Bonjour à tous, je me présente je suis Radwan, et je vous accompagnerai toute cette fin de semaine. Aujourd’hui dans votre édition dédiée aux Français hors de France, on parle de l’échec de Renaissance à l’AFE, du nouveau sherpa de la communication à l’Elysée et de la grève des raffineries en France.
Pas de motion pour aider les frontaliers
Le groupe des indépendants qui réunit en fait les élus issus de la majorité présidentielle à l’AFE avait déposé vendredi une motion demandant la mise en place d’un nouveau fonds à destination des Français de l’étranger impactés par l’inflation et en particulier les frontaliers. La gauche et la droite se sont unies pour la rejeter. Pourquoi ? Car une demande a déjà été faite directement au ministre pour que le reliquat des aides sociales de la Covid, plusieurs millions, soit débloqué. Une solution rapide qui évitait un nouveau vote au parlement. La balle est dans le camp d’Olivier Becht, le ministre délégué aux Français hors de France.
Thierry Masson le 07 octobre à l’AFE
Frédéric Michel, un expatrié à la tête de la communication présidentielle
Il a été nommé le 12 septembre 2022 conseiller spécial en communication et en stratégie à l’Elysée. Ce natif de Poitiers a eu une carrière internationale essentiellement vouée à la promotion de la social-démocratie en Europe et a vécu l’essentiel de sa vie hors de France ! Expert en relations publiques, Frédéric Michel a débuté aux côtés de Dominique Strauss-Kahn, dans les années 1990. Ensuite, il a construit sa carrière entre le Royaume-Uni et les États-Unis, d’abord en travaillant aux côtés de Tony Blair et de son New Labour. De là, il co-fonde le think tank Policy Network, qui vise à diffuser les idées travaillistes de social-démocratie modernisée à travers l’Europe. Puis il rejoint l’équipe du magnat des médias Rupert Murdoch. Désormais, il travaille donc pour Emmanuel Macron.
Frédéric Michel
Borne réquisitionne les dépôts pétroliers
Interrogé par Eric Ciotti sur la pénurie d’essence dans les stations service, Elisabeth Borne évoque « une situation insupportable en Ile-de-France et dans les Hauts-de France ». Dans la foulée, la première ministre a annoncé avoir demandé aux préfets d’engager la procédure de réquisition des raffineries. Un soulagement pour les automobilistes en galère depuis près d’une semaine dans le Nord et le centre de la France.
C’est tout pour aujourd’hui, bon mercredi à tous et à demain.
L’inflation est mondiale et les expatriés sont aussi durement frappés. Vendredi dernier, le groupe réunissant les élus affiliés à Emmanuel Macron a proposé une motion surprise afin que l’Assemblée des Français de l’étranger demande solennellement au gouvernement d’affecter le reliquat du fonds « SOS Covid » à la lutte contre l’inflation.
Surprise, les groupes de gauche et de droite se sont unis pour rejeter cette motion portée par Thierry Masson.
Un reliquat convoité
En 2020, le gouvernement avait mis en place un fonds d’urgence exceptionnel pour soutenir les Français de l’étranger touchés par les fermetures des frontières, l’arrêt du tourisme et de l’activité dans sa globalité et qui résidaient dans des pays ne mettant pas en place d’aides finançières.
Une bonne idée sur la papier qui s’est transformée en un monstre administratif bloquant de fait une large distribution des fonds. Au final c’est plus de 2 millions d’euros qui restaient à distribuer au 31 août 2022, date de fin de l’aide exceptionnelle.
Sujet que la commission des affaires sociales s’était saisi dès au cours de cette session de l’Assemblée des Français de l’étranger comme nous le rappelle son président Florian Bohême, élu au Cambodge. En effet, Franck Barthélémy, élu sur une liste de La République en Marche en Inde, avait déjà fait voter une motion à l’unanimité demandant la réaffectation de ces fonds. Une motion qui, du voeux des signataires, ne doit pas rester lettre morte et ce alors que les questions adressées au gouvernement sur ce sujet n’ont pas reçu de réponse.
Pour cette session, c’est donc directement le ministre, présent sur place à l’ouverture et à la clôture, qui fut saisi par le groupe réunissant les élus de droite, à travers la voix de Catya Martin, conseillère à Hong-Kong, afin qu’une solution budgétaire soit trouvée rapidement.
Une motion doublon
Vendredi 07 octobre, en fin de session, Thierry Masson, président du groupe de Renaissance et de ses alliés, a déposé une nouvelle motion demandant aussi la réaffectation de ces fonds dans les meilleurs délais.
Une initiative qui n’a pas manqué d’étonner Florian Bohême. En effet, sa commission, en accord avec le règlement intérieur de l’AFE, doit être saisie de ce type de motion. Et alors que les séances de travail tout au long de la semaine se sont déroulées dans la confiance et animées par une dynamique positive au service des Français de l’étranger, le discours de Thierry Masson accusant la gauche comme la droite de trahir les expatriés passe mal.
Intervention de Thierry Masson le 07 octobre 2022 à l’AFE
Pour les élus ciblés, c’est avant tout un coup politique que s’offre le groupe macroniste. En effet, ces derniers peuvent s’appuyer sur les 10 parlementaires des Français de l’étranger sur 11 issus de leur rang comme sur les ministres pour faire bouger les lignes. Et pourtant, la majorité présidentielle a toujours refusé de soutenir la mise en place d’un fonds pérenne destiné à répondre à ces urgences comme le proposait encore il y a quelques mois Ronand Le Gleut (une proposition de loi qui fit consensus au Sénat réunissant gauche et droite).
Quel intérêt d’une telle motion ?
Coup politique, aussi, car l’Assemblée des Français de l’étranger n’a qu’un rôle consultatif. Le vrai combat est à l’Assemblée nationale.
Florian Bohême
Une situation qui relance le débat sur l’organisation des aides sociales à destination des expatriés. Ces derniers ayant quitté la France, n’étant plus contribuables, ces aides sont-elles légitimes ? Plein de questions qui mériteraient une refonte transparente du volet social du budget dédié aux Français de l’étranger, qui rappelons-le se fixe à l’Assemblée nationale et non à l’Assemblée des Français de l’Etranger .
« On aurait besoin d’avoir un grand débat au sein de l’AFE et avec les parlementaires pour refonder les mécanismes des aides sociales« .
Florian Bohême, Président de la Commission des Affaires sociales de l’AFE
Frédéric Michel a été nommé, le 12 septembre 2022, conseiller spécial en communication et en stratégie à l’Elysée. Ce natif de Poitiers a eu une carrière internationale essentiellement vouée à la promotion de la social-démocratie en Europe et a vécu l’essentiel de sa vie hors de France ! Alors qui est cet expatrié à la tête de la communication présidentielle ?
Un proche de DSK et de Tony Blair
Fils d’un père professeur d’économie des universités, socialiste militant, et d’une mère enseignante en langues dans le secondaire, le diplômé de Sciences Po Bordeaux, de l’Institut universitaire européen de Florence et de la London School of Economics à Londres a effectué l’essentiel de sa carrière à l’international.
Selon la déclaration d’un de ses proches au journal « Le Monde », c’est poussé par une sorte de « patriotisme » qu’il aurait accepté de revenir sur le sol français pour se mettre au service du président, bien incapable de refuser une telle proposition.
Expert en relations publiques, Frédéric Michel a débuté aux côtés de Dominique Strauss-Kahn, dans les années 1990. Ensuite, il a construit sa carrière entre le Royaume-Uni et les États-Unis, d’abord en travaillant aux côtés de Tony Blair et de son New Labour. De là, il cofonde le think tank Policy Network, qui vise à diffuser ces idées travaillistes de social-démocratie modernisée à travers l’Europe. Cette relation avec Tony Blair le conduit à faire la rencontre de Rupert Murdoch, homme d’affaires australo-américain, millionnaire et magnat des médias.
Un lobbyiste des médias
Frédéric Michel rejoint, ainsi, Rupert Murdoch en 2009 au sein de News Corporation, son groupe de médias, l’un des plus gros du monde. Il est chargé des relations publiques du groupe en Europe. En effet, son nouveau patron possède alors plusieurs journaux en Grande-Bretagne et avait créé Fox News en 1996 aux États-Unis, avant de s’offrir le Wall Street Journal.
Mais ce poste lui vaudra de se retrouver sous les feux des projecteurs, lors du scandale BSkyB, trois ans plus tard, en 2012. Rupert Murdoch ambitionnait alors de racheter ce bouquet satellitaire grâce à une grande campagne de lobbying auprès du gouvernement du Premier ministre britannique de l’époque David Cameron. Sauf que des e-mails compromettant entre le lobbyiste et le ministre de la Culture, des Médias et du Sport de l’époque sont révélés au grand jour et témoignent de l’absence de neutralité gouvernementale, indispensable pour un tel rachat.
L’expert en relations publiques s’est ensuite rapproché du fils Murdoch, James, qu’il conseille sur des sujets internationaux. Dans le carnet d’adresse de Frédéric Michel figurent aussi le leader espagnol des télécommunications Telefonica, ou encore celui de la télévision Sky Italia.
En France, Frédéric Michel n’est pas resté inactif. C’est un des parrains engagé dans la naissance du média français Brut, il a par ailleurs rejoint le conseil d’administration des Inrocks, dirigé par le banquier d’affaires Matthieu Pigasse, en 2021.
A l’Elysée, un portefeuille élargi
Depuis sa prise de fonction au palais de l’Elysée, l’ancien lobbyiste n’est pas cantonné à la communication. En effet, il s’est vu confier un large portefeuille, à l’image du rôle occupé par Ismaël Emelien lors des débuts présidentiels d’Emmanuel Macron.
Le nouveau conseiller spécial en communication et en stratégie de l’Élysée, Frédéric Michel, est « un lobbyiste mais aussi un homme d’idées », selon les dires du directeur de la Fondation Jean-Jaurès Gilles Finchelstein, cité par Le Monde. S’il manie la communication à la perfection et connaît les médias sur le bout des doigts, Frédéric Michel défend aussi une politique moderne, libérale, européenne et internationale à l’image du Président qu’il sert désormais, Emmanuel Macron.
Arnaud Jerald vient de décrocher à tout juste 26 ans le titre de champion du monde d’apnée en monopalme avec une plongée à 123 mètres. « J’avais l’impression de voler »… nous dit-il.
Champion bipalme, discipline dans laquelle il détient 7 titres, c’était inhabituel de se lancer dans cette compétition. Alors comment remporte-t-on un titre de champion du monde ? « La partie mentale est le point qui peut faire changer les choses. »
Sur fond de crise énergétique, les mouvements sociaux se poursuivent dans les raffineries françaises. En parallèle, le gouvernement a pris des mesures pour juguler les tensions dans les stations essence.
Lundi soir (10 octobre), 29,4% des stations essence françaises rencontraient des problèmes d’approvisionnement, selon la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.
Depuis deux semaines, les raffineurs des groupes TotalEnergies et Exxon font grève et réclament des hausses de salaires. Trois raffineries de pétrole sur les sept que compte la France, sont à l’arrêt, tout comme le dépôt pétrolier TotalEnergies de Flandre, proche de Dunkerque, ainsi que la bioraffinerie de La Mède.
De leur côté, le gouvernement et les raffineurs dévoilent leurs premières mesures d’apaisement. Lundi dans la soirée, la Première ministre a réuni les ministres concernés pour discuter de la situation. Le gouvernement souhaite que les parties prenantes trouvent une solution.
Dans le cas contraire, il pourrait lever les piquets de grève ou procéder à des réquisitions de personnel.
« Une mobilisation pareille, c’est du jamais vu », déclarait au média Révolution permanente le secrétaire de la CGT de la raffinerie de TotalEnergies en Normandie, Alexis Antonioli.
Depuis quelques jours en France, les services de transports en commun sont pris d’assaut, les files devant les stations essences s’allongent jusqu’à tard dans la nuit, voire tôt le matin, tandis que certains bus scolaires restent à quai.
Même les itinérants sont priés de ne pas utiliser leur voiture, confie à EURACTIV France un responsable commercial, alors que la pénurie « perturbe les travaux des agriculteurs » affirme la présidente de la Fédération nationale des syndicats exploitants agricoles (FNSEA).
C’est dans le nord du pays que le problème est le plus pressant (Hauts-de-France), avec plus d’une station sur deux restreinte en carburant. Les agglomérations parisienne, lyonnaise et marseillaise sont également fortement perturbées.
Malgré les appels à l’apaisement du gouvernement, les grévistes des raffineries de TotalEnergies et Exxon en Normandie, qui représentent plus de 30% des capacités de raffinage du pays, sont toujours à l’arrêt, rejoints mardi matin (11 octobre) par les employés des 15 stations-service de la filiale de TotalEnergies, Argedis.
Pour le moment, les salariés d’Exxon ont rejeté les propositions de la direction qui n’étaient pas à la hauteur de leur demande, soit a minima une augmentation des salaires au niveau de l’inflation (6-7% sur l’année 2022).
Côté TotalEnergies, le pétrolier a déjà accepté d’anticiper à octobre les négociations salariales qui étaient prévues pour novembre, « sous réserve de la fin des blocages ».
« Ces négociations permettront de définir comment les salariés pourront bénéficier […] des résultats exceptionnels générés par TotalEnergies« , déclare le pétrolier.
Le gouvernement prend des mesures
« Lundi nous aurons un rythme de réapprovisionnement très intense », a affirmé la ministre de la Transition énergétique pour BFMTV dimanche (9 octobre).
Le même jour, le gouvernement a augmenté de 20% les livraisons par rapport aux flux habituels grâce à l’acheminement de l’essence par des transporteurs qui ne sont, en temps normal, pas habilités à le faire.
L’augmentation s’élève à 35% dans les Hauts-de-France et 50% en Île-de-France, dont une partie ravitaillée depuis le Benelux, si l’on en croit la ministre chargée des PME et du Commerce, Olivia Grégoire.
Le gouvernement a également libéré des stocks stratégiques de pétrole et ouvert les dépôts pétroliers normalement fermés le week-end.
Néanmoins, les perturbations pourraient se poursuivre, notamment parce que les automobilistes se ruent vers les stations-service, de peur de manquer d’essence.
La consommation de carburant augmente
En conséquence, la ministre de la Transition énergétique affirmait ainsi sur BFMTV dimanche (9 octobre) que la consommation de carburant avait augmenté de 30 à 35%, en comptant les automobilistes faisant des stocks.
Stocks et surfréquentation compliquent de fait le retour à la normale des niveaux d’essence des stations.
La ministre de la Transition énergétique demande donc depuis lundi que les préfets prennent des mesures « pour empêcher les stockages inutiles ».
En ce sens, la préfecture des Ardennes, dans le Grand-Est, a pris une mesure lundi soir pour interdire le remplissage de jerricans d’essence, celle de l’Hérault en Occitanie va mettre en place des files réservées pour les services prioritaires (police, infirmière, etc.) dans plusieurs stations du département.
Grève injustifiée ?
En vue de la situation, certains observateurs et politiques commencent à s’agacer de la situation.
« Une grève, c’est lorsque l’on a épuisé toutes les mesures de discussions », insiste en ce sens François-Xavier Bellamy, chef de file Les Républicains (PPE) au Parlement européen, sur franceinfo lundi matin.
Pour lui, « tous les Français constatent aujourd’hui l’irresponsabilité de la CGT », pointant particulièrement le rôle du syndicat dans la situation actuelle de grève.
Même Laurent Berger, patron du syndicat CFDT, deuxième plus grand syndicat de France, soutient le gouvernement.
« La CFDT n’est pas tellement pour les grèves préventives », déclare-t-il sur France Inter samedi (8 octobre).
Les marchés financiers mondiaux traversent leur ajustement le plus douloureux depuis la crise financière mondiale.
S’adaptant à la perspective d’une hausse des taux d’intérêt américains, le rendement du Trésor à dix ans a brièvement atteint 4 % cette semaine, son plus haut niveau depuis 2010. Les marchés boursiers mondiaux se sont fortement vendus et les portefeuilles obligataires ont perdu 21 % cette année.
Le dollar écrase tous les arrivants. Le billet vert est en hausse de 5,5 % depuis la mi-août sur une base pondérée en fonction des échanges commerciaux, en partie parce que la FED relève ses taux, mais aussi parce qu’il joue le rôle de valeur refuge en période trouble.
En Europe, la crainte d’une pénurie d’énergie et une politique budgétaire imprudente pour le Royaume-Uni contribuent également à la dépréciation des devises face au dollar. Les économies endettées de la zone euro et plus globalement d’Europe semblent les plus fragiles depuis la crise de la dette souveraine il y a dix ans. La hausse des taux directeurs par la FED constitue une des raisons majeures de l’appréciation du dollar.
Des taux à près de 4,5 % d’ici la fin de l’année
La banque centrale américaine après avoir tergiversé sur la conduite à suivre face à la résurgence de l’inflation qui aux États-Unis est avant tout le produit des plans de relance engagés par les pouvoirs publics, a décidé d’attaquer plus durement le mal. La banque centrale américaine prévoit de relever le taux des fonds fédéraux à près de 4,5 % d’ici la fin de l’année, précisant qu’elle pourrait si nécessaire poursuivre ce mouvement en 2023.
Aux États-Unis, l’ensemble de la chaîne des taux est touché. Le coût des hypothèques sur 30 ans est de près de 7 %. Les rendements des obligations d’entreprises peuvent dépasser 9 %, ce qui a entraîné le tarissement des émissions de nouvelles dettes. L’augmentation des taux met sous tension la sphère financière américaine avec des pertes de valeur pour les anciennes obligations.
La chute des cours boursiers commence à se faire ressentir pour certains fonds. Le Nasdaq a perdu un tiers de sa valeur depuis le début de l’année.
Chine, Inde, Thaïlande, Singapour, Corée, Japon essaient de défendre leurs devises
L’appréciation du dollar a d’importantes conséquences en-dehors des États-Unis. Elle renchérit le prix des matières premières et de l’énergie pour les importateurs ainsi que le prix de nombreux produits agricoles. De nombreux États essaient de limiter la dépréciation de leur monnaie. La Chine a réagi en rendant plus difficile la vente à découvert du yuan qui, sur le marché offshore, a atteint un niveau record face au billet vert le 28 septembre. L’Inde, la Thaïlande et Singapour sont intervenus sur les marchés financiers pour soutenir leurs devises. Malgré tout, hors Chine, les réserves de change des marchés émergents ont chuté de plus de 200 milliards de dollars au cours de l’année écoulée, selon JPMorgan Chase.
Plusieurs banques centrales ont été contraintes de relever leurs taux pour défendre leur monnaie. En septembre, la Banque centrale suédoise a relevé d’un point ses taux directeurs mais cela n’a pas empêché la dépréciation de la couronne. La Banque centrale de Corée prête des réserves de devises au fonds de pension national afin qu’il achète moins de dollars sur le marché libre et ne fasse pas baisser la devise nationale.
Au Japon, le gouvernement est intervenu pour acheter du yen pour la première fois depuis plus de vingt ans. Ces achats sont rendus nécessaires par le fait que la banque centrale de ce pays maintient des taux d’intérêt bas.
Le dollar fort exporte l’inflation
La Banque centrale européenne en ayant un plan de relèvement décalé par rapport à celui de la FED accepte de fait la dépréciation de l’euro. Cette baisse renchérit les importations extra-européennes mais n’affecte pas le commerce international des États membres qui s’effectue pour les deux tiers en interne.
Un dollar fort, en effet, exporte le problème d’inflation intérieure de l’Amérique vers des économies plus faibles. Ces dernières peuvent être contraintes de soutenir leurs devises en augmentant leurs taux en ligne avec ceux de la FED, mais au prix d’une croissance plus faible.
Le Royaume-Uni qui ne bénéficie plus de la protection de l’Union européenne doit faire face à une baisse de sa monnaie sur fond de déficits publics et déficits courants élevés. Les marchés s’attendent maintenant à ce que la Banque d’Angleterre fixe les taux les plus élevés de toutes les grandes économies occidentales l’année prochaine. La hausse des taux pourrait provoquer une chute brutale de l’immobilier dans ce pays.
Aux États-Unis, l’augmentation des taux commence à se répercuter sur l’économie réelle avec un retournement du marché immobilier. Les annonces des prévisions de résultats en baisse de la part de FedEx et de Ford sont considérées comme deux indicateurs avancés.
Bonjour à tous, bienvenue dans l’édition du 11 octobre du flash info des Français de l’étranger. Aujourd’hui, c’est la réouverture des frontières japonaises, la réconciliation franco-algérienne et la pénurie d’essence en France.
Retour à la normale au Japon
Enfin, après plus de deux ans de pandémie, le Japon lève totalement les restrictions à ses frontières pour les voyageurs étrangers à compter du 11 octobre. Seule la détention d’un passeport en cours de validité est requise. Il est aussi fortement conseillé de souscrire à une assurance santé prenant en charge les frais médicaux en cas d’hospitalisation de forme grave de la Covid-19.
Japon
Borne en Algérie
Accompagnée d’une quinzaine de ministres, la Première ministre française Elisabeth Borne est arrivée dimanche à Alger pour une visite destinée à donner « une impulsion nouvelle » et concrète à la réconciliation amorcée en août par les présidents des deux pays. Et la moisson fut bonne, elle est rentrée à Paris ce lundi soir avec pas moins de 12 accord signés.
La chasse aux stations-service
Le mouvement de grève pour les salaires chez TotalEnergies a été reconduit ce lundi jusqu’à mardi et étendu à une quinzaine de stations-service autoroutières du réseau Argedis, filiale de TotalEnergies, a-t-on appris auprès de sources syndicales. Conséquences pour les automobilistes, dans tout le Nord de la France il faut faire jusqu’à 5 heures de file pour remplir son réservoir.
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Enfin, après plus de deux ans de pandémie, le Japon lève totalement les restrictions à ses frontières pour les voyageurs étrangers à compter du 11 octobre. Conditions d’entrée sur le territoire, visas, tests COVID-19, vaccins… Lesfrancais.press vous dit tout pour voyager au Japon.
Une pandémie maîtrisée
Le Japon est l’une des nations de la planète qui a le mieux « traversé » la pandémie. Selon les statistiques, la maladie a fait, depuis début 2020, 244 décès par million d’habitants au Japon, soit un ratio proche de ceux enregistrés dans le reste de l’Asie de l’Est ou de l’Océanie. En Nouvelle-Zélande, ce ratio est de 242 décès par million. Il est de 141 à Taïwan et de 474 en Corée du Sud. Soit des ratios très inférieurs à ceux mesurés dans tous les pays occidentaux. Pour rappel, en France, la Covid a fait 2.200 morts par million d’habitants.
Pour arriver à ce résultat, aidé par sa géographie insulaire, le gouvernement conservateur de Fumio Kishida avait tout simplement fermé les frontières. Pendant deux ans, les Japonais et les résidents, s’ils pouvaient (difficilement) quitter le sol impérial, un retour au pays du Soleil Levant était tout simplement impossible. Depuis juin, le Japon autorisait sous conditions strictes (PCR, quarantaine, etc.) à ses résidents de voyager. Une opportunité que n’a pas manquée Thierry Consigny, le conseiller AFE de la circonscription, qui a pu se rendre à l’assemblée des Français de l’étranger la semaine dernière.
Retour à la normale
Mais dès ce mardi 11 octobre 00H (heure locale), le Japon va enfin tourner la page de la Covid-19. Ainsi, tous les voyageurs pourront de nouveau se rendre librement au Japon, sans restrictions et selon les mêmes conditions qu’avant la pandémie.
L’exemption de visa pour les séjours temporaires de moins de 90 jours pour 68 pays du monde, dont la France, la Belgique et le Canada, est de nouveau en place. Seule la détention d’un passeport en cours de validité est requise. Il est aussi fortement conseillé de souscrire à une assurance santé prenant en charge les frais médicaux en cas d’hospitalisation de forme grave de la Covid-19. Généralement, l’assurance liée à votre carte bancaire couvre ces frais, mais il convient d’en vérifier les conditions, et à défaut, de souscrire à une assurance tierce.
Enfin, si vous croisez des gens masqués, pas de panique, au Japon, bien avant la pandémie, l’habitude de se masquer pour éviter les allergènes et les polluants est bien ancrée chez les citadins des mégalopoles japonaises.
Accompagnée d’une quinzaine de ministres, la Première ministre française Elisabeth Borne est arrivée dimanche à Alger pour une visite destinée à donner « une impulsion nouvelle » et concrète à la réconciliation amorcée en août par les présidents des deux pays.
La cheffe du gouvernement a été accueillie par son homologue Aïmene Benabderrahmane à sa descente de l’avion.
« Le temps de l’incompréhension est derrière nous »
Elisabeth Borne au site algérien TSA avant son voyage.
Mme Borne a démarré sa visite par des gestes mémoriels, à l’instar du président Emmanuel Macron lors de sa visite fin août qui, après des mois de tensions, a permis de réchauffer les relations entre les deux pays.
Enjeux économiques
Mme Borne et son homologue algérien ont présidé dimanche une réunion du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN), dont la dernière édition remonte à 2017, où il fut surtout question de « coopération économique ».
Au final, c’est une douzaine d’accords pour une coopération future multilatérale. C’est ce qu’il faut retenir des 48 heures de voyage d’Élisabeth Borne en Algérie, qui entame sa dernière journée de déplacement. La cheffe du gouvernement et son homologue algérien Aïmene Benabderrahmane ont présidé ensemble un comité intergouvernemental, une sorte de conseil des ministres franco-algérien, symbole d’une réconciliation entre les deux pays.