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  • Le Qatar n’a pas d’odeur 

    Le Qatar n’a pas d’odeur 

    Le Qatar n’est pas un Etat, c’est un écran géant. On y voit verrues et grains de beauté. A la télévision, sur la chaîne de télé de son neveu, personne ne regardera l’émir : tous n’auront d’yeux que pour l’un de ses milliers de salariés aux sorts contrastés : M’Bappé. Il est la pointe émergée de ces forçats de la gloire qui font qu’un latéral gauche de Ligue 2 gagne bien plus qu’Alain Aspect, prix Nobel de physique, créateur d’un des premiers ordinateurs quantiques au monde. Entre la tête et les jambes, le père Noël choisit les jambes. 200 millions par an pour M’Bappé, 1M pour l’œuvre d’un Nobel. 

    Mais qui parle d’argent ? Le Qatar n’est pas un État, c’est un puits sans fond. Il aurait investi, selon Deloitte, 200 milliards de dollars dans cette Coupe du monde. En comparaison, l’Europe réunit chichement 18 milliards pour que les Ukrainiens luttent contre les Russes et l’hiver. Dire qu’il y a quatre ans, Boris Johnson parlait déjà de boycott : c’était la Russie. Poutine n’avait investi que 11 milliards. II recevait Coca-Cola, sponsor, avec le tapis rouge. C’est mieux que d’envoyer des missiles sur les civils. Ou de financer les Frères musulmans.

    Permettre aux dirigeants sportifs de se faire acheter en toute indépendance

     « L’argent n’a pas d’odeur », le sport et le gaz non plus. Le Président de la République l’a rappelé : « Il faut laisser le sport éloigné de la politique ». Les différentes chartes nationales et internationales qui réglementent le sport en font une règle absolue. Ce qui permet aux dirigeants sportifs de se faire acheter en toute indépendance.  

    C’est parce que le sport est sans relation avec la politique que le Qatar a autant investi dans le sport, comme auparavant l’Allemagne de l’est, l’URSS ou encore la Chine. Pourquoi un Etat achèterait-il un club de foot comme Manchester city (Emirats), PSG (Qatar) ou Newcastle (Arabie) ? Aberrant ! A-t-on déjà vu un Président s’afficher en supporter, recevoir des joueurs, leur passer des coups de fil et le faire savoir ? Ridicule !

    A chaque fois qu’il y a une grande compétition, des Jeux de Berlin à ceux de Moscou, on parle récupération, boycott et politique. La concentration des médias attire : 1 milliard de téléspectateurs pour la dernière finale. Profiter de l’occasion pour se montrer, défendre une cause, ajouter un message au ballon rond, c’est logique. 

    Quel sort le Qatar réservera-t-il aux militants qui vont interrompre les matchs comme ce fut le cas pour PSG/OM ? La Coupe du monde de 78 en Argentine, alors dirigée par un général dictateur, avait déjà donné lieu à une campagne de boycott, et même à une tentative de kidnapping de Michel Hidalgo, entraîneur de l’équipe de France. L’entraineur argentin Cesare Menotti aurait dit à ses joueurs, avant la finale : « Nous ne jouons pas pour des tribunes remplies d’officiers, de militaires, mais nous jouons pour le peuple. Nous ne défendons pas la dictature mais la liberté. » Une façon de se dédouaner ? On accusa l’Argentine d’avoir truqué un match.

    Business as usual et matchs truqués. 

    Le sport est un business comme les autres : un petit monde. L’industrie du sport s’élèverait à plus de 500 milliards de dollars (et plus de 1700 milliards de paris sportifs) selon l’ONUDC. Interpol s’est même doté d’une cellule spéciale sur les matchs truqués. Le crime organisé s’est introduit dans les paris clandestins, blanchit les revenus illicites, touche les commissions sur les joueurs, infiltre les clubs, les instances nationales et internationales. 

    Six mois après l’attribution de la Coupe du monde au Qatar, la justice américaine commençait les arrestations. Le FBI a fini par recenser 125 millions de dollars de pots de vin. 12 des 22 membres du Comité exécutif ont été, au fil des années, suspendus, écartés, poursuivis. Deux sont morts : la justice américaine n’a pas fini son enquête. Tout comme, d’ailleurs, la justice française (à propos d’un déjeuner entre Nicolas Sarkozy, Michel Platini et l’Emir). Personne n’a jamais remis en cause le choix du Qatar. Qui voudrait se priver de gaz ? 

    Nicolas Sarkozy et l’Emir du Qatar dans la tribune du PSG en 2016

    Boycotter supposerait refuser aussi d’acheter du gaz, de vendre des Rafale, comme on devrait le refuser à d’autres : Arabie, Chine, Egypte, Algérie, les trois quarts des pays de la planète qui ne respectent pas les droits de l’Homme, encore moins les droits des minorités sexuelles ou ceux des travailleurs immigrés. 

    Selon cette logique, pourquoi donner de l’argent à tant de pays africains qui interdisent encore l’homosexualité et malmènent le droit des femmes ? Certes, on pourrait s’abstenir, comme le Danemark, d’envoyer un représentant officiel à la cérémonie d’ouverture (le sport n’est pas politique), mais oserait-on, comme le gouvernement danois (social-démocrate et bien sous tout rapport), envoyer les demandeurs d’asile au Rwanda pour l’examen de leurs demandes ?

    Ce monde injuste, violent, inquiétant, suscite ses propres remèdes. 

    Ce monde est plein de contradictions. Il est injuste, violent, inquiétant. Heureusement il suscite ses propres remèdes, pas toujours à la hauteur des défis, mais ils existent : le droit, la coopération, la science, une certaine idée de l’humanité. L’aspiration des peuples à la paix, à la liberté, à la solidarité, à la justice, contrebalance la pente à la violence et l’ignorance.

    L’Organisation Internationale du Travail et Amnesty International reconnaissent qu’avec la Coupe du monde, le Qatar a modifié sa législation. Les Népalais se refilent les filières d’émigration au Qatar tant ce qui paraît comme de la servitude leur apparaît comme une occasion : 25% du PIB du Népal vient des transferts de salaires des travailleurs népalais, qui seraient près de 400.000, selon le FMI.

    Ceux pour lesquels le scandale est plus important que le spectacle se féliciteront qu’on ait parlé du scandale.  

    Comme tant d’autres manifestations, la Coupe du monde est frivole, absurde, grotesque, utile, festive, joyeuse, stupide. Au Brésil, la dernière Coupe du monde devait sauver le gouvernement ; elle l’a fait apparaitre en pleine corruption. Et l’équipe brésilienne fut humiliée. L’exaltation du sentiment national est aussi festive que stupide. Il y eut ainsi une guerre du football entre le Honduras et le Salvador qui fit plusieurs milliers de morts.

    Regarder les matchs, mais les yeux ouverts.

    La Coupe du monde est politique et elle ne l’est pas. Elle est une affaire de fric et n’est pas que cela. Elle est scandaleuse et elle ne l’est pas. Elle est joyeuse et elle est triste. Elle est utile et elle ne l’est pas. Ceux pour lesquels le scandale est plus important que le spectacle se féliciteront qu’on ait parlé du scandale. L’aurait-on fait sans le spectacle ? Finalement le monde est bien fait : il est absurde et cela peut convenir à tout le monde. Regarder les matchs, mais les yeux ouverts. 

    On ne se privera pas de foot à cause des corrompus de la Fifa, pas plus qu’on ne se privera de gaz à cause du Qatar ni de jouets de Noël à cause de Xi Jinping. « Le peu de morale que je sais, je l’ai appris sur les terrains de football et les scènes de théâtre qui resteront mes vraies universités », disait le gardien de but Albert Camus, autre prix Nobel. « J’appris tout de suite qu’une balle ne vous arrivait jamais du côté où l’on croyait. » La morale, comme le ballon, ne vient pas toujours du bon côté. 

    Dans deux ans, Paris accueillera les Jeux Olympiques. Des jeux éthiques ? En diable.

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 21.11.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 21.11.22

    Bonjour à tous, heureux de vous retrouver après 15 jours de pause, je suis Radwan et je vais vous accompagner toute la semaine dans vos flashs dédiés aux expatriés. Dans l’édition de ce 21 novembre, on parle de sport avec les Jeux internationaux de la jeunesse, on revient sur le sommet de la francophonie, et Emmanuel Macron qui défend la politique ferme de visas pour les pays du Maghreb.

    Plus que 15 jours pour candidater pour les JIJ 2023

    Et cette année, c’est à Pau que les jeunes Français de l’étranger des 4 coins de la planète se retrouveront en juin pour la 12ème édition des Jeux internationaux de la jeunesse de l’AEFE. Au coeur des Pyrénées atlantiques, l’Union national des sports scolaires prépare des épreuves inédites avec au programme du sauvetage en montagne mais aussi des épreuves nautiques dans la baie d’Anglet au pays basque, et donc on assistera même à une compétition de pelote basque. Pour y participer, la classe de votre enfant doit se porter candidate, vous retrouverez toutes les informations et le dossier de candidature sur le site Lesfrancais.press 

    Jeux internationaux de la jeunesse 2023
    Jeux internationaux de la jeunesse 2023

    Le 18ème sommet de la Francophonie laisse place au forum économique

    Ce week-end se sont retrouvés 60 chefs d’Etats ou de gouvernement à Djerba en Tunisie. L’objectif de ce sommet était de mettre en place des solutions numériques accessibles aux pays africains. Alors que le Français progresse en terme de locuteur, il sera même le premier idiome européen, devant l’anglais, en 2050, il recule sur le net du fait de la faible connectivité du continent africain. Ce fut aussi l’occasion d’annoncer que le prochain sommet se passera en France et sera lui dédié à la jeunesse. Nouveauté cette année, le sommet est suivi d’un forum économique qui ne cache son ambition de créer à terme un Commonwealth francophone. 

    Toujours peu de visas pour le Maghreb 

    En septembre 2021, Paris avait décidé de réduire de 50% le nombre de visas accordés à l’Algérie et au Maroc pour mettre la pression sur des gouvernements jugés trop peu coopératifs dans la réadmission de leurs ressortissants expulsés de France. Le taux de refus avait atteint 30% pour la Tunisie. Au sommet de la Francophonie, Emmanuel Macron s’est redit favorable « à la mobilité des étudiantes et étudiants, à la mobilité économique, académique, politique » et prêt à rétablir une politique de visas plus souple à la condition que ces Etats reprennent les ressortissants expulsés, ceux qu’ils font avec difficulté à ce jour. 

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition.

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Sommet de la Francophonie – Djerba 2022

    Sommet de la Francophonie – Djerba 2022

    Une soixantaine de chefs d’Etat, de chefs de gouvernements et de ministres, se sont retrouvés à Djerba au 18ème Sommet de la Francophonie ces 19 et 20 novembre 2022. Après deux reports, le XVIIIe Sommet de la Francophonie s’est enfin tenu pour établir des stratégies de développement de la langue française mais aussi des États membres. Cette année encore, la France, représentée par Emmanuel Macron, a porté le projet, soutenu par le MEDEF, de relancer un espace économique francophone à travers l’organisation d’un forum économique, demain, lundi 20 novembre 2022.

    « Je considère pour ma part que nous allons vers une francophonie renouvelée, où chaque pays a sa place« .

    Louise Mushikiwabo – Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

    La langue française en recul ?

    Mais en premier, c’est la place de la langue française dans le monde qui fut au coeur du week-end tunisien. Selon l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le français rassemble aujourd’hui 321 millions de locuteurs à travers le globe et est la 5ème langue mondiale.

    Parmi eux, 255 millions de personnes font un usage quotidien du français. Mais l’avantage de notre langue, c’est la démographie des pays qui l’ont adoptée. Ainsi en 2060, c’est plus de 760 millions de personnes qui utiliseront le français, soit 8% de la population contre 3% actuellement. L’anglais lui ne sera plus parlé « que » par 560 millions de personnes, tandis que l’espagnol comptera 660 millions de locuteurs. Le français deviendra donc le premier idiome européen au monde. Seuls le mandarin, l’hindi et l’arabe seront parlés par plus de personnes. En continuant la projection démographique, le français pourrait même devenir la deuxième langue parlée au monde au cours du prochain siècle.

    Un recul géopolitique ?

    Comme l’a rappelé le président de la République à nos confrères de TV5MONDE, la démographie ne doit pas masquer les écueils qui menacent notre langue. Emmanuel Macron, dans l’extrait ci-dessus, évoque la situation au Maghreb. Si en Tunisie le français n’est pas menacé, le glissement culturel au Maroc, qui l’amène chaque jour un peu plus vers un repli sur soi, fait disparaître son usage dans les jeunes générations.

    Louise Mushikiwabo, Emmanuel Macron, Kaïs Saïed (président de la Tunisie), au sommet à Djerba le 19 novembre 2022 ©AFP

    En Algérie, c’est sous l’impulsion de l’Etat, qui cherche à rendre responsable la France de la situation de la population sur place, que le français recule. Nous avions évoqué l’ajout de l’anglais, à la rentrée 2022, dans les classes dites de « primaire » des écoles algériennes aux dépens des heures de français.

    Tandis qu’ailleurs, la politique peut être un garant du respect de la francophonie. C’est le cas du Canada et en particulier du Québec où l’encadrement juridique de l’utilisation du français est prégnant. Il est en plus renforcé par une politique migratoire qui favorise, largement, ceux qui maîtrisent le français, et ce quelles que soient leurs origines. Pour les Africains, mais aussi les Européens, c’est souvent la porte d’entrée privilégiée pour le nouveau monde.

    Le numérique

    Pour renforcer la langue française et bâtir un espace de prospérité commun, les pays francophones misent sur le numérique. C’est d’ailleurs le thème retenu pour ce sommet.

    Dans le paysage linguistique d’internet, l’arbre anglophone cache la forêt multilingue. Forêt dans laquelle la présence de la langue française régresse. Non pas tant parce qu’elle diminue en terme absolu, mais parce que les autres langues progressent davantage. Pourtant, le français demeure le quatrième idiome utilisé sur la Toile, à égalité plus ou moins avec le russe, le portugais, l’hindi et l’arabe.

    La cause de ce recul dont l’Organisation internationale de la Francophonie a bien conscience, c’est la fracture numérique dans les pays africains. Or, «le français a une promesse extraordinaire dans le futur», estime Daniel Pimienta, responsable de l’Observatoire de la diversité linguistique et culturelle dans l’internet et présent à Djerba, promesse qui s’appuie sur les perspectives démographiques du continent africain, comme nous l’évoquions plus haut.

    «La vision de la Francophonie numérique est celle d’une civilisation respectueuse du droit international relatif aux droits de l’Homme, et des prérogatives de l’Etat de droit, dans laquelle les Etats respectent et protègent les valeurs démocratiques et les libertés fondamentales, en ligne comme hors ligne, tout en poursuivant les idéaux de diversité et d’inclusion, d’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que ceux de la diversité culturelle et linguistique»

    L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans son dossier de presse

    Pour tenter d’amorcer la réduction de la la fracture numérique sur le continent africain, Business France et France EduNum International (FENI) ont organisé un colloque ce 19 novembre 2022.

    Cet événement avait comme thème les technologies pour l’éducation et la Francophonie, les débats se sont déroulés en présence de la délégation française d’entreprises du numérique pour l’éducation et la formation. 

    Trois tables rondes se sont succédées, rassemblant des institutionnels français, des décideurs africains et des experts de la EdTech francophone, pour échanger sur les sujets suivants :

    – Regards croisés sur les enjeux du numérique du service de l’éducation et de la formation 

    – Le numérique au service de l’employabilité tout au long de la vie professionnelle

    – EdTech et impact : porter l’éducation et la formation sur de nouveaux territoires

    Stratégie économique pour la Francophonie 2022-2026

    Adoptée lors de la 39e session de la Conférence ministérielle de la Francophonie le 10 décembre 2021, la Stratégie de la Francophonie numérique 2022-2026 engage les États et gouvernements membres, l’OIF et les autres acteurs de la Charte de la Francophonie. C’est la première fois que les responsables politiques se réunissaient depuis son adoption.

    La stratégie vise à créer une sphère d’influence pour la langue française et pour l’expertise francophone sur la scène multilatérale, notamment sur les marchés internationaux et dans le développement de normes internationales liées au numérique, à développer un espace numérique inclusif, responsable, solidaire, sain et sécurisé, favorisant la diversité culturelle et linguistique, et à accélérer la transformation numérique au service du renforcement de la démocratie et des droits de l’Homme en fournissant des informations fiables et de qualité, et luttant contre la désinformation, la haine en ligne et les discriminations sous toutes leurs formes.

    Si on est loin de trouver un cadre commun, certaines règles ou dispositions voulues par les pays démocratiques et les économies libérales peuvent encore s’opposer à la résistance de certains régimes, les observateurs s’accordant pour affirmer qu’il y a une volonté commune chez tous les membres de traiter les priorités économiques. Et dans ce sillage, le 18ème Sommet de la Francophonie 2022 a accordé une priorité à la situation économique des jeunes et des femmes, puisqu’ils ont été particulièrement touchés par la précarité des suites de la pandémie de Covid-19.

    Téléchargez le rapport émis en 2021 sur la stratégie économique pour la Francophonie :

    Un environnement international instable

    La réunion des chefs d’Etats et de gouvernements francophones fut aussi l’occasion d’aborder les grands enjeux internationaux. Préoccupations autour des droits démocratiques, incertitude concernant la tenue des Jeux de la Francophonie en 2023, impact de la guerre en Ukraine sur les pays africains, conflit entre le Rwanda et la République démocratique du Congo… les sujets n’ont pas manqué.

    RDC – Rwanda

    La situation entre ces deux pays africains a particulièrement plombé l’ambiance. Le Chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, s’est fait représenter par son Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, du fait de l’invasion de l’est du pays. Tandis que leur opposant, Martin Fayulu, pour une fois, a joint sa voix au couple exécutif, en exigeant la condamnation du Rwanda par l’OIF.

    « Si le sommet de la francophonie qui débute aujourd’hui à Djerba en Tunisie ne condamne pas l’agression de la RDC par le Rwanda à travers ses supplétifs de M23, cette institution internationale perd sa raison d’être. Et la RDC n’aura plus aucun intérêt à en rester membre »

    Martin Fayulu, deuxième à l’élection présidentielle en RDC de 2018
    Dans l’Est de la République démocratique du Congo, plus précisément dans le camp de Kanyaruchinya, des dizaines de milliers de personnes, toutes fuyant l’avancée des rebelles du M23 qui contrôlent une partie du territoire de Rutshuru, continuent de s’entasser dans cette contrée qui mène vers Goma, dans le Nord-Kivu. ©digitalcongo 07/11/2022

    Ukraine

    L’autre grand sujet, ce fut bien sûr la guerre en Ukraine. Le conflit a mis sous tension les exportations de céréales et engrais ukrainiens comme russes. L’Afrique est d’ailleurs la région la plus touchée par cette guerre en raison de la dépendance des pays africains à ceux-ci.

    L’OIF, qui n’a que peu d’influence sur le contexte international, a toutefois abordé le dossier du Sahel et de l’insécurité dans cette région qui concerne plusieurs pays membres, sans apporter de nouvelles solutions.

  • Les Jeux internationaux de la jeunesse 2023 : en route pour Pau !

    Les Jeux internationaux de la jeunesse 2023 : en route pour Pau !

    Pour la 12e édition des Jeux internationaux de la jeunesse (JIJ), l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et l’Union nationale du sport scolaire (UNSS), donnent rendez-vous aux jeunes Français de l’étranger, mais pas seulement, à Pau, du lundi 12 au samedi 17 juin 2023. Pour les accompagner tout au long de l’aventure, ce sera Stéphanie Barneix, championne de sauvetage côtier et femme de défis, qui a affronté plusieurs fois le cancer tout en accomplissant des expéditions sportives et de sensibilisation écologique (« Cap Odyssée », « Cap ô pas Cap »…).

    Direction le Sud-Ouest français

    Profitant de la position géographique de la ville de Pau, lovée au coeur du Sud-Ouest français, la capitale des Pyrénées atlantiques, qui a vu naître Henri IV, offrira aux élèves de l’AEFE sélectionnés pour participer aux JIJ 2023, une panoplie d’épreuves inédites. Beach handball, beach volleyball, découverte du sauvetage sportif, trail urbain et solidaireraftinglaser-runbasket 3×3 et pelote basque sont au programme de cette 12ème compétition.

    Participer aux JIJ – Date limite le 05 décembre 2022

    Mais avant de devenir champion, il faut être sélectionné pour participer aux JIJ 2023. Tout d’abord, pour participer aux Jeux internationaux de la jeunesse, les établissements homologués du réseau AEFE doivent être affiliés à l’UNSS, adhérents à la ligue sportive scolaire AEFE-UNSS de leur zone, et les élèves licenciés à l’UNSS .

    Ensuite, l’association sportive (AS) de l’établissement et/ou ce dernier, doivent être engagés pour le développement du sport scolaire mais aussi avoir une une démarche éco-responsable.

    Enfin, il faut aussi que vous résidiez dans un pays où la situation sanitaire soit stabilisée et que les membres de votre équipe, comme l’établissement, aient souscrit à une assurance spécifique. Et bien sûr, être prêt à aller à Pau pour affronter les autres petits expatriés et francophones en juin 2023.

    Pour rappel, la compétition est ouverte à tous les établissements homologués du réseau scolaire française, que ce soit un établissement en gestion directe, ou qu’il soit affilié à la Mission laïque française, Odyssey ou un indépendant.

    Vous pouvez télécharger le dossier de candidature ci-dessous :

    Des épreuves sous le soleil basque

    Après Arcachon (2011), Nice (2012), Rabat (2013), l’Aude (2014), le Vercors (2015), Singapour (2016), Marseille (2017), la Haute-Saône (2018), le Liban (2019), Bruxelles (2021), c’est donc Pau qui accueillera la 12e édition des Jeux internationaux de la jeunesse. Cette région, entre Espagne et France, entre mer et montagne, va permettre de déployer sur deux lieux des épreuves pour certaines inédites.

    • Sur la côte, à Anglet, beach handball, beach volleyball, découverte du sauvetage sportif et sensibilisation à l’environnement.
    • À Pau ou dans ses environs, trail urbain et solidaire, rafting, laser-run, basket 3×3 et pelote basque (frontball)…

    Alors que les dernières années furent marquées par les conséquences du réchauffement climatique, l’AEFE a décidé d’adjoindre, aux compétitions sportives, une master class sur des objectifs de développement durable.

    ©JIJ2022

    Et comme pour chaque édition, les JIJ seront ponctués de moments incontournables telles que les cérémonies d’ouverture et de fermeture, sans oublier une soirée des pays et des régions qui sera, encore plus gourmande qu’à l’accoutumée.

    Un défi dansant tout au long de l’année

    En amont des JIJ et en associant d’autres acteurs de chaque communauté éducative, le challenge « Dansez les JIJ »  sera renouvelé cette année. Pour cela, il faudra réaliser une vidéo de présentation chorégraphiée de l’équipe participante et de son environnement, et tout l’établissement peut être mobilisé pour montrer l’adhésion de tous à ce projet sportif.

    Regardez la vidéo de promotion des JIJ 2023

  • 51ème festival du film français à Hong-Kong

    51ème festival du film français à Hong-Kong

    Du 23 novembre au 13 décembre 2022, l’Alliance française d’Hong-Kong organise le 51ème festival du film français à Hong-Kong. Cette année, ce sont plus de 56 films célébrant les femmes et dédiés aux icônes du cinéma français qui seront projetés dans 6 salles installées sur le territoire spécial chinois.

    L’Alliance française d’Hong-Kong

    L’Alliance française est la pionnière et la référence dans l’enseignement du français à Hong-Kong. Avec des professeurs hautement qualifiés et expérimentés, elle est maintenant la première Alliance française en Asie par le nombre d’étudiants et la huitième dans le monde.

    Grâce à un vaste programme de formation continue pour l’ensemble du corps enseignant, l’AFHK améliore constamment l’apprentissage de ses étudiants. Depuis janvier 2012, toutes ses salles sont équipées de tableaux blancs interactifs, rendant l’apprentissage plus vivant et divertissant. Jean-Sébastien Attié, le directeur de l’Alliance française, a accepté de répondre aux questions de Lafrench.radio sur le 51ème Festival du film français à Hong-Kong.

    Sébastien Attié, le directeur de l’Alliance française à Hong-Kong

    Ecoutez le podcast

    56 films célébrant les femmes

    La sélection de films comprend 37 nouvelles sorties, 10 films réalisés par Claire Denis et 9 classiques intemporels à la gloire de Jean-Louis Trintignant, Jean-Luc Godard et Gaspard Ulliel.

    La billetterie est ouverte, consultez le programme du festival sur le site officiel.

    Hommages

    Depuis 2022, trois grandes icônes du cinéma français ont disparu : Jean-Louis Trintignant, l’homme apparu dans plus de 200 films avec une carrière s’étendant sur sept décennies, Jean-Luc Godard, le légendaire réalisateur franco-suisse de la Nouvelle Vague française, et Gaspard Ulliel décédé accidentellement à seulement 37 ans. Le festival leur rend hommage avec une sélection de 9 films.

    Une sélection de leurs œuvres est présentée dans cette édition dédiée à leur mémoire.

    Redécouvrez les classiques avec les choix du festival !

    Jean-Louis Trintignant : Ma nuit chez Maud, Un homme et une femme, Les plus belles années d’une vie et Amour.

    Jean-Luc Godard : À bout de souffle et Pierrot le Fou.

    Gaspard Ulliel : Un long dimanche de fiançailles et Juste la fin du monde.

  • 2023 : l’Année de l’Innovation Franco-Québécoise

    2023 : l’Année de l’Innovation Franco-Québécoise

    Olivier Becht, Ministre délégué auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger, et Martine Biron, Ministre des Relations internationales et de la Francophonie du Québec, responsable de la Condition féminine, ont lancé le 16 novembre 2022 l’Année de l’Innovation Franco-Québécoise (AIFQ), en présence de nombreux acteurs économiques et institutionnels de la relation franco-québécoise.

    La relation France-Québec relancée

    En route pour Djerba, où se tiendra le 18e Sommet de la Francophonie les 19 et 20 novembre, Martine Biron, Ministre des Relations internationales et de la Francophonie pour le Québec, avait tenu à réserver à la France son premier déplacement à l’étranger afin de marquer, dit-elle, « l’importance primordiale de cette relation ». En compagnie du ministre délégué chargé du Commerce extérieur, Olivier Becht, elle a dévoilé le contenu de l’Année de l’Innovation Franco-Québécoise 2023, qui verra pour toute sa durée les entreprises françaises et québécoises accentuer leur coopération dans des secteurs de pointe.

    La nouvelle ministre des Relations internationales du Québec a aussi annoncé que les visites annuelles alternées des premiers ministres français et québécois vont reprendre, après quatre années d’interruption.

    « La France et le Québec ont une relation unique. Nous sommes unis par une langue, une culture et des valeurs communes. Je suis très fière de pouvoir amener cette relation encore plus loin, notamment pour diversifier nos partenariats économiques. Nous devons continuer d’être des alliés de taille sur de grands enjeux actuels, dont la condition féminine, la jeunesse, la décarbonation et l’innovation. »

    Martine Biron, ministre québécoise des Relations internationales et de la Francophonie, et ministre responsable de la Condition féminine

    Innover pour prospérer ensemble

    L’innovation est une priorité conjointe de la France et du Québec et sera structurante pour la relation bilatérale en 2023. L’AIFQ, annoncée en février dernier, aura pour objectif de renforcer les investissements croisés et les partenariats public-privé dans les secteurs économiques innovants et créateurs d’emploi sur les deux territoires, au service d’une croissance décarbonée et durable. La priorité sera donnée à trois thématiques : la transition écologique et l’environnement, l’économie numérique, l’économie sociale et solidaire et l’innovation sociale.

    Durant cette année, plus d’une vingtaine de délégations françaises, composées d’entrepreneurs, de chercheurs et d’universitaires, visiteront le Québec, et à peu près autant de délégations québécoises feront de même en France. Ces délégations se rendront non seulement dans les grandes villes, mais aussi en région.

    Ainsi des entreprises françaises participeront-elles activement à la Semaine des transports électriques intelligents en mars prochain à Montréal ainsi qu’au Congrès annuel de l’Association francophone pour le savoir au mois de mai. En retour, de nombreux chercheurs et entrepreneurs québécois seront invités à prendre part au Forum international de la cybersécurité, en avril à Lille, au Symposium international de la création numérique, en mai à Paris, et au salon Viva Technology, en juin à Paris.

    « L’Année de l’Innovation Franco-Québécoise montre qu’on n’est pas seulement dans la relance d’un lien d’amitié […], mais qu’on est en fait aussi un levier pour l’économie française et l’économie québécoise »

    Olivier Becht, Ministre délégué auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger

    Les entreprises accueillent favorablement l’initiative

    Parmi la quarantaine de personnalités françaises et québécoises réunies au Quai d’Orsay, le président d’Investissement Québec International, Hubert Bolduc, semblait particulièrement réjoui.

    « Nous avons des secteurs très attrayants pour les entreprises françaises, je pense à l’intelligence artificielle, à la recherche quantique et à tout le secteur des batteries. En revanche, la France excelle entre autres dans l’intelligence artificielle, les microcentrales nucléaires et l’éolien. »

    Hubert Bolduc, président d’Investissement Québec International

    Cette démarche complète le dispositif que la France tente de mettre en place au niveau international avec la Francophonie. L’ambition de notre pays est de transformer les liens culturels et intellectuels en force commerciale et industrielle. Ainsi, la mobilité des jeunes, des chercheurs et des entrepreneurs sera également soutenue afin de favoriser les échanges et de maximiser les résultats, le Québec étant la première destination des étudiants français en mobilité internationale.

    Des événements tout au long de l’année

    Cette Année de l’Innovation sera rythmée par des évènements d’envergure auxquels seront invitées et valorisées des délégations d’entreprises françaises et québécoises.

    A titre d’exemples :

    • La « Semaine des transports électriques intelligents » en mars à Montréal,
    • Le Forum international de la cybersécurité (avril 2023 à Lille),
    • Le « Symposium international de la Création Numérique » ISAE en mai à Paris,
    • Le « Congrès annuel de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) » en mai au Québec,
    • Le salon « Vivatechnology 2023 » en juin à Paris,
    • Le « Salon international de l’aéronautique et de l’Espace du Bourget » en juin à Paris –le Bourget,
    • Le Sommet de l’innovation organisé par la French Tech de Montréal / Bleu Blanc Tech au printemps 2023 à Montréal,
    • Le « Salon de l’Environnement et de l’énergie – Pollutech » en octobre à Lyon.

    Ces événements permettront de soutenir les coopérations dans des domaines tels que l’aérospatial, l’agrochimie et l’agriculture, les énergies et le transport, les industries culturelles et créatives, l’intelligence artificielle et la cybersécurité, le quantique, les sciences de la vie et la santé.

    Organiser votre événement

    A côté des grands événements, il est possible pour ceux, en France, au Québec, qui veulent participer à cette Année de l’Innovation Franco-Québécoise, de créer son propre événement et de le faire labelliser. Pour cela, direction le site OPENAGENDA puis dans la section dédiée à l’AIFQ, il vous suffira de soumettre votre événement.

    Vous pouvez consulter toutes les modalités en téléchargeant le document PDF disponible ci-dessous.

  • L’UE lance Iris, une constellation de satellites pour sécuriser ses communications et internet

    L’UE lance Iris, une constellation de satellites pour sécuriser ses communications et internet

    L’Union européenne a donné ce jeudi 17 novembre le coup d’envoi d’Iris, une constellation de satellites destinés à sécuriser l’internet et ses communications « partout » sur son territoire à partir de 2027, a annoncé le commissaire à l’Industrie et à l’Espace Thierry Breton.

    « Iris est un grand pas pour notre résilience, et un pas de géant pour notre souveraineté technologique »

    Le commissaire à l’Industrie et à l’Espace Thierry Breton sur Twitter

    6 milliards d’euros

    Le coût du projet a été évalué à 6 milliards d’euros et un accord a été trouvé après neuf mois de négociations entre le Parlement européen et les États membres sur la dotation.

    Celle-ci est composée de 2,4 milliards d’euros provenant du budget de l’UE, auxquels doivent s’ajouter 750 millions d’euros de l’Agence spatiale européenne. Le secteur privé doit boucler le financement.

    L’argent communautaire proviendra essentiellement de la ré-allocation de fonds prélevés sur des programmes européens liés à l’espace, comme le Fonds européen de la défense, mais également de financements du programme Horizon Europe non utilisés.

    Connexions sécurisées

    Iris doit permettre de fournir aux États membres des connexions sécurisées, notamment pour un usage militaire, et l’internet « partout, y compris dans les régions les plus reculées de l’UE et en Afrique ». Elle doit surtout permettre de le « maintenir en cas de crash des infrastructures terrestres ».

    « La guerre russe contre l’Ukraine a démontré notre besoin de devenir plus autonomes », a souligné le négociateur du groupe du Parti Populaire Européen (droite — PPE) Massimiliano Salini.

    « Néanmoins, il est regrettable que de l’argent soit prélevé sur d’importants programmes existants comme Horizon Europe », a-t-il déploré.

    « Cette nouvelle constellation sera un exemple mondial en termes de durabilité spatiale, à l’inverse d’autres projets qui multiplient le nombre de satellites sans penser à l’impact environnemental », a commenté Christophe Grudler, du groupe Renew (Libéral), dans une critique contre la constellation Starlink de Space X, l’entreprise américaine fondée par Elon Musk.

    Les premiers services doivent être fournis à la fin de l’année 2024 et Iris devrait être pleinement opérationnelle en 2027, ont souligné les services de Thierry Breton.

    L’UE veut sécuriser ses communications et ne pas être prise de court par les projets développés par les États-Unis et la Chine. Des orbites sont déjà prises ainsi que des fréquences.

    Iris devrait compter quelques centaines de satellites placés sur plusieurs orbites, contrairement à Starlink, et ils devront être en mesure de résister aux cyberattaques.

    L’UE veut être en mesure de surveiller le trafic dans l’espace « depuis l’espace » avec cette nouvelle constellation. Le projet vient renforcer Galileo, le système de positionnement par satellite, et Copernicus, le système d’observation de la terre.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 18.11.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 18.11.22

    Bonjour à tous, c’est le dernier flash dédié aux expatriés de la semaine, ce vendredi 18 novembre on évoque les voyages du sénateur des Français de l’étranger Olivier Cadic, le désamour boursier d’Air France et le soutien d’Emmanuel Macron aux Bleus.

    Olivier Cadic croit dans le Qatar 

    A quelques jours du lancement de la compétition à Doha, Olivier Cadic, dans un podcast à découvrir sur le site Lesfrancais.press ou sur celui de votre radio, revient sur la polémique qui entoure les deux voyages de parlementaires qu’ils organisent. Président du groupe Amitié France – Pays du Golfe, le sénateur des Français de l’étranger assume ces déplacements réalisés à l’invitation du Qatar. Alors que certains crient à la corruption ou au conflit d’intérêts, Olivier Cadic revient longuement sur la situation du pays et propose de lui tendre la main à l’heure où ce dernier transforme en profondeur sa législation. Pour lui, les évènements comme la coupe du monde sont des accélérateurs pour moderniser ces pays. L’Histoire nous dira s’il a raison. 

    Air France rembourse l’Etat par anticipation 

    Après un été qui a dépassé les pronostics les plus optimistes, Air France a remboursé les deuxième et troisième volet de l’emprunt contracté auprès de l’Etat lors de la pandémie, confirmant ainsi ces projections d’une année record en termes de rentabilité. Pour aller encore plus vite, la direction d’Air France a lancé mercredi une émission d’obligations en bourse à hauteur de 300 millions d’euros. Des fonds qui permettront de solder la dette encore plus vite, mais l’accueil fut plus que mitigé et le cours a souffert avec une action qui a perdu plus de 10% en 2 jours. Une situation qui s’explique par les menaces de grèves du personnel pendant la période des vacances de fin d’année. 

    Macron y croit 

    En tout cas, le Président de la République soutient notre équipe nationale, les Bleus qui entameront la compétition ce mardi à 20h face à l’Australie. Un match qui devrait être une formalité pour notre équipe. Lors du tirage au sort, nos footballeurs ont hérité du groupe D avec des compétiteurs largement accessibles. Les choses devraient se corser dès les 8ème de finale. 

    C’est Radwan la semaine prochaine qui vous annoncera le résultat des Bleus, pour ma part je vous donne rendez-vous le 28 novembre. Bon week-end à tous !

    Ecoutez le flash des expatriés

  • Françoise Joly, la directrice de l’info de TV5MONDE, nous fait découvrir son nouveau magazine dédié à la planète

    Françoise Joly, la directrice de l’info de TV5MONDE, nous fait découvrir son nouveau magazine dédié à la planète

    Françoise Joly est bien connue du grand public pour avoir présenté, de 2001 à 2016, le célèbre magazine d’information de France 2 Envoyé Spécial. Elle est depuis 2017 la directrice de l’information de TV5MONDE. Nous la recevons à l’occasion de la première diffusion du nouveau magazine dédié à l’écologie et aux problématiques liées au réchauffement climatique qu’elle a créé à la demande d’Yves Bigot, le directeur général de la chaîne internationale et francophone.

    Ecouter le podcast avec Françoise Joly

    Une carrière dédiée à l’information

    © TV5MONDE

    Ayant grandi en Isère, Françoise Joly suit les cours de l’Institut d’études politiques de Grenoble. En 1983, alors qu’elle fait une pause dans ses études et voyage en voilier avec une amie, elle assiste à l’invasion de l’île de Grenade par l’armée américaine. C’est pour pouvoir s’exprimer sur ce genre de sujets qu’elle décide de devenir journaliste. Après des études de journalisme au CUEJ de Strasbourg, elle rentre à France 2, alors Antenne 2, en 1987. 

    Après dix ans à travailler pour la chaîne, Françoise Joly devient la première femme à prendre la tête du service politique étrangère en 1994. C’est dans ce service qu’elle rencontre Guilaine Chenu qui y travaille comme grand reporter. En 2000, les deux femmes qui ont noué des relations fortes sont choisies par un autre duo, Paul Nayon et Bernard Benyamin, pour leur succéder à la présentation d’Envoyé Spécial. Tous les jeudis elles y présentent des reportages d’information sur divers sujets d’actualité répartis à travers le monde.

    En quelques années, elles prennent totalement le contrôle de l’émission puisque les deux consoeurs en deviennent productrices déléguées et rédactrices en chef. En janvier 2010, Françoise Joly présente, avec de nombreuses autres vedettes de la télévision, une émission de soutien à Haïti suite au tremblement de terre qui a ravagé le pays. En 2016, son départ du magazine Envoyé Spécial est annoncé, après plus de 15 ans à l’antenne.

    A la Vie, à la terre

    Lancé ce 3 novembre, « À la Vie, À la Terre » est son nouveau magazine-documentaire événementiel incarné par Chloé Nabédian, journaliste spécialisée en météorologie et climat.

    Chloé Nabédian ©AFP

    Conçu comme un voyage itinérant dans des pays, régions ou territoires parmi les plus beaux du monde, cette nouvelle émission consacrée à l’environnement nous fait découvrir des destinations parfois confidentielles où le dérèglement climatique et environnemental façonne les paysages et menace dangereusement les populations locales.

    Grâce à de nombreuses rencontres, ce programme fait entendre la voix de celles et ceux qui sont devenus « les gardiens » de ces lieux. Ces témoignages ainsi que le choix de restituer, en séquences et en images, la beauté des paysages vont permettre aux téléspectateurs et internautes de découvrir des territoires confrontés à la réalité de la crise climatique mais qui tentent de la contenir et d’en atténuer les conséquences.

    Petit bonus, la première émission est déjà disponible sur TV5MONDEplus, la plateforme gratuite d’AVOD, mondiale et francophone.

    Les îles de la Madeleine

    Le premier épisode, que vous pouvez découvrir en cliquant sur le lien ci-dessous, fait étape aux îles de la Madeleine. Avec ses falaises de grès rouge, ses plages de sable blanc et ses dunes, l’archipel de la Madeleine, au coeur du golfe du Saint-Laurent, est le paradis des photographes, des phoques et des oiseaux de mer. Aujourd’hui, cette quinzaine d’îles sont menacées de disparition, car le Canada se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète. Les 12 000 habitants et les pouvoirs publics sont mobilisés pour protéger leurs terres. Aux îles de la Madeleine, le changement climatique est déjà une réalité.

    https://www.tv5mondeplus.com/login
  • Olivier Cadic : CSG, éducation, voyages au Qatar et sénatoriales 2023

    Olivier Cadic : CSG, éducation, voyages au Qatar et sénatoriales 2023

    Depuis septembre 2014, Olivier CADIC est sénateur UDI des Français établis hors de France, il fut réélu en 2021 en réunissant les indépendants et les libéraux. Nous l’avons reçu pour évoquer avec lui l’actualité des Français de l’étranger mais aussi la coupe du monde FIFA au Qatar alors qu’il préside au Sénat le groupe d’amitié entre la France et les pays arabes du Golfe.

    Olivier Cadic, un sénateur issu du secteur privé

    C’est assez rare pour le souligner, Olivier Cadic n’est pas membre du sérail, il n’est pas issu d’un cabinet ou d’une grande école politique. En effet, en octobre 1982, alors âgé de vingt ans, Olivier CADIC fonda sa première entreprise. Sept ans plus tard, Info Elec devint une société anonyme au capital de 1 million de francs dont il est le PDG. En 1993, ses succès professionnels lui ont valu d’être élu au comité directeur du GFIE, Groupement des fournisseurs de l’industrie électronique. L’année suivante, plébiscité par ses pairs, il en devient le vice-président. Depuis, il a connu l’expatriation en Grande-Bretagne.

    Son parcours lui permet d’avoir une approche originale et porte un son de cloche différent dans la vénérable assemblée des sages de la République.

    Ecoutez le podcast avec Olivier Cadic

    CSG/CRDS : un amendement au sénat mais pour quoi faire ?

    On attaque directement le podcast avec le sujet de la CSG/CRDS, alors que les sénateurs ont voté un amendement permettant de supprimer ce prélèvement sur les revenus issus de France des Français installés hors de l’Union européenne. L’idée est de mettre fin à l’injustice qui existe entre les expatriés en Europe, qui ne sont pas assujettis à la CSG/CRDS suite à une décision de la Cour de Justice, et les autres qui y sont soumis alors que dans les deux cas les expatriés n’ont pas accès à la couverture sociale française.

    Un amendement, on le sait, qui ne sera pas repris par le gouvernement. Avec pédagogie et transparence, le sénateur décrypte pour nous cette passe d’armes législative et les raisons qui poussent au rejet par le gouvernement, l’argent mais aussi le cas des non-résidents qui ne sont pas français ou européens.

    « Lors d’un petit-déjeuner avec le ministre délégué aux Français de l’étranger, et les parlementaires de la majorité, nous avons évoqué la nécessite de tout remettre à plat. »

    Olivier Cadic, Sénateur des Français de l’étranger

    Olivier Cadic, Président de l’ANEFE

    Olivier Cadic est aussi, depuis 2021, le president de l’ANEFE. Une association peu connue mais dont le rôle est fondamental.

    L’amendement Petit

    L’occasion pour nous de l’interroger sur l’amendement Petit concernant l’organisation de l’AEFE et en particulier le management des établissements en gestion directe (EGD). Ce texte prévoit de donner plus de poids aux parents d’élèves qui contribuent largement au financement de ces écoles, collèges et lycées. Et pourtant, l’organisation actuelle ne permet pas d’avoir une pleine transparence sur l’affectation des fonds, comme alerte la Cour des comptes.

    « Quand vous réclamez la transparence, cela ne plait pas à tous et dans ce cas, ce sont les syndicats des enseignants qui s’y opposent »

    Olivier Cadic, Sénateur des Français de l’étranger

    Et pourtant cet amendement a été rejeté par la commission des finances du Sénat. Une position que ne comprend pas Olivier Cadic qui soutient pleinement cet amendement que le sénateur trouve équilibré.

    « On doit arrêter cette boîte noire. C’est la confusion totale »

    Olivier Cadic, Sénateur des Français de l’étranger

    L’ANEFE au coeur du projet présidentiel

    On évoque évidemment avec Olivier Cadic le rôle de l’ANEFE dans les ambitions présidentielles. Pour rappel, Emmanuel Macron a donné l’objectif de doubler le nombre d’élèves dans le réseau scolaire hors de France.

    Pour cela, l’association que dirige Olivier Cadic est au coeur du dispositif. Le sénateur va déposer un amendement permettant à l’ANEFE de soutenir les établissements en cours de création et qui n’ont pas encore reçu leur homologation. Olivier Cadic veut donc élargir le champ d’intervention de ce fonds qui vient en soutien aux établissements scolaires lors de leur démarche auprès des banques pour obtenir les sommes nécessaires aux investissements.

    « Nous avons pris beaucoup de retard (…), aujourd’hui il y a une école française internationale pour 20 écoles anglo-saxonne »

    Olivier Cadic, Sénateur des Français de l’étranger

    Le groupe d’amitié France – Pays du Golfe

    Alors que l’ambassade de France au Qatar a publié un guide du supporter et a mis en place un numéro d’urgence à destination de nos compatriotes qui iront soutenir les Bleus sur place, on revient avec Olivier Cadic sur la polémique liée à l’organisation de la FIFA World Cup dans ce pays.

    Olivier Cadic en voyage à Doha avec Emmanuel Macron du 02 au 04 décembre 2021

    Coupe du monde polémique

    Pour Olivier Cadic, qui préside le groupe d’amitié avec les pays du Golfe, il y a une évidence, ces règles sont appliquées, non pour la coupe du monde, mais au quotidien. Le sénateur s’étonne d’une polémique à quelques jours de l’ouverture de la compétition. Il nous rappelle qu’au Japon, des alertes semblables avaient été lancées en prévision des JO à Tokyo, des Français se sont retrouvés en prison pour un café non-payé ou pour s’être déshabillés en public.

    « On ne se déplace pas avec son code civil ou son code pénal quand on prend l’avion »

    Olivier Cadic, Sénateur des Français de l’étranger

    Cependant le sénateur voit du positif dans cette polémique, ainsi ces pays qui veulent s’ouvrir aux touristes comprennent la nécessité de faire évoluer leur législation, comme le Maroc vient de le faire.

    « Ces évènements internationaux sont des accélérateurs pour faire évoluer leur législation. »

    Olivier Cadic, Sénateur des Français de l’étranger

    Un voyage pour la coupe du monde mais aussi un séjour de travail

    Ce jour, le 17 novembre, Olivier Cadic a aussi tenu une conférence de presse sur le voyage au Qatar, à l’invitation de la chambre basse du Qatar, dont il sera le chef de file. Un séjour qui s’inscrit dans le cadre de l’accord sur la sécurité signé entre nos pays pour la coupe du monde.

    « Pour eux, c’est une vraie fête »

    Olivier Cadic, Sénateur des Français de l’étranger

    Au cours du séjour, il rencontrera aussi le comité de l’ONU contre le terrorisme, que finance largement le Qatar, et bien évidement la communauté française lors d’une réception à la résidence de l’ambassadeur de France, sans oublier les responsables de la base militaire française sur place. Il n’évitera pas le sujet critique du droit du travail en rencontrant les organisations locales et étudiera les actions de l’organisation internationale du travail.

    « Ils ont mis en place des garanties pour mettre fin aux abus, comme la remise du passeport à son employeur »

    Olivier Cadic, Sénateur des Français de l’étranger

    Concernant la polémique levée par le site « La Lettre A », l’accusant d’avoir touché des fonds directement ou indirectement du Qatar, Olivier Cadic fait un effort de transparence sur le fonctionnement du groupe d’amitié France -Pays du Golfe, et rappelle les missions qui lui sont confiées dans ce cadre. Pour lui, c’est un collègue parlementaire qui a mis en place cette cabale qu’il regrette et il affirme son intégrité et sa rigueur dans son travail au quotidien de sénateur.

    « Des voyages parlementaires, il y en a très régulièrement »

    Olivier Cadic, Sénateur des Français de l’étranger

    Les sénatoriales 2023

    On conclut ce podcast en évoquant les sénatoriales de 2023. En septembre/octobre de l’année prochaine, la moitié du sénat sera renouvelé. Pour les Français de l’étranger ce sont 6 sièges qui sont en jeu, 3 Les Républicains et 3 de gauche et ce alors que le corps électoral, composé des élus consulaires, a été renouvelé en 2021 avec en conséquence un recul du PS et des LR.

    Olivier Cadic nous confirme que son mouvement regroupant indépendants et libéraux présentera bien une liste, sans pour autant nous dévoiler qui la mènera. Mais le sénateur profite de notre question pour expliquer ce qui les différencie de Renaissance et des autres partis.

    « On a une parole indépendante, nous ne sommes pas liés à l’exécutif ou à un parti dogmatique »

    Olivier Cadic, Sénateur des Français de l’étranger

    Regardez la conférence de presse d’Olivier Cadic

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