Un expatrié qui rentre... Manuel Valls

Un expatrié qui rentre... Manuel Valls

Il y a quelques jours dans le quotidien « El mundo », le 23 mai 2021, Manuel Valls, qui avait annoncé en 2017 quitter la politique française pour se consacrer à son « autre pays », dévoilait sa démission du conseil municipal de Barcelone pour se consacrer à la France…

« Je sais que je suis majoritairement Français : dans mes valeurs, dans ma façon de penser et de faire de la politique »

Manuel Valls

Une aventure calatane

Installé en 2018 à Barcelone, Manuel Valls comptait profiter de son aura de Premier ministre français pour dynamiter la scène politique de la Catalogne de son enfance. Mariée en 2019, avec la femme d’affaires Susana Gallardo, une Catalane de 53 ans, riche héritière des laboratoires pharmaceutiques Almirall, il espérait réussir son implantation en s’alliant au parti Ciudadanos, considéré en Europe comme un parti centriste, mais à Barcelone comme un parti très anti-catalan. Cette alliance a bloqué toute possibilité d’alliance avec les socialistes, plutôt pro-catalan.

Ainsi en 2019, Manuel Valls échoue à conquérir la mairie de Barcelone, n’arrivant qu’en quatrième position du scrutin. L’ancien édile socialiste avait alors apporté un soutien décisif à la maire sortante, Ada Colau (gauche radicale), afin d’éviter la victoire des indépendantistes. Depuis lors, il occupait un mandat de conseiller municipal à Barcelone.

2020 : l’année du choix

Depuis janvier 2020, Manuel Valls ne cache plus se languir de Paris. Dès l’année dénière, les séjours à Paris sont plus fréquents, Susana Gallardo achète, même, un appartement dans la capitale française et rejoint le conseil de surveillance d’une grande entreprise basé à Paris.

L’ancien Premier ministre met en parallèle en place un discret mais constant plan de communication pour préparer son retour. La Covid-19 et les mesures de restriction ont ralenti ses plans mais ça y est le cap est passé.. Manuel Valls rentre en France

France : quelles opportunités ?

Désormais en France, l’ancien conseiller municipal barcelonais agite les milieux de la gauche républicaine à moins d’un an de l’élection présidentielle. Et comme tout potentiel candidat à la présidence de la République, il a sorti un livre  Pas une goutte de sang français. Deux cent pages dans lesquelles l’ancien Premier ministre compte bien démontrer qu’il existe encore politiquement.

Dans un premier temps comme membre, voire patron, de Territoires de Progrès (TDP), parti macroniste fondé par les ministres ex-PS Jean-Yves Le Drian et Olivier Dussopt, comme écrit jeudi par Challenges ?

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