Le septième festival Alp’fest s’est déroulé du 15 au 19 novembre 2022 au Hilton Jumeirah à Dubaï. Lors de cette septième édition, les Dubaïotes et la communauté expatriée ont pu découvrir la Savoie autour de la gastronomie, la culture, le sport et la destination touristique. Le festival a été inauguré par Mme Nathalie Kennedy, Consule générale de France à Dubaï, Laurent Rigaud, Président des Savoyards du monde et fondateur du festival et Mme Alexia Lainé, directrice de l’office du tourisme de Courchevel.
Avec plus de 25 000 Français recensés par le ministère des Affaires étrangère, Dubaï est une des destinations privilégiées par les nouveaux expatriés. Le départ pour l’Émirat étant facilité grâce à la nouvelle offre d’assurance de la CFE. Les Savoyards dans le lot ne représentent que 1% des Français, mais ils réussissent à faire rayonner leur culture fort d’un réseau d’entraide régional et international.
D’après les informations recueillies par la rédaction de lesfrancais.press auprès de Laurent Rigaud, on estime qu’il y a environ 40 000 Savoyards installés hors de France, dont 10 000 inscrits au sein de la fédération. C’est une fédération d’associations souhaitant maintenir un lien entre les Savoyards de France et ceux de l’étranger. De l’Amérique à l’Asie en passant par l’Afrique, ils représentent 62 pays basés sur tous les continents.
C’est il y a onze ans en Savoie que Laurent Rigaud imagina ce qui deviendra plus tard ce festival alpin. Le savoyard de Dubaï relève le défi d’amis taquins, organiser un slalom aux Émirats. Avec l’aide de l’un d’entre eux, il convainc Edgar Grospiron de venir à Dubaï faire un slalom avec la communauté française installée dans le petit émirat. 4 ans plus tard, l’évènement monte en puissance en élargissant le festival au Dauphiné et la semaine de la Savoie devient Alp’fest.
« Il y a onze ans, lors d’un déjeuner en Savoie, des amis me taquinent au sujet du dôme de ski à Dubaï en me disant que je devrais organiser une compétition de slalom. Du tac au tac je leur réponds : pas de problème mais il me faut un champion. »
Laurent Rigaud, élu consulaire à Dubaï et Président des Savoyards dans le monde
Mme Alexia Lainé, Directrice de l’office de tourisme de Courchevel, M. Rais gagnant du séjour à Courchevel, Laurent Rigaud
L’Alp’fest 2022 : Courchevel et ses chefs à l’honneur
Comme chaque année les gourmands ont pu se retrouver au Chalet, un restaurant pop-up savoyard spécialement créé pour l’occasion. Chaque soir, la cheffe Justine Border, seconde de Sylvestre Wahid a régalé les convives autour de plats modernes et classiques de la région. Sylvestre Wahid, chef étoilé de Courchevel a offert un véritable instant d’émotion avec un menu d’exception autour de produits savoyards et une balade autour de la Savoie lors de trois soirées exclusives au restaurant « Vero » et un dîner de gala pour 100 convives. Lors de cette soirée, un convive dubaïote chanceux a remporté un séjour d’une semaine dans les meilleurs établissements de Courchevel.
Un artisan-fromager de Crolles est allé à la rencontre des élèves de CE2 du Lycée français international AFLEC et du Lycée français international Georges Pompidou de Dubaï pour leur préparer des fondues, des raclettes et ainsi découvrir les fromages des Alpes. Ils ont également découvert les secrets de la fabrique du beurre lors d’un atelier autour de la baratte.
Les médaillés de la compétition de ski avec Kévin Rolland
Enfin, c’est l’enfant du pays, Kévin Rolland, champion du monde free style et médaillé olympique qui a ouvert la 11ème compétition de slalom organisée au Ski Dôme. 75 compétiteurs de 10 nationalités différentes y ont participé.
Le festival s’est achevé autour d’un buffet savoyard rythmé par la musique du célèbre club « L’Echo » pour les 160 convives. Une belle façon de clôturer cette semaine de promotion des pays de la Savoie.
L’Alp’fest 2022 a donc été une bouffée d’air alpin pour des Français de Dubaï avec la période de fête qui approche. Les organisateurs de l’événement envisagent déjà de nouvelles folies pour la 8ème édition.
Le gouvernement a annoncé le lundi 21 novembre une réforme du chômage qui sera appliquée à partir du 1 février 2023. Pour les Français de l’étranger qui auraient décidé de rentrer en France, les nouvelles dispositions encadrant le chômage auront des conséquences. On vous détaille la réforme et on en profite pour faire un point sur les règles de portage de vos droits chômage acquis hors de France.
Une réforme par décrets
Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a dévoilé, lundi 21 novembre, aux partenaires sociaux ses arbitrages sur la réforme de l’assurance-chômage, après une concertation débutée en octobre. Un texte de loi, tout juste voté par le Parlement, permet en effet au gouvernement de modifier par décret certaines règles en fonction de la conjoncture économique.
La durée d’indemnisation
A partir du 1er février, la durée d’indemnisation variera en fonction de la situation du marché du travail. Lorsque le taux de chômage sera inférieur à 9%, et qu’il n’aura pas connu de progression supérieure à 0,8 point sur un trimestre, la situation sera considérée comme bonne. C’est le cas actuellement, puisque le taux de chômage est de 7,3%, selon l’Insee, et qu’il est en baisse, ou quasi stable, depuis septembre 2020. Dans ce scénario, la durée d’indemnisation des demandeurs d’emploi sera réduite de 25%, en respectant une durée minimale de 6 mois. Ainsi, un demandeur d’emploi de 41 ans, qui aurait eu le droit de percevoir des allocations durant 24 mois dans le système actuel, ne pourra donc plus en percevoir « que » durant 18 mois.
A l’inverse, si le taux de chômage est supérieur à 9% ou en progression de 0,8 point sur un trimestre, alors la situation économique est considérée comme dégradée, et les règles actuelles font leur retour. Notre demandeur d’emploi de 41 ans, qui pensait n’avoir que 18 mois d’indemnisation, car la situation du marché du travail était favorable, aurait dans ce cas finalement le droit, comme aujourd’hui, à 24 mois d’indemnisation. Pour que la situation soit de nouveau considérée comme favorable, et que les règles d’indemnisation se durcissent de nouveau, il faudra que le taux de chômage repasse sous la barre des 9% durant trois trimestres consécutifs.
les expatriés exclus de la réforme
Le ministre du Travail a listé des exceptions à cette réforme. La modulation de la durée d’indemnisation ne sera ainsi pas mise en place dans les départements d’Outre-mer, en raison du contexte économique « trop particulier ».Par ailleurs, plusieurs métiers, qui n’étaient déjà pas concernés par la précédente réforme de l’assurance-chômage, conserveront les règles d’indemnisation de l’ancien système. Il s’agit des marins, des pêcheurs, des dockers, des intermittents du spectacle et des expatriés. De la même manière, les demandeurs d’emplois qui sont inscrits à Pôle emploi en contrat de sécurisation professionnelle à la suite d’un licenciement économique ne seront pas concernés.
Quels sont mes droits au chômage en cas de retour en France ?
Vos droits au chômage en France dépendent avant tout de votre situation personnelle. Avez vous encore des droits acquis en France à faire valoir ? Avez vous cumuler des droits dans votre pays de résidence ? Est il membre de l’UE ou non ? 3 questions qui vont déterminer votre situation personnelle.
J’ai encore des droits en France
Si vous avez encore des droits acquis en France mais que vous rentrez en France après le premier février, c’est la nouvelle règle qui s’appliquera. En effet, si les expatriés sont exclus de la réforme cela concerne la conversion des droits acquis hors de France en droits auprès de Pôle Emploi.
Il faut aussi prendre en compte la durée de ce délai de déchéance correspond à la durée d’allocation qui vous a été notifiée lors de l’ouverture des droits, augmentée de 3 ans. Si vous aviez le droit à 2 ans de chômage lors de votre licenciement en France, vous avez donc 5 ans pour demander le versement de ces droits.
Autre cas spécifique, le conjoint suiveur : Si vous avez démissionné de votre emploi en France pour accompagner votre conjoint parti occuper un emploi hors de France, vos droits sont préservés. Vous devez vous inscrire comme demandeur d’emploi en France dans les 4 ans qui suivent la fin de contrat de travail permettant l’ouverture des droits.
J’ai cotisé dans un pays de l’Union européenne
Tout d’abord, il vous faudra penser à demander le document portable U1 à l’institution compétente de votre ancien Etat d’emploi. Ce formulaire récapitule les périodes d’assurance ou d’emploi accomplies sur le territoire d’un Etat membre de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de la Suisse. Il permet la prise en compte de ces périodes afin de faire valoir vos droits au titre du chômage.
Ainsi Pôle emploi prendra en compte les périodes de travail accomplies à l’étranger indiquées sur ce formulaire pour déterminer la durée de votre prise en charge. Actuellement, la durée d’indemnisation des demandeurs d’emploi dépend de la durée entre leur premier jour et leur dernier jour sous contrat durant les deux ans précédant le début de leur période de chômage (trois ans s’ils ont 53 ans ou plus) et repose sur le principe « un jour travaillé, un jour indemnisé ». En clair : un demandeur d’emploi ayant travaillé les deux dernières années avant d’être au chômage sera indemnisé durant 24 mois (30 mois s’il a 53 ans ou 54 ans et 36 mois s’il a 55 ans ou plus).
Si pour vos droits, le dispositif est simple, pour le calcul de votre allocation, il en est tout autre. Les règlements européens prévoient une particularité concernant les salaires retenus pour le calcul de l’allocation : le montant de l’allocation versée par Pôle emploi est établi sur la base des seules rémunérations perçues en France. Les rémunérations perçues au titre d’une activité exercée dans l’autre Etat européen ne sont donc pas prises en compte pour le calcul du montant de l’allocation.
Si vous comptez rentrer en France et bénéficier du chômage, il y a donc une condition : avoir travaillé en France postérieurement.
J’ai cotisé dans un pays hors de l’Union européenne
Là deux cas se distinguent, ceux qui ont cotisé au régime d’assurance chômage des expatriés et ceux qui n’ont cotisé uniquement dans leur pays de résidence.
Si votre entreprise ou vous-même avait souscrit au régime d’assurance chômage des expatriés, vos droits sont acquis et vous bénéficirez de ces derniers sans subir la réforme.
Si ce n’est pas le cas, il n’existe pas d’accord international organisant un maintien d’allocations de chômage en cas de retour en France. Pour obtenir des informations sur vos droits aux prestations de chômage acquis hors de l’Europe, adressez-vous à l’institution de chômage de l’Etat concerné et obtenez auprès de votre consulat ou des élus consulaires la convention fiscale et/ou sociale qui lie votre pays de résidence et la France. Mais le chômage est rarement pris en compte et vous risquez de perdre tout simplement le bénéfice des cotisations que vous avez versées.
Cependant, si votre régime d’assurance chômage est privé, prenez attache avec eux, il y a des fortes possibilités qu’un versement sous forme de capital vous soit fait.
A Djerba, au sommet de la Francophonie, on a beaucoup parlé guerre, conflits et diplomatie. L’invasion de l’Ukraine par la Russie annonçait le feu en Méditerranée, le retour victorieux de la guerre comme mode de résolution des conflits.
La Russie est en Syrie avec ses bases, en Libye avec les mercenaires Wagner, en Algérie grâce à son partenariat militaire. En cas de succès, elle aurait pu compter sur d’autres relais, comme l’Iran, présente au Liban avec le Hezbollah, ou d’autres pays africains comme le Mali.
Elle pouvait utiliser la Turquie, l’Algérie, l’Égypte, la Tunisie ou même le Maroc. Une victoire en Ukraine l’aurait incitée à pousser ses avantages, par la force ou l’intimidation.
La Méditerranée comme champ de bataille
D’autres pays auraient pu suivre son exemple dans la violation du droit international, la Méditerranée devenir un champ de bataille.
L’interruption du transport de céréales d’Ukraine et de Russie a fait craindre des famines. Quels seraient les effets d’une guerre en Méditerranée sur le commerce maritime, 30% du commerce mondial ?
Heureusement, les revers de Poutine en Ukraine ont sauvé la Méditerranée de l’extension du domaine de la guerre. Pour l’instant. Est-ce à dire que les conflits sont résolus ?
La Turquie d’Erdogan menace. Le 3 septembre encore : « Votre occupation des îles ne nous lie en rien. Nous pouvons arriver subitement la nuit… Grèce, regarde l’histoire, remonte le temps. Nous n’avons qu’une chose à dire : souviens-toi d’Izmir ». Message terroriste : il y a 100 ans, la population grecque de Smyrne (Izmir) était chassée, massacrée. Smyrne était grecque depuis plus de 3000 ans. Pour Erdogan, le traité de Lausanne, qui a fixé les frontières gréco-turques, -et les massacres-ne sont pas tabous. Ainsi pense Poutine des frontières de l’Ukraine.
Menaces turques sur la Grèce
Raison pour laquelle la Grèce, malgré ses difficultés financières, consacre plus de 2,5 % de son PIB, un record dans l’UE, à son armée.
Rares sont les pays sur lesquels la Grèce peut compter. L’Allemagne est non-interventionniste, et 2.7 millions de Turcs y vivent. Les États-Unis ont un accord de défense avec la Grèce depuis 1990, mais ont du mal à faire partager leurs vues à Erdogan. Lassés, les Américains aménagent une nouvelle base, Alexandroúpolis, à la frontière turque, au sortir des Détroits. Les Américains utilisent déjà celle de Souda, en Crète, capable d’accueillir un porte avion à quai. Jusqu’à présent, les États-Unis ont réussi à maintenir la Turquie dans l’Otan et échoué à la voir sanctionner la Russie ou mettre fin à la contrebande du pétrole iranien. La base américaine d’Incirlik, qui accueille les bombes nucléaires américaines et un centre d’écoute, est leur force – et leur faiblesse.
Le seul autre pays avec lequel la Grèce a signé un accord de défense est la France, en 2021. Ce qui explique l’animosité d’Erdogan vis-à-vis des Français, laïcs, pro Arméniens, pro Grecs. La France fournit à la Grèce des Rafales et frégates.
Quelle serait la réaction des États-Unis, de la France, de l’UE, en cas d’une « opération militaire spéciale » turque sur les îles qui lui font face ? L’exemple de Chypre, occupée par l’armée turque depuis 1974, est un précèdent.
Sans l’appui de la Réserve fédérale américaine, la Livre turque s’est effondrée de -40% en 2021 et de -25% en 2022. L’inflation est officiellement à 80%, officieusement à 180%. Le PIB a plongé : de 12 600$ par habitant à 7500$. Bientôt auront lieu les élections présidentielles. Erdogan a perdu Istanbul et Ankara aux municipales de 2019. Pourtant, la Commission électorale avait listé 40.000 électeurs suspects, à qui il était demandé de produire un certificat médical pour prouver leur « santé mentale ».
La démocratie est minée : presse mise au pas, administration épurée, arrestations arbitraires. Erdogan exacerbe le sentiment national pour faire oublier les échecs. Pour cela, rien de mieux qu’un conflit avec les Grecs. Une victoire russe aurait été un feu vert. Une défaite russe le tempère.
Avec les déboires de l’armée russe, l’Algérie est devenue plus conciliante
Il n’est pas le seul agiter des menaces. A l’autre bout de la Méditerranée, l’Algérie possède le plus important arsenal militaire d’Afrique, d’origine russe. Le régime a réussi éteindre l’Hirak, la révolte populaire. Il a été sauvé par la Covid, les arrestations, la hausse des prix du pétrole et du gaz.
L’Algérie réanime régulièrement la flamme nationale en accusant France et Maroc de tous les maux. Alger a rompu toute relation diplomatique avec le Maroc. Au début de l’invasion russe, le discours algérien s’est fait directement menaçant. Avec les déboires de l’armée russe, l’Algérie est devenue plus conciliante. Elle a reçu le président Macron, accueilli le ministre des Affaires étrangères marocain dans le cadre de la Ligue arabe à Alger.
Ces revirements, pour être positifs, ne sont pas définitifs. Il suffit d’une agitation, d’une surenchère dans les luttes de clans, pour que les tensions remontent. D’autant qu’au sud, le groupe Wagner est au Mali et que l’Algérie essaie de garder le contrôle de sa frontière saharienne.
D’autres pays méditerranéens ne bénéficient pas de cette rente gazière. Maroc, Tunisie, Égypte, Liban souffrent à la fois des hausses des prix de l’énergie et des céréales. Au Maroc, il y a peu, le Rif était en révolte. Le Liban n’a plus de Président, ni de monnaie. La Tunisie est paralysée ; le maréchal Sissi lutte contre les bandes djihadistes du Sinaï et remplit ses prisons.
L’Ukraine change la donne
L’Ukraine, là aussi, change la donne. La Russie a dû retirer des troupes de ses bases de Lattaquié et Tartous en Syrie. Ce « redéploiement » a permis un accord qui, il est vrai, n’a tenu qu’un mois : Israël renonçait à bombarder les aéroports et bases syriennes, la Syrie bloquait les chargements d’armes iraniens pour les Gardiens de la Révolution ou le Hezbollah. Pour la première fois depuis deux ans, il n’y eut pas d’attaque de l’aviation israélienne en Syrie.
Hasard ? Ce fut le moment où fut conclu un accord historique entre le Liban et Israël pour la délimitation des frontières maritimes, sous l’égide des États-Unis, avec l’appui de la France. Jusqu’alors, le Hezbollah s’y était opposé. L’affaiblissement de la Russie, l’isolement de l’Iran, l’intérêt du Liban, ont fait changer d’avis le Hezbollah, qui touchera sa part de l’exploitation du gaz.
Hasard ou non, l’accord signé, les bombardements ont recommencé. Les livraisons d’armes au Hezbollah ont-elles repris ? En Israël aussi il y a eu des élections : le retour de Netanyahou offre peu de chance à un apaisement avec les Palestiniens. La guerre avec l’Iran se profile.
La révolte des femmes pourrait sauver la paix
La révolte des femmes, sauf si elle aboutit à un renversement du régime des Mollahs, conduira à un durcissement des Iraniens qui menacent l’Arabie saoudite. Les Ayatollahs pourraient trouver dans une guerre extérieure le moyen de sauver une légitimité en lambeaux. Les femmes, si elles réussissent, pourraient sauver la paix.
Il existe bien d’autres points chauds en Méditerranée : la Libye, mais aussi, au nord, en Bosnie, menacée d’une sécession serbe qui comptait elle aussi sur une victoire russe.
L’échec russe a montré l’unité des « Occidentaux ». Contrairement aux retraits d’Irak, de Syrie, d’Afghanistan, les Américains ont réagi. Cela ne signifie pas qu’ils régleront les conflits de la Méditerranée. Leur position ambiguë vis-à-vis de la Turquie, l’absence de toute initiative depuis la guerre d’Irak, leur désintérêt pour l’Afrique, où Russes et Chinois ont le champ libre, devraient inciter l’Europe à s’impliquer davantage dans son environnement immédiat.
Prévenir toute tentation en Méditerranée
L’Europe a manqué l’occasion d’intervenir en Syrie aux côtés des Kurdes quand les Américains ont fait défaut. Elle a laissé le champ libre aux Iraniens en Irak. Elle a reculé au Sahel et en Libye. Elle agit en désordre vis-à-vis de l’Algérie et du Maroc. La France reste trop seule. Une politique commerciale et de coopération n’est pas une politique étrangère.
Si les difficultés pour les Russes continuent, ils chercheront à animer des conflits partout où ils le peuvent. La diversion leur est nécessaire.
Il faut prévenir toute tentation en Méditerranée. En chasser, les troupes mercenaires : elles sont illégales en droit international. Elles attisent les conflits puisqu’elles vivent de la guerre. Les Européens ne peuvent définir une politique en Méditerranée sans force militaire. Celles des principaux Etats comme la France, l’Italie, la Grèce et l’Espagne, appuyés par l’Union Européenne. La guerre d’Ukraine a évité les conflits en Méditerranée, elle ne les a pas éteints. Si l’Europe laissait libre cours aux aventures, elles seraient mortelles pour les riverains de la Méditerranée. Donc pour elle.
La substitution des énergies renouvelables à celles qui sont carbonées est une révolution qui n’a pas de précédent dans l’histoire de l’économie.
Depuis le début de l’ère industrielle, la croissance repose sur une démultiplication de la force générée par l’énergie. Les hydrocarbures se sont imposés car ils revêtaient de nombreux avantages : une intensité énergétique élevée, un prix de production modéré, une relative abondance et une facilité de transport.
En moins de trois décennies, les États sont censés atteindre la neutralité carbone au prix d’un changement complet du mode de production de leurs richesses. Les précédentes mutations énergétiques se sont réalisées sur de très nombreuses années ; pour preuve, le charbon demeure la deuxième source de consommation d’énergie primaire (27,2 %) juste derrière le pétrole (31,2 %). Le défi à relever est d’autant plus immense qu’il est, par définition, mondial.
Bataille climatique :Afrique et Asie en première ligne
La France, en prenant en compte les importations, est responsable de 2 % des émissions globales de CO2, loin derrière les États-Unis, la Chine ou l’Inde. Les trois quarts de la population mondiale sont concentrés en Asie et en Afrique. Cette dernière sera aux premières loges de cette bataille climatique. Le doublement de sa population d’ici 2050 et l’augmentation des territoires désertiques en lien avec l’élévation des températures exposent les États africains à des tensions politiques et sociales de grande ampleur. Comme pour le téléphone où les États africains ont adopté le sans-fil en évitant l’étape du filaire, ces derniers pourraient, il est vrai, développer des activités à faibles émissions de CO2.
Protectionnisme environnemental
La bataille climatique risque d’être une source de tensions multiples au cours de ce siècle. Le réchauffement de la planète pourrait occasionner des migrations importantes de populations. L’accès à l’eau pourrait être la source de nouveaux conflits. Les pays émergents et en développement sont-ils disposés à freiner leur croissance afin de respecter des objectifs d’émission de CO2 rendus indispensables en raison des émissions passées des pays dits avancés ?
Ces derniers sont aujourd’hui tentés de prendre des mesures limitant les importations qui auraient une empreinte carbone élevée, mettant ainsi en place un protectionnisme environnemental. Or, dans le passé, le protectionnisme a toujours été l’ennemi de la paix et de la croissance.
Chaque année plusieurs milliers de milliards de dollars
La guerre contre le réchauffement climatique est mondiale et nécessite la mobilisation de tous les États sur une longue période. Cette guerre exige des investissements portant, chaque année, sur plusieurs milliers de milliards de dollars. Elle suppose comme toute guerre un effort de recherche sans précédent afin de trouver des solutions permettant de concilier croissance et environnement. D’importants progrès restent à réaliser en matière d’énergies renouvelables, en matière de captation du CO2.
Imaginer des financements innovants Pour financer la transformation des économies, des moyens de financement innovants doivent être sans nul doute imaginés. Comme après la Seconde Guerre mondiale, faut-il imaginer, à l’échelle planétaire, un plan Marshall de la transition énergétique ? Faut-il créer aux côtés du FMI et de la Banque mondiale, un Fonds International du changement climatique ? Les engagements pris à l’occasion des différentes COP pourront-ils rester purement incitatifs ou devront-ils avoir force de loi ? La capacité à limiter autant que possible l’augmentation de la température de la planète dépendra sans nul doute des réponses apportées à ces questions.
Les enfants français en situation de vulnérabilité « peinent à voir leurs droits les plus élémentaires garantis », selon Unicef France, dans un rapport publié dimanche (20 novembre).
Pour la Journée internationale des droits de l’enfant dimanche, Unicef France a publié une étude sur les droits des enfants en France. Parmi les éléments qui empêchent les enfants d’avoir un accès satisfaisant « à l’école, aux services de santé ou de protection », Unicef France pointe notamment les inégalités sociales et territoriales.
Des progrès importants sont donc encore à réaliser, l’ONG constatant que 21 % des enfants français vivent sous le seuil de pauvreté.
D’autant que plus de 40 000 enfants sont considérés comme étant « sans domicile » : près de 5 700 d’entre eux vivent dans des bidonvilles situés en France métropolitaine, alerte Unicef France, tandis que 30 000 sont logés à l’hôtel – solution jugée inadaptée à la vie familiale – et que 1 600 n’ont aucune solution d’hébergement.
Ce sont notamment « les enfants les plus vulnérables, qu’ils soient en situation de grande pauvreté, de handicap, victimes de violences […] [qui]peinent à voir leurs droits les plus élémentaires garantis », se désole l’ONG.
L’éventuelle clandestinité des enfants migrants aggraverait, selon les auteurs du rapport, les atteintes aux droits de l’enfant dans l’hexagone.
Ainsi, le décompte d’Unicef France indique que « depuis 2012, au moins 33 786 enfants ont été placés en rétention », très majoritairement à Mayotte, territoire d’outre-mer français particulièrement exposé à l’immigration irrégulière en provenance des Comores.
Les auteurs recommandent donc d’interdire « l’enfermement administratif des enfants », qui peut avoir lieu lorsqu’une famille en situation irrégulière doit être expulsée, et appellent à lutter « contre les séparations des familles ».
Un ministère de l’Enfance pour défendre les droits de l’enfant
Unicef France appelle aussi à la création d’un ministère de l’Enfance de plein exercice – aujourd’hui il s’agit d’un secrétariat d’Etat, rattaché auprès de la Première ministre – et au déploiement d’une « stratégie nationale ambitieuse pour l’enfance » pour garantir un meilleur respect des droits de l’enfant.
Unicef France considère enfin que « la Garantie européenne pour l’Enfance et la Stratégie européenne pour les Droits de l’enfant » permettraient de renforcer l’accès et la garantie des droits de l’enfant en France.
Ces dispositifs « constitue[nt] une opportunité pour structurer une politique publique européenne ambitieuse en matière de prévention et de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale des enfants ».
Bonjour, bienvenue dans l’édition des Français de l’étranger du 22 novembre 2022. Aujourd’hui, c’est le premier jour de compétition, le match aura lieu à 20h (heure de Paris), après la COP 27 on se demandera comment être un expatrié eco-compatible, et on évoque l’annonce de la réforme du chômage en France.
Vibrer avec les Bleus
C’est aussi possible pour les expatriés. Plusieurs Fan Zones ou points de rendez-vous existent à travers le monde. A Doha, évidemment, où 5 hôtels se sont réunis pour accueillir les supporters de notre équipe nationale, mais aussi à Dubai, New-York et Bruxelles. Toutes les adresses sont sur le site Lesfrancais.press. Coté sportif, aucune surprise dans les buts puisqu’Hugo Lloris sera titulaire. Pour la défense, l’incertitude règne à propos de la titularisation de Raphaël Varane. Le sélectionneur a assuré dans Téléfoot que le défenseur de Manchester United était « disponible » pour la rencontre face aux Socceroos après avoir effectué son retour à l’entraînement collectif samedi.
France’s supporters react in front of their team hotel in Doha on November 16, 2022, ahead of the Qatar 2022 World Cup football tournament. (Photo by FRANCK FIFE / AFP)
Expatrié et écolo, comment faire ?
L’expatriation n’est pas toujours compatible avec un mode de vie écologique et le plus respectueux possible de l’environnement. Pourtant, l’urgence climatique n’attend plus, et nous devons tous, Français de l’étranger compris, adapter nos modes de vie. Pour vous aider, un dossier sur le site Lesfrancais.press et sur celui de votre radio est disponible. Conseils, outils pour estimer son empreinte carbone, vous y trouverez tout le nécessaire pour être Français de l’étranger tout en limitant son impact sur la planète.
Nouvelles règles pour le chômage en France
Le projet de loi «marché du travail» qui doit être adopté ce jeudi par le Parlement prévoit la possibilité de moduler, par décret, les règles d’indemnisation du chômage. En clair, le gouvernement souhaite obtenir une assurance chômage «plus stricte lorsque trop d’emplois sont non pourvus, et plus généreuse quand le chômage est élevé». On reviendra en détail sur les conséquences pour les expatriés dans notre édition de demain.
Bon mardi à tous ! Et prenez soin de vous où que vous soyez.
Cette Coupe du monde 2022 est bien différente des précédentes éditions et à plus d’un titre. Droits de l’Homme, droit du travail, relations hors mariage et consommations d’alcool ont défrayé la chronique depuis la rentrée. Un boycott général qui est intervenu à quelques jours de l’ouverture alors que le pays qui accueille ces rencontres sportives est connu depuis 12 ans. Des conditions donc très particulières qui ont entrainé l’annulation de nombreuses Fan Zones à travers le monde. Comme la ville de Paris qui fait elle aussi l’impasse sur la Coupe du monde de football au Qatar en refusant d’installer des écrans géants et des Fan Zones dans ses rues, comme sept autres grandes villes de France, pour des raisons humanitaires et environnementales. Mais quelques espaces sont tout de même accessibles, et sinon il reste la télévision ! On vous explique tout !
Les Fan Zones
Un phénomène qui s’est répandu sur la planète et qui laisse les aficionados du ballon rond sans lieux de rencontre à la hauteur de l’évènement. Et pourtant, quelques associations ou villes ont décidé de maintenir leur dispositif (souvent en l’ayant adapté à une fréquentation qui s’annonce moindre). Et les supporters des Bleus ne seront pas en reste. En tout cas dans certains pays ! La rédaction du site Lesfrancais.press vous dresse une première liste, non exhaustive, des Fan Zones ouvertes aux Français dans le monde.
Une Fan Zone française sur 3 hôtels à Doha
« Il n’y aura pas de Casa Bleue car il n’y a pas de lieu adéquat correspondant au cahier des charges dans le budget imparti », expliquait la FFF à L’Équipe pour justifier l’absence de ce lieu de rassemblement pour les supporters français qui sont présents lors des grandes compétitions internationales. Selon le journal, une fan zone privée dédiée aux fans tricolores va voir le jour dans trois hôtels huppés de Doha.
Mais les 10 000 Français attendus au Qatar ne pourront pas tous se rendre à cet espace baptisé la « guinguette » . En tout, cette contre-Casa ne pourra contenir que 1000 âmes par jour. Et qui dit privée, dit payant. Selon le quotidien, le ticket d’entrée s’élèvera à 30 euros. En plus de l’accès à cette fan zone, le ticket comprendrait une boisson puis des tarifs préférentiels sur le reste du buffet.
France’s supporters react in front of their team hotel in Doha on November 16, 2022, ahead of the Qatar 2022 World Cup football tournament. (Photo by FRANCK FIFE / AFP)
5 hôtels aux couleurs françaises à Abu Dhabi
Dans les Emirats arabes unis, c’est LCS Sport Services, le service de coaching sportif des francophones d’Abu Dhabi qui accompagne la communauté française pour tous les matchs de la Coupe du monde. Ils ont conclu un partenariat avec 5 hôtels à découvrir ci-dessous. Et pour participer à la fête, les organisateurs vous demandent de venir habillé aux couleurs françaises.
A Bruxelles, c’est la 5ème édition de la Fan Zone organisée par l’Union des Français de Belgique (dont l’administrateur est le rédacteur en chef du site Lesfrancais.press, Fabien Ferasson de Quental). Après avoir longuement hésité, l’association a opté pour le maintien de l’événement. Non en soutien à l’organisation décidée par la FIFA, qui, comme vous le savez, est sujette à de nombreuses critiques, mais tout simplement pour accompagner notre équipe nationale tout au long de la FIFA World Cup !
Ainsi pour chaque match de la France, les Français de Belgique se donnent rendez-vous au coeur de Bruxelles, dans le parc du Cinquantenaire, pour vibrer avec les Bleus. Pour le premier match, un petit bonus attend les participants avec une animation autour du Beaujolais nouveau et des produits de nos terroirs.
Casablanca : deux «fan zones» pour la Coupe du Monde 2022
Casablanca abritera l’événement « Live Foot Zone », du 20 novembre au 18 décembre. L’événement en question consacrera les deux espaces d’Anfa Park et Morocco Mall aux fans de football, à travers la projection de la Coupe du monde 2022.
Les fan zones seront accessibles tous les jours de 10h jusqu’à 23h avec des billets d’entrée variant entre 20 et 50 dirhams (Morocco Mall) et 150 dirhams (Anfa Park). Au programme, la diffusion des matchs en direct, des animations pour les petits et les grands, le gaming, showcase, programmation musicale…
New-York : OCabanon réunira les Français
OCabanon est situé dans le quartier de Chelsea juste au sud de Penn Station et du Madison Square Garden. Il a été créé par 3 Français : Alexandre, Michael et Armel. Ils voulaient créer des plats, des boissons, mais aussi avoir comme ligne de conduite la convivialité, un véritable style de vie et un patrimoine familial, car pour la petite histoire, ils sont beaux-frères.
Leur objectif est vraiment de combiner la qualité et la simplicité, tout en mixant des spécialités de chaque pays. Ouvert depuis 2013, ce lieu est vraiment agréable. On se sent à la fois à New York avec sa déco, son ambiance… mais aussi un peu en France car vous verrez qu’il y aura toujours un des 3 patrons pour vous accueillir en français. C’est pour cela que ce lieu est devenu le rendez-vous incontournable de la communauté française à New-York.
Et ils feront honneur à leur réputation en diffusant, malgré le décalage horaire, tous les matchs de l’équipe de France.
Et à la télévision ?
A la télévision, c’est avant tout une question de droits. En tout cas, dans la plupart des pays, les matchs de toutes les équipes seront retransmis sur les chaines nationales et le plus souvent gratuitement.
Mais si ce n’est pas le cas ou si vous voulez suivre la compétition avec des commentaires en français, il existe des solutions.
Vous avez un abonnement en France ?
Que ce soit dans le cadre d’une résidence secondaire ou l’abonnement pour le dernier qui est rentré faire ses études, savez-vous que vous pouvez recevoir via les applications des opérateurs les chaines françaises où que vous soyez dans l’Union européenne ?
Ainsi pour ceux qui disposent d’un abonnement Internet en France, le plus simple peut être de se tourner vers le service TV de son fournisseur d’accès Internet. La plupart des FAI proposent des applications qui permettent de profiter de ses contenus depuis l’Union européenne (et l’EEE). Ces derniers ont anticipé la mise en place de nouvelles règles visant à assurer la portabilité des services au sein de l’UE (voir ci-dessous) en permettant aux abonnés d’accéder à leurs programmes lorsqu’ils voyagent. Orange confirme par exemple que son service chaînes TV est accessible depuis l’Union européenne (France incluse) pour ses clients TV Orange, tout comme le service B.tv de Bouygues Telecom qui est disponible pour les clients forfaits Bouygues Telecom, cartes prépayées Bouygues Telecom et Bbox depuis l’Europe.
La plateforme Molotov peut aussi être une solution de choix pour accéder à des contenus, et le service permet à ses utilisateurs de regarder les chaînes françaises lorsqu’ils sont en déplacement dans l’Europe. Cette décision, liée à la nouvelle réglementation européenne, se limite toutefois aux abonnés payants. Il faudra donc souscrire à au moins une option sur Molotov pour regarder des contenus dans un pays de l’Union européenne.
Le service précise que la portabilité est réservée aux résidents français. Il faut s’enregistrer avec une carte bancaire française ou justifier de sa résidence française pour en profiter. Enfin, les abonnés à des plateformes payantes de streaming comme myCanal pourront accéder au service depuis les pays de l’UE.
Le satellite en Europe et dans le bassin méditerranéen
La télévision sur IP prend le pas sur celle par satellite, mais cette dernière solution reste intéressante pour bon nombre d’utilisateurs. En effet, il peut être avantageux de recevoir ses chaînes par satellite via Fransat ou TNTSAT. Si l’accès aux chaînes gratuites de la TNT par satellite est gratuit, il faudra disposer du matériel d’accès (parabole, décodeur et carte d’accès).
En France, Fransat du groupe Eutelsat et TNT SAT du groupe Canal+ sont les deux principaux services de télévision par satellite. À noter que l’option ne s’adresse pas forcément aux expatriés et peut flirter avec les conditions d’utilisation. TNT SAT explique que « les chaînes de la TNT diffusées par satellite ne peuvent être reçues qu’en France métropolitaine pour protéger les détenteurs de droits sur les programmes. Aussi, les chaînes de la TNT sont cryptées et les décodeurs TNT SAT sont commercialisés uniquement en France ».
Notre partenaire TVCORNER peut vous accompagner dans l’installation d’un tel système de réception où que vous soyez sur la zone de couverture.
Hors d’Europe, VPN ou IPTV
En dehors de l’Union européenne ou des zones couvertes par les satellites dédiés, il n’y a que deux solutions pour suivre les matchs sur les chaines françaises. Toutes deux sont illégales et peuvent, selon les législations locales, vous porter préjudice. Soyez donc attentif et responsable !
VPN
La solution privilégiée par de nombreux usagers consiste à utiliser un VPN. Pratiques et simples à utiliser, les services sont nombreux – gratuits et payants – et offrent plusieurs avantages, dont celui de contourner les géoblocages. Cela permet d’accéder à de nouveaux contenus ou de profiter d’un service qui n’est pas encore disponible dans son pays d’origine. Si la solution existe, il est difficile de vous la conseiller, car elle implique le plus souvent de violer les conditions d’utilisation des services vidéo.
Certaines plateformes sont encore peu regardantes sur cette pratique, mais d’autres, comme myCanal, précisent que l’utilisation d’un VPN n’est pas autorisée « pour des raisons de sécurité ». Il en va de même pour les sites de streaming qui proposent d’accéder à des chaînes et qui font régulièrement l’objet de fermetures.
IPTV
Afin de suivre votre équipe, vous aurez besoin d’une expérience de streaming fiable. L’IPTV permet de regarder facilement des événements sportifs sur votre téléviseur, y compris la Coupe du Monde de la FIFA en 2022.
Parce qu’il y a tellement de fournisseurs IPTV différents qui offrent du contenu sportif, il pourrait être difficile d’en choisir un seul. Il est possible que certains d’entre eux enfreignent la loi, tandis que d’autres sont fiables et dignes de confiance.
Vous n’aurez aucune difficulté technique à regarder la Coupe du Monde de la FIFA 2022 si vous utilisez l’un des fournisseurs de sports IPTV suivants :
Le grand rendez-vous annuel pour sauver la planète s’est achevé ce samedi 19 novembre, avec 24 heures de retard. L’occasion pour nous de se poser la question du coût environnemental de l’expatriation.
Une Cop 27 mi-figue mi-raisin
C’est un sentiment mitigé qui a envahi les participants à la fin de la COP 27 en Egypte, comme souvent.
« D’un côté il y a une grande victoire, de l’autre une profonde déception.«
Anne Bringault, coordinatrice des programmes du réseau action climat (RAC) qui rassemble plusieurs ONG engagées contre le réchauffement climatique, à TV5MONDE
La bonne nouvelle c’est l’annonce de la création d’un fonds pour « les pertes et dommages ». Les associations l’attendaient depuis plusieurs années et c’est vraiment, pour elles, une excellente nouvelle. Ce processus va faire en sorte que les pays riches qui ont causé des dégâts aux pays pauvres du fait de leurs émissions de gaz à effet de serre et du changement climatique paient pour ces dégâts. En clair, les pays pauvres impactés par les changements climatiques et notamment la montée du niveau des mers, les sécheresses à répétition, les inondations, alors qu’ils ne sont pas responsables des dégradations, se battaient pour ce fonds. Mais pour l’instant, si le principe d’un fonds est acquis, aucun chiffre n’a été communiqué comme les modalités pour l’abonder.
Aussi on notera que si l’objectif de rester au maximum à 1,5°C de réchauffement global demeure, aucun engagement supplémentaire n’ a été pris par les États pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Bureau de la COP 27 – Samedi 19 novembre 2022 – AFP
Etre expatrié et éco-responsable ?
On le sait, pour s’expatrier le citoyen est souvent obligé de prendre l’avion. Ainsi il va multiplier les allers-retours avec la France mais aussi se faire envoyer des produits français… L’expatriation n’est donc pas toujours compatible avec un mode de vie écologique et le plus respectueux possible de l’environnement. Pourtant, l’urgence climatique n’attend plus, et nous devons tous, Français de l’étranger compris, adapter nos modes de vie.
Ainsi, si les trajets de l’aller et du retour en avion semblent indispensables, le risque pour les expatriés est d’enchaîner les va-et-vient entre la France et leur nouveau pays, et de voir augmenter leur bilan carbone. Pour cela, il faudra essayer au maximum de les limiter, et si vous êtes en Europe : pensez au train !
Compenser son bilan carbone
Il y a aussi l’option de compenser son bilan carbone, même si essayer de le limiter avant tout est mieux : d’abord, vous pouvez commencer par le calculer pour vous faire une idée, puis vous pouvez, par exemple, participer à une action de reforestation ou faire un don à une association environnementale…
Sans grande surprise, les pays scandinaves dominent le classement. La Finlande arrive à la première place, notamment pour la qualité de son environnement et de l’air. Vient ensuite la Suède, entre autres pour les produits et services, c’est-à-dire la possibilité de trouver facilement des produits verts, des aliments frais et locaux, par exemple, mais également pour les mesures mises en place par le gouvernement pour protéger l’environnement. Sur la dernière marche du podium, on trouve la Norvège, pour la qualité de l’air, de l’eau et des systèmes sanitaires. Puis on remarque que l’Europe est en force dans tout le top 10 : après ce podium, on trouve l’Autriche, la Suisse, le Danemark, la Nouvelle-Zélande, l’Allemagne, le Canada et le Luxembourg. La France n’est, quant à elle, que 17e…
Les mauvais élèves
Dans le bas du classement, on trouve l’Égypte – notamment pour sa mauvaise gestion des déchets et du tri, et pour le gaspillage –, le Koweit – entre autres pour son manque d’intérêt pour les enjeux environnementaux –, et l’Inde – particulièrement pour la pollution, mais aussi car 40 % des expats se disent “insatisfaits de l’environnement naturel”.
Agir au quotidien à son échelle
Au delà du lieu de résidence et de la fréquence de leurs voyages, les Français de l’étranger, comme tout un chacun, peuvent agir au quotidien.
Sur place, il faudra donc privilégier le local et éviter de faire venir des produits de France. Manger local et de saison, favoriser les petits producteurs et agriculteurs aux grandes chaînes internationales.
Évidemment, habiter dans un nouveau coin du monde donne, aussi, envie de visiter les pays alentour. Dans la mesure du possible, essayez de faire ces voyages en train, en transports en commun, en auto-stop… Pensez aussi à limiter les escales, les phases de décollage et d’atterrissage étant les plus gourmandes en carburant. Et là aussi, vous pouvez compenser votre bilan carbone !
La France accueillera le prochain Sommet de la Francophonie. C’est ce qu’a annoncé Emmanuel Macron lors d’un entretien accordé à TV5 Monde. L’événement se tiendra dans la ville de Villers-Cotterêts.
Lors d’un point presse, dans un tweet de BFM TV, il a confirmé la reconduction de Louise Mushikiwabo dans ses fonctions de secrétaire générale de l’OIF pour les années qui viennent.
“Nous avons parlé des grands dossiers du moment et nous avons pu avoir une déclaration de tous les membres”, ajoute-t-il. Il félicite les délégations présentes sur place.
Il a aussi traité de la question des visas, des étudiants étrangers, en particulier africains, et de l’aide au développement.
La jeunesse au centre des regards
En acceptant ce titre, un jeune ambassadeur de la francophonie s’engage activement au développement de la francophonie dans le monde. Pour ce faire, il travaille avec différents acteurs de son milieu à la valorisation de la langue française et de la culture francophone dans un contexte d’ouverture et de diversité. L’ambassadeur souscrit à la mission et à la vision, apporte son appui et soutient les initiatives et projets mis en avant par le Centre tout en contribuant à la création d’espaces francophones.
Le gouvernement français a présenté vendredi 18 novembre un premier bilan de son plan France 2030, lancé en octobre 2021, consacré à l’innovation pour la transition. En 2022, ce sont ainsi plus de 10 milliards d’euros qui ont été investis. Autant le seront en 2023.
Annoncé le 12 octobre, le plan France 2030 vise à soutenir l’innovation et accompagner la transition du monde industriel. Le président de la République annonçait initialement 30 milliards d’euros d’investissements, dont huit milliards dans les nouvelles énergies. Aujourd’hui, les montants promis s’élèvent à 54 milliards d’euros, dont 8,4 milliards déjà engagés sur l’année 2022.
Mais pour 2023 et les années suivantes, la Première ministre a annoncé, dans un entretien au journal Les Echos, qu’il était « plus important que jamais d’accélérer la mise en oeuvre » du plan. C’est pourquoi le gouvernement prévoit d’engager 10 milliards sur l’année 2023.
Avec 1 700 projets soutenus sur l’année 2022, « France 2030, ce sont des moyens pour être, aujourd’hui, au rendez-vous de l’histoire », écrit le président de la République dans le dossier de presse pour les « un an d’actions » du plan.
L’innovation énergétique
Dans les domaines proprement énergétiques, le gouvernement annonce 169 millions d’euros investis sur l’année. En réalité, plus de 5,7 milliards d’euros ont été engagés dans les fonds d’investissement, l’écosystème de la recherche, le soutien aux entreprises, le domaine des transports ou encore des matières premières, qui auront une répercussion directe sur les projets énergétiques.
Les fonds sont en effet répartis ainsi que, d’ici à 2030, une moitié sera consacrée à la décarbonation de l’économie, l’autre à l’émergence d’acteurs et de porteurs d’innovations « sans dépenses défavorables à l’environnement ».
En outre, 1,6 milliard d’euros pour l’année 2022 n’ont pas encore été affectés. Objectif : « avoir engagé 20 milliards d’euros à la fin de l’année 2023 », annonce la Première ministre, présente vendredi matin dans le laboratoire Charles Fabry de l’université Paris-Saclay. Soit, en seulement deux ans, l’investissement des deux tiers de la somme annoncée initialement, laquelle était de 30 milliards d’euros d’ici à 2030.
Le gouvernement profite ainsi de l’annonce pour présenter des projets qui seront sécurisés l’année prochaine, comme le projet NUWARD qui « progresse », ainsi que trois autres projets « identifiés » dans la création de petits réacteurs nucléaires modulaires, dits SMR, l’une des promesses phares du président de la République lors de la présentation du plan fin 2021.
Ces projets commenceront à être financés à la fin du premier trimestre 2023 avec pour objectif de construire le premier SMR en 2030.
Le gouvernement vise ainsi à « réduire les coûts » de la filière nucléaire « par un fort effet de série », sans rogner sur la sûreté, bien au contraire. Il affirme dans le dossier de presse que les SMR, et en particulier celui développé par EDF (NUWARD) « permettra, entre autres, à de nombreux pays de pouvoir remplacer leurs centrales électriques thermiques (gaz et charbon) de puissance comparable dans une logique de décarbonation des mix électriques ».
1,2 milliard pour les petits réacteurs nucléaires
D’ici à 2030, le développement des SMR recevra ainsi 1,2 milliard d’euros sur les 54 milliards prévus par le plan qui prévoit également un appel à projets pour des « réacteurs nucléaires innovants » qui, s’ils sont sélectionnés, bénéficieront de « l’appui scientifique et technique du CEA (Commissariat à l’énergie atomique) », acteur majeur de la recherche nucléaire française.
Pour 2030, la France compte également investir plus de 9 milliards d’euros dans le développement d’une filière hydrogène « complète », précise la Première ministre. Cela représenterait 6,5 gigawatts (GW) de capacité d’électrolyse, pour une production de 650 000 tonnes d’hydrogène décarboné et 100 000 emplois créés.
Le plan d’innovation prévoit 1 milliard d’euros dans les énergies renouvelables, notamment pour accélérer les processus d’industrialisation, que ce soit dans l’éolien — 2 GW d’éoliennes flottantes d’ici à 2030 — ou le solaire — 10 GW de production annuelle de cellules et modules.
2 millions de voitures électriques en 2030
La mobilité n’est pas en reste. 2 millions de véhicules électriques en production sont attendus à l’horizon 2030, avec un objectif intermédiaire de « 1 million d’ici à 2027 », commente la Première ministre.
Un premier avion bas carbone pourrait également voir le jour dans huit ans. 1,5 milliard d’euros sont consacrés à son développement.
L’accès aux matières premières — métaux critiques, terres rares, aimants — sera donc indispensable. 2,9 milliards prévus, notamment dans l’exploitation directe de mines sur le sol français. Le gouvernement a d’ailleurs récemment sécurisé un premier projet de mine de lithium dans l’Allier.
Plutôt que d’extraire, les fonds permettront surtout de développer le recyclage de ces matières à grande échelle.
En parallèle, la formation bénéficiera de 2,8 milliards d’euros pour former plus d’un million de personnes aux « métiers d’avenir », ainsi que pour soutenir un certain nombre de projets, comme « l’École de la batterie », de la start-up spécialisée dans la fabrication de batteries pour véhicules électriques Verkor et ses 11 partenaires.
En outre, la Première ministre a également annoncé que l’État déploierait des « sous-préfets France 2030 et investissements » chargés d’accompagner la réindustrialisation des territoires en transformation. Ainsi, de faciliter le dialogue entre l’administration centrale et les collectivités territoriales.