Bonjour, dans le flash quotidien des expatriés de ce mardi 21 février, on s’inquiète pour nos compatriotes à l’île Maurice et à la Réunion, on espère avec les conseillers du commerce extérieur en Asie, et on constate le retour du Président de la République sur le terrain ce mardi matin.
La nuit de l’horreur avec Freddy
Pas le célèbre prince des cauchemars des films d’horreur, mais le cyclone tropical qui a frappé hier et cette nuit l’île Maurice. Dans un podcast à retrouver sur Lesfrancais.press et le site de votre radio, Sophie, Française de l’île Maurice, témoigne. Dans ce petit coin de paradis, l’heure était au confinement et aux réserves des produits de première nécessité. L’île frappée par des vents pouvant aller jusqu’à 300 km/h, les dégâts sont importants.
Qui se déroulera du 01 au 03 mars à Ho Chi Ming Ville au Vietnam. Organisé par les Conseillers au Commerce Extérieur français, il réunira 500 cadres dirigeants d’entreprises qui partent à la conquête des marchés de la robotique, du paiement numérique ou de la télémédecine du Sud-Est asiatique. Tous les renseignements et le programme sur le site des Conseillers au Commerce Extérieur.
Emmanuel Macron à Rungis
Profitant de la semaine de vacances parlementaires en France, le Président de la République va à la rencontre des Français qui se lèvent tôt. Ce mardi matin, c’est à Rungis, qu’il va aller au contact des Français alors que plus de 60% d’entre eux sont opposés à la réforme des retraites. Une matinée qui s’annonce houleuse pour Emmanuel Macron.
L’île Maurice comme la Réunion est en alerte ce lundi et ce mardi alors que le cyclone Freddy s’apprête à lécher les côtes de ces îles.
Dans l’émission du midi, ce lundi 20 février, de la Radio des Français dans le monde, nous avons reçu une Française vivant sur place depuis 3 ans, Sophie Gidrol. Elle nous explique le confinement qu’ils vivent en famille depuis quelques heures.
Les Services météorologiques mauriciens (MMS) ont émis un avertissement de cyclone de classe 3, indiquant que des rafales de vent pourraient atteindre 300 kilomètres à l’heure.
Sophie Gidrol
Dans ce bulletin, il est précisé que Freddy se trouvait à 07H00 (03H00 GMT) à environ 275 kilomètres au nord-est de Maurice et qu’il se déplaçait vers l’ouest-sud-ouest à une vitesse d’environ 30 kilomètres à l’heure.
« Sur cette trajectoire, Freddy continue de s’approcher dangereusement de Maurice et représente une menace directe pour l’île« , ajoute cet avertissement en prédisant « une détérioration rapide du temps » en milieu de journée et « des conditions cycloniques » dans l’après-midi.
Freddy, qui est susceptible de provoquer des inondations côtières, pourrait passer à environ 120 km au nord nord-ouest de Maurice à son point le plus rapproché en début de soirée. Il prendra alors la direction de l’île française de la Réunion.
Une nuit dangereuse pour la réunion
Selon les dernières projections météo, le cyclone devrait passer au plus proche de l’île dans la nuit de lundi à mardi.
L’île réunionnaise a vu uniquement les côtes Nord-est et Est être placées en vigilance rouge « vague submersion » tandis que le reste de l’île est en orange.
« Le cyclone tropical intense Freddy passera ce soir à environ 180 km des côtes de La Réunion, avec un épisode de forts vents et une forte houle entre 18 heures et 7 heures » (15 heures et 4 heures heure de Paris)
Le Préfet de la Réunion dans un communiqué.
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Près de 500 cadres dirigeants participeront au Forum Asie Pacifique des Conseillers au Commerce Extérieur (CCE), du 01 au 03 mars à Ho Chi Minh Ville (Vietnam).
L’Asie 4.0
Au cours du Forum, à travers des conférences et des ateliers autour du thème de l’Asie 4.0, des intervenants de premier plan au regard innovant sur les perspectives futures et les enjeux de la zone Asie-Pacifique échangeront avec les Conseillers au Commerce Extérieur et les chefs d’entreprises voulant exporter vers l’Asie ou s’y implanter ou qui y sont déjà présents.
On attend autour des tables rondes, Michel Barnier (ancien ministre et commissaire européen), Sébastien Bazin (le PDG du groupe Accor) et Claude Onesta, la légende de handball.
Ensemble, ils échangeront pour construire les meilleures stratégies pour pénétrer les marchés asiatiques. En ligne de mire, l’industrie 4.0, mais qu’est-ce donc ?
Un marché de 72 milliards de dollars
Le marché du 4.0 est segmenté par technologie (robotique industrielle, IIoT, IA et ML, blockchain, réalité augmentée, jumeau numérique et impression 3D), industrie de l’utilisateur final (fabrication, automobile, pétrole et gaz, énergie et services publics, électronique et fonderie, alimentation et boissons, et aérospatiale et défense) et par pays.
Ainsi le marché asiatique de l’industrie 4.0 était évalué à 20,19 milliards USD en 2020 et devrait atteindre 71,59 milliards USD d’ici 2026 et croître à un TCAC de 23,41 % sur la période de prévision (2021-2026). La numérisation et la révolution de l’industrie 4.0 agissent comme des catalyseurs de la croissance de l’automatisation dans les industries manufacturières, en utilisant des solutions plus intelligentes et automatisées, tels que la robotique et les systèmes de contrôle, qui améliorent les mesures de performance des processus de production.
Un savoir-faire technologique
De la robotique à la cobotique en passant par les nouvelles solutions digitales et la réalité virtuelle jusqu’aux installations & équipements Lean innovants et ergonomiques, les entreprises françaises peuvent accompagner les industriels vers l’excellence opérationnelle.
Que ce soit dans les usines, avec HUMAROBOTICS ou SCHMIDT, dans la relation clientèle avec AGILEA ou dans le paiement en ligne avec YOOZ, les entreprises françaises disposent du savoir-faire technologique et de l’agilité nécessaire pour réussir sur ces marchés émergents mais exigeants.
Ce forum est donc une porte d’entrée vers ces potentiels contrats en construisant un pont culturel, économique et humain entre l’hexagone et les pays de la région. Les entreprises comme les pouvoir publics l’ont bien compris, on compte ainsi, dans les partenaires du Forum Asie Pacifique des Conseillers au Commerce Extérieur, la BpiFrance (banque d’état d’investissement) mais aussi la BNP, Bolloré Logistic ou encore Artelia sans oublier le parrain de cette édition, le groupe Capital Export.
Un programme riche et diversifié
Au cours des 3 jours dédiés au Forum Asie Pacifique des Conseillers au Commerce Extérieur, les participants vont aborder de nombreux sujets.
Tout d’abord, ils vont faire le point sur l’implantation de la communauté françaises des hubs de la French Tech. Puis ensemble, ils vont identifier les marchés porteurs et échanger sur les meilleurs moyens de les aborder.
On y parlera smart city, transition énergétique, transports modulaires, mais aussi opportunités naissantes sur les nouvelles façons de soigner ou croissance des fintechs.
Ce week-end s’est déroulée la Conférence de Munich sur la sécurité en Ukraine qui a réuni responsables politiques et militaires. La livraison des chars allemands Leopard était notamment au cœur des discussions lors du premier jour de ce rendez-vous.
Dès vendredi, les deux principaux dirigeants européens, Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz, ont haussé le ton dès l’entame du rendez-vous et ont tapé du poing sur la table.
Les chars Leopard attendus
Le dirigeant allemand est ainsi très énergiquement intervenu sur la question de la livraison des chars allemands Leopard, très attendue par Kiev, qui semblerait tarder, voire s’annoncer moins ambitieuse que prévue.
Olaf Scholz en est donc venu ce vendredi 17 février rappeler que l’assistance militaire à l’Ukraine « implique que tous ceux qui peuvent fournir de tels chars de combat le fassent vraiment », a rapporté l’Agence France Presse.
Selon laquelle le dirigeant allemand, qui avait été critiqué pour une attitude jugée frileuse dans le soutien allemand à Kiev, a promis de mener « une campagne intensive » pour que les alliés bougent sur cette question, lors de cette Conférence à Munich.
Le coup de gueule de Josep Borrell
Le Portugal, la Pologne, le Canda, l’Espagne, la Norvège, les Pays-Bas, se sont notamment engagés à livrer ce type de chars (entre trois et quatorze engins, selon les pays) à l’Ukraine.
Une situation qui avait conduit le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell à pousser un coup de gueule : « J’appelle tous les pays européens qui ont des chars modernes qui prennent la poussière dans les casernes : donnez-les à l’Ukraine ! Et donnez-les le plus vite possible ».
Zelinsky : « Nous avons besoin de vitesse »
« Nous devons absolument intensifier notre soutien (…) pour aider la résistance du peuple et de l’armée ukrainienne et leur permettre de mener la contre-offensive qui seule permettra des négociations crédibles aux conditions choisies par l’Ukraine, » avait de son côté déclaré Emmanuel Macron, lui aussi présent à Munich. Après avoir assuré que « le temps n’est plus au dialogue avec la Russie ».
« Nous avons besoin de vitesse. Vitesse pour conclure nos accords, de livraison pour renforcer notre combat, de décision pour limiter le potentiel russe », a de son côté renchéri le président ukrainien.
On notera aussi que la vice-présidente américaine Kamala Harris a mis en question la neutralité affichée par Pékin dans l’agression russe contre l’Ukraine.
Analyse avec Richard Werly du site romand BLICK sur TV5MONDE
La Commission européenne a saisi, mercredi 15 février, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) d’un recours contre la Pologne, estimant qu’un jugement rendu par le Tribunal constitutionnel polonais en 2021 remettait en cause la suprématie du droit européen.
Constitution polonaise
En 2021, le Tribunal constitutionnel polonais a décidé que certaines dispositions du Traité sur l’Union européenne (TUE) étaient incompatibles avec la Constitution polonaise.
« À travers ces décisions, le Tribunal constitutionnel a enfreint les principes généraux d’autonomie, de primauté, d’efficacité, d’application uniforme du droit de l’Union et d’effet contraignant des arrêts de la Cour de justice de l’UE »
Annonce de la Commission
L’exécutif européen cherche à « garantir que les droits des citoyens polonais sont protégés et qu’ils peuvent bénéficier des avantages de l’UE de la même manière que tous les citoyens européens », a déclaré la Commission, ajoutant que la primauté du droit européen garantit son application uniforme dans toute l’Union.
Le parti polonais Droit et Justice (Prawo i Sprawiedliwość, PiS) est arrivé au pouvoir en Pologne en 2015. Depuis lors, il préconise une réforme judiciaire à laquelle s’oppose la Commission européenne.
Un tribunal partial
La Commission estime que le Tribunal constitutionnel n’est plus impartial ni indépendant, car il est devenu trop politisé. Elle a notamment pointé du doigt des irrégularités dans les procédures de nomination de trois juges en décembre 2015 et dans la sélection du président du Tribunal en décembre 2016.
Le tribunal constitutionnel de la Pologne, la plus haute juridiction du pays. (Crédit European Union)
En 2021, la Commission a envoyé ses objections aux décisions du Tribunal, que le gouvernement polonais a rejetées. Jugeant la réponse polonaise insatisfaisante, la Commission a décidé de porter l’affaire devant la CJUE à Luxembourg.
Les réformes judiciaires controversées de la Pologne sont également l’une des raisons pour lesquelles la Commission continue de bloquer les fonds qu’elle est censée recevoir dans le cadre de son plan de relance.
Bruxelles et Varsovie devraient bientôt discuter de la question, et le gouvernement polonais considère qu’un compromis sera bientôt trouvé.
EDF coule, Total encaisse. L’Europe s’affranchit du gaz russe et fonce vers la transition énergétique. Pour éviter que la planète ne brûle, les milliards s’inventent, par la dette et l’inflation.
L’énergie, c’est la vie. Du photon qui abreuve les plantes aux calories que brûle le cerveau, tout ce qui vit consume. Toutes les révolutions, agricoles ou industrielles, furent énergétiques. De la tourbe au gaz, il n’y a qu’un multiplicateur de richesses et de conflits.
De quoi rendre fou.
La lutte pour l’énergie n’est pas nouvelle. Sa diabolisation non plus : le diable s’appelle Lucifer. Tout ce qui est tiré du sol -or, fer, pétrole- sent le soufre, alimente le désir de puissance, l’avidité, le luxe. Crise climatique, guerres des sables, charbon du Donbass, gazoducs maudits : comment éviter l’enfer ? La température monte, Struggle for life. Le prix de l’électricité a été multiplié par dix. Avant de rechuter, plus vite qu’attendu. De quoi rendre fou :
Surtaxer l’essence, mais la subventionner avec des chèques ; interdire le gaz de schiste en France, mais l’importer des États-Unis; fermer Fessenheim puis commander en urgence de nouvelles centrales ; interdire dès 2035 les voitures thermiques mais remettre en marche les centrales à charbon.
Avec la coupure du gaz russe, un tiers de l’électricité allemande est produite avec du charbon, y compris pour alimenter le réseau français, défaillant. La politique énergétique allemande est une impasse : les énergies renouvelables sont intermittentes, le gaz russe est coupé, le nucléaire rejeté. En France, la production électrique est à son plus bas niveau depuis 30 ans : 60% de production nucléaire de moins qu’il y a 15 ans. Les Verts triomphent mais se grattent la tête : faut-il faire son mea culpa comme Cohn Bendit et se convertir au nucléaire ? Trop tard, l’excellence a été perdue.
Alors que les manifestants défilent contre une réforme des retraites à 13 milliards l’an, EDF, hier champion mondial, avoue une perte de 18 milliards d’euros. Dommage : si les centrales nucléaires fonctionnaient, EDF aurait engranger des bénéfices stupéfiants, comme Total.
Le retour du nucléaire est mondial. La Commission, après un bras de fer franco-allemand, accepte enfin que l’hydrogène produit à partir du nucléaire soit « vert ». Réalisme tardif : l’UE a fixé un objectif de 100.000 camions (sur 3 millions) alimentés à l’électricité ou à l’hydrogène en 2030. Pour les alimenter, il faudrait 90 terawattheure par an : l’équivalent de 15 centrales nucléaires ou … 900 km2 de panneaux solaires.
Plus l’énergie est chère, plus les pétroliers profitent de la pénurie volontaire
Le plan Repower Europe veut retrouver la « souveraineté énergétique ». Mais se rendre dépendant des Chinois en terres rares et panneaux solaires, sacrifier l’industrie automobile aux voitures chinoises, est-ce le retour de la souveraineté ?
Pendant que des militants du climat taguent d’orange les portes de Matignon, la prochaine COP pour sauver le climat sera présidée par un magnat du pétrole. Logique : Plus l’énergie est chère, plus les pétroliers profitent de la pénurie volontaire et des prix élevés. ExxonMobil, Chevron, TotalEnergies, BP et Shell ont gagné plus de 200 milliards de dollars, dans un marché dominé par les compagnies d’Etat : Saudia Aramco, China petroleum chemical, Petrochina, China National petroleum, Koweit petroleum, Pemex, Petrobras, PDVSA… Pourquoi s’opposeraient- ils à la transition, eux qui entendent rester les maitres de l’énergie et qui en ont les moyens ?
La transition énergétique ne sera pas douce. Les carburants fossiles représentent aujourd’hui 78% de la consommation en Europe. L’an dernier, l’Etat a dépensé 45 milliards pour aider à supporter le choc de la hausse des prix, pas pour investir dans de nouvelles énergies, pour amortir le coût social.
Pour la première fois, une révolution énergétique est décidée d’en haut
Pour la première fois, une révolution énergétique est décidée d’en haut. A été créé le prix du CO2. Jusqu’alors, il était gratuit. France Stratégie évalue le coût de la transition à 2.5% par an. Toute l’économie est concernée, puisque le ciment, le plastique, le blé, ont un coût énergétique en CO2. L’alimentation coûtera plus cher. La révolution « verte », agricole, à base d’engrais et d’énergie, a réduit famines et malnutrition, alors que la population mondiale atteint 8 milliards d’habitants. Un exploit inimaginable il y a cinquante ans. Pour les pays en décroissance démographique, pas de problème. Pour les autres ? L’Asie, l’Afrique, sans engrais ? La coupure des circuits de distribution a fait bondir les cours et les risques de famine. L’attitude des pays africains, du Brésil ou de l’Argentine vis-à-vis de la Russie a une cause chimique : l’azote.
Les Etats riches ont lancé la course à l’économie décarbonée. La Chine fait feu de tout bois, du charbon à l’hydrogène. L’Italie se rêve en hub énergétique. L’Arabie investit la « greentech ». Les États-Unis lancent leur IRA, 370 milliards de dollars pour attirer les nouvelles usines. L’Europe s’affole. Comme les investissements « verts » ne seront pas aussi productifs, avant longtemps, que les autres, les états subventionnent et reviennent au protectionnisme. Mais qui ose dire que le protectionnisme a un coût ?
Le protectionnisme renforce le pouvoir des Etats et favorise les blocs. Double erreur.
Economiquement appauvrissant, il renforce à la fois le pouvoir des Etats et la constitution de blocs d’alliance. Double erreur. L’extension de la sphère du pouvoir n’est pas favorable aux innovations, plutôt aux impasses des planifications au capitalisme de connivence, à la corruption.
Entre suicide industriel et nouvelle civilisation.
Ce, dans un basculement géopolitique. Moins d’investissements dans les hydrocarbures font monter le prix de l’énergie. Les pays pétroliers seront plus riches, un temps. L’écart entre pays riches et pauvres s’accroitra. Puis certains auront construit leur autonomie énergétique. Le déclin du pétrole distribuera de nouvelles cartes. « L’âge de pierre ne s’est pas finie faute de pierre, l’âge du pétrole finira, mais pas à cause du manque du pétrole » prophétisait Cheikh Yamani. Chacun suit ses craintes, ses rêves, ses paris, comme l’Europe : Entre suicide industriel et nouvelle civilisation.
Crise climatique ou guerre d’Ukraine, l’Europe s’engage dans une révolution par décret. Elle veut retrouver une indépendance plus que menacée, ne pas rater le virage de la nouvelle industrie énergétique comme elle a raté celui de la technologie digitale.
Comment reprendre le contrôle de la folie énergétique ? Le point commun de ces contradictions, c’est qu’elles ont été décidées par la puissance publique. Exemple : le marché européen de l’électricité. Ce n’est pas un marché libre : il est hyper réglementé, alimenté par des compagnies d’Etat. Le quitter serait la fin des interconnexions. Au contraire, il faudrait un vrai marché.
La révolution énergétique doit accompagner une autre révolution : la dé-bureaucratie.
Faut-il diriger la révolution d’en haut, ou, au contraire lâcher la bride à mille producteurs, ingénieurs, innovateurs ? Faut-il seulement de grandes centrales ou des mini centrales ? L’énergie devrait être la plus locale possible. Investir dans le nucléaire et la maison autonome, l’hydrogène et les algues, la rénovation thermique et la géothermie, mais aussi la domotique, les nouveaux matériaux, les nouveaux tissus, ce qui suppose des milliers d’innovateurs. La révolution énergétique doit accompagner une autre révolution : la dé-bureaucratie. Sans cela, elle renforcera les carcans, les gaspillages, les révoltes. Ni Bruxelles, ni Berlin ni Paris ne savent construire l’avenir.
D’un côté, la politique énergétique a quitté depuis longtemps le champ du rationnel. Elle imprime tous les domaines de la vie. Que mangez-vous, combien de calories, combien de Co2 par mouvement, de plastique par gorgée ? Tout est comptabilisé dans une échelle aussi complexe que celles des indulgences au moyen-âge. A l’énergie s’agrippe une police mentale plus quotidienne que la police des mœurs ou le confessionnal.
De l’autre, elle représente des chances d’indépendance. Chance de se départir des puissances qui règlent les vies. Toutes les technologies qui permettent de produire de l’énergie localement, de la maison individuelle au quartier, de l’agriculteur à l’usine autonome, sont des accélérateurs d’autonomie personnelle. Ni Total, ni EDF ! Les Etats utilisent la transition énergétique pour accroitre encore et toujours la sphère du pouvoir. Les technologies d’avant-garde peuvent redonner le contrôle à chacun, ou accroitre le contrôle sur chacun. La nouvelle civilisation de l’énergie pose, encore et toujours, la question de la liberté.
Laurent Dominati
Laurent Dominati
a. Ambassadeur de France
a. Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press
Bonjour à tous, bienvenue dans l’édition du 20 février du flash quotidien des expatriés, aujourd’hui on fait le point sur la situation du Lycée français de Kiev, sur les dérives de l’adoption internationale et sur les conséquences de l’affaire « Palmade ».
Une bulle d’oxygène au coeur de la guerre
C’est la mission que s’est donnée le personnel du Lycée français de Kiev. N’accueillant plus que 65 élèves contre 500 en septembre 2021, l’établissement a une nouvelle directrice que nous avons rencontrée. Vous pouvez retrouver le podcast sur les sites de votre radio et de Lesfrancais.press. On y découvre les astuces mises en place pour assurer la continuité pédagogique à ces enfants de 6 ans à 17 ans. On s’étonne de leur sang-froid lors des récréations dans un bunker improvisé alors que les bombes tombent sur la capitale ukrainienne. Un podcast à ne pas louper !
Les enfants du Lycée français de Kiev avec M. l’Ambassadeur de France en Ukraine
Un rapport de deux historiens accable la France
En effet deux universitaires ont listé les pratiques anciennes mais aussi actuelles qui sont pratiquées dans l’univers de l’adoption internationale. Faux papiers, vols d’enfants, les griefs sont forts et exigent une réaction rapide des autorités.
AFP PHOTO/Hector Retamal HAITI-FRANCE-ADOPTION
12 points en moins pour un joint
C’est la promesse faite dans le JDD par Gérald Darmanin en réaction à l’affaire « Palmade ». Par décret, le ministre de l’intérieur va porter la sanction à 12 points, soit la perte immédiate de son permis, pour tout conducteur pris au volant après avoir consommé du cannabis, de la cocaïne ou toute autre drogue. Pour l’alcool, la perte de points sera toujours de 6 points.
Alors que l’Ukraine rentre dans sa deuxième année de conflit contre l’envahisseur russe, nous allons à la rencontre de ceux qui tentent de maintenir un semblant de normalité dans la capitale martyre. Aujourd’hui, nous vous proposons de partager le quotidien d’une Française, Emily Vermersch, qui a décidé d’assumer la direction du Lycée français de Kiev depuis la rentrée scolaire, en septembre 2022.
Ecoutez le podcast avec Emily Vermersch
Lycée Anne de Kiev
Le lycée français Anne de Kiev (nommé ainsi depuis 2010 – anciennement Petite école de Kiev, École française de Kiev puis Collège français Anne de Kiev après 2005) est la seule école française homologuée par les ministères de l’Éducation nationale de France et d’Ukraine et conventionnée avec l’AEFE.
L’établissement a été créé en 1994 à l’initiative de parents d’élèves et de l’Ambassade de France en Ukraine. En 2005, elle devient un collège et en 2010 un lycée. L’établissement compte en 2020 environ 453 élèves de 21 nationalités différentes. Les plus jeunes sont en petite section de maternelle, les plus âgés en classe de terminale. L’établissement est séparé en trois sites, tous se trouvant à Kiev.
Le lycée porte le nom de la reine Anne de Kiev, fille de Iaroslav le Sage, grand-prince de Kiev, et épouse de Henri Ier, roi des Francs, reine des Francs de 1051 à 1060.
Une dynamique frappée par la guerre
Quand Emily Vermersch postule pour le poste de directrice du Lycée français de Kiev, le pays n’est pas en guerre et l’établissement est confronté à une problématique liée à sa croissance. Il manque d’espace, Emily Vermersch devait avoir la mission d’augmenter la capacité d’accueil tout en assurant aux élèves l’accès aux technologies et aux matériels nécessaires à la réussite de la mission pédagogique du groupement scolaire.
Mais voilà, la politique internationale a rattrapé les projets de croissance du Lycée Anne de Kiev et a contraint l’établissement à mettre ses projets sur pause. Aujourd’hui, il n’y a plus que 64 élèves inscrits de la maternelle à la terminale et 24 professeurs en activité en allant du temps plein à une intervention de 2/3 heures par semaine.
Pour autant, cela n’a pas démotivé la candidate, bien au contraire, sa seule exigence : « avoir la garantie d’avoir les moyens pour réaliser les objectifs pédagogiques« . Pour autant, la situation sur le terrain a amené Emily Vermersch à remodeler son nouveau projet d’expatriation. A l’origine sa famille devait l’accompagner, mais par sécurité, c’est seule qu’elle est partie relever ce défi. Pour autant, son fils suit le parcours de sa mère, inscrit au Lycée français de Kiev, il suit les cours en distanciel depuis la France.
Une préparation spécifique
Si l’éloignement de sa famille est la première des contraintes à laquelle est soumise Emily Vermersch, elle a dû suivre une formation bien éloignée des standards qu’on peut rencontrer en France.
Emily Vermersch
Ainsi pendant 6 mois, elle a dû se préparer à être confrontée à un environnement hostile. Elle a donc rejoint les diplomates dans un stage dit de préparation au départ à un poste sensible. Pour cela, elle est passée par un camp d’entraînement militaire dans lequel elle a pris rapidement ses marques puisqu’elle avait déjà exercé dans un lycée militaire et avait donc déjà été sensibilisée aux problématiques sécuritaires. D’ailleurs, elle n’est pas la seule à avoir dû adapter ses compétences, tout le personnel a ainsi reçu une formation aux premiers secours. Ce qui pourrait être utile si l’établissement scolaire était frappé par un missile ou un obus.
« Tout le personnel à Kiev a reçu une formation aux premiers secours »
Emily Vermersch, proviseure du lycée français Anne-de-Kiev
Précisons que l’établissement a été adapté avec la création d’un espace sécurisé en sous-sol que d’ailleurs la sénatrice des Français de l’étranger et présidente de l’Assemblée des parlementaires de l’OTAN a pu découvrir en compagnie des enfants lors de sa visite sur place qui fut ponctuée par une alerte. Ces abris sont homologués par les autorités ukrainiennes et pour leur réalisation l’AEFE a débloqué un budget important.
« Les enseignants, les élèves, se sont appropriés ces espaces et ont réussi à en faire des salles de cours agréables »
Emily Vermersch, proviseure du lycée français Anne de Kiev
Joëlle Garriaud-Maylam – Sénatrice des Français de l’étranger – dans un des abris du Lycée Français de Kiev pendant une alerte
Apprendre face à la guerre ?
Si le personnel est formé et que les conditions matérielles sont optimales dans ce cadre, se pose la question de la capacité d’apprentissage dans un environnement stressant et par essence instable.
Pour maintenir un cadre pédagogique malgré cet « environnement contraint« , l’établissement fonctionne en mode hybride avec une partie des élèves en présentiel et l’autre en distanciel.
« Parfois les conditions peuvent être difficiles, mais ce sont les conditions les plus proches des conditions d’apprentissage normales. L’élève s’y retrouve, les parents s’y retrouvent. Grâce à une communauté éducative qui sait s’adapter, innover. Ce sont des magiciens. »
Emily Vermersch, proviseure du lycée français Anne de Kiev
Cependant la sécurité reste l’obsession première, tout le monde connait les protocoles.
« Je suis admirative de la résilience de mes équipes, des élèves. En plein bombardement, les cours, la récréation, continuent dans les abris. »
Emily Vermersch, proviseure du lycée français Anne de Kiev
Sécurité et pédagogie au final permettent de créer une « bulle d’oxygène » où les enfants se socialisent, apprennent, une parenthèse de normalité au milieu de la barbarie. Bravo à eux !
Pour les Français non-résidents mais détenant des biens en France ou ayant des revenus générés dans l’hexagone, on met à votre disposition un calendrier fiscal pour l’année 2023.
On a regroupé les différents impôts et taxations selon la date limite de déclaration ou de paiement, mois par mois, de mars à décembre 2023.
Mars 2023
Le 15 du mois, comme chaque mois, il faut avoir réglé sa mensualité si on a choisi cette option. Cette disposition s’applique en particulier pour les bailleurs et les indépendants, les salariés d’une entreprise française, selon la convention fiscale qui lie notre pays et celui de résidence, sont eux prélevés à la source s’ils sont imposés en France.
Le 31 mars, c’est la date limite de paiement de la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel (TAEMP, anciennement droit annuel de francisation et de navigation ou DAFN). Cela s’applique si vous avez un bateau ou un jet-ski basé en France, à condition que le véhicule soit à votre nom personnel, s’il est au nom d’une société, cette taxe ne s’applique pas.
Avril 2023
Dans les premiers jours du mois, l’administration fiscale procèdera à l’ouverture de la campagne déclarative 2023 avec l’envoi des formulaires de déclaration. La distribution sera échelonnée jusqu’à la fin du mois.
Dès le 07 avril, le formulaire de déclaration (pré-rempli si l’Etat dispose déjà d’informations) sera disponible en ligne, il sera donc possible de le remplir mais aussi de le consulter et éventuellement de le corriger (jusqu’au 30 juin).
Le 17 du mois, comme chaque mois, il faut avoir réglé sa mensualité si on a choisi cette option. Cette disposition s’applique en particulier pour les bailleurs et les indépendants, les salariés d’une entreprise française, selon la convention fiscale qui lie notre pays et celui de résidence, sont eux prélevés à la source s’ils sont imposés en France.
Mai 2023
Le mois de mai apporte le printemps mais c’est aussi un mois charnière sur le plan fiscal.
En effet, le 3 mai sera la date limite de déclaration des SCI (sociétés civiles immobilières) avec les formulaires n° 2071 et 2072. Un délai supplémentaire est accordé en cas de téléprocédure (ce qu’on vous conseille vivement). C’est aussi la date limite de déclaration de résultats des entreprises individuelles soumises à l’impôt sur le revenu (hors micro-entrepreneurs) soit : – Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) : formulaire 2031 – Bénéfices non commerciaux (BNC) : régime de la déclaration contrôlée avec le formulaire 2035 – Bénéfices agricoles (BA) : formulaire 2342 (forfait), formulaire 2139 (régime simplifié d’imposition) ou formulaire 2143 (régime du bénéfice réel)
Le 15 du mois, comme chaque mois, il faut avoir réglé sa mensualité si on a choisi cette option. Cette disposition s’applique en particulier pour les bailleurs et les indépendants, les salariés d’une entreprise française, selon la convention fiscale qui lie notre pays et celui de résidence, sont eux prélevés à la source s’ils sont imposés en France.
Le 31 mai marquera la fin des dépôts initiales de la déclaration de revenus papier (avec le formulaire 2042 et ses annexes le cas échéant pour les résidents fiscaux français et les non-résidents). Pour les télédéclaration, la date limite est fixée elle au 24 mai à 23H59 (heure de Paris).
Juin 2023
Le 15 du mois, comme chaque mois, il faut avoir réglé sa mensualité si on a choisi cette option. Cette disposition s’applique en particulier pour les bailleurs et les indépendants, les salariés d’une entreprise française, selon la convention fiscale qui lie notre pays et celui de résidence, sont eux prélevés à la source s’ils sont imposés en France.
Le 31 juin marquera la fermeture du service de déclaration en ligne des revenus sur Impots.gouv.fr (pour corriger sa déclaration ou remplir sa déclaration après la date limite pour les retardataires). C’est aussi le dernier délai pour adhérer à la mensualisation des impôts pour 2023.
Juillet 2023
Le 17 du mois, comme chaque mois, il faut avoir réglé sa mensualité si on a choisi cette option. Cette disposition s’applique en particulier pour les bailleurs et les indépendants, les salariés d’une entreprise française, selon la convention fiscale qui lie notre pays et celui de résidence, sont eux prélevés à la source s’ils sont imposés en France.
Le 21 juillet, l’Etat commencera à procéder au remboursement d’un crédit d’impôt, d’une réduction d’impôt ou d’un prélèvement à la source trop perçu. Le paiement se fait uniquement par virement bancaire sur un compte SEPA.
Août 2023
le 02 août, l’Etat procèdera aux derniers remboursements dans le cadre d’un remboursement d’un crédit d’impôt, d’une réduction d’impôt ou d’un prélèvement à la source trop perçu.
le 03 août, les services fiscaux ouvriront l’accès au service de télécorrection (pour corriger sa déclaration en ligne des revenus). Le service restera ouvert jusqu’au 15 décembre.
Le 16 du mois, comme chaque mois, il faut avoir réglé sa mensualité si on a choisi cette option. Cette disposition s’applique en particulier pour les bailleurs et les indépendants, les salariés d’une entreprise française, selon la convention fiscale qui lie notre pays et celui de résidence, sont eux prélevés à la source s’ils sont imposés en France.
Septembre 2023
Si vous êtes salarié, fiscalisé en France, dès le 01 septembre, le nouveau taux de prélèvement à la source (calculé à partir des revenus déclarés pour 2022) sera appliqué à votre salaire jusqu’au 31 août 2024, sauf en cas de modification du taux en début d’année 2024. Le même jour, pour les contribuables mensualisés, il sera possible de faire une demande de refus de l’étalement du solde sur les derniers mois de l’année.
A ne pas oublier si vous changez de banque, il faut avoir actualisé ses coordonnées bancaires pour le prélèvement au plus tard le 13 septembre.
Le 15 du mois, comme chaque mois, il faut avoir réglé sa mensualité si on a choisi cette option. Cette disposition s’applique en particulier pour les bailleurs et les indépendants, les salariés d’une entreprise française, selon la convention fiscale qui lie notre pays et celui de résidence, sont eux prélevés à la source s’ils sont imposés en France.
Enfin, le 20 septembre est fixé comme date limite au règlement de l’impôt sur la fortune immobilière via Internet et smartphone. Si votre échéance est fixée au 15 novembre, vous avez jusqu’au 20 novembre minuit par Internet pour y procéder.
A la fin du mois, Bercy ouvrira le service de modulation de l’avance de crédit ou de réduction d’impôt versée mi-janvier 2023.
Le 30 septembre est aussi une date importante puisque c’est la date limite d’adhésion au prélèvement à l’échéance pour la taxe foncière mais aussi celle pour exercer son droit à l’option trimestrielle pour l’acompte lié à l’impôt sur le revenu.
Octobre 2023
Le 16 du mois, comme chaque mois, il faut avoir réglé sa mensualité si on a choisi cette option. Cette disposition s’applique en particulier pour les bailleurs et les indépendants, les salariés d’une entreprise française, selon la convention fiscale qui lie notre pays et celui de résidence, sont eux prélevés à la source s’ils sont imposés en France. Mais le même jour, si vous réglez la taxe foncière 2023 par des moyens de paiement classiques, à savoir chèque, espèce ou virement dans la limite de 300 euros, il faudra vous en être acquittée.
Pour ceux, et c’est le cas général chez les Français de l’étranger, qui paient en ligne la taxe foncière 2023, la date butoir est repoussée au 20 octobre.
Enfin le 31 octobre, il faudra avoir payé la taxe d’habitation ainsi que celle liée à la résidence secondaire si vous avez opté pour le prélèvement automatique.
Novembre 2023
Le 15 du mois, comme chaque mois, il faut avoir réglé sa mensualité si on a choisi cette option. Cette disposition s’applique en particulier pour les bailleurs et les indépendants, les salariés d’une entreprise française, selon la convention fiscale qui lie notre pays et celui de résidence, sont eux prélevés à la source s’ils sont imposés en France.
Le 20 novembre, deux échéances, celle pour la taxe d’habitation et de l’ex-redevance TV via le site impots.gouv.fr et l’application « Impots.gouv » sur smartphone mais aussi pour finaliser le versement de l’impôt sur la fortune immobilière via un paiement en ligne.
le 30 novembre sera le dernier jour pour demander une dispense du paiement de l’acompte de l’impôt sur le revenu pour les intérêts (assurance vie comprise) et dividendes auprès de la banque ou de la compagnie d’assurance.
Décembre 2023
Le 08 décembre sera la date limite d’actualisation du taux de prélèvement à la source (pour une prise en compte dès janvier 2024).
Le 15 du mois, comme chaque mois, il faut avoir réglé sa mensualité si on a choisi cette option. Cette disposition s’applique en particulier pour les bailleurs et les indépendants, les salariés d’une entreprise française, selon la convention fiscale qui lie notre pays et celui de résidence, sont eux prélevés à la source s’ils sont imposés en France.
Enfin le 15 décembre, il faudra aussi avoir payé la taxe d’habitation ainsi que celle liée à la résidence secondaire si vous payez par des moyens de paiement classiques, à savoir chèque, espèce ou virement dans la limite de 300 euros, les autres ont jusqu’au 20 décembre.
Enfin, le 31 décembre sera la date-limite pour réduire son revenu imposable ou pour bénéficier d’une réduction d’impôts en 2024 mais aussi celle pour réduire son patrimoine taxable à l’IFI.
Des enfants adoptés plus ou moins légalement, au Mali, au Vietnam et dans bien d’autres pays. Deux historiens dévoilent un rapport accablant sur l’adoption internationale en France. On en parle dans le Grand Angle de TV5MONDE.
5 problèmes courants lors d’une adoption internationale
L’adoption internationale en France peut être confrontée à divers problèmes. Voici quelques-uns des problèmes les plus courants :
Complexité des procédures : les procédures d’adoption internationale en France sont complexes et peuvent prendre du temps. Les adoptants doivent satisfaire aux exigences de la France et du pays d’origine de l’enfant, ce qui peut entraîner des délais considérables.
Exigences strictes : la France a des exigences strictes pour les adoptants internationaux, qui doivent être âgés de plus de 28 ans et mariés depuis plus de deux ans. Les célibataires peuvent adopter, mais ils doivent être âgés de plus de 30 ans.
Problèmes financiers : l’adoption internationale peut être coûteuse, en raison des frais juridiques, administratifs et de voyage. Les adoptants doivent également fournir une assistance financière à l’enfant après l’adoption.
Difficultés culturelles : les adoptants peuvent rencontrer des difficultés à comprendre la culture de l’enfant adopté, en particulier s’il s’agit d’un pays très différent de la France.
Problèmes de santé : les enfants adoptés internationalement peuvent avoir des problèmes de santé ou des antécédents médicaux inconnus, ce qui peut rendre leur prise en charge plus difficile.
Risques d’abus : il existe des risques d’abus dans le processus d’adoption internationale, notamment la traite d’enfants ou la corruption. Les adoptants doivent être prudents et travailler avec des organismes d’adoption fiables et réputés.
AFP PHOTO/Hector Retamal HAITI-FRANCE-ADOPTION
En résumé, l’adoption internationale en France peut être un processus complexe et difficile. Les adoptants doivent faire preuve de patience et de diligence pour surmonter les obstacles et offrir une vie meilleure à l’enfant adopté.