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  • Le palmarès du « My French Film Festival » 2023

    Le palmarès du « My French Film Festival » 2023

    Les lauréats de My French Film Festival 2023 ont été annoncés le vendredi 10 février. Entièrement en ligne et gratuit, l’événement a encore une fois offert le meilleur du cinéma en langue française. Cette année, il y a eu 29 films, sous-titrés en 12 langues et disponibles sur plus de 70 plateformes dans le monde. A l’issue de 4 semaines de projection en ligne, cinq prix ont été distribués.

    Grand Prix du Jury

    L’un d’eux est le Grand Prix du Jury du My French Film Festival, décerné à l’un des 10 longs métrages en compétition après un vote tenu par un groupe de cinéastes du monde entier, il a été attribué à « Rien à foutre« , dirigé par Julie Lecoustre et Emmanuel Marre.

    Dans l’intrigue, mettant en vedette Adèle Exarchopoulos, Cassandra est une hôtesse de l’air de 26 ans qui travaille dans une compagnie domestique et de bas prestige. Dévouée à son entreprise, elle est toujours prête à faire des heures supplémentaires et à effectuer ses tâches avec une efficacité exemplaire. Parallèlement, pendant ses jours de congé, elle mène une vie insouciante entre Tinder, les fêtes et l’ennui. Cependant, après avoir été licenciée par l’entreprise, la jeune fille est obligée de renoncer à ses anciennes habitudes et de faire face à ce que la vie lui a préparé à son retour à la maison.

    Dans un communiqué, le jury a souligné le « point de vue très singulier et contemporain » de « Rien à foutre »

    « Incroyablement interprété par Adèle Exarchopoulos, le film explore un monde intermédiaire déshumanisé, dans lequel les hôtesses de l’air travaillent dans une sorte de supermarché dans les cieux. Avec de forts choix artistiques et une vision audacieuse et cinématographique, les réalisateurs dépeignent une maladie contemporaine : la nécessité et le mirage d’échapper au quotidien terrestre »

    Le jury de la 13ème édition de My French Film Festival

    Quant aux Prix de la presse internationale, ils sont fixés par des journalistes des principaux médias étrangers. Il y a deux catégories : le meilleur long métrage et le meilleur court métrage. Et les gagnants couronnés par le jury sont les « Magnétiques » et « Paloma« .

    2 Prix du Public

    Enfin, il y a les Prix du Public. Via le site officiel « myfrenchfilmfestival.com », les internautes du monde entier ont pu voter pour leur(s) favori(s) dans deux catégories, celle du meilleur long métrage et celle du meilleur court métrage. Les lauréats de 2023 sont respectivement « Le monde derrière nous » et « Catarata« .

    Pour plus d’informations sur l’exposition et les films sélectionnés pour la 13e édition, cliquez ici !

  • Les Russes traversent la Norvège pour faire leurs courses en Finlande

    Les Russes traversent la Norvège pour faire leurs courses en Finlande

    Même si la frontière entre la Finlande et la Russie est fermée et que les visas pour les Russes sont suspendus, ces derniers ont trouvé un moyen légal pour s’y rendre et faire leurs courses en Finlande.

    La Norvège n’ayant pas fermé sa frontière aux Russes, ceux-ci peuvent entrer dans le pays avec des visas valides en passant par le poste-frontière de Storskog. De là, ils peuvent se rendre en Finlande, un État membre de l’espace Schengen, pour y faire leurs emplettes.

    Les médias de la région ont signalé la présence de bus remplis de personnes circulant quotidiennement pour acheter des produits alimentaires populaires comme le café, le chocolat et le fromage.

    Les autorités semblent impuissantes puisqu’en vertu de la règlementation actuelle, la responsabilité reste floue.

    La Norvège n’ayant pas fermé sa frontière aux Russes, ceux-ci peuvent entrer dans le pays avec des visas valides en passant par le poste-frontière de Storskog. De là, ils peuvent se rendre en Finlande, un État membre de l’espace Schengen. [SHUTTERSTOCK/Nau Nau]

    Des produits interdits à l’export vers la Russie par des citoyens russes

    Interrogé par YLE, le ministère finlandais des Affaires étrangères a déclaré que les produits sanctionnés ne devraient pas être vendus s’il est évident que le client les exportera en Russie.

    Les douanes finlandaises ont commenté le phénomène en disant que le trafic ne pouvait être arrêté en raison des règles de Schengen. Les magasins ne vérifient généralement pas les passeports et les citoyens russes peuvent faire leurs achats librement, ce qui signifie que certains articles appartenant à la liste des produits sanctionnés par l’UE peuvent être ramenés en Russie.

    Lors d’un entretien avec YLE, Kari Hannu, agent des douanes, a déclaré que les douanes contrôlent évidemment ce qui est exporté de Finlande, mais que si les produits sont acheminés vers la Russie depuis la Norvège, la responsabilité incombe aux douanes norvégiennes.

    En attendant, les commerçants locaux semblent avoir des avis différents sur la question.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 17.02.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 17.02.23

    Bonjour à tous, merci de nous écouter, on se retrouve ce vendredi 17 février pour le dernier flash quotidien des expatriés de la semaine, aujourd’hui on s’inquiète pour les élections législatives partielles, on revient sur la journée de mobilisation contre la réforme des retraites avant de découvrir le festival le plus chaud de l’hiver. 

    Toujours pas de décret pour les législatives partielles ! 

    Plus qu’une journée pour publier le décret pour organiser les élections législatives partielles dans les 2ème, 8ème et 9ème circonscription des Français de l’étranger. En effet, si aucun décret n’est publié avant le 19 février, le délais légal sera dépassé, il faudra donc modifier les dates. Une situation qui étonne Karim Ben Cheïkh, député sortant dans la IXème, dans une tribune publiée hier sur le site Lesfrancais.press, il constatait qu’en France métropolitaine les décrets convoquant les électeurs sont émis dans la semaine suivant l’annulation de ladite élection. Comme le constate l’ancien député candidat, dans son cas, cela fait plus de 3 semaines. Une incertitude technique sur le vote en ligne pourrait expliquer ce retard. On y reviendra lundi ou mardi prochain. 

    Mobilisation : l’effet vacances 

    Les quatre premières journées d’action ont réuni, en France, entre 757.000 et 1,27 million de personnes, selon les autorités. Et entre 2 et 2,8 millions, selon les syndicats. Cette fois-ci, les chiffres varient de 450 000 à 850 000 manifestants à l’échelle nationale, dont 90 000 (chiffres des autorités) à 500 000 (chiffre de la CGT) à Paris. Hors de France, la plupart des lycées étaient en vacances, mais les quelques établissements ouverts ont participé à la grève, en particulier à Barcelone. De l’aveu de l’intersyndicale, c’était une journée de transition avant celle du 7 mars. 

    Montréal en lumières 

    Eh oui c’est à Montréal que vous trouverez le plus chaud des festivals de ce mois de février ! Le festival met l’hiver à la fête au cœur même de la ville, avec des spectacles du 15 février au 5 mars. Pour ceux qui vivent à Montréal, ou même pour les touristes venus de l’étranger, c’est un rendez-vous incontournable. C’est la rencontre de la lumière , des arts et des plaisirs gastronomiques. Des milliers de festivaliers, tous âges et tous styles confondus, vont en profiter pour faire la fête.

    C’est tout pour aujourd’hui, je vous souhaite, comme toute la rédaction, un bon week-end, on se retrouve lundi pour une nouvelle édition ! 

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Mobilisation contre la réforme des retraites : un effet « vacances scolaires »

    Mobilisation contre la réforme des retraites : un effet « vacances scolaires »

    Les quatre premières journées d’action ont réuni, en France, entre 757.000 et 1,27 million de personnes, selon les autorités. Et entre 2 et 2,8 millions, selon les syndicats. Cette fois-ci, les chiffres varient de 450 000 à 850 000 manifestants à l’échelle nationale, dont 90 000 (chiffres des autorités) à 500 000 (chiffre de la CGT) à Paris. En pleine période de vacances scolaires, à l’exception de l’Île-de-France et de l’Occitanie ainsi de quelques établissements hors de France, la mobilisation fut, comme prévu, en baisse ce jeudi 16 février. Les syndicats préparent leurs forces pour une cinquième journée de manifestations contre la réforme des retraites, à la veille de la fin de l’examen du projet de loi à l’Assemblée nationale, le 07 mars 2023.

    Pour ce futur rendez-vous, les organisations syndicales menacent de mettre la France à l’arrêt, avec une grève reconductible.

    « Aujourd’hui, en quelque sorte, c’est la dernière sommation avant le 7 mars »

    Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa sur BFMTV

    Des cortèges dans toute la France

    Plus d’un mois après la présentation du projet de réforme des retraites par Elisabeth Borne, son gouvernement n’en finit plus de buter contre un mur de défiance. Ce jeudi 16 février, des appels à manifester avaient été lancés dans plus de 200 villes de France. Si les cortèges ont été globalement moins fournis que les précédentes fois, notamment à cause des vacances scolaires qui concernent deux zones du pays sur trois, des blocages importants ont été constatés dans les transports aériens, et de nombreux sites, de production d’énergie notamment, ont été mis à l’arrêt.

    Albi

    Les regards étaient tournés cet après-midi vers Albi où tous les leaders syndicaux se sont regroupés, de Laurent Berger (CFDT) à Philippe Martinez (CGT), en passant par Frédéric Souillot (FO).

    Selon l’intersyndicale, ils étaient 55 000 à défiler dans la capitale tarnaise ce jeudi, « une victoire » pour Philippe Martinez, alors que la préfecture a annoncé 10 000 manifestants, ce qui reste important pour une ville de 50 000 habitants.

    Perturbation dans le secteur des énergies

    Alors que les perturbations furent légères, cette fois, dans les transports, les salariés des producteurs d’énergie ont pris le relais.

    Ainsi les expéditions à partir des sites pétroliers de TotalEnergies en France ne sont interrompues que sur celui de La Mède en raison d’appels à la grève contre le projet gouvernemental de réforme des retraites, a déclaré jeudi un porte-parole du groupe. L’approvisionnement électrique français a, aussi, été réduit, la production a diminué de 4,3 gigawatts (GW) du fait d’actions dans des centrales nucléaires, hydroélectriques et thermiques.

    Hors de France

    Malgré les vacances dans une très grande partie des établissements scolaires AEFE, la mobilisation était toujours présente dans les Lycées français à l’étranger.

    En particulier à Barcelone qui s’impose comme le bastion d’opposition à cette réforme.

    Comme le 31 janvier, les représentants des secteurs Hors de France de la FSU à l’ AEFE (SNES, SNEP, SNUipp) étaient présents à la manifestation parisienne avec leurs collègues nationaux.

    Ils ont été aussi très actifs sur les réseaux sociaux. Ainsi le SNES-FSU hors de France a interpellé sur Twitter les députés des Français établis hors de France, en relayant le courrier de l’intersyndicale nationale au complet adressé hier aux représentants de la Nation.

    Préparation de la journée du 7 mars

    Comme en France, les syndicats misent beaucoup sur la journée du 7 mars, qui pourrait ouvrir une période de grèves reconductibles. Dans ce cadre, la FSU a demandé à l’AEFE de déplacer les CCPL (commissions paritaires de recrutement des personnels détachés pour la rentrée 2023, qui se tiennent dans tous les pays). Initialement prévues les 6 et 7 mars, l’AEFE les a reportées aux 8 et 9 mars. Signe que la direction de l’AEFE s’attend à un important taux de participation lors de cette nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites.

  • Montréal en Lumière, le festival hivernal qui embrase la ville

    Montréal en Lumière, le festival hivernal qui embrase la ville

    Le festival met l’hiver à la fête au cœur même de la ville, dans le Quartier des spectacles du 15 février au 5 mars. Pour ceux qui vivent à Montréal, ou même pour les touristes venus de l’étranger, c’est un rendez-vous incontournable. C’est la rencontre de la lumière (dont on a bien besoin), des arts et des plaisirs gastronomiques. Montréal en lumière, c’est l’événement phare de la saison hivernale dans la métropole. Des milliers de festivaliers, tous âges et tous styles confondus, vont en profiter pour faire la fête. On y découvrira des activités, pour toute la famille ou des activités de niche, en salles de spectacle, dans les restaurants mais surtout à l’extérieur pour les activités gratuites.

    La Nuit Blanche, unique et irrésistible

    Pour sa 20e édition, le samedi 25 février, la Nuit Blanche se promet d’être flamboyante. La nuit appartient aux festivaliers avec une foule d’activités qui célèbrent les arts sous toutes les formes. Durant toute la nuit des festivités seront proposées sur l’un des huit pôles dans la ville (Quartier des spectacles, centre-ville, Vieux-Montréal, Plateau Mont-Royal, Quartier Latin et Village, Mile-End, Hochelaga et Nord. Ce seront plus de 100 activités offertes pour découvrir, s’émerveiller, être ébloui… C’est la chance de découvrir dans la magie de la nuit, avec des navettes jusqu’au petit matin, des lieux culturels partenaires, de vivre un contact direct entre les artistes et le public, une folle manière de célébrer jusqu’à l’aube la créativité et la richesse culturelle de Montréal.

    Nuit blanche 2018 à Montréal ©Frédérique Ménard-Aubin

    Rien de mieux que la luminothérapie au cœur de l’hiver

    Dans le Quartier des spectacles, le cœur du festival, vous pourrez expérimenter plusieurs activités de luminothérapie dont Prismatica. Il s’agit d’un parcours étincelant de kaléidoscope. Petits et grands vont pouvoir parcourir cette installation constituée de 50 prismes pivotants d’une hauteur de plus de 2 mètres. Chaque structure est composée de panneaux recouverts d’un filtre qui reflète les couleurs de l’arc-en-ciel en fonction de la lumière et de l’angle d’observation. Et le soir venu, Prismatica, offre une dimension féérique à l’installation. En faisant tourner les structures aux reflets colorés cela fait résonner les carillons uniques à chacun des prismes. Bref, des heures de plaisir avec les enfants, petits et grands.

    Dans le volet gastronomique, une expatriée du Québec vivant en France

    Sindie Goineau 

    C’est l’histoire d’une expatriée québécoise vivant en France et qui revient au bercail pour le temps du festival. Sindie Goineau est une sommelière qui vit en France. Experte des vins depuis près de 20 ans, Sindie a commencé son parcours en sommellerie à l’ITHQ (Institut de Tourisme et d’Hôtellerie du Québec) pour ensuite parcourir le monde au gré des découvertes vinicoles. Elle a été tantôt blogueuse pour le Cercle du vin, et chroniqueuse vin à la radio. Elle a rejoint l’équipe du Domaine Cazottes dans le Sud de la France, dans le Tarn. C’est l’expérience d’une expatriée dans le sens Québec/France. Elle revient à la maison pour Montréal en Lumière, avec Laurent Cazottes de la distillerie du Domaine Cazottes. 

    Rencontre avec Sindie Goineau 

    En écho, visite du duo Bon Entendeur

    Ils n’en sont pas à leur première virée à Montréal, le duo électro Bon Entendeur, Arnaud Bonet et Pierre Della Monica aux platines, y sera le 20 février. Le duo qui ensoleille les ondes et ravit plusieurs générations sera à Montréal pour une soirée qui se promet d’être chatoyante. Ils remixent les classiques de la chanson française, intègrent des fragments de discours, archives sonores. Des mixtapes ensoleillées à découvrir. Leurs créations réjouissent par le côté ludique et pétillant, une jolie manière de dépoussiérer le passé.

    Pierre Della Monica 

    Ils entament une tournée nord-américaine qui les amènera de Montréal à la côte ouest des États-Unis. Lors de son « Transatlantic Tour 2023 », du jeudi 16 février au samedi 4 mars 2023, le duo fera danser les foules nord-américaines de Montréal à L.A. avec 12 villes dont Chicago, New-York, Phoenix, San Diego… un marathon qui se promet d’être joyeux et fougueux.

    Rencontre avec Pierre Della Monica 

  • La Première ministre Elisabeth Borne prend-elle en otage l’élection partielle dans la #9eCircoFDE ?

    La Première ministre Elisabeth Borne prend-elle en otage l’élection partielle dans la #9eCircoFDE ?

    Nos compatriotes ont le droit de savoir ! Le 20 janvier dernier, le conseil constitutionnel a annulé l’élection dans notre circo. Le code électoral fixe un délai de trois mois pour organiser l’élection partielle (art. LO 138).

    Quatre semaines après, on attend toujours. Le délai de publication du décret de la Première ministre est anormalement long. Je vous explique pourquoi.

    Le 2 décembre, il y a eu trois élections annulées dans les circos #1eCharente #8ePas-de-Calais #2eMarne. Une semaine plus tard, le décret convoquant ces partielles était publié. Les scrutins ont eu lieu, et la gauche en a remporté deux sur trois. ✌️ Puis,  dans la #1eAriège, le scrutin a été annulé le 27 janvier, une semaine après notre circo. Le décret a déjà été publié le 11 février.

    Pour nous, toujours rien ! Je demande solennellement à la Première ministre de lever l’embargo sur #9eCircoFDE !

    Karim Ben Cheïkh

    Candidat dans la IX circonscription pour la NUPES

    Elections législatives partielles

    Rappel : les règles d’une élection législative partielle

    L’article L.O. 178 du code électoral prévoit les cas où le remplacement d’un député doit s’effectuer à la suite d’une élection partielle. Tel est notamment le cas en cas d’annulation de l’élection dans une circonscription par le Conseil constitutionnel, ou en cas de démission intervenue pour tout autre motif qu’une incompatibilité avec un autre mandat.

    Les élections partielles sont organisées dans un délai de trois mois après l’élément déclencheur. Cependant, l’élection partielle n’est pas organisée si la législature se termine dans les douze mois1.

  • Mali / France : la diaspora malienne préoccupée par la situation du pays

    Mali / France : la diaspora malienne préoccupée par la situation du pays

    Le Mali est actuellement confronté à d’importants défis. Les membres de la diaspora malienne tentent de soutenir leur famille depuis la France. La situation de leurs proches restés au pays demeure une source de préoccupation quotidienne.

    Les Maliens en France

    La communauté malienne en France estimée à 80 000 personnes se caractérise par trois traits : l’ancienneté de son installation, une solidarité forte, un nombre important de Maliens en situation irrégulière.

    Les Maliens ont commencé à s’installer en France à la faveur de la première vague migratoire africaine en France, de l’entre-deux-guerres jusqu’aux années 60. Sans doute ce mouvement s’explique-t-il essentiellement pour des raisons économiques, mais il a été favorisé par une certaine tradition du voyage initiatique et, surtout, par la constitution de filières de départ bien organisées. Ainsi certains Soninké, originaires du Mali, habitués aux migrations saisonnières, se sont fixés dans quelques grands ports africains (Dakar, Abidjan), où ils ont apporté un appui matériel et financier (prêts remboursables par les premiers salaires des jeunes immigrés) aux candidats au départ pour la France.

    Les premières communautés maliennes en France se sont formées de cette façon. Leur rôle s’est avéré à leur tour déterminant lors de la deuxième grande vague migratoire (1960-1975) qu’elles ont amplifiée en servant de tête de pont pour les nouveaux arrivants. Ces derniers se sont surtout concentrés dans la région parisienne où les Maliens, les Sénégalais et les Mauritaniens représentaient les trois cinquièmes des 27 000 Africains recensés par la Préfecture de Paris en 1976. Les monopoles africains sur certains emplois (éboueurs de la voirie parisienne par exemple) ont permis un système de rotation entre ceux qui sont en France et ceux qui sont au village d’origine. C’est ce système que viendra perturber l’arrêt de l’immigration intervenu en 1974, déclenchant ainsi de nouvelles migrations à caractère plus définitif et empruntant des voies d’accès inédites.

    Capture écran reportage TV5MONDE ©TV5MONDE

    La situation au Mali

    Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres dresse un constat alarmant qui ne surprendra pas ceux qui connaissent la situation au Mali. Selon ce rapport, l’État est presque inexistant dans la plupart des régions du centre et du nord du pays. La pauvreté, la corruption prospèrent. Les djihadistes terrorisent les populations.

    Sur place, la junte au pouvoir d’Assimi Goïta n’a qu’une obsession : la souveraineté. La France, indésirable, a donc mis fin à l’opération Barkhane et retiré ses troupes. De son côté, le Mali a renforcé ses liens avec la Russie, qui a livré jeudi 19 janvier à Bamako des avions et des hélicoptères de guerre. Les paramilitaires de Wagner ont aussi débarqué dans le pays il y a plus d’un an, même si les autorités s’en défendent.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Les Français, leur travail et leur retraite 

    Les Français, leur travail et leur retraite 

    Les enquêtes sur la perception du travail en France sont parfois contradictoires. Les Français globalement apprécient leur travail et leur entreprise mais, en revanche, l’idée de rallonger la durée de la vie professionnelle fait débat. 

    Les enquêtes menées par le Cercle de l’Epargne, depuis 2014, sur ce sujet, soulignent une forte opposition au report de l’âge légal. En revanche, ces mêmes enquêtes indiquent que les Français sont conscients qu’il est nécessaire de réformer le système de retraites pour assurer sa pérennité. Ils sont également conscients qu’il faudra sans nul doute travailler à l’avenir plus longtemps.

    Seul un salarié sur cinq considère que le travail est « très important ».  

    Une enquête publiée par l’Institut Montaigne au mois de janvier 2023 confirme les résultats de l’enquête du Cercle. 77 % des sondés mentionnent être satisfaits de leur travail. Dans le même temps, une enquête de l’IFOP, toujours du mois de janvier, souligne que seul un salarié sur cinq considère que le travail est « très important ». Ce taux est en baisse de 40 points par rapport à 1990. La crise sanitaire a sans nul doute changé la donne tout comme le développement de la société des loisirs. 28 % des salariés souhaitent désormais faire uniquement et strictement ce pour quoi ils sont payés et ne pas aller au-delà. 44% des salariés veulent réduire le temps ou l’implication qu’ils consacrent à leur emploi. 

    37 % des Français aimeraient par ailleurs mieux équilibrer leur temps entre vie professionnelle et personnelle. Plus de 40% des actifs aimeraient prendre une retraite anticipée même s’ils devaient recevoir une pension réduite, seulement 7% sont favorables à l’allongement de la vie professionnelle.

    Le ressenti des Français sur la pénibilité des tâches a évolué ces dernières années. Pour une majorité d’entre eux, la charge de travail se serait accrue depuis cinq ans. 25 % la jugent même excessive. La pénibilité psychique au travail est devenue un réel problème pour un nombre croissant de salariés. Le nombre d’arrêts maladie en France a bondi l’année dernière. 42 % des salariés en ont au moins déclaré un, selon une étude réalisée par l’IFOP pour la fondation Jean Jaurès. 

    En France, le nombre de salariés qui démissionnent augmente. Il a retrouvé son niveau d’avant crise 2008/2009. Les salariés concernés ne sortent pas du marché du travail mais changent d’emploi. Ils optent pour des emplois correspondant davantage à leurs attentes (horaires, lieu de travail, rémunération). Si ces démissions n’affectent pas le taux d’emploi, ce dernier reste faible. Pour les personnes de 15 à 64 ans, il était de 69 % en France, contre près de 78 % en Allemagne. Sur le segment des 60/64 ans, il était de respectivement 38 et 62 %.

    Les entreprises peinent à recruter 

    Le taux d’emploi est en hausse constante depuis la fin de la crise sanitaire mais cette hausse s’accompagne d’une diminution du temps de travail, soit -2 % entre 2019 et 2022. Les entreprises peinent à recruter pour des postes à horaires décalés. Elles sont contraintes de doubler les postes, ce qui induit une baisse de la production par salarié. Le télétravail est devenu un phénomène de société, les salariés souhaitant organiser leurs temps de travail et leur vie personnelle à leur guise. L’idée de la semaine de quatre jours obéit à cette même logique. 

    Dans le même temps, les Français se plaignent de la pénurie de main-d’œuvre qui frappe les secteurs de la santé, du bâtiment ou du tourisme. Toute réforme visant à accroître le taux d’emploi est impopulaire, que ce soit celles qui concernent l’indemnisation du chômage ou celles sur la retraite. 

    Les gouvernements ont-ils la possibilité d’aller à l’encontre de la volonté populaire ? Ont-ils les moyens de faire adopter des réformes nécessaires pour la pérennité de la croissance ? La remise en cause de celle-ci par un nombre non négligeable de Français, au nom de la protection de l’environnement ou d’un anticapitalisme qui demeure prégnant, réduit les marges de manœuvre des pouvoirs publics.

    Remise en cause de la croissance 

    Si les gouvernements renoncent à agir sur le taux d’emploi, le ratio cotisants/retraités se dégradera plus rapidement que prévu. Il était de 4 dans les années 1960, il est de 1,7 aujourd’hui et pourrait atteindre 1,4 en 2040. Une moindre population active diminuera la croissance potentielle du pays et donc les recettes publiques. 

    Pour financer les dépenses de retraite, de dépendance et de santé qui ne peuvent que progresser d’ici le milieu du siècle, les gouvernements pourront augmenter les prélèvements obligatoires, ce qui reviendra à taxer les actifs et les consommateurs. 

    Le coût du travail est en France parmi les plus élevés d’Europe. Les cotisations sociales représentent 10 % du PIB en France contre 8 % en zone euro (hors France) et 7 % en Allemagne. Les gouvernements pourraient diminuer, implicitement ou explicitement le montant des pensions en jouant sur plusieurs curseurs (désindexation, mode de calcul, décote, etc.). Depuis les années 1990, le ratio retraite/salaire net est en baisse constante. Le taux de remplacement (montant de la pension par rapport aux revenus d’activité) diminue. De 2014 à 2019, le pouvoir d’achat des retraités s’est érodé. Si le niveau de vie relatif des retraités par rapport à l’ensemble de la population est aujourd’hui supérieur de 2 points, il sera inférieur en 2030.

    Automatiser et robotiser 

    Pour compenser le déficit de main-d’œuvre, les entreprises pourraient automatiser et robotiser le plus possible et générer des gains de productivité. La France pourrait ainsi rattraper son retard par rapport aux autres pays occidentaux. Le stock de robots pour 100 emplois manufacturiers est de 1,9 en France, contre 2,9 en Suède, 3,4 en Allemagne et 3,8 au Japon. Cette robotisation ne résoudra pas l’ensemble des problèmes de main-d’œuvre de la France dont l’économie est avant tout tertiaire, l’industrie pesant moins de 10 % du PIB contre 22 % en Allemagne. 

    A general view shows the body welding workshop which uses automated welding machine robots that assemble automobile bodies called white body (body before painting) at Toyota Motor’s Tsutsumi plant in Toyota, Aichi prefecture on December 4, 2014. AFP PHOTO / KAZUHIRO NOGI / AFP PHOTO / KAZUHIRO NOGI

    Dans les secteurs peu robotisables, l’immigration constitue une des solutions envisageables mais il n’y a pas de consensus sur ce sujet. En Allemagne, l’immigration nette accroît la population active de 0,35 % par an en France contre plus de 0,7 % en Allemagne. 

    La question des retraites ne se résume pas exclusivement à celle du déficit de 13 milliards d’euros en 2030. Elle renvoie surtout aux problèmes d’emploi et de croissance. Faute de main-d’œuvre, l’économie française est menacée d’attrition. Aucun consensus n’existe pour l’adoption de solutions visant à améliorer le taux d’emploi ou pour maîtriser les déficits sociaux. L’accroissement de la dette qui a été longtemps été la solution de facilité pose le problème de la soutenabilité de cette dernière en période de hausse des taux. Il risque, en outre, d’être de moins en moins toléré des partenaires européens qui pourraient estimer qu’il met en danger la monnaie commune.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 16.02.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 16.02.23

    Bonjour, je me présente : Ariana, je vous accompagne dans votre édition du jeudi 16 février. Au menu aujourd’hui : la fermeté des politiques migratoires, le débat sur l’euthanasie qui continue et la mise sous protection du ministre en charge de la réforme des retraites. 

    Schengen II se déploie 

    Désormais le contrôle des entrées devrait être mieux coordonné entre les Etats européens avec le système « Schengen II », une communication automatique du traitement des dossiers, qui impliquera qu’un rejet d’une demande d’asile ou d’immigration dans un pays s’appliquera dans tous les autres. Les demandes d’asile continueront d’être traitées par le pays de première entrée, les demandeurs pourraient être placés en rétention pendant trois mois, temps dévolu au traitement de leur dossier. 

    Frédéric Petit continue ses débats sur l’euthanasie

    C’est dans l’optique du travail parlementaire qui s’annonce que le député des Français d’Allemagne, d’Europe Centrale et des Balkans, invite ses compatriotes issus de sa circonscription à venir échanger avec lui au cours de 6 rendez-vous du 27 février au 08 mars, de Berlin à Prague en passant par Vienne. Tous les renseignements sur son site. 

    Euthanasie
    Euthanasie

    Inquiétude pour la sécurité du ministre en charge de la réforme des retraites

    Olivier Dussopt, le ministre du Travail, fait l’objet d’une plus forte protection policière, suite aux nombreuses menaces qui ont été portées contre lui par des citoyens alors que plus de 60% des Français ont exprimé dans des sondages leur opposition aux mesures qu’il défend.

    C’est tout pour aujourd’hui, demain vous retrouverez Mathieu pour le dernier flash de la semaine. 

    Ecoutez le flash des Français de l’étranger

  • Dubaï Connexion : le couteau suisse pour s’installer dans l’émirat

    Dubaï Connexion : le couteau suisse pour s’installer dans l’émirat

    Le petit émirat a la cote en ce moment. En un an plus de 100 000 nouveaux résidents sont allés s’installer à Dubaï, Britanniques, Indiens, Pakistanais, Chinois mais bien sûr aussi des Français. On estime qu’ils sont près de 30 000 à avoir posé leurs valises dans ce coin de désert à la prospérité qui ferait rêver tout ministre de l’Économie française.

    Ecoutez le podcast avec Karim Bouazza, le fondateur de Dubaï Connexion

    Pourquoi Dubaï ?

    Dubaï est une ville qui connaît un développement considérable depuis plusieurs années. La population y est majoritairement composée de jeunes diplômés, ce qui en fait une ville plutôt dynamique.

    Pour ceux qui sont amateurs de shopping, vous trouverez des boutiques avec les dernières tendances en matière de mode. Il existe aussi un nombre infini de bars et de restaurants. Dubaï étant une ville cosmopolite, vous y trouverez des cuisines variées et internationales… Et pour les amateurs de vie nocturne, ils auront de quoi se divertir dans les discothèques et clubs de la ville.

    Dubaï regorge d’activités et de loisirs que vous soyez seul(e), en couple ou en famille. Vous avez la possibilité de profiter du soleil sur la plage ou de vous détendre au bord de l’eau dans des piscines privées ou publiques. Vous pouvez aussi vous promener sur les marchés, faire du shopping, vous relaxer dans les centres de beauté et de bien-être… Et puis vous avez aussi le choix de pratiquer diverses activités sportives.

    Mais c’est surtout la fiscalité de Dubaï qui attire les investisseurs et entrepreneurs. Elle en fait l’un des meilleurs endroits où travailler. En effet, aucun impôt n’est prélevé sur les salaires des travailleurs ou sur les bénéfices des sociétés… Comme tous les résidents, les Français expatriés à Dubaï bénéficient du même système d’imposition que les locaux.

    Les pièges à éviter lors de son arrivée

    Mais comme dans toute ville en plein essor, si les opportunités sont nombreuses, les arnaques le sont tout autant. C’est sur la base de ce constat, qu’il a lui même vécu, que notre compatriote Karim Bouazza a imaginé et créé une application pour accompagner les nouveaux arrivants mais aussi les touristes.

    A travers l’application Dubaï Connexion, l’idée est de mettre en commun les expériences de tous à la disposition de chaque personne qui arrive dans l’émirat. Via des systèmes de notation, de recommandation, les membres affinent au fil de leur utilisation leur connaissance des prestataires disponibles dans la ville. Restaurants, hôtels, animations mais aussi agents immobiliers, avocats, conseillers fiscaux, comptables, Dubaï Connexion couvre l’ensemble des besoins qu’un touriste ou un expatrié aura besoin pour réussir son séjour.

    Dans l’application, Karim Bouazza veut réunir « des gens qui nous ressemblent, qui ont des valeurs, qui sont professionnels, crédibles, qui ont une éthique et qui sont surtout honnêtes« .

    « Partager la richesse »

    Mais Dubaï Connexion, c’est bien plus qu’une application qui liste des prestataires. C’est avant tout un outil dynamique et nourri par ses utilisateurs qui en sont récompensés.

    En effet, Karim Bouazza a voulu créer une communauté qui va recommander des services tout en permettant aux contributeurs de bénéficier d’avantages et de rétributions pour leurs conseils.

    « Dubaï est vraiment un pays ouvert, sécurisé, où il y a de nombreuses opportunités. Mais malheureusement, certains ont la tête qui tourne.« 

    Karim Bouazza – fondateur de Dubaï Connexion

    Ainsi, à chaque contribution l’utilisateur se verra crédité d’une somme dans sa cagnotte qu’il pourra utiliser librement pour consommer une prestation du catalogue. Un « win-win » qui permet d’encourager chacun à partager son bon plan ou au contraire à alerter sur une possible arnaque.

    Les premiers établissements ont tous été testés par Karim Bouazza tant sur le plan de la réalisation des prestations que sur le plan humain et moral. Une garantie de participer sereinement à la croissance de l’émirat tout en s’assurant de la qualité des services ou produits.

    Une application qui se lance

    L’application est dès à présent disponible sur les marchés IOS ou Android mais son lancement officiel est prévu pour le 02 mars. Sa première version bénéficie déjà d’un premier catalogue issu de l’expérience personnelle de Karim Bouazza qui accompagne déjà de nombreux expatriés lors de leur arrivée.

    Ainsi, vous pourrez accéder à un prestataire pour l’import/export de voitures, une spécialiste qui exerce depuis 12 ans des achats immobiliers, mais aussi des professionnels pour créer des sociétés ou pour garder le petit dernier.

    Mais Karim Bouazza a aussi pensé aux touristes. Ainsi de nombreuses activités ont été vérifiées et validées par lui et son équipe. Elles sont bien sûr ouvertes aux expatriés 😉

    Envie d’en savoir plus ? Ou de rencontrer l’équipe ? Rendez-vous le 02 mars 2023 au Novotel Al Barsha dans la salle Diamant à 19h !

    Mode d’emploi

    Il y a deux cheminements pour accéder aux services regroupés en 2 thématiques :

    Tourisme

    1) Quand vous êtes sur la partie tourisme, vous cherchez votre besoin (hôtels / billetteries / activités désertiques ou aquatiques / location de voiture, etc.).

    2) Vous cliquez sur votre besoin et vous avez plusieurs offres de services avec le prix ou le devis.

    3) Vous cliquez sur souscrire au service afin d’être mis en relation avec le prestataire et avoir les renseignements (un numéro d’affiliation sera attribués à tous, clients, professionnels non prestataires et prestataires de l’application mobile).

    Expatriation

    1) Quand vous êtes sur la partie expatriation, vous cherchez votre besoin (logements, conseils, comptables, location de voiture, etc.).

    2) Vous cliquez sur votre besoin et vous avez plusieurs offres de services avec le prix ou devis.

    3) Vous cliquez sur souscrire au service afin d’être mis en relation avec le prestataire et avoir les renseignements (un numéro d’affiliation sera attribués a tous, clients, professionnels non prestataires et prestataires de l’application mobile).

    Recommandation

    Après être passé par nos prestataires, vous pourrez les recommander en partageant le lien en haut à droite et cumuler des connex (AED) et en profiter à votre convenance (réductions, voire gratuité sur certaines activités ou cadeaux de votre choix).

    Les professionnels non prestataires et les prestataires de l’application mobile seront payés sur facturation par la société Easyconnect.

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