggo Mortensen, Léa Seydoux et Kristen Stewart. Cronenberg connait bien le festival puisqu’il en a été le président en 1999. Son long métrage précédent, Maps to the Stars, était d’ailleurs sélectionné en 2014 pour le même prix.
Crime of the future de David Cronenberg
À ses côtés, les frères Dardenne et leur film Tori et Lokita qui raconte l’histoire de deux jeunes exilés venus s’établir en Belgique. Jean-Pierre et Luc Dardenne sont aussi des habitués de Cannes comme ils ont déjà reçu la Palme d’or en 1999 pour le film Rosetta et en 2005 pour L’Enfant.
Le Suédois Ruben Östlund et son film Triangle of Sadness part aussi en tant que favori puisqu’il a reçu la Palme d’or en 2017 pour son film dramatique The Square, au même titre que le réalisateur roumain Cristian Mangiu avec son nouveau film RMN, lui qui était lauréat du prix en 2007 pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours. Le Japonais Hirokazu Kore-eda leur donnera du fil à retordre avec son thriller sociétal coréen Broker alors qu’il a aussi gagné une Palme d’or en 2018 avec Une affaire de famille.
En lice pour le prestigieux prix, on notera également la présence du réalisateur russe Kirill Serebrennikov pour le film La Femme de Tchaïkovski ; de l’Italien Mario Martone avec Nostalgia ou encore de James Gray pour Armageddon Time – film doté d’un casting épatant composé d’Anne Hathaway, Anthony Hopkins, Cate Blanchett, Oscar Isaac ou encore l’immense Robert De Niro.
Huit autres films ont aussi été sélectionnés pour la Palme d’or, portant le total à 18 films, contre 24 pour l’édition de juillet 2021.
Mention spéciales
Le réalisateur ukrainien Sergei Loznista sera présent avec son film The Natural History of Destruction, film contant la guerre en Ukraine, thème tristement actuel. Le festival a d’ailleurs annoncé qu’il n’accueillerait pas de délégation russe cette année.
Le comédien et acteur principal de la série coréenne dystopique Squid Game, Lee Jung-jae, viendra montrer son premier film, Hunt. Fumer fait tousser, le nouveau long métrage absurde Quentin Dupieux, sera projeté pendant les séances de minuit.
Le tapis rouge
Comme à son habitude, le tapis rouge de la croisette accueillera les plus grandes stars du cinéma. Cette année, Tom Cruise viendra présenter la suite de film culte Top Gun, Top Gun: Maverick de Joseph Kosinski. Il renfilera son casque, son uniforme et ses talonnettes pour le plus grand plaisir des fans. Tom Hanks foulera aussi le tapis rouge de Cannes 2022 pour le biopic de Baz Luhrmann sur la vie du King, Elvis, dans lequel il joue le rôle du Colonel Parker. En « hors compétition », comme pour ces deux films, on retrouvera aussi Three Thousand Years of Longing, de Georges Miller, le réalisateur de Mad Max.
Présentation du film « The man who killed Don Quixote » de Terry Gilliam au festival de Cannes de 2018
Pas de films de plateformes, mais unecollaboration avec TikTok et Brut
Ce n’est pas cette année que les films de plateformes qui ne sortent pas dans les salles de cinéma françaises pourront concourir lors du Festival. Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, a eu beau faire pression, le conseil d’administration n’a pas plié. Cette règle peut sembler absurde à l’heure où de grands réalisateurs se tournent de plus en plus vers les plateformes de streaming. On peut citer Irish Man de Scorcese ou le déjà fortement récompensé The Power of the Dog de Jane Campion.
La 75e édition du Festival de Cannes sera aussi marquée par la fin du partenariat avec Canal+. La cérémonie sera diffusée grâce à une collaboration entre France Télévision et Brut, avec le soutien de la plateforme TikTok. Ne pas faire appel à ces nouveaux acteurs de l’audiovisuel aurait été « anachronique » selon le président Pierre Lescure.
Les États-Unis et la zone euro se caractérisent par le maintien de politiques budgétaires expansionnistes s’accompagnant de politiques monétaires accommodantes. Cette cohabitation alimente l’inflation. Au Japon, depuis la fin des années 1990, la politique budgétaire et la politique monétaire très expansionnistes ne débouchent pas sur une hausse de l’inflation. Les rares exceptions constatées concernent des périodes particulières liées par exemple à des tremblements de terre, à la hausse de la TVA ou à la dépréciation du yen.
Face à la montée des prix, les banques centrales aux États-Unis et en zone euro réagissent avec modération
Avec la crise ukrainienne, celles de santé avec l’épidémie de covid-19, celles liées à la transition énergétique ainsi que celles résultant du vieillissement de la population, les dépenses militaires devraient augmenter, conduisant à la persistance d’un fort déficit. Ce dernier sera d’autant plus élevé que les recettes publiques pourraient diminuer en raison de l’affadissement de la croissance, affadissement provoqué par les baisses de pouvoir d’achat à venir elles-mêmes liées à la hausse des prix de l’énergie et des matières premières.
Au sein de l’OCDE, le salaire réel pourrait enregistrer une contraction de 3 à 4 % en 2022. Face à la montée des prix, les banques centrales aux États- Unis et en zone euro réagissent avec modération. La FED a relevé ses taux directeurs mais ces derniers restent bien en-deçà du taux d’inflation. La BCE n’entend relever ses taux qu’à la fin de l’année. Ce choix s’explique par la volonté de ne pas casser la reprise économique et de mettre en difficulté la solvabilité des États endettés. En combinant politiques monétaires et politiques budgétaires accommodantes, le risque est d’entrer dans une phase de stagflation.
Une hausse de taux aurait peu d’effets
La baisse des salaires réels pèsera sur la consommation et donc sur la croissance. La décision de maintenir des politiques monétaires laxistes se justifie également par le fait que l’inflation est essentiellement importée. De ce fait, une hausse de taux aurait peu d’effets.
Pour le moment, un pays de l’OCDE, le Japon, fait exception en ne connaissant qu’une très légère hausse des prix. Ce pays est pourtant en situation de dépendance vis-à-vis de l’extérieur pour son énergie, ses matières premières ainsi que pour une partie de produits agricoles. Depuis les années 1990, le Japon connait un déficit public de 6 % du PIB combiné à des taux directeurs nuls ou quasi nuls. Depuis 1998, la base monétaire a été multipliée par sept. L’inflation au Japon reste inférieure à 1 % à de rares exceptions liées à des épisodes précis (forte dévaluation du yen en 2013, hausse de la TVA en 2014 et 2019). Malgré les problèmes d’approvisionnement constatés depuis 2021, le taux d’inflation au Japon atteint 1% au cours du premier trimestre 2022 quand il dépasse 5 % en zone euro et 7 % aux États-Unis.
TOKYO – NOVEMBER 13: Akihabara district November13, 2014 in Tokyo, JP. The district is a major shopping area for electronic, computer, anime, games and otaku goods.
La pression commence à monter en zone euro comme aux États- Unis pour un relèvement des salaires
La faible inflation japonaise trouve son origine dans le maintien d’une forte rigueur salariale. Depuis 1998, le salaire réel par tête a diminué de 2 % quand la productivité par tête s’est accrue de 10 %. Le partage des revenus s’est déformé au détriment des salariés. Si le Japon connait d’importants déficits, il se caractérise également par un excès d’épargne qui conduit à réduire la demande. La balance courante dégage un excédent variant de 2 à 5 % du PIB lors de ces vingt dernières années (à l’exception de 2014). Le taux d’épargne élevé des ménages permet de financer les déficits publics. Cette épargne abondante réduit la consommation et donc la pression sur la hausse des prix.
La zone euro et les États-Unis diffèrent du Japon en ne cumulant pas déformation de la répartition de la valeur ajoutée au détriment des salariés et fort niveau d’épargne. La zone euro enregistre certes un excès d’épargne mais pas de déformation au niveau de sa valeur ajoutée. Aux États-Unis, c’est le phénomène inverse qui est constaté. La pression commence à monter en zone euro comme aux États-Unis pour un relèvement des salaires, ce qui pourrait alimenter une spirale inflationniste. L’Europe et l’Amérique du Nord pourraient donc se démarquer du Japon dans les prochains mois.
Il y a 5 mois, 27 migrants perdaient la vie en tentant de traverser la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Depuis ce drame, la police aux frontières redouble de vigilance et traque les réseaux criminels de passeurs.
Criminalité organisée
Les réseaux de passeurs, qui organisent les traversées clandestines de la Manche par bateaux, ont tout emprunté à la « criminalité organisée », compliquant la tâche des autorités françaises qui peinent à enrayer leur montée en puissance.
Le naufrage du 24 novembre 2021, dans lequel au moins 27 migrants sont morts, avait suscité une vive émotion et la promesse du gouvernement français de s’attaquer à ces réseaux.
Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, avait alors promis le doublement des effectifs chargés de lutter contre l’immigration clandestine, la création d’antennes régionales de « l’office anti-passeurs » tandis que, dans la foulée, un avion de l’agence européenne de garde-côtes Frontex survolait la côte d’Opale, face à l’Angleterre, qui attire depuis des années les clandestins espérant y trouver un eldorado.
Londres veut instaurer le renvoi systématique
Londres a de son côté annoncé jeudi un projet controversé d’envoyer au Rwanda des demandeurs d’asile arrivés illégalement au Royaume-Uni, susceptible de s’appliquer à tous les étrangers entrés illégalement, d’où qu’ils viennent. Ce projet a suscité des réactions scandalisées des organisations de défense des droits de l’Homme, qui dénoncent son « inhumanité », et la « forte opposition » du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).
Le gouvernement britannique a aussi confié dès jeudi le contrôle des traversées illégales à la Royal Navy, à la place des garde-côtes, et va construire de nouveaux centres d’accueil dédiés aux clandestins qui arrivent sur les côtes anglaises.
Car les passeurs sont toujours là, sur fond d’explosion de la demande: en 2021, 52.000 personnes ont tenté cette traversée (dont 28.000 l’ont réussie, selon le ministère français de l’Intérieur), environ cinq fois plus qu’en 2020. Un record !
L’Ukraine est toujours fortement déconseillé aux voyageurs français et tous les expatriés, qui le désiraient, ont été rapatriés, cependant la France est bien de retour à Kiev. L’ambassade de France a ainsi réinvesti son bâtiment dans la capitale ukrainienne, jugeant les conditions sécuritaires « acceptables ».
Un retour sous les bombes russes ?
Transférée le 28 février à Lviv, à cause de l’invasion russe, l’ambassade a fait son retour vendredi dans la capitale ukrainienne. Les drapeaux français et européens flottent à nouveau devant l’ambassade de France à Kiev.
C’est avec un sentiment de « très grande émotion » que l’ambassadeur de France en Ukraine, Etienne de Poncins, ainsi que le personnel de l’ambassade sont retournés à Kiev ce vendredi 15 avril, après un mois et demi d’absence.
« Lorsque nous sommes partis, nous ne savions évidemment pas si nous aurions la possibilité de revenir »
L’ambassadeur de France, Etienne de Poncins, à Franceinfo
Après sept semaines à #Lviv, @FranceenUkraine très prochainement de retour à #Kiev. La solidarité 🇫🇷🇺🇦 s'exerce au plus près des autorités 🇺🇦.
Si les conditions de sécurité semblent être revenues, la guerre n’est toutefois pas encore finie. Et ce, d’autant que la Russie a promis d’intensifier ses bombardements sur Kiev, au lendemain du naufrage de son vaisseau amiral en mer Noire. « Le nombre et l’ampleur des frappes de missiles sur des sites de Kiev vont augmenter en réplique à toutes les attaques de type terroriste et aux sabotages menés en territoire russe par le régime nationaliste de Kiev », a mis en garde le ministère russe de la Défense.
Les Etats européens reviennent groupés
L’Espagne va rouvrir « dans quelques jours » son ambassade à Kiev qu’elle avait fermée suite à l’offensive russe en Ukraine, a annoncé ce lundi 18 avril 2022 le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez.
« Dans quelques jours, nous allons rouvrir l’ambassade d’Espagne à Kiev, comme nouvelle preuve de l’engagement du gouvernement espagnol, de la société espagnole, aux côtés du peuple ukrainien ».
Pedro Sanchez, Premier ministre espagnol
De son côté, l’ambassade d’Italie, transférée en mars de Kiev à Lviv (Ouest du pays) pour raisons de sécurité, a rouvert ce lundi.
« C’est le symbole d’une Italie qui ne perd pas de temps, qui ne cesse de croire dans la diplomatie et recherche constamment la paix »
Luigi Di Maio, Le chef de la diplomatie italienne.
Nom du visa : Virtual Working Program Durée : 1 an
Conditions : Il faut prouver que l’on est en contrat, ou bien que l’on possède une entreprise, et que cela restera vrai pour toute la période du visa. Il faut très bien gagner sa vie, au moins US$5000 par mois. Pour cela, il est demandé la dernière fiche de paie et les 3 derniers relevés bancaires.
Frais de dossier : US$287 + assurance maladie des Emirats Arabes Unis
Bon à savoir : Dubaï cherche à attirer les talents étrangers en s’adaptant aux nouvelles réalités du monde du travail. Si vous cherchez l’opulence, les grands magasins, les sorties de luxe, cette ville ultra-moderne surnommée le « Manhattan du désert » est faite pour vous. En revanche, renseignez-vous bien sur les particularités culturelles et les restrictions législatives, différentes de la France, pour ne pas avoir de mauvaise surprise.
Le Costa Rica, l’Eldorado des digital nomads
Nom du visa : Residencia Temporal Empleados especializados por cuenta propia Durée : 2 ans
Conditions : Il faut prouver que l’on est free-lance ou que l’on possède son entreprise.
Bon à savoir : Le Costa Rica remplit tous les critères habituellement recherchés par les digital nomads. La connexion internet y est bonne et la vie y est douce. Ce petit pays d’Amérique centrale se distingue par sa nature et son respect de l’environnement. Il est très accueillant pour les étrangers, même sans parler espagnol. A noter que le coût de la vie est globalement assez élevé, surtout en comparaison avec d’autres pays d’Amérique centrale.
Costa Rica
Le Mexique, pour des paysages variés
Nom du visa : Visa de residencia temporal Durée : un an renouvelable, jusqu’à quatre ans au total
Conditions : Prouver que l’on possède $27.000 en banque, ou bien avoir gagné au moins $1.600
Bon à savoir : Le Mexique est un grand pays avec une importante diversité des paysages. Vous pourrez vous installer en bord de mer, au milieu de la forêt, près d’un canyon ou encore dans une mégalopole. Bref, il y en a pour tous les goûts. En plus, le coût de la vie est peu élevé, en comparaison avec la majorité des autres pays de cette liste. Attention, il est très recommandé de parler espagnol.
Guadalajara au Mexique
Les Barbades, pour tout type de travail à distance
Nom du visa : 12 Month Barbados Welcome Stamp Durée : 12 mois
Conditions : exercer un travail à distance, dont la nature doit être écrite dans le formulaire de candidature, et s’engager personnellement à gagner au moins $50.000 sur l’année. Il n’est pas demandé de contrat de travail ou de lettre de l’employeur.
Bon à savoir : La Barbade est une île située à l’ouest des Caraïbes, dont la langue officielle est l’anglais. Ce pays est connu pour ses plages, son rhum, et pour être la terre de naissance de Rihanna. Vous pouvez d’ailleurs y visiter la maison dans laquelle a grandi la chanteuse, située dans une rue rebaptisée Rihanna Drive. Le pays vient d’être retiré de la liste des paradis fiscaux.
Beautiful tropical Barbados island. View of the golden beach with palms and crystal clear water. Perfect holidays background.
Aux Bermudes, travailler (ou étudier) depuis une plagede sable rose
Nom du visa : Work From Bermuda Durée : 1 an
Conditions : être en télétravail (avec une preuve employeur) ou étudiant universitaire ayant cours à distance (avec une preuve d’inscription à une formation)
Bon à savoir : Les Bermudes est un archipel britannique situé en Amérique du Nord, très isolé puisqu’il est à environ 1500 kilomètres des côtes étasuniennes. Ce territoire est connu pour ses plages de sable rose, le mystère règne autour du « triangle des Bermudes ». L’archipel a également été retiré de la liste des paradis fiscaux mais reste un territoire très cher, alors attention : si le visa semble plutôt accessible, le coût de la vie y est très élevé.
Îles Caïmans, un Paradis accessible aux plus aisés
Nom du visa : The Global Citizen Concierge Program Durée : 2 ans
Conditions : avoir un revenu annuel d’au moins $100.000, fournir des preuves du contrat de travail, de l’existence légale de l’employeur, du salaire, des revenus des six derniers mois, etc. Bref, le dossier doit être « béton ».
Bon à savoir : Cette fois, il s’agit bien d’un paradis fiscal toujours sur liste rouge ! Ces trois îles situées au large de la Jamaïque constituent l’un des plus gros centres financiers offshore de la planète. Les visiteurs sont parfois surpris par son ambiance « très américaine ». A privilégier si vous cherchez un petit coin de paradis sans être dépaysé.
Antigua-et-Barbuda, les îles du Commonwealth
Nom du visa : Antigua Nomad Digital Residence Durée : deux ans
Conditions : travailler à distance pour une entreprise ou en indépendant (il faut fournir des preuves dans les deux cas)
Bon à savoir : Les deux îles, Antigua et Barbuda, sont situées à une cinquantaine de kilomètres de la Guadeloupe, dans les Caraïbes. Elles forment un état dont la cheffe symbolique est la Reine Elizabeth, avec comme langue officielle l’anglais. L’économie du pays aux plages splendides est basée principalement sur le tourisme.
Maurice, le dépaysement en français et en anglais
Nom du visa : Premium Travel Visa Durée : un an
Conditions : Avoir déjà son billet d’avion aller-retour, prouver que l’on dispose d’un revenu minimum de 1.300 euros par mois.
Bon à savoir : Maurice est un état insulaire proche de la Réunion et de Madagascar, au large de la côte africaine. C’est une destination idéale pour s’expatrier car l’anglais et le français y sont largement répandus. En plus, vous bénéficierez d’un coût de la vie peu élevé dans un pays ayant une stabilité économique, politique et sociale. L’île reste cependant très isolée.
Cette semaine, l’OCDE publiait les chiffres de l’aide consacrée aux pays en développement par les pays riches en 2021. L’occasion d’analyser les actions prises sur ces cinq dernières années par la France, de faire un bilan de cette nouvelle impulsion souhaitée par Emmanuel Macron dès 2017, mais surtout de regarder les défis auxquels il sera nécessaire de faire face dans les semaines, mois et années à venir.
Louis-Nicolas Jandeaux est expert en financement des pays en développement chez Oxfam France.
Elle dispose désormais de son propre cadre légal et d’une programmation afin de s’assurer qu’en 2025, 0,7% de notre richesse nationale soit consacrée au soutien des populations les plus vulnérables de la planète. Un tel engagement fut la conclusion d’un long travail de pédagogie des ONG mais aussi le fruit d’une mobilisation unanime des parlementaires, permettant enfin d’honorer cette promesse vieille de 50 ans.
Ce sont donc plus de 13 milliards d’euros qui ont contribué à notre aide au développement l’an passé. Après six ans de baisse, voire de stagnation entre 2010 et 2015, la croissance de l’aide à partir de 2016 qui s’est largement accrue entre 2017 et 2021 a permis à la France de conforter sa place de 5e principal pays donateur d’aide dans le monde. Ces progrès globaux ont également impacté les opérateurs de l’aide française. Ainsi, l’Agence Française de Développement favorise ainsi progressivement une attention de plus en plus importante sur la lutte contre les inégalités, en adoptant entre autre début 2021 une « stratégie 100% lien social » qui implique que chaque projet soit désormais analysé sous ce prisme.
Évidemment, ces différents progrès sont à saluer, mais les crises qui s’accumulent actuellement sont un triste rappel à la réalité. Les progrès réalisés depuis cinq ans, bien que nécessaires, ne sont pas suffisants ou adaptés pour faire face à ces nouvelles crises.
Financements trop faibles à destinations des pays les plus pauvres ; qui n’intègrent pas suffisamment la question de l’égalité femmes-hommes ; ou encore majoritairement prêtés plutôt que donnés, aggravant un peu plus le rouage du surendettement… Les défauts sont encore trop nombreux avant de parvenir à une aide au développement qui « lutte contre les inégalité mondiales » comme cela est souhaité par la nouvelle loi française.
Une situation d’autant plus dommageable que les crises que nous traversons se multiplient. Dans notre dernier rapport, « First crisis, then catastrophe », publié cette semaine, nous alertons sur le fait que 260 millions de personnes supplémentaires vont sombrer dans l’extrême pauvreté d’ici à la fin de l’année 2022. Un constat d’autant plus problématique que l’extrême pauvreté avait augmenté en 2020 pour la première fois depuis plus de 20 ans avec l’émergence du coronavirus.
En effet, au-delà des multiples conséquences de la crise du coronavirus, la crise en Ukraine multiplie à nouveau les besoins financiers nécessaires à travers le monde et participe à cette inflation de la pauvreté. Des millions d’Ukrainiens et d’Ukrainiennes ont été contraints de quitter leur domicile, trouvant pour la plupart refuge dans des pays frontaliers, voire dans d’autres pays européens. Mais ces défis se situent également bien au-delà des frontières européennes. La crise ukrainienne est entre-autres à l’origine d’une inflation massive dans le système alimentaire mondial, et ce sont les personnes souffrant de la faim dans d’autres régions du monde qui en pâtiront le plus.
Au Mali, par exemple, le triple impact de l’insécurité croissante, des sécheresses et de la Covid-19 a plongé un nombre record de 1,2 million de personnes dans une crise alimentaire en 2021. Malheureusement, le conflit en Ukraine risque fort d’avoir un impact négatif sur le déploiement des fonds nécessaires au soutien à la région du Sahel. Certains pays riches ont déjà indiqué qu’ils procéderaient à une réduction massive de leurs financements en Afrique de l’Ouest afin de soutenir les opérations en Ukraine.
Face à cette situation, l’aide française ne pourra se limiter sur les cinq prochaines années aux progrès déjà actés, il faudra faire plus, mais surtout mieux. Le futur gouvernement ne devra en aucun cas remettre en question notre devoir de solidarité auprès des femmes, des hommes et des enfants du monde entier qui sont confrontés aux défis les plus divers, de la guerre à la pauvreté, de la crise climatique aux inégalités structurelles.
Dans ce contexte, tout financement qui viserait à répondre à l’impact de la crise Ukrainienne devra évidemment s’additionner aux budgets déjà prévus pour la solidarité internationale.
Au final, la re-priorisation de l’aide au développement dans notre politique internationale par le précédent gouvernement est un élément positif, mais qui devra nécessairement être poursuivi et accompagné d’efforts supplémentaires dans la conception même de notre aide, afin de réellement lutter contre la pauvreté et les inégalités à travers le monde.
Située le plus au sud de l’Amérique continentale, la Floride est souvent considérée comme périphérique. L’État est connu pour son soleil, ses plages, ses retraités, son Disneyworld, son centre spatial, ses étangs et ses alligators. Longtemps caricaturée, la Floride attire de plus en plus les investisseurs américains et étrangers. 30 000 Français y vivent.
Ils travaillent au sein d’entreprises de haute technologie, dans la restauration ou l’hébergement. Certains ont choisi d’investir dans l’immobilier locatif attirés par la faible fiscalité et les rendements locatifs élevés ; d’autres ont décidé d’y passer leur retraite tout ou partie de l’année.
30 000 Français vivent dans le troisième Etat le plus peuplé des Etats-Unis
La Floride est devenue la première destination des déménageurs américains et étrangers. Entre 2010 et 2020, sa population a augmenté deux fois plus que la moyenne nationale. Au cours du seul premier semestre 2021, 260 000 personnes supplémentaires de plus sont arrivées en Floride qui a dépassé New York pour devenir le troisième État américain le plus peuplé des États-Unis après la Californie et le Texas. Sa démographie est tout à la fois dynamique et diversifiée, notamment avec un nombre croissant d’Hispaniques.
Avec la crise sanitaire, de nombreux Américains ont décidé de télétravailler à partir des villes côtières de cet État. Des vedettes comme Mick Jagger y ont acquis récemment des résidences, détrônant ainsi la Côte-Ouest.
La Floride possède plusieurs aéroports internationaux permettant de se rendre dans un très grand nombre de villes, les deux principaux étant ceux d’Orlando et de Miami. New-York est à moins de 3 heures de vol à partir de l’aéroport d’Orlando. Les prix de l’immobilier restent attractifs par rapport à ceux des lieux de villégiature d’Europe ou de la Côte-Ouest américaine. Les villes sont relativement sûres et offrent une bonne qualité de services.
Le PIB de la Floride a doublé depuis 2002
Le poids économique de la Floride progresse plus vite que celui du reste du pays. Son PIB a doublé depuis 2002. Si elle était un État indépendant, elle se classerait au 15e rang des économies mondiales, devant le Mexique et l’Indonésie.
Son poids politique au sein des États-Unis est de plus en plus important, en lien avec l’augmentation de sa population. Elle dispose de 30 votes au sein du collège électoral pour l’élection du Président des États-Unis. L’État de Floride est l’un des rares des États-Unis à n’exiger aucun impôt sur le revenu, ce qui contribue à son attractivité. Cette absence d’impôts explique l’engouement de nombreux ménages américains pour cet État, surtout au temps du télétravail roi. Ils quittent les États à fiscalité et à réglementation élevées (comme New York et la Californie) pour la Floride ou le Texas.
Orlando, Florida, USA Downtown Drone Skyline Aerial.
Les succès de la Floride menacent sa tranquillité
Les États-Unis étant en situation de plein emploi, les entreprises sont contraintes de mettre en avant des arguments fiscaux et sociaux pour attirer les salariés. Combinant faibles prélèvements, services de qualité et soleil, la Floride constitue un atout pour les entreprises qui y ont des établissements. La concurrence entre entreprises et entre États est de plus en plus forte.
Les succès de la Floride menacent sa tranquillité. Les retraités apprécient modérément le développement de l’esprit festif ; les actifs estiment que l’arrivée de nouveaux habitants contribuent à la hausse des prix de l’immobilier et nuit à l’homogénéité de l’État. Les jeunes soulignent que la Floride doit faire face à des menaces environnementales élevées : ouragans, vagues submersives, destruction de la faune et de la flore en lien avec le réchauffement climatique. Un cinquième des logements serait exposé à un risque « substantiel » d’inondation en raison de la montée du niveau de la mer .
La forte croissance de la population s’accompagne de goulets d’étranglement au niveau de la main d’œuvre, en particulier dans le secteur du bâtiment ou de la restauration. La faiblesse des recettes publiques est liée à une vétusté des infrastructures publiques. À la différence des Côtes Ouest et Est, un climat « antiwokisme » tend à se diffuser, créant des tensions sociales croissantes qui pourraient nuire à l’image de tolérance de l’État de Floride.
Marioupol ou Guernica sur Azov. A l’entrée du siège des Nations unies se déploie une immense tapisserie, copie d’un des tableaux les plus célèbres du monde, le Guernica de Picasso. Le bombardement par la légion Condor de la petite ville avait horrifié le monde, en 1936. C’était, pour les nazis, le test d’une nouvelle tactique de terreur sur les populations civiles.
En 2022, Marioupol est pire que Guernica. La ville est rasée à 90%. Plus de 20.000 civils tués. L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), dont la Russie est membre fondatrice, constate « les attaques d’hôpitaux, de maisons et d’immeubles résidentiels, de propriétés culturelles, d’écoles, d’infrastructures d’eau et d’électricité ». L’Unicef dénonce : « les enfants sont attaqués dans des endroits où ils devraient être en sécurité : dans des écoles, dans des hôpitaux, dans des maisons, dans des abris ». Le Procureur de la Cour Pénale Internationale décrit Boutcha une « scène de crimes ». L’Unesco recense plus d’une centaine de sites du patrimoine ukrainien détruits, en violation de la Convention de la Haye de 1954. Des conventions, quelles conventions ?
« Si quelqu’un envoie des avions et des soldats pour tuer des civils, ce n’est pas de la guerre, c’est du terrorisme. »
Aigri par son échec, Poutine a nommé un nouveau général, Dvornikov, déjà éprouvé à l’inhumanité en Tchétchénie et en Syrie : L’écrasement d’Alep, c’est lui. Marioupol n’est donc pas une exception, ne sera pas une exception. Comme Guernica ne le fut pas. Kharkov est bombardé depuis un mois, 70% de Severodonetsk est détruit. Les Présidents de Pologne et des Etats baltes en visite à Kiev ont résumé : « Ce n’est pas une guerre, c’est du terrorisme. Si quelqu’un envoie des avions et des soldats pour bombarder des zones résidentielles et tuer des civils, ce n’est pas de la guerre. C’est de la cruauté, du banditisme, du terrorisme ». « Ceux qui ont autorisé ces meurtres, ces tueries, le bombardement de civils devraient tous être traduits en justice. » La justice est-elle possible dans la guerre, après la guerre ?
Vue de Marioupol par satellite du 15 avril 2022
Staline avait signé les conventions de Genève
Après la deuxième guerre mondiale, un Staline avait signé et promu les Conventions de Genève, adoptées par tous les pays du globe. Aujourd’hui, les crimes se voient par satellite, les villes libérées livrent cadavres et témoins de viols, tortures, exécutions sommaires, pillages : tout ce qu’interdisent les conventions du droit de la guerre. Tout se voit. Inutile d’aller aux Nations-Unies pour prendre le massacre en pleine face.
Le droit de la guerre existe, depuis des millénaires. C’est ce qui distinguait le barbare du civilisé ; ce qui distingue le criminel du soldat. Les soldats russes qui ont fusillé quelques villageois pour les voler le savent : ils ont maquillé leur crime en brûlant leur maison. Même les assassins ont une conscience, même les tueurs ont une mère. Il y a un droit dans la guerre. D’où vient ce sentiment supérieur de le mépriser ostensiblement ?
Le droit de la guerre existe, l’atout « moral » est déterminant dans l’issue des guerres.
Tout d’abord d’une culture. Poutine est un élève de la force. Il se voit en successeur d’Ivan le Terrible. Sa légitimité serait là : la sainte histoire russe bâtie sur des millions de cadavres. Renvoyer à cette culture du sacrifice serait encore lui faire trop d’honneur : Poutine a la mentalité d’ « un petit caïd », comme il le dit lui-même. Il copina avec le Milieu quand il était à Saint Petersbourg, institua un cartel mafieux pour diriger la Russie, s’appuya sur des criminels en Tchétchénie, installa des chefs de gangs dans le « Donbass libéré », tous parés de titres, d’or et d’uniformes.
La culture de la poigne est celle du crime. Les crimes de guerre sont donc légitimes : ceux qui ne le comprennent pas sont des imbéciles ou des hypocrites. Beaucoup, en Occident, partagent cette conviction et le confortent. Ils se présentent comme réalistes, oubliant que le droit de la guerre existe et que l’atout « moral » est déterminant dans l’issue des guerres. Ce sont de mauvais stratèges, ceux qui croient qu’une « cause juste » est sans valeur. Les Américains ont été battus au Viêt-Nam par les manifestations à Washington, la France et le Royaume-Uni ont perdu leur empire dans la lassitude de leur capitale.
Poutine se moque ou feint de se moquer des condamnations. Il connait les limites de de l’indignation.
La culture du crime se renforce avec le sentiment de l’impunité. Syrie, Géorgie, Crimée, l’Ukraine est une suite. Exclu du Conseil des droits de l’homme (seul Kadhafi avait réussi un tel exploit), exclu du Conseil de l’Europe (une première, là aussi), Poutine se moque ou feint de se moquer des condamnations. Mais il n’a pas tort : il connait les limites de de l’indignation.
Alors se multiplient les sanctions. Si elles n’étaient pas efficaces, les pays qui les subissent ne dépenseraient pas des fortunes en lobbying pour en être délivrés. Mais aucun régime n’est jamais tombé à cause des sanctions, nul n’a changé sa politique.
Dans le cas de l’Iran, le retour à l’accord du PAGC (JCPoA) est un aveu d’impuissance : l’Iran étant proche de détenir l’arme nucléaire, mieux vaudrait le réintégrer dans la communauté internationale. C’est ce qu’expliquent les chancelleries occidentales à celles du Golfe, qui voient dans ce retour à Obama un danger mortifère. Ils préféreraient des frappes ; on les comprend.
Boycottée, la Russie cessera-t-elle de vendre du gaz, du pétrole et des matières premières ? Elle fera des rabais, mais comme les prix vont augmenter, que lui importe ? Le Rouble a retrouvé son niveau d’avant-guerre. Les taux d’intérêt sont à 20%, mais l’inflation s’est déjà portée à 16% rien qu’en mars. Selon la Banque mondiale, la Russie devrait connaitre une récession de -11% cette année. L’économie russe sera touchée, pas au point de sombrer comme le « Moskwa » en Mer noire. Et l’économie européenne aussi serait frappée : couper le gaz amputerait le PIB allemand de -3%. Tout le monde perd à la guerre, c’est pourquoi personne n’y croyait. Quoiqu’il en coûte, après le charbon et le pétrole, l’Europe boycottera le gaz russe.
Condamnations et sanctions ne suffisent ni à stopper la guerre, ni à la gagner.
L’absence de sanctions serait pire qu’un aveu de faiblesse : une acceptation. Marioupol rasé ? Oublions. Ceux qui pensent que la guerre finie, tout redeviendra comme avant se trompent. Personne n’a oublié Guernica. Et puis, il n’est pas sûr que la guerre finisse de sitôt. Toute la géopolitique mondiale sera impactée par cette guerre. Les neutres auront du mal à le rester.
Mais condamnations et sanctions ne suffisent ni à stopper la guerre, ni à la gagner. Les Russes se sont retirés de Kiev parce que leurs forces étaient en danger. Déjà plus de 15.000 soldats russes tués. Hélas, seules les armes arrêtent les armes.
Tout conflit, tout rapport de force, oblige à employer les mêmes armes que l’adversaire. Répondre à des chars par des sanctions financières n’est pas la réponse adéquate. A une attaque cyber, il faut répondre par deux attaques cyber. A une attaque terroriste par plusieurs « oblitérations » dans les pays qui soutiennent ces attaques. A des chars, des chars.
Accepter Marioupol parce qu’un tyran possède une arme folle ?
La seule alternative aux sanctions serait une intervention de type militaire. Faire droit à une demande de protection d’un pays envahi par son voisin ne revient pas à envahir le voisin. Inverser la charge de la preuve : l’entrée de forces européennes en Ukraine à la demande du gouvernement ukrainien signifierait que les Russes prendraient alors le risque d’affrontements avec l’Occident.
Biden a annoncé 800 millions de dollars d’aide militaire avec artillerie et blindés. L’Union européenne a déjà débloqué 1,5 milliards. L’Allemagne annonce 1 milliard d’aide militaire supplémentaire. « La liberté doit être mieux armée que la tyrannie » proclame Zelensky. L’engrenage est là. A chaque échec, Poutine rappelle son « assurance nucléaire ». Jeu fou ? Prétention de caïd ? Accepter Marioupol parce qu’un tyran possède une arme folle ? Après Poutine, l’Iran ? Combien de Guernica en promesse ?
Montrer que l’on cède aujourd’hui à la menace nucléaire serait annoncer que face à l’utilisation d’armes nucléaires demain on ne ferait rien. La seule façon de montrer que le crime ne paie pas est de renforcer notre soutien, voire d’engager des forces dans la protection des populations ukrainiennes le plus tôt possible. Il n’y a pas d’autre solution que de punir le crime. Et de prier toutes les mères de Russie pour qu’elles évitent à leurs fils de devenir des assassins.
Des gendarmes français en Ukraine. Et si l’un d’entre eux était tué ?
Une quinzaine de gendarmes français de l’Institut de recherche criminelle sont arrivés à Boutcha pour enquêter sur les crimes de guerre commis dans cette ville. Ce sont les premiers militaires occidentaux en Ukraine. Et si l’un d’entre eux était tué ? On ne peut que se demander à quel moment il faudra intervenir plus directement.
Et si, avec ces gendarmes, des soldats français venaient « sécuriser » les populations des villages libérés, comme ils le firent en Irak pour protéger les Kurdes des Turcs ?
Laurent Dominati
Laurent Dominati
a.Ambassadeur de France
a.Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press
En envoyant ses forces armées déshonorer la Russie sur le champ de bataille, Vladimir Poutine ne lançait pas seulement une offensive contre l’Ukraine, il assénait aussi un coup terrible à son propre pays, condamné pour de longues années à l’isolement et au déclin. Pour le fédéraliste que je suis, clamant depuis plus de dix ans que la vraie place de la Russie est au sein d’une grande union européenne, c’est un anéantissement. L’écroulement de la Russie ne s’annonce pas seulement économique, mais aussi culturel et social. Les scientifiques russes de ma connaissance sont aujourd’hui plus démoralisés et pessimistes qu’ils ne l’étaient même pendant la dictature soviétique. À dire vrai, Vladimir Poutine ne leur a même pas accordé la considération qu’avaient pour eux les autorités soviétiques… Sa fascination pour l’innovation et la mondialisation l’avaient mené au lancement en grande pompe du projet Skolkovo, « Silicon Valley à la russe », copieusement arrosé de milliards, pendant que les prestigieuses universités russes, qui ont changé la face de la science mondiale, se meurent de sous-financement. À l’aube de ce qui s’annonce donc comme un carnage scientifique, je souhaite rendre un hommage à cette science russe, dont les tout premiers ferments ont été les enseignements, au 18e siècle, des mathématiciens-physiciens suisses Leonhard Euler et Daniel Bernoulli, cette science qui a soulevé les montagnes à partir du milieu du 19e siècle, et qui a suscité l’admiration stupéfaite du monde entier au 20e siècle. Voici donc une sélection de quelques ouvrages qui m’ont particulièrement marqué et qui dressent de la science russe un petit panorama non exhaustif mais plutôt représentatif.
Une nihiliste, de Sofia Kovalevksaïa (La Société nouvelle)
Sofia Kovalevskaïa est une icône aussi bien pour l’art mathématique que pour la cause féministe. Née au milieu du 19e siècle, elle prouva au monde entier que le génie mathématique pouvait se conjuguer au féminin tout autant qu’au masculin; c’est peut-être la première femme de l’histoire à avoir reçu une réputation mondiale en tant qu’universitaire. C’est à elle que l’on attribue la célèbre maxime « Nul ne peut être mathématicien s’il n’a l’âme d’un poète. » Elle obtint du maître Karl Weiestrass de recevoir ses cours particuliers, à une époque où les femmes n’avaient pas le droit d’accès aux universités, le stupéfia par ses dons et devint son élève préférée. Elle défraya la chronique en s’installant en Suède, où elle fut la cible de la presse conservatrice. Protégée de Gösta Mittag-Leffler, elle fut l’une des causes des homériques affrontements entre lui et Alfred Nobel. Bien que sa relation avec Mittag-Leffler ait été, a priori, purement professionnelle, elle est peut-être à l’origine de la légende tenace selon laquelle l’absence de Prix Nobel de mathématique est due à la colère d’un mari trompé. Son roman en partie autobiographique, Une Nihiliste, est une vivante description du tourbillon intellectuel et politique de Saint-Petersbourg à l’époque.
Les imaginaires en géométrie, de Pavel Florensky (édité par Pierre Vanhove, Zones sensibles) :
Un ouvrage absolument singulier, écrit par un prêtre mathématicien russe, homme universel imposant — biologiste, ingénieur, inventeur, philosophe, martyr, dialoguant aussi bien avec l’écrivain Boulgakov qu’avec le mathématicien Luzin, assassiné dans les années 30 par le régime. Dans cet ouvrage un brillant parallèle est fait entre la notion géométrique de dualité et celle qui ferait correspondre la matière et les idées; les questionnements métaphysiques sur le sens du monde et des idées invoquent Dante aussi bien que Gauss, et témoignent d’un foisonnement d’idées inégalé. L’édition de Zones sensibles, à laquelle j’ai été fier d’apporter ma préface, est particulièrement belle.
Russian Mathematicians in the 20th Century, édité par Yakov Sinaï (World Scientific) :
L’un des grands mathématiciens russes du 20e siècle, Yakov Sinaï, lauréat du Prix Abel, rassemble dans cet ouvrage des témoignages et biographies sur une trentaine de mathématiciens russes. À travers les vies de Lyapunov, Luzin, Kolmogorov, Aleksandrov, Gelfand, Khinchin, Sobolev, Pontryagin, Liusternik, Novikov, Bogoliubov, Markov, Petrovsky et d’autres, c’est toute la richesse intellectuelle des écoles mathématiques de Moscou et de Saint-Petersbourg qui défile. Le foisonnement des sujets, l’originalité des réflexions, la façon dont la Russie récupère et transforme l’héritage mathématique de la France et de l’Allemagne du 19e siècle, tout cela force l’admiration. Seul regret : que cet ouvrage passe sous silence les carrières des grandes mathématiciennes russes, particulièrement actives après-guerre. Toute la communauté mathématique mondiale se souvient de la grande rivalité entre Olga Ladyzhenskaya et Olga Oleinik, toutes deux des sommités des équations aux dérivées partielles, l’une à Moscou et l’autre à Saint-Petersbourg, également connues pour leur tempérament rebelle face au régime oppressif.
The Case of Academician Nikolai Nikolaievich Luzin, par Sergei Demidov et Boris Lëvshin (American Mathematical Society) :
Dans cet ouvrage très documenté, deux historiens des sciences nous plongent dans l’époque du procès du mathématicien Luzin, qui incarna, au milieu des années 30, les délétères purges staliniennes envers les élites russes. Dénoncé par des collègues, désabusé par le tour terrible que prenait le régime russe, Luzin était également pris au piègese conflits de génération et des tensions entre science et politique. Accusé de comportement anti-soviétique, il incarna à cette époque cette atmosphère lourde où une perte de crédit pouvait signifier la mort… Il entraîna avec lui les collègues qui voulurent le défendre, et toute une école mathématique faillit s’y perdre. Il fut pourtant sauvé, in extremis, sans que l’on sache complètement pourquoi : peut-être Staline lui-même avait-il compris qu’il devait, pour l’intégrité de son pays, préserver les communautés de mathématiciens et physiciens.
Abondance rouge, de Francis Spufford (L’Aube, version française) :
Un ouvrage à nul autre pareil, une collection de nouvelles peuplées à moitié de personnages fictifs et à moitié de personnages réels, dressant sur plusieurs décennies un tableau riche en détails de la société et de l’économie soviétiques, depuis l’essor spectaculaire de la planification économique jusqu’à sa faillite. L’auteur, érudit de Cambridge, a réalisé un travail incroyable pour reconstituer les ambiances : il mérite une mention particulière pour sa peinture des campus scientifiques dans les années 60, villes nouvelles entièrement consacrées à la science, jouissant de bien plus de liberté que la société en général. Le concept central de l’ouvrage est l’idée de la planification économique, et le personnage central en est le mathématicien Leonid Kantorovitch, génie de premier ordre qui fut à l’origine de la théorie moderne de la planification économique, de la recherche opérationnelle, de l’analyse fonctionnelle, de la théorie de la programmation informatique. C’est aussi l’une des figures emblématiques du dialogue entre mathématique pure et appliquée, montrant comment utiliser des techniques mathématiques nouvelles pour résoudre un problème soumis par une entreprise de contreplaqué : caractéristique d’un esprit russe qui ne connaissait pas de barrières. Encore un qui aurait dû être passé par les armes, au vu de son impertinente obstination à remettre en cause les dogmes économiques du marxisme-léninisme pour construire une théorie cohérente des prix… et qui pourtant fut épargné, sans doute pour l’intérêt stratégique qu’il représentait. Mes propres travaux doivent énormément à Kantorovitch, et j’ai moi-même passé un temps considérable à développer le « théorème de dualité de Kantorovitch » ! L’enthousiasme suscité par la planification dans les années 50, avec une grande porosité entre science et société, est admirablement brossé ici, de même que la retombée du soufflé quelques décennies plus tard, face à toutes sortes de problèmes microéconomiques et paradoxes qui feront date. Également bien soulignée est la fierté russe à développer ses propres solutions technologiques et à faire de son originalité un atout.
La légende Grigori Perelman, par Masha Gessen (Champs sciences pour l’édition française) :
L’aventure de Grigori Perelman, génie entre les génies, qui en 2002 annonça la preuve de la conjecture de Poincaré, énoncée près d’un siècle plus tôt. Il fallut quatre ans à la communauté internationale, sous très haute pression, pour valider cette preuve choc, qui à elle seule a chamboulé les équilibres entre différentes branches de la mathématique — géométrie, analyse, équations aux dérivées partielles. Cette preuve, le plus grand accomplissement mathématique du 21e siècle, a été mûri dans un cerveau russe (cerveau extraterrestre, disaient les commentaires de la communauté stupéfaite), pur produit des classes d’élite de mathématique à Saint-Petersbourg.
Amour et Maths, par Edward Frenkel (Flammarion) :
Tout à la fois une déclaration d’amour à la poésie et à l’inventivité des sciences mathématiques, et le récit autobiographique d’un mathématicien de renom, formé en Russie, avant de faire carrière aux États-Unis. Dans cet ouvrage très vivant, Frenkel nous parle des discriminations au sein de l’appareil universitaire russe — discriminations qui ne rendaient pas la carrière impossible aux élèves juifs (après tout, Kantorovitch et Perelman étaient d’origine juive), mais la rendaient bien plus sélective. Au-delà de l’injustice restituée avec brio, reste le témoignage d’un jeune scientifique nourri d’enthousiasme pour les sciences.
7 ouvrages pour rendre hommage
Sept ouvrages : un bien petit échantillon pour rendre hommage à un foisonnement extraordinaire, qui a fait émerger tant de profils singuliers. La Russie est le cinquième pays en nombre de Prix Nobel, le troisième pays en nombre de médailles Fields (juste derrière les États-Unis et la France) et le deuxième pays en nombre de Prix Abel (loin derrière les États-Unis). Surtout, la Russie a derrière elle une extraordinaire tradition qui a survécu à toutes les crises et aux pires régimes totalitaires, et imprimé dans le monde sa marque et ses habitudes, faites de conviction dans l’universalisme des sciences, de séminaires violents, de remises en question incessantes, de l’originalité brandie en étendard. Elle a irrigué le monde entier : des générations de jeunes scientifiques ont appris leur physique dans « le Landau-Lipschitz », leurs équations différentielles dans « le Arnold », ou leurs bases de la turbulence dans « Kolmogorov 41 ». Elle a remporté les succès que l’on sait dans la conquête spatiale, faisant passer l’expression « moment Spoutnik » dans le langage courant.
Cette glorieuse histoire est en train de s’achever, peut-être, dans la confusion et le chaos, dans la guerre de Poutine. Le Congrès international des mathématiciens, le plus grand événement social de la communauté, qui donne tous les quatre ans lieu aux plus importants échanges mathématiques du monde et à l’attribution des médailles Fields, devait se tenir en 2022 à Saint-Petersbourg. Il a été piteusement annulé du fait de la terrible actualité, un événement sans précédent depuis la seconde guerre mondiale.
Le 8 mars 2022, une bombe russe a tué à Kharkiv Yulia Zdanowska : mathématicienne ukrainienne de 21 ans, parmi les plus douées de sa génération, passionnée par la transmission de sa passion aux écoliers, tuée alors qu’elle oeuvrait à l’aide humanitaire pour son pays. C’est une victime parmi des milliers, mais elle restera comme un fantôme tenace, couvrant la Russie de honte.
En août 2022, le Congrès international des mathématiciens se tiendra quand même, sous la forme d’un événement virtuel, pâle ersatz du tourbillon habituel. Il y aura une réunion des instances mathématiques mondiales, et la Russie en sera exclue. Les médailles seront quand même attribuées. L’Ukrainienne Maryna Viazovska en fera peut-être partie : elle était déjà citée en 2018 comme l’une des mathématiciennes potentiellement lauréates. Si elle l’obtient, ce sera une immense victoire, la première femme slave à recevoir la médaille Fields; mais une médaille au goût amer, au vu de ce qu’aura traversé son pays. Et dans tous les cas la communauté mathématique russe pleurera toutes les larmes du monde en pensant à l’humiliation que lui inflige son fossoyeur Vladimir Poutine.
La fête de Pâques existe depuis des millénaires. Pour beaucoup d’entre nous, sa symbolique religieuse a perdu de son importance, mais nous continuons quand même de la célébrer. Cependant, si votre enfant vous demandait d’où provient cette fête ou pourquoi nous avons l’habitude de s’échanger des œufs en chocolat à Pâques, sauriez-vous quoi lui répondre? Si vous avez répondu non ou que l’histoire vous intéresse, nous avons des explications pour vous : de l’origine de la fête jusqu’aux différentes manières de la célébrer dans le monde!
L’origine de Pâques
Une tradition païenne
Dans l’antiquité, il y avait une tradition païenne qui consistait à célébrer l’arrivée du renouveau, des beaux jours et du printemps. Les gens fêtaient chaque année l’équinoxe du printemps en offrant des oeufs peints, qui symbolisaient la création et la fécondité, à la déesse de la fertilité dont le nom change selon les régions : Ishtar en Babylonie, Astarté chez les Phéniciens, Eostre ou Ostara pour les Anglo-Saxons. Cela ne vous rappelle rien? Eh oui, le nom anglais pour Pâques (Easter) provient directement du nom de cette déesse païenne de la fertilité. Comme c’est le cas pour beaucoup de fêtes à consonance religieuse (comme Noël ou Halloween, par exemple), l’implantation de l’Église catholique a conservé les pratiques ancestrales en lui attribuant de nouveaux symboles. Ainsi, le lapin et les poules de Pâques, la chasse aux œufs et les quarante jours du carême sont des traditions qui étaient à la base purement païennes.
Une fête religieuse
D’après la tradition, Jésus-Christ aurait été capturé, condamné et crucifié pendant les célébrations de la Pâque juive (aussi connue sous le nom de Pessah). C’est pour cette raison que la fête a ensuite été reprise par les chrétiens. Les premiers chrétiens étaient donc tous juifs et ils continuèrent de célébrer la fête traditionnelle Pessah en suivant la coutume de leurs ancêtres, mais en lui attribuant une symbolique qui correspondait à leurs nouvelles convictions. D’ailleurs, l’agneau que l’on retrouve souvent sur nos tables pascales représente le Christ, parfois appelé « l’agneau de Dieu immolé », et le « renouveau » dont parlaient les légendes païennes pour célébrer l’arrivée du printemps correspond à celui symbolisé par la résurrection du Christ.
Les différentes façons de célébrer Pâques dans lemonde
Bien que les coutumes que nous mettons en pratique chaque année proviennent presque toutes des mêmes croyances, nous ne célébrons pas tous Pâques de la même manière. En effet, les symboles, les mets et les activités qui y sont liés varient d’une région à l’autre dans le monde.
Voici quelques-unes des coutumes les plus pittoresques, histoire de peut-être changer vos traditions et de vous amuser!
En France
En France, on raconte que toutes les cloches du pays se taisent entre le jeudi et le samedi saint parce qu’elles partent à Rome se faire bénir. Lorsqu’elles reviennent, elles laissent tomber les oeufs, les poules et les lapins en chocolat dans les prés et les jardins pour les enfants sages.
Dans ce pays, on sert de l’agneau rôti et des légumes du jardin fraîchement cueillis pour Pâques.
En Allemagne
En Allemagne, les enfants décorent un cep de vigne ou un arbre sans feuilles avec des oeufs peints. Ils fabriquent aussi des petits nids de paille et ils les cachent dans la maison en espérant que le lapin de Pâques y dépose des oeufs pendant la nuit. Selon les régions, le lapin est parfois remplacé par une poule, un coq ou même un renard.
À table, on mange des plats « verts » le jeudi (crème d’épinards ou soupe aux poireaux, par exemple), du poisson le vendredi, et du gigot d’agneau le samedi.
En Corse
Le président de la société éditrice de notre site, Laurent Dominati, est corse, on lui fait ce clin d’œil ! En Corse, il est de coutume de manger une soupe aux pois chiches et à l’ail ou un ragoût de morue le jeudi et le vendredi avant Pâques. Pour la grande fête, on sert un beau cabri rôti (une jeune chèvre) comme plat principal. Ensuite, pour le dessert, on se délecte d’un campanile, une grosse couronne briochée dans laquelle on glisse quelques œufs durs avant la cuisson pour porter chance.
Au Mexique
Les rues sont décorées de guirlandes au moins deux semaines avant la fête au Mexique. La veille de Pâques, les gens descendent dans les rues et ils brûlent des images représentant Judas ou ils détruisent des piñatas à son effigie pour se régaler des sucreries qui en tombent. Cette coutume a pour but de punir Judas d’avoir trahi le Christ. Du côté de la table, ce sont le poisson et les fruits de mer qui sont à l’honneur durant toute la période du carême ainsi que pendant la fin de semaine de célébration.
En Angleterre
En Angleterre, les enfants font du porte-à-porte, un peu comme pour Halloween, pour collecter des œufs en chocolat et d’autres sucreries. Là-bas, le repas traditionnel consiste en un rôti d’agneau avec une sauce à la menthe, des pommes de terre et des petits pois. Pour dessert, on sert ce qu’on appelle des hot cross buns, soit des petites brioches sucrées aux fruits confits qui sont décorées d’une croix.
Dans les pays scandinaves
La Norvège, la Suède et la Finlande proposent un très grand nombre de coutumes culinaires et de rituels associés à la fête de Pâques, dont la plupart proviennent d’anciennes pratiques païennes :
Selon la croyance, le soleil danserait le matin de Pâques. Pour cette raison, bien des gens se lèvent très tôt et se déplacent vers un point en altitude afin d’assister au spectacle.
Là-bas, on allume parfois de grands feux afin d’éloigner les trolls et les sorcières qui se réveillent pendant la fête de Pâques.
Les enfants se déguisent en sorcières ou en mauvais génie et ils frappent aux portes en brandissant des rameaux et en disant des formules « magiques » afin d’appeler la santé sur la demeure des gens en échange de sucreries.
Dans ces pays, on utilise des œufs durs colorés pour un jeu original qui consiste à se placer deux par deux et à taper les œufs l’un contre l’autre. Le premier qui fait craquer son œuf perd et l’autre devient porteur de chance pour le reste de l’année. Pour le repas, on sert de l’agneau, du hareng, du saumon sous diverses formes, une sorte de gruau presque noir fait de farine de seigle et de malt (le mämmi en Finlande) et servi avec de la crème et du sucre, un gâteau de lait caillé aux fruits confits, des brioches et, bien sûr, des œufs en chocolat.
En Russie
La fête de Pâques est la plus importante du calendrier pour les Russes. Le jour de la célébration, les gens saluent chaque personne en échangeant des oeufs décorés et trois baisers. Pour le repas, les Russes mangent habituellement de l’agneau au beurre et du jambon au four. Pour dessert, ils se délectent d’un gâteau au fromage blanc et aux fruits confits, parfumé de safran qu’on appelle kulish. Fait important à noter : le gâteau doit être béni par un prêtre avant d’être consommé.
De plus, la tradition veut que les gens se rendent sur la tombe de leurs proches pour y manger des oeufs durs et en laisser quelques-uns aux défunts. Cela aurait pour but d’apaiser l’esprit des morts.
En Grèce
En Grèce, les gens jeûnent le vendredi. La samedi, ils font durcir des oeufs qu’ils teignent ensuite en rouge pour symboliser le sang du Christ. Les œufs sont ensuite mangés avec une soupe aux tripes et un pain traditionnel. Pour le dimanche de Pâques, les Grecs se régalent d’agneau rôti à la broche, de riz, de salades et de boulettes de foie.
Pâques est une fête riche en coutumes et en traditions. Quelles que soient vos croyances, il est toujours agréable de se rassembler et de passer du bon temps avec son entourage. Alors, que vous célébriez l’arrivée du printemps ou la résurrection du Christ, profitez-en pour créer des moments inoubliables avec les gens que vous aimez.
N’hésitez pas à nous écrire à [email protected] pour nous communiquer d’autres traditions et nous en parlerons l’année prochaine.