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  • OLES :  l’Etat plus généreux

    OLES : l’Etat plus généreux

    Ils sont les partenaires privilégiés de l’administration consulaire pour organiser l’aide en faveur de nos compatriotes expatriés et qui se retrouvent en difficulté. Ainsi les plus démunis d’entre-nous à l’étranger peuvent compter sur les Organismes locaux d’entraide et de solidarité (OLES) qui jouent un rôle précieux et complémentaire à celui de nos consulats. Plus flexibles et réactifs, ils répondent à des situations qui, par leur urgence ou leur nature, ne peuvent trouver de solutions dans le cadre des aides d’Etat.

    1,4 million d’euros en 2022

    Pour assurer leurs missions, ces associations, souvent de droit local, peuvent compter sur la solidarité de la communauté française présente dans le pays où elles sont actives, sur les entreprises françaises présentes sur ces territoires mais aussi sur des subventions du Ministère des Affaires étrangères.

    En 2022, l’Etat français a renforcé sa dotation pour les OLES. La pandémie est passée par là. L’effort fut important passant d’une moyenne de 400 000 euros les années précédentes à 1 400 000 euros.

    Avec ces fonds, les OLES ont pu soutenir nos compatriotes frappés par les conséquences de la pandémie. On pense en particulier à ceux, nombreux dans « les pays dits du soleil », qui avaient des entreprises ou des emplois liés au tourisme. Au Vietnam, un restaurateur français avait dû en 2021 organiser lui-même une « soupe populaire » pour ses compatriotes installés dans le pays.

    L’appel aux OLES pour 2023

    Si la Direction des Français de l’étranger a lancé la campagne d’appel à projets pour les OLES, on ne connait pas encore l’enveloppe financière des subventions. Réunies dans le programme 151 du budget du Ministère des Affaires étrangères, le projet de loi de finances 2023 proposait aux députés de maintenir globalement l’effort.

    Pour les associations qui veulent prétendre aux statuts d’OLES, il faut remplir certains critères comme :

    • Complémentarité avec les actions du Consulat – non redondance avec les bénéficiaires d’aides sociales du CCPAS et/ou relais géographique du poste ;
    • Dynamisme de l’organisme dans sa recherche d’autres financements ;
    • Transparence et qualité du dialogue avec le Consulat.

    On le voit, les relations avec l’administration consulaire implantée dans le pays sont primordiales. Un pré-requis que dénoncent certaines associations qui reprochent justement une passivité aux équipes des consulats.

    Enfin, les demandes de subventions seront examinées en prenant en considération l’avis du conseil consulaire, l’avis du chef de poste, le compte-rendu d’activité de l’association et le bilan financier pour 2022, ainsi que les prévisions budgétaires pour 2023.

    Petite nouveauté, comme pour le programme STAFE, les entrepreneurs sont mis à l’honneur. Les associations mais aussi les Chambres de commerce et d’industrie (pourtant des sociétés de droit privée) peuvent présenter des projets soutenant spécifiquement les autoentrepreneurs (indépendants physiques).

  • Jo 2024 : Les Phryges comme mascottes

    Jo 2024 : Les Phryges comme mascottes

    Les mascottes des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ont été dévoilées lors d’une conférence de presse dans la capitale française. En rupture avec la norme, Paris a choisi comme mascotte un bonnet phrygien plutôt que le motif animalier habituel.

    Le bonnet phrygien

    Le bonnet phrygien était un symbole de la Révolution française à la fin du 18e siècle et est maintenant bien connu dans toute la France comme une représentation de la liberté.

    « C’est une mascotte qui incarne l’esprit français. Un idéal qui porte les valeurs de notre pays, une partie de notre Histoire et un point de vue singulier sur le monde »

    Julie Matikhine, responsable de la marque Paris 2024 lors de la conférence de presse

    Symbole d’inclusion, l’une des deux mascottes arbore une lame de course prothétique pour mettre en avant les athlètes paralympiques.

    Les hommes et les femmes déguisés en mascottes seront les ambassadeurs de Paris 2024 et devraient parcourir la France pour rencontrer le public, promouvoir les Jeux et encourager les gens à se rapprocher du sport. Les Français de l’étranger ont été invités à faire vivre ces mascottes aux 4 coins du monde. Pour cela, les produits dérivés seront disponibles en livraison partout sur la planète.

    Tony Estanguet, président du comité d’organisation
    ©COMITÉ D’ORGANISATION DES JEUX OLYMPIQUES ET PARALYMPIQUES DE PARIS 2024

    Nombreuses critiques

    Comme à l’accoutumée, les journalistes français ont reçu froidement le choix du comité olympique pointant du doigt de nombreux problèmes.

    Imprononçable dans les autres langues

    Rompant avec la tradition, ces bonnets n’ont pas de véritables prénoms individuels et leur seule dénomination officielle est collective: les « Phryges ». Pour être précis, il y a un « Phryge olympique » et un « Phryge paralympique », le deuxième ayant une « jambe artificielle ». En conférence de presse, la question a donc été posée de savoir si les étrangers sauraient prononcer ce nom, surtout au vu de sa graphie. Comme le précise Paris Match, le comité a répliqué que cette appellation était le fruit d’un parti pris. La langue française étant jugée difficile de base, l’idée était de ne pas écarter ce nom pour ce type de motif.

    Made in China

    Il s’avère aussi que les peluches sont majoritairement créées en Chine. À l’heure du « made in France », ce détail n’a pas non plus échappé aux regards avertis. Une situation qui ne manquera pas d’embarrasser Olivier Becht, le ministre délégué aux Français de l’étranger et au Commerce extérieur, en effet, le déficit commercial 2022 s’annonce abyssal pour notre pays.

    Mais ce défaut a été balayé d’un revers de la main par le comité organisationnel.

    « En France, toute l’industrie du jouet est délocalisée en Asie », réplique-t-elle. « Mais les peluches répondent à un cahier des charges concernant les matériaux et les conditions de travail », ajoute-elle avant de préciser que « le but est de relocaliser la production de ces jouets en France, comme un héritage ».

    Julie Matikhine, responsable de la marque Paris 2024 lors de la conférence de presse

    Un bonnet peu reconnaissable

    Dernier problème, la forme de la mascotte en tant que telle.

    « On est d’accord que c’est pas du tout un bonnet phrygien mais un clitoris entier ?« , s’exclame la journaliste de Slate Mathilde Meslin. « Excusez-moi mais on lui photoshope des petites baskets et un drapeau français et on y est« . Un avis également partagé par la rédaction du média en ligne Konbini. « On l’avoue, ici, on n’a pas pu contenir un gros éclat de rire lorsqu’on a découvert à quoi ressemblent ces petits personnages […] Franchement, si on n’avait pas lu la légende, on n’aurait pas vraiment deviné que les mascottes étaient censées représenter… des bonnets phrygiens« , assure-t-elle. De nombreux internautes ont également émis la même critique, souvent en ironisant. « Je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur moyen de promouvoir les clitoris…« , déplore l’un d’entre eux, rejoint par un autre blaguant sur le fait qu’il « fallait bien que la France montre aux hommes du monde entier à quoi ça ressemble (et où ça se trouve)« .

    Mais là encore, les organisateurs des Jeux olympiques ont un contre-argument pour faire face à ces commentaires. « Dans les différents groupes de tests que l’on a faits avec les enfants sur la mascotte, ils ont tous reconnu le bonnet et ses valeurs« , a assuré auprès de Franceinfo Julie Matikhine, la directrice de la marque Paris 2024, en pointant le fait que « le bonnet phrygien est désormais expliqué dans les écoles primaires« .

    Cependant la mascotte doit représenter les Jeux au niveau international, là où le bonnet phrygien est bien moins connu. Est-ce que pour autant les spectateurs du monde entier verront avant tout un clitoris ?

  • Xi JinPing et Joe Biden : première rencontre

    Xi JinPing et Joe Biden : première rencontre

    La rencontre entre les dirigeants des deux premières puissances mondiales était annoncée avant l’ouverture du G20 de Bali. Xi JinPing et Joe Biden ont fait état de leur volonté de travailler ensemble après des années de tensions croissantes.

    3 heures de discussion

    Taïwan, économie, Corée du Nord ou guerre en Ukraine… Joe Biden et Xi Jinping se sont parlés lundi pendant trois heures dans le cadre d’un entretien, qualifié de « sincère » par la Maison Blanche, visant à aplanir les nombreux contentieux entre les deux puissances.

    Les deux chefs d’Etat se sont rencontrés pour la première fois en tête-à-tête depuis l’arrivée de M. Biden à la Maison Blanche, à la veille du sommet du G20 qui se tient mardi et mercredi sur l’île indonésienne de Bali. Ces trois dernières années, la rivalité entre Pékin et Washington s’est intensifiée à mesure que la Chine gagnait en puissance et en assurance, remettant en question le leadership américain et la donne géopolitique depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Elle refuse par ailleurs de condamner l’offensive russe en Ukraine, mais la Maison Blanche affirme avoir obtenu des assurances de sa part.

    Xi JinPing et Joe Biden à Bali le 14 novembre 2022 ©AFP

    Droits de l’homme

    Sur le plan bilatéral, le président américain a exprimé ses « inquiétudes » au sujet du respect des droits de l’homme au Xinjiang, au Tibet et à Hongkong, et a averti que les Etats-Unis continueraient « d’opposer une concurrence vigoureuse » à la Chine, tout en estimant qu’il fallait « laisser les canaux de communication ouverts ». Joe Biden a par ailleurs exhorté son homologue à encourager la Corée du Nord à se montrer « responsable ». Il a été convenu que le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, se rendrait prochainement en Chine.

    Toujours selon la Maison Blanche, il est nécessaire d’établir les « lignes rouges » des deux pays pour disposer de « garde-fous » et éviter le basculement vers un conflit.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • La France, un déficit commercial malheureusement historique 

    La France, un déficit commercial malheureusement historique 

    Le déficit commercial de la France au troisième trimestre, a atteint le niveau historique de 150 milliards d’euros en base annuelle. La France détient ainsi un triste record avec le déficit commercial le plus élevé de l’Union européenne, encore-un.

    Au troisième trimestre 2022, le solde commercial a été déficitaire de 47,6 milliards d’euros en augmentation de 7,3 milliards d’euros par rapport au deuxième trimestre 2022. Ce déficit record est la conséquence de l’augmentation des importations en valeur. Au troisième trimestre 2022, les exportations françaises de biens continuent de croître en valeur (+5,1 %), à un rythme légèrement supérieur à celui du deuxième trimestre (+4,0 %). Les trois quarts de cette croissance sont dus aux biens manufacturés, dont le dynamisme est porté par les ventes d’équipements mécaniques, électroniques et informatiques, celles d’automobiles, ainsi que par le vif rebond des exportations aéronautiques – ces dernières sont toutefois loin d’avoir retrouvé leur niveau d’avant crise sanitaire. 

    Les exportations agricoles, portées par le blé, atteignent un niveau record depuis 2009. Les importations ont, de leur côté, augmenté de +8,0 % au troisième trimestre après +7,8 % au deuxième trimestre.

    ©acdefi.com

    Le poids des importations énergétiques 

    La moitié de cette hausse est due à l’énergie, et plus particulièrement à l’électricité – dont les montants importés ont été multipliés par 42 par rapport à leur niveau moyen de 2019 – mais aussi au gaz naturel liquéfié dont les approvisionnements ont bondi depuis le début de la guerre en Ukraine. 

    Le solde commercial énergétique s’est dégradé de 7,3 milliards au troisième trimestre, en raison du renchérissement de la facture des achats d’électricité et de gaz naturel liquéfié. Le déficit manufacturier s’accroît plus modérément de 1,7 milliard euros, en dépit de la nette amélioration du solde aéronautique. Le solde des produits agricoles s’améliore également de 1,4 milliard et atteint 2,2 milliards, un niveau record depuis 2009. 

    Déficit avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni

    Au troisième trimestre 2022, la plus forte baisse du solde par zone est enregistrée avec l’Amérique (-3,7 milliards d’euros). Elle s’explique essentiellement par la dégradation du solde avec les États-Unis (-3,1 milliards d’euros), en raison d’un accroissement des approvisionnements de gaz naturel liquéfié (GNL) qui ont fortement augmenté depuis le début de la guerre en Ukraine. 

    Le solde se détériore également fortement avec l’Europe hors Union européenne (-2,3 milliards d’euros) compte tenu de la dégradation du solde avec le Royaume-Uni (-2,2 milliards d’euros) et la Norvège (-1,0 milliard d’euros). 

    La hausse des importations d’électricité originaires du Royaume-Uni et celle des importations d’hydrocarbures naturels de Norvège sont les principaux facteurs expliquant cette dégradation. Au total, le solde avec le Royaume-Uni, qui constituait notre premier excédent en 2019, est devenu déficitaire ce trimestre, pour la première fois depuis 2009. 

    La dégradation du solde avec le Proche et Moyen-Orient (-1,0 milliard d’euros) s’explique principalement par la détérioration avec le Qatar (-1,2 milliard d’euros) et l’Arabie Saoudite (-0,9 milliard d’euros) en raison d’une hausse des importations d’hydrocarbures. Le solde se détériore également avec l’Union européenne (-0,9 milliards d’euros) en raison de la baisse du solde avec l’Allemagne (-0,5 milliard d’euros) et les Pays-Bas (-0,5 milliard d’euros).

  • Le retour du clivage entre l’Est et l’Ouest de l’UE sur la question de l’immigration

    Le retour du clivage entre l’Est et l’Ouest de l’UE sur la question de l’immigration

    L’immigration est devenue la première question brûlante pour le nouveau gouvernement de droite de Rome, opposant les puissances d’Europe occidentale que sont la France et l’Allemagne à la Première ministre italienne d’extrême droite, Giorgia Meloni. La position intransigeante de l’Italie à l’égard des navires de sauvetage des ONG est soutenue par d’autres pays d’accueil de la Méditerranée orientale, à savoir la Grèce, Malte et Chypre.

    « Si l’Italie veut être influente, il vaut mieux qu’elle ne joue pas les solitaires contre tout le monde. Ce n’est jamais une bonne chose en Europe, pour n’importe quel pays », a déclaré à EURACTIV Italie l’eurodéputé de Renew Europe Sandro Gozi, représentant du parti Italia Viva de Matteo Renzi, désormais allié à Azione de Carlo Calenda.

    « Mme Meloni mène une bataille idéologique à des fins internes, en s’isolant de l’Europe. Plus tôt Mme Meloni reviendra sur ses pas, mieux ce sera », a-t-il ajouté.

    Le nouveau gouvernement de Rome, dirigé par Giorgia Meloni, s’est enfermé dans une impasse concernant l’arrivée de migrants au large de ses côtes au cours des dix derniers jours.

    Au total, quatre bateaux transportant un millier de migrants sont arrivés le long de la côte italienne. Le ministre de l’Intérieur Matteo Piantedosi a déclaré : « ils doivent retourner en dehors des eaux territoriales, et c’est à l’État du pavillon de les prendre en charge ».

    Si les femmes, les enfants et les personnes souffrant de problèmes médicaux ont été autorisés à débarquer immédiatement, la présence d’autres personnes à bord pendant plusieurs jours a provoqué des tensions. Les ONG ont réclamé leur débarquement immédiat, car certains faisaient la grève de la faim et d’autres sautaient des bateaux dans l’eau par désespoir.

    La revendication de l’Italie selon laquelle l’État du pavillon de chaque navire devrait être responsable du relogement des migrants, plutôt que l’Italie ou leur lieu d’arrivée, a été âprement contestée par divers experts juridiques, militants des droits de l’homme, groupes humanitaires et politiciens.

    Pendant ce temps, la crise politique entre l’Italie et la France provoquée par les navires ne montre aucun signe d’apaisement. Le navire Ocean Viking de l’ONG SOS Méditerranée a accosté à Toulon et a débarqué les 234 migrants à bord de manière « exceptionnelle ».

    La France affirme toutefois qu’elle n’en prendra pas d’autres, précisant qu’ils doivent être redistribués entre les États membres, et invite « tous les autres participants » au mécanisme européen de relocalisation des migrants à faire de même, notamment l’Allemagne.

    « Il est clair qu’il y aura des conséquences extrêmement graves pour nos relations bilatérales » avec l’Italie, a déclaré le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui a donné l’ordre de renforcer les contrôles aux frontières avec l’Italie et a déjà refoulé de nombreux migrants.

    Selon M. Gozi, l’Italie a créé une crise qui va à l’encontre de son intérêt national : « nous sommes dans une crise majeure, dont la responsabilité revient à Giorgia Meloni, qui a fait de la propagande sur la peau des migrants. L’Italie doit faire sa part. »

    Giorgia Meloni

    Une position commune est-méditerranéenne

    Cependant, si M. Gozi fait porter la responsabilité politique à Rome, d’autres pays d’accueil en Méditerranée soutiennent l’Italie dans sa position de défi.

    Malte, Chypre et la Grèce ont rejoint une initiative lancée par M. Piantedosi, qui appelle l’UE à intervenir dans la situation migratoire actuelle.

    Dans leur déclaration publiée ce week-end, elles ont réitéré leur position selon laquelle elles « ne peuvent souscrire à l’idée que les pays de première entrée soient les seuls points de débarquement européens possibles pour les immigrants clandestins ».

    Ils ont également condamné les navires de bienfaisance privés « agissant en totale autonomie par rapport aux autorités étatiques compétentes » pour sauver les migrants bloqués en mer en tentant de la traverser pour rejoindre l’UE.

    Cependant, les pays de la Méditerranée sont depuis longtemps critiqués pour leur gestion des migrations.

    Malte a été largement critiquée pour avoir ignoré les appels de détresse, retardé les réponses et repoussé les migrants vers les garde-côtes libyens, où ils restent exposés au risque de viol, de torture, d’emprisonnement, d’extorsion et de mort.

    Depuis 2020, La Valette a adopté une politique officieuse de non-communication avec les médias sur les sauvetages de migrants.

    Des milliers de migrants tentent de traverser les côtes libyennes pour rejoindre l’Europe sur des embarcations précaires, entraînant des milliers de morts. Plus de 1 200 personnes sont décédées rien qu’en 2022, pour un total d’environ 25 000 décès depuis 2014.

    En 2017, l’agence européenne Frontex a écrit que « toutes les parties impliquées dans les opérations SAR (recherche et sauvetage) en Méditerranée centrale aident involontairement les criminels à atteindre leurs objectifs à un coût minimum, à renforcer leur modèle économique en augmentant les chances de succès ».

    Les réactions de l’Italie

    « L’Italie a toujours fait sa part, nous avons toujours respecté tous les accords, ce sont les autres qui ne les ont pas respectés », a déclaré le ministre des Affaires étrangères et ancien président du Parlement européen de Forza Italia Antonio Tajani, appelant à une stratégie européenne commune.

    Sur la question française, M. Tajani, du Parti populaire européen (PPE), a parlé d’une « déclaration de bonne foi » de Rome qui a été interprétée comme une provocation par Paris, qui a réagi avec des « tons exagérés » sur une question de politique interne.

    En l’absence d’une solution au niveau européen, certains pays de l’UE ont accepté en juin le mécanisme de solidarité volontaire, une proposition dans laquelle les États membres aident volontairement d’autres pays de l’UE fortement touchés par l’afflux de migrants, soit en les relocalisant, soit en leur apportant un financement.

    En outre, treize États membres ont accepté de fournir des « promesses de relocalisation » pour plus de 8 000 personnes, tandis que l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas, la République tchèque et la Suisse ont proposé de contribuer financièrement.

    Toutefois, les progrès en matière de relocalisation sont lents. Selon M. Tajani, « jusqu’à présent, 117 personnes ont été relogées, dont 36 en France. L’Italie a toujours fait sa part, nous avons toujours respecté tous les accords, ce sont les autres qui ne les ont pas respectés », a-t-il conclu.

    Une communication mal gérée

    « Si l’Italie arrêtait de contrer chaque déclaration du gouvernement français, les eaux pourraient se calmer », a déclaré à EURACTIV Italie le professeur Jean-Pierre Darnis, qui explique que « la communication du gouvernement italien a été mal gérée ».

    En annonçant l’arrivée de l’Ocean Viking en France, selon M. Darnis, le gouvernement italien a déclenché des réactions de partis français qui ont conduit M. Macron à changer d’attitude et à hausser le ton contre Rome pour calmer les tensions politiques internes.

    « Je pense que Mme Meloni a péché par naïveté. Il aurait été préférable de communiquer le succès politique après coup, et non avant », a déclaré M. Darnis.

    « Le gouvernement français, qui a une faible majorité politique, s’est retrouvé coincé entre la gauche et la droite. Si le gouvernement italien n’avait rien dit, nous n’en serions pas là. La politisation de la question, des deux côtés, conduit à un cercle de tensions extrêmement négatives », a-t-il souligné.

    Le sommet du G20 à Bali se tiendra de mardi à mercredi, ce qui pourrait être l’occasion d’une confrontation constructive entre Giorgia Meloni et Emmanuel Macron, mais l’Élysée indique qu’une rencontre entre les deux dirigeants n’est pas à l’ordre du jour pour le moment.

    « Dans le contexte actuel, l’Italie et la France ont besoin l’une de l’autre. Avec une Allemagne très absente en Europe, il y a un grand besoin de dialogue et de convergence franco-italienne dans le cadre de l’Union », a déclaré M. Darnis.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 15.11.22

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 15.11.22

    Bonjour, bienvenue dans le flash des Français de l’étranger du mardi 15 novembre 2022, aujourd’hui on évoque la proposition de loi des sénateurs sur la CSG/CRDS, on célèbre les entreprises françaises à l’international et on revient sur l’affaire Hanouna/Boyard.

    Nouvelle tentative pour mettre fin à la CSG pour les non-résidents hors de l’UE 

    C’est un serpent de mer qui revient chaque année, l’assujettissement des Français résidant hors de l’Union européenne à la CSG/CRDS sur leurs revenus français. Une injustice selon les sénateurs, car les expatriés au sein de l’Union européenne en sont exemptés. Et comme chaque année, les sénateurs des Français de l’étranger font voter un amendement à la loi de finances prévoyant son retrait. Seul hic, c’est qu’ils oublient de proposer une compensation pour les 250 millions de recettes perdues par l’Etat. Ainsi comme chaque année, l’amendement ne sera pas repris par le gouvernement. C’est donc plus une opération de communication pour les sénateurs qu’une véritable avancée pour les Français concernés. 

    CSG/CRDS
    CSG/CRDS

    1 250 milliards de CA pour les entreprises françaises à l’international 

    Les grandes entreprises françaises à l’étranger ont acquis une nouvelle surface au cours de ces vingt dernières années. Elles sont présentes non seulement en Europe mais aussi en Amérique du Nord et en Asie. Elles emploient ainsi plus de 6,6 millions de salariés à l’étranger, représentant 55 % de leurs effectifs. En 2020, les firmes multinationales françaises contrôlaient 48 600 filiales à l’étranger dans plus de 190 pays. Ces filiales réalisent 1 257 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel consolidé, soit la moitié du chiffre d’affaires consolidé total des firmes multinationales françaises.

    L’émission « Touche pas à mon poste » tourne au pugilat 

    En effet, Cyril Hanouna, la semaine dernière dans son émission, a insulté le député LFI à coup d’ « abruti », « tocard », « bouffon », « t’es une merde » (sic). Quatre jours après son passage sur le plateau de l’émission, Louis Boyard annonce qu’il porte plainte pour « injure publique envers une personne chargée d’une mission de service public ». Une plainte avec constitution de partie civile contre l’animateur Cyril Hanouna et le directeur de la chaîne C8. Une affaire qui va plus loin car au lendemain de cet incident d’une violence verbale rare, Louis Boyard avait réclamé une commission d’enquête parlementaire sur « les ingérences de Vincent Bolloré » dans les médias dont il est propriétaire.

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain ! Prenez soin de vous où que vous soyez.

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • CSG/CRDS : le marronnier de la loi de finances

    CSG/CRDS : le marronnier de la loi de finances

    Comme chaque année, le Sénat a voté un amendement mettant fin au prélèvement de la CSG/CRDS pour les Français résidant hors de l’Union européenne. Un texte ajouté au projet de loi de finances 2023 du gouvernement par les sénateurs des Français de l’étranger affiliés au groupe Les Républicains, mais qui a très peu de chance de se concrétiser.

    Discrimination entre Français de l’étranger

    Les Français de l’étranger, résidant hors de l’UE, sont soumis aux prélèvements sociaux que sont la contribution sociale généralisée – ou CSG – et la contribution au remboursement de la dette sociale – ou CRDS – et au prélèvement de solidarité, pour un taux atteignant 17,20 %, alors même qu’ils ne bénéficient d’aucune prestation sociale en France.

    À cela s’ajoute une discrimination entre Français de l’étranger, selon qu’ils résident ou pas à l’intérieur de l’Union européenne. Ceux qui résident au sein de l’Union européenne, en raison du refus des gouvernement successifs de supprimer ces prélèvements, ont saisi la Cour de justice de l’Union européenne, et ils ont gagné ! Ils en sont donc exemptés.

    Alors que la constitution interdit la différence de traitement entre Français, les expatriés, selon leur pays de résidence, sont assujettis à des régimes fiscaux différents alors que les uns comme les autres ne bénéficient pas de la protection sociale française.

    Le Sénat ©ASFE

    Un trou de 250 millions d’euros

    Si la situation ne se débloque pas, c’est que ces prélèvements,CSG/CRDS, rapportent plus de 250 millions d’euros au budget de l’Etat. Une somme pas si importante mais qui se doit d’être rapportée au budget de la Nation.

    Les sénateurs le savent bien, pour qu’une telle proposition de loi puisse être adoptée, il faudrait que nos élus proposent une compensation. Mais les sénateurs ne s’aventurent pas sur ce terrain qui est peu propice aux résultats électoraux.

    Et au final, comment le compenser ? Taxer plus les passeports comme certains le proposent dans les couloirs, augmenter l‘impôt de solidarité établi à 7,5% qui est prélevé sur les revenus nationaux des Français installés dans l’Union européenne ?

    A ce jour, les textes proposés ne donnent pas de piste. Ainsi logiquement, cet amendement sur la CSG/CRDS ne sera pas repris par le gouvernement et donc ne sera pas adopté par l’Assemblée nationale, que ce soit dans le cadre d’un vote solennel ou dans celui d’un 49.3

    Une publicité pas chère

    Mais alors qu’est-ce qui pousse les sénateurs des Français de l’étranger, toutes tendances confondues, à proposer chaque année un texte similaire sur la CSG/CRDS ?

    Tout simplement car c’est un moyen de communiquer, facile et peu engageant ! En effet, le Sénat étant dominé par les LR, son adoption est presque une formalité. Mais les conséquences qui devraient être gérées et qui compliqueraient la tâche des élus sont ignorées. Car ils le savent, sans proposition de compensation, le texte n’a aucune chance de passer les étapes du processus législatif.

    Est-ce qu’ils proposeraient ce texte si l’Assemblée nationale était dominée par les LR ? Rien n’est moins sûr… En attendant, les Français résidant hors de l’Union européenne subissent toujours de plein fouet cette discrimination et cette taxation.

  • « 2050 Ouvrons les yeux », quand la télé fait de la pédagogie

    « 2050 Ouvrons les yeux », quand la télé fait de la pédagogie

    Lundi 14 novembre à 20h50, BFMTV diffusera une émission d’anticipation exceptionnelle présentée par Bruce Toussaint « 2050 Ouvrons les yeux ». La première ministre Elisabeth Borne sera l’invitée spéciale. Une émission que les Français de l’étranger peuvent regarder sur le site de la chaîne info en direct ou en replay. Aucun géoblocage n’est annoncé par BFMTV.

    Deux scénarios pour une crise écologique

    Lundi 14 novembre à 20h50, BFMTV innove avec un programme inédit en télévision. Le leader info proposera la diffusion d’une émission d’anticipation exceptionnelle intitulée 2050 : Ouvrons les yeux !, présentée par Bruce Toussaint. Basé sur l’expertise d’un collège d’experts, ce concept original offrira aux téléspectateurs deux scénarios des effets de la crise climatique, pour envisager l’avenir de notre pays, la France, en 2050.

    Les téléspectateurs découvriront une série de sujets, duplex et de reportages d’anticipation incarnés par les personnalités de la chaîne pour se projeter en 2050 : Aurélie Casse, présentatrice ; Marc Hay, spécialiste météo ; Ashley Chevalier, reporter ; Roselyne Dubois, spécialiste BFMTV répond à vos questions ; Agathe Lambret, journaliste politique ; Benjamin Duhamel, éditorialiste politique.

    Pédagogie

    Une émission placée sous le signe de la pédagogie pour comprendre les enjeux et les conséquences concrètes des deux scénarios au travers de témoignages, mesures politiques mises en place, bouleversements géopolitiques engendrés, changements des modes de consommation, évolution des consciences et situation de la biodiversité…

    Le documentaire a été piloté par les journalistes Isabelle Quintard, Etienne Grelet et Clément Granon, avec l’expertise d’Emma Stokking, porte-parole du Plan de Transformation de l’Économie Française au Shift Project et d’Éric Vidalenc, directeur régional adjoint à l’ADEME Hauts-de-France (Agence de la transition écologique).

  • Rencontre britannico-irlandaise en pleine impasse nord-irlandaise

    Rencontre britannico-irlandaise en pleine impasse nord-irlandaise

    Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a reçu jeudi 10 novembre son homologue irlandais Micheal Martin et a affiché sa volonté de mettre fin aux différends commerciaux post-Brexit en Irlande du Nord au moment où la province est en pleine impasse politique.

    Les deux dirigeants se sont rencontrés à l’occasion du Conseil britannico-irlandais à Blackpool dans le nord-ouest de l’Angleterre. Signe de la volonté de résoudre ces différends, Rishi Sunak est le premier chef de gouvernement britannique à ouvrir ce sommet depuis 2007.

    Selon un porte-parole de Downing Street, le Premier ministre a répété sa préférence « pour une solution négociée avec l’Union européenne » en espérant « flexibilité et pragmatisme » de la part de toutes les parties.

    Impasse politique

    La province britannique d’Irlande du Nord est plongée depuis des mois dans une impasse politique sur fond de discorde sur son statut post-Brexit. Au coeur des désaccords, le protocole nord-irlandais, qui a été négocié au moment de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

    L’Irlande du Nord possède la seule frontière terrestre du Royaume-Uni avec l’UE, mais celle-ci doit rester ouverte en vertu de l’accord de paix de 1998 qui a mis fin à trois décennies de violences.

    Le protocole maintient ainsi l’Irlande du Nord au sein du marché unique européen mais crée donc une frontière douanière avec l’île de Grande-Bretagne, inacceptable pour les unionistes d’Irlande du Nord attachés à l’ancrage de la province au sein du Royaume-Uni.

    Les unionistes du DUP réclament l’abandon du protocole en bloquant la formation d’un exécutif avec le parti nationaliste Sinn Fein arrivé en tête aux dernières élections, conduisant à la paralysie de l’assemblée locale.

    © AFP

    Espoir

    Le gouvernement britannique, qui risque des représailles commerciales de l’UE s’il revient unilatéralement sur le protocole nord-irlandais comme il en a affiché la volonté, a menacé d’organiser un nouveau vote en Irlande du Nord. Mais il a repoussé mercredi la date butoir avant de convoquer un tel scrutin.

    De son côté Micheal Martin a estimé jeudi, dans un communiqué publié par ses services, qu’il était désormais temps de trouver « des solutions au protocole » car « les gens et les entreprises en Irlande du Nord ont été très clairs sur le fait qu’ils voulaient un accord ». Il a aussi affirmé espérer la formation d’un exécutif dans la province.

    Pour le ministre britannique chargé de l’Irlande du Nord Chris Heaton-Harris, le protocole reste « un des principaux obstacles » à la résolution de la crise politique dans la province, mais il appelle toutefois à montrer confiance et respect envers l’UE pour une solution négociée.

    Le Conseil britannico-irlandais réunit le Royaume-Uni, l’Irlande et les représentants des gouvernements écossais et gallois, ainsi que les gouvernements de l’Ile de Man, Jersey et Guernesey.

    À Blackpool, Rishi Sunak a ainsi effectué ses premiers tête-à-tête avec la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, et son homologue gallois Mark Drakeford.

    Selon un porte-parole du gouvernement écossais, Mme Sturgeon et M. Sunak ont eu des échanges « constructifs et cordiaux », mais la Première ministre a répété son intention d’organiser un référendum d’indépendance.

    La cheffe du Sinn Fein Michelle O’Neill – qui devrait devenir la Première ministre d’Irlande du Nord si un gouvernement pouvait être constitué – a elle regretté jeudi sur Twitter que l’impasse politique dans la province prive le sommet de représentants de l’assemblée nord-irlandaise, accusant le DUP « d’empêcher que nos voix soient entendues ».

  • Les entreprises françaises à l’étranger : plus de 1 250 milliards d’euros de chiffre d’affaires

    Les entreprises françaises à l’étranger : plus de 1 250 milliards d’euros de chiffre d’affaires

    Les grandes entreprises françaises à l’étranger ont acquis une nouvelle surface au cours de ces vingt dernières années. Elles sont présentes non seulement en Europe mais aussi en Amérique du Nord et en Asie. Elles emploient ainsi plus de 6,6 millions de salariés à l’étranger, représentant 55 % de leurs effectifs. 

    En 2020, les firmes multinationales françaises contrôlaient 48 600 filiales à l’étranger dans plus de 190 pays. Ces filiales réalisent 1 257 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel consolidé, soit la moitié du chiffre d’affaires consolidé total des firmes multinationales françaises.

    La moitié des filiales françaises à l’étranger dans neuf pays 

    Le montant des investissements réalisés à l’étranger s’est élevé à 90,4 milliards d’euros. La moitié des filiales françaises à l’étranger sont implantées dans neuf pays. Les États-Unis (4 900 filiales), l’Allemagne (4 000 filiales) et le Royaume-Uni (3 600 filiales) concentrent un quart des filiales françaises à l’étranger. 

    Pour le chiffre d’affaires, les États-Unis arrivent en tête avec 235 milliards d’euros. Ils devancent l’Allemagne (114 milliards d’euros) et le Royaume-Uni (99 milliards d’euros). Ces trois pays concentrent 36 % du chiffre d’affaires consolidé total réalisé à l’étranger par les firmes multinationales françaises. Avec la Chine (75 milliards), l’Espagne (69 milliards) et l’Italie (66 milliards), ces pays concentrent la moitié du chiffre d’affaires consolidé total (53 %). 

    L’Union européenne (qui, en 2020, n’inclut plus le Royaume-Uni) représente 41 % des filiales de multinationales françaises (soit 19 800 filiales) et 37 % du chiffre d’affaires consolidé total (soit 460 milliards d’euros).

    En matière d’effectifs, le trio États-Unis, Brésil et Inde 

    En matière d’effectifs salariés à l’étranger, les trois premiers pays sont les États-Unis (682 000 salariés), le Brésil (474 000) et l’Inde (442 000). Ces trois pays représentent 24 % du total des emplois à l’étranger des multinationales françaises, et 36 % des emplois hors Union européenne. 

    Au niveau de l’Union européenne, l’Allemagne (438 000 salariés), l’Espagne (389 000) et la Pologne (262 000) représentent 17 % du total des emplois à l’étranger des multinationales françaises, et 50 % des emplois localisés dans l’Union européenne. Cette dernière reste la première zone d’implantation des firmes multinationales françaises, avec 33 % des effectifs à l’étranger, soit 2,2 millions de salariés. 

    Le coût salarial par tête y est significativement plus élevé que dans le reste du monde : 45 000 euros par an en moyenne dans l’Union européenne, contre 33 900 euros. Ainsi, l’Union européenne représente 40 % des frais de personnel à l’étranger des multinationales françaises.

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